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 let down my guard ▬ (eamon)

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Métier : Officiellement, peacekeeper à temps plein. Officieusement, informateur auprès des plus offrants.
↳ Opinion Politique : Pour être honnête, t'en as rien à foutre. La seule et unique chose qui importe à tes yeux, c'est de sauver ta peau. Tu es ni contre, ni pour. Tu te dis que cela pourrait être pire. Tu te dis être maître de tes choix. Personne ne peut avoir la prétention de te dompter. Tu joues double-jeu. L'autorité ne représente rien à tes yeux, tu ne t'y plies que pour les avantages que t'apporte ta position.
↳ Playlist : heathens ; twenty-one pilots » centuries ; fall out boys » animal i have become ; three days grace » paint it black ; rolling stones.
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MessageSujet: let down my guard ▬ (eamon)   Ven 17 Mar - 22:47



Let down my guard
You came into my crazy world like a cool and cleansing wave.


La trotteuse continue son chemin sur le cadran de la pendule suspendue au-dessus de la porte de la cuisine. Il se fait tard. Il est presque onze heures du soir. Ton propre plan te fait horreur, mais c’est la seule façon d’obtenir des renseignements. T’as eu beau tourner le problème dans tous les sens, aucune autre solution ne t’est apparue. Pas une seule. Arès est couché sur le flanc, te fixant de ses grands yeux noirs. Tu te lèves de ta chaise en bois et te diriges dans ta minuscule salle-de-bain. Tu changes de fringues à la va-vite, prenant le temps pour faire une toilette convenable. Tu arranges tes cheveux en t’observant dans le miroir. La silhouette qui s’y reflète à le teint pâle, les traits tirés par la fatigue. Tu soupires. Il est trop tard pour se soucier de son apparence. Tu retournes dans la cuisine, nourris ta bête, prends tes clés et quittes ton foyer vide, froid de toute présence chaleureuse.

Tu déambules avec ce petit morceau de papier où quelques mots sont griffonnés à l’encre noir, chiffonné et caché dans la poche de ta veste en cuir. Des bruits de couloirs, quelques renseignements et tu as pu obtenir une adresse. Tu demandes encore par quel miracle ta vie privée, les limites de la Prohibition que tu franchis chaque soir, chaque jour, peuvent être encore insoupçonnés. Certes, tu ne le cries pas sur les toits, tu fais attention aux chemins que tu empruntes, mais il t’arrive parfois d’être imprudent. Imprudent avec l’alcool, tes vices. Imprudent, tu le seras encore quelques heures de plus.

T’as laissé Arès à la maison, cette nuit. Tu préfères laisser ton clébard en dehors de tout ça. Puis qu’est-ce qu’il foutrait là ? Rien, il ne ferait que te gêner. T’avances sur le trottoir, vigilant. L’éclairage jaunâtre des quelques lampadaires encore en état de fonctionnement te donne suffisamment de lumière pour que tu puisses percevoir les ombres. Tu trouves ton chemin rapidement. Tu suis le dédale de rues et te perds dans l’une d’entre elle. Tu jettes un rapide coup d’œil derrière toi lorsque tu tournes à la première intersection, puis à la seconde. Un autre coup d’œil pour l’adresse inscrite à l’encre sur le bout de papier et tu continues.

L’air froid pénètre par le col. La fraîcheur du temps invoque cette chair de poule sur ta peau qui t’insupporte. Tu frissonne. Tu as la chair de poule. La nuit glisse un peu plus sur la ville, l’enfermant sous son voile bleu, parsemé de quelques étoiles à la lueur faiblarde. Rapidement, ces dernières se font happer par le brouillard. Sans réelles raisons, tu attendais ce moment. Cet instant précieux où l’obscurité prendrait possession du pays. Ce moment de la journée qui serait témoin de ton crime. Ce moment de la journée pour lequel tu n’auras aucune fierté, pas avec lui.

La porte de l’immeuble t’apparaît. Tu la pousses du plat de la main et te faufiles à l’intérieur tel un félin. T’as appris à te déplacer sans faire le moindre bruit. Dans l’armée, ta vie dépendait de ton aptitude à avancer en silence. Tu gravis les étages, marche par marche. Tu construis le masque que tu vas porter dans les dernières marches, dans les derniers mètres qui te séparent de lui. Ta main vient cogner contre le bois. Tu passes une main dans ta crinière dorée.



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↳ Opinion Politique : Depuis son arrestation, Eamon a pris le gouvernement en grippe et refuse de travailler pour eux. Néanmoins, il n'a toujours pas d'avis politique.
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↳ Playlist : ☞ SHEPARD - geronimo ☞ TEAGAN AND SARA- i was a fool ☞ RACOON - no story to tell ☞ RIXTON - me and my broken heart ☞ KODALINE - unclear ☞ HOT CHELLE RAE - bleed ☞ SAVAGE GARDEN - truly madly deeply ☞ CHRIS MANN - roads ☞ BRANDI CARLILE - story
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MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Mer 29 Mar - 18:18


Fringues… Des fringues. J’ai besoin de fringues. Pour moi et pour mes enfants. Le bazar est immonde sur le lit, avec le tas qu’ils forment. Je semble tout avoir sorti de mes armoires, sans savoir quoi choisir, quoi laisser et mon esprit embrumé ne pourra pas m’aider dans cette décision. Je suis pourtant dans un état de quiétude proche de la perfection. Ma dernière dose ne remonte pas bien loin et je sais que la suivante m’attend bien sagement chez Isak. C’est une mauvaise idée. Je sais que je n’aurais pas du lui céder et que ça va se retourner contre moi très vite. Seulement dès que la poudre s’est insinuée dans chaque partie de mon être, je me suis souvenu. De l’effet produit sur des souvenirs trop ardus à se remémorer. Des bienfaits des pensées parasites inexistantes, qui ne viendront pas m’embêter de leurs questions existentielles. Et surtout de ce bonheur, que je n’ai finalement jamais ressenti autrement qu’avec cette farine magique. Je me perds donc tout entier dans l’offre trop alléchante de l’homme du nord, jusqu’à y entraîner mes enfants. J’ai pensé qu’ils m’en voudraient, qu’ils seraient bien mal à l’aise au Little Darlings. Et pourtant on pourrait les croire nés là bas tant ils semblent se fondre parfaitement dans le décor. Je divague probablement un peu, je me laisse bercer par des illusions, pour ne pas admettre que leur place n’est pas dans un bordel. Ils méritent mieux. Et je me trouve pourtant incapable de leur offrir plus que ça. Pas pour l’instant. Parce que je ne veux pas me souvenir de ce qu’il s’est passé dans cette arène. Je ne veux pas revoir, toutes ces scènes qui se sont passées dans les autres. Je ne veux pas revoir Declan qui meurt. Ni même tous les autres, tous ceux que j’ai perdu là bas, même si ce n’était pas réel. Je veux simplement oublier, dans la drogue et le travail. Et pendant que je fais ça, mes enfants ont besoin de ne pas être seuls. Je m’en veux de tout refourguer à Solveig, de leur imposer mes nouvelles frasques, mais je suis incapable de voir une autre solution. Pas pour l’instant.

Je sursaute soudain lorsqu’un coup se fait entendre à la porte. Personne ne devrait venir frapper ici pourtant. Je ne vis plus réellement ici. Declan, Nymeria, ils ne savent pas que j’habite ici. Personne ne sait. Plus maintenant. Sauf peut être Diane… Je hausse les sourcils, peu certain de pouvoir faire face à cette demoiselle à cet instant. D’autant plus si elle veut autre chose qu’une bonne partie de jambe en l’air. Je ricane subitement, avant de retrouver mon sérieux pour me diriger vers l’huis encore clos. J’hésite à ouvrir… Ca pourrait être un Peacekeeper, prêt à m’embarquer pour une quelconque raison. La peur irrationnelle de retourner en prison me prend soudain et, main sur la poignée, j’hésite à l’actionner. Ce qu’il y a derrière m’effraie tant que je n’ose même pas jeter un œil à travers la minuscule ouverture qui pourrait pourtant me donner un indice.

