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 Count my sins [PV Jack]

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ANIMAL I HAVE BECOME

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↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement
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MessageSujet: Count my sins [PV Jack]   Mer 19 Avr 2017 - 15:14

Count my sins
○When the day has come but I've lost my way around and the seasons stop. And hide beneath the ground. When the sky turns grey and everything is screaming, I would reach inside, just to find my heart is beating. Are you tell me to hold on? You tell me to hold on ? But innocence is gone and what was right is wrong.



La tête lourde roule contre l’oreiller. Le souffle apaisé, construit quelques sonorités délicates. Il se mêle sans mal aux tintements réguliers, animés par la machine à proximité. L’esprit va et vient au bord de la somnolence, aux portes de l’inconscience. Les pensées s’effacent, les soucis s’estompent. La réalité n’a jamais parue plus lointaine. Douce perdition causée par un cocktail médicamenteux. Les souffrances n’existent plus, les émotions sont taries pour le mieux. La milicienne ne perçoit presque plus les limites, la dureté du matelas, les fils qui la relient à quelques appareils ou perfusions. La gravité a cessé d’exister dans son univers. Elle flotte à plusieurs mètres du sol, erre dans un monde parallèle semblerait-il où plus rien ne pourrait la contrarier, la menacer. Baignée dans cette euphorie chimique, Joan se sent pour la première fois depuis une éternité, en totale sécurité. Une sérénité absolue qui lui permet d’enchainer les longues journées, cloitrée dans cette chambre aseptisée sans même le remarquer. De supporter une guérison lente et compliquée. Les hématomes longent toujours le visage, s’étendent au corps dans son entièreté. Elle a l’habitude de comptabiliser les ecchymoses. Il n’y a pas une seule parcelle de cette enveloppe qui a été épargnée par le passé. Les plaies les plus importantes, cependant, n’ont rien à envier aux sévices subis alors qu’elle était mariée. Les balles délogées ont provoqué une succession de dégâts internes dont elle se serait bien passée. Le coup de couteau, quant à lui, lui octroie des saignements réguliers si elle remue un peu trop violemment. Clouée à son lit sans en avoir pleinement conscience, la victime guérit lentement mais sûrement.

Le sursis dans la douleur s’amenuise pourtant progressivement. L’esprit émerge péniblement, heure après heure. Les tiraillements reprennent graduellement, les membres accusent alors la fermeté de la paillasse. Un gémissement lui échappe. Les paumes se rassemblent dans un spasme, contre le thorax, remontent inconsciemment jusqu’à la tête, par au écho à l'un de ses pires souvenirs. Quand Isaac l’a projetée contre le mobilier, que le crâne s’est ouvert et qu’elle a fini dans ce même genre d’environnement. Pas de meurtrissure là-haut mais les doigts cueillent les bleus sur la pommette, la paupière, le menton. Tout le flanc gauche est marqué. Sa lèvre enflée la ramène au passage à tabac. Les mains reviennent onduler contre les deux impacts, à l’épaule et à l’abdomen puis contre la profonde entaille au-dessus de la hanche. Un grognement dérange le silence. La panique la saisit durant une poignée de secondes avant qu’elle ne se calme. Tout va bien. En quelque sorte et pour le moment du moins. Mais ça lui suffit, pas besoin de plus. Elle aspire l’air pour rasséréner son cœur avant de tourner la tête en direction de sa table de chevet. Elle y notifie la présence d’un objet inconnu. Un flingue déposé là, sans la moindre note. Quelques secondes passent, le temps de se défaire de l’engourdissement. Burton, obligatoirement. Qui d’autre remplacerait les habituelles et immondes roses par une arme ? Un léger sourire étire la bouche détérioré succinctement. Son bras cherche à se tendre mais ce seul geste réveille plus ardemment les blessures. Il retombe mollement sur le drap alors qu’elle étouffe sa plainte entre ses dents. Démunie face à cet état, elle se contente de fixer le plafond, de respirer plus promptement pour gérer la souffrance physique. Mentalement, le déluge se déchaîne une fois de plus. C’est toujours comme ça quand on la tire de son faux coma.

