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 Lost in the echo {Camille & Orfeo}

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Lun 13 Mar 2017 - 21:43


« Loterie du RP »


   
   
Camille & Orfeo
featuring



« Welcome to your life
   There's no turning back
   Even while we sleep
   We will find you acting on your best behavior.
   Turn your back on Mother Nature !
   Everybody wants to rule the world.
»


C'est au cours d'une vos errances que vous vous retrouvez à déambuler dans cette station de métro lugubre. Peu de gens la fréquentent à cette heure tardive mais ça ne vous inquiète pas particulièrement bien que vous soyez inconsciemment sur vos gardes. Quelques personnes croisent votre route, vous bousculent parfois mais vous atteignez le quai sans réels encombres. Peu de lumières pour déranger la pénombre des souterrains, la plupart des ampoules ont dû griller. Cette cécité malvenue vous prive pratiquement de votre meilleur sens, vous vous reposez sur les sons produits par la ferraille, écoutez attentivement ce qui se blottit dans l'ombre. Le silence semble d'autant plus irréel que vous ne pouvez réellement apprécier ou non la présence d'autrui dans l'obscurité. Votre train n'est pas encore là mais l'agitation survient abruptement. Quelqu'un hurle. Ça peut provenir d'un tunnel. Ça peut provenir du couloir à l'étage. Le cri résonne à nouveau, fracasse toute quiétude, vous glace le sang. La rumeur enfle bien vite dans les rangs. La secte attaquerait cette partie de la Nouvelle-Orléans. Ils sont déjà là d'après certaines silhouettes que vous ne discernez pas bien. La panique débute alors, tout le monde se presse vers les escaliers, cherche à regagner la surface. Vous êtes ballottés en tout sens, vous n'y voyez pas grand chose. Vous avez décidé ou non de croire ce qui se raconte ou vous avez décidé de l'ignorer. Dans tous les cas, les personnes piégées ici avec vous vous poussent inéluctablement vers la seule issue. On vous dit que les grilles ont été fermées, que vous êtes piégés mais vous n'êtes sûrs de rien. Les gens s'insurgent, entretiennent leur affolement. Encore un beuglement qui vous arrache un frisson. C'est peut-être une mauvaise farce, c'est peut-être un réel danger. Il vous faut quitter les souterrains dans tous les cas ou découvrir ce qu'il se passe.

   Ordre de passage:
   1 - Camille Desrosiers
   2 - Orfeo F. Renzacci

   

   
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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Sam 18 Mar 2017 - 16:32


“Don't Panic.”



Orféo & Camille
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Comme souvent la journée à l’hôpital a été bien remplie pour Camille, les blessés ne manquent jamais dans ce nouvel enfer. Résistants, Peacekeepers, simples passants pris au milieu, peu importe, les échauffourées se multiplient, la révolte gronde et les victimes en sont déjà nombreuses.

C'est donc avec un soupir de soulagement qu'elle a vu arriver la relève, elle s'est changée après avoir pris une douche rapide et a quitté l’hôpital direction...... Bonne question. Elle erre un moment, chantonnant du bout des lèvres dans les rues désertes et quand, finalement, elle réalise que la nuit est tombée elle est bien loin de son appartement. Or une bonne nuit de sommeil, ou du moins un peu de sommeil histoire de faire semblant d'avoir l'air humaine, serait bien nécessaire à la (presque) jeune femme. Elle se décide donc à s'engouffrer dans une bouche de métro afin de rentrer plus vite.

Elle descend les escaliers d'un pas hésitant, les rares lampes éclairent à peine assez pour ne pas se rompre le cou. Plus de chanson pour la jeune femme, elle avance à tâtons, plongée à nouveau dans l'obscurité qui l’accueillit à sa mort. Elle longe le mur, discrète petite souris et trouve enfin le quai. A l'écart de tous elle se blottit dans un recoin et attend le bruit annonçant l'arrivée d'un train.