Difficilement, je parviens finalement à trouver une once de courage et j’approche mon œil pour apercevoir une silhouette connue. D’un coup brusque, j’ouvre enfin la porte et ma bouche, en une expression visible de surprise. « Hunters ? » Tout mon visage exprime ce sentiment alors que je croise finalement son regard. Je le détourne bien vite et recule d’un pas, comme pour me protéger de l’attaque qu’il va forcément fomenter contre moi. Plusieurs secondes s’écoulent, avant que je ne parvienne enfin à articuler de nouveau, d’un ton plus hésitant désormais. « Qu’est ce que tu fous là ? Comment t’as su qu’vivais ici ? J’veux dire… j’te l’ai jamais dit… » Je regarde partout, sauf en sa direction. Mon cœur s’est déjà excité, dans un boum répétitif, rien qu’en voyant son visage de nouveau. Je crains sa présence autant que je la désire et ma curiosité n’a d’égale que ma peur tant je nage dans l’inconnu actuellement. « Désolé c’que… J’m’attendais pas à toi quoi… Compulsivement, je serre le vêtement d’enfant que je tenais encore en main, l’air soudain perdu…

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    MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Dim 9 Avr - 14:09





    Tu laisses tes pas t’emporter jusqu’à l’étage indiqué sur le minuscule papier enfoui dans le fond de ta poche. Tu connais l’adresse par cœur. A force de ruminer ton plan, de le retourner dans tous les sens, ces quelques mots ont imprégnés ton esprit sans que tu n’en prennes forcément conscience. Jusqu’à maintenant. Tu prends une bouffé d’air poussiéreux, avant que ton poing ne vienne frapper contre le cadre de la porte. Une douce lumière orange s’évapore sous la fente que crée le parquet en bois et la porte de son appartement. Tu sais qu’il est là. Personne ne laisse la lumière de son habitation allumée, pas même l’individu le moins attentif et économe de tous. Tu attends patiemment qu’il vienne t’ouvrir en regardant les alentours. Tu surveilles les issues de secours. Personne ne doit savoir ce que tu fais ici, personne ne doit savoir que tu étais ici. Bien que tes supérieurs exigent des réponses quoiqu’il en coûte, tu doutes que tes techniques peu conventionnelles trouvent grâce à leurs yeux. Un soupir s’échappe entre tes lèvres. Tu aurais pu entrer chez lui sans prévenir, comme tu le fais avec d’autres, mais quelque chose t’en empêche, ce soir. L’idée de toucher son corps te répugne autant qu’elle peut s’inviter dans ta tête et faire des siennes.

    Un rictus prend place sur le coin de ta bouche alors que sa silhouette se dessine dans l’encadrement de la porte. Ton regard se porte automatiquement sur le vêtement qu’il tient entre les mains et un pique fuse aussitôt. « Tu refais ta garde-robe, Grimes ? » Tes yeux s’aventurent sur son visage surpris, alors qu’il se demande à voix haute si c’est bien toi. Tu détestes ton nom dans sa bouche. Tu détestes entendre sa voix le prononcer, prononcer chaque syllabe, chaque lettre qui le compose. Pourtant, l’expression de ton visage ne te trahit pas. Elle ne te trahit jamais. Ton sourire s’agrandit. Tu t’évertues à te montrer agréable avec lui, bien qu’à première vue, cela ne semble pas flagrant. C’est certain, demain, ce sera le déluge. Que dis-tu ? L’apocalypse, une nouvelle fois.

    Puisqu’il n’est pas disposé à t’inviter à entrer, tu le fais pour lui. Tu franchis le seuil de la porte et regardes le foutoir dans son appartement. Tu observes chaque détail, tu les gardes en mémoire pour pouvoir les ressortir intacts sur une feuille de papier. La poussière s’accumule sur les meubles. Tu fronces les sourcils. Ce n’est pas normal pour une habitation. Rapidement, tu fais le lien. La poussière, le vêtement, les bruits de couloirs. Eamon n’est que de passage dans le quartier. Tu secoues la tête et te tournes dans sa direction, ouvrant la veste sur ton t-shirt traçant les courbes de tes muscles à la perfection. Tu mets toutes tes chances de ton côté. Tu t’approches de lui d’un pas lent, fermes la porte sans le quitter des yeux. Vos corps ne sont plus qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. « Je voulais juste te voir. » Tu marmonnes, d’une voix suave. « Et je ne sais pas pourquoi, je n’arrivais pas à m’ôter cette idée de la tête… » T’es plein de sous-entendus. Tu joues avec ses nerfs pour qu’il craque. Tu joues à un jeu dangereux. Et c’est putain de grisant. Tu lui retires le vêtement des mains et le poses sur le meuble le plus proche. Ton regard capte le sien. « J’espère que tu n’allais nulle part… »





    Dernière édition par Carter B. Hunters le Jeu 24 Aoû - 14:31, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Mer 10 Mai - 17:56


    Je ne comprends pas sa présence ici. Si j’avais du parier sur la personne ayant frappé, mon choix n’aurait jamais pu s’arrêter sur le blond. Ce n’est pas un ami, ce n’est qu’une simple connaissance, qui s’évertue à me blesser à chacune de nos rencontres. Rien de plus qu’un bourreau déguisé en fantasme ambulant. Malgré la surprise, je me prends à observer avec attention sa personne. De ses vêtements à ses expressions, rien n’échappe à mon regard, qui vient finalement rencontrer le sol lorsqu’il laisse sa verve s’exprimer une fois de plus. Je sais qu’il ne peut s’en empêcher. Probablement a-t-il besoin de s’exprimer ainsi à mon égard pour une raison qui me reste inconnue et incompréhensible. Je ne me souviens pas d’un moment, depuis notre rencontre, où il aurait été sympathique à mon égard. De toute façon je m’en moque. S’il n’est pas agréable, au moins porte t’il une attention à ma personne. Je me dégoûte, à ce simple besoin constant, qui me force à chercher sa présence, lorsque je voudrais le fuir à toute jambe. Mon attention revient sur lui, lorsqu’il force son passage pour entrer dans cet appartement désormais vide de vie. Rien dans les placards, une épaisse couche de poussière sur les meubles, tout désigne un logement délaissé, mais peu importe qu’il le remarque. Ce n’est pas comme si j’allais lui dire où j’habite réellement. Mes yeux désormais ne le quittent plus et ne manque pas la vue qu’il m’offre soudain. Mon cœur s’agite un peu plus, je ne comprends pas sa présence ici, je ne veux pas qu’il soit horrible avec moi de nouveau. Je veux juste me serrer contre ce torse qu’il me montre à peine.

    Il me faut une seconde pour reprendre contenance et quitter cette zone des yeux, afin de me concentrer un peu plus sur la situation et sa présence ici. Je n’ai pas répondu à sa pique, qui n’attend de toute façon aucune vraie réponse. Je l’écoute répondre à mes questions et mes sourcils s’arquent rapidement de surprise. Son ton, ses mots, ne cadrent pas totalement avec l’image que je peux avoir du personnage. Il n’est pas ainsi. Pas avec moi. Et je ne peux voir qu’une seule chose dans son jeu actuel. Il veut me faire du mal encore une fois. D’une façon plus cruelle, plus inventive, plus douloureuse. Je me braque aussitôt, croise les bras sur ma poitrine lorsqu’il enlève le vêtement de mon fils de ses mains et recule d’un pas, pour ne pas me laisser enivrer par sa proximité. Ma volonté est aussi faible que mon taux de drogues dans le sang est élevé. Je ne résisterais pas longtemps s’il décide réellement de flirter avec moi. Je ne comprends pas pourquoi il le ferait, mais après tout, cet homme est une incompréhension entière. Quoiqu’il fasse, je suis trois pas en arrière, incapable de comprendre ne serait-ce qu’un seul de ses actes à mon encontre. Là, pourtant, cette fois, j’en suis certain. Il veut jouer avec moi. Il veut me faire du mal. Et le problème dans cette équation, c’est que je suis bien tenté de le laisser faire. « En fait si. On… on m’attend en fait. Et puis j’te l’ai dit, j’attendais personne. T’as rien à faire ici. » Je tente de faire bonne figure, j’essaye de mettre un peu de dureté dans mon ton, lorsque ma voix est pourtant tremblante. C’est son regard. Dans ses yeux, je me perds une seconde, puis une autre. Il m’a toujours plu. Depuis la première fois où je l’ai vu. Je sais qu’il me déteste, qu’il ne veut pas m’avoir près de lui. C’est pour ça que son jeu ne colle pas, que sa présence ici n’est pas logique. « Et pourquoi tu voulais m’voir de toute façon ? C’pas comme si on était potes toi et moi… » De nouveau, j’essaye de mettre un peu d’agressivité dans mes mots, mais j’ai bien peur que ça ne soit un nouvel échec cuisant.

