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 Partie de chasse ♦ Solveig

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MessageSujet: Partie de chasse ♦ Solveig   Dim 2 Avr - 23:05


« You and I are nothing but wild beasts wearing human skins. »

 
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Les murs qui se détachent contre le ciel, les arbres qui avalent le camp entre leurs troncs et dissimulent son emplacement aux regards des curieux, la lune qui s'accroche dans le ciel incroyablement plat. Un couvercle placé au-dessus de la prison, tenant là tant bien que mal. Pas un nuage pour couvrir l'astre à l'éclat d'argent, pas une brise pour déranger les arbres. Leurs branches pendent, chargées d'une neige fruit de ce nouveau monde à la météo déraisonnée. Elle lui est reconnaissante tandis qu'elle circule, silhouette sombre avançant précautionneusement le long d'une branche. Il fait un temps parfait pour elle, sa deuxième peau la recouvrant, dense fourrure sombre la gardant au chaud et oscillant autour d'elle alors qu'elle bondit et atterrit dans une congère, grognement ravi s'échappant de sa gueule. Les douleurs résiduelles de la transformation ne comptent plus, il n'y a plus que ses pattes qui laissent des traces dans l'épaisse couche de neige, sa bouche qui claque dans l'air et se referme sur la poudreuse, sa queue qui balaie derrière elle lorsqu'une branche trop chargée se défait de son fardeau et lui recouvre l'arrière-train. Elle n'a pas froid, trop occupée à bondir et jouer, indifférente au fait que la neige est tombée comme ça, sans prévenir, en un manteau dru, flocons semblables à des têtes de pissenlit s'effondrant du ciel et repeignant le monde de gris et de blanc en ce qui semblait être quelques instants.

La panique, temporaire, en les voyant, agriculteurs se précipitant vers leurs cultures, bâches tendues au dessus des semailles pour les protéger et les empêcher d'attraper trop froid, doigts croisés pour que le plastique aide la terre a conserver sa chaleur. Reste du groupe repartant, alors que son corps changeait, rapetissait, os se brisant pour mieux se réarranger. Humaine se recroquevillant en elle, laissant sa fourrure la couvrir et le glouton prendre les devants. Il est ravi, lui, conscience le faisant marcher précautionneusement jusqu'à quitter le plastique affaissé sous les flocons avant de bondir dans un arbre et s'éloigner. Ils ont l'habitude, qu'elle disparaisse. Et la nuit commence à tomber, marquant la fin de sa journée. Possibilité d'aller discuter avec Aritza, de croiser Diwali, regards disant ce que leurs mots refusent de prononcer, d'observer sa mère. Mais la neige. Elle domine tout, apporte le froid si agréable avec elle, appel de la chasse et du jeu prenant le dessus. Retrouver la sensation des coussins sous ses pattes qui s'élargissent à chaque pas, la gardant stable, de la neige qui s'accroche à sa fourrure sans fondre. 121 ans passés de la sorte. Ne manque qu'une gorge à déchirer ou une proie à traquer, et elle sera retournée en arrière.

Nouveau bond dans la neige, corps se tordant avant de répondre son sérieux, nez se levant pour humer l'air. Son odorat est tellement plus fin, désormais... Comment est-ce qu'elle peut le penser fin sous son autre peau, quand elle perçoit tant de nuances désormais ? L'odeur de la vase et du lac qui flotte au loin, les restes de fumée, des feuilles et de la sève qui goutte là où ses griffes ont pénétré les écorces des arbres. La puanteur omniprésente des rôdeurs qui donne envie d'aller à leur recherche, celle de la neige qui envahit l'air et peine à nettoyer son museau quand elle l'y plonge, soufflant bruyamment avant de reprendre sa course, cédant à l'envie de plonger dans une congère parfois, en émergeant, nez frémissant, humant. Ses muscles se tendent, corps s'aplatissant, allure s'accélérant alors qu'elle s'enfonce davantage dans la forêt, ombre silencieuse. Si le vent ne se lève pas... Elle n'aurait pas dû y songer. La brise qui s'était levée et avait porté l'odeur de la biche à elle a tourné, animal redressant la tête et s'élançant en sentant l'odeur musquée de son prédateur, lui tirant un grognement rauque. Elle ne lui échappera pas, pas comme ça. Elle donne la chasse, pattes plus courtes mais infiniment plus à leur place dans la neige, une part d'elle notant avec contrariété qu'elle ne va pas tenir aussi longtemps qu'elle aurait pu le vouloir. Bon pour les cultures, moins pour son moral. Jouer dans la neige et la glace lui avait manqué.