Déjà lassée de subir le pire de cette situation, rendue folle en moins de cinq minutes par l’immobilité, ses yeux s’orientent vers son seul salut. Plus de morphine pour contenir corps et esprit. Rageusement son doigt martèle le bouton posé sur ses couvertures, afin d’alerter le personnel infirmier. Mais les minutes s’engrangent sans la moindre réaction. L’impatience naturelle de la brune s’amplifie sans mal. Le pouce appuie sans fin pour appeler quelqu’un qui ne vient jamais. Incapable de se redresser, encore moins de marcher pour aller dénicher son salut. Son poing se serre, l’énervement accentue les tourments. Elle maudit absolument tout de la cause à la conséquence, la douleur renforçant son caractère déjà bien hargneux habituellement. Irritée, elle ne possède pas le moindre moyen pour exprimer cette rage qui la saisit et qui ne faiblit jamais. Les restes de drogue se dissolvent pour de bon dans l’organisme. La fougue alliée à la somme de lésions ne provoque immanquablement qu’un résultat atroce. Elle regrette de ne pouvoir attraper le pistolet, tirer dans la porte pour qu’on vienne la délivrer du purgatoire.

Dans un accès de hargne, elle relève encore la main cependant et sent ses points de suture tirer désagréablement. Le souffle à nouveau coupé, elle gémit, inéluctablement captive de son propre corps malmené. Cette vulnérabilité la rend plus farouche et plus désorientée que jamais. Ses cheminements empruntent tous la même direction. Une boucle qu’elle renouvelle à chaque inspiration. Et quand enfin la porte s’ouvre, et bien qu’elle ne puisse pas immédiatement connaitre l’identité de son visiteur, les mots sont crachés, à peine supportés par sa voix abimée, rauque. La bouche trop pâteuse, la capacité pulmonaire réduite. « Putain ! On peut crever la gueule ouverte dans cet hosto’, vingt foutues minutes que je braille pour qu’on me remplace cette merde. Vous branlez quoi bordel ? » Les intonations se brisent par faute d’hydratation. Même plus capable de s’exprimer correctement. Elle prie pour que la personne qu’elle ne perçoit toujours pas, lui apporte la délivrance. Reparte avec la poche vide pour la relier à la substance salvatrice à nouveau. Sa seule condition pour demeurer ici. Pour pouvoir endurer l’enfermement et les conséquences de cette mission désastreuse ainsi que les séquelles pas encore refermées des arènes. Trop de temps à tuer, à ruminer. Et pas assez d’occasions pour espérer, rêvasser.

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He says, "Oh, baby, beggin' you to save me. Well, lately I like 'em crazy. Oh, and baby, you could devastate me. Little lady, come and fade me." I'm a wandress. I'm a one night stand. Don't belong to no city. Don't belong to no man.   ▬  I'm the violence in the pouring rain. I'm a hurricane.
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MessageSujet: Re: Count my sins [PV Jack]   Mer 19 Avr 2017 - 22:44

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○When the day has come but I've lost my way around and the seasons stop. And hide beneath the ground. When the sky turns grey and everything is screaming, I would reach inside, just to find my heart is beating. Are you tell me to hold on? You tell me to hold on ? But innocence is gone and what was right is wrong.




Décidément, je trouve que je traîne un peu trop près de l'hôpital ces temps-ci. Je n'aime pas cet endroit. Enfin, j'imagine que peu de gens l'aiment. Aussitôt à l'intérieur de ces murs aseptisés, je sens la maladie et la mort ramper dans chaque couloir, à me guetter.
Oui, je sais que c'est débile, mais ce genre de sensations, ça ne se contrôle pas.

Mais bon, j'ai pas le choix, je ne suis pas là pour le plaisir. Mes supérieurs m'ont envoyé faire un rapport sur ce qui a mal tourné lors de la mission de Joan. Si ce que j'ai entendu est vrai, c'est un miracle qu'elle soit encore en vie.  Elle était en infiltration depuis quelques mois dans la mafia mais elle s'est fait griller. Ils auraient pu la tuer. C'est sûrement ce qu'ils voulaient et ils pensent probablement l'avoir fait. Ce qui signifie qu'elle est loin d'être sortie d'affaire. Elle va morfler, c'est sûr.

J'ai pas envie d'être là, même si je m'inquiète pour elle. J'ai pas envie d'être celui qui va devoir l'interroger comme une vulgaire suspecte pour savoir ce qu'il s'est passé. Je me prépare à m'en prendre plein la tronche, car même shootée aux médocs, je suis sûre qu'elle aura encore la force de m'insulter et de m'envoyer chier. Je l'espère en tout cas, car c'est son mode de fonctionnement. Tant qu'elle gueule, elle est en vie, pas vrai ? Tain, on dirait que je deviens sentimental, allez Jack, ressaisis-toi.