J'aime l'attente, normalement, c'est presque méditatif, d'attendre son métro, silencieuse, perdue dans mes pensées. Mais ici il fait trop sombre, me perdre dans mes pensées n'est pas une option, alors je m'efforce de me concentrer sur les quelques voix que j'entends, pour ne plus sentir la morsure de la lame sur mon cœur, la pierre rugueuse dans mon dos, l'obscurité glacée de  la mort.

Elle serre ses bras contre elle, simulacre pathétique de bouclier. Elle attend, stoïque mais terrifiée, entendant encore la voix de sa mère "tu es en dessous de tout".

Elle tente de se distraire et y parvient presque, jusqu'à ce que le cri retentisse. Il résonne longuement, retentit à nouveau, ou est-ce son écho qui se renforce. Le second écho n'en finit pas de mourir répétant cette détresse, cette terreur encore et encore. La foule fait corps, se rue vers les sorties, les cris, les prières, les invectives se mélangent en un brouhaha étouffant.

Emportée par la foule qui me traîne .
M'entraîne
Je lutte et je me débats
Mais le son de ma voix
S'étouffe dans la détresse des autres
Et je crie de douleur, de fureur et de rage
(Edith Piaf)

Trop frêle pour me débattre efficacement je manque de trébucher, me rattrape de justesse, un pied écrase le mien un coude rencontre mon sternum la foule s'empresse, se presse contre des portes qui ne s'ouvrent pas, entend-on au loin.

Sous une des rares lampes éclairées j'aperçois, je crois, un visage connu. Je tente de reprendre ma respiration et me dirige, tant mal que mal dans la direction de cet homme, peut être en saura-t-il plus, après tout il est pompier.


Je crie "Orféo !" pour qu'il me repère. Plus costaud que moi il se déplacera plus facilement.... Mais je suis dans le noir me verra-t-il ?  Je dois l'atteindre. Il saura quoi faire, n'est-ce pas ?






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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Lun 3 Avr 2017 - 22:59


Lost In the Echo
And another one bites the dust ••• Les flammes léchaient les poutres déjà vermoulues par le temps. La structure de la maisonnette risquait à tout moment d'être déstabilisée, d'être détruite. Et de leur tomber dessus par la même occasion. Un juron passa la barrière de ses lèvres alors qu'il pénétra une fois de plus dans la chaleur infernale. Les litres d'eau balancées sur le feu ne suffisaient pas à ralentir la progression de celui-ci, bien au contraire, Orfeo avait l'impression que les flammes gagnaient du terrain à chaque seconde qui passait. Sauf qu'il n'avait pas le loisir d'attendre que ça se calme, d'une manière ou d'une autre. Le temps leur était compté s'ils voulaient sauver les derniers membres de la famille bloqués à l'intérieur. D'ailleurs... Les retrouveraient-ils en vie ? L'italien en doutait mais les ordres avaient été clairs. Tant qu'il y avait un tant soit peu d'espoir, il fallait continuer. Et dans la situation actuelle, il y avait toujours cette petite probabilité que les derniers corps ne soient pas réduits en poussière. Alors, il y allait. Il risquait sa vie pour des inconnus. Lui qui voulait donner l'impression de s'en foutre n'y arrivait finalement pas dans ses actions. En plus, il avait choisi d'être pompier, alors même que sa mort avait été faite par les flammes. Logique, quand tu nous tiens...

