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 Paranoia In Bloom {Livia/Dakota}

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Paranoia In Bloom {Livia/Dakota}   Mer 12 Avr - 9:05


« Loterie du RP »



Dakota & Livia
featuring



   
« Stand tall for the beast of America.
   Lay down like a naked dead body,
   keep it real for the people workin' overtime,
   they can't stay living off the government dime.
   Stand tall for the people of America.
   Stand tall for the man next door, cuz
   we are free in the land of America,
   we aren't goin' down like this. Come on Now
! »

   L'après-midi vous cueille alors que vous déambulez dans les rues de la Nouvelle-Orléans. La cathédrale se dresse sur votre chemin, sublime, majestueuse. Vous y pénétrez pour apprécier son architecture ou pour prier des Dieux qui semblent vous avoir abandonné. D'autres silhouettes se pressent dans ce lieu sacré, plus nombreuses que vous ne le pensiez. Seuls quelques murmures caressent les murs, dérangeant à peine la quiétude régnant à l'intérieur de la bâtisse. L'odeur de cire et de bois vous enivre. Rien ne semble prédire la suite. Ils arrivent par dizaine, armes levées et vous ordonnent de vous allonger au sol. Les plus hagards, confus devant cette soudaine agressivité se voient marteler de coups s'ils n'obtempèrent pas assez rapidement. Parmi vous, se cache un résistant extrémiste, un ennemi du gouvernement. En tout cas, c'est ce qu'ils affirment. C'est leur seule justification. Personne n'ose crier au blasphème directement mais vous notez quelques mécontentements. Les Peacekeepers ont osé souiller la sérénité d'un lieu saint. Ce serait une honte si le sang se mettait à couler ici. En espérant qu'il ne s'agisse pas du vôtre... Tout le monde est coupable jusqu'à preuve du contraire. Vous voilà pris en otage par les autorités, personne ne sort tant que le criminel n'a pas été appréhendé.

Ordre de passage:
1 - Dakota Dixon
2 - Livia Dunajski



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MessageSujet: Re: Paranoia In Bloom {Livia/Dakota}   Ven 14 Avr - 12:16

Paranoia in Bloom
Livia&Dakota
La flamme s’agite, elle danse, la cire se consume sous ses yeux. Planté au milieu du passage, Dakota ignore les silhouettes qui le frôlent, les voix qui l’interpellent. Ses pensées l’ont emmené ailleurs. Les souvenirs de son grand-père parsèment son esprit durant d’interminables secondes.  Il ne croit pas en Dieu, sa seule religion est dictée par la nature et par sa volonté toute puissante. C’est la Terre la déesse, c’est elle qui décide de leur sort à tous. Certes il y a ces créatures surnaturelles, ces choses étranges, mais pour lui, rien à voir avec une quelconque force suprême qu’on appellerait Dieu. L’américain cligne des yeux, son regard quitte le cierge pour aviser la salle immense. La cathédrale est aussi belle de l’intérieure de que façade. L’odeur si particulière du lieu de culte. L’ambiance mystique, ces fidèles venus chercher le pardon, l’apaisement et la prière.

Dakota fourre les mains dans ses poches. Il n’a rien prévu de son après-midi mais ne tient pas forcément à errer à travers la Nouvelle-Orléans indéfiniment. Cette ville est belle et regorge de vestiges fascinants, mais Dakota prendra le temps de les découvrir plus tard. L’endroit semble très fréquenté aujourd’hui, son regard curieux embrasse la foule. Ces gens semblent si différents, ils le sont sûrement. Dakota prend la direction de la sortie. Alors qu’il passe dans le reflet d’un vitrail, il aperçoit une femme de dos. Sa chevelure est rousse, sa silhouette fine. Le blond s’amuse à deviner son visage, il inspire son parfum jusqu’à ce que l’inconnue fasse tomber quelque chose. Un objet que Dakota ne distingue pas bien. Il se presse pour ramasser la chose perdue avant qu’un imprudent ne la piétine. Sa trouvaille entre les doigts, l’américain accélère le pas. « Mademoiselle attendez ! » dit-il d’une voix forte en rattrapant la jeune femme.
Malheureusement le brouhaha de la cathédrale étouffe son appel. Dakota court alors et vient faire face à l’inconnue pour la stopper dans sa course.