Après tout, c'est mon boulot et il vaut peut-être mieux que ce soit moi qui subisse son humeur de chacal plutôt qu'un de nos supérieurs ! Oui il vaut mieux que je me dise ça.

Je me rends à l'accueil pour demander mon chemin et me rend jusqu'à son étage. Le coin des infirmières est désert et ça bip dans tous les coins. L'ambiance est charmante, vraiment.

Je cherche les numéros jusqu'à trouver sa chambre. Une chaise abandonnée gît à côté de la porte. Burton s'est porté volontaire pour surveiller sa chambre mais les patrons ne sont pas fans de l'idée de monopoliser un PK pour ce genre de chose. Si j'ai bien compris, il vient sur son temps libre. Brave type, ce Burton.
Je me prépare mentalement à ce que je vais voir. Je sais que ce ne va pas être très joli, mais j'en ai vu d'autres.
Je pousse la porte avec nonchalance pour me faire accueillir par une salve de paroles vociférante qui malgré moi me fait sourire. Et beh, aucun doute, elle n'est pas morte.


"Ha quel plaisir t'entendre ta douce voix, comme ça, de bon matin. Ça m'avait presque manqué."


Je  repasse la tête pour regarder dans le couloir et fais signe à une infirmière à l'air débordé qui ne m'accorde pas le moindre regard. Je crois que le mec de la chambre à côté est en train de claquer. Bon bah ce sera pour plus tard.
Je pousse la porte sans la fermer complètement et fais quelque pas dans la pièce en ajoutant:

"Moi aussi je suis content de te voir."

Puis je pose mes yeux sur elle, réellement, et mon estomac se retourne devant ce spectacle affligeant. Les enfoirés, ils l'ont pas ratée.  J'en ai mal rien qu'à la regarder, c'est comme si aucune partie de son corps n'avait été épargnée, ce qui ne doit pas être très loin de la vérité.

"Putain, t'as une sale gueule, Valentine."

Je reste là, debout comme un gland, parce que je n'ose pas m'asseoir avant de savoir si elle aura la force de m'en foutre une, par réflexe ou par ennui, on sait jamais. Mieux vaut être prudent avec Joan Valentine. Et puis, ça fait presque un an que je ne l'ai pas vue. Être sous couverture peut complètement vous changer. En réalité, je ne suis pas très sûr de savoir qui j'ai en face de moi. Mais c'est ma mission du jour de le découvrir.

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MessageSujet: Re: Count my sins [PV Jack]   Dim 23 Avr 2017 - 1:11

Le courroux suit un long processus de transformation alors que la tête du visiteur entre en collision avec ses prunelles. La surprise la désarçonne. Pendant une fraction seconde, en voyant la carrure émerger, elle s’est imaginée toiser une toute autre personne. Pendant ce bref instant, elle a cru qu’Il serait venu la voir. Et elle l’a même espéré à moitié. Ridicule, comment pourrait-il savoir ? De toute façon, elle préfère qu’il ne sache rien. Elle ne voudrait pas avoir à se justifier, ni à l’inquiéter inutilement. Avec lui, ça ne pourrait que finir dans les reproches et dans la frustration. L’un ne supportant pas sa propre impuissance à sauvegarder l’autre. Deux têtes de mule bien incapables de communiquer de façon sensée. Penser au métamorphe ne l’aide pas à gérer la scène qui survient, elle le sait. L’émotion la fige encore dans les quelques minutes suivantes. Tandis qu’elle cherche à comprendre la raison à cette présence. La mâchoire serrée, elle ravale comme elle peut, sa fierté. On ne peut pas dire qu’elle apprécie de se montrer sous un jour aussi peu reluisant. Elle se passerait bien de témoins. Surtout de cet acabit. O’Brien, un mec droit, sans nul doute. Mais aussi agaçant à sa façon. Toujours à la sortir de ses gonds. De toute manière, qui supporte-t-elle ? Un grognement pour toute réponse à sa phrase d’introduction. Si bouger ne lui paraissait aussi compliqué, elle aurait déjà relevé le majeur. Pas en état d’encaisser la moindre dose d’humour. Et pas les moyens de contrer dignement les paroles adverses non plus. Plus maussade que jamais, la trentenaire observe les réactions de l'humain, cueille le choc de la découvrir alitée. Cette expression nourrit la paranoïa de Joan. Sa pitié, elle n’en veut pas. L’attitude entière de son collègue l’irrite. Il reste là, les bras ballants, à la fixer depuis le bout du lit. Sa posture non naturelle renforce cette atmosphère étrange, le malaise latent que cette situation pour le moins humiliante, évoque inéluctablement.