Une poutre enflammée le rappela à la réalité. La maison s'écroulait sur lui, il n'avait que quelques minutes devant lui avant de finir une nouvelle fois brûlé. Une porte fut enfoncée. Ce serait la dernière avant d'entamer un retour au bercail. Et là, joie, il tomba sur le corps d'une petite fille. Pas plus de cinq ans. La petite dernière de la famille qui s'était retouvée piégée dans les flammes. Le plus doucement possible, il entreprit de récupérer le corps tremblotant. Manifestement, elle était encore en vie. Mais pour combien de temps ? La respiration devenait plus lourde, il pouvait presque sentir les battements s'étioler au fur et à mesure sous ses doigts. Dure réalité que celle qui lui faisait remarquer qu'il était impuissant. Ses pouvoirs ne suffiraient certainement pas à la soigner, et la médecine traditionnelle ne serait pas suffisante. A moins qu'elle ne tombe sur le médecin qui lui fallait, le meilleur de l'hôpital... La traversée inverse du bâtiment se fit au pas de course, et à peine eut-il mis le pied dehors qu'il tentait déjà de faire usage de ses pouvoirs, maintenant qu'il y voyait plus clair. Guérison légère à l'approche des autres. Dons insuffisamment développés et il laissa la petite entre des mains plus expertes. Lui, il devait se rendre dans le nord de la ville, pour nettoyer une ruelle où la Sakpata avait prévu de se débarrasser de quelqu'un. Travail rapide à faire, quoique pas forcément agréable.

Un rapide passage par la caserne pour retirer la cendre sur la peau, enfiler des vêtements plus adaptés à la vie de tous les jours et il se glissa dans les rues de la Nouvelle-Orléans.

Comme il l'avait prédit, sa tâche fut rapidement expédiée. Tout avait été fait proprement et il n'avait eu qu'à supprimer les ultimes preuves avant que la Milice ne passe par là. Soupirant, il prend alors la direction de la rame de métro, peu enclin à rentrer à pied après tous ces événements. Choix discutable finalement. Il ne fallut pas bien longtemps pour que tout dérape à nouveau. Le hurlement qui déchira le silence, la foule qui paniqua. L'italien pesta, chercha à ne pas se faire engloutir par les autres. Sa carrure, bien qu'elle n'était pas des plus imposantes, lui permit de rester sur ses deux pieds. Il scruta les ténèbres, laissa ses oreilles traîner. Mises à part quelques rumeurs, rien n'était dit. Comme si la journée n'avait pas été assez longue et dure ainsi. Son nom fut hurlé. Il tourna la tête, zieuta la foule pour tomber sur un visage familier, se noyant dans la panique. Jouant des coudes, il parvint jusqu'à la jeune femme, qu'il extirpa de ce bordel.

"Camille. Tu vas bien ? Tu n'as pas été blessée par le mouvement de panique ?"

Déformation professionnelle le poussant à s'assurer qu'elle allait bien en premier lieu, et ce, malgré la situation tendue dans laquelle ils se trouvaient actuellement. Après quelques secondes d'hésitation, il la tira hors de là, à contre-courant de la foule. Cela ne servait à rien de se tasser contre une grille qui ne s'ouvrira pas. Il leur fut alors plus facile de respirer. Nouveau hurlement, et l'homme se tendit, manquant de sursauter. Evidemment qu'il avait peur, comme tout être humain normalement constitué. Sauf que cela ne l'empêchait pas d'agir ou de réfléchir. D'ailleurs, il lança une idée à Camille :

"Ca va peut-être paraître suicidaire mais... Il y aurait peut-être moyen de trouver une autre sortie en remontant la ligne. En passant par les voies. Je ne pense pas qu'une rame arrivera dans notre situation..."


Il désigna les voies en contrebas. Normalement, mieux ne valait pas y mettre les pieds mais ils n'avaient pas réellement le choix. En remontant les lignes, en trouvant une autre station, ils avaient une chance de s'en sortir. Et étrangement, Orfeo n'était pas réellement partisan de rester ici sans se bouger. Les foules n'avaient jamais été son truc. Il détailla Camille, attendant son accord, ou alors son désaccord. Mais lui était déjà prêt à aller explorer tout cela...


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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Mar 11 Avr 2017 - 18:37


“Don't Panic.”



