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 Bad time, bad place - Ezekiel

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Bad time, bad place - Ezekiel   Jeu 23 Mar - 21:20

Le soleil naissant baigne mon visage, dessine quelques reflets roux dans ma barbe et me fait plisser les yeux, davantage habitués à se cacher de l'astre qu'à l'affronter fièrement. Depuis peu, le quartier français de la ville me laisse arpenter ses rues à peine la lune laisse-t-elle place à son pendant diurne. Le corps encore brûlant, la nuque encore tiède d'une moiteur charnelle toute particulière. L'esprit pollué par son beau visage et les sens en alerte, tous focalisés sur elle. À l'heure où l'on devrait encore embrasser Morphée pour quelques temps, après une douce nuit dans ses bras, je m'en vais dormir quelques heures dans mon appartement, dans mon lit, mes draps. Une pointe d'acidité sur la langue, les paupières lourdes et le cerveau ankylosé. Les rayons clairs d'un soleil timide s'allongent dans la rue et la fatigue me fait frissonner, en plus de la brise matinale qui court sur ma peau nue. Mais la satisfaction se dessine malgré tout sur mes lèvres, inconsciente et bien peu touchée par la vaine tentative de corruption de songes obscurs. Les mains glissent dans les poches de ma veste et les poings se ferment, tandis que je prends machinalement la route vers le nord, abandonnant derrière moi le goût de ses lèvres contre les miennes et un ersatz de vie correcte dans un quartier correct, un appartement correct. Ça n'est pas pour moi, martelé-je à un esprit rêveur. Ça n'est vraiment pas pour moi, et si j'ai du mal à le croire, je devrais passer davantage de nuits enflammées à Storyville, me dis-je fermement.

Alors je marche tranquillement, le pas traînant et le ventre vide, un sourire idiot sur le visage. Les mètres s'écoulent par centaines et le soleil se hisse lentement dans le ciel, bombe une poitrine arrogante sur nous autres. Je rattrape bientôt le nord de la ville, foule des pavés désormais souillés de crasse et de saletés, de détritus, de mégots. La chaleur n'atteint pas encore quelques ordures balancées dans une ruelle, ici et là, d'une puanteur timide. Pourtant, cela suffit à faire s'évanouir la douceur d'une nuit en mon sein, à rappeler une terrible envie de cigarette, d'un verre, d'un cachet et de plusieurs heures de sommeil. Je ne pourrais pas vivre ailleurs qu'ici, et pourtant le quartier me dégoûte. J'y suis attaché, et j'aime ces rappels amers, j'aime ne pas traîner dans un endroit trop calme, trop propre, trop tranquille. C'est bête – j'extirpe une cigarette de son paquet et me dépêche de l'allumer, m'enferme dans un fidèle nuage de fumée qui me suit à la trace. Encore quelques minutes et je serai chez moi – je descends la longue rue, le soleil contre ma nuque, les yeux mi-clos. Ce quartier n'est pas si terrible, et on s'habitue plutôt facilement à la crasse, me dis-je. Et les mauvaises odeurs suscitent davantage d'émotions que celle du savon, non ? Non, j'aime cet endroit. J'aime ses lieux de dépravation, j'aime ses longues rues dégueulasses, j'aime y croiser n'importe qui à n'importe quelle heure, j'aime que personne ne s'y adresse jamais la parole. J'aime l'atmosphère qui y plane. J'aime la pétarade de coups de feu qui explose autour de moi, m'arrache violemment à mes songes. Silence brusque. Les balles s'écrasent contre une carrosserie, coups de marteau contre le métal, et reprennent de plus belle. Le sang se glace et ne fait qu'un tour ; non, je ne l'aime pas, pas du tout. Pas maintenant, pas de cette façon, alors que je rêvais naïvement d'engloutir un croissant pour le petit-déjeuner.

