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 Titanium |Carter|

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RUNNING TO STAND STILL

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↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
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MessageSujet: Titanium |Carter|   Ven 17 Mar - 23:10


Titanium
Stone-heart, machine gun, firing at the ones who run. Stone heart loves bulletproof glass. You shoot me down but I won't fall, I am titanium. ••• Les papiers étaient étalés devant elle. La jeune fille n'en avait plus besoin, elle connaissait leur contenu par cœur. Même sans son hypermnésie, elle aurait été capable de réciter chaque page sans la moindre erreur tellement elle les avait relues. Encore et encore. Et elle ne savait toujours pas quoi y penser. Finalement, il avait fallu de nombreux mois pour qu'elle commence à se poser des questions. Pour qu'elle accepte cette possibilité. Ambre aurait aimé faire un trait dessus, oublier et continuer à vivre. Cependant, ce serait se mentir. Et elle ne pouvait pas éliminer la moindre chose qui lui était arrivé. Son cerveau gardait tout. Et le lui ressortait continuellement. Avec le temps, elle avait appris à gérer ce surplus d'informations quotidien, qui menaçait de griller ses neurones. Puis, il fallait l'avouer, son blocage émotionnel l'avait grandement aidée. Il l'avait empêchée de s'interroger sur le bienfait de ses actions, sur ses valeurs, sur son éthique. Etait-ce bien de tuer des gens pour son simple plaisir ? Voilà une question-type qui la faisait seulement sourire. Une sourire vide. Froid. Voilà une question-type dont elle ne s'était jamais embarrassée. C'était ce qui faisait flipper les peacekeepers ou shadowhunters travaillant avec elle. Parce qu'elle exécutait l'ordre. Qu'importe le nombre de personnes qui périssaient au cours de sa mission. Tant qu'elle arrivait au résultat demandé. Et surtout, elle le vivait très bien.

Sauf qu'aujourd'hui, il y avait une notion différente qui s'immisçait dans son esprit. Laquelle ? Celle de la famille. Sa famille. Ses géniteurs avaient disparu lors de la Catastrophe et, à vrai dire, elle ne s'était jamais préoccupée de les retrouver. Vu les traces qu'elle gardait de leur passage dans sa vie... On ne pouvait pas dire qu'ils lui manquaient réellement. Mieux encore, la jeune fille avait presque trouvé un semblant d'équilibre depuis leur évaporation. Niklas occupait une figure que certains qualifieraient de « paternel », notamment depuis cette soirée de Noël, Kenneth donnait l'impression de vouloir la protéger, Anatoly lui donnait l'occasion de pouvoir se défouler... Alors oui, elle n'était peut-être pas dans des relations modèles, celles que les parents souhaiteraient pour leurs enfants, mais la jeune fille s'en moquait pas mal. Elle pouvait tuer, elle pouvait retrouver cette sensation grisante lorsque l'adrénaline se glissait dans ses veines. Et, pour le moment, elle n'avait pas besoin de plus. Et elle espérait ne jamais avoir besoin de quelque chose d'autre. Sa vie s'était résumée à n'être qu'un vulgaire pantin, subissant sévices et souffrances. Tant que ce côté-là pouvait disparaître, elle accepterait n'importe quoi. C'était ce que Dante lui avait permis. Elle n'avait plus besoin d'être ce coeur de marbre. Elle avait le droit de montrer ses peurs, ses doutes en sa présence. Il était le seul le lui permettant. Et il était certainement l'élément le plus sain dans son entourage. Un élément qui stabilisait sa vie, même si l'italienne ne pourrait jamais l'avouer à haute voix. Ce n'était pas normal. Il était plus banal de recevoir les coups dans son monde, que de la douceur. Ainsi, son propre comportement dans ce cas-là la stressait.

Néanmoins, tout basculait forcément un jour. Et là, il y a quelques mois, Ambre avait croisé quelqu'un qui l'avait intriguée. Parce que son visage était étrangement proche de celui de son géniteur. Ses expressions faciales, son comportement. Sur le coup, elle avait préféré ne pas s'en occuper. Puis elle l'avait revu. Une fois. Deux fois. Et de nombreuses autres, puisqu'il était peacekeeper. Les questions se sont bousculées. Et son esprit eut, pour la première fois, besoin de réponses claires. Alors, elle a lancé sa recherche. Il avait fallu plus d'un mois pour tout obtenir. Pour retrouver les pièces manquantes, pour interroger ceux qui avaient été proches de sa famille. Jamais elle n'aurait pensé que ce serait aussi compliqué. Mais, étrangement, l'arène avait été la solution. Puisque la jeune fille avait été contactée par la suite. Un mystérieux homme qui lui avait offert la fiche manquante. Le détail qui permettait de tout délier. Et, finalement, après sa rencontre avec Kenneth, elle avait décidé de mettre de côté les tueries et de terminer cela. Même si elle ne savait pas comment s'y prendre. Voilà pourquoi elle fixait, le regard vide, tous les morceaux de papier éparpillés devant elle. Comme si cela allait lui offrir une solution sur un plateau d'argent.