La milicienne rêve de pouvoir se redresser mais elle sait qu’un seul geste fracasserait son abdomen meurtri. Limitée dans son panel d’actions, elle ne peut que se montrer plus revêche que jamais. N’ayant plus que la parole pour palier à ses faiblesses. « Va te faire voir, O’Brien. Je suis obligée de subir ta gueule de con toute l’année et je t’emmerde pas avec ça, moi. » La blessée cherche à croiser les bras par habitude, les tiraillements la dissuadent immédiatement. Ils lui arrachent une grimace. Son pouce retrouve le bouton inutilement pour appeler quelqu'un qui ne viendra pas. Sa contrariété ne fait que croître. « Qu’est-ce que tu me veux ? T’es pas là pour faire dans la charité. Même si t’as bien la tronche du pauvre taré qui fout son cul dans les églises pour prier. Me dis pas que t’as cramé un cierge pour moi, ça va me faire gerber. » Ses intonations ne sont pas constantes. Le volume diminue, la ligne mélodique se craquelle par endroit, atteste de la gorge sèche, de la douleur qui pulse par instant aux endroits marqués. La paume froisse les draps à défaut de pouvoir malmener un objet quelconque. Les méninges mettent un certain temps à faire le lien évident entre la visite de Jack et la mission assignée. Et quand la logique reprend le dessus, la colère redouble. Le regard assassin accuse l’interlocuteur. Expression faciale qui réveille plus d’un hématome. « T’es le pigeon des culs-terreux, c’est ça ? Putain, si t’es là pour me dire que j’ai merdé, tu peux te casser. Vous pouvez tous aller vous faire foutre même. » Les dernières syllabes sont crachées de cette voix brisée qu'elle ne supporte pas.

Comment osent-ils ? Même si sa couverture a volé en éclats par la faute de Declan, elle juge que les premiers à devoir porter le blâme, sont ceux qui l’ont propulsée dans cette arène en premier lieu. Sans la moindre explication et sans aucun avertissement, jetée en pâture comme du bétail. Dégoûtée, elle se replie sur elle-même. Elle continue de travailler pour eux par nécessité. Par besoin de faire ses preuves, de continuer à s’endurcir à tout niveau. Mais elle ne peut pas s’empêcher de repenser aux propos du changeur, à sa hargne, à son mal être. Elle aussi, elle les déteste du plus profond de son être. Et pourtant, elle se résigne à son sort - en partie du moins. Pour l’autre morceau, la rancœur se manifeste encore. Et elle a trouvé une personne toute désignée pour être reçue. La brune ignore l’implication de son comparse dans cette histoire et se moque bien pour l’instant de la déterminer. Le mal qui lacère ses flancs la préserve de toute sympathie. A force de se crisper, de contenir comme elle peut, la révolte qui gronde dans sa poitrine, la réincarnée amplifie la souffrance. Elle tuerait pour obtenir sa dose de morphine. Les dents grincent retenant le tourment. A bout de nerfs, sa langue se délie ultimement. « Toi qui adore te la jouer boyscout du dimanche, agresse une de ces putains d’infirmières inutiles en te barrant. Tu serviras peut-être à un truc comme ça. » Pas sûr qu’elle s’y prenne de la façon la plus correcte qu’il soit pour réclamer un peu d’aide. Déjà bien incapable de faire d’amabilité en temps normal, elle ne pourrait faire mieux aujourd’hui et dans ces circonstances. A moins qu’on la délivre de ce supplice. Rapidement.

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MessageSujet: Re: Count my sins [PV Jack]   Sam 29 Avr 2017 - 11:24

Count my sins
○When the day has come but I've lost my way around and the seasons stop. And hide beneath the ground. When the sky turns grey and everything is screaming, I would reach inside, just to find my heart is beating. Are you tell me to hold on? You tell me to hold on ? But innocence is gone and what was right is wrong.





Sa verve est toujours présente, sans nul doute.
Comme un con, je n'ai pas pu cacher ma surprise devant son état et ça n'a pas l'air de lui plaire. Pourtant sa première reflexion me fait sourire, j'ai l'habitude qu'elle insulte ma gueule de con, c'est un peu la routine. Mais je sens l'agacement derrière. Chaque mouvement lui arrache une grimace et je dois lutter pour ne pas l'imiter. Je la regarde appuyer en vain sur le bouton d'appel comme pour chercher un  échappatoire à la douleur et à ma présence par la même occasion.

