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 Through the battlefield of life... |Ezekiel|

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Through the battlefield of life... |Ezekiel|   Mar 21 Mar 2017 - 1:24


Through the battlefield of life...
... Its kill or be killed. So many times its a matter of degrees from being up on your luck to down on your knees ••• L'horloge tournait. Un bruit de fond incessant qui mettait les nerfs d'Orfeo à vif. Et pourtant, il supporta. Il supporta chaque cliquetis du balancier de cette vieille horloge. D'ailleurs, il ne savait même plus pourquoi il l'avait installé chez lui. Il l'avait déniché dans un vieil appartement laissé à l'abandon à sa sortie de Darkness Falls. A l'époque, elle ne fonctionnait plus, mais il l'avait quand même ramené. En l'observant, il avait eu l'impression de retomber presque huit cent ans en avance. Et pourtant... Et pourtant elle était beaucoup plus jeune que cela, puisque durant son enfance, ce genre d'horloge n'existait pas encore. Mais les symboles, le bois utilisé, tout trouvait un écho en lui. Et pour cette nostalgie, il avait décidé de l'embarquer avec lui, malgré la lourdeur du meuble. C'était son moyen de se reconstruire dans cette nouvelle vie, cette nouvelle époque si différente de ce qu'il avait connu avant sa mort, et même après celle-ci. En cinq ans, il avait fini par la réparer, déjà parce que c'était plus pratique pour avoir l'heure chez lui mais aussi parce que les bruits liés au balancier lui permettaient de briser le silence. Ce même silence qu'il chérissait autant qu'il détestait. Il lui offrait la possibilité de réfléchir. Néanmoins, à trop réfléchir, il s'enfonçait dans les souvenirs de Darkness Falls. Il se rappelait des morts pavant son chemin, des douleurs ancrées dans son corps. Ces souvenirs dont il ne pouvait se défaire, qu'importait la volonté qu'il mettait dedans. Il fallait qu'ils restent là, présents, le torturant plus qu'il ne le montrait.

Son regard fixait le plafond blanchâtre de l'appartement, se perdant dans cette contemplation. Il était allongé sur son canapé, tentant de faire le point sur les dernières semaines. Sa virée à New-York, dans le Bayou, les retrouvailles houleuses avec son frère, qui lui avait fait comprendre une fois de plus à quel point il n'était rien. Presque sept cent cinquante ans plus tard et rien n'avait changé. Aux yeux de Rafael, il était toujours ce gamin retardé, celui-là-même qu'il devait guider. Sauf qu'Orfeo avait bien changé. Mais il lui manquait une certaine maturité, un certain charisme dont l'aîné avait hérité. Cette pensée l'irrita. Cette piqûre de rappel l'obligea à se relever, réveillant les derniers vestiges de la douleur de son mollet. Et malgré ça, il se mit à faire les cent pas dans le salon, pour évacuer le trop-plein de ressentiments. Surtout qu'il n'avait personne à qui en parler. Callum avait disparu de la circulation, Séléné et Mikkel avaient fui quand il avait commencé à évoquer sa nature et son âge, Elizabeth... Il n'avait plus de nouvelles depuis un moment. En fait, tous ceux autour de lui finissaient par partir. Finalement, il ne connaissait réellement que Lucrezia. Cependant, à elle, il ne lui avait pas encore tout avoué, pour la simple et bonne raison qu'elle n'était pas trop versée dans le surnaturel. Et l'effrayer n'était pas dans ses projets. Il préférait attendre le bon moment...