Après de longues minutes, elle se décida à tout ramasser, à tout mettre en tas et à le glisser dans une sacoche. Mieux valait agir que réfléchir et peser le pour et le contre pendant des jours et des jours. Surtout qu'elle pourrait être du genre à le faire. C'était tout le paradoxe chez elle. La jeune fille jeta un regard à sa tenue. Il était temps d'enfiler de nouveau son uniforme. Puisqu'elle comptait se rendre  au QG des peacekeepers, au premier étage du bâtiment du Gouvernement. C'était l'endroit où elle avait le plus de chances de le trouver. Son frère. Son frère aîné. Rien que d'y penser était étrange. Comme si elle estimait que ce n'était pas possible. Que ce n'était pas normal. Quoi qu'il en soit, les habits noirs des shadowhunters la recouvrirent bientôt. Elle accrocha ses armes de service à leur emplacement habituel et son épée se retrouva sur l'arrière de ses cuisses, accrochée à sa taille. Oui, elle devait bien faire flipper comme ça. Qu'importe, elle attrapa la sacoche remplie du fruit de ses recherches et quitta son appartement. Cette nuit, pourtant, elle aurait dû être au Little Darlings, se trémoussant devant des clients tous plus défoncés, plus désagréables, plus dégueulasses les uns que les autres. Leurs mains se seraient baladées sur sa peau, et d'autres parties de leur corps auraient trouvé leur chemin sur le sien. Ce corps mille fois souillé, mille fois détruit, qui finalement n'avait jamais connu le plaisir.

Elle ne déambula pas longtemps dans les ruelles de la Nouvelle-Orléans. Un but avait été fixé, autant l'accomplir le plus rapidement possible. Personne ne tenta de l'arrêter lorsqu'elle passa devant les gardes. Bon, sa tête devait être encore plus glaciale qu'à l'ordinaire. Aucun remerciement ne passa le mur de ses lèvres, ni aucune salutation d'ailleurs. Certains raleraient une fois de plus, lançant que la jeunesse avait beaucoup perdu, que de leur temps, rien de tout ça ne se serait passé. Ambre n'y avait jamais accordé la moindre attention. Et aujourd'hui encore moins. Ses pas la menèrent jusqu'à l'étage réservé aux miliciens. Ses yeux vairons se promenèrent sur les silhouettes tandis qu'elle sentait une certaine hostilité se glisser dans la pièce. Comme toujours, l'arrivée d'un shadowhunter était très mal perçu. Même au sein du Gouvernement. Enfin bon... Son regard se posa sur la silhouette qu'elle cherchait. Carter. Elle prit sa direction, sans que la moindre émotion ne se glisse sur son visage. Elle se planta devant lui alors que ses collègues l'abandonnaient petit à petit. Elle attendit qu'ils soient tous hors de voix, lançant planer sans forcément le vouloir un climat plutôt anxiogène. Néanmoins, elle brisa très rapidement le silence :

« Tu es mon frère. »

Au moins, c'était cash ça. Bon, avec elle, il n'y avait pas de risques d'y aller par quatre milliards de chemin. Après, c'était peut-être un peu trop direct comme aveu pour un humain lambda....

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↳ Opinion Politique : Pour être honnête, t'en as rien à foutre. La seule et unique chose qui importe à tes yeux, c'est de sauver ta peau. Tu es ni contre, ni pour. Tu te dis que cela pourrait être pire. Tu te dis être maître de tes choix. Personne ne peut avoir la prétention de te dompter. Tu joues double-jeu. L'autorité ne représente rien à tes yeux, tu ne t'y plies que pour les avantages que t'apporte ta position.
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MessageSujet: Re: Titanium |Carter|   Sam 18 Mar - 11:59



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Le ciel s’est assombri alors que le soleil ne demandait qu’à se lever. Les nuages ont pris possession de ce voile bleu pour que la pluie s’abatte sur la ville, sur toi, te trouvant juste en-dessous. Tu relèves le col de ta veste et te mets à courir dans les rues, tentant de fuir les trombes d’eau, de passer entre les gouttelettes. Tu ne fuis pas la nuit que tu viens de passer, bien au contraire, tu aurais aimé qu’elle dure plus longtemps. Tu aurais aimé pouvoir goûter ses courbes, goûter sa peau, violenter son corps frêle, souiller sa pureté une dernière fois avant de la quitter. Mais l’aube est arrivée bien vite, te coupant de cette fougue inégalable pour te rappeler à ta vie « convenable ». Cette vie dont tu peux parler lorsque l’on te demande ce que tu as fait la nuit dernière. Cette vie pour laquelle tu n’as aucun secret à cacher.

Tu traverses les rues au pas de course. Ta respiration se saccade alors que tes pieds plongent dans d’immenses flaques d’eau. Tu ne sais plus pourquoi tu cours, tu es trempé de la tête aux pieds. Tu continues quand même. Bientôt, tu pénètres dans le petit immeuble presque désert dans lequel tu vis. Ton corps est encore engourdi par les positions de la nuit passée et par ton jogging improvisé. Tu gravis les marches une à une, cherchant tes clés dans ta besace. Mais tu n’en auras pas besoin. Tu soupires une nouvelle fois. Le matin se lève à peine sur la Nouvelle-Orléans et une mauvaise nouvelle vient déjà tomber, alors que tu te trouves sur le seuil de ta porte. La serrure a été fracturée. Tu la pousses du bout du doigt, n’ayant aucunement besoin de plus que ton index pour que l’entrée s’effondre sur le sol, tel les cartoons de ton enfance. Pourtant, tu n’as pas le cœur à rire, comme tu le pouvais le faire autrefois. Les choses ont changé depuis ce temps. Tu as changé.