« Mademoiselle vous avez fait tomber ça. » annonce-t-il en tendant l’objet à sa propriétaire.

Ses lèvres se courbent en un léger sourire. Il aura au moins fait une bonne action en s’aventurant ici. Après ça il n’a qu’à repartir dans son camp, à l’abri des autres. Malheureusement pour lui son planning va être chamboulé. Alors qu’il tend toujours l’objet, un vacarme vient briser le calme sacré des lieux. Des hommes en uniforme viennent de s’infiltrer dans la cathédrale. Ils arrivent par dizaines, armes au poing. Dakota fronce les sourcils, est-ce monnaie courante pas ici ? Son regard s’attarde sur les miliciens. Bien qu’il n’ait pas foi en Dieu, le comportement des hommes du Gouvernement l’étonne et l’indigne. Ce lieu est sacré, ils ont intérêt d’avoir une bonne raison pour venir le souiller de leurs armes. Un mouvement de panique se créé parmi les fidèles. Sans qu’il n’y prête attention, l’américain est poussé, emporté sur le côté. Il a perdu la rousse des yeux. Il ne sait quoi faire, râle puis finit par s’extirper dans un coin. Le chef des opérations –celui qui semble l’être en tout cas- ordonne à tout le monde de s’allonger. C’est tout ce que le blond parvient à entendre. Il soupire. Il n’a décidément aucune chance. Alors qu’il cherche toujours la jeune femme rousse, Dakota se retrouve près d’un peacekeeper. Ce dernier le pousse presque en lui disant de s’allonger comme les autres. Dakota serre les dents. Dans d’autres circonstances sûrement qu’il lui aurait dit d’aller se faire voir, mais ils sont trop.

« Ca va, ça va, j’m’allonge c’est bon. » grogne-t-il.

Le peacekeeper détourne les yeux durant deux secondes. Des secondes précieuses pendant lesquelles Dakota parvient à repérer l’inconnue qu’il cherche. Il en profite pour aller la rejoindre et chuchote en surveillant les hommes armés. « Je crois que vous avez mal choisi votre moment pour faire tomber ça. » il en profite pour ressortir le fameux objet de sa poche. Il se demande quand même quelle raison pousse ces hommes à agir comme ça. Lui qui n’aime pas l’autorité, encore moins lorsqu’elle vient des planqués qui gouvernent la société actuelle, il sent que ses nerfs sont mis à vif, et ce n’est jamais bon signe. Surtout lorsqu’il est pris au piège et totalement impuissant.  


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MessageSujet: Re: Paranoia In Bloom {Livia/Dakota}   Sam 15 Avr - 17:38


L’après-midi était déjà bien entamé, et l’air, pour une fois, était doux. Un sentiment de quiétude envahissait Livia – ce qui se faisait rare en ce moment. A présent qu’elle n’avait plus de nouvelles de Riley, ses journées de congé coulaient lentement, comme un chapelet qu’on égraine. Sa vie n’était plus qu’un vieux roman de gare dont on tourne les pages sans s’y arrêter.

Alors qu’elle errait dans les rues dépeuplées de la Nouvelle Orléans, ses pas la guidèrent en pèlerinage jusqu’au quartier historique. Absente à elle-même, ce n’est qu’une fois arrivée au centre de l’ancienne place d’Armes, le Jackson Square, qu’elle réalisa où elle se trouvait. Face à elle, la mythique cathédrale Saint Louis et son architecture néo-classique émoussée par le temps et les multiples dégradations s’érigeait avec la fierté éternelle des lieux de culte. Pour la première fois, elle décida d’y entrer.