Course-poursuite, grondements continuant d'échapper à sa gueule alors qu'elle poursuit sa proie, arbres s'éclaircissant pour laisser la place à une carrière. Sa biche, figée, une lionne, en face. Incongrue. Odeur familière, accents de femme, de chimie, de tant d'autres choses encore, nuances pour lesquelles elle n'a pas de nom mais qui n'en forment pas moins une carte d'identité, une qui ne peut appartenir à quelqu'un d'autre. Visage inconnu, propriétaire déjà croisée, dans la prison de la ville aux murs sans fin. Métamorphe. Pourquoi est-ce qu'elle n'attaque pas, quand la biche est devant elle ? Stupide. Grondement qui s'échappe de sa gueule, encore, instinctif et menaçant et la biche va pour reprendre la fuite, crocs se fermant dans un élan autour d'une patte, os cédant sous la pression. Elle peut sentir le craquement dans son crâne, le sang qui goutte, le membre délicat céder, cervidée s'affaissant au sol alors que de son côté elle redresse la tête et fixe la lionne. Elle attend quoi, pour l'achever ? Une invitation ? Elle n'a pas envie de redevenir humaine juste pour ça.

Elle donne un coup de tête dans la biche à la place, mâchoire brisant une deuxième patte pour s'assurer qu'elle ne s'enfuira pas, corps s'aplatissant dans la neige et oscillant tandis qu'elle fixe la féline. Quelqu'un avec qui chasser, jouer, qui pourra se défendre face à elle. Elle espère qu'elle comprendra, alors que de nouveau elle pousse la biche vers elle, muscles se tendant pour l'y aider, grognements enjoués s'échappant de sa gueule. Elle n'a pas peur des gloutons, pas vrai ? Si c'est le cas, elle devra se vexer. Une fois sa biche mangée. L'odeur du sang commence à lui donner faim.
 

 
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↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
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MessageSujet: Re: Partie de chasse ♦ Solveig   Mer 19 Avr - 0:40


Partie de chasse
You and I are nothing but wild beasts wearing human skins. ••• Coeur arraché, membres déchiquetés, elle s'était depuis longtemps perdue dans les méandres de la douleur. Les yeux ne pleuraient plus, les perles acides grignotaient juste le reste de ses émotions. Emotions qui s'amenuisaient jour après jour, sans qu'elle puisse inverser le processus. Y laisserait-elle les derniers éclats de son humanité ?

La question resta en suspens. Mieux valait ne pas y penser en cette douce soirée de printemps. Si la saison existait toujours. Solveig était toujours étonnée de voir à quel point le temps changeait d'une seconde à l'autre. L'hiver, l'automne, le printemps, l'été, tout ça n'existait plus aujourd'hui. Après, il fallait l'avouer, pour elle qui avait toujours vécu en Suède, quelque part dans le nord du pays, elle n'avait jamais réellement vu beaucoup de saisons. La neige et le froid occupaient une bonne partie de l'année, et même avec du soleil les températures s'élevaient rarement. Ainsi, la métamorphe avait rarement eu l'occasion d'avoir de véritables saisons depuis sa naissance. Au moins, elle s'était relativement bien adaptée à la Nouvelle-Orléans... Et pourtant, aujourd'hui, elle était comme une lionne en cage. Elle tournait en rond, le besoin d'air frais réclamé par ses poumons. Elle ne savait pas d'où lui venait ce besoin soudain. Etait-ce le fait d'être loin de son aîné ? Ou alors parce que les paillettes n'étaient pas faites pour elle ? Qu'importait, il fallait juste qu'elle sorte, qu'elle s'oublie, qu'elle laisse l'animal reprendre le dessus. Sentir le vent dans la fourrure, se retrouver à la tête de la chaîne alimentaire au lieu de cette petite humaine toute frêle.