Tu enjambes la planche de bois et regardes le désordre de la pièce, comme si tu étais étranger à cette scène. Etranger à ton propre « chez toi ». Ton compagnon à quatre pattes se rue vers toi, apeuré par ce qu’il a dû endurer cette nuit. Tu le flattes avec le plus de tendresse dont tu es capable à ce moment précis. Tu prenais du bon temps alors qu’Arès vivait l’enfer. Du remord ? Jamais. De la compassion pour ton animal de compagnie ? Sans un doute, un peu. Tes yeux observent ton minuscule studio. Une tornade semble être passée par là. Le mobilier est fracassé sur le plancher, tes affaires éparpillées sur le sol. Les questions s’imposent les unes après les autres dans ton esprit. Tu demandes ce qu’ils cherchaient, ce qu’ils pouvaient y a voir de si précieux ici.

Tu ne possèdes rien. C’est à peine si ton appartement te sert de logement, étant toujours en vadrouille ou dans les draps d’un autre. Putain. T’as envie de tout envoyer péter, de casser la gueule au premier venu, mais t’es bien trop fatigué pour courir après l’abruti fini à la pisse qui s’est amusé à saccager ton appartement. La pendule, étonnement toujours en place au-dessus de la porte de la cuisine, indique cinq heures. Il te reste trois heures avant de prendre ton boulot. Trois heures pour dormir, remettre les lieux dans état convenable, et foutre cette fichue porte dans ses gondes. Tu rassures ton clébard encore quelques minutes, avant de lui intimer de s’allonger sur sa couchette, seule chose que les ravisseurs n’ont pas pris la peine de toucher. Peut-être Arès avait-il montré les crocs ? Un bout de tissus qu’il s’amusait à déchirer un peu plus t’indiqua que, oui, il ne s’était pas laisser faire. Tu es même étonné qu’il n’ait rien. Soulager.

Ta veste et tes pompes trempées sur le rebord de la fenêtre, tu ranges. Deux heures passent sans que tu ne les voies, invisibles. La porte est remise sur pieds, les étagères à nouveau collées contre les murs, tes affaires à leur place. D’un revers de la main, tu essuies une perle de sueur à la naissance de ton sourcil avant de te diriger vers ta salle-de-bain. Tu n’as plus le temps de prendre une douche. Tu te déshabilles jusqu’à te montrer nu comme un ver, ta silhouette se reflétant dans le miroir brisé. Une toilette rapide et tu enfiles ta tenue de milicien. Ton uniforme. Prêt, tu sors de ton studio, Arès sur tes talons. Retour à cette pluie diluvienne.

La journée se passe rapidement. Quelques heures sur le terrain, toi et ta faction avait abattu une dizaine d’hommes. L’adrénaline, cette sensation de puissance qui sommeille alors jusque-là, se réveille pour laisser place à de la rage. Tu as du sang sur les mains, oui, mais ça ne te fait plus rien depuis longtemps. Il te suffit de tourner le dos et de laisser les simples soldats faire leur boulot : faire disparaître les corps. Tu tues parce que c’est ta mission. Soldat dans les forces spéciales, tu avais déjà ce devoir. Arès ne couine plus. Tu l’as rendu aussi froid que toi. Rien ne change, si ce n’est tes ennemis.

De retour dans le bâtiment du Gouvernement, installé à ton bureau, ton chien allongé sous le radiateur, tu rédiges des rapports. Paperasses inutiles que tu gribouilles à l’encre noire n’y donnant que peu d’importance. Rapidement, un supérieur vient te demander des nouvelles sur le dossier Grimes. Ta langue passe sur tes dents. Ils ne vont pas te lâcher avec ce type, hein ? « Toujours dessus. » Te contentes-tu de répondre. Tu te lèves de ce bureau et rejoins tes collègues des renseignements. Tu as besoin d’une adresse, d’un lieu qu’il fréquente souvent. Cette demande ne tarde pas. On te donne un dossier sur lequel est inscrit ce que tu recherchais. Eamon Grimes. Ce simple nom te met hors de toi. T’veux juste récupérer des informations et ce crétin te barre la route, ne révélant que certaines choses sans importance. Tu déchires ce qui t’intéresses, et le fourres dans ta poche, laissant le dossier dans les mains du soldat-secrétaire. L’organisation de la milice t’étonnera toujours…

Des bruits de pas, des chuchotements résonnent dans le couloir, t’arrachant à tes pensées. Quelque qu’un d’inhabituel dans les bureaux, sans doute. Tu lèves la tête et ton affirmation est vite validée par la vision d’une demoiselle en uniforme. Uniforme différent du tien. La jeune femme s’avance vers toi. Bordel, qu’est-ce qu’elle te veut ? T’as pas que ça à foutre. Alors que les autres soldats la fuient comme la peste, ton compagnon vient se poster près de toi, prêt à l’attaque, grognant. D’un geste de la main, tu lui intimes de rester calme et de se taire. T’attends de voir ce que Del Nero te réserve.