Là le temps semblait plus long, comme si Chronos, attardé dans sa pieuse contemplation, en avait oublié de renverser son sablier. Dans le silence et la fraîcheur du lieu clos, Livia se laissa aller à ses mélancoliques rêveries, bercée par les murmures des autres visiteurs. Happée par les antiques vitraux aux reflets colorés, elle ne remarqua pas le relâchement de ses doigts qui serraient jusqu’à présent la petite pièce de monnaie, tombant au sol en un joli tintement. Se rapprochant davantage, absorbée par la divine aura qui se dégageait de la cathédrale, elle n’entendit pas non plus l’inconnu la héler. C’est alors qu’un visage se dressa sur son passage et rencontra le sien que Livia s’arrêta et sortit de sa contemplation.

« - Mademoiselle vous avez fait tomber ça ».
La jeune femme n’eut pas le temps de détailler son visage, et, suivant le regard de l’inconnu, baissa la tête en direction de sa main. Il tenait une petite pièce en argent estampillée d’un « 1 », un zloty de son pays natal, seul vestige de son enfance à Varsovie. Livia sourit à la vision de cette relique, curiosité inutile et sans valeur aujourd’hui mais pourtant chargée de sens et de souvenirs. Elle voulut avancer ses doigts délicats pour récupérer la pièce et remercier vivement l’inconnu quand un bruit sourd détona dans la cathédrale, brisant le silence sacré. En une fraction de seconde, le calme religieux de l’église laissa place à une armée de Peacekeepers en uniforme gris. Déboulant et ravageant tout sur leur passage tels des boulets de canon, ils hurlaient des ordres incompréhensibles et plaquaient des visiteurs au sol : ils cherchaient quelque chose ou quelqu’un. Guère impressionnée, Livia s’allongea à terre avec grâce, imperturbable devant le chaos ambiant. Ils allaient trouver leur coupable et s’en aller sans autre forme de procès. Immobile, la jeune femme dressa la suite de son emploi du temps : quelle heure pouvait-il bien être à présent ? Hélios au char solaire avait-il déjà entamé sa descente ? Elle devrait rentrer bientôt, après avoir récupéré son bien, dîner peut-être…

« - Je crois que vous avez mal choisi votre moment pour faire tomber ça ».
A nouveau, l’inconnu à la pièce se tenait allongé à côté d’elle, un sourire espiègle accroché aux lèvres. Au lieu de se tenir tranquille comme on le lui avait objecté, il avait préféré se faufiler jusqu’à elle pour lui remettre le zloty. Livia esquissa une moue amusée ; il devait être inconscient ou particulièrement prévenant pour avoir défié l’autorité des Peacekeepers et ainsi tenté le diable – au sens propre comme au figuré. La jeune femme n’eut pas le temps d’attraper la relique en argent, mais lui souffla :

« - Et vous avez mal choisi le votre pour me le remettre ! »
Joignant les actes à la parole, elle lui montra du regard le milicien furieux qui avançait à pas rapides dans leur direction. L’uniforme gris avait repéré la manœuvre de l’inconnu, et, croyant à un échange suspicieux, avait braqué son arme vers eux. D’un cri menaçant, il leur ordonna de se lever, ce que Livia fit en laissant s’échapper un «  - Ça va être beaucoup plus compliqué maintenant » entre les dents. Même une fois à leur niveau, le Peacekeeper continua d’avancer et dressa son arme contre la poitrine de la jeune femme, la faisant reculer jusqu’à rencontrer le mur moite de la cathédrale. Il lui hurla de montrer ses mains et lentement, Livia s’exécuta, ouvrant ses doigts sur le néant entre ses paumes. Croyant qu’elle avait caché ailleurs l’objet, il essaya de la fouiller sans ménagement sous le regard immuable de la Vierge Marie. S’il était un dieu en ce monde, il avait détourné le regard de ses enfants depuis bien longtemps déjà.
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MessageSujet: Re: Paranoia In Bloom {Livia/Dakota}   Mar 18 Avr - 13:10