Quelques secondes d'hésitation avant que les os craquent, que l'enveloppe charnelle se modifie sous l'impulsion de l'esprit et de la conscience. La majestueuse bête reprit le contrôle, avant de s'échapper de ce lieu. Elle courut à en perdre haleine. Elle courut pour laisser les pensées dérangeantes derrière elle. Elle courut pour simplement oublier sa vie. Les pattes foulèrent le béton jusqu'à l'emmener au Bayou. Du Bayou, elle passa de l'autre côté du mur. Elle savoura la liberté, elle qui avait sacrifié sa vie pour quatre murs et son aîné. La forêt qui s'étendait devant elle, une forêt qu'elle n'avait jamais vu jusque-là, mais son instinct la guidait au travers de cette nouvelle nature. Celle-là même qui lui avait tant manqué. Solveig s'abandonnait, alors que la nuit s'emparait se dissipait petit à petit de l'environnement.

Ce fut le ventre qui finit par la rappeler à l'ordre. La lionne voulait se nourrir. Sauf que Solveig gardait une certaine conscience malgré l'animal, et qu'étrangement... Elle ne savait pas trop comment attaquer les bêtes qu'elle croisait. Lors de sa première transformation, les deux hommes avaient fini déchiqueter parce que c'était une question de vie ou de mort, et qu'elle voulait sauver Mikkel. Là... La suédoise n'y arrivait tout simplement pas. Elle poursuivait, sans jamais oser. Elle s'enfonçait dans la neige, doux souvenir de ce passé bien lointain. La lionne finit par se poser dans ce cul-de-sac à l'abri des regards, à l'abri du monde, pour se détacher du désir de son ventre. Quelques secondes de répit, alors que le bruit de course-poursuite lui parvenait. La biche s'arrêta face à elle. Une hésitation qui lui coûta la vie. L'autre animal dégagea une fragance connue. Métamorphe ? En tout cas, Solveig l'avait déjà croisé, sans pouvoir remettre un visage dessus. L'attaque fut brève, la biche s'écrasa sur le sol, patte brisée par un coup de gueule bien placé par... un petit ours... ce n'était pas réellement cela mais elle n'avait jamais rencontré ce genre d'animal.

Elle ne comprit pas de suite ce que l'autre attendit d'elle. Puis son estomac la rappela à l'ordre quand le sang commença à couler un peu plus. Méfiante, la lionne se rapprocha pas après pas, prête à prendre la fuite si cela était nécessaire. La suédoise n'était pas folle, et ne tenait pas à mourir des crocs d'une créature avec une gueule aussi bizarre. Elle renifla le corps de la biche encore chaud. Nouvelle seconde d'hésitation, avant qu'elle déchire la peau de ses crocs aiguisés. Sang et muscles à digérer. La lionne prenait son temps, encore à la découverte de ce nouveau métabolisme. Comprendre ce qui se passait, comment elle faisait. Son regard ne s'était pas posé sur l'autre animal pour le moment. Cependant, dans un souci de partage, elle poussa la carcasse du bout de la patte, mâchonnant le reste de viande dans sa gueule. Repas à deux, dans un cadre somptueux tâché de carmin...

Minutes défilant, la lionne jaugea l'autre du regard. Danger ou non ? Prendre la fuite maintenant ? Elle hésitait franchement. Puis, sans trop savoir pourquoi, son instinct la poussa à se rapprocher. Ce qu'elle fit, se plantant à quelques centimètres du truc qui ressemblait à un ours. L'air fut humé, puis le museau placé contre la fourrure brunâtre. Elle donna de petits coups contre le corps de l'autre, billes noirâtres intriguées. Une envie de s'amuser grandissait en elle, bien que la lionne ne parvient à lui sauter dessus pour jouer. Aussi réservée sous forme animale que sous forme humaine... Pourvu que l'autre prenne les devants...