Orféo & Camille
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Le visage d'Orféo, qu'elle ne connait, finalement, que très peu, elle l'a croisé et salué à l’hôpital quelques fois, ils ont du boire un café ensemble une fois, sans cela elle ne connaîtrait pas son nom après tout, est un véritable phare dans la foule houleuse. Jouant des coudes pour ne pas mourir étouffée ou écrasée Camille finit, tout en s'étant nourrie sur une ou deux personnes un peu trop proches d'elles, par arriver à proximité d'Orféo, lequel s'est approché et la tire désormais vers lui, bouée de sauvetage inattendue.

Un sourire éclot sur le visage de Camille à la première question, professionnel même dans la panique générale. Cela dit en tant que pompier sans doute est-il habitué à la panique générale.


"Ca ira. Tu sais ce qui se passe ? "

Question bête, pourquoi en saurait-il plus que moi ? Je secoue la tête comme pour effacer la question et l'écoute m'expliquer son plan d'action. Suicidaire est le mot juste, mais d'un autre coté nous manquons d'options moins dangereuses. Rester ici ne sert à rien, la foule s'énerve, panique, s'énerve davantage et s'il n'y a pas encore de blessés ou de morts cela ne saurait tarder. Le quai qui semblait presque désert à mon arrivée me semble se remplir à chaque seconde, sans doute une impression liée à une légère claustrophobie de ma part. Je prends une grande inspiration, me redresse pour me donner du courage, si j'ai l'air valeureuse je le serais peut être ? N'y a-t-il pas un nom pour cela ? Il me semble que j'ai entendu une collègue en parler.... Enfin peu importe, j'ai l'air courageuse, c'est un début, je hoche la tête, tant à l'introduction qu'à la suite de ses paroles. Allons crapahuter sur les voies du métro en priant pour qu'aucun train ne circule.

" Je te suis. "

J'observe les autres présents, impossible de les raisonner, le cri résonne encore dans leur esprit plus profondément que leur propre voix. Est-ce parce qu'il est pompier qu'Orféo a gardé une certaine présence d'esprit malgré la panique ? Croira-t-il que c'est parce que je suis infirmière que je fais de même ? Comment pourrait-il deviner que l'enfer m'a préparée à bien pire ? Même si, je dois l'avouer, ma première réaction reste, toujours, de me cacher quand je le peux.


Camille suit Orféo de près, s'accrochant à lui comme à un radeau sur une mer houleuse, à mourir pour mourir autant tenter le tout pour le tout. Si dans les films et livres les gens choisissent toujours cette option Camille est tout sauf persuadée que c'est la meilleure, à mourir pour mourir son slogan serait davantage de se cacher dans un trou de souris, mais il n'y en a pas à disposition.

Tremblant plus qu'elle ne le voudrait, moins que d'autres sans doute, elle avance à contre-courant de la foule pour, finalement, la laisser derrière elle, mauvais souvenir dont le bruit s'estompe à chaque pas sur les voies sombres du métro. Ce n'est pas vraiment prévu pour une promenade, il n'y a donc pas de lumière et Camille et l'obscurité ne sont plus aussi proches depuis l'Enfer, c'est donc sans même s'en rendre compte qu'elle colle son sauveur, s'accrochant à sa manche pour ne pas risquer de le perdre de vue....Enfin elle ne le voit déjà pas mais pour ne pas le perdre de toucher, donc. Même si se perdre sur les voies du métro est excessivement compliqué, puisqu'il s'agit d'un immense tunnel globalement rectiligne et n'ayant, pour l'instant, aucun embranchement.



