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 [Cassie/Carter] "I think I lost my way"

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MessageSujet: [Cassie/Carter] "I think I lost my way"   Mar 18 Avr - 16:50

Chéri, j'suis plus forte que toi


« C'est bon, vous pouvez y aller. »

Cassiopée se trouvait dans un état quasiment second quand elle entra dans la ville. A l'entrée, l'espèce de douane, ils l'avaient complètement dépouillée. Elle n'avait plus rien -enfin presque. Ils lui avaient pris le sac à l'intérieur duquel elle avait quelques provisions, et les bijoux qui étaient visibles pour eux. Cela dit, grâce à l'odeur nauséabonde qu'elle dégageait, ils avaient préféré la toucher le moins possible, donc elle avait réussi à garder une chose, la plus précieuse : sa gourmette en or blanc, que ses parents lui avaient offerte quand elle était plus jeune. Gourmette se trouvant à sa cheville, donc cachée. Elle avait eu une chance immense. Tout le reste, que ce fut nourriture ou argent qu'elle avait réussi à récolter, lui avait été pris sans état d'âme. Même ses jumelles, qui lui avaient été plus qu'utiles. Elle n'avait même pas d'endroit où aller, dans la ville.

Mais honnêtement, elle s'en foutait pas mal. Durant trois mois, elle avait dormi au maximum trois heures d'affilée. Dans des appartements abandonnés, dans des coins cachés, dans des ruines. Dans des arbres, même. Et dehors, c'était un danger permanent. Pour elle, être parvenue à entrer dans cette ville était tout simplement un soulagement. Si en dehors des murs, elle avait été capable de dormir dehors, alors à l'intérieur, elle pouvait pioncer comme un bébé, même comme une sans-abris, pas dans une maison, sur le trottoir. Et même s'il pleuvait. Elle l'avait déjà fait après tout, sauf qu'il y avait en plus un danger énorme.

La pauvre brunette était donc là, à déambuler dans les rues, observant un peu pour se trouver un coin où elle pourrait tomber de fatigue. Elle avait faim, mais surtout, surtout... Elle était fatiguée. Elle n'avait jamais aussi bien senti la fatigue qu'à cet instant. La nuit tombait, elle voyait de moins en moins, elle ne savait pas où elle était. Elle passait dans des ruelles, elle tournait, elle cherchait. Le coin où elle se trouvait la fit froncer les sourcils. Des bâtiments délabrés, elle entendait des bruits parfois un peu étranges... Ca lui fit froid dans le dos. Elle avait l'impression d'être repassée à l'extérieur sans le vouloir. Elle passait près de poubelles, et celles-ci sentaient certainement meilleur qu'elle. La pauvre demoiselle avait besoin d'une douche aussi. Une longue douche. Elle ne savait pas si elle allait être capable de se laver seule, mais elle s'en foutait. A cet instant, sa pudeur avait un peu disparu. Elle devait changer de fringues, accessoirement, parce que celles-ci étaient irrécupérables. Elle espérait sincèrement que l'odeur de Mort qu'elle avait sur elle partirait... Elle avait peur que ça soit incrusté. Elle sentait bon, d'habitude. Avant tout ça.

Cassiopée n'avait pas remarqué qu'elle pleurait silencieusement. Elle s'en rendit compte quand elle entendit un bruit non-loin d'elle, parce qu'elle se figea. Crispée, ses réflexes reprenaient le dessus, même si elle savait qu'aucune créature n'étaient ici. Aucune comme elle avait vu. Enfin elle espérait.

« Qu-Qui est là... ? » demanda la brunette d'une petite voix.