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MessageSujet: Re: Partie de chasse ♦ Solveig   Dim 23 Avr - 0:33


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Les branches sont lourdes autour d'elles du poids d'un hiver qui s'est perdu dans les méandres des saisons égarées, arbres aux feuilles vertes tâchées de glace aveuglante, lune à l'éclat jaunâtre dans le ciel au bleu d'encre qui s'étale sans interruption ni pâleur d'un coup de pinceau nuageux. Ils encadrent les trois bêtes dans leur clairière, la biche agonisante aux flancs palpitants, ses pattes brisées dans des mâchoires impitoyables, la gloutonne aux crocs peints de rubis partiellement perchée sur sa proie, ses yeux sombres brillants de la curiosité de l'humaine qui somnole entre la conscience et les rêves en elle, la lionne à la couleur des sables perdue dans un lieu qui n'est pas celui de ses origines, ses pas silencieux dans le tapis floconneux laissant des empreintes profondes. Pas un son, ni mot ni grondement, leurs corps sinueux parlent pour eux. Les gueules qui se tâchent du même sang, la viande partagée, le calme du lieu troublé par les os qui craquent dans la gueule de la créature du Nord, fourrure autour de son museau se raidissant de sang tandis qu'elle plonge la tête dans le ventre auparavant palpitant de vie de la biche, viscères coulant dans sa gorge. Repas partagé des deux inconnues.

L'instinct fait redresser sa tête au glouton, le poids d'un regard le long de son dos trop tangible pour être ignoré. Un instant son nez se fronce, l'animal dominant l'humaine, son mauvais tempérament faisant monter l'amorce d'un grondement d'avertissement dans sa gorge avant qu'elle reprenne le dessus et observe, à la place. La lionne qui s'approche, lentement, odeur plus férale que celle sentie en ville mais les mêmes notes étranges pourtant. Distinctes. Elle se tend alors que l'air est humé autour d'elle, avant de se relaxer au premier coup de museau. A travers son manteau brun, il est léger, les suivants aussi, billes noires finissant par trouver celles de la féline. Pour une lionne, une créature de la chasse, elle n'a pas l'air bien douée pour ça, ni très agressive. Elle se demande qui elle est sous sa peau, pourquoi elle a pris cette forme plutôt qu'une autre, tandis que sa queue fouette l'air, une fois, deux fois. Le temps de laisser l'humaine et la bête délibérer, partagés entre l'envie de dormir ou de jouer maintenant que leur panse est pleine de viande chaude et celle de marquer leur territoire, de retrouver un brin de distance. Le museau qui commence à se froncer, laissant entrapercevoir un éclat rougeâtre, avant de se détendre, tête partant buter contre celle de la lionne à la place. Juste une fois, et elle bondit de la carcasse pour se rouler dans la neige, corps s'y aplatissant et regard s'accrochant à la créature bien plus grande qu'elle.

Elle change, des boeufs et des chevaux, des chats et du renard, avec ses griffes et ses crocs, son pelage ras à la teinte de sable et ses muscles puissants, et elle se laisse tenter par ce qui joue dans le regard, la curiosité. Le corps qui se tasse encore un peu et elle bondit, passe sous le ventre de la lionne avant d'émerger d'entre ses pattes, tête lui donnant un coup au passage avant de détaler de nouveau, s'arrêtant pour l'observer et lui lancer un grondement amusé. A défaut de mots ou d'un langage commun, il reste le langage corporel, glouton roulant un instant sur son dos avant de se redresser et de courir de nouveau vers l'autre prédateur, l'évitant au dernier instant, coup sans violence posé au passage sur l'une de ses pattes. C'est drôle, de chasser. C'est drôle aussi de prétendre qu'on chasse, de se chasser pour s'amuser. Et la lionne ne sait pas chasser. Personne ne lui en voudra de lui apprendre, pas vrai ? Elle n'a personne de sa race aux alentours, de toutes façons, tandis qu'elle pousse son flanc du museau et danse autour, s'éloigne et revient, grondements et jappements tombant de sa gueule pour l'inviter à la poursuivre. La forêt est grande est pleine d'odeurs intéressantes pour brouiller partiellement la sienne, un terrain parfait pour jouer à se pister et se chahuter, encore plus à son goût qu'elle se suppose plus agile que le félin. Elle aime gagner. Elle l'assume, tandis qu'elle s'enroule autour des pattes de la lionne pour tenter de la faire trébucher et vient buter sa tête contre la sienne avant de s'éloigner de quelques mètres, tête tournant vers l'arrière et glapissement échappant à sa gueule. Elle espère qu'elle comprendra l'invitation, et le défi. Elle est curieuse de savoir si elle réussira à l'attraper.

