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 Do I have reason to eat my heart out ? [Orfeo]

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MessageSujet: Do I have reason to eat my heart out ? [Orfeo]   Sam 18 Mar - 18:01

Orfeo & Sigrid Älä lähesty häntä - Ne l'approchez pasCe sentiment de sécurité malgré le poids qui pèse sur les épaules, ce sentiment d'être dans une bulle de bien-être, de pouvoir enfin fermer les yeux sans être harcelés par les souvenirs et les angoisses que l'esprit se plaît à esquisser, Sigrid n'a pas souvent l'occasion d'y goûter. Ou plutôt, elle a tendance à vite l'oublier dès que quelque chose semble l'inquiéter, la soucier. Une bulle... C'est si fragile et délicat une bulle, si éphère quand elle éclate. Exactement comme ce sentiment que Sigrid aimerait préserver, se créer. Si seulement elle savait comment faire taire définitivement les démons intérieurs... Il y a bien des moyens, elle s'en est rendu compte. Des moyens éphémères mais qu'elle garde jalousement dans son coeur comme un soulagement. La présence des autres n'est pas toujours un bien pour elle, mais celle des animaux lui fait toujours un bien fou. Ils sont vrais. Pas de mensonges, de mesquineries, de coups tordus. Un instinct mais pas de machiavélisme. Cela ne veut pas dire que se méfier d'eux n'est pas de rigueur mais ils ont des raisons quand ils sont dangereux. L'homme... pas toujours. De préférence, Sigrid se méfie de ceux dont elle croise la route, au point qu'elle aurait pu se demander si tous ne sont pas les mêmes. Elle est presque prête à le croire, presque. C'est une voix qui murmure en elle qu'ils sont tous mauvais, qu'ils cachent bien leur jeu et ne cherche qu'à briser l'espoir. C'est faux cette attitude, cette démarche. C'est faux mais ça n'empêche pas d'espérer. Parce qu'il y a cette bulle plus résitante que les autres, la seule bulle dans laquelle Sigrid puisse fermer les yeux sans oser craindre des représailles, des souffrances. Une parcelle de douceur dans son univers morcellé. Elle n'a pas encore retrouvé toutes les bribes de ses souvenirs bien que toujours persuadé d'avoir bien eu un petit frère. Toujours pas de souvenirs concrets de parents lui revenant en tête. Rien que des images, des mots, des sensations. Tout cela est très confus. Le concret actuellement tient dans ce qu'elle a finit par construire aujourd'hui et elle le doit en partie à Maisy. Pourtant, son vrai refuge c'est Lucrezia. Cette femme qui est un phare dans l'obscurité et qui ressemble le plus à une présence maternelle pour la rouquine.

Cela ne fait pas si longtemps qu'elles se sont vues. Comme d'habitude, cela fait un bien fou à Sigrid d'avoir quelqu'un en qui elle peut se rattacher, un repère fiable et une compagnie qui n'a rien de tordue. Quelque chose de sincère et ça elle veut y croire, c'est la seule après tout. La seule pour le moment en qui elle peut avoir confiance. Ouvrir son coeur un peu. Si elle doit raconter un jour tous les détails, vraiment, ce qu'elle n'a pas dévoilé devant Maisy, ce sera sans doute auprès de la neurologue. Elle parle mieux, est plus ouverte en sa compagnie. Peut-être est-ce un peu plus elle, que tout le reste du temps. Briser le silence... on dit que c'est libérateur. Hors de question de perdre son refuge. Pourtant c'est devenu une possibilité à ses yeux, c'est devenu ... Non pas une obsession mais une peur. Un peu. Elle l'a bien vu une fois, puis deux. Pas de coïncidence. Non ça n'existe pas. Elle se demande ce qu'il est et qui il est. Une ombre sur son tableau, elle y songe. Intérieurement, elle se murmure qu'il s'agit peut-être d'une menace. Pour qui ? La rousse ou sa bulle ? Elle préfère se dire qu'elle s'inquiète comme le ferait une bonne amie, à ce qu'il paraît. La rouquine se montre relativement curieuse quand on piétine sur son territoire. Par "son territoire", elle entend sa vie, ses connaissances, tout ce qui fait son fragile univers. Du moins le côté lumineux de son monde personnel. Elle veut en savoir plus, comprendre, savoir et protéger. Elle n'ose pas en dire un mot à Lucrezia, encore moins aller parler directement avec l'intéressé. Elle a pris l'habitude du silence avant tout et d'observer, de se faire discrète. Enfin discrète c'est un bien grand mot. Elle l'est dans la parole. Elle l'est nettement moins quand à force de n'en rien savoir, elle finit par observer cet homme. Curieuse et un peu jalouse aussi. C'est sans doute une mauvaise fréquentation... Les hommes ne sont pas gentils sans raison. Elle en aura le coeur net. Il va bien finir par faire quelque chose de mal et alors elle le verra mais... jusque là elle n'avait rien vu. Rien de vraiment mal, à croire qu'il savait qu'elle gardait un oeil sur lui. Aujourd'hui, elle y pense parce qu'elle n'a rien à faire de particulier, parce qu'elle aimerait bien revoir Lucrezia mais que cela ne fait pas très longtemps et parce qu'elle ne bosse pas. Les journées comme ça lui paraissent longues surtout qu'elle n'a pas encore eu l'occasion de tomber sur son frère. Elle y pense parce que ça vaut toujours mieux que le cirque ou l'hôpital...