Je n'ai pas le temps de me poser la moindre question, de lancer le moindre coup d’œil dans la rue et me jette quasiment contre une poubelle. Peut-être même y suis-je à découvert – le visage se tourne si brusquement qu'il aurait du éveiller un torticolis et tout le corps se tend. Je ne distingue personne de ce côté-ci, personne qui serait susceptible de me prendre pour cible. Les coups de feu cessent un instant, reprennent, s'évanouissent, se réveillent. Les cris fusent, de douleur et de haine, et la rue encore endormie il y a quelques secondes est secouée d'agitation. Il n'y a pas grand-monde à secouer ici, pas de marchands troublés dans leur ouverture ou d'enfants qui jouent dans la rue. Quelques chats à effrayer, tout au plus – l'agitation qui je perçois ne peut être que celle d'une sorte de gang. Je fais la moue, réalise que ma cigarette est tombée au sol, et je frotte la paume de mes mains sur ma veste. Les cris se dédoublent, se multiplient – d'autres arrivent. Du renfort, certainement, me dis-je avec amertume. Je lorgne sur la moitié de rue vide, celle d'où je viens et vers laquelle je me trouve, prêt à raser les murs à toute vitesse ; j'ouvre rapidement ma veste et y passe les mains, les presse contre mes poches intérieures, et retiens un juron. Saloperie de merde, pourquoi j'aurais eu besoin d'une arme pour aller chez Maisy, après tout ? Parce que dans cette ville, on en a toujours besoin, putain de con. Alors que je relègue au second plan, et surtout à plus tard, un bon vieux sermon, je me mords la lèvre. Et je compte, intérieurement, prêt à me transformer en ombre le temps de m'enfuir d'ici. Seulement, ils arrivent. À plusieurs, exactement à l'endroit qui était vide il y a quelques secondes encore et que je fixais avec espoir. Ils arrivent et terminent de m'encercler, et les coups de feu transpercent l'air tiède et tranquille.

Recroquevillé contre la poubelle, je tends le bras derrière moi et empoigne le couvercle de la poubelle. Putain, on a déjà vu mieux, comme bouclier, mais ça fera l'affaire. Je le cale contre mon corps et fais fonctionner mes méninges à toute vitesse. Trouve un endroit, une échappatoire, une zone d'ombre, n'importe quoi. Et comme l'oasis perdue dans le désert, comme le nez au milieu de la figure, je vois la ruelle – il faut juste que je traverse la route. Que je traverse les balles, que je file droit sur le champ de bataille. Le cœur battant, l'amertume sur la langue, je me laisse quelques secondes pour réfléchir. Et lorsque son visage s'impose à mon esprit, je me redresse brusquement et m'élance, mû par une force un peu folle. Ne pense pas, ne réfléchis pas, tiens ton putain de bouclier d'un côté ou de l'autre, ne te tiens pas droit, et fonce. Incapable de fermer les yeux, je les garde grand ouverts. Spontanément, j'aurais évalué cette distance à environ deux secondes de sprint – ça dure pourtant une éternité. Je n'ai pas senti les balles me frôler, ni même l'air me fouetter le visage. Pas de cris, de hurlements, pas d'insultes. Ç'aurait été plus romanesque, j'en conviens. Mais je suis là, jeté contre le mur de la ruelle comme un linge trempé. Le bouclier improvisé est tombé avec fracas, il résonne quelques secondes entre les deux murs jusqu'à s'immobiliser totalement, et le cœur pulse à toute vitesse au fond de ma poitrine. Je soupire brusquement, soulagé, et tourne le dos au mur pour m'y appuyer. Lorsque je croise ses yeux. Je me redresse lentement et soutiens son regard, silencieux. J'ai du mal à me concentrer sur son visage, et je lâche, en désignant l'ouverture de la ruelle sur la petite guerre qui sévit :