Elle m'aboie dessus pour savoir ce que je fais là et je lève les yeux au ciel quand elle parle de cierge. Il y a longtemps que je ne crois plus en une entité supérieure miséricordieuse.

"Tu me connais mieux que ça, je ne fais pas dans le divin et le mystique. De toute façon, on sait toi et moi que ton cas est désespéré."

Bon la pitié et la charité, si, ça m'arrive, il faut être honnête. Mais ce n'est pas ce que je suis en train de faire à ce moment précis.
La Peacekeeper semble enfin comprendre pourquoi je suis là et cela l'énerve. Si son regard pouvait me fusiller sur place, je serais en train d'agoniser sur le sol.

Sa voix est faible par moment, inconstante, sèche, éraillée. L'impuissance, je connais et j'imagine très bien à quel point cela la met hors d'elle. J'aurais quand même peut-être du brûler un cierge, mais pas pour elle, pour moi. Car c'est évident que si elle pouvait, elle me casserait la gueule.  

"Arrête tes conneries, je suis pas là pour te dire que t'a merdé, je suis là pour comprendre ce qu'il s'est passé."

Mais elle a forcément merdé quelque part pour en arriver là. Même s'il est fort possible qu'elle ne soit pas la seule responsable.
Sauf que Valentine n'a pas l'air décidé à m'octroyer un semblant de réponse. Elle me congédie déjà en exigeant que je harcèle quelqu'un en partant.

A la place, je remplis un verre d'eau que je pose sur la table de chevet à son attention. J'avise le pistolet - sûrement un petit souvenir de Burton- et le range dans le premier tiroir. Mieux vaut ne pas la tenter.

"Quand le gars d'à côté aura cassé sa pipe, elles viendront. En attendant..."

Je tire une chaise et m'installe à califourchon. ".. t'es coincée avec moi."

J'aime pas jouer les connards, mais elle me laisse pas trop le choix :
"Tu as deux options. Je peux rester là toute la journée à te regarder insulter la terre entière et te parler du beau temps jusqu'à ce que tu te décides à parler. Ou alors tu peux me raconter ce qui est arrivé et je te fous la paix en appelant une infirmière en partant. C'est toi qui voit."

Je tourne les yeux vers la fenêtre et commente, illustrant mes propos :

"C'est vrai qu'on a un temps vraiment à chier ces derniers temps. Tu me diras, ça match ton humeur, j'imagine ! Il parait qu'on va le sentir dans les semaines qui arrivent... Enfin vu que t'es pas près de revoir le soleil..."

Elle va me tuer si je continue. Allez, sois gentil Jack, remballe tes conneries et sois un peu sérieux.
Je croise les bras et essaye de ne pas trop m'adoucir car elle prendrait ça pour une marque de faiblesse :

"Pourquoi ils t'ont envoyé là-bas ? Ils cherchaient quoi ?"

Parce que oui, si je savais qu'elle était en mission, les détails ne m'ont pas été confiés. Et si je dois faire un rapport, il va falloir qu'elle m'explique tout. Depuis le début. Priez pour moi, je sens que ça va être long.  





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MessageSujet: Re: Count my sins [PV Jack]   Jeu 4 Mai 2017 - 0:09

Les mots propulsés et l’espoir toujours entier de le voir suivre le mouvement décrit. La générosité sans limite qu’elle prête à cet homme, serait pourtant à revoir. Jack ne se montre pas docile. Il est vrai que jamais elle n’aurait choisi cet adjectif pour le décrire. Sa propension à jouer les héros ne fait pas de lui, un soumis. Bien au contraire, son caractère se révèle toujours plus dans ces instants où il croit pouvoir aider quelqu’un à ses dépens. Qui croit-il sauver en s’acharnant ? Sa place dans la milice ? Leur place ? Peut-être égoïste pour une fois. Ou simplement, déterminé et contradictoire, pour changer. La brune grogne quand il s’avance pour remplir un verre d’eau. Elle aimerait lui expliquer où elle pense qu’il devrait se la mettre sa flotte mais par nécessité, par souci d’économie d’énergie, elle se contente de désapprouver d’un regard meurtrier. Fausse manœuvre vaguement bienveillante qui ne la trompe pas sur les intentions de l’américain. Il les lui confirme très rapidement à la suite alors qu’il lui dérobe son seul moyen de défense d’un mouvement souple en le rangeant dans un tiroir. Joan se redresse alors pour l'empêcher et le regrette immédiatement en se tordant de douleur dès la seconde suivante. Ses cris sont étouffés par le mal qui la ronge. Les paroles qui suivent, sont à peine perçues. La sémantique la rattrape dès que les tiraillements s’estompent, permettent à la conscience d’émerger. Il s’est installé sur une chaise pendant sa crise dans une position nonchalante, écœurante. L’envie de le cogner, de le faire sortir de la pièce devient tellement violente qu’elle doit mobiliser toute sa concentration pour ne pas remuer à nouveau d’une façon stupide.