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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Mer 3 Mai 2017 - 22:50


Lost In the Echo
And another one bites the dust ••• Le bruit de la foule et le silence du tunnel offraient un paradoxe étonnant, maintenant qu'il y pensait, et s'y attardait. Etrangement, le brouhaha et la panique ne l'avaient pas atteint. Peut-être parce que ce n'était pas son genre de se laisser submerger, notamment lorsqu'il n'y avait pas de danger mortel. Enfin, dans leur situation, le plus dangereux était le mouvement de foule. On pouvait facilement finir piétiner si on tombait à terre, on pouvait se faire bousculer, pousser. On pouvait aussi très bien se faire tuer par un meurtrier profitant de la situation. En fait, l'italien ne savait pas réellement ce qui se passait, pourquoi tout s'était si soudainement bloqué. Une petite voix dans sa tête lui disait que des forces surnaturelles pourraient être entrées en jeu, mais il y croyait assez peu. Pour être franc, il pensait quand même qu'il aurait ressenti une quelconque présence si un autre sorcier était à l'oeuvre, ou si des fantômes avaient décidé de foutre le bordel. En fait, il avait l'impression d'être piégé, sans être capable d'en déterminer la cause. On jouait avec Camille et lui, et ils n'avaient d'autres choix que de suivre le chemin qui se profilait devant eux. Quelques mètres seulement pour jauger la dangerosité de là où ils poseraient leurs pieds, mais ils continueraient à avancer quoi qu'il en coûte.

La question de Camille le laissa de marbre. Non, il n'en savait rien. Et ça le mettait sur les nerfs, bien qu'il enferma cela au fond de lui. Ne pas le montrer, c'était la meilleure chose qu'il pouvait faire. C'était ce qu'il avait appris au contact de son aîné. Ne rien montrer, puisque c'était une faiblesse. Les sentiments n'avaient pas lieu d'être, n'est-ce pas ? Maigre sourire alors que son visage se détournait. Il préférait que Camille ne lui pose pas de questions. A quoi pensait-il. Pourquoi souriait-il. Il ne fallait surtout pas aller dans ce sens-là. Elle le suivrait. Hé bien, elle n'avait pas peur non plus. Ne pensait-elle pas qu'Orfeo pourrait en profiter pour la tuer, la dépecer dès qu'ils seront à l'abri des regards ? Non, puisque l'italien apparaissait toujours comme trop gentil, petit chiot incapable de faire du mal. Et pourtant, il avait déjà eu des colères mémorables, des crises soigneusement préparées d'un côté, d'autres entièrement sans contrôle. Une image de connard qu'il tentait de se créer, alors que son calme et sa gentillesse sortaient par chacun des pores de sa peau. Il aurait beau se battre à l'encontre de cela, envers la majorité des personnes, le naturel revenait au galop. Finalement, il n'y avait qu'avec Rafael et ceux qu'il haïssait qu'il parvenait à garder cette image.

Il sauta du rebord du quai sur les rails, aida Camille à en faire de même puis jeta un regard dans le tunnel. La noirceur faillit le faire reculer une seconde durant mais la foule non loin derrière lui le dissuada. Il s'enfonça donc dans les entrailles dans la Nouvelle-Orléans, guidant la jeune femme à ses côtés. Finalement, une très légère lumière se diffusait dans le tunnel, permettant à la pénombre de s'installer, plutôt qu'au noir complet. Certes, cela n'offrait que peu de détails à leur vue mais au moins, ils pouvaient apercevoir où leurs pieds se posaient, ce qui était agréable dans l'opinion d'Orfeo. D'ailleurs, il profita du silence qui se glissait dans leur environnement au fur et à mesure de l'éloignement de la foule, pour répondre à la question de son interlocutrice laissant en suspens quelque temps plus tôt.

« Non, je ne sais pas du tout ce qui s'est passé, à part que les grilles se sont fermées et qu'il était donc impossible de repartir par l'entrée principale. Voilà pourquoi on remonte les rails, on aura peut-être plus de chance en trouvant une autre station qu'elle soit ouverte. » Pause, regard plongé dans l'horizon. « J'espère en tout cas. »

Murmure pour terminer ses propos. Evidemment, il n'en avait aucune idée de ce qui les attendait. Peut-être qu'il avait fait la plus grosse erreur de son existence en faisant ce choix. Enfin, il fallait en faire un, et il n'avait pas envie de rester avec la foule de l'autre côté. Sauver les gens, oui, mais crever avec eux et à cause d'eux, non. Il ne pouvait pas prévoir les mouvements d'une foule aussi paniquée, et il ne jouerait pas avec sa vie. Une lumière vacilla, attirant son œil. Le tunnel rendait chaque bruit, chaque changement de luminosité plus important. Et il était alors sur les nerfs. Un râle lui parvint, tendant un peu plus ses muscles. Il avait l'impression d'être retourné dans un état plutôt proche de celui de Darkness Falls. Et il n'aimait pas. Il n'aimait pas cela.