Elle rentre en direction de chez elle, quand elle tombe sur un chaton maigrelet apparemment blessé. Elle ne peut s'empêcher de s'arrêter un instant. Être distraite par un félin, c'est ... habituel pour Sigrid. Elle finit même par le prendre dans ses bras, ignorant les petites griffes qui s'enfoncent un peu dans son bras et le sang qui tâche sa chemise. Elle est bien décidée à soigner la bestiole avant de le relâcher guéri. Le félin se calme progressivement et détache ses griffes quand la rousse se redresse et marche dans la rue tranquillement. Elle s'arrête dans une pharmacie pour y acheter un rouleau de gaze devant l'air un peu surpris de la femme qui s'arrête sur le sang. Sigrid semble dans son monde. Elle ne voit même pas les gens autour, elle a juste un peu de mal à gérer le chat d'une main et faire le paiement de son autre main... ouvrir le porte-monnaie n'est pas une mince affaire. Elle finit par y arriver, par un miracle et pose les sous sur le comptoir. Elle prend le sac plastique de sa main libre et sort de la pharmacie, croisant cet homme d'un peu moins loin que d'habitude. Le chat s'impatiente... Sigrid jette un coup d'oeil au félin puis à l'homme, puis au chat à nouveau. Dommage d'être si curieuse et si silencieuse. Et surtout d'avoir un chat blessé à soigner.
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MessageSujet: Re: Do I have reason to eat my heart out ? [Orfeo]   Ven 7 Avr - 17:40


Älä lähesty häntä
Do I have reason to eat my heart out ? ••• Les questions se succédaient sur ses lèvres mais personne n'était en mesure d'offrir la moindre réponse. Pourtant, Orfeo avait du mal à concevoir que Callum ait pu disparaître de la circulation sans que personne ne soit au courant, sans que personne ne parvienne à le retrouver. Un silence qui était d'autant plus incompréhensible que leur dernière conversation avait plutôt été détendue et agréable. Orfeo en était venu à évoquer la relation avec son frère, chose qu'il passait en temps normal sous silence, préférant ne pas embarquer ses connaissances là-dedans. Et pourtant, parfois, il apprécierait d'avoir une personne avec qui parlait de tout cela. Certes, il y avait Lucrezia, celle en qui il avait entièrement confiance mais il n'avait pas encore basculé sur son réel passé. La femme étant une humaine, réellement détachée de tout ce qui se passait, du surnaturel, il n'était pas parvenu à passer outre cela. Cependant, l'italien s'était mis en tête de « l'initier » au tout. A se voiler la face, cela allait finir par être dangereux pour elle. L'ignorance à cette époque, dans ces conditions, pouvait largement mener à sa mort, et c'était quelque chose qu'il ne cautionnerait pas. Voilà donc pourquoi il viendrait ébranler ses convictions un jour. Quand il la sentira à peu près prête à entendre tout ça.