Paranoia in Bloom
Livia&Dakota
Allongé près de la jeune femme à la chevelure foudroyante, Dakota ne s’aperçoit pas tout de suite que son manège est découvert.  Ce n’est que lorsque l’inconnue lui fait remarquer que le milicien s’avance vers eux que l’américain grimace. Il en profite pour glisser la pièce dans sa poche alors que l’homme en uniforme leur crache de se lever. Dakota s’exécute en même temps que l’étrangère qui lui souffle que désormais, la tâche sera encore plus compliquée. Il a à peine le temps de murmurer un « Challenge accepté. » que la brute du Gouvernement fait reculer l’étrangère en la menaçant de son arme. Dakota se pense un instant épargné sauf qu’un autre peacekeeper s’avance vers lui. Bien sûr que sans ça, cela aurait été trop facile. L’américain se retient de sourire, il tourne un instant la tête, discrètement pour constater qu’on fouille la jeune femme. Que s’attend-t-il à trouver ? Une grenade ? Des informations secrètes ? Si les Résistants débordent surement de motivation, le choix d’une cathédrale aurait été quand même mal venu pour un échange. Pourtant c’est ce qu’ils ont dit. Un traître, un extrémiste se cache dans la foule. Ce qui est sûr c’est que Dakota n’est pas coupable, non, il est blanc comme neige. Alors la suspicion éveillée par son vœux de faire une bonne action l’amuse. Bien sûr il ne dit mot et bientôt il se retrouve lui aussi plaqué au mur. On le fouille, on l’attrape pour le retourner face au mur. Sa joue s’écrase contre la pierre froide.

« Vous savez vous vous trompez de coupable, mais si ça vous plait de me toucher allez-y, je n’ai rien à cacher. » articule-t-il avec difficulté.

La tête tournée vers sa comparse, il lève les yeux au ciel. Ils en ont de la chance ces barbares. De la chance d’être en majorité mais aussi, de la chance que le lieu soit sacré. Dakota ne veut pas faire de vagues, pourtant le milicien n’est pas tendre. Il rage d’ailleurs de ne rien trouver. L’américain tient sa langue, se retenant de lui faire remarquer qu’il l’avait prévenu. Les deux suspects sont relâchés, on leur ordonne de retourner s’allonger mais on les guide à deux endroits différents. Soit, ce n’est pas ce qui empêchera Dakota de rendre son bien à la jeune femme. Ce n’est qu’une question de temps. Histoire qu’on mette la main sur le soit disant coupable. Sauf que l’affaire ne semble pas prête d’être résolue et leur liberté par prête d’être rendue.

Les miliciens déambulent dans les allées, surveillant chaque comportement qui peut s’avérer suspect. Les prières des fidèles ne semblent pas porter leurs fruits puisque personne ne se livre. Au bout de quelques minutes, d’interminables minutes durant lesquelles Dakota n’a pas quitté l’inconnue des yeux, les esprits s’échauffent. Un début de révolte gronde. Un premier homme se lève, malgré les armes pointées sur lui il ordonne au coupable de se livrer, que tout le monde puisse sortir. Une femme se dresse à son tour, ordonnant la même chose. Plusieurs personnes les imitent. Dakota en profite mais cette fois, c’est très discrètement, frôlant les murs qu’il se rapproche de la rousse. Tout ça va très mal finir si la situation n’est pas rapidement contrôlée. Car bien qu’il n’ait pas souvent eu à faire aux hommes de la milice directement, il sait leur réputation. Il sait qu’ils n’hésiteront pas à prendre les mesures qui s’imposent. Et que mieux vaut ne pas s’y frotter.

