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 Toc, toc, toc, qui est là ? C'est le loup ! ft Zeke

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MessageSujet: Toc, toc, toc, qui est là ? C'est le loup ! ft Zeke   Mar 28 Mar - 19:34



This is war
It’s the moment of truth and the moment to lie. And the moment to live and the moment to die. The moment to fight



L'homme couvert de cendres noires, tâché de sang qu'il avait vaguement essuyé dans l'empressement, recouvert des stigmates d'une échappée compliquée après un attentat, se faufilait discrètement dans les ombres de la Nouvelle-Orléans. Le feu, l'explosion, les longs hurlements de terreur et d'agonie continuaient de faire rage dans son esprit encore en ébullition. Ca avait été un carnage et il avait eu une chance incroyable de s'en sortir vivant, mais surtout d'en réchapper en brandissant sa liberté. Il avait tout risqué. De nombreux peacekeepers et shadowhunters y avaient laissé la vie, sans même qu'il ne puisse apercevoir le quart de leurs visages. La faucheuse s'était saisie de l'inconnu, parmi lequel il espérait ne pas apprendre la présence de sa précieuse milicienne. Son coeur lui susurrait que la mort ne l'avait pas emportée, qu'elle n'avait pas été présente parmi toutes ces unités déployées pour contrer la menace qu'il avait représenté, mais la raison le poussait à s'en assurer. Le réflexe du résistant délivré du piège dans lequel il s'était fourré avait été de se mettre en marche vers l'appartement de sa belle, tout en jetant sans cesse son regard aux aguets en arrière. Il n'était pas suivi, mais il fallait quand même que la certitude soit absolue, parce qu'il ne la mettrait pas plus en danger qu'il ne le faisait déjà en rameutant les gardiens de la paix là où les tirs et les bombes scellaient définitivement leurs sorts. Lorsqu'il s'était engagé aux côtés de Cassidy, il n'avait pas imaginé à quel point sa révolte serait dure pour l'esprit qui se demandait chaque fois si sa compagne faisait partie du lot qu'il combattait et décimait. Ni à quel point ce serait facile d'appuyer sur la gâchette, le viseur pointé sur la foule en uniformes, sans savoir si l'un d'eux dissimulait celle dont la mort l'anéantirait pourtant. Deux opposés qui s'entrechoquaient sans que l'un ne se révèle plus fort que l'autre, sans que le rebelle ne s'égare hors de ce chemin périlleux qu'il avait décidé d'emprunter malgré les risques et la conscience de les prendre à chaque instant. Alors, simplement, il espérait que jamais son arme n'atteindrait l'amante, en pensant que cela suffirait à leur épargner une tragédie. Comme un drogué lucide sur son état qui ne parvenait pourtant pas à résister à l'appel de sa dose. Finalement, ce n'était pas si différent de son addiction pour le poker. Et cette pensée fugace lui fit presser le pas d'une démarche contrariée. Non, ça n'a rien à voir.

Le seuil se dessinait au devant de ses grands yeux givrés qui perçaient la pénombre. La lune était haute depuis déjà un petit bout de temps, mais débarquer en pleine nuit était presque devenue coutume. La sorcière serait sûrement irritée d'être sortie du sommeil à une heure pareille, mais elle lui ouvrirait pourtant la porte de son cocon pour le laisser y pénétrer sans hésiter. Il la prendrait dans ses bras malgré la crasse, la sentirait vivante contre son torse, lui murmurait son inquiétude puis son soulagement. Le changeur avait soudainement un sentiment bien étrange, comme si toute cette belle peinture n'était finalement pas si idéale, comme une crainte inexplicable qui lui bouffait les entrailles. Un mauvais pressentiment. Son palpitant s'emballa quelque peu pendant qu'il toquait contre la lourde porte de bois poli. Une fois, deux fois, trois fois, une quatrième avec beaucoup plus de force et de franchise. Les secondes défilèrent, interminables. Tous les scénarios catastrophes l'assaillirent d'un même élan. Et si elle faisait partie des victimes ? Si ses actes de révolutionnaire de l'extrême lui avaient coûté la vie ? S'il l'avait... tuée. Son corps s'agita devant l'entrée, nerveux, impatient, angoissé. Il frappa à nouveau. Le chien se mit à aboyer.