Enfin, il s'inquiétait pour tout le monde en ce moment. Les conneries, il les enchaînait tellement qu'il avait peur que ça retombe sur les autres. Ceux qui avaient le malheur d'être proches de lui. Après, c'était quand même étrange qu'il ne soit pas au courant. Si Callum avait été capturé ou tué par le Gouvernement par sa faute, les dirigeants seraient venus se pavâner non ? Trop de questions. Trop de possibilités. Et Orfeo se rongeait les ongles jusqu'au sang, assis sur le rebord du toit de la caserne. Ce toit plat était une aubaine pour surplomber une partie de la ville et surtout rester tranquille. Tranquille et loin de tout. Pour respirer, passer les nerfs sans violence. Parce qu'il avait envie de frapper tout ce qui bouge. Oui, il fallait croire que même lui pouvait avoir de tels excès. Ses yeux bleus se posèrent sur le ciel nuageux. Le temps à la Nouvelle-Orléans se dégradait de plus en plus. Ou plutôt, il devenait de plus en plus compliqué de prédire tout cela. D'autant plus que la famine commençait à toquer aux portes d'après les dires de la Résistance. Trop d'inquiétude qui lui bouffait le cœur. Quand est-ce que cela s'arrêterait ? Jamais certainement...

Le tic-tac de sa montre finit par le rappeler dans la réalité. Son service allait toucher à sa fin, et toujours aucune trace de son collègue. Il serait peut-être temps de lancer le deuil... Même si au fond de lui, Orfeo avait toujours espoir que l'homme revienne. Qu'il ait simplement eu besoin de prendre un peu de temps pour lui. Un silence pour se reconstruire. Une illusion pour le sorcier, qui en avait parfaitement conscience. Une lucidité altérée puisqu'une graine d'espoir était toujours présente. Un long soupir quitta ses lèvres alors qu'il s'étirait, se relevait et retournait récupérer ses affaires quelques étages en-dessous. Puis il pourrait rentrer chez lui. Pousser la porte de cet appartement si similaire à son passé tout en étant créé sur des plans semblables à tous ceux de l'immeuble. Un petit écrin suspendu dans l'espace-temps au beau milieu de la Nouvelle-Orléans. Cela étonnait toujours ceux qui avaient la possibilité d'y rentrer. Et... Ils étaient peu il fallait bien l'avouer. Finalement, il ne devait y avoir que Séléné. Séléné dont il n'avait plus de nouvelles non plus. Un juron quitta ses lèvres. Emmerdé. Il était emmerdé par tous ces silences. Enfin, dans son cas à elle, peut-être qu'il l'avait simplement effrayée, à vouloir l'aider et la soigner...

Ses pas le menèrent d'eux-mêmes en direction des quartiers Est, de son lieu de résidence. Et il aurait pu continuer jusque chez lui sans prêter attention au monde l'entourant. Mais les murmures, les regards effrayés eurent raison de sa fuite mentale. Il reprit contact avec la réalité, s'y accrocha. Ses yeux se posèrent sur la silhouette qui semblait au cœur des mots. Une silhouette qui lui parlait mais sans plus. Une personne qu'il avait dû croiser à quelques reprises. Il lui semblait qu'il s'agissait de la... Protégée de Lucrezia. Certes, il ne lui avait jamais parlé auparavant mais son amie la lui avait évoquée. Et voilà qu'il l'avait enfin en face de lui. D'ailleurs, petit à petit, les murmures se calmèrent et les gens finirent par détourner l'attention. Lui se rendait compte de ce qui les avait attirés. Les marques laissées par un petit chaton blessé. Marques qui d'ailleurs prenaient une texture étrange... Lueur d'inquiétude qui se glissa dans ses yeux bleus, alors qu'il se rapprochait d'un pas. Avant de se stopper net. Accepterait-elle un contact pour qu'il la soigne ou s'enfuirait-elle à la vue de ses pouvoirs, comme tant l'on fait avant elle ? Et même, ils ne se connaissaient pas, si ce n'était de vue, ce serait normal qu'elle cherche à se soustraire d'une approche. Les mots finirent par se former sur ses lèvres, bon compromis entre indifférence et contact.