    L’emprise qu’il a sur moi à cet instant est forte. Je voudrais tendre le bras, pour rouvrir la porte et lui intimer de sortir. Pourtant mon cerveau ne répond pas. Mes bras restent résolument croisés sur ma poitrine, mes lèvres closes. Et lui, reste donc au sein de mon appartement, sans que je ne fasse rien pour l’en déloger. Je tente une dernière fois, d’affirmer ma voix, alors que je finis par lâcher du bout des lèvres. « Tu… Tu devrais pas rester là. » Autant dire que niveau crédibilité, je suis proche du zéro…

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      MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Jeu 18 Mai - 17:34





      Les idées s’emmêlent dans ton esprit. Tu as encore des doutes sur ta présence ici, dans son appartement. Une boule se forme dans le creux de ton estomac à la simple pensée de ce que tu t’apprêtes à faire. Les nombreuses soirées passées à mettre en place un quelconque plan ne se sont pas avérées productives. Chacune de tes réflexions comportaient une faille, mettant ton identité ou tes desseins en péril. C’est un risque que tu ne peux plus prendre. C’est un risque que tu ne dois pas prendre. Le moindre soupçon à ton égard pourrait mettre fin à des mois de recherches entraîner une enquête sur ta personne au sein du Gouvernement. Tant de choses que tu souhaites éviter à tout prix. Tu dois te protéger, avant de penser à une morale, quelle qu’elle soit. Cela fait bien longtemps, que tu t’es assis sur la morale, de toute manière. Les cul-bénis ne vivent qu’en suivant un ensemble de règles de conduite, qu’en suivant un ensemble de préceptes. Dans ton cas, tu ne vis plus que selon trois mots. Trois simples mots qui te définissent, définissent ton quotidien : plaisir, survie, secret. Le plaisir est toujours premier, il te permet de tenir dans un monde tel que le vôtre, il te donne un objectif dans ces séries de jours successives. La survie, parce que si la jouissance de ces vices innombrables te laisse un goût sucré dans la bouche et une chaleur sur le corps comme une douce étreinte lorsque ces moments deviennent souvenirs, tu ne peux prétendre être pleinement libre de le faire. Et le secret, maître de toutes choses te murant dans le silence, alors que parfois tu voudrais juste te soulager de quelques lourds fardeaux.

      Ce soir ne sera en rien libérateur de ce poids. Ton regard ancré dans ses pupilles noisettes, un rictus vient prendre possession de ton visage, d’habitude si fermé devant lui. Tu le détailles longuement, comme si son corps pouvait t’offrir un renseignement précieux. Tandis que Grimes recule, tu t’avances. Sensation étrange et incompréhensible, plus le jeune homme tente de mettre une distance de sécurité entre vous, plus tu ressens le besoin de dépasser la ligne, de franchir les barrières, les obstacles qu’il essaye désespérément de poser sur ton chemin. Une défense que tu imagines tel un jeu du chat et de la souris. « Tu n’attendais personne, mais je suis là, maintenant. » Tu te rapproches davantage. « Ce « on » devra attendre encore un peu. J’ai d’autres plans pour ce soir. » Ta lèvre inférieure se glisse entre tes dents blanches, dents qui l’agacent doucement. Ton souffle caresse son visage, tout autant que tu sens le sien balayer cette mèche de cheveux devant tes yeux. L’excitation du danger coule dans tes veines. Le voir dans cette posture défensive est plus qu’alléchante. Tu prends le pas sur sa volonté. Tes griffes se resserrent lentement autour de cette proie. Putain, c’est grisant. Ta main droite se dresse devant toi, et caresse le col de son haut. « J’suis venu parce que tu m’obsèdes. » Demi-mensonge. Ces recherches semblant sans fin t’obnubilent, mais pas sa personne. Demi-mensonge, ouais. « Hier soir, j’ai fermé les yeux et j’t’ai imaginé dans tellement de positions... » Un léger rire résonne dans la pièce. Rire franc, ça t’amuse de le voir se débattre avec sa raison et ses pulsions. Il t’invite une nouvelle fois à quitter la pièce, l’immeuble, le quartier. Et tu le feras, seulement lorsque tu auras obtenu ce que tu souhaites. Tu arques un sourcil. « Sans doute. Pourtant, j’en ai envie. » Sans prévenir, tes deux mains saisissent violemment le col de son t-shirt et le poussent contre le mur. C’est à cet instant précis, que tes lèvres se posent sur les siennes. Ce sentiment de dégoût que tu espérais tant ne vient pas.



      Dernière édition par Carter B. Hunters le Jeu 24 Aoû - 14:32, édité 1 fois
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      MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Sam 3 Juin - 21:29


      Dès ses premiers mots, je sais qu’il ne me sera pas facile de partir. Pas maintenant alors qu’il est chez moi, agissant comme s’il était chez lui. Ses pas l’amènent toujours plus près de moi, alors que je tente désespérément de mettre de la distance entre nous. Il m’est attirant, là n’est pas le problème. C’est l’insidieux sentiment d’être son jouet qui me perturbe réellement. Il s’amuse de mes sentiments à son égard, se délecte de ce besoin que je peux avoir de dépendre de lui pour me sentir juste un peu plus vivant. Et là, il semble avoir trouvé un autre moyen de me tourmenter. Malheureusement pour moi, son manège fonctionne assez aisément. J’ai tant attendu, cette once d’attention, ce très léger changement dans son attitude, que j’ai envie de sauter à pied joint dans ce que je crois être un piège pour mon âme. Mon souffle se serre dans ma trachée lorsqu’il s’approche encore un peu plus. Il est si près que je pourrais le toucher, d’un simple geste de la main que je retiens pourtant. Je ne veux pas lui céder. Je ne veux pas tomber entre ses filets si grossièrement dessinés. Je dois me détourner de ces lèvres qui m’invitent à la tentation dans leurs mouvements lascifs. Ses mots mettent du temps à me percuter mais lorsqu’ils le font, c’est comme un uppercut en pleine poitrine. L’air me manque, je n’arrive plus à l’expulser pendant une seconde alors que mon regard se plonge dans le sien. Je dois avoir mal compris. Ca doit être une erreur. Je ne veux pas lui demander de répéter, de peur de l’entendre revenir sur sa déclaration. Tu m’obsèdes Ce n’est que maintenant que j’avise ses doigts, si proches de ma peau. Lentement, difficilement, je déglutis et retrouve une respiration, qui se veut normale, bien qu’un peu saccadée par les sentiments contradictoires qui agitent mon esprit et mon cœur. Il n’a pas battu de cette façon depuis bien longtemps. Je n’arrive pas à savoir depuis quand, mais le temps semble différent dernièrement. La drogue altère mes jugements. Je sais que je dois être le plus fort, que je dois résister à cet homme qui me charme et me plaît depuis notre première rencontre.

      Quelque chose cloche pourtant dans son attitude du jour. Aucun poison ne s’écoule de ses lippes doucereuses. Rien qu’un flirt, outrageant, presque désagréable tant il est vulgaire. Pas dans ses mots, qui ne me dérangent pas, mais dans sa réalisation, que je n’arrive pas à considérer comme sincère. J’en suis encore à réfléchir aux tenants et aboutissants de cette situation, lorsqu’il m’agrippe finalement, que mon dos rencontre durement le mur dans un gémissement douloureux, qui s’étouffe sous l’assaut soudain. Yeux grands ouverts, j’analyse la situation comme désastreuse, définitivement hors de contrôle… et hors de mes mains. Sans volonté aucune, je cède, tombe dans l’envie qui me dévore les tripes. Enfin je réponds, assaille ses lèvres de mon ardeur qui libère ces mois de frustration. Jamais je n’aurais cru avoir la possibilité de goûter sa peau, aussi j’en profite, je l’embrasse, à perdre haleine, pour ne rien regretter lorsqu’il se rendra finalement compte que je ne suis pas ce qu’il désire. C’est inévitable, il saura, il regrettera… Et à ce moment, je dois être certain d’avoir obtenu tout ce que je désirais de lui. Me perdre dans cette étreinte, pour ne pas perdre de vue que je ne suis qu’éphémère pour tout à chacun.