« Il doit se cacher des bêtes plutôt effrayantes dans les entrailles de la Nouvelle-Orléans, et le Gouvernement ne nous prévient même pas... »

Il préférait être honnête avec Camille, qui devait certainement avoir entendu le même bruit, les mêmes grattements que lui. Qu'elle ne panique pas soudainement, et fonce tête baissée vers la mort suite à une apparition cauchemardesque.


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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Mer 10 Mai 2017 - 21:32


“Don't Panic.”



Orféo & Camille
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L'obscurité, l'écho de nos pas qui résonne à l'infini, j'étouffe, mon coeur accélère, avant même que les premiers grondements ne nous parviennent je suis déjà de retour dans l'enfer que je n'ai jamais quitté. "Tu es en dessous de tout....es en dessous de tout....en dessous de tout.....dessous de tout...de tout....tout" les mots résonnent, envahissent l'espace autour de moi, s'agrippent à mes jambes, me font trébucher, agrippent mes cheveux, me font sursauter. Cette voix me hante, plus puissante dans l'obscurité étouffante de ce tunnel.

Les grondements ne parviennent pas à l'atténuer, mais cela rend ma peur plus réelle, plus saine aussi d'une certaine façon. Contre un monstre on peut courir, se battre, mourir, contre un souvenir que peut-on faire ? Mon cœur ralentit, il résonne encore dans am poitrine et attire probablement la chose qui nous poursuit, j'ai l'impression qu'on doit l'entendre depuis la surface, mais c'est une bonne chose, je le sens battre, ce n'était pas le cas en enfer, je sentais toujours la morsure glacée, libératrice, de la dague sacrificielle.


Camille a plus ou moins entendu la réponse d'Orféo, il n'en sait pas plus qu'elle, il a juste une solution potentielle, c'est un début prometteur, de toute façon quitte à mourir autant que ce soit en essayant de s'en sortir et pas piétiné par la foule terrifiée. Personne ne semble les avoir suivi, les grilles ont beau être fermées elles représentent l'idée d'une sortie contrairement à ces rails qui s'enfoncent sous terre. Si la tête sait qu'ils mènent forcément à une station, les tripes l'ignorent et dans les moments de stress le cerveau parle bien moins fort que les tripes. D'où leur solitude, sans doute. Orféo semble assez habitué aux situations dangereuses pour écouter son cerveau, probablement son métier, Camille n'a pas la même capacité, mais son séjour en enfer n'est probablement pas étranger à cette situation.

Les grondements approchant Orféo mentionne le gouvernement, Camille hoche la tête, réalise qu'il fait noir et murmure, davantage pour elle-même :

"Il ne manquait que cela"


Pour un peu je me sentirais comme à la maison, les monstres qui rôdent dans le noir ont été mon quotidien durant des siècles. Mais ici pas de cachette, pas d'autres victimes à leur abandonner en pâture, juste Orféo et moi. Je sens mes jambes s'affermir, un monstre c'est plus facile à gérer d'une certaine façon que juste ce long tunnel vide. Je suis consciente que dès qu'il sera plus concret je paniquerais quand même et me ferais tuer, d'autant plus que j'ai pour toute arme un stylo, rien de bien utile donc, mais c'est moins terrifiant que la voix de ma mère. Je continue d'avancer, suivant mon sauveur de près, espérant qu'il est mieux armé que moi pour affronter la chose qui gratte derrière nous...Ou est-ce devant ? Difficile de se repérer avec l'écho.