« Bonjour, vous êtes... blessé il me semble, vous voulez que je vous soigne ? » Proposition directe mais il ne voulait pas risquer que les plaies s'infectent, surtout que le chaton avait dû être trouvé dans la rue, on ne savait jamais quel genre de maladie il pouvait trimballer... Enfin, au vu des... Boursoufflures noirâtres qui ornaient déjà les avant-bras de la jeune femme, si infection il y avait, elle se montrait déjà. « Vous ne pouvez pas rester ainsi, ça peut être dangereux, même avec votre bandage. »

La voix ne se voulait pas stressée ou obligatoire, puisqu'il ne souhaitait pas qu'elle se sente bloquée ou qu'elle panique. Cependant, avec son métier, il se sentait obligée de la soigner. C'était viscéral. D'autant plus qu'il s'agissait de quelqu'un de proche de Lucrezia... Il ne connaissait pas les détails de leur relation mais si la brune tenait à elle... Lui aussi. Par extension.

« Je suis pompier, je devrais pouvoir faire cela rapidement. » Pause. « Et si vous voulez que je contacte quelqu'un pour vous aider avec le chaton, il ne faut pas hésiter à demander. »

Et il pensait bien à Lucrezia mais il n'était pas certain que la jeune femme face à lui accepte. Elle avait l'air... Renfermé. D'un côté, il avait envie d'apparenter cela à de la frayeur mais l'italien se savait pas franchement terrorisant physiquement, bien au contraire. Le chat leva ses grands yeux verts sur lui à ce même instant. Un sourire amusé, attendri se glissa sur le visage d'Orfeo alors qu'il faisait un nouveau pas en direction de la rousse, tendant son bras pour caresser la petite bestiole ronronnante.

« Il est mignon, vous l'avez trouvé non loin ? »


Conversation déviant sur l'animal, comme un moyen d'alléger l'atmosphère.

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MessageSujet: Re: Do I have reason to eat my heart out ? [Orfeo]   Lun 1 Mai - 0:57

Orfeo & Sigrid Älä lähesty häntä - Ne l'approchez pasComment aurait-elle pu détourner les yeux de ce petit animal si fragile ? Sigrid s’est toujours sentie plus proche des animaux que des humains parce que ceux du cirque, forcés à obéir aux ordres, étaient un peu comme elle. Ils lui ressemblaient. Elle s’est toujours trouvé une affection particulière pour eux, silencieux mais pourtant si expressifs parfois. Elle ne peut se résoudre à laisser  le chaton se dépatouiller dans ce monde hostile. Elle, elle n’aurait sans doute pas survécu longtemps sans l’aide d’autrui et ce petit félin semble déjà suffisamment en piteux état. Pas question de ne rien faire et poursuivre sa route comme si de rien n’était. Elle aurait trop la sensation de faire quelque chose de mal et en l'occurrence de se comporter de manière aussi infecte que ces anciens bourreaux. Elle ne résiste pas longtemps, oubliant tout le reste, ne portant aucune attention aux murmures qui peu à peu emplissent la rue et se font entendre autour d’elle. Une voix, elle en a constamment une dans la tête, elle…  Elle ne réalise pas vraiment que c’est elle qui est au coeur de cet étonnement, de ces inquiétudes. Habituellement, elle fuit la foule mais le félin a détourné son regard. Sigrid s’est forgée une toute nouvelle vie mais elle reste néanmoins une personne qui a principalement grandi au coeur d’un univers bien particulier où la principale relation sociale s’avérait n’être qu’apparence. De l’extérieur, elle ne savait que ce qu’on lui permettait de voir et ce qu’elle apprenait à leur insu par ses propres moyens. Vivre par elle-même c’est un progrès dont elle peut être fière mais c’est à son rythme et grâce aux conseils avisés fournis par celles qui ont su prendre soin d’elle au départ. Seulement, elle a facilement tendance à oublier des détails qui paraissent pourtant évident à d’autres et qui n'effleurent pas toujours l’esprit de la rouquine. N’importe qui se serait un minimum plaint des griffes laissant des marques dans leurs bras mais pour la finlandaise, la douleur semblait si bénigne qu’elle n’y prêtait pas un intérêt particulier. Elle avait vécu bien pire que des griffures si minuscules. La souffrance, elle peut l’endurer à petite échelle depuis que la chair de son dos a été si souvent frappée. Elle n’esquisse pas de grimaces, tout comme elle semble ne pas avoir pris en compte la part d’elle qui ne se révèle plus entièrement humaine. Elle a tendance à omettre cette entité dont elle ne cerne pas l’identité, dans laquelle elle puise de sa force mais qu’elle ne considère pas comme une part réelle d’elle. Encore une affabulation après tout ce qu’elle a vécu… mais elle en tire un certain pouvoir. Le reste du temps, tant qu’elle ne croise pas son reflet, elle l’ignore, mettant sa voix sur le compte de la folie. Elle ne pense pas un instant à la couleur de son sang qui trahit son statut d’Hellraiser dont elle n’a pas pleinement l’envie de prendre conscience. Elle se contente de voir ce qui se trouve proche d’elle et actuellement cela se résume à un petit animal et un homme en particulier.