« L'adrénaline, hein ? » Je ne sais pas, ça n'a pas trop de sens mais je n'avais rien d'autre à dire. Je passe les mains sur mon corps et me tâte – peut-être le petit coup de pression m'aura-t-il fait passer à côté d'un morceau de métal sournoisement logé au creux de ma chair. Mais je ne trouve rien, pas de tissu troué ni taché de sang. Putain, plutôt fier de moi pour le coup – je fais la moue et relève le visage vers l'inconnu. « On a pas trop de chance mais j'suis sûr qu'on peut se tirer d'ici. » dis-je avec l'assurance aveugle qui me caractérise et je m'avance vers le fond de la ruelle. On dirait un cul-de-sac, mais je suis certain qu'on peut passer par la droite. Ou par la gauche. Lorsque j'arrive au fond, il apparaît évident que c'est un cul-de-sac tout ce qu'il y a de plus normal, sans aucune sortie de secours. « Bon, peut-être pas par là. » Seules les poubelles s'y entassent et je me retourne vers l'homme, lève les yeux le long du mur dans son dos – les escaliers de secours, éventuellement. Sur le mur d'en face, une porte de sortie, dont je doute qu'elle soit ouverte – mais sait-on jamais. Je m'appuie contre le mur et croise les bras, m'octroie quelques secondes pour reprendre mes esprits. Je sors le paquet de clope de ma poche et le tends à mon désormais compagnon d'infortune.

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Dernière édition par Joseph Townsend le Lun 15 Mai - 21:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bad time, bad place - Ezekiel   Ven 28 Avr - 17:15


« Bad time, bad place »

Joseph & Ezekiel
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Une journée comme une autre. Un soleil à en faire rougir les plus blancs d’entre nous. Je reviens d’une affaire pour la mafia, le cœur léger. Une affaire qui nous tenait à cœur à Marie et moi. Cette fois c’est fait, nous pourrons nous concentrer sur autre chose. Une cigarette au bec comme j’en ai pris l’habitude depuis bien des années, je marche, je rentre. Mes pieds se suivent machinalement, la tête enfoncée dans les épaules. Je croise d’autres gens mais ne prends pas la peine de les saluer. C’est comme ça que ça se passe ici de toute façon. On ne se salue pas, on ne s’adresse pas la parole. Parfois un sourire, un regard entendu, mais c’est tout. Rien de plus, rien de moins.

Ma marche continue jusqu’à arriver dans la Treme. Ce n’est pas la première fois que je mets les pieds dans ce quartier, un endroit malfamé que les gens censés éviteraient. Mais il ne me repousse pas moi, je ne m’y sens pas si mal. Il fait sûrement corps avec ma façon de vivre peu recommandable. Je ne m’y sens pas comme un souillon parmi la belle société, loin de là. Ici, c’est sale, délabré, à part quelques habitations miraculées. Et les habitants ne sont pas mieux. L’élite ne viendrait vraiment pas vivre ici. J’expire la fumée de ma cigarette en traversant pour rejoindre l’autre côté de la route.

C’est à ce moment que mon cœur rate un battement en entendant des coups de feu et des cris. Putain il se passe quoi encore ? C’est l’arrangement de plus tôt qui est annulé ? Je prends quelques secondes pour regarder autour de moi tout en trouvant refuge près d’un mur. Non, c’est un gang. Encore ces amateurs qui se contentent de tirer sur n’importe qui, n’importe où pour une raison qui m’échappe encore et toujours. Vous me direz que les mafias ne sont pas bien différentes. Alors oui, c’est vrai, mais jamais une mafia s’exposerait ainsi en plein jour, du moins, pas la nôtre. Je me retrouve donc coincé contre un mur, je compte bien cinq ou six hommes, tous armés. Je fais quoi ? Je ne vais pas riposter, ce serait de la folie. Tout seul contre eux, je me ferais éliminer en moins de deux minutes. Non, il faudrait que je me casse. Ils ne semblent pas m’avoir encore vu. Je longe doucement le mur jusqu’à arriver dans une ruelle. Je prends le temps de me mettre à l’abris des regards, le temps de réfléchir à une solution pour me sortir de ce merdier. J’entends des coups de feu venir de partout. Je risque d’être coincé ici un moment, en espérant qu’ils ne viennent pas par ici. Encore, j’ai toujours une arme sur moi, mais s’ils viennent à une dizaine, arme ou pas, je sors de cette ruelle les pieds en avant. Peut-être qu’il y a une issue. Je jette un coup d’œil à la rue principale et voyant que personne ne passe, je me précipite vers le fond de la ruelle. Peut-être qu’elle tourne et donne sur une rue parallèle. Mais je me retrouve bêtement face à un mur. Fait chier. Retour à la case départ. Je prends tout de même le temps de chercher une autre solution, une sortie quelconque. Mais il n’y a rien. Je reviens donc prudemment à mon point d’arrivée et m’appuie contre le mur, à l’affût du moindre changement dans les activités de ce gang.

