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 I should have saved you [PV Maggie]

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SUCKER FOR PAIN

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↳ Arrivé depuis le : 28/11/2013
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↳ Métier : Escroc, actuellement détective privé et pilleur de tombes, revendeur de sang humain pour la Falci'
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement pour des raisons qui lui sont propres.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 -1 en annihilation de la magie et 2 en cicatrisation
↳ Playlist : X Ambassadors - Renegades / Alt-J - Tessellate / The Neighbourhood - Sweater Weather / Daughter - No Care / The Kooks - Bad Habit ...
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MessageSujet: I should have saved you [PV Maggie]   Mar 11 Avr - 23:04

I should have saved you
○I keep imagining those flames that did rise and blackened up the sky. The light that showed you barefoot in the snow. And then the fire started building up inside exploding blinding lights. Now I'm the one left screaming through the night. And how was I to know, I'm not strong. I should have saved you. And I hope you know that you're my home but now I'm lost, so lost. I'm gonna carry your bones. I'm gonna carry them all. I'm gonna carry you home.


Le bout de la clope se consume lentement. La fumée, quant à elle, s’attarde, enveloppe la silhouette fuselée du prétendu détective privé. Le bout des semelles raclent le sol avec impatience. Dix minutes que cette nana chiale sur un vieux pull abandonné. Et à la treizième, il compte se barrer. Évident que cette soi-disant cliente ne roule pas sur l’or et le dépouille de son précieux temps. La moquette usée, les meubles rafistolés et dépareillés, les vêtements détériorés par quelques activités sans doute manuelles crient cette réalité. Le regard s’attarde une fois de plus sur les bijoux extravagants cintrant le cou, les poignets, alourdissant des lobes d’oreille particulièrement épais. De la breloque qui couine dès qu’elle remue. Un son ennuyant et entêtant, celui de la pauvreté. De celle qui ne s’assume pas. Oswald perd peu à peu son semblant de sérieux devant le ridicule du spectacle. Cette théâtralité ne sert pas la cause de la veuve éplorée. Les plus grands chagrins sont muets après tout. L'attention de plus en plus relative du quadragénaire ne passe plus inaperçue, rend son interlocutrice, impétueuse. Les dents grincent quand la vieille lui attrape la main, qu’elle sollicite son regard pour y déverser sa peine. Et avouer à demi-mot qu’elle n’a rien à lui offrir. Seulement sa gratitude. Un sentiment encombrant bien qu’une belle dette également mais venant de cette femme, ça ne lui servirait à rien. Il reprend sa paume, se redresse. La chaise claque quand il la remet en place. Une seule phrase pour refuser, quelques enjambées pour s’éloigner et l’arnaqueur reprend le cours de sa soirée.  Sans fracas, il balaie le contretemps pour mieux se glisser de sa démarche assurée parmi les ombres et générer ainsi un peu plus d’agitation dans les rues de la Nouvelle-Orléans.

Le mégot s’échoue contre le bitume. La contrariété rattrape le vagabond à une heure tardive. Son club préféré réduit en cendres pour quelques querelles qu’il ne comprend pas vraiment. Ou peut-être trop bien plutôt. Un coup qui manque de finesse pourtant et qui met en branle ses petits plans. Où égarer l’esprit alors ? Les courbes de la charmeuse de serpents se dessinent dans ses songes. Les pas s’engrangent mais la raison capture le désir. La métamorphe s’apparente à une dangereuse obsession et à ce jeu de séduction, il se sent trop proche de la défaite. Il ne peut pas décemment perdre deux fois dans la même journée. Il emporte ses fantasmes et ce qu’il lui reste de dignité dans la direction opposée. Les soupirs ponctuent néanmoins l’ascension. Les mains se disputent l’espace dans les poches de sa veste, se cognant aux divers objets y résidant. Les doigts se crispent nerveusement autour de ces babioles. Il les a toutes dérobées sans réellement le réaliser. Comme toujours. Un vrai toc, une réelle maladie qu’il ne notifie que quand ça le dérange, encombre ses placards. Peu importe. Une tare de plus, une de moins. L’escroc ne les compte plus.