Un homme dont elle a cherché à comprendre les véritables intentions, en gardant ses distances et finalement,c’est lui qui s’est approché d’elle sans doute attiré par la précédente foule qui désormais s’éparpille dans la rue. Elle a toujours voulu protéger Lucrezia des autres, des hommes et de celui-ci parce qu’elle l’a déjà croisé plusieurs fois auprès d’elle et elle n’aime pas l’idée que la neurologue puisse avoir confiance en ce type. Sigrid se méfie de la plupart des hommes, si ce n’est de celui qu’elle croit être un frère de son passé. Elle n’a aucune raison de croire que celui-là échappe à la règle. Il doit avoir une raison de rester proche de Lucrezia et pour la rousse s’est forcément quelque chose de négatif. Sa politesse ne fait pas baisser sa garde à la jeune femme qui le toise avec méfiance. Elle a approché le petit chat de son coeur et le garde bien à distance. Elle semble hésiter quand il prétend vouloir la soigner mais elle se demande si c’est une ruse. “Non je n’ai pas besoin d’être soignée ! Je vais bien !” Elle baisse brièvement les yeux vers ses bras et revient un peu à la réalité en constatant la couleur des traînées de sang. Noir plus que rouge. L’inquiétude passe brièvement dans ses pupilles mais elle ne veut pas qu’on la soigne. Pour ça, elle n’a confiance qu’en une personne et ce n’est certainement pas un inconnu. Encore moins un homme. Ce mot et le verbe soigner ensemble ne lui rappelle que le terrible traitement qu’un interne à pu lui faire subir. Les soins pour elle c’est synonyme de tortures quand “ils” parlent. Non décidément elle secoue la tête. “Ce n’est rien...“ insistant sur les mots. Elle lui fait signe de ne pas s’approcher en tendant un bras, paume en avant. Tout ce qu’elle voit de dangereux, ce n’est pas des plaies minuscules mais plutôt sa présence. Elle ne comprend pas vraiment l’urgence potentielle de la situation, ni que la plaie peut s’infecter. Pourtant elle a déjà panser des animaux, mais c’est sans doute par peur qu’on la touche qu’elle ne souhaite pas envisager que les plaies puissent s’infecter. En cela, elle se comporte comme les animaux sauvages qui parfois, montre les crocs si on tente de les soigner alors qu’ils n’ont pas confiance et pas encore accepter la présence de l’autre. “Non … ça va.” Elle se persuade de ses paroles. Tout ira bien. Elle regarde son petit sachet. Elle nettoiera les plaies à l’eau une fois chez elle et ensuite ça ira, non ? Il n’a pas l’air de vouloir la brusquer mais elle n’a aucune raison de croire qu’il puisse vouloir l’aider sans raison. Elle se dit qu’il l’a sans doute déjà vu en compagnie de Lucrezia alors peut-être que cette approche n’est pas désintéressée. Elle préfère garder un air froid et distant.