Si son attitude l’irrite, ses alternatives la font définitivement exploser de rage. Elle se crispe davantage pour contenir toute la brutalité qui lui inspire. « Je rêve ! Tu me fais du chantage ? Putain mais tu te sens plus ? T’es qu’un enfoiré doublé d’un lâche. » Elle le crache sans parvenir, une fois de plus, à le porter dans toutes les nuances mélodiques qu’elle voudrait. Les paupières se replient, la respiration erratique siffle entre ses dents serrées. Elle fulmine. Songe à Burton à qui elle n’a même pas pu adresser quelques mots. Pourquoi ne pas lui avoir envoyé la seule personne qui ne lui inspire qu’une confiance absolue ? Des sadiques sans foi, ni loi. Qui n’hésitent pas à jeter des innocents dans des arènes pour leur faire vivre leurs peurs profondes. C’est Jill qui hante ses pensées quand elle rouvre son champ de vision. Le bulletin météo qu’il lui sert envenime à nouveau, la situation générale. L’un et l’autre ne comptent pas céder. Apparemment. « Attrape la crève et meurs en silence, ouais. » Epuisée par toute cette hargne et cet échange frustrant, elle sent que les forces l’abandonnent. Que sa verve s’amenuise, son souffle également. A ses questions qu’elle juge relativement ridicules, elle ne veut, dans un premier temps, apporter aucune réponse. «  Je sais pas ? Ta grand-mère en string peut-être ? » Un soupir, les paumes glissent contre le thorax détérioré. Combien de temps pourrait-elle encore passer dans cet état avant de virer totalement folle ? Sans recevoir la moindre dose de morphine et sans jamais parvenir à remuer. Elle n’a pas envie de céder au chantage mais ne voit pas comment se dépêtrer de ce bourbier. Combien de minutes avant que l'autre patient passe l'arme à gauche ? Même en crevant, les gens parvenaient à l’emmerder.

Se résignant à délier quelques vérités, elle tourne la nuque en direction de son bourreau du moment. Jamais elle ne vendra Ezekiel. Ni même la mafia qui a causé tout ça. Elle refuse de mettre son frère en danger. Peu importe les conséquences. « T’es con comme mes pieds ou comment ça se passe ? Ils pouvaient pas me blairer alors ils m’ont foutue au meilleur putain d’endroit pour que je sois mal barrée. » Une réalité. Après l’incident chez Declan, tout s’est dégradé. Déjà avant ça, son caractère n’était pas franchement apprécié. Les blâmes se sont multipliés, ils ont trouvé une punition adaptée. Et sa connexion au métamorphe, récemment dévoilée, n’a sûrement rien arrangé. Quelle connerie de ne pas avoir réalisé l’ampleur de leurs actes durant ces foutus jeux macabres. Tant de gestes et tant de paroles qui ont divulgué une affection entière et sincère. « S’ils t’envoient pour jouer le macaque, tu peux direct te barrer, bordel. J’ai suivi les ordres, merde. Qu’est-ce que j’y peux si on m’a foutue dans une arène et qu’on m’a mise face à… » L’embarras l'empêche de compléter sa phrase. Elle déteste voir sa vie privée ainsi étalée. D’autant plus quand il s’agit d’une relation intime qu’elle peine déjà à assumer. Un terrain qui ne sert pas ses intérêts. Alors elle revient à l’essentiel. « Qu’est-ce que tu crois que je peux déterrer comme merde en infiltrant une mafia, hein ? Sûrement pas tes couilles, O’Brien. T’en as sans doute jamais eu. Ni les trois neurones que t’ont jamais servi à rien. » Toute sa rancœur lui échappe. Tout ce qu’elle a emmagasiné comme haine envers le gouvernement ces derniers mois ressort inéluctablement.