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MessageSujet: Re: Partie de chasse ♦ Solveig   Jeu 18 Mai - 0:55


Partie de chasse
You and I are nothing but wild beasts wearing human skins. ••• L'animal observait, jaugeait l'autre de cet instinct qui lui était si caractéristique. L'humaine avait disparu, s'était effacée au profit de la bête. Entièrement, totalement. Presque. En fait, elle gardait une certaine douceur, qui allait en contrastant avec la force de la nature qu'elle représentait d'un côté. Lion, prédateur majestueux, roi de la savane. Un animal féroce, effrayant aussi, elle le rendait presque aussi doux qu'un agneau. On n'avait rien à craindre de sa lionne, sauf si on s'en prenait à ses protégés, à sa famille. Il n'y avait pas grand-monde qui pouvaient prétendre à cela. Trois ou quatre personnes à tout casser. Et pourtant, l'une d'entre elles l'avait fait souffrir. Souvenir incertain, flou dans cet esprit animal. Ce n'était pas plus mal en réalité, mieux valait qu'elle ne se rappelle pas de ces terribles événements... Une mince protection que son instinct de préservation avait mis en place. L'animal contre le monde, l'animal contre les émotions, l'animal contre la mort... Survivre passait par l'oubli, et son comportement le prouvait. Que se passerait-il lorsqu'elle saurait ? Lorsque tous les détails auront repris leur place dans son esprit ? Crèverait-elle à nouveau ? Ou se tiendrait-elle debout, envers et contre tout ? Elle ne pouvait pas le savoir, pas tant que les sens seront embrouillés par ceux de l'animal.

Le museau blottit dans la fourrure brunâtre lui permit de capter bien plus d'effluves que précédemment. Dont des notes de parfum qu'elle avait déjà perçues. Pas aujourd'hui, pas dans la forêt, pas à l'extérieur des murs, mais à la Nouvelle-Orléans-même, dans les rues de celle-ci. Etrange... Enfin, pas tant que cela. Les skinchangers étaient tout de même légions en ces lieux, la transformation permettait une survie plus facile, les pouvoirs pouvaient aussi aider à se faire une place dans la ville. Finalement, le plus étonnant était de parvenir à tomber au même endroit, au même moment, alors même que la lionne n'était pas adepte des sorties en dehors des murs. Elle n'était pas folle, et les monstres qui y rôdaient l'effrayaient suffisamment pour qu'elle fasse marche arrière en s'approchant des postes de sortie. Désormais, tout avait changé, et sa propre mort n'aurait plus d'effet domino. On pouvait survivre sans elle. Si tel était le cas, périr n'était plus un problème. Peut-être même était-ce un moyen de s'en sortir. Cependant, la bête n'avait pas ce genre de soucis, d'interrogations. Elle préférait manger, avaler la distance avec ses pattes, se sentir libre, sans mur pour l'arrêter. C'était tout ce que l'animal percevait. Et cela lui allait parfaitement.

Puis le jeu commença. La lionne ne le comprit pas de suite. Au début, elle regarda simplement l'ourson courir, lui passer entre les pattes, donner des petits coups de tête. Etonnement, intrigue dans les billes noires lui servant de pupilles. Il lui fallut un temps pour s'adapter, pour tenter d'anticiper les gestes de l'autre et de jouer avec. Un temps bien long pour la prédatrice qu'elle était supposée être. Elle tentait d'esquiver, de donner elle aussi un coup de patte, de tête. Elle avait les muscles, la force pour le faire. Néanmoins, elle était trop incertaine, quand bien même elle s'améliorait rapidement, en laissant l'instinct animal prendre entièrement le contrôle et s'amuser. Juste s'amuser, sans se prendre la tête sur les répercussions futures, sans penser. La lionne manqua de perdre l'équilibre, puis se rendit compte que l'autre s'était enroulée autour de ses pattes. Grognement sortant de ses entrailles, exprimant un certain refus de se voir balader de la sorte. La prédatrice reprenait quelque peu le dessus, tout en étant tout de même tenue en laisse par une semi-conscience. Elle ne ferait pas n'importe quoi, et c'était une bonne chose d'un côté. Son instinct pourrait la conduire au meurtre comme il l'avait déjà fait une fois.