Son visage laisse pourtant place à un bref étonnement au mot “pompier”. Elle fouille dans sa mémoire pour se souvenir de ce corps de métier et à ses yeux, ils sont les personnes chargés d’éteindre les incendies. Un point c’est tout. Elle n’est pas idiote mais parfois certaines connaissances lui échappent encore et la rouquine n’est pas bien convaincue par cette histoire de pompier qu’il semble lui balancer comme une raison de son intérêt à soigner ses blessures. “Je ne vois pas vraiment le rapport avec le feu.” Cette fois c’est sa sincérité qui parle. Ce sont les médecins qui s’occupent de venir en aide aux blessés normalement. Il semble exister tellement de branches dans la médecine qu’elle ne voit pas pourquoi les pompiers seraient soigneurs aussi. Elle n’imagine pas les possibilités des situations auxquelles ils font face. Elle sait par contre, que c’est un boulot où l’on doit avoir envie de sauver des vies. Malheureusement ça n’aide pas Sigrid a apprécier plus ce Monsieur Feu. Après tout, le cirque c’est fait pour faire rire et divertir les gens… Si les chances sont déjà minces que Sigrid se laisse guérir, elles le sont encore plus quand il parle d’aider avec le chaton. Elle le prend comme une menace de lui retirer le félin des mains. Automatiquement, elle fait un pas en arrière pour mettre de la distance et lui répond farouchement de tout son coeur “Non ! “. Ils se sont trouvés, elle et le petit félin. C’est un signe, elle doit prendre soin de lui jusqu’à ce qu’il aille mieux. Hors de question qu’on le lui arrache. “ Pas besoin d’appeler qui que ce soit, je vais m’occuper de lui, je sais me débrouiller.” Elle caresse doucement la tête du chaton qui à force d’impatience, à pris son mal en patience et est calme. Elle passe ses longs doigts fins et blancs derrière ses oreilles mais l’animal observe l’étranger avec intérêt. Sigrid serre les dents quand il s’approche d’eux et  ne peut s’empêcher de repousser la main que tend l’homme vers le félin. Même si ce geste n’est pas menaçant, elle ne veut pas qu’il touche SON chaton. Son protégé en somme. “ Dans la rue… oui.” répond-t-elle surprise par le sourire doux qu’il a eu envers l’animal malgré le mouvement qu’elle a repoussé. Surprise, elle demande presque spontanément “Vous aimez les animaux ?” comme si cela paraissait étonnant de la part d’un être masculin. C’est peut-être ce qui lui parle le plus car au Cirque c’étaient les hommes les plus cruels envers les animaux.
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MessageSujet: Re: Do I have reason to eat my heart out ? [Orfeo]   Sam 3 Juin - 2:34


Älä lähesty häntä
Do I have reason to eat my heart out ? ••• Il s'était rapproché de cette femme, dont Lucrezia lui avait vaguement parlé. Lentement, tentant de ne pas l'effrayer. Parce que c'était ce qu'il percevait dans son comportement. Un mouvement de recul, un tempérament quelque peu sauvage, lisible dans son regard. Orfeo avait déjà eu l'occasion de le croiser à plusieurs reprises, que ce soit à Darkness Falls, ou même plus récemment au travers de son boulot de pompier. Les âmes brisées, il les collectionnait, mais ne parvenait jamais à les soigner. Il aurait aimé y arriver, certains le faisaient avec une telle facilité... Néamoins, il ne pouvait déjà pas s'occuper de la sienne, alors il fallait éviter de trop lui en demander... Après, il restait plutôt agréable et gentil, puisque c'était ainsi qu'il était dans le fond. Enfin, il essayait, mais au vu du regard que lui lançait son interlocutrice... Il avait dû faire une erreur de jugement. Alors certes, il ne la connaissait pas réellement, mais il ne pensait pas avoir eu de gestes violents à son encontre. Un mystère qu'il lui faudrait éclaircir, si la situation le lui permettait.

Pas besoin d'être soignée ? Très bien... Un pas en arrière, alors que la foule se dispersait autour d'eux. Il n'y avait plus rien à voir, le pompier s'occupant de la jeune femme à leurs yeux. Il arqua un sourcil, passa sa langue sur ses lèvres. Comment pouvait-on à ce point repousser les contacts, quand bien même ils étaient dans une optique purement innocente ? Orfeo ne comprenait pas trop, mais sa vie n'avait pas été entourée de violences. Elle soutenait qu'elle n'avait rien, mais le sorcier restait sceptique. Son métier lui permettait de repérer les blessures, d'en connaître leur gravité en un coup d'oeil. Evidemment, pour le coup, les griffures de chaton ne faisaient pas partie des pires blessures qu'il avait vues, cependant, on ne savait jamais quel genre de maladies la bestiole pouvait transporter. C'était plus cette seconde partie qui lui faisait peur, puisque plus insidueuse. Il aurait aimé lui dire d'aller au moins voir un médecin sous peu, ou alors un vétérinaire pour l'animal, histoire de s'assurer que rien de dangereux ne coulait dans ses veines.