Le brouhaha qui vient de se créer est transpercé par le bruit d’un tir. Sûrement une balle à blanc, sûrement qu’ils n’auraient pas osé tirer à balles réelles dans un lieu de culte ? Alors que les questions se bousculent dans l’esprit du blond, les pseudos-révolutionnaires ne mouftent plus. Dakota quant à lui s’est finalement rapproché de la rousse mais n’ose briser le silence de mort tout juste installé. Il n’en revient pas de cette scène irréelle et de ces méthodes barbares. Il en vient à penser qu’il serait mieux pour le coupable de se montrer. Mais qu’adviendrait-il de lui ? Dakota ne peut s’empêcher de penser que s’il avait vécu dans de telles conditions, sous cette oppression, lui aussi aurait rejoint la résistance. Il réfléchit, replonge la main dans sa poche pour venir, malgré lui, triturer la pièce de l’inconnue. « On va jamais sortir d’ici. » finit-il par murmurer dans un soupire discret.


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MessageSujet: Re: Paranoia In Bloom {Livia/Dakota}   Lun 8 Mai - 2:34

Livia sentit les mains rugueuses et et déshonorantes du Peacekeeper couler tel un serpent sur son corps tiède. Elle n’esquissa pas un mouvement de recul, et son visage ne se déforma pas en une mine de dégoût. Elle attendit, patiente, qu’il s’exaspère de ne rien trouver sur elle, et arrête sa fouille de lui-même. Self-control. Tout était dans la maîtrise de soi.
Rapidement, un second militaire s’approcha et réserva le même sort à l’inconnu à la pièce. Plaqué contre la paroi joue la première, leurs regards se croisèrent en un interminable instant.

« Vous savez vous vous trompez de coupable, mais si ça vous plaît de me toucher allez-y, je n’ai rien à cacher. »
Le mystérieux homme n’avait aucune retenue et était même sarcastique et provocateur. Malgré les circonstances, il gardait cet air de défi sur le visage et d’espièglerie dans les yeux. Livia trouva cela irresponsable, irrespectueux et irrésistible. Il leva les yeux au ciel en un dernier affront avant d’être soudainement relâché et repoussé au sol sans ménagement.
Les uniformes gris pestaient de n’avoir rien trouvé, blessés dans leur orgueil. Par mesure de précaution simplement – et par rancœur sans doute – ils décidèrent de séparer leurs deux otages, et Livia fut emmenée à l’autre extrémité de la pièce, agenouillée, puis allongée.
La recherche des miliciens demeurait infructueuse, et l’air se chargeait de plomb. Les bottes de cuir s’agacèrent, des murmures brisèrent le silence saint et pesant de la maison de Dieu.

Livia ne s’impatienta pas, et attendit dans un calme déroutant. Aucune perle de sueur ne roulait sur son front exempt de fronces, aucune prière ne mouvait ses lèvres délicates et aucune torpeur ne tordait les traits fins de son visage. Seule la curiosité éclairait ses iris vert de jade, et son regard ne quittait pas celui de l’indescriptible inconnu qui n’avait cessé de la fixer. Le temps sembla n’avoir plus de prise sur eux. Les minutes se seraient peut-être égrainées ainsi indéfiniment si une sourde détonation n’avait pas retentit dans la cathédrale. Plus aucun son ne se fit entendre pendant quelques secondes, les souffles même s’étaient suspendus. La cause aurait pu être un divin miracle, mais ce fut plutôt une maudite ignominie : une balle venait d’être tirée, et Livia, de là où elle se trouvait, n’avait rien perdu de l’effroyable scène. Un enfant, qui essayait désespérément de ramper avec une infinie précaution jusqu’à celle qui semblait être sa mère, venait d’être transpercé en plein cœur. Avait-il fait le mouvement de trop ? Avait-il semblé suspect ? Avait-il seulement justifié ce tir ? Ce n’était qu’un enfant !