Son souffle se répand toujours plus pesamment quand il atteint son immeuble, grimpe les escaliers. Le bois grince sous le talon, les voisins gueulent par-ci, par-là. Mélange de langues étrangères qui ravit les oreilles d’un voyageur piégé. Il s’amuse à en discerner les accents, à deviner les pays d’origine et à se rappeler chaque voyage qui l’y a conduit dans une autre vie. La mélancolie l’habille quand il atterrit au troisième étage. Quatre portes réparties de part et d’autre du couloir. Puis la sienne, tout au bout, avec sa pancarte grotesque qui indique un titre usurpé. A côté de la paroi, une silhouette et le cœur s’arrête. Pendant ce quart de seconde où tout est possible, où tout est hors de portée pour la conscience ankylosée, il croit encore la voir. Mais ce n’est pas Elle. Le malaise chasse le réconfort. La chaleur déserte l’enveloppe. Margareth, la vérité qui fuit. L’anxiété ronge la poitrine bien que le solitaire n’affiche qu’une indifférence factice quand il s’avance. « Qu’est-ce qui se passe ? T’as la dalle ? » Ses yeux examinent. Ils sondent le corps frêle de la brune en quête de réponses. Malgré les articulations, malgré la chair qui relie chaque membre, elle ressemble toujours à un de ces mannequins désarticulés, à qui des pièces manquent. Qu’a-t-elle perdu ? Son innocence, peut-être. Son identité, sûrement. Les pulsations deviennent anarchiques. Il lui délivre son antre avant qu’elle ne perçoive le changement, le bureau en premier, les autres pièces pour vivre ensuite. Ou survivre tout du moins. Un concept que son interlocutrice semble embrasser dans chaque terrible nuance. Un fait qui broie le danois à chaque fois.

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MessageSujet: Re: I should have saved you [PV Maggie]   Jeu 20 Avr - 0:01


Vous savez, une descente aux enfers est propre à chaque individu. A la manière d'un cancer elle peut être fulgurante comme se dévoiler partiellement et s'aggraver petit à petit. Pour Margareth ça a été la seconde option, sa descente aux enfers à elle s'est faite en cinq étapes. Il y a d'abord eu le choc et le déni. Elle sait Maggie, que Rikke est brisé. Survivant des hunter's season il y a laissé son sang, sa chaire et son âme dans cette putain d'arène. Elle l'a serré très fort quand il est revenu à la maison, refusant de le lâcher de peur qu'il ne s'effondre et qu'il ne se relève plus. Tous les jours elle cherche dans ses yeux l'étincelle qu'elle lui connait. Elle s'entête Maggie, elle ne veut pas se l'avouer bien qu'au fond, oui tout au fond là, elle sait que l'homme qu'elle aime n'est plus. Le gouvernement s'est amusé avec lui avant de le recracher et de l'abandonner pour ne laisser qu'une coquille vide. Rikke ne parle plus, ne dors plus, ne mange plus. A chaque fois que Maggie rentre à la maison, elle le trouve à l'endroit où elle l'a installé plus tôt. Alors ce fameux soir, quand elle ne l'a pas trouvé sur le vieux canapé, la jeune femme a su. C'est à cet instant précis que la colère est apparue. D'abord dirigée contre le gouvernement et elle-même, elle a du mal à reconnaître qu'elle lui en veut. Maggie a l'impression d'être un monstre et son impuissance l'a rend folle. Il est allongé sur son lit d'hôpital et elle martèle son torse de ses poings. Elle lui crie de revenir, de caresser sa peau, de lui murmurer au creux de l'oreille. Mais les paupières de Rikke restent closes. C'est un regard et des mains inconnus qui se posent sur elle cette nuit-là. C'est quelqu'un d'autre qui l'explore, qui la comble, qui lui coupe la respiration. Elle n'en veut pas de cette intrusion Maggie mais elle n'a pas le choix, il lui faut du fric pour l’hôpital, rapidement. Il lui faut du fric pour alimenter les machines qui lui permettent de respirer un peu plus longtemps. Plus rien n'a d'importance pour la gamine qui marchande son corps en échange d'une vie. Mais les paupières de Rikke restent closes pour toujours. Elle a un goût amère dans la bouche Maggie et des pierres à la place du cœur. Elle ne supporte plus l'odeur de l'antiseptique qui lui donne la nausée alors elle et se lève et tourne le dos aux médecins. Tourne le dos à la mort.