      Et puis finalement je parviens à le repousser. Dans un sursaut de lucidité, dans un léger besoin de respirer, de me montrer plus fort, je parviens à déposer mes mains sur ses épaules, pour le décoller de moi. Essoufflé, je m’esquive de sa présence, de son aura, pour me réfugier de l’autre côté de la pièce, un regard accusateur à son encontre. « J’sais pas c’que t’as fumé mais j’compte pas t’laisser jouer avec moi. Tu m’détestes et d’un coup tu veux m’baiser ? C’est louche ton histoire. T’veux quoi ? M’foutre dans la merde ? Tu comptes me dénoncer au gouvernement ensuite ? T’sais, délation pour homosexualité ? J’vais pas r’retourner là bas à cause de tes conneries alors dégage merde ! » je respire encore plus vite, encore plus fort, alors que j’ai éclaté de colère face à lui. Je suis d’un ridicule et d’une parano qui me font rire soudain, tristement. Je détourne le regard pour ne pas lui offrir le pathétique de mon faciès, avant de reprendre, d’une voix plus lasse, bien moins engagée que précédemment. « J’ai autre chose à foutre, j’te l’ai dis, on m’attend ! »

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        MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Dim 6 Aoû - 15:37





        La sensation de faire le mauvais choix te tiraille davantage, à chaque seconde de plus passé à ses côtés, dans cet appartement. Pourtant, le retour en arrière est impossible, inenvisageable. Aucune marge d’erreur. Tu es entré dans ton rôle sans avoir d’échappatoire, sans avoir imaginer un seul instant que cela pouvait fonctionner. Après toutes tes remarques acerbes, tes commentaires désobligeants sur sa personne, tu avais des doutes sur la réalisation de ce plan capilotracté. Tu as endossé ce rôle de personnage séducteur face à l’être qui te déplaît, qui ne t’inspire que dégoût, haine et besoin irrépressible de te jouer de lui. Tu as endossé ce rôle parce que tu n’avais plus le choix. Tu ne l’as toujours pas et ne l’auras certainement jamais. Tu as endossé ce rôle, forcé. Un personnage qui te ressemble, comme un double, un jumeau dont tu ignorais l’existence. Un jumeau qui sait se faire gentil avec un autre que lui-même. Un autre, si différent. Un autre, si semblable.
        Il faut que tu tentes le tout pour le tout. Tu n’as pas d’autres choix. Même si tes mots te semblent étrangers. Même si ton attitude envers cet homme, ton semblant de gentillesse, n’est pas ce que tu ressens à la simple évocation de son nom. Mais un autre homme a prit ta place. Changement drastique qui te vient naturel dès lors que tu ouvres la bouche. Tu charmes, tu séduis, tu mets fin à ses projets pour la soirée d’un seul sourire, d’un seul regard. Le plaisir de le voir se débattre avec ses pensées, ses envies et ses désirs, t’amuse. Raison contre déraison. Une guerre sans fin dans l’âme de ta pauvre victime. Tu ignores ce qu’il peut se passer dans l’esprit d’Eamon, en revanche, tu n’as aucun mal à l’imaginer. Lutte interminable se jouant dans sa tête, repoussant les désirs avant de céder lamentablement à l’assaut de tes lèvres.

        Dans ses pupilles dilatées, tu observes le doute semer ses graines. Tu attends patiemment le moment de récolter le fruit de ce travail acharné et difficile. De récolter les informations dont tu as tant besoin pour garder ta place dans ce Gouvernement dictatorial. Ton comportement n’a rien d’habituel, certes. Changement d’approche aussi soudain qu’une flèche plantée en pleine poitrine. Changement d’attitude trop brusque pour qu’il ne se rende compte de rien. Cela n’empêche cependant pas sa bouche charnue de s’écraser sur tes lèvres abîmées par le tabac et l’alcool. Ne pouvant t’empêcher de t’auto-gratifier de cette victoire, tu esquisses un sourire tandis que tes mains s’aventurent sous son haut miteux. Ses lèvres sont avides des tiennes, te laissant rarement le temps de reprendre ton souffle. Ta main descend sur son fessier encore camouflé par l’épaisse matière de son jean, alors que l’autre glisse sur son torse, jouant avec son téton. Jamais tu n’aurais imaginé qu’il te repousse à ce moment-là. Le jeune homme s’enfuit de l’autre côté de la pièce, il s’échappe, fuit tes bras pour retrouver la solitude et le froid de son pauvre salon poussiéreux. Tu grognes. Grognement que tu ne connaissais pas. Insatisfaction. Si près du but.

        Tu arques un sourcil en l’écoutant. Les mots sortant de sa bouche s’enchaînent à une vitesse incroyable. Tu ne comprends pas, son accent est bien trop prononcé lorsqu’il est dans tous ses états, alors tu souris en secouant la tête. Mensonge qui se profile à l’horizon, encore un. Tu supprimes la distance qui te sépare de ta proie, cette pauvre biche apeurée, et poses tes doigts dans le creux de ses hanches. Tu l’attires contre toi. « Tu vas aller nulle part. J’ai quelque chose à te dire… » Tes mains se faufilent encore sous son chandail, à la recherche d’un contact brûlant, d’une caresse qui puisse le faire s’écrouler à genoux devant toi. Tu penches la tête et approches tes lèvres de son cou, y déposant de multiples baisers. Passion factice que tu simules à la perfection. « J’voulais pas l’admettre. Je craignais pour ma survie, mais j’peux plus garder ça pour moi. Tu me fais ressentir des choses que je ne devrais pas, des choses interdites. » Ta langue se perd sur sa carotide quelques instants. Ton corps se presse contre le sien, le poussant à nouveau contre le mur. « Tu me rends dingue. Dès que je te vois… » Tes longs doigts fins se faufilent sous sa ceinture et viennent caresser le dernier morceau de tissu te séparant de sa peau pâle. « J’voulais pas me rendre à l’évidence. Mais je tiens plus. Je ne pense plus qu’à toi. Tu m’obsèdes. J’passe mes journées à espérer un signe de toi. Putain, Eamon… » Comédien dans l’âme ou vérité inconsciente ?


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        MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Mar 15 Aoû - 21:43


        Ca ne lui ressemble pas. Rien de tout cela ne lui ressemble. C’est comme un rêve, comme un fantasme qui a maintes fois torturé mon esprit, mais qui cette fois se retrouve en première ligne. Propulsé au rang d’une vérité qui me dérange soudain. Parce qu’elle ne semble pas réelle. Pas lui. Pas cet homme qui me déteste. Je ne suis pas idiot, j’ai déjà remarqué la haine dans ses yeux, dès la moindre mention de ma personne. Probablement lui ais-je fais quelque chose pour qu’il me déteste autant… Mais aujourd’hui, chez moi… il semble être un autre. Je ne le reconnais pas… et il me semble évident que c’est un piège. Si grossier qu’il insulte mon intelligence. Pourtant je n’ai qu’une seule envie, m’y plonger corps et âme, dans l’optique, peut être, d’enfin ressentir quelque chose d’autre parcourir mon cœur, mon âme. Il m’est facile de me laisser aller à la douceur de ses lèvres, qui ne sont pourtant rien d’autre qu’impérieuses. Il prend, sans demander mon avis, sans chercher à savoir s’il me dévaste de ce simple toucher. Le blond s’en moque. Ma perte de contrôle est imminente mais un sursaut me pousse à le jeter, à me réfugier dans un coin de la pièce. Le manque se fait ressentir aussitôt alors que je crache ma bile à son encontre. Son contact est tellement agréable que je souhaite déjà le retrouver. Mon âme le crie, quand mon cerveau, juste un brin lucide, me permet de garder une certaine distance de sécurité. Il ne m’aura pas. Pas cette fois. Si je le laisse se frayer un chemin dans mon être, je n’en ressortirais que plus meurtri encore. La confiance n’est pas un sentiment que je peux éprouver pour lui. Ce n’est pas un ami. Ce n’est pas un amant. Ce n’est qu’un homme. C’est la seule chose que mon esprit doit retenir. Pas mes sentiments pour lui. Pas cette envie indicible d’être avec lui dès que je croise son regard. Pas ce besoin incessant d’entendre sa voix pour me sentir un peu mieux. Tout cela n’est qu’une chimère. Alors que la vérité est bien plus implacable. Il joue avec moi…

        J’essaye de m’en convaincre à chaque seconde. Pour ne pas lui céder, pour ne pas me blottir dans ses bras pour les heures à venir. Seulement il ne m’écoute pas. Je croyais avoir réussi à m’échapper suffisamment pour le calmer, lui faire croire que tout ça ne m’intéresse pas. Seulement il faut croire que notre baiser a été plus intense encore que prédit. Il ne s’en va pas. Au contraire. Carter s’approche de moi, dépose ses mains sur mes hanches et m’approche de lui. Le mouvement semble si simple, si naturel, que j’en oublie une seconde mes réserves à son encontre. Les doutes reviennent au galop et je lève déjà les mains pour le repousser de nouveau, mais sa voix s’élève, me stoppe dans mon élan alors que mes mains se sont déjà déposées contre son torse. Je me bloque, mon corps cesse de bouger pour se nourrir d’un frisson, alors que ses mots, ses mains, sa langue, font mouches à chacune de leurs attaques. Mes réticences fondent, ma colère n’est plus qu’un vague souvenir et soudain je me rends compte.