Alors que la vie quitta le corps de l’innocent, Livia se raidit et son sang se figea dans ses veines. Ses muscles se tendirent douloureusement, et ses doigts se crispèrent dans ses paumes serrées. En ce jour, en cette église, un enfant avait été tué. Et sa légendaire sérénité s’envola pour laisser place à une fureur mordante. La rage s’empara d’elle. Comment osaient-ils ? Elle qui s’était toujours montrée discrète, qui avait toujours obéi sans broncher, sans jamais émettre la moindre critique ni le moins reproche, qui avait tout simplement accepté tout entier ce Gouvernement… ! Aujourd’hui et pour la première fois, Livia s’y opposa fermement. Elle ouvrit les yeux et ne fut plus capable de se contenter d’accepter sans se poser de question. Il ne lui était plus possible de faire comme si tout cela était pour le meilleur, comme si tous ces sacrifices étaient absolument nécessaires.
Ce n’est que lorsque ses iris se chargèrent du feu de la haine que Livia remarqua la silhouette désormais familière à côté d’elle.

« - On va jamais sortir d’ici.
- Et pas vivants. »
A aucun moment Livia ne quitta des yeux le corps inerte de l’enfant, comme pour se rappeler de ne jamais plus dire « oui ». Comme pour graver cette funeste image dans sa mémoire et s’assurer de se souvenir toujours de ce qu’Ils avaient fait. De l’acte irréparable qu’ils avaient commis aujourd’hui.
Des morts, il y en avait eu. Des Résistants, des coupables. Seulement des coupables, s’était elle convaincue, et elle avait pu se mentir et ignorer, jusqu’à maintenant. Mais désormais, aucun retour en arrière n’était possible.
La jeune femme entendit alors les pleurs de la maman, et décida qu’il était temps d’agir. Elle se retourna vers le jeune homme et murmura :
«  - Le coupable, si toutefois il y en a un, ne se dénoncera pas. Il faut sortir d’ici et vite, avant qu’ils ne nous déciment tous un par un. Tu as l’air suffisamment effronté pour avoir un plan. J’en suis. Ton nom ? »

Livia plongea son regard d’acier dans les yeux de son voisin. Comme il ne répondait rien, elle ajouta :
« Moi c’est Livia. Si c’est possible : enchantée. »

L’heure du Jugement Dernier avait sonné.
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MessageSujet: Re: Paranoia In Bloom {Livia/Dakota}   Jeu 11 Mai - 11:59

Paranoia in Bloom
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La balle que Dakota croit perdue n’en est pas une. Par malheur cette dernière trouve parfaitement son chemin pour s’échouer dans la chair d’un enfant innocent. Le petit garçon s’effondre, frapper par la mort à l’instant même où le plomb l’atteint. Les mines sont choquées, la fronde se disperse, muette et se rallonge sagement. Dakota ne comprend pas. Il ne comprend pas comment ces gens ont pu laisser les choses leur échapper à ce point. Comment le peuple a pu se soumettre à ces hommes ignobles qui les gouvernent. Malgré la balle meurtrière, il ne se gêne pas pour rejoindre la jeune inconnue. En l’avisant il comprend qu’elle est profondément choquée, comme tous parmi eux. Après que l’américain ait manifesté sa présence, la rousse lui répond qu’ils ne sortiraient pas vivants. Dakota ne peut affirmer le contraire. Les hommes de la milice ne sont en rien des enfants de cœur, il l’a compris depuis longtemps. Seulement, peut-être un peu naïvement, il avait cru qu’ils possédaient encore un peu de discernement. Il reste un instant muet et observe. Ses sens sur-developpés de voleur d’énergie l’aident. C’est une faculté qu’il a beaucoup travaillé lors de ses escapades loin de tout. Là où les seuls murmures qu’on perçoit sont ceux de la nature. Des murmures que le jeune homme a appris à apprivoiser.