« Et je suis mère Térésa. » Sa révélation te laisse échapper un rire mauvais. « On se laisse attaquer le cerveau par les zombies ? » Ta voix froide résonne dans la pièce. Ta journée est déjà suffisamment emmerdante pour que cette gamine arrogante en rajoute. « Ne me fais pas perdre mon temps, j’ai d’autres choses à foutre que de m’occuper de la folle du coin. Sors d’ici. Retournes dans la zone de décontamination, Del Nero. » Cela a beau être une supérieure, ce n’est qu’une enfant à tes yeux. Agacé par cette nouvelle manière de t’approcher pour te gâcher la vie, tu retournes t’installer à ton bureau.



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MessageSujet: Re: Titanium |Carter|   Ven 31 Mar - 0:47


Titanium
Stone-heart, machine gun, firing at the ones who run. Stone heart loves bulletproof glass. You shoot me down but I won't fall, I am titanium. ••• Elle se doutait bien que la réaction du peacekeeper serait violente. Il n'allait pas prendre ses mots pour argent comptant. Et vu la galère qu'elle avait eue à retrouver tous les détails durant sa recherche, elle se doutait que Carter n'était au courant de rien. Déjà, même elle en était convaincue qu'un lien de sang les reliait, il lui avait fallu des semaines pour rassembler les preuves. Des putain de semaines. Pour une espionne, c'était pathétique tout simplement. Et si elle n'avait pas reçu cette analyse ADN, elle n'aurait certainement jamais fait le rapprochement ultime. Jamais elle n'aurait débarqué au milieu de la journée pour lui parler, lui annoncer la nouvelle avec la diplomatie dont elle savait si bien faire preuve. La cacophonie du lieu aurait pu apparaître comme dérangeante, mais ses capacités de concentration étaient telles qu'elle parvenait largement à passer au-dessus. Un bruit de fond, tel un parasite. Un bruit de fond, comme pour lui rappeler son cerveau toujours en fonctionnement, toujours empreint de pensées, alors même que le silence serait nécessaire pour sa survie. Profondes inspirations, bien trop bruyantes à ses propres oreilles. Sa révélation était tombée, telle la lame d'une guillotine sur le cou d'un condamné à mort. Peut-être l'était-il à présent ?

Elle encaissa la remarque sarcastique de Carter sans broncher. S'attendait-il à lui faire du mal en prononçant de telles paroles ? Si tel était le cas, il devait être déçu, le visage d'Ambre ne s'était pas modifié d'un seul trait. Elle restait là, à le fixer des deux petites billes noirs qui lui servaient de pupilles. Respiration, rythme cardiaque, tout était toujours égal à elle-même. Oh, parfois, elle aimerait péter un câble. Hurler, déchirer les pans de sa propre froideur. Être une humaine plus qu'un robot, puisque c'était ce que préférait la société. Ce n'était pas faute d'avoir essayé mais il fallait croire que de nos jours, un simple masque ne suffisait plus. Et que son adaptation n'était pas assez poussée. Devrait-elle aller jusqu'à ressentir pour se fondre dans la masse ? Quid de la moralité, de la conscience que ses actions allaient prendre ? Une nouvelle dimension qu'elle n'avait jamais exploré, mais d'après Violet, elle était condamnée à l'Enfer. Ou une connerie du genre. Cela allait sans dire qu'Ambre et la religion étaient en conflit perpétuel. Elle n'avait jamais supporté l'Eglise et son hypocrisie, même si aujourd'hui, peu étaient ceux qui croyaient encore à un enfer ou au paradis. Vu la merde que c'était sur Terre, ils s'étaient fait une raison. Bonne idée, au moins, moins de personnes la feraient chier dans la rue.

La froideur de son interlocuteur résonnait dans la pièce, faisant écho à la sienne. Ils avaient beaucoup plus en commun qu'ils ne parviendrait certainement à l'admettre un jour. De toute façon, l'un avait été abandonné à la naissance, l'autre avait été transformé en monstre, lequel était le plus à plaindre ? Il avait échappé à tout cela. Après, la jeune fille n'avait pas réellement trouvé des informations sur ce qu'il avait vécu. Peut-être qu'il accepterait de lui en parler ? Un jour. Pas aujourd'hui. Elle s'attendait à ce refus, à se faire prendre pour une folle mais l'entendre lui octroyait une toute autre dimension. Déjà, elle lui était supérieure en grade, mais il la considérait comme une gamine, comme une peste. Et ensuite... Il n'était pas en train de faire grand-chose, et elle lui demandait simplement quelques secondes d'écoute. Sans trop savoir pourquoi elle attendait tant de cette rencontre. Sans se rendre compte qu'elle attendait de lui qu'il soit un frère. Qu'il soit cette famille qu'elle n'avait jamais eue, celle qu'elle voyait dehors, qu'elle croisait au gré de ses meurtres. Quand un père de famille s'effondrait sous sa balle et que les autres pleuraient sa perte lors de l'enterrement. Quand un aîné rassurait un des plus jeunes quelques secondes avant de se faire refroidir. Comme si, inconsciemment, elle recherchait juste une relation familiale normale, empreinte de confiance et de tendresse.

"Je leur refroidis plutôt le leur de cerveau aux zombies. Tu veux que j'essaie sur toi aussi ?"