Des bruits de pas parvinrent à ses oreilles surnaturelles. Le métamorphe y perçut une différence notable entre ces derniers et ceux de Joan. Ils semblaient plus lourds et plus grossiers. Une autre forme d'inquiétude le fit tressaillir. Elle n'était pas seule ? A une heure si tardive ? Puis la frontière s'entre-ouvrit enfin, sur un visage inconnu. Un visage qu'il fusilla de son regard farouche avant de poser sa paume contre la porte et de terminer lui-même de l'ouvrir entièrement avec une brusquerie exagérée. L'ancien prisonnier était exténué, dans un sale état, inquiet, sa patience s'envola donc subitement sans véritable raison, son cerveau se mit à dérailler pour lui faire imaginer une tromperie qu'il savait pourtant impossible. Ce n'était pas le genre de sa belle, la confiance qu'il avait en elle était totale et singulière. Pourtant, il laissa tout son bon sens se faire la malle sans même tenter de le rattraper, juste parce qu'il avait besoin de se décharger, parce qu'il ne parvenait plus à contenir toute l'émotion négative qu'il avait accumulée au cours de cette journée où la guerre avait fait rage et des ravages. Cet homme n'aurait pas dû être celui qui s'était révélé derrière la porte. Si seulement les traits de la convoitée avaient pu apparaître sous son oeil anxieux et désireux, lui apporter le réconfort nécessaire et l'apaisement... Au lieu de ça, ce fut la rage qui se révéla reine de son comportement. Son bras passa sous la gorge de l'étranger, s'immobilisa à quelques centimètres de sa trachée - l'objectif n'étant pas encore de l'étrangler - puis l'impulsion du changeur plaqua le malheureux contre le pan du mur qui jouxtait l'entrée. Les aboiements du genre canin se déversèrent sur Declan qui lui jeta une oeillade fulminante. L'animal défendait l'autre, donc l'autre devait être bien connu de l'animal. Ce détail le courrouça d’avantage. Sa voix rocailleuse fila, agressive. « Ta gueule Médor », ou peu importait le nom qu’il portait. Le rottweiler n’avait pas envie de faire ami-ami avec la bête.

Il redonna toute son attention à celui qu’il maintenait sous son emprise. « T'es qui toi ? ». Son regard balaya rapidement la pièce, Joan n’apparaissait pas, pourtant tout ce raffut aurait dû la faire sortir de sous la couette avec son air de dragonne furibonde. Quelque chose n’allait pas, il n’y avait plus de doute possible, mais quoi ? Une dernière question fusa, accusatrice. « Où est-elle ? ». Son coeur battait fort dans sa poitrine et déjà il sentait le sang pulser contre ses tempes. Mauvais augure. Pitié que rien ne lui soit arrivé.
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MessageSujet: Re: Toc, toc, toc, qui est là ? C'est le loup ! ft Zeke   Sam 6 Mai - 19:52


« Toc, toc, toc, qui est là ? C'est le loup ! »

Declan & Ezekiel
featuring

Nous étions en pleine nuit. L’heure exacte ? Aucune idée, j’avais perdu la notion du temps depuis un bon moment. Tout ce que je pouvais dire, c’est qu’il faisait nuit noire, que la lune était déjà bien haute dans le ciel et que je me trouvais à la fenêtre de la cuisine, une cigarette à la main. Morphée ne m’avait pas emporté cette nuit et comme beaucoup d’autre avant celle-là, je me contentais donc de passer le temps comme je le pouvais. Depuis plusieurs jours, je passais mes nuits chez Joan pour prendre soin de son chien. Son séjour à l’hôpital ne s’était pas terminé et pour l’instant, elle n’était vraiment pas en état de rentrer à la maison. Je lui avais donc promis de prendre soin du husky en attendant son retour. Bien que je ne portais pas les chiens dans mon cœur, je ne pouvais pas dire que c’était une tâche compliquée.