L’homme qui a tiré semble légèrement confus. Il n’avait pas voulu tuer ce gosse, c’est ce qu’il dit à son supérieur qui lui crache sa colère au visage. La panique de voir la foule se lever ? Ça ne doit pas être courant par ici. Qui aurait cru qu’un homme surentraîné pour tuer se laisserait emporter par la frustration ? Qu’il viserait mal et tuerait un enfant ? Distrait, Dakota reporte son attention sur la jeune femme qui s’adresse de nouveau à lui. Elle a raison. Le coupable ne sera jamais assez fou pour se livrer à la mort. Elle se trompe néanmoins sur une chose, l’américain n’a aucun plan. Son truc à lui c’est l’improvisation. Cloîtré ici il étouffe. Il réfléchit sans un mot, la rousse poursuit et se présente. Dakota sourit malgré sa préoccupation.

« J’y vais à l’improvisation, comme ce type apparemment. Je crois qu’ils perdent le contrôle, l’enfant n’était pas prévu au programme la situation leur échappe. Si le coupable dit rien ils vont finir par tous nous tuer. » dit-il avant de se taire subitement.

Si le chef continue de faire des remontrances à l’assassin, les autres hommes eux continuent de faire des rondes, armes pointées vers les civils qui n’osent plus bouger. Les sanglots de la mère continuent de raisonner dans l’enceinte du lieu sacré. Un des miliciens lui dit de se taire. Les regards sont outrés, remplis de rancœur envers ces traîtres, ces hommes qui ont vendu leur âme au diable au nom de la justice. Justice qu’ils ont inventée de toute pièce. Pour Dakota ce n’est qu’un prétexte pour assouvir leur folie. Un sentiment de puissance dans une oppression dégoûtante. Le regard clair du jeune homme s’égare, il réfléchit. Il faut faire une diversion mais comment ? Son ombre ne lui obéit que très mal, risquer de se dévoiler pourrait être un risque qu’il n’est pas près à courir.

« Je m’appelle Dakota. » réplique-t-il, distrait.

Le chef s’écarte de son soldat, il s’approche de l’autel. Il toise la foule sous sa cagoule. Dakota n’y prête pas vraiment attention, il faut qu’ils trouvent un moyen de sortir de là. Dans ses poches il n’a rien, soudain ses pupilles s’éclairent. Il prend une grande inspiration et prie pour ne pas se faire tirer dessus. De toute façon il cicatrisera vite, il le sait. Mais la douleur n’est pas quelque chose qu’il affectionne particulièrement. Alors qu’il se relève doucement, les mains au dessus de la tête, un des gardes braque immédiatement son arme vers lui, lui demandant ce qu’il fait.

« Ecoutez je suis médecin. Ce petit a sûrement encore une chance, laissez moi l’ausculter avec mon infirmière… Vous savez que ce garçon n’est pas celui que vous cherchez. J’implore votre pitié. »

Pour une fois le jeune homme ne ment pas. Au sein de la communauté il est vraiment médecin. Il doute néanmoins que le garçon ait une chance mais il veut tenter tout en gagnant du temps. Les miliciens se retournent vers le chef. L’homme réfléchit et fait un signe de la main.

« Laissez-le, les autres ne bougez pas. Le gosse était une erreur mais on vous ratera pas. Vous bougerez pas tant que le traître n’aura pas parlé, pigé ? » crache-t-il pour le reste de la foule.

Dakota se dirige vers le jeune garçon, suivi de près par un des gardes qui le pointe de son arme. S’agenouillant vers l’enfant et sa mère, Dakota tourne la tête vers Livia. « Livia venez s’il-vous-plait je vais avoir besoin de vous pour appuyer sur la plaie. » il déchire la chemise souillée de sang. Il sait que l’enfant est mort, pauvre enfant, Dakota serre les dents. Il est fou de rage mais se doit de réfléchir. En utilisant son statut, il sait qu’il pourra parler plus facilement à Livia. De plus il sait que cet imprévu risque de perturber le plan de la milice et d’attiser la haine. En attendant, très discrètement, il passe sa main sur les yeux du garçon, fermant ses paupières pour qu’il repose en paix.


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