Il avait fait quelques pas pour se diriger derrière son bureau. Les doigts posés sur le bois furent le point idéal pour montrer qu'elle était folle. En quelques mouvements, le poignard fut sorti de son fourreau, et s'enfonça à un millimètre de la peau de Carter. Une précision liée à un entraînement quotidien. Le chien effectua un mouvement dans sa direction, elle ne lui prêta aucune attention. S'il osait l'attaquer, il serait décapité dans la foulée. Elle n'appréciait guère les animaux, et les tuer ne l'avait jamais dérangé. Déjà que le respect des humains était en option chez elle, alors si elle devait en avoir pour des êtres inférieurs... La sacoche contenant les papiers relatifs à leur lien de parenté fut lancée sur le bureau.

"Si ton cerveau l'accepte, voilà un peu de lecture. Après, tu n'auras besoin de poser le regard que sur la première feuille. C'est une analyse ADN comparant les deux nôtres."

Froide, droite dans ses chaussures, elle ne partirait pas avant un moment. Le brouhaha derrière elle finissait par s'éloigner, comme si les hommes ici présents avaient fini par fuir, effrayés par l'ambiance électrique qui était en train d'envahir le lieu. Sa voix retentit à nouveau, toujours aussi monotone :

"Est-ce que ça te semble un peu plus réel maintenant ? Es-tu disposé à discuter ?"

S'il lui disait non... Elle l'assommerait et l'obligerait à l'écouter quand même. Et à lui parler. Bref, tout à fait saine d'esprit.

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MessageSujet: Re: Titanium |Carter|   Dim 9 Avr - 22:55



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Le brouhaha entre ces murs t’agace. Un bruit incessant qui joue sur tes nerfs. Un bruit tel que t’as envie de te barrer chaque fois que ton pied franchit le seuil du bâtiment. T’aimes le silence, le calme de ton appartement. Calme volé par quelques crétins, bien trop cons pour suivre sa cible pour quelques renseignements : ils auraient été suffisamment informés pour savoir que tu ne possèdes rien chez toi, si ce n’est quelques documents inutiles pour un simple citoyen. Tu soupires. Ton cerveau assimile tant d’informations à la fois qu’un individu normalement constitué deviendrait dingue. Toi ? Tu l’es sans doute un peu. T’as le cerveau atteint par toutes ces conneries que le Gouvernement s’évertue à brailler sur qui veut bien l’entendre. Tes oreilles bourdonnent au fil des conversations de tes collègues, conversations inutiles et sans but. Tes muscles se crispent à chaque ordre que l’on te gueule. Tes poings se serrent quand cette gamine se poste devant toi, avec son air suffisant et odieux. Cette journée n’aurait pas pu être pire que présentement. Ne serait-ce que prononcer cette phrase ne fit que défier l’instant présent.

Arès, assis à tes côtés, reste sur ses gardes. Tu le sens tendu, prêt à intervenir. Il sait tout autant que toi que cette gamine peut être dangereuse. Pour elle, pour toi, pour lui, pour chaque personne qui se trouve actuellement sur cet étage du bâtiment. « Quel sens de la répartie. J’suis impressionné. Tu veux qu’on pose notre bite sur la table, maintenant ? Histoire de voir qui a la plus grosse ? » Tu lâches un soupir, impatient de la voir quitter ton bureau dans la seconde. « Ne me fais pas perdre mon temps avec tes conneries. Vas jouer ailleurs. » Ton compagnon à quatre pattes reste posté face à elle, ne la quittant pas des yeux. Ce chien, tu l’as entraîné. Il saurait te défendre dans n’importe quelle situation, y compris la pire. C’est ce lien de confiance entre vous qui te rassure au quotidien. Tu n’es pas seul face à tous ces fous. Tu n’es pas seul dans ton minuscule appartement. Tu n’es juste pas seul. Cet être te donne à sourire, les rares nuits où tu te couches dans ton lit, sans autre compagnie que la sienne. C’est bête, d’établir ce genre de relation avec une bête, alors que le monde s’effondre tout autour de vous, t’en as conscience. Pourtant, tu ne peux défaire ce qui a été fait.

Ton clébard est sur ses gardes. Il sent quelque chose. Il s’agite. Tu ne le connais que trop bien. La moindre chose qui se trame, ton compagnon peut la sentir. Un don que tu n’as pas seul. Un don que tu ne possèdes pas. Tu lèves les yeux alors que le bras de la gamine fend l’air. La pointe de sa lame se plantant à quelques centimètres de ta peau ne t’étonne guère. L’instinct animal sans faille du chien. Ce dernier grogne, vite suivi par ta voix qui tonne dans la petite pièce. « Arès ! Assis ! » La bête montre les crocs. Il est prêt à en découdre. Toi, t’veux juste qu’elle se casse. Tes doigts se resserrent sur le manche de la lame. Tu la retires du bois, et l’envoies valser sur le carrelage. Tu ne la quittes pas des yeux, fatigué par son comportement enfantin. Tu l’écoutes, en arquant un sourcil. « C’est donc ça que vous faites quand vous vous emmerdez avec tes sbires ? » Une analyse ADN comparant les deux nôtres. Tu as donc, maintenant, la preuve formelle que cette enfant a perdu les pédales. T’as pas de famille. Et quand bien même tu en aurais, il faudrait que ce soit tombé sur elle ? Un rire dédaigneux s’échappe de tes lèvres.