L'autre s'éloigna, s'esquiva. Quelques secondes durant, la lionne l'observa, le jaugea à nouveau. Puis comprit. Un jeu, alors que l'oursonne s'éloignait. La bête se redressa, finit par la suivre, courant, engloutissant les mètres. L'autre allait vite, bien plus qu'elle ne l'aurait cru dans un premier temps. Il fallut qu'elle accélère, sprinte, dépasse des limites qu'elle s'était elle-même fixée. Arrête de penser à tout et rien. Une pointe de vitesse, un saut, suffisant pour atteindre l'autre animal et le faire basculer sur le dos. Elle sautillait, heureuse de son coup. Puis laissa sa langue lécher la fourrure de l'animal. Nouveau jeu avec l'inconnu, euphorie chez la prédatrice.

Jusqu'à ce qu'une douce odeur vienne carresser ses narines. Nouvelle nourriture, appétît ouvert par le jeu et le précédent repas. Celui-ci n'avait pas suffi à la rassasier. Il en fallait plus. La gueule se tourna vers l'autre, et elle chercha à lui faire passer son envie. Chasser, que l'autre la guide certainement aussi. La lionne se retrouvait dans une situation qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Passée de traquée à prédatrice, en voilà un changement certain... Elle sauta sur ses pattes, commençant à se diriger vers l'odeur alléchante, s'enfonçant aussi régulièrement dans le manteau neigeux qui lui rappelait son enfance. Vagues souvenirs de l'humaine derrière la bête. Finalement, elle ne devait pas avoir l'air effrayante dans sa galère... L'autre devait bien rire, si seulement elle la suivait...

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MessageSujet: Re: Partie de chasse ♦ Solveig   Jeu 25 Mai - 13:04


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C'est une humaine à peau de bête, la lionne, là où la gloutonne est une bête à peau d'humaine. Elle peut deviner les limites dans les hésitations des contacts, dans l'absence de ripostes. Une bête de cette taille, une bête de ce type, elle devrait être active dans le jeu, plutôt que cette passivité d'animal assommé aux portes de l'abattoir. Lui asséner un coup, gronder, quelque chose. Rien, à la place, juste ces muscles inertes, qui se laissent pousser et se défendent à peine, qui la laissent libre de jouer avec comme si l'autre n'était qu'une souche morte à la forme particulièrement étrange. Le glouton qui domine n'en insiste que davantage, provoque, va jusqu'à mordiller. Un autre prédateur en face de lui, qui se comporte en proie, en lemming en quête d'un guide ou en mouton de Panurge perdu sans sa tête de troupeau. L'animal ne comprend pas et l'humaine s'ennuie de sa place dans leur conscience partagée, ne fait rien pour l'inciter à la retenue. Pour quoi faire, si l'autre ne se défend pas ? Elle devrait être reine de la savane, et elle est lionne de chiffon. Ennui. Elle laisse faire, attend l'excitation. Bride d'espoir d'entendre le grognement, qui disparait. Le glouton décide à l'autre d'apprendre à chasser, Saskia remue en loin, sceptique, vaguement amusée dans l'anticipation des échecs à venir. Pas de savane ni d'instinct pour cette lionne, après tout. Rien qui l'aide, hormis une gloutonne aux agissements enfantins. Elle veut jouer, l'autre est poupée. Le calcul est vite fait.