Elle était pantelante, chancelante. Sa jambe lui faisait mal, sa cicatrice sur sa cuisse la brûlait. Elle avait du mal à marcher droit, elle commençait à avoir du mal à tenir debout... Si quelqu'un l'attaquait à cet instant, elle ne donnait pas cher de sa peau... Quoique, peut-être que l'odeur qu'elle dégageait repousserait la personne, ou même son apparence. Elle était recouverte de sang de personnes mortes, de chaires mortes, qui lui avaient servie à ne pas se faire repérer par les monstres. Elle  avait aussi elle-même des plaies, à force de courir, d'escalader, de grimper, de tomber. Alors peut-être qu'elle ferait peur à un possible agresseur...

lumos maxima
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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: [Cassie/Carter] "I think I lost my way"   Mar 2 Mai - 0:33



i think i lost my way
I'll take care of you.


Tu ignores ce qui t’as poussé à sortir pour te rendre dans les bureaux du Gouvernement, ce soir-là. Tu ignores tout bonnement les raisons qui t’ont poussé à rester en vie, alors que le monde entier brûle dans les flammes de ce que certains qualifieraient d’Enfer. Cette brèche entre deux mondes, cette venue au monde imprévue de monstres et autres créatures dont les humaines n’avaient pas connaissance n’est que représentation des vices qui sévissaient déjà, ici. Vices poussés à l’extrême. Vices que tu n’as pas pu abandonner pour autant. Tu ne peux pas t’y résoudre. T’es incapable de retenir tes pulsions quand elles implorent ton cerveau, ton esprit, ton âme, de succomber. Elles causeront ta perte, t’amèneront à la déchéance, puis à ta mort. C’est la seule chose de dont tu peux être sûr, aujourd’hui. C’est l’unique chose qui te hurle de garder le moindre détail de ta personne pour toi. Ne pas se lier d’amitié avec un collègue de boulot, c’est trop dangereux. Bien trop dangereux pour que tu ne cours le risque. Ce serait te mener à ta propre perte. Quoi de plus ironique. L’idée de mourir en martyre peut s’avérer séduisante, mais tu sais que cet événement sera étouffé par le pitoyable gouvernement en place. Au mieux, ton décès sera susceptible de satisfaire Mia.

Tu coinces tes mains dans les poches de ton uniforme, et avances dans les rues de la ville, sur le qui-vive. Une habitude qui ne te lâche pas. Ce n’est pas l’unique préoccupation qui trouve un point d’accroche dans ton esprit. Mia occupe une bonne place. Balancer des documents sur ton bureau t’indiquant, noir sur blanc, vos liens de sang comme vérité absolue, et la seconde d’après, planter un couteau sur le bois de ce même bureau, personne ne dirait que c’est un comportement sain. Être son frère. T’as souvent rêvé de trouver ta famille, de trouver tes géniteurs, découvrir tes origines, découvrir les raisons de ton abandon alors même que tu étais seulement âgé de quelques jours, si ce n’est quelques heures. Beaucoup d’incertitudes bercent ton quotidien, et les révélations de la Shadowhunter n’ont fait que les accentuer. Mauvaise blague ou vérité, tu n’as pas encore fait ton choix.

Tu avances. Tes pas crissent contre le béton du trottoir. Tu continues jusqu’au premier croisement. Une voix résonne. Tu fronces les sourcils, ta main se pose instinctivement sur ton arme, attachée à ta ceinture. Tu te diriges vers la source du bruit. Tu déglutis lentement lorsque tu aperçois une maigre silhouette. La maigre luminosité t’apporte suffisamment pour que tu constates la vulnérabilité de l’individu. Pourtant, l’odeur qui parvient à tes narines te stoppe net. La silhouette sent la transpiration, la peur, le sang séché. La mort. Tes doigts se resserrent autour de la crosse de ton revolver. Tes pupilles la dévisagent dans la pénombre. Tu n’ignores pas le danger potentiel que cette présence inconnue représente. Ta voix balaye sa question. « Qu’est-ce que tu fais là ? Comment tu t’appelles? » craches-tu, froid. Lentement, tu supprimes les derniers mètres de distance.



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