Tu ouvres tout de même la sacoche, gentiment déposée sur ton bureau, pas du tout lacéré par un couteau aiguisé. Tu regardes la première page, l’analyse ADN. La question s’impose à ton esprit. Tu fronces les sourcils et captes son regard. « Comment t’as fait pour obtenir mon- » Tes réflexions soudaines te coupent au milieu de ta phrase. Tu fais le lien. Ton appartement retourné, sans aucun vol, le morceau de tissus récupéré entre les dents d’Arès, cette analyse. Tes nerfs lâchent complètement. Tu fais le tour du bureau en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire et la saisis par la gorge. Tu viens la plaquer contre le mur. Ton clebs veille sur ses bras, ses jambes, prêt à mordre si elle bouge. Tu ris jaune. « Il faut vraiment te faire soigner. » Ton étau se resserre autour de sa gorge. Tu nies l’évidence. Tu t’es habitué à l’idée de n’avoir aucune racine, aucune famille. Ça ne changera pas. Tu la lâches avant qu’elle ne tente quoique ce soit. Tu la regardes reprendre son souffle. Tu lui jettes ses documents à la figure. Tu ne veux pas connaître la vérité de ton abandon. « Casses-toi, Del Nero. » Arès revient à sa place, contre ta jambe, alors que ta voix ne laisse pas place à la moindre plaisanterie.


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MessageSujet: Re: Titanium |Carter|   Sam 22 Avr - 1:50


Titanium
Stone-heart, machine gun, firing at the ones who run. Stone heart loves bulletproof glass. You shoot me down but I won't fall, I am titanium. ••• Ambre n'avait jamais compris ou perçu l'ironie, et pourtant, elle était capable d'en faire preuve à certains moments. Aujourd'hui, toutefois, elle était sérieuse dans chacune de ses phrases, chacun de ses mots. Elle lui utilisait comme arme pour souligner la stupidité des propos adverses, mais aussi comme une protection, une défense. Contre quoi ? Elle n'en savait rien. La jeune fille ne comprenait pas tout ce qui se passait, tout ce qu'elle souhaitait aussi. Elle aurait aimé dire qu'elle n'était ici que pour mettre les points sur les « i », énoncer cette vérité qui lui avait éclaté à la gueule et repartir comme si de rien n'était. Aussi froide qu'elle l'était habituellement. Mais non. D'un autre côté, elle s'attendait à une réaction de la part de Carter. Quelque chose de positif. Sans être capable de l'exprimer. La milicienne se murait dans le silence, ne laissant qu'une certaine froideur sortir de sa bouche. Ce n'était pas ainsi qu'il fallait communiquer mais Ambre n'avait jamais appris. Finalement, elle était totalement inadaptée à la société actuelle. Et l'homme lui renvoyait avec une violence inouïe ce constant dans la gueule.

Inspiration légèrement plus profonde, coin de l'oeil rivé sur le chien, elle tentait de masquer les possibles dérivations de ses muscles. Et surtout surveiller cet animal qui devait avoir suffisamment de force pour lui arracher un membre sur ordre de son maître. Il lui faudrait certainement s'en occuper en premier en cas d'attaque. Oui, Ambre se préparait au pire, même au sein des bâtiments gouvernementaux. D'ailleurs, les mots prononcés par l'autre montraient toute la tendresse et le respect qu'il ressentait à son encontre. C'est-à-dire en-dessous de zéro là. Super... C'était peut-être ce qui la poussa à sortir l'arme, à l'envoyer s'enfoncer dans le bois à quelques millimètres des doigts tendres de Carter. Elle ne savait pas communiquer, alors elle faisait avec les moyens du bord pour attirer l'attention. Si on lui avait appris à parler, si on lui avait dit que ce n'était pas néfaste de vouloir un frère pour la protéger, leur relation aurait eu un tout autre début. Enfin, on ne pouvait pas revenir en arrière....

Le grognement de l'animal ne l'inquiéta guère. Au pire, elle le descendrait avant qu'il ait le temps de lui sauter à la gorge. Elle était rapide pour dégainer et tirer, personne ne pourrait lui enlever cette adresse. Heureusement que Carter retint la bête. En tout cas, il avait l'air tellement ravi du poignard qu'elle lui avait offert... Peut-être qu'il serait plus à l'écoute désormais. Il daigna enfin de poser les yeux sur la comparaison d'ADN. Celle qu'on lui avait offerte dans la nuit. Celle qu'elle avait détaillé des heures durant, et qui l'avait poussée à venir le voir. Les mots qui se formèrent sur les lèvres entrèrent en résonnance dans son esprit. La question, elle ne se l'était pas posée. Tout ce qu'elle voyait était les résultats. Ces foutus résultats qui lui restaient en travers de la gorge. Elle aurait dû faire des recherches. Son mouvement la prit au dépourvu. Il se rapprocha, serra ses doigts autour de sa gorge, la plaqua au mur. Même violence à une décennie d'écart. Elle ne bougea pas, ayant perçu le mouvement de la bête. Elle n'y risquerait pas la perte d'un membre. Lâchée, elle réatterrit sur ses deux jambes. Sa main vint masser la peau maltraîtée, les documents volèrent au travers de la pièce, et elle ne tenta même pas de les récupérer. Le chaos de son esprit ne se reflétait pas dans le vide de son regard. Deux pupilles inexpressives alors qu'elle venait en partie de se faire étrangler. Deux pupilles inexpressives face à un nouveau rejet. Comme si sa famille était condamnée à ne pas exister.