Nouveau regard en direction de l'horloge. L'aiguille allait sur les dix-sept heures. Et il était temps pour le jeune homme de se mettre en route. On lui avait demandé de faire un saut au QG de la mafia pour quelques missions. Et vu qu'il s'était un peu détaché de tout cela ces derniers temps... Il avait intérêt à être à l'heure et surtout à accepter n'importe quel ordre. Tant que ce n'était pas tué une personne de sang froid. Ca, il n'en serait jamais capable si sa propre vie n'était pas en danger. Puisqu'il fallait l'avouer, il avait déjà tué à Darkness Falls. C'était vivre ou mourir à ce point. Cependant, aujourd'hui, il aurait plus de mal à appuyer sur la détente. Enfin, ça, c'était s'il savait manier une arme à feu. Ce qui n'était pas le cas. Il se débrouillait avec un poignard, possiblement avec une épée mais là s'arrêtaient ses "talents", si on pouvait appeler ça ainsi. Bref, tout ça pour dire qu'il était plutôt là pour couvrir les autres, faire disparaître les preuves. Utiliser son métier comme couverture pour accepter à certaines scènes en premier et éviter que la mafia ne soit trop impliquée dans les meurtres. Une mission qui allait bien avec le masque qu'il portait...

L'hôtel servant de QG était dans le même quartier que son appartement, lui permettant de ne pas avoir à traîner dans les rues trop longtemps. Il ne souhaitait pas attirer l'attention sur lui. Pas une fois de plus, alors que son frère n'attendait que cela pour l'enfermer certainement... Un rapide coup d'oeil aux alentours avant de se glisser dans l'établissement, comme si de rien n'était. Les mains dans les poches, l'attitude délibérément nonchalante... Il ne s'attarda pas dans le hall, prit directement la direction des bureaux après avoir adressé un léger sourire aux réceptionnistes. Belles femmes à n'en pas douter, mais aujourd'hui, il ne leur donnera pas d'attention. Ses doigts toquèrent à deux reprises à la porte d'Ezekiel, bras droit de la mafia dans laquelle il s'était engagé. Deux coups pour signaler une présence, mais qui n'accueillirent que le silence. Un de ses sourcils se arqua, ses yeux bleus se refroidirent. S'il lui avait demandé de venir à cette heure-là, c'est qu'il devait être présent... Après quelques secondes de réflexion, ses doigts pressèrent la poignet, la porte s'ouvrit sur un spectacle... Désolant.

Son... Supérieur donc, était avachi dans un coin. Et Orfeo n'eut besoin que d'un coup d'oeil pour comprendre que la drogue avait fait son effet. Il n'était pas le premier qu'il devait secourir après une trop grande injection, les drogués étaient légions à la Nouvelle-Orléans, et en tant que pompier, il était amené à les sauver et les emmener d'urgence à l'hôpital. Aujourd'hui, ce ne serait pas nécessaire vu que Ezekiel avait l'air encore conscient. La porte se referma et l'italien se dirigea vers l'autre homme. Une main sur l'épaule, une légère secousse, quelques mots :

"Qu'as-tu pris ?"


Froid, distant. Après tout, si les relations avec Ezekiel étaient cordiales, il n'en était pas un ami. Une connaissance tout au plus...

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MessageSujet: Re: Through the battlefield of life... |Ezekiel|   Mar 28 Mar 2017 - 3:53


« Through the battlefield of life »

Orfeo F. Renzacci & Ezekiel Valentine
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Je me sens partir, je me sens bien. La tête se penchant vers l’arrière, je me permets enfin d’apprécier la vie. Tout ce qui m’entoure finit par disparaître. Il n’y a que moi et ce sentiment de bien-être. Fini les problèmes, fini la pression, le néant. Je ne pense à rien, je suis bien. Ce sentiment de paix devrait m’accompagner plus souvent, ma vie en serait plus facile. Je suis constamment à la recherche de qui je suis, de pourquoi mon esprit se divise ainsi en plusieurs personnes différentes, chacune voulant contrôler les autres. Ces crises ne devraient pas être là. J’aimerais être une personne normale, souriant à la vie, appréciant les personnes autour de moi, acceptant de faire confiance à n’importe qui, mais à la place, je me contente de repousser tout le monde, refusant qu’on ne m’atteigne, refusant de tenir à quelqu’un et tout ça à cause de cette fragilité d’esprit qui m’habite. J’ai peur d’être blessé, de faire du mal, de perdre encore d’autre gens, de me faire rejeter. Alors je repousse, toujours plus et au final, je suis seul. La solitude ne me dérange pas tant que ça normalement, mais j’ai tendance à me rendre compte à quel point ça peut être pesant par moment. Ne pas pouvoir soulager mes pensées en parlant à quelqu’un. Je me contente de moi-même depuis longtemps, très longtemps, bien trop longtemps. Bien sûr, il y a Joan et Marie, mais ce n’est pas une relation facile tous les jours. On tient à l’autre, mais tout fini toujours en dispute, en haussement de voix. Je suis fatigué de tout ça. Je l’ai cherché oui, ça c’est sûr et pourrais-je un jour revenir en arrière ? Je ne pense pas. Je me suis habitué à cette solitude et j’en ai encore besoin.  Mes murailles de glace me protègent et protègent les autres. Qui sait ce que je serais capable de faire à un ami. J’ai failli lever la main sur ma propre sœur alors que ce genre de gestes me répugnent, que ferais-je donc à une personne un peu moins importante qu’elle ? Non, devenir ouvert aux autres n’apporterait rien de bon, à personne. Je ne suis pas fait pour vivre en communion avec les autres, je suis fait pour vivre en retrait.