Ma tête se penche légèrement en avant pour évaluer l’évolution de la situation. Et c’est à ce moment que je le vois. Cet homme, un couvercle de poubelle en guise de bouclier, qui traverse la rue à toute vitesse, évitant héroïquement les balles ennemies et… qui se dirige droit vers moi. Merde. Je ne connais pas cet homme, peut-être est-il pire que le gang. Je me tasse, me faisant le plus discret possible alors qu’il s’écrase contre le mur en face de moi avec peine, sûrement à bout de souffle. Son bouclier de fortune fait vrombir le sol avec fracas, me provoquant un léger sursaut. L’inconnu finit par se tourner dos au mur et son regard croise le mien. Il se relève et je soutiens son regard. Qui est cet homme, que fait-il là, est-il plus dangereux que le gang ? Mais il finit par parler en premier. Ouais l’adrénaline si on veut. Je ne lui réponds pas tout de suite, ne sachant comment agir face à lui. Il semble chercher quelque chose sur lui et je l’observe attentivement, guettant la moindre menace pouvant provenir de lui. On n’est jamais trop prudents à la Nouvelle-Orléans. Et en faisant une moue, il m’adresse à nouveau la parole. J’espère qu’on peut se tirer d’ici. Je ne tiens pas vraiment à crever dans une ruelle, du moins, pas maintenant. Il se lève et se dirige vers le cul-de-sac que j’ai visité plus tôt. - C’est un cul-de… Il ne me laisse pas le temps de finir ma phrase et s’élance dans la ruelle. - Bon tant pis. Je me lève et le suis à distance. Il se retrouve bel et bien devant le mur et se retourne vers moi, regarde derrière moi. Mon regard suit le sien et j’aperçois les escaliers de secours. Oui pourquoi pas, je n’y avais pas pensé. Autant essayer. Je n’ai pas l’intention de retourner dans la rue desquelles rugissent encore de fréquents coups de feu.

L’inconnu s’appuie contre le mur et sort son paquet de cigarettes. Je m’approche un peu de lui, toujours prudent, mais lorsqu’il me tend une cigarette, je sens la pression tomber légèrement. Il n’a pas l’air bien méchant, en tous les cas, pas agressif. J’attrape la clope offerte tout en hochant la tête pour le remercier. Je me décide enfin à lui adresser la parole directement, tout en allumant ma clope. - Belle performance tout à l’heure d’ailleurs. Ca f’sait longtemps que j’avais pas vu quelqu’un manier un couvercle de poubelle comme ça. Je m’autorise même un clin d’œil.

Tout en fumant, je jette à nouveau un regard vers les escaliers de secours. - Tu penses que c’est faisable ? Mais alors que nous nous octroyons cette petite pause, des pas se font entendre à l’entrée de la ruelle. Je me plaque contre le mur et sors mon arme. Tirer attirerait le reste du gang, mais je préfère rester prudent. Je m’avance un peu le long du mur jusqu’à apercevoir l’homme. Que vient-il foutre ici ? A-t-il vu mon nouveau compagnon et décidé de le suivre ? Heureusement qu’un grand bordel de caisses, poubelles et autres choses en tout genre se trouvent étalés le long des murs. Je me cache en attendant qu’il s’avance vers moi. J’attends, patiemment jusqu’à entrevoir l’un de ses pieds à mes côtés et c’est là que j’agis, vite. Au lieu de tirer, je me sers de mon arme pour frapper sa tête. Il tombe, comme une masse. Je m’assure de son inconscience avant d’attraper son arme, projetée un peu plus loin. Je retourne vers mon compagnon - Je sais pas si t’avais une arme, mais c’est toujours utile. Dis-je en lui tendant le pistolet. - Alors, cette sortie ? On tente ?