Le temps passe plus vite lorsque l'on n'y prête pas attention vous ne trouvez pas ? Les heures défilent, les jours, puis les mois et un beau matin vous vous surprenez à faire le point. On est mardi aujourd'hui. C'est sous la douche, les cheveux plein de mousse que Maggie se rend compte d'une chose : Elle s'est habituée à son absence. Elle a continué de vivre sans se préoccuper de l'avenir, de ses actes et de ses choix. Maggie elle n'attend plus rien si ce n'est le jour où elle rendra son dernier souffle. Il n'est plus très loin, elle en est persuadée. Alors en attendant tout un tas de substances parcourent ses veines et l'aident à mettre un pas devant l'autre. Quant au rouge qui colore ses lèvres est juste assez vif pour ne pas que son regard se pose sur ce corps qu'elle ne supporte pas et qui ne lui appartient plus. La vérité lui explose au visage, comme ça, sans crier gare, et les larmes de la gamine se mélangent au calcaire. Maggie est persuadée de ne pouvoir tomber plus bas, elle comprend qu'elle s'est grave mis le doigt dans l’œil quand un troufion vient lui grignoter la cheville à quelques rues à peine du Bones. Elle a comme un trou noir dans sa caboche, ne se souvient pas avec précision du déroulement de cette soirée, l'esprit n'étant déjà plus très clair avant l'attaque. Elle a simplement retenue une chose avant que la fièvre ne l'atteigne, si les talons aiguilles peuvent fendre un crâne, il en faut plus de deux pour venir à bout d'un zombie. L'ironie du sort a voulu que la prostituée se transforme en suceuse d'énergie. C'est ce que lui a balancé Oswald. Enfin pas dans ces termes exacts. Maggie l'a pris pour un cinglé lorsque après un refus cuisant, il s'était plusieurs fois présenté à elle prétextant un changement d'avis. Depuis le temps, sa première impression s'est confirmée. Pourtant, la jeune femme continue de traîner dans ses pattes, de se nourrir de lui. Elle écoute d'une oreille distraite les recommandations qu'il lui débite, c'est qu'elle s'en fiche complètement Maggie. Tout ce qu'elle veut, c'est ne plus tuer sans le vouloir, le reste c'est des détails. De toute manière, elle va bientôt crever.

Elle hurle de frustration, balance les seringues, sachets de poudre et éclate contre le mur tout ce qui lui passe sous la main. On lui a enlevé son échappatoire, son illusion de liberté. L'éphémère ne lui convient pas à Maggie, menace de la rendre complètement folle. Elle se précipite hors de son studio pour trouver une rue plus loin l'homme de la situation. Adrien est le plus jeune dealeur de la Niflheim, elle le sait parce que Solveig les a présenté la veille. Son air de jeune premier, appuyé par des lunettes en écailles, lui permet d'échapper avec aisance aux contrôles de la milice. Elle lui jette carrément son salaire à la figure et lui demande la dernière nouveauté du marché, un médicament expérimentale, un truc bien fort et bien chimique supposé vous mettre la tête à l'envers. Maggie avale les pilules orange (qui a bien pu choisir cette couleur non d'un chien ?!) et Adrien s'éloigne en ricanant. La jeune femme reste plantée là à attendre que les effets surviennent. Elle se voit bien passer ses nerfs sur le petit merdeux en cas d'échec, se fichant bien des conséquences que cela peut avoir. 

— Qu’est-ce qui se passe ? T’as la dalle ?

Le cul par terre, recroquevillée sur elle-même, ça fait des heures que Maggie attend le retour d'Oswald. Elle a l'air misérable dans son pull trop grand, le visage réfugié entre ses bras. Elle gémit dans le noir, créature misérable en proie à un phénomène qu'elle ne comprend et ne contrôle pas. Maggie sursaute lorsque l'homme lui saisit le bras pour l'aider à la relever.

— Ma tête ! Elle va exploser !

Qu'elle lui crie alors qu'il ouvre la porte et la pousse à l'intérieur. C'est un de ces trucs liés à sa nouvelle nature, elle croit se souvenir d'Oswald lui expliquant elle ne sait quoi sur les sens qui partent en vrille. Ou une merde dans le genre. Partout où elle se rend la lumière est trop vive et les sons à deux doigts d'exploser ses tympans.

— Putain fais quelque chose !
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MessageSujet: Re: I should have saved you [PV Maggie]   Lun 24 Avr - 1:11

Elle est bien minuscule, cette silhouette échouée sur le pas de sa porte. Le textile qui recouvre si maladroitement cette frêle carrure, dissimule des secrets mal gardés. La détresse l’habite, une entité à part entière qui ronge l’essence première. Oswald reconnait les stigmates sans le moindre mal pour avoir côtoyer les démons de sa génitrice durant un paquet d’années. Son détachement coutumier ne fait jamais effet à proximité de la brune. A la manière d’un catalyseur, elle le réconcilie avec une part de son humanité lacérée. Ou du moins, le renvoie-t-elle brutalement à ce qu’il a pu être à une toute autre époque. Il n’a pas pu sauver sa mère, ni même Elena. Il doute pouvoir tirer celle-ci de sa misère. Mais peut-être ne peut-il pas s'empêcher d'essayer. Si la gamine qu’il a regardé crever, aurait pu être sa fille, celle qu’il a sous les yeux, a bien des chances de l’être. Un sentiment très particulier irradie à cette pensée. Un pic de douleur précédé d’une attente plus terrifiante. L’arnaqueur s’accroupit pour la cueillir, la retirer du plancher. Sa prise est ferme, tentative bancale de devenir son point d’ancrage. Les premiers cris percent, l’expression figée sur la souffrance palpable. Il s’agit donc d’une urgence. Le reste s'efface, il doit lui porter assistance. Les prunelles se figent sur le crâne furtivement avant de revenir balayer l’intérieur du logis. La porte claque derrière eux, les parfums familiers se disputent le terrain bien vite. Pas vraiment un refuge, encore moins un foyer. Ce décor ne lui apporte aucun apaisement. Sans jamais lâcher le bras de l’infectée, il fonce droit sur son bureau, la force à s’asseoir sur la chaise mobilisée d’ordinaire par ses clients. Jamais, il ne fait le tour de son bureau pour s’installer à sa place habituelle. Il ne s’agit pas d’une arnaque pour une fois. Rien dans son attitude ne respire la supercherie. Une sincérité encombrante le rend même affreusement maladroit, il se prend le coin du meuble dans la hanche en voulant se positionner face à l’invitée. L’anxiété l’oblige à concentrer ses efforts immédiatement. Il s’adosse au pupitre, se penche vers sa protégée avec précaution à la suite.