Un long soupire me prend avant que je ne me décide à tirer une seconde ligne de cocaïne. Je n’en prends pas autant habituellement. Je préfère me contenter de moins, de ne pas partir trop loin. Surtout que ce soir sera une pleine lune. Je sais que je suis plus faible ces nuits, que mon environnement n’a pas le même impact sur moi. Mais pour une fois, je ne réfléchis pas. La poudre blanche passe la barrière de mes narines et se répand en moi, suivi d’un reniflement de ma part.

Il se passe quelques minutes avant que je ne sente une oppression dans ma cage thoracique. Mon cœur s’emballe et ma main vient se poser contre ma tempe. Putain. Fais chier. La dose de trop. Ce ne serait pas la première fois, mais comme toute personne plus ou moins normale, je ne peux pas avouer aimer ça. Cette sensation d’oppression est effrayante. Mon regard cherche quelque chose à se raccrocher, mais il n’y a rien. Cette foutue pièce, sans décor, sans touche personnelle. Je me lève, la tête me tourne. Regrettant vite cette décision, je me laisse lourdement tomber contre le mur et m’assied par-terre. Quel spectacle je dois faire. Si Marie me voyait, elle me foutrait à la porte à la seconde. Mais une telle dose ne me ferait pas un effet pareil habituellement. La pleine lune doit encore avoir quelque chose à jouer là-dedans. Je me hais vraiment parfois. La pression dans ma poitrine m’étouffe et ma tête vient se reposer contre le mur. J’essaie de respirer normalement, de garder un rythme régulier pour ne pas me faire prendre par la panique, mais ce n’est pas facile. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer. Je fixe un point sur la porte en face, espérant qu’elle ne s’ouvre pas sur l’un de nos hommes. Quelle image de moi aurait-il ? Le bras droit, incapable de se lever. Pathétique. Parfois, je ne comprends pas comment Marie a pu me choisir dans son équipe. Je me répugne en ce moment. Ces dernières années n’ont été qu’une continuité de conneries dans ce genre. Reprendrai-je un jour ma vie en main ?

J’entends alors des pas à l’extérieur. Merde. Quelqu’un va vraiment venir. J’entends un peu plus fort que d’habitude, sûrement encore la faute à la pleine lune. Je crains d’ailleurs l’approche de la soirée. A chaque fois, je n’arrive pas à contrôler ma transformation. Marie m’aide pour ça et m’accompagne dans cette épreuve, mais elle n’est pas là aujourd’hui. Je me retrouve seul. Je ne suis pas rassuré. Vraiment pas. Enfin seul, pas tant que ça au final. J’entends des coups contre la porte, deux fois. Incapable de réagir, je reste donc là, comme un con, à fixer cette porte qui tarde à s’ouvrir.