Je reprends la parole, pas parce que la question m'intéresse, elle est purement rhétorique, mais parce que parler m'aide à rester ancrée dans ce monde, tout comme le contact rugueux du mur contre le bout de mes doigts.


"On n'a pas entendu d'explosion ou de... Rien en fait. Drôle d'attentat."

Pas de hurlements d'horreur particulier, pas depuis la panique initiale qu'ils entendent encore vaguement, bruit de fond discret à mesure qu'ils s'éloignent.



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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Jeu 6 Juil 2017 - 0:43


Lost In the Echo
And another one bites the dust ••• Il tentait de garder une surface lisse, un calme apparent sur des traits fatigués et pourtant si jeunes. Il cachait bien sa vieillesse, ses années passées en enfer. Néanmoins, la lueur au fond de ses iris ne tromperait pas un regard perçant et affûté. Camille serait-elle de ce genre ? Percerait-elle les secrets dont il s'entourait ? L'homme en doutait, ils s'étaient croisés à plusieurs reprises, et jusqu'ici... Rien n'avait filtré. Alors, il était fier. De parvenir à cacher tout ça. Cette peur, ce passé, cette horreur. Le regard se porta au ciel – enfin, au plafond –, et rien ne fut aperçu. Il était mal à l'aise, stressé malgré tout. Merde, les grattements persistaient sans qu'il n'en trouve la cause. C'était perturbant. Il n'aimait pas vivre dans cette incertitude permanente. Putain, lui qui aurait juste voulu rentrer chez lui tranquillement, pas se retrouver bloqué dans les souterrains du métro, là où le Gouvernement devait enfermer toutes les bestioles dont il souhaitait se débarrasser... Ou alors juste des miliciens pour tuer ceux s'y promenant. Orfeo s'était d'ailleurs plus d'une fois demandé s'il n'y avait pas des laboratoires pour expériences inhumaines... Enfin, mieux valait qu'il n'en sache rien.

L'autre semblait aussi perdue que lui, mais cela se percevait plus rapidement sur son visage à elle. Plus fragile certainement. Orfeo avait eu des siècles pour s'entraîner, se rendre plus fort, plus froid. Apprendre à ne rien montrer. Devenir insensible, c'était bien mieux pour la survie de tous. Il l'avait appris, contrairement à l'autre certainement, qui avait dû rien connaître d'autre que l'Apocalypse de 2012. Celle au travers de laquelle l'italien était en quelque sorte passé. Finalement, ce n'était pas plus mal d'être mort avant...

Il continuait d'avancer malgré tout, embarquant avec lui Camille, ne lui laissant pas forcément le choix. Peut-être qu'elle aurait voulu fuir. Loin, très loin, retourner auprès des autres, près des grilles. Ca ne serait pas une mauvaise idée, il en avait conscience, mais quelque chose lui disait qu'il fallait mieux partir loin. En fait, c'était une intuition. Il avait peur que la foule se mette à se mouvoir avec violence. La panique, dans un même mouvement, et ils finiraient tous écrasés, blessés. Et il préférait ne pas avoir à sauver d'autres personnes, ou encore utiliser ses pouvoirs. Cela pouvait se retourner contre lui. Les gens étaient encore effrayés par les sorciers de nos jours, il l'avait vu avec Mikkel, et préférer ne pas avoir à retenter l'expérience. Une fois lui avait largement suffi. Très largement.

Les mots de Camille lui parvinrent, lui faisant arquer un sourcil.