        Pendant des mois, je n’ai fait qu’espérer ces mots qu’il me lance désormais. Le blond prononce chaque parole maintes fois voulues, tant rêvées. Ma résistance n’est plus qu’un souvenir, lorsque je viens déposer mon front contre son épaule. Je ne veux pas montrer mes yeux, qui s’humidifient sous l’attention qu’il me porte. Je suis simplement ému, mais je ne veux pas qu’il voit ma faiblesse et s’enfuit en courant. Ce n’est que lorsque sa voix s’éteint, que je me redresse finalement, pour planter mes yeux moins perturbés dans les siens. « J’arrive pas à croire que tu sois en train de dire ça. Tu… Tu me détestes Carter. » Mon cœur s’emballe alors que je prononce ces mots. Je voudrais tant qu’il me contredise. Je ne lui en laisse pas le temps pourtant, alors que j’enchaîne, plus calmement, de façon plus compréhensible. « Si tu ressens tout ça, alors pourquoi tu m’as fait croire ça ? J’veux dire, t’étais pas obligé d’être un connard. Je…Je comprends pas. » Et je parle trop. Je ne devrais que profiter de ce moment et me poser des questions plus tard. Seulement là… Tout se mélange dans ma tête. Je ne suis pas apaisé, loin de là malgré ses propos, son contact… Mes doutes sont toujours là, et pourtant je me sens fondre sur ses lèvres pour un nouveau baiser, que j’interromps bien vite pour me débarrasser de mon t-shirt. « T’es une putain d’énigme. » Je ne fais que souffler ces mots, avant de laisser mes mains parcourir sa nuque, ses cheveux, en des caresses que j’ai tant de fois voulues prodiguer. « Si jamais c’est un rêve, m’réveille pas okay… » Ce n’est qu’un signal, avant que je ne me laisse entièrement aller à cette étreinte.


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          MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Ven 25 Aoû - 15:04





          C’est un jeu dangereux. Ta dernière carte en main. Ta dernière pièce maîtresse sur l’échiquier. Ton dernier coup de maître. Une dernière chance, dernière option. Ton attitude le met dans tous ses états. L’incompréhension, le doute, l’envie irrésistible de céder à tous tes désirs, autant de sentiments que tu peux lire dans son regard fuyant. C’est un jeu de séduction que tu sembles connaître sur le bout des doigts, de la langue. Chacun de tes gestes te semblent si naturels. Des caresses que tu offres à toutes tes conquêtes, des baisers que tu donnes sans attendre un quelconque accord de la part de ta proie. Tu le domines, tu le surplombes de ton imposante stature. Il est si facile de jouer avec lui. Il est si facile de répondre à sa demande d’attention, d’amour. Il est si facile de le tromper. Être frêle, fragile et si simplement manipulable. Des mots rassurants, et le brun ne devient qu’une conquête de plus sur ton tableau de chasse. Tu maquilles tes actes. Tu joues l’homosexuel refoulé, l’homme succombant au charme certain de l’autre. Tu endosses ce rôle avec une facilité déconcertante. Ta voix résonne dans la pièce plongée malgré elle dans le silence de cet appartement. Tes mots s’enchaînent sans même que tu n’aies besoin d’y réfléchir. Troublant constat. L’expression de ton visage se fait douce. Changement brusque. Changement drastique. Brutal. Mais ce n’est qu’un rôle, qu’une identité et un comportement créés dans le simple but de l’amadouer. Un rôle, oui. Un simple rôle. C’est ce dont tu essaies de te convaincre. Tu parles d’absence de choix. Tu parles de décision prise par cette hiérarchie dictatoriale. Mais tu charmes, tu séduis et tu t’amuses. Tu souris, tu caresses, tu embrasses sans que le dégoût ne vienne prendre part à la partie, comme tu l’avais tant espéré à ta toute première interaction avec lui, ce soir.

          Séducteur, ta langue passe machinalement sur tes lèvres abîmées par le tabac et l’alcool. Automatisme à chaque corps séduisant que tu remarques, à chaque courbe plaisante qui croise ton chemin. Ses mains malhabiles se posent sur ton torse, il cherche à te repousser mais ne peut pas s’y résoudre. Son regard humide se détourne à nouveau. Il ne veut pas que tu puisses l’observer dans ce cours instant de faiblesse. Eamon ne sait pas que c’est cette faiblesse qui te pousse à ne pas abandonner la partie en cours. C’est sa faiblesse qui est à l’origine de cette manœuvre déroutante. Un sourire naît sur ton visage. Il ne se bat plus. Le combat est terminé. Tu as remporté la victoire. Posant sa tête contre ton épaule, il t’offre son cou comme un amuse-gueule. Tes pupilles noisettes se perde sur cette étendue de peau fine qui te donne envie d’y faire parcourir ta bouche. Sa carotide bat la mesure de ses pulsations cardiaques. Rapides, courtes. Tes mains sous son haut s’attardent sur ses tétons, son rythme cardiaque cogne contre sa cage thoracique. Tu peux le sentir. Tu aimes le sentir. Sentir l’emprise que tu as sur son âme. Regards croisés. Oh oui, tu le détestes. Ton cerveau te le hurle. Et c’est le seul a être digne d’écoute.

          Un connard. « Il n’y a rien à comprendre. Je n’ai pas le droit de ressentir ça pour toi. Mais je ne peux plus te résister, je ne peux plus jouer la comédie quand t’es dans les parages... » murmures-tu, front contre front. Tu es un connard qu’il s’empresse d’embrasser une nouvelle fois. Tu es cette putain d’énigme qu’il veut résoudre par tous les moyens. Le brun retire son haut pour te faire découvrir un torse sculpté avec une douce perfection. Yeux clos, tu oses profiter de ses mains sur ton corps, dans ta chevelure. Tu savoures son contact. Sourire. Tu comptes bien lui prouver que tout cette mascarade est loin d’être un rêve. Tes mains glissent sur son ventre et s’attardent un moment sur la boucle de sa ceinture. Ceinture que tu envoies valser de l’autre côté de la pièce. Tu reviens plaquer ta bouche contre la sienne. Ta langue cherche à se faufiler, à la recherche d’une comparse, d’une amante. Doucement, tu saisis les pans de ton t-shirt et le retires. Le tissu tombe à vos pieds, tandis que tu pousses le jeune homme contre le mur. Sa barbe de quelques jours écorche ta peau lisse. Tu caresses ses hanches, déboutonnes son jean alors que le tien devient subitement étroit. Trop étroit. Tu attrapes une de ses mains et la poses sur ton entrejambe. Si tu dois te sacrifier pour sauvegarder ton poste, autant que tu y prennes du plaisir...