Toujours les mêmes paroles répétées. Souhaitait-elle le repousser ? Qu'avait-elle vécu dans sa vie pour réagir ainsi ? Les questions se bousculaient dans son crâne. Heureusement que le chat apportait une certaine diversion, le faisant sourire par ses grands yeux brillants qui le fixaient, emplis d'interrogation et d'innocence. La remarque suivante de la jeune femme le surprit. Associait-elle simplement le pompier avec la maitrîse du feu ? Si oui, c'était tout de même particulier et cela le faisait s'interroger de plus en plus sur le vécu de son interlocutrice. D'ailleurs, celle-ci se concentra à nouveau sur le chaton, comme si sa présence était un certain réconfort. Orfeo observa le tout avec attention. Peut-être que son seul souci était avec les êtres humains. Cette pensée s'accentua quand il tenta de s'approcher, dans l'optique de s'occuper du chaton, de le soigner lui aussi. Elle recula d'un pas, vociféra un « non » sorti du cœur. Il se stoppa net. Elle savait se débrouiller, et il n'en doutait pas. Peut-être était-elle elle-même vétérinaire ? Non, elle saurait à quoi s'attendre de la part d'un pompier si tel était le cas. Finalement, chaque réaction de la part de la femme étonnait le sorcier, le plaçait dans une situation toujours plus inattendue, le poussait dans ses retranchements.

Et il n'avait pas fini d'être surpris, puisqu'à l'instant où il voulut poser ses doigts sur le sommet du crâne du chaton pour le caresser, il se fit repousser. Hé bien, pour être inattendu, ça l'était... Elle confirma le fait qu'elle l'avait recueilli dans la rue. Bien. Cela ne le rassurait pas mais il n'avait pas réellement son mot à dire dessus. Quant à la question... Elle le prit de court mais il entreprit de répondre spontanément :

« Evidemment ! Même si je n'ai pas forcément l'occasion d'en accueillir chez moi, ayant un boulot prenant qui m'empêche parfois de rentrer pendant plusieurs jours. » Ce qui était un problème pour nourrir de possibles animaux à vrai dire. Enfin...  « Vous avez bien fait de le récupérer, il sera mieux auprès d'une humaine aimante. »

Réalité, il n'aimait pas voir les petites bêtes abandonnées. Et elle avait l'air d'apprécier les animaux, le chaton ne pourrait qu'être bien auprès d'elle, il n'en doutait pas. Pour éviter de lui mettre trop de pression, il finit d'ailleurs par reculer d'un pas, un sourire agréable toujours plaqué sur ses lèvres. Celui-ci, il ne se l'enverrait jamais face à la jeune femme, puisque c'était un moyen de la rassurer, même si ça n'avait pas réellement fonctionné jusque-là, il devait bien l'avouer...

« En fait, les pompiers peuvent aussi soigner les blessures. Nous sommes appelés dans toutes les situations d'urgence, donc un incendie bien évidemment mais aussi un accident, une tentative de suicide, une bagarre qui a mal tourné, un évanouissement... Beaucoup d'événements peuvent nécessiter notre déplacement, voilà pourquoi je me proposais pour vous soigner. »

Il tenait à éclaircir le point concernant son métier, pour la mettre en confiance certainement. Puisque non, il n'avait pas oublié son besoin de la soigner, bien qu'elle semble particulièrement réticente. Il soupira, redemanda :

« Vous êtes certaines que vous ne voulez pas me laisser y jeter un coup d'oeil ? Ca peut être rapide, quelques secondes seulement... »

Voix presque implorante, celle de l'homme ne pouvant accomplir son devoir. Tout en sachant qu'il ne pouvait en aucun cas l'obliger à accepter. Néanmoins, il s'inquiétait, et cela se lisait dans son regard. Il ne cherchait même pas à le camoufler, à quoi bon ?

« Vous avez l'air d'apprécier la compagnie des animaux... Travaillez-vous avec eux ? »
Une question logique en réalité, au vu de son comportement. Et puis, cela permettait au sorcier d'en apprendre un peu plus sur ce mystère.... « Et vous pensez lui trouver un nom, à ce petit chaton ? »

Sourire attendri envers l'animal qui gardait son regard fixer sur lui.

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