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MessageSujet: Re: Bad time, bad place - Ezekiel   Lun 15 Mai - 21:19

Le paquet tendu trouve preneur ; la clope entre les doigts, bientôt allumée, me rappelle les refus que j'essuie régulièrement. Oh, non, pas de tabac, pas d'alcool, rien de tout ça. Un léger sourire tord mes lèvres et je sens la prudence dont il se parait jusqu'alors s'évaporer lentement, rejoindre la fumée au-dessus de nous. Pas de retenue dans ma silhouette, pas de tension dans mes muscles – juste cette assurance aveugle et un peu naïve, toujours. Je lui lance un coup d’œil, attarde mes mirettes sur son allure, son aspect général. Elles glissent sur sa veste puis sur les poches de son jean, y cherchent quelque chose – le renflement significatif d'une arme, un tissu tendu et rigide sur quelques centimètres. Éloigne finalement un regard qui rentre bredouille, parce que je n'y ai rien distingué. Je souris, m'autorise un léger rire à la suite de ses quelques mots et acquiesce vivement, lui lance une moue peu modeste. Ce type a l'air d'être sympathique et je m'appuie avec plus de décontraction encore contre le mur, fume en silence. Comme si on s'habituait avec simplicité au boucan qui règne autour de nous, comme si on y était déjà finalement tristement habitués. Lorsqu'il se demande si on peut se tirer d'ici, je suis son regard et fais la moue – ouais, y a sûrement moyen de s'en sortir sans attendre la fin du règlement de compte, me dis-je vaguement.

Abandonne la clope entre mes lèvres et suis le mouvement du type à mes côtés, m'étale contre le mur dès lors que résonnent les pas inconnus dans la ruelle. Les prunelles glissent jusqu'à ce compagnon d'infortune, qui se tend à mes côtés, et je peste intérieurement – bien sûr qu'il a une arme, tout le monde en a une, personne ne sort sans, sauf toi. Je peste, et me félicite en même temps de sa présence. Alors je fais mine de glisser les doigts à l'intérieur de ma veste, comme si j'y caressais une crosse, n'attendant que de m'en servir. L'homme s'avance et je le laisse y aller seul, ne me hâte pas à sa suite et me contente de l'observer du coin de l’œil. Il est discret et se glisse contre le mur tout en prudence, un peu sournois. Là où j'aurais foncé dans le tas, là où j'aurais dégagé le chemin avec bruit et fracas. Mon corps s'échoue lentement contre le mur lorsque j'essaie de me faire invisible et je me cale près d'une poubelle, le regard vaguement porté sur mon congénère. Ce n'est pas une balle qui se loge dans la tempe de l'intrus, mais il s'effondre au sol dans ce bruissement si particulier. Cet étrange frottement de tissus, les membres mous et déchus s'y mêlant avec douceur. Je me redresse et m'approche, circonspect – et tout ça sans un seul bruit, sans une seule goutte de sang. Sans même le craquement sonore d'un os malmené.
Le canon de l'arme me jauge et je l'attrape sans réfléchir, gratifie l'acolyte du dimanche d'un hochement de tête reconnaissant. « Waouh... On a échangé des clopes, un flingue... Ça signifie quelque chose, hein ? » Amusé, j'acquiesce à sa question et me dirige pourtant vers le corps au sol, glisse l'arme dans ma veste. C'est idiot, ce besoin de faire des plaisanteries stupides.