L’injustice qui prend aux tripes. Celle-là même qu’elle a jugé si durement quand elle s’est exprimée par la voix rocailleuse de son amant. Elle ne l’a jamais mieux compris que maintenant. « Ils voulaient des putain d’informations. Pour mettre derrière les barreaux, tous les crevards qui foutent en l’air le système bien foireux de ces gros culs bourrés de fric. Mais tu sais, ce qu’ils en ont à branler des meufs qui sont mises sur le trottoir et qui se font prendre par tous les côtés par tous ces salauds ? Ils m’ont pas foutue dans cette merde pour la justice que tu kiffes tant. Ils veulent garder le contrôle. Sur moi, sur eux. Sur tout ce foutu monde de tarés. Si t’es même pas capable de piger ça tout seul…» Les images se bousculent. Voilà aussi pourquoi elle a besoin de sa drogue. Qu’on lui fasse oublier quelques temps tous les ennuis qui se sont accumulés. Et tout ce qui ne se résoudra jamais. A commencer par les cauchemars que toutes ces horreurs ont réveillés. Et la conviction de ne jamais être en sécurité. De ne pas pouvoir tout maitriser. D’être impuissante. Bien qu’elle compte continuer à se battre contre les circonstances. Et surtout, contre elle-même. Contre ses mécanismes tordus et son ancienne personnalité enfouie. Celle qui ne demande qu’à se rouler à boule et à attendre que l’orage passe sans jamais agir.

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MessageSujet: Re: Count my sins [PV Jack]   Lun 15 Mai 2017 - 18:51

Jack ne dit rien et observe d'un air neutre l’énervement de la brune. Même si ce n'était pas vraiment du chantage, plutôt une proposition pleine de bon sens, il savait qu'elle avait besoin de quelqu'un sur qui rejeter sa rage et ce quelqu'un était lui. Ses insultes lui passaient au dessus de la tête.
Quand il ouvrit à nouveau la bouche pour tenir sa promesse de bulletin météo, il ne reçu que de nouvelles menaces. Joan n'avait pas l'intention de coopérer et il ne savait pas quoi faire pour la mettre dans de bonnes dispositions. Il ignorait si une telle chose était possible. Au lieu de ça elle continuait à le provoquer alors même que son état semblait pourtant se dégrader. Mais c'est peut-être cela qui fini par la faire plier. Elle avait mal, c'était évident mais comme Jack lui avait dit, personne n'était là pour la soulager. Raconter son histoire pourrait au moins la distraire quelque instant, du moins c'est ce qu'il espérait.

Un semblant de début finit par franchir ses lèvres et Jack l'écouta attentivement, ignorant royalement les piques qu'elle glissait à son attention. Il la trouvait incohérente, mais la douleur pouvait avoir cet effet-là. Il s'en voulu mais il ne pouvait rien faire de plus.

Il fronça les sourcils plusieurs fois mais ne dit rien, de peur qu'en l'interrompant, il perde toute chance d'avoir une réponse claire. Il n'était pas étonné. Il savait son gouvernement et ses supérieurs corrompus mais une part de lui espérait toujours que la totalité du système n'était pas concernée. Oui, il avait un don certain pour se bercer d'illusions.
Il soupira et secoua la tête d'un air plus abattu qu'il ne l'aurait voulu :

"Tu m'emmerdes, Valentine. J'ai pas demandé à être là, ça me fait pas plaisir de te voir plus bas que terre, et j'en ai rien à foutre de ce putain de rapport. Je le fais parce que je dois le faire, pas parce que j'en ai envie. Si c'est pas moi, ce sera un autre. Et ça ne sera pas Burton. Ils l'ont à l’œil. "


Quelque chose lui disait qu'elle avait vu juste malgré tout. Cette mission ressemblait plus à une punition qu'autre chose. Si elle n'avait jamais été aussi aveuglé qu'il avait pu l'être concernant leur travail ou leur employeur, il ne l'avait jamais entendue les balancer de cette façon. Un an en territoire ennemi c'était long et nul ne saurait jamais ce qu'elle avait vraiment vécu là-bas. Il tiqua quand elle évoqua des prostitués, ne sachant pas comment interpréter ça mais il retint une grimace et ne releva pas.