Ma cigarette se consumait lentement alors que j’admirais l’étendue céleste. Pourtant, le calme se fit interrompre par les aboiements de Peluzzo, provoqués par un frappement à la porte. Devais-je aller répondre ? J’avais pour mission de m’occuper du clébard, pas de faire portier. Qui pouvait bien se pointer à une heure pareille chez ma sœur. J’étais loin d’être au courant de tous ses secrets, mais je n’étais pas sûr d’avoir envie de les connaître, encore moins de devoir interagir avec eux. Mais on frappa une deuxième fois à la porte, faisant réagir Peluzzo de plus belle. Je tirai donc une dernière latte et jetai le mégot. Il fallait que j’aille ouvrir si je ne voulais pas me retrouver avec tout le quartier derrière cette foutue porte. Je me mis lentement en marche tout en réfléchissant aux possibilités. Et si c’était la Sakpata qui venait régler ses derniers comptes avec elle et que je me retrouvais face à mes hommes ? Ou la milice qui venait la voir pour n’importe quelle raison ? Enfin bref, quelle importance. La force avec laquelle l’inconnu avait frapper contre la porte me laissait penser qu’il ne partirait pas de sitôt.

La poignée se tourna, lentement, sûrement trop lentement pour l’invité car sa main se posa contre le bois pour l’ouvrir entièrement. Surpris, mon regard se posa sur l’inconnu. Un homme, en franchement piteux état. Il ne me laissa pas d’avantage de temps pour l’observer ni même pour prononcer le moindre mot, son bras se plaça sur ma gorge et emporté par sa force, je me retrouvai poussé contre le mur. Mon dos s’écrasa violement contre la paroi, me provoquant une grimace. Le husky aboyait encore et l’inconnu le fit taire en une phrase. Peu à l’aise dans cette position d’infériorité, je sentis la rage me gagner. Qui était cet homme pour faire irruption ainsi ? Ma main se posa sur son bras alors que je tentais de me débattre. Mais j’avais beau y mettre toute la force de mon corps, l’homme ne bougeait presque pas. Mon regard noir se posa dans le sien pendant que mon bras tentait vainement de repousser le sien. La lourde carrure de l’inconnu ne m’aidait pas. Tout son poids était porté contre moi et ma frêle silhouette n’y pourrait rien. - Toi t’es qui ! Le regard toujours aussi noir, je tentais encore de repousser l’homme. Il me demanda où se trouvait ma sœur. Ma vision changea légèrement. Que lui voulait-il, et en pleine nuit ? Je le passai en revue, de haut en bas, son visage me disait quelque chose. - Attends… T’étais dans les jeux avec elle. Elle s’est sacrifiée pour toi. Et moi aussi par conséquent. Joan devait vraiment tenir à lui pour carrément oublier mon existence et le protéger ainsi. Je savais qu’elle tenait à moi comme à la prunelle de ses yeux et pourtant, elle aurait été prête à me condamner à une vie de misère sous forme animale pour ce mec. J’avais pu suivre quelque peu l’histoire depuis mon écran, mais je ne m’y étais pas trop intéressé. Oui ma sœur s’était trouvée mise à l’épreuve à chaque instant, mais je m’y étais vraiment intéressé qu’au moment où je l’avais vue mourir sous mes yeux.

Cet homme comptait pour elle, elle devait lui faire confiance. Mais le devrais-je aussi ? Son bras me tenait toujours prisonnier, j’avais donc de la peine à le voir autrement qu’en ennemi. Pourtant, après une longue inspiration, je reposai mes yeux dans les siens et me décidai à répondre à ses questions. - Elle est à l’hôpital, je l’y ai emmenée moi-même. Elle va bien. Enfin… elle est en vie. Je tentai une dernière fois de le repousser. - Et j’suis son frère, donc lâche-moi putain.




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