Un homme passe alors enfin cette porte, Orfeo. L’homme fait partie de notre mafia en tant que nettoyeur. Je ne me suis jamais senti proche de lui. Un homme comme un autre. Il entre, ferme la porte derrière lui et s’avance vers moi. Je ne voulais pas qu’il me voie ainsi. Je me désole. Il est à présent devant moi et me secoue. Des paroles que je peine à comprendre. Ce n’est pourtant pas compliqué, mais mon cerveau a du mal à analyser ce qu’il se passe. Tout semble à des années lumières de moi. Il m’a demandé ce que j’avais pris. Je me contente de lui montrer d’un mouvement de tête la cocaïne étalée sur mon bureau, incapable d’en faire plus. Pourtant, me sentant minable, j’ai envie de lui en dire plus, de lui prouver que je vaux mieux que ça. Je lui attrape le bras avec toute la peine du monde et arrive à prononcer quelques mots. - J’en ai pas pris beaucoup plus que d’habitude, j’te jure… Lui parler de la pleine lune ? Orfeo sait-il que je suis un métamorphe ? Il ne me semble pas qu’il ait pu s’en apercevoir. Dois-je alors me risquer à lui parler de cet aspect ? Je parle très peu de moi et Orfeo ne compte pas vraiment parmi mes amis. Pourquoi lui parlerais-je de ce « détail personnel » ? Il pourrait mieux comprendre, mais comment me verrait-il par la suite ? Je soupire longuement et me décide à lui dire. - La pleine lune m’affaiblit… Comment il le prendra est une autre histoire. Je le connais si peu.





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MessageSujet: Re: Through the battlefield of life... |Ezekiel|   Ven 14 Avr 2017 - 23:48


Through the battlefield of life...
... Its kill or be killed. So many times its a matter of degrees from being up on your luck to down on your knees ••• Orfeo secoua celui qui était supposé lui servir de supérieur. Sans réaction dans un premier temps, il craignait pour la vie de l'homme. Rapidement, les doigts se posèrent sur le pouls. Pouls irrégulier mais toujours présent, lui faisant pousser un soupir de soulagement. Il n'aurait pas à aller confronter Marie à cette nouvelle. Parce que oui, l'italien avait tout de même un peu peur de la femme. Elle avait cette prestance, cette puissance, qu'il attribuait notamment à Rafael. Et qui lui donnait envie de se faire tout petit. L'italien était loin d'être l'homme le plus courageux de la planète, et il le montrait sans aucun souci. C'était pour cette raison qu'il n'avait jamais pris contact avec la résistance. Certes, il lui arrivait par moment d'offrir des informations à certains de leurs membres, notamment ceux travaillant pour des journaux d'opposition, mais il faisait attention à ne pas trop en dire. Sauf lorsque cela s'avérait nécessaire. Par exemple, Cassidy était déjà au courant de qui il était, de ses problèmes avant sa mort. Sans que l'italien ne sache comment, l'autre avait évoqué des pans de son histoire que seul Rafael connaissait jusque-là. C'était frustrant d'un côté, d'être aussi facilement mis à nu sans connaître les détails. Et c'était pour cette raison qu'Orfeo ne faisait aucunement confiance à l'homme, et n'hésiterait pas à lui barrer la route s'il estimait nécessaire. Oui, certaines valeurs valaient la peine qu'il se bouge le cul.

Bref, le pompier resta accroupi auprès du... Défoncé. Ses yeux bleus détaillaient le visage fatigué de son interlocuteur, qui peinait à reprendre contact avec la réalité. Une seconde durant, il eut envie de le baffer. Une violence qui n'aurait pas arrangé le cas d'Ezekiel, mais qui aurait détendu l'italien. Il haïssait ce genre de situation, réellement. Ne rien pouvoir faire, malgré les pouvoirs qu'il possédait. A moins que la guérison ne puisse agir sur la drogue, ce dont il doutait fortement. Cependant, il tenta quand même de le laisser se diffuser dans le corps affaissé de son supérieur. Doucement, partant de l'épaule qu'il tenait toujours entre ses doigts, le tout s'infiltra dans les veines. Son regard glacial ne quittait pas celui d'Ezekiel, histoire d'être sûr qu'aucune mort n'attendait l'homme au tournant. Orfeo se fiait souvent aux lueurs dans les pupilles des blessés, qui en exprimaient souvent bien plus que les mots après un choc. Ici, ce n'était pas réellement un choc mais cela lui permettait de vérifier l'état de conscience de l'autre. Oui, le sorcier se raccrochait à ce qu'il pouvait, aussi stupide que cela pouvait être. D'ailleurs, ce devait être une bonne chose car Ezekiel entreprit enfin de tourner la tête. Un mouvement qui rassura l'italien, sans pour autant qu'il le montre extérieurement. Manquerait plus qu'il apparaisse comme se préoccupant d'un type qu'il connaissait à peine. Même si c'était ce qu'il faisait... Bref, ne cherchez pas.