« En effet, il n'y a rien eu qui puisse laisser penser à un attentat dans l'imédiat. Néanmoins, on ne sait jamais ce qui peut se passer après. Avec tous ces gens enfermés dans un même lieu, il y a tout le temps avant de faire exploser une bombe, ou alors faire passer un train fou. On ne peut pas savoir exactement le pourquoi du comment de cette fermeture. Mon naturel pessimiste aime bien imaginer les pires possibilités. »

La voix était devenue plus froide, plus dure. Les bruits se faisaient plus proches, grattements et grincements s'harmonisaient pour réduire en bouillie ses nerfs. En étant incapable d'en deviner la source exacte, il devait certainement se diriger droit dans la gueule du loup. Mais cela, seules les prochaines minutes le leur confirmeraient...


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MessageSujet: Re: Lost in the echo {Camille & Orfeo}   Sam 22 Juil 2017 - 15:17


“Don't Panic.”



Orféo & Camille
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Camille écoute la réponse de son compagnon et hoche doucement la tête. Elle-même n'a pas le même naturel, mais de nos jours ce n'est pas très sain d'être comme elle. Elle le suit donc et sans réussir à s'attendre au pire, probablement parce qu'elle manque d'imagination dans ce domaine, tend l'oreille. Le tunnel résonne curieusement, il lui faut quelques secondes avant de réaliser que le "boum boum" régulier et un peu pressé qu'elle entend n'est que son coeur. Elle entend aussi son souffle un peu court, celui d'Orféo qui lui semble plus apaisé, le bruit de leurs pas. Jusque là tout va bien. Mais d'autres bruits viennent se mêler à ceux qui la rassurent, des craquements inconnus, les bruits de panique au loin de la foule qu'ils ont quitté, des bruits qui semblent proches un instant et lointains celui d'après, qu'elle n'arrive pas à cerner.


"Je suis contente que tu sois là"

Bon, d'accord cette phrase est un peu étrange en elle-même, mais il faut être honnête, malgré la mort, l'enfer, mes pouvoirs étranges...La survie n'est pas mon point fort. Sans lui la foule m'aurait dévorée vivante ou, pire, j'aurais tué quelqu'un dans la panique. Alors je suis contente qu'il soit là, apaisant, rassurant, il semble savoir quoi faire, ce n'est peut être pas vrai, j'en suis consciente, enfin en tout cas une petite voix en moi en est consciente, mais il fait bien semblant et c'est déjà mieux que moi.


Cette petite voix qui lui murmure qu'elle est en dessous de tout ne se limite pas qu'à ces quelques mots destructeurs, elle est la partie pessimiste de Camille, celle qui voit la défaite, le mal, la mort partout, celle qui lui rappelle qu'elle doit se nourrir, celle qui lui rappelle qu'elle va mourir, celle qui fait remonter à la surface de vieux souvenirs douloureux, la pierre froide, la morsure d'une dague, d'une griffe, la fièvre, la faim. Celle qui lorsqu'elle se nourrit l'incite à continuer, à pousser au delà des limites de sa victime. Cette petite voix, fléau et instinct de survie, qui sonne comme sa mère. Nul doute que sans elle Camille n'aurait pas survécu une "journée" en enfer et guère plus une fois sortie de là pour être honnête.

"On marche depuis longtemps, tu ne trouves pas" dis la petite voix, comme si on avait pu se perdre dans ce long tunnel. Sans doute est-ce, simplement, que la monotonie de la marche perturbe notre sens du temps.  Non ?


" Tu sais si la prochaine station est loin ? "

Je prends rarement le métro, je préfère marcher à l'air libre, observer le monde, dessiner. Dans le métro on voit l'humanité, ses forces, ses faiblesses, mais surtout ses faiblesses, on voit l'humanité sous son pire jour, trappée dans ce tunnel, dans train, dans cette routine, dans ce monde terrifiant que le visage des autres ne vous laisse aucun loisir d'oublier ne serait-ce qu'une seconde.

Et puis, même si je prenais le métro, le train va si vite, nous marchons si lentement, comment comparer ? Orféo saurai-t-il mieux que moi ? N'est-ce pas égoïste de ma part d'en attendre autant de lui, de le forcer, sans doute, à mentir pour me rassurer ?






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Lost in the echo {Camille & Orfeo}

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