Commencer à courir, et pouvoir entendre l'instant où la connexion se fait dans l'esprit de la lionne, pattes qui se joignent aux siennes, écho qui poursuit son corps. Elle gagne en vitesse, c'est bien, c'est insuffisant. Le glouton qui grogne et glapit, se jette dans un arbre pour rire de la bête sous lui. Trop humaine, trop lente. C'est inutile d'être humain, pensée confuse de Saskia en lui qu'il ne comprend pas autrement que par le sentiment d'approbation partagé, de supériorité. Redescendre d'un autre arbre dans un bond, pour se faire bousculer par la lionne, et finir sur le dos. Les crocs commencent aussitôt à se révéler, avant de retomber, chassés par la langue le long de sa fourrure. D'accord. Ça elle comprend. Un grondement malgré tout, avertissement. Elle joue, elle ne se soumettra pas, coup de patte sur le museau, sans brutalité mais un rappel quand même, avant d'avoir pitié et de lécher sa truffe. Saskia, pas le glouton. Saskia dans un accès de bonne humeur et de compassion, l'émotion presque étrangère à sa nature. Saskia qui sent l'odeur en même temps que la lionne, apportée par le vent. Chaude, musquée, vivante, sereine. L'odeur des bois et des biches. Proie. Temps de voir si la prédatrice proie va se réveiller, gloutonne qui se redresse et suit. Non, elle ne la guidera pas. Elle veut voir si elle est capable de suivre l'instinct, gueule ouverte d'avance dans l'hilarité. Saskia, toujours. Hilare, moqueuse. La bête attend juste de sentir la vie disparaitre entre ses mâchoires et le cœur encore chaud dans sa gueule.

Elle va pouvoir attendre longtemps, la gloutonne qui avance collée au sol et prête attention aux changements du vent pour garder son odeur loin des sens de la proie. Elles vont tuer la proie, s'en régaler. Ou la lionne va manger la neige plutôt que la biche, saut avorté qui fait se planter la tête du glouton dans le manteau blanc puis le flanc de la lionne. Pathétique, la biche enfuie. Elle en a mal, billes noires sans humour plantées dans le regard de l'autre féliniforme avant de planter ses crocs dans son museau. Ok, aucun instinct chez celle-là, temps de lui apprendre. Essayer au moins, gloutonne qui prend la place de la biche et tente de l'imiter. L'humiliation. Qu'est-ce qu'on ferait pas pour apprendre à un congénère à être moins pathétique... Enfin, congénère. Glouton, lion. Elle doit admettre qu'elles ne sont pas au même niveau, ce n'est pas une raison de la laisser mourir de faim, surtout avec la pleine lune qui approche lentement. Grognement amusé, coup d’œil provocateur à la lionne, l'humaine de nouveau dominante dans son corps partagé alors que le glouton sommeille. Elle doit avoir l'air ridicule. Vivement que l'autre comprenne le principe de la chasse, qu'elle puisse lui montrer ce que c'est qu'un vrai prédateur et chasser ce souvenir de sa mémoire.

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MessageSujet: Re: Partie de chasse ♦ Solveig   Sam 1 Juil - 0:47


Partie de chasse
You and I are nothing but wild beasts wearing human skins. ••• La lionne n'était clairement pas maîtrisée. Ou, au contraire, l'était bien trop. Contrairement au panda qui représentait Solveig dans son ensemble, au quotidien, le félin, le prédateur lui était sa face cachée. Moins importante, moins imposante, l'animal avait encore du mal à se frayer son chemin. Ainsi, si l'enveloppe était semblable à la lionne, le cœur et une partie de l'esprit restaient cantonnés au panda. Beaucoup plus doux, beaucoup plus passif. Mais dangereux à sa manière, quand on s'en prenait un peu trop à lui. Enfin, il aurait fallu que l'autre se démène, trouve un peu plus sa place. Comme cette fois où elle avait défendu Mikkel, sautant à la gorge des agresseurs, réduisant chaque os de leur corps en charpie. C'était arrivé une fois, mais le contexte était bien différent. L'adrénaline, la rage, la colère, l'horreur, autant d'émotions qui lui manquaient aujourd'hui. Là, la bête était étrangement calme, en phase avec l'humaine qui siégeait en son sein. Ce qui ne devait pas être au goût de l'autre, au vu de son comportement. Quel genre de réactions attendait cet ours ? La lionne était curieuse. En savoir plus, pour mieux se maîtriser, voilà qui était intéressant...