Il suivit néanmoins le mouvement, aperçut la poudre sur le bureau et ne put retenir un soupir exaspéré. Certes, Ezekiel était son supérieur. Mais bordel, il avait envie de lui remonter les bretelles comme le vieil homme qu'il était. Et pourtant, physiquement parlant, l'autre était plus âgé. La langue passa sur ses lèvres asséchées, et alors qu'il s'apprêtait à aller voir de plus près la drogue, un main lui attrapa le bras. Mouvement interrompu, attention reportée sur le drogué. Orfeo haussa un sourcil. Pas plus que d'habitude ? Comment avait-il pu se retrouver dans un tel état alors ? Enfin, dans tous les cas, le jeune homme n'était pas là pour le juger. Ezekiel était un adulte, qui avait parfaitement le droit de prendre des décisions, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Et le sorcier n'avait pas à lui faire la morale, même si l'envie ne manquait pas. La pleine lune ?! L'italien resta de marbre, étonné par les mots. Parlait-il réellement de métamorphes ? Il hésita. La drogue le faisait peut-être halluciner après tout... Comme Orfeo ne savait pas exactement ce qu'il avait pris, il était difficile de tout comprendre. Cependant, il décida de prendre le risque de le croire, bien que ce ne fut pas la première chose qu'il souligna :

"Si tu n'en as pas pris plus que d'habitude, la réaction me paraît étrange. Où t'es-tu fourni cette fois-ci ? Au même endroit qu'en temps normal ?"


Les mots se détachaient, et l'homme parlait lentement, pour bien se faire comprendre. Il avait besoin de détails pour mieux cerner la situation, et surtout éviter de faire des conneries. Bon, dans tous les cas, il ne pourrait pas faire grand-chose contre la drogue mais... Il glissa sa main dans ses propres cheveux, tenta de réfléchir correctement. Pourquoi ce genre de situations ne tombait que sur lui ? D'un soupir, il finit par demander :

"Peut-être devrais-je prévenir quelqu'un. Marie par exemple ? Ou préfères-tu qu'elle ne te voit pas dans cet état ?"

Interrogation légitime, puisqu'elle était la chef de la mafia. Enfin, certainement qu'elle préférerait que son bras-droit soit dans un état potable en toutes circonstances... Il passa la main sur sa propre tempe, reprenant :

"Quand tu évoques la pleine lune... C'est parce que tu es un métamorphe ? Ca fait combien de temps ?"

Et en quoi se transformait-il ? Etait-il dangereux pour Orfeo de rester à ses côtés ? Des questions somme toute logiques, mais ce n'est pas pour autant qu'il s'enfuit. Il était trop tard pour laisser tomber Ezekiel. D'ailleurs...

"Penses-tu pouvoir bouger, que je puisse te transporter jusqu'à un endroit plus... Confortable qu'un mur dirons-nous ?"