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          MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Dim 10 Sep - 16:28


          Les questions envahissent mon cerveau, m’empêchent de pleinement profiter du moment. Pourtant, je voudrais me perdre entre ses bras, me laisser embarquer par le tourbillon de sensations qui envahit mon âme et mon cœur, m’enflammer de ses contacts si agréables. Pourtant, dans un coin de ma tête, résonne comme un avertissement que je ne peux laisser silencieux. Fais attention Grimes. Fais attention. Curieuse litanie qui  laisse un doute amer contre mes tempes. Un long gémissement me prend pourtant, incapable que je suis à garder pour moi l’intensité de ce qu’il me fait ressentir maintenant. A cet instant je voudrais simplement faire taire mon cerveau, pour me plonger entier dans cette étreinte qui me promet déjà monts et merveilles. Il reprend la parole, atténue le doute sans pour autant le faire disparaître en entier. C’est suffisant néanmoins pour laisser mon corps prendre entièrement possession de l’échange. Les conséquences viendront probablement plus tard. Il sera bien temps de regretter à ce moment là. Parce que maintenant, je suis incapable de lui refuser quoi que ce soit. Tout comme je me sens incapable de ne pas l’embrasser. Les lèvres dansent sur les siennes, en un baiser qui se veut intense, qui se veut inoubliable. Dans une demande constante d’attention, j’essaye d’imprimer mon être tout entier contre lui. Pour ne pas le laisser m’oublier. Manipulation infâme, que je ne refuse pas une seconde. Si cela me permet de le retrouver ensuite, d’envahir son esprit jusqu’à lui imposer de revenir… Ce n’est probablement que peine perdue, mais je m’en voudrais de ne pas essayer. Alors fermer les yeux lorsqu’il s’attaque finalement à mon pantalon, à ma ceinture qui cliquète sous l’attaque de ses mains. Un fin sourire dessine mes lèvres alors qu’il cherche à rejoindre ma langue, qui accueille sans jumelle dans un tango endiablé. Chaque seconde passée à le toucher me semble proche d’une extase qui prend mon être entièrement. Je savoure, apprécie le moment, mes neurones décidément incapables de se connecter maintenant. Rien d’autre n’a d’importance que sa peau contre la mienne, alors qu’il se débarrasse de son t shirt à son tour. J’échappe un bruit indéfinissable lorsque ses lippes quittent les miennes et que j’éprouve aussitôt un manque. Alors je fonds de nouveau dessus, incapable de rester plus d’une seconde éloigné.

          (…)

          Dans un silence étrange, après les soupirs de nos ébats, je me redresse lentement dans le lit, incapable de me remettre exactement des évènements. Comme dans un brouillard, je sais ce qu’il s’est passé mais… l’ordre me semble étrangement confus. Je sais que je dois blâmer la drogue qui traînait dans mon organisme pour ça mais d’un côté, ça me rassure légèrement. Au moins, sans savoir ce qu’il s’est réellement passé, je ne peux me blâmer, ni le blâmer lui non plus. Lentement, je ramène mon regard sur lui, incapable de ne pas ressentir un coup au cœur en le voyant nu, dans mon lit. Il est tellement beau à cette seconde. Ma gorge s’assèche, je sens mon cœur s’emballer doucement et je sais que je vais être incapable de lui dire de s’en aller. Parce que je meurs d’envie de me blottir contre lui, pour sentir sa chaleur et me repaître de son odeur. Sensation étrange alors que je me rends compte que le blond est déjà un pilier inhérent à ma vie actuelle. De nouveau, je tente de déglutir lentement, incapable d’ouvrir la bouche. Pourtant je ne peux rester comme ça, silencieux, à l’observer. Alors un brin mal à l’aise, je prends mon courage à deux mains, pour enfin laisser ma voix se faire entendre.

          « Et maintenant ? » Maintenant, je devrais fermer ma bouche plutôt que de poser des questions stupides de ce genre. Je secoue la tête et détourne mon regard dans un soupir, incapable de ne pas me sentit idiot. « Tu sais, j’crois que je suis surveillé par le gouvernement alors… tu devrais peut être pas rester ici… Fin… J’dis ça pour toi… Au cas où tu sais… » Je m’enfonce dans la bêtise plus encore en continuant à parler, pourtant, je me teinte d’inquiétude cette fois. C’est étrange cette envie de prendre soin de lui, alors qu’il n’en a clairement pas besoin pourtant. Et ce qui résonne comme une invitation à s’en aller, n’est en réalité qu’une façon un peu maladroite d’être protecteur envers lui. De nouveau je soupire, avant de ramener mes prunelles dans les siennes, en un besoin étrange de m’en nourrir. J’ai l’instinct désagréable que c’est probablement la seule et unique fois que je serais capable d’être aussi proche de lui, de l’observer avec autant de facilité. Alors j’en profite. Malgré mes propos précédents, je m’approche de lui de nouveau, pour lui dérober un baiser qui n’a rien de passionné cette fois. Ce n’est que tendre. En dehors du contexte purement sexuel. Mais ça, je n’en ai pas conscience.

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            MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Dim 24 Sep - 23:45





            Toutes tes tentatives de manipulation, tous tes gestes, tous les mots sortant de ta bouche et résonnant dans cet appartement poussiéreux, ne sont qu’une honte de plus ajoutée à ton curriculum vitae. Un sourire charmeur, un regard lourd de sens quant à la suite de cette soirée. Ton derniers recours est là, dans cet acte charnel qui se profile à l’horizon. Ton esprit se répète cette même excuse inlassablement, encore et encore. Il cherche une excuse à cette attitude, à cette attirance pour ce corps qui se dénude peu à peu sous tes yeux. Tes doigts caressent sa douce peau qui s’offre à toi sans aucune pudeur. Les lèvres du brun trouvent les tiennes, et se plaquent contre celles-ci avec passion. Le goût de la cigarette précédemment fumée se dépose sur sa fine bouche. Sa barbe attaque tes joues mal rasées. Vos corps se pressent l’un contre l’autre sans craindre les conséquences de leurs actions. Les baisers s’intensifient et vos bouches ne veulent plus se quitter une seule seconde, inséparables. La moindre réflexion se perd dans un coin de ta tête, dans une boîte verrouillée à double tour et laisse place à l’envie irrépressible de le sentir contre toi, de profiter de sa faiblesse, de tirer la situation à ton avantage. Ton objectif devient secondaire. Cet interdit qu’il représente à tes yeux est particulièrement délectable. Une manière bien à toi de te moquer de la dictature en place, de te moquer de tes propres responsabilités, de ses missions incessantes qui pourrissent ton existence, mais qui pourtant t’ont sauvé la peau un nombre incalculable de fois. Tu t’abandonnes un instant. Il fond sur toi, tu t’en contentes. Tu n’en attendais pas moins. Baiser langoureux, comparses qui se séparent à contrecœur pour que vous puissiez reprendre votre souffle, vous débarrasser de vos guenilles. Dénudés l’un devant l’autre, il te fait lâcher prise. Aucune pique, aucun commentaire, aucun regard mauvais. Ton rôle s’est incrusté dans chaque pore de ton être pour ne faire plus qu’un avec toi. Bordel, dans quoi tu t’embarques Carter ? Tu fais une sacré connerie, et t’es suffisamment con pour ne pas t’en rendre compte, pour ne pas vouloir y mettre fin tout de suite. À califourchon sur lui, il est trop tard pour faire marche arrière.

            * * *

            Corps en sueur, bras coincé sous l’arrière de ta tête et respiration encore légèrement saccadée. Tes yeux sont rivés sur le plafond de cette chambre et le retour à la réalité te fouette, te frappe, te cogne de plein fouet. Ce plan est de loin le plus mauvais que tu ais pu mettre en place depuis ton entrée dans les rangs du Gouvernement. Tes paupières se baissent un instant, quelques secondes. Tu te retrouves coincé dans ces draps sales, dans cette situation. Sans un mot, tu tournes la tête vers cet homme que tu viens de découvrir sous un nouveau jour. Tes pupilles mordorées s’ancrent dans les siennes, noires, brûlantes, dans l’attente d’un mouvement de sa part. Elles suivent finalement les courbes de sa silhouette. Eamon est un bel homme. Séduisant. Appétissant. Et tu blâmes ton corps en manque d’alcool et de tabac, d’être aussi en manque d’un contact avec lui. C’est irréel. Tu délires.

            Tu restes silencieux un moment, coinçant ta lèvre entre tes crocs. Tu ne tardes d’ailleurs pas à sentir le sang s’écouler sur ta langue, suite d’une peau vulgairement arrachée comme un vieux pansement humide. Tu souris, amusé. Si seulement il savait que le Gouvernement se cache en toi. Que l’agent chargé de son dossier n’est autre que toi. Un rictus qui peut plausiblement paraître en un sourire attendri. « Ne t’en fais pas pour moi, Grimes. J’suis un grand garçon. » Ta voix est calme, posée. Tu jouis de cette position d’agent double, jeté en pâture dans cette cage. C’est grisant. Tu l’attires contre toi pour répondre à son baiser, avant de lui grimper dessus, à califourchon. « Pourquoi le Gouvernement en aurait après toi ? » Tu viens mordiller sa lèvre, joueur, avant de te redresser pour quitter le lit. Tu attrapes ton sous-vêtement pour te rhabiller lentement, au moins pour cacher ta nudité. Ton jean suit le même chemin. Tu te tournes vers lui. La vue sur son corps nu t’est encore offerte. Le pire, c’est qu’elle n’est pas déplaisante. Un beau spectacle. « On s’retrouve quand ? » tu demandes.