Elle ne savait pas pourquoi elle avait choisi de chasser, si soudainement. Et pourtant... Et pourtant elle s'amuserait presque dans cette situation, à avoir la vie de l'autre au bout de ses crocs, de sa gueule. La bête appréciait ce changement, cette prise de risque, là où l'humaine tentait inconsciemment de freiner. Encore et toujours, elle n'était pas prête à assumer pleinement ce côté-là de sa vie. Epuisant pour elle, épuisant pour l'animal. Il faudrait qu'elle lâche prise, qu'elle relâche le contrôle. Etait-ce seulement possible ? En réalité, elle l'avait fait pendant quelques siècles, mais tout n'était qu'un souvenir lointain, pâteux dans sa mémoire. Les années passées sous forme animale n'avaient pas eu d'impact sur elle, sur l'humaine. A part lui faire se rendre compte que la vie avait beaucoup changé depuis sa transformation. Des futilités.

Elle chuta comme une conne, pauvre prédatrice reléguée au rang de... Sous-merde. Proie. Incompétente. Des mots qui se formaient dans son esprit, flous, vagues, mais dont le ressenti était particulièrement violent. Les pattes tremblaient, synonymes de son inutilité. Elle commençait à être sérieusement agacée, même si sa première réaction fut de rire, de s'amuser. Un moment de détente qui sembla énervée l'autre, puisque la biche disparut rapidement de leur champ de vision. Sur le coup, la lionne ne s'en inquiéta pas. Jusqu'à ce qu'elle commence à avoir faim, quelques minutes plus tard à peine. Estomac gargouillant, besoin de nourriture, de chasse. Pas encore suffisant pour qu'elle mette en berne son humanité.

Alors, l'autre lui vint en aide. Elle était intriguée la petite lionne, par ce revirement si soudain, et elle l'observait de ses deux billes noires. Jeu de rôle dont elle ne comprit la logique qu'au bout de quelques secondes, quelques minutes. Elle n'avait pas fait attention aux crocs dans son museau. Qu'importait, la douleur était minime lorsqu'on était une métamorphe, capable de soigner bien plus rapidement que le commun des mortels. Elle écoutait, lisait comme elle le pouvait dans les gestes de l'autre. Attaquer, traquer, elle devait le faire. Laisser le prédateur prendre le dessus sur l'humaine. C'était possible. Elle y arriverait. Répétition en boucle alors qu'elle tentait d'attraper une patte, un bout de chair, sans trop de violence non plus. Elle essayait de voir en cet ours un animal plus mignon, plus doux. Une biche, un agneau, de quoi se nourrir. Une superposition difficile, mais qui porta ses fruits.

Les poignes et les morsures se firent plus puissantes, plus sûres. Elle apprenait, comprenait, adoptait. Lentement, mais sûrement, elle jouait avec plus de précision, plus de violence aussi. La proie se rétractait, en même temps que l'humaine en elle. L'amusement faisait place au sérieux. Certes, elle ne serait pas une pro de la chasse en si peu de temps. Mais la bête reprenait le dessus, et était plus à même de blesser, chasser, utiliser sa force pour écraser l'autre. Ce ne serait pas optimal, et il faudrait bien plus de temps pour que ça le soit. Néanmoins, lorsque l'odeur d'une nouvelle proie se profila, la lionne n'hésita pas. Une bousculade envers l'autre, plus froide et supérieure cette fois-ci, avant de s'élever sur la trace. Elle n'était pas loin de là, et l'animal eut tôt fait d'engloutir la distance sous ses pattes. Alors, l'humaine avait entièrement disparu au profit de la lionne, permettant l'attaque de la proie sans la moindre hésitation. La gueule arrachant, s'accrochant à une patte, puis la seconde. Peur suintant du regard de la biche effarée, envers laquelle la lionne ne ressentait ni compassion, ni inquiétude. Elle arrachait, tâchait de sang le manteau neigeux. Oh, elle étaut heureuse, grisée, fière la prédatrice. Et pourtant, elle n'en était qu'au début de son apprentissage, bien loin de connaître les vraies techniques de chasse, ne fonctionnant qu'à l'instinct... Peut-être que l'ours pointerait le bout de son nez pour partager ce repas. Même si la lionne restait sceptique, maintenant que sa partie humaine était enterrée, endormie très profondément...

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She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

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Partie de chasse ♦ Solveig

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