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MessageSujet: Re: Through the battlefield of life... |Ezekiel|   Sam 8 Juil 2017 - 14:22


« Through the battlefield of life »

Orfeo F. Renzacci & Ezekiel Valentine
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Soupire de la part de l’italien en voyant la drogue étalée sur mon bureau. Oh je le comprends. Je ne dois pas être le premier imbécile qu’il sauve d’une connerie pareille. La drogue fait des ravages depuis bien longtemps et malheureusement, des abrutis comme moi n’empêchent pas l’ascension commerciale dont elle bénéficie. Consommer, toujours consommer pour qu’au final je me retrouve dans des situations pareilles. A quoi bon ? Je veux prouver quelque chose à quelqu’un ou simplement me détruire à petit feu ? Quelle qu’en soit la raison, même si la réponse m’apparaissait devant les yeux, je n’arrêterais pas pour autant de m’infliger ça. L’autodestruction a toujours faire partie de moi. Peut-être que je ne supporte pas de me voir en pleine forme, heureux. Peut-être que j’ai ce besoin de me voir minable. Se porter bien est trop facile, pas de soucis, juste du bonheur. Oh le bonheur… Ce mot qui me fait vomir. Mais c’est quoi le bonheur à part cracher son bien-être à la figure de ceux qui ne connaissent pas ce plaisir ? Je préfère me détruire à petit feu, c’est plus facile que de se dire que tout va bien, sûrement. Trop de gens dans ce cas, malheureusement.

Orfeo me demande où est-ce que je me suis fourni cette fois. Il pense sûrement que la drogue était mauvaise. Ce qui est une bonne réflexion. Rien de pire que de la drogue de mauvaise qualité. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Je me fournis toujours au même endroit, de la même manière. - Oui, c’est la même chose que d’habitude, ça ne vient pas de la drogue je pense… Mes yeux sont plantés dans les siens, je cherche des réponses. Mais Orfeo n’en a pas. Il est autant paumé que moi, surtout qu’il ne connait pas toute ma situation. Je ne suis pas du genre bavard, à confier mes problèmes aux autres. Déjà que les gens proches de moi doivent trop souvent deviner ce qu’il se passe dans ma tête, alors pourquoi l’un de mes employés connaîtrait-il mes problèmes. Il soupire à nouveau et évoque Marie. Je fais non de la tête. Non, non, pas Marie, surtout pas. Si elle me voyait dans cet état, sa confiance en moi subirait une chute libre et je n’ose même pas imaginer ce dont elle serait capable. Elle déteste me voir comme ça et rien que l’idée de tout ce dont je peux m’infliger la répugne. - Pas Marie… Et je préférerais qu’il n’y ait que toi qui me vois dans cet état… J’imagine déjà ce que tu dois penser de moi, alors j’ai pas envie que d’autres pensent pareil.

Il me pose enfin la question qui lui trotte dans la tête depuis un petit moment. Si je suis un métamorphe. Mon regard fuit un instant, ne sachant pas quoi lui répondre. Dois-je lui en parler ? De tous les détails ? Evidemment, ça l’aiderait pour me venir en secours, mais je ne sais pas ce qu’il pense des métamorphes. Va-t-il me juger ? Ou pire, me faire du mal ? Mais Orfeo n’a pas l’air de ce genre-là, même si je le connais si peu. Je replonge mon regard dans le sien et soupire. - Oui… Je me transforme en cobra lors de la pleine lune. J’ai été changé il y a un peu plus d’une année. Mon regard divague à nouveau en évoquant cette épreuve. Je n’aime pas ma nouvelle nature et en parler me fait à chaque fois quelque chose. Mais Orfeo est là, pour m’aider, je me dois de lui dire ça. Surtout qu’en cobra, je pourrais très bien lui faire du mal. Je n’en ai pas du tout l’intention, mais une fois transformé, ce n’est pas moi qui dirige ce que je fais, mais bien mon instinct d’animal.

Il me propose de me déplacer. Il est vrai qu’il y a mieux comme endroit que par-terre contre un mur. Je fais oui de la tête et attrape son bras pour m’aider à me lever. La tête me tourne et je m’agrippe plus fort. Mon sang tambourine contre mes tempes et je sens mes jambes trembler sous le poids de mon corps. Mais dans quel état me suis-je mis bordel. On se déplace doucement jusqu’au fauteuil un peu plus loin dans lequel je m’effondre. J’y suis mieux c’est sûr… Je soupire longuement puis me tourne à nouveau vers l’italien. - Si tu ne veux pas m’aider, je comprendrais… Après tout, je l’ai cherché, non ? Et je ne voudrais pas te mettre en danger…



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