Sommaire analyse qui ne révèle toujours rien. Elle parait agitée, agressée par des spectres que le danois ne peut discerner. « Calme-toi déjà. » Qu’il explique d’une voix basse. Si elle a atterri là, c'est qu'elle croit qu'il pourra l'en délivrer, qu'il reconnaitra le phénomène innommé. Mais d'aussi loin qu'il se souvienne, il n'a jamais été dans cette difficulté. L’inquiétude déstabilise le timbre monotone très vite. « Dis-moi ce que t’as. Comme ça, vite fait, je ne pige pas. T’as chopé une migraine ? T’as cru que j’étais un doliprane ou quoi ? » A défaut d’obtenir plus d’explications, l’escroc se met en quête de quelques indicateurs. Ses gestes sont lents, exécutés avec une grande prudence. A l’opposé de ses paroles revêches, ses mouvements, eux, vendent son attachement à la jeune femme. Empreintes d’une douceur peu commune, ses mains glacées coulissent contre les tempes de la tourmentée, se rassemblent contre son front inutilement. Il ne comprend toujours pas. Ses paumes coulissent dans la chevelure, analysent la boite crânienne. Elles se pressent contre les parois, s’assurent simplement qu’aucune lésion masquée ne provoquerait le mal vaguement décrit. Les paroles de la dealeuse ne font décidément aucun sens. L’impatience succède à son impérieuse délicatesse. Les doigts attrapent le menton, relèvent le visage abruptement. « Regarde-moi. » Un ordre qu’il regrette presque immédiatement. Il y a tellement d’Elle dans ce regard, tellement de regrets à ramasser au coin des paupières et tellement de questions à aligner qu’il préfèrerait oublier.

Les pupilles dilatées l’interpellent immédiatement, jouent avec sa rythmique cardiaque. Les pulsations martèlent ainsi le cou, saccagent définitivement sa nonchalance naturelle. Ses songes s’orientent vers la bouteille qu’il a consommée quelques semaines plus tôt, les effets dévastateurs que cette dernière a eus sur son organisme remanié. Avec quelle drogue aurait-elle flirté ? Et dans quelle mesure va-t-elle en payer les conséquences ? « Tu t'es injectée un truc ? T'as pas l'air nette à ce que je vois. T’avises pas de me prendre pour un con. Je suis la dernière personne que tu pourras duper. Je sais que t’es rarement clean. » Souvent il se butte à son déni mais il sait qu’elle ne vit pas sainement. Qui est-il pour juger les vices d’autrui ? Lui aussi s’est amusé à piétiner plus d’une fois les limites, à les dépasser juste pour voir. Néanmoins, ça l’agace. Maggie agit comme une enfant en fuite. Irresponsable et totalement chaotique. Il se retrouve inéluctablement en elle. Ne peut s’empêcher de s’interroger sur la part d’hérédité. Un long frisson fracasse son échine. S'il s'agit d'une substance, son corps aura tôt fait de l'éliminer. Normalement. « Alors ? T’as pris quoi ? Puis qu’est-ce que tu veux que j’y fasse, moi, si tu te fous en l’air, hein ? » Le reproche contamine la pupille inquisitrice. Il la relâche, frictionne ses paumes contre ses jambes avant de poser très calmement sa main contre la gorge adverse. Il traque la manifestation du palpitant, cherche à mesurer les battements. Que faire pourtant ? Sans savoir vers qui se tourner, il pense à Moriah, la seule personne qu’il connaisse à posséder un semblant de connaissances dans ce domaine. Comment agirait-elle à sa place ? A tous les coups, elle lui ferait prendre un bain. Cette brève conclusion ne l’aide pas vraiment. Voir pas du tout.

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