« Non. » Elle campait sur ses positions. Il pensait quoi, qu'il pouvait la virer en l'agressant ? Ce n'était pas comme si elle avait subi ça durant des années, petite marionnette qu'elle était. « Et c'est plutôt toi qui devrais aller consulter, je suis déjà suivie moi. »

Cracher le venin, se défendre en rabaissant l'autre. Si elle avait pu, si elle avait su, elle aurait pleuré. Quelques perles transparentes sur les joues. Ca aurait attendri l'autre peut-être. Ou pas. En tout cas, la jeune fille restait là, sur ses deux jambes, sans la moindre intention de partir. Il ne lui faisait pas peur. De toute façon, ce n'était qu'une invention des lâches. La peur n'existait pas. Elle n'existerait jamais. Oh, ça attiserait peut-être la rage de Carter. Qu'en avait-elle à faire ? Sa propre vie ne lui importait pas. Dante hurlerait s'il était là aujourd'hui. Et elle finirait certainement par l'écouter. Néanmoins, elle ferait en sorte qu'il ne soit jamais au courant de l'altercation. Il serait foutu de se pointer ici pour demander des explications, et elle ne souhaitait pas le mettre en danger pour elle.

« Ce n'est pas moi qui ai fait l'analyse, donc je ne sais pas d'où vient ton ADN. Certainement d'une mission où tu as fini à l'hôpital. »

Elle avait envie de hurler, elle avait besoin de se défouler. Cette rage dans les entrailles condamnée à y rester. Depuis quelques semaines, quelques mois, elle expérimentait des émotions bien plus fortes qu'habituellement. Elles apparaissaient, prenaient leur place en son sein, faisant de son cœur un marteau-piqueur.

« Et arrête de me traîter comme une gamine. T'as eu les preuves sous les yeux, donc ce n'est plus une question de ce que tu crois, c'est la réalité. Et il va falloir t'y faire. »


Elle se rapprocha d'un pas, suicidaire. La bête ne l'effrayait pas, pas plus que que l'homme. Elle avait vécu bien plus dangereux comme situation, elle s'était faite à tout. Mais dur était de constater que le milicien avait pris du caractère de son géniteur, même en ayant été abandonné à la naissance.

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MessageSujet: Re: Titanium |Carter|   Mar 16 Mai - 20:30



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La fatigue de cette journée sans fin laisse tomber cette chape de plomb sur le sommet de ton crâne. La migraine s’accentue à chaque seconde, mélange de toutes ces émotions contraires qui habillent ton esprit. Tu as tant rêvé de trouver tes racines quand t’étais gosse. Quel enfant ne rêverait pas de retrouver ses parents, d’apprendre que son abandon n’en était pas un, que c’était une erreur, un enlèvement. Tu as imaginé tous les scénarios possibles et inimaginables, pour justifier l’absence de tes géniteurs, pour rendre leur décision légitime. Puis, l’adolescence a fait son chemin. Le monde a prit un tournant qu’un gosse ne peut imaginer. Les mentalités changent à cet âge. La vérité de l’environnement est telle une claque que l’on se prend en pleine gueule. Aucun retour en arrière possible. Tu as alors abandonné l’idée que, quelque part, quelqu’un rêvait de prendre sa progéniture dans ses bras pour la première fois. Tu as abandonné l’idée même d’être cette progéniture. Tu t’es fait à l’idée de n’avoir aucune origine, aucune racine. Aucune famille. Tu ne sais même pas ce que cela peut signifier, être une famille. Hormis, une souffrance lorsque l’on perd un être cher. Ne sont pas rares les fois où tu observais un collègue fondre en larmes à l’annonce d’un décès. Tête penchée sur le côté, toi, tu ne comprenais pas cette réaction. Parce que tu n’as jamais appris à aimer. Tu n’as jamais eu de baiser pour t’endormir, ni un parent pour te border la nuit, pas plus que tu n’en as eu un pour être fier de toi, t’apprendre les bonnes manières, la politesse, le respect, le courage. Self-made-man.

Le grognement de l’animal te tire de tes pensées moroses et vides de sens. Ta voix tonne, ne laisse place à aucune plaisanterie. Tes phalanges blanchissent autour de sa gorge, ton emprise est violente. La haine se dessine dans ton regard. Ton étau se resserre sur sa peau blafarde. Mais, aussi ironique soit-il, tu ne prends aucun plaisir à la voir à ta merci. La tenir en joug ne t’offre aucune satisfaction alors que d’ordinaire, un rictus serait venu illuminer ton visage d’une lueur étrange. Pas ce soir. Ta voix grogne, résonne dans ce petit bureau. Tu fais valser les documents. Tu n’as aucune preuve de leur légitimité, de leur valeur.  Ça ne prouve rien. Rien du tout. Tu nies l’évidence. Tu nies, parce que c’est la seule chose raisonnable que tu puisses faire. Il n’y a aucune ressemblance entre vous. Vous êtes bien trop différents. Pourtant, cette petite voix cristalline dans ta tête te hurle de l’écouter, te hurle de prendre en compte toutes les lignes qui se sont inscrites en toi tandis que tu déchiffrais le dossier méticuleusement bien ficelé que la gamine t’a apporté. Tu contournes le bureau et viens t’asseoir sur ton fauteuil. Ton regard haineux croise le sien, vide de toute humanité. « Suivie ? Changes de psychiatre. » Rire mauvais pour masquer le fossé qui se creuse entre raison et croyance.