Les mains passent sans ménagement sur la sienne, l'ouvrent et en extirpent tout ce qui suscite un semblant d'intérêt chez moi. Définitivement redressé, les pupilles passent successivement d'une échappatoire à l'autre. « Ouais... Les escaliers, alors ? » Il lorgnait dessus, lui aussi – l'inconnu. Au diable la porte qui nous dévisage, me dis-je en me dirigeant lentement vers les escaliers de secours. Il faut se hisser pour tirer l'échelle et je pousse une haute caisse, qui me paraît suffisamment solide, juste en-dessous.
Une fois mon remue-ménage terminé, l'échelle descendue à hauteur respectable, je grimpe immédiatement et rejoins l'escalier. Un regard vers le sol, vers ce type dont je ne connais toujours pas le prénom, et j'attends qu'il me rejoigne. À proximité, les coups de feu sont retentissants, même s'ils s'espacent. Tant pis ; ce serait toujours trop risqué d'attendre patiemment qu'on vienne nous cueillir. Il me rejoint et l'ascension est rapide. À mesure que nous grimpons, les détonations s'estompent et semblent retenues par un coussin de coton. Ma prudence a de maigres limites, et je me suis élancé devant lui – dans mon dos, il aurait pu faire n'importe quoi. Le monstre glousse au fond de mes entrailles – Oh, tu aurais pu le contrer, ne t'en fais pas...
Lorsqu'on passe devant les fenêtres, les mirettes s'y attardent avec curiosité. La plupart de ces appartements doit être complètement vide, à l'abandon, mais j'ai trouvé crevé d'envie de m'y infiltrer, quand j'étais gosse. Pour voir comment vivaient les autres, si leur quotidien était aussi bidon que le nôtre, si la vaisselle était faite et le repas prêt à l'heure. Si les cris étaient peints sur les murs et si l'atmosphère y était plus légère. La curiosité subsiste, quand bien même l'interrogation a trouvé sa réponse depuis déjà longtemps.

Les dernières marches gravies, l'air me semble épris de liberté – il court sans retenue, sans se cogner contre les façades d'immeubles, sans sinuer entre les obstacles. La clope entre les lèvres, je déambule sur le toit et apprécie la vue, inconscient pourtant du nombre d'étages sous nos pieds. M'approche du bord, lorgne sur la route et les silhouettes qui s'affrontent. Insignifiantes, et la menace d'une balle semble désormais bien loin. « Eh, ça te rappelle rien ?  » j'apostrophe l'inconnu, lui désigne la scène d'un mouvement de la tête. « C'est plus ou moins comme mater un truc à la télé... » Avec un petit peu d'imagination, certes. Je les regarde un instant, quelques poignées de secondes supplémentaires ; l'un se faufile à gauche, l'autre esquive, un énième s'écroule au sol. C'est distrayant cinq minutes et je m'en détourne finalement, me décide à tendre une main civilisée à l'inconnu. « Au fait... Joseph. »
J'ai toujours trouvé ça ridicule, de se présenter – d'acides réminiscences d'école primaire, peut-être. La clope rejoint le sol, passe sous ma semelle lorsqu'on progresse et je contemple les alentours. Le mur qui se dévoile au loin, que l'on voit plus clairement lorsqu'on est en hauteur – l'affliction voile mes traits un instant, avant que je ne la chasse avec pudeur. Les immeubles décrépis, les rues abandonnées et souillées de Treme, voilà ce que l'on distingue d'ici. Si le soleil matinal rafraîchit le paysage, il ne nettoie en rien la crasse désormais incrustée dans les fondements de la ville. « Une vraie carte postale. » soufflé-je, un peu amer. J'aime le quartier, mais certainement par dépit.

Le toit s'étale en longueur, et j'imagine que l'on passe carrément à un autre immeuble. La fusillade semble loin, toujours retenue dans son explosion tonitruante – en réalité, la promenade est plutôt agréable. C'est calme, si bien que même les ronflements du monstre au fond de mon bide semblent eux aussi atténués. « T'es matinal, tu faisais quoi dans ce quartier pourri aussi tôt ? De deux choses l'une, soit tu sortais de chez une meuf, soit t'as un boulot qui craint. Tu choisis quoi ? Je choisis la meuf. » me dédouané-je aussitôt. La curiosité, c'est un vilain, terrible défaut. Et dieu sait qu'il aime s'insinuer dans mes songes.

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