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            MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Dim 15 Oct - 18:40


            Son regard, trop appuyé, trop long, me perturbe plus que je ne samurais l’avouer. J’ai l’impression de passer aux rayons x et ça me rend facilement mal à l’aise. J’aime ses prunelles. Et me voir accorder un regard autre que de dégoût est étrangement agréable. Néanmoins je continue à me sentir perturbé. Je sursaute lorsqu’il reprend la parole, je fronce les sourcils juste ensuite et détourne le regard. Je sais que je ne dois pas prendre au pied de la lettre tout ce qui m’est dit. Je sais aussi que je prends les choses trop à cœur. Seulement je suis blessé. Il utilise mon nom de famille. Après ce moment d’intimité. Et je me sens comme le morceau de viande dans lequel il a croqué, mais qui va quitter son assiette sitôt le repas terminé. Je soupire malgré tout contre ses lèvres, apprécie le baiser partagé ainsi que cette position qu’il prend. Je serais presque capable de jouer le jeu du couple d’amants amoureux. Presque. Parce que je sais que nous ne sommes qu’amants passagers. Presque. Parce que je sais qu’il n’est pas amoureux de moi. Presque. Parce que je ne sais même pas si moi je le suis. Presque… Parce que c’est effectivement un jeu. Pour lui probablement. « Grimes hein ? » Que je lâche finalement lorsqu’il m’abandonne pour son dessous. Il dissimule sa nudité derrière ses vêtements et je me prends à l’observer tout de même durant la manœuvre. Au moins pour me repaître de lui un peu plus longtemps. Je soupire lorsqu’il m’interroge sur mes doutes à propos du gouvernement. Je sais que ça semble fou. Je ne suis qu’un addict qui a fait un passage en prison. Seulement j’ai l’impression que quelqu’un me suit depuis quelques temps. Et avec mon implication dans la Nilfheim, je sais que ce n’est qu’une question de temps avant qu’une merde me tombe dessus. Je ne voudrais pas attirer Carter dans ce tourbillon qui m’attend.

            « Tu sais, après la prison… Je sais pas. Pt’ête qu’ils croient que j’suis en contact avec des malfrats. Ou que j’ai toujours des contacts à l’intérieur. Ou j’sais pas trop… Mais y’a quelqu’un qui m’suit. Ca j’en suis presque sûr. Et comme il paraît que ça… » Je fais un mouvement de la main pour nous désigner à tour de rôle. « C’est pas autorisé… Si y’a vraiment quelqu’un derrière mon cul et qu’il nous a vu… Tu vas être dans la merde quoi. » j’évite de le regarder alors que je prononce ces mots. Je ne veux pas qu’il voit l’inquiétude dans mes yeux, à la simple idée qu’il soit mis en danger par ma faute. Pourtant je ramène bien vite mes prunelles sur lui lorsqu’il me demande quand on se revoit. Et mon cœur s’emballe soudainement. Les battements sont désordonnés, erratiques et trop rapides, mais j’apprécie la soudaine ferveur qui me prend. Il veut me revoir. Et rien que l’idée m’emplit de joie. Pourtant je ne réponds pas immédiatement. Je me contente de me lever à mon tour, pour arriver à sa hauteur et poser mes mains sur ses hanches. Je l’attire à moi doucement, pour l’embrasser de nouveau et finalement baisser les yeux. « Pourquoi ? » Je recule finalement dans un soupir, me détourne, lui offre mon dos comme vision avant de grogner et me retourner d’un seul bloc. « Pourquoi tu veux qu’on s‘revoit en fait ? T’as eu c’que tu veux non ? Va pas m’faire croire que tu veux t’encombrer d’ma gueule de taulard. T’as rien d’mieux à foutre… ou à baiser ? »

            Peu importe à quel point je veux me perdre dans ses bras. Peu importe à quel point il m’attire. Peu importe à quel point je le veux dans ma vie. Je sais que je ne suis qu’un fardeau. Le manque de confiance en moi qui me qualifie si aisément revient prendre ces droits à ce moment bien précis. Et même si je sais que je suis en train de tout gâcher, je ne peux m’en empêcher. Parce que je n’imagine pas une seconde qu’il puisse être content d’être avec moi. Et je ne pense pas non plus être assez bien pour lui… même si au final je ne sais pas grand-chose de sa personne…

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              MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Ven 20 Oct - 15:09





              Impossible de nier que l’acte partagé avec le brun fut agréable. Tu as pris ton pied dans cet échange, tu as savouré chaque seconde, chaque caresse et chaque baiser sans ressentir la moindre nausée, ou une toute autre marque de dégoût que tu aurais pu espérer, attendre de ta propre personne. Mais rien de tout cela n’est venu troublé cet instant intime. Rien du tout. Étrange sensation que celle de se faire piéger par une force plus forte qu’un homme. Tu ne l’a jamais crains, tu n’as jamais eu peur des réactions du petit brun. Tu t’en es toujours amusé. Pourtant, ce moment de douceur et de plaisir a développé une nouvelle perspective à cette image que tu possédais de lui. Les remords s’ancrent un peu plus à tes chevilles, comme le boulet qu’un prisonnier traîne difficilement derrière lui. Jamais tu n’aurais dû. Néanmoins, Eamon est devenu ton obsession quotidienne. Du matin jusqu’au soir, tu ne penses plus qu’à cette affaire. Tu ne penses plus qu’à cet homme dont le Gouvernement veut la peau à tout prix pour une raison qui t’échappe. Un faux pas, et tu seras forcé de le livrer, de rompre ta carcasse et de briser le masque que tu t’es forgé au fil des semaines. À ses yeux, tu ne deviendras qu’un milicien qui s’est foutu de sa gueule. Et cette simple chose t’agace. Tu t’y refuses. Une dualité se creuse un joli dans les tréfonds de ton âme : l’envie d’effacer les ravages de ton existence au sein du Gouvernement, d’effacer les regards qui pèsent sur ton dos lorsque tu déambules dans les rues sapé comme les agents, d’effacer ton score de vie salement arrachée contre l’envie de faire régner l’ordre, d’espérer faire le bon choix, de prendre les bonnes décisions, de satisfaire ton besoin insatiable de reconnaissance.

              Tu remontes ton boxer le long de tes cuisses, fais de même avec ton jean avant de venir refermer la boucle de ta ceinture. Tes pupilles animées par la précédente extase semblent chercher ton t-shirt, mais tu en viens rapidement à la conclusion que ce dernier s’est perdu dans l’entrée de l’appartement. « Si quelqu’un te suit, cette personne m’aura simplement vu rentrer chez toi. Rien de plus. Tu n’as pas d’inquiétude à avoir pour ça. » dis-tu, avant d’imiter son précédent geste. « Je ferai attention, Eamon. » Tu apprends de tes erreurs passées. Une habitude que tu vas devoir prendre pour détruire petit à petit ce masque de haine que tu semblais arboré simplement pour lui, jusqu’ici. Eamon. Pas Grimes. Eamon. Un sourire naît sur ton visage lorsque tu sens ses mains se déposer avec délicatesse sur tes hanches, savourant ce baiser trop léger à ton goût. Tu plonges ton regard azur dans le sien. Soudain, l’expression de ton visage se transforme. Sourcils froncés, mine d’incompréhension, regard perdu. Pourquoi une telle réaction de la part du bel homme ? Tu t’approches tandis qu’il te tourne le dos, mais te fais surprendre par ce revirement de situation. « Hey, tu veux bien te calmer trente secondes ? » soupires-tu. Ton index soulève son menton afin que ses yeux croisent les tiens. « Ne gâches pas tout. Si tu ne veux plus me revoir, il suffit de me le dire. Je m’en irais sans faire d’histoire. » Ta main libre glisse de son dos avant de s’aventurer sur ses fesses magnifiquement rondes. « Tu n’as qu’à me le demander. Et je disparaîtrais. » Un coup de poker. Un coup d’avance sur l’échiquier. Un rejet de sa part reviendrait à mettre un terme à ton enquête, reviendrait à n’avoir aucune réponse quand à cet inexplicable sentiment qui t’habite en sa présence. « Demandes-le moi et ce sera la dernière fois que tu me verras. » Front contre front. Main posée sur son fessier. Tu l’attires contre ton corps avant qu’un baiser ne vienne sceller vos lèvres une toute nouvelle fois.