La bête à quatre pattes se tient droit comme un piquet, ne lâchant pas la jeune femme des yeux. Ses pupilles sont rivées sur la source du conflit qui implose et explose, tour à tour. Certaines fois, il t’arrive d’espérer que les choses se soient passées autrement, entre vous. Ce souhait est vite balayé dès lors qu’elle pénètre dans la même pièce que toi. Une aversion, une animosité que tu ne parviens jamais à mettre de côté. Ne serait-ce que pour une entente professionnelle. Ces analyses sont le coup de pute de trop. Si elle cherche à t’abattre, elle aurait pu coller le canon de son arme contre ta tempe et appuyer sur la gâchette. La chasseuse ne l’a pas fait. « Mais qu’est-ce que tu cherches, exactement ? Qu’attends-tu de moi, Del Nero ? » Le clébard montre les crocs alors qu’Ambre supprime la distance qui vous sépare. Tu ne lui demandes pas de se taire. Il exprime à merveilles la colère qui gronde en ton âme. Tu te redresses vivement et prends appui sur tes paumes, posées sur le bois. L’ambiance est électrique. Les bourdonnements produits par les voix des autres bureaucrates t’agacent. Ils pèsent un peu plus sur tes nerfs déjà à vifs. « T’veux que je te berce et que je te borde la nuit ? T’veux que je te donne ton biberon ? Arrêtes tes conneries. » Ton regard se durcit encore. Un échange froid, glacial, sans la moindre once d’empathie. « Qu’est-ce que tu veux ? » répètes-tu.


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MessageSujet: Re: Titanium |Carter|   Ven 30 Juin - 1:08


Titanium
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Elle les écoutait, ces paroles aussi froides et aussi vides que les siennes. Si semblables qu'ils étaient... Elle se mordit l'intérieur de la joue, croisa les bras sur sa poitrine, sans prêter la moindre attention à l'animal qu'elle savait sur ses gardes. Il était bien entraîné celui-là, peut-être même mieux que son maître. Changer de psychiatre ? Mais qui avait parlé de psychiatre ? Oh, elle avait dit qu'elle était suivie, mais tout était... Bien plus complexe que cela. C'était son cerveau qui était en cause. La masse entière, et pas seulement un problème psychologique. D'ailleurs, Ambre n'en avait pas, elle en était certaine. Et gare à celui qui tenterait de prouver le contraire... Les ruelles de la Nouvelle-Orléans pourraient s'avérer être particulièrement dangereuses à son encontre...

Elle se rapprocha, un pas de trop pour les deux autres. Elle avait l'habitude de ce genre de comportement, qu'elle devait avoir bien cherché, sans forcément se rendre compte que ce qu'elle faisait n'était pas adapté. Elle était méprisée, détestée, la pauvre petite humaine qui avait le malheur d'avoir été formée comme une tueuse. Etrangement, seuls ses supérieurs semblaient contents d'elle. Mais eux, ils jaugeaient aux résultats, n'étaient pas sur le terrain à ses côtés. Enfin, même s'ils l'étaient, leur loyauté envers le Gouvernement les empêcherait d'être déçus par l'italienne. Oh qu'elle était parfaite la petite soldate... Combien de temps avant l'implosion ? Avant que cette image si lisse ne se fracture, pour laisser place à la petite enfant qui se protégeait comme elle le pouvait de ce monde trop violent, trop adulte.

Elle ramassa les papiers balancés sur le sol sans répondre aux questions. Que pouvait-elle y répondre ? Rien. La jeune fille n'en avait aucune, elle avançait dans un brouillard de plus en plus opaque, sans guide ni lumière. Les feuilles furent reposées sur le bureau, et le poignad qu'elle avait enfoncé dans le bois récupéré. Elle était tendue la petite, ne le montrant absolument pas sur ses traits. L'arme retrouva sa place dans son fourreau, le regard se déposa sur le chien, avant de revenir sur Carter. Toujours aussi neutre. Toujours aussi froide.

« Rien. Absolument rien. » Tu mens. « J'en viens à espérer que les résultats soient faux. Ca arrangera tout le monde. »

Oui, elle aurait peut-être voulu avoir un contact plus positif, que ses souvenirs de famille ne se résument pas à ce qu'ils étaient. Des images si vides de sens et dégradantes. Sans amour. Sans douceur. Sans vie.

Les pieds se reculèrent, légèrement, alors que la bestiole était prête à lui sauter à la gorge. Le regard se drapa dans le dédain, dans le mépris. Elle n'accordait que peu d'importance aux animaux, encore moins qu'aux humains. Dernière accroche avec Carter, derniers mots aussi alors que les entrailles se serraient :

« Tâche quand même de te pencher un peu sur les papiers. »

Les talons se tournèrent, le port se fit royal, hautain. Elle refusait de laisser un de ses genoux se mettre à terre face à lui. Elle n'était pas faible. Elle ne le serait jamais.

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