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              MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Dim 5 Nov - 18:30


              Eamon Mon prénom résonne étrangement à mes oreilles. Lorsqu’il prononce ces deux syllabes, je me sens curieusement apaisée. Pour quelques secondes à peine. Qui sont suffisantes pour me laisser esquisser un sourire et m’approcher de lui dans ma nudité totale. Je veux goûter ses lèvres de nouveau, comme pour me délecter de leur goût. Pour le cas où ça n’arriverait plus jamais. Curieusement, cette impression ne veut pas me quitter. Peu importe la douceur de ses lippes contre les miennes. Peu importe la chaleur de nos torse qui se touchent presque. Peu importe tout ce qui peut nous avoir agités aujourd’hui. Peu importe tout ça. Parce que je crains réellement le fait de ne jamais le revoir. Peut être au détour d’une rue. Avec qu’il ne détourne les yeux en prétendant ne pas me connaître. Je crains de m’être trop dévoilé dans cette étreinte délicieuse. Je crains avoir perdu la saveur d’inédit qui semblait le ravir jusque là. Je ne suis plus une nouveauté. Mais un cruel ennui à venir. De ça je suis persuadé. Et cette idée fixe m’empêche de profiter du moment. Pire, elle déclenche une de ces crises de conscience qui me prennent parfois et me pourrissent la vie. Comme celle-ci va probablement briser le moment de quiétude qui m’a pris depuis quelques minutes maintenant. Je me perds dans une paranoïa qui me rend malade, alors que les mots m’échappent sans discontinuer.

              Sa réaction pourtant, me calme plus efficacement que tous les mots qu’ils pourraient prononcer maintenant. Il ne rit pas. Il ne part pas en courant pour me fuir. Il ne me dit pas de la fermer. Je pourrais presque croire qu’il m’écoute, qu’il a l’habitude de ces crises de panique qui me prennent parfois. Et dans ses azurs, je sens ma verve se taire, pour laisser mes oreilles prendre le relais. Je l’écoute avec attention avant de poser mes mains sur lui de nouveau. Sur son torse, je sens la chaleur se répandre à travers mes doigts et les battements de son cœur qui résonnent. Je ne sais pas quoi lui répondre. Je ne veux lui demander de s’en aller sans jamais revenir. Mais le simple fait qu’il me laisse le choix, qu’il me laisse maître de mon destin m’empli d’un sentiment étrange de bien être. Je ne parviens pas à exprimer ce que mon palpitant emballé cherche à faire savoir, mais je profite du baiser que l’on partage pour me serrer un peu plus contre lui. Mes mains s’échappent, viennent dans sa nuque et j’attends quelques secondes avant de rompre de nouveau le contact entre nous. Je m’échappe, tout en restant à proximité. Suffisamment pour sentir sa chaleur. Pas assez pour me perdre dans une nouvelle étreinte « J’veux pas qu’tu partes. J’croyais juste que c’était c’que tu voulais. T’sais genre… Baiser et t’barrer. T’as l’air d’être c’genre de gars. A t’barrer avant l’réveil. Ou à disparaître sans jamais donner d’nouvelles. J’t’offre juste une porte de sortie si c’est c’que tu veux. J’veux juste être au courant, j’en ai marre d’être jamais au courant de rien, même quand ça m’concerne. » Je soupire finalement avant de me détourner de nouveau.

              Cette fois, aucune agitation ne me prend. Je me contente juste de me rhabiller en silence d’abord, avant de ramener mon regard sur lui lorsque je reprends la parole. « J’mentais pas tu sais. J’devais vraiment aller quelque part. Et j’suis en retard. J’espère juste qu’il est d’bonne humeur, sinon j’vais m’faire défoncer. » Une étrange confiance en lui me prend, alors que je déballe plus que je ne le voudrais. Une oreille attentive saurait comprendre que je cache quelque chose en ne prononçant pas tous les mots. Pourtant je ne prends pas garde. « J’habite plus ici en fait mais… Si jamais tu veux qu’on s’revoit, j’suppose que j’pourrais passer d’temps en temps. J’voudrais pas t’attirer d’emmerdes en t’faisant v’nir où j’habite maintenant. » Une galipette, quelques mots gentils, et je me retrouve avec beaucoup trop de confiance en cet homme. Parce qu’il a su me calmer plus efficacement et sans drogue. Parce qu’il a su éveillé un cœur abîmé. Parce que je sais que j’ai des sentiments pour lui depuis longtemps. Et que je ne veux plus réprimer cette envie, ce besoin, d’avoir un nouvel allié dans ma vie. Potentiellement un qui ne m’utiliserait pas selon son bon vouloir.

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                MessageSujet: Re: let down my guard ▬ (eamon)   Lun 20 Nov - 19:13


                Chacune de ses réactions te semblent disproportionnées. Comme si le petit brun était victime d’une dualité profonde. Comme si son cœur et sa raison préparaient une lutte folle en quête d’une réponse à donner en vitesse, réponse irréfléchie. L’incompréhension teinte parfois ton visage, bien vite camouflée par une expression se voulant réconfortante. Tes mains devenues froides caressent encore son dos, touchant et redécouvrant le grain de sa peau une énième fois, le long de sa colonne vertébrale. Étrange sensation que de ne pas vouloir quitter cet instant pourvu de tendresse, de caresses et de chaleur corporelle. Toute aussi étrange impression de devoir se défaire de ses bras ainsi que de ses lèvres chaudes. Les questions s’imposent à ton esprit, une à une. Puis le jeune homme se détache, s’arrache à ce cocon provisoire que vos corps forment pour libérer un monologue incessant, décousu dont tu ne comprends pas forcément le sens. Son accent ne facilite pas la tâche. Il s’emmêle les pinceaux. Alors tu enchaînes avec des mots rassurants. Tu poses tes dernières cartes sur la table, tu te couches, un coup de poker pour avoir une chance de succès au prochain tour.  La réflexion est compliquée. Tu ne fais qu’agir. Rien n’est calculé. Tout ce fait naturellement, comme un instinct de survie primaire qui se met en route, guidant chacun de tes gestes, chacune de tes paroles.

                Et le contact de ses mains se fait chaleureux contre ta peau. Ta bouche laisse s’échapper quelques mots. Juste assez pour qu’une certaine confiance s’installe. Pour qu’il puisse se sentir en sécurité. Pour qu’il ne t’échappe pas entre les doigts. Si près du but. Ton rythme cardiaque s’accélère davantage alors que ses yeux se plantent dans les tiens. Le langage du regard est bien plus puissant que tout le reste. Plus que celui du corps. Plus que celui des mots. Puis Eamon se détache à nouveau. Cette dualité de l’esprit se joue aussi dans le creux de tes bras. Il veut y rester tout autant qu’il veut s’en défaire. Tu le laisses aller et venir, le laisses s’emprisonner pour mieux se libérer ensuite. « Hey, arrête. Tu te fais du mal tout seul. C’est vrai que j’suis pas un chic type ou le genre de gars à qui on fait confiance, d’habitude. J’ai déjà baisé pour me barrer sans rien dire le lendemain matin, ouais. Mais, avec toi c’est différent. » Ce n’est pas tant un mensonge que ça. Ce n’est même pas une tromperie, à vrai dire. Une vérité pouvant être comprise de bien d’innombrables façons, certes, mais une vérité tout de même. « Et si tu ne veux pas que je parte, alors je reste avec toi. Je n’ai rien de prévu. »

                Ton regard se pose alors sur sa silhouette fine s’éloignant à nouveau pour retrouver ses vêtements. Il enfile son haut avant de se tourner vers toi, toujours silencieux, debout, droit comme un piquet. De qui parle-t-il ? Où doit-il aller ? « Tu as déjà quelqu’un, c’est ça ? Pourquoi te ferait-il du mal ? » Une situation qui t’échappe, au final. Des informations que tu n’avais pas réviser, que tu n’avais pas préparer à l’avance. « Tu n’habites pas ici ? J’ai eu de la chance de te trouver là ce soir, alors… Bien sûr que j’ai envie de te revoir. Peut-être qu’on pourrait se voir de temps à autre chez toi, et qu’ici ne serait que pour ce genre d’occasion. Mh ? » Tu fais un pas dans sa direction et te penches pour déposer un baiser dans son cou. Puis, tu te répètes, encore. Pour être certain qu’il t’ait entendu. « J’ai envie de te revoir, Eamon. »

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