Elle en avait bavé, c'était indéniable mais la dernière chose qu'elle voulait c'est qu'il s’apitoie sur son sort, raison pour laquelle il essayait de ne pas avoir l'air trop doux avec elle. Heureusement qu'elle était sacrément chiante, quand il se sentait trop empathique, elle avait vite fait de le remettre dans le droit chemin avec une insinuation tout sauf discrète sur son anatomie ou sa virilité. C'était une vraie garce la plupart du temps.

Il se releva et se dirigea vers la porte :

"Pas de fausse joie, j'en ai pas finis avec toi." Promit-il avec un grand sourire juste pour la faire chier parce que c'était de bonne guerre.

Il passa la tête par l’entrebâillement et apostropha une jolie infirmière qui passait par là. Il prit son air le plus charmeur et un air légèrement contrit comme s'il était sincèrement désolé de déranger :


"Excusez-moi, je sais que vous avez beaucoup de travail, mais ma collègue souffre le martyre et elle n'a visiblement plus d'anti-douleur. Pourriez-vous venir voir ?"


"J'arrive tout de suite !" Répondit-elle avec un sourire un peu débordé.

"Merci." Répondit-il avec emphase même si le "tout de suite" semblait vouloir dire "dès que j'ai terminé de remplir cette paperasse".

Il laissa la porte à demi-ouverte et retourna vers Joan l'air de rien. Elle allait encore lui demander s'il voulait une médaille et il devrait s'empêcher de lever les yeux au ciel. Ca devenait de plus en plus dur avec elle. Il tourna la chaise et s’essaya cette fois normalement pour reprendre et essayer de diriger un peu ses réponses. Il sortit un carnet de sa poche et y griffonna quelques mots avant de demander :

"Quels genres d'informations ils espéraient ? T'as trouvé quelque chose ? Est-ce que tu rendais des comptes en haut lieu régulièrement ?"

Certaines des réponses à ces questions l'intéressaient davantage lui que ses supérieurs et il se demanda pourquoi il les posait tout de même. Qu'est-ce qu'il comptait faire exactement ? Qu'est-ce qu'il pensait découvrir ? Que ce n'était qu'une bande de connards qui l'avaient laissée pourrir là-bas en sachant qu'elle allait se faire massacrer ? En réalité, il n'avait pas trop de doutes là-dessus. Il serait peut-être le prochain sur la liste, il fallait rester prudent. Et pour cela, il avait besoin de plus de détails.
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MessageSujet: Re: Count my sins [PV Jack]   Sam 27 Mai 2017 - 18:11

L’épuisement mental pèse davantage que la détérioration physique. La brune délaisse sa hargne juste quelques instants le temps d’aspirer l’air. Le mouvement de sa cage thoracique entraine inéluctablement avec lui, les diverses meurtrissures. Les tiraillements la forcent à réduire ses inspirations, l'obligeant à s’abreuver d’oxygène en de légères prises insuffisantes. L’âme vagabonde ne demande qu’à échapper à l’enveloppe le temps qu’elle guérisse. Mais il n’est pas question d’abandonner ce qui lui appartient en chemin et malgré tout, ce corps, elle le revendique depuis la naissance. Elle est autant Chiara que Joan, logée dans cette coquille depuis plus de trente ans. Alors elle serre les dents et attend que ça passe. L’homme l’assaille de propos qui la font soupirer plus pesamment encore. Son regard peu amène court sur ce personnage et retient au moins une vérité. Forcément, Burton s’est aussi mis en danger à force de lui servir de bouclier et ça, les autorités supérieures l’ont déjà bien compris, écarté de son chemin. Son seul allié. Dire qu’elle ne pouvait pas le blairer avant. Enfin, c’est toujours le cas maintenant, d’une certaine façon mais sa loyauté est au moins égale à la sienne. Le cœur s’entortille à ce songe. Elle ne veut pas lui causer plus d’ennuis mais elle regrette sincèrement que ça ne soit pas lui, là, à son chevet pour parler de toute cette affaire. A lui, elle n’aurait pas peur de confier une partie de la vérité à propos d’Ezekiel. Après tout, il a couru chez elle pour lui annoncer la libération de Declan alors qu’il savait pertinemment qu’il n'avait jamais été adepte du gouvernement. Cependant, il ne sert à rien d’y penser. Parce que face à elle, ce n’est pas Owen qui s’agite mais Jack O’Brien. D’une certaine façon, il n’a pas tort, ça pourrait être pire. Comme Pedro qui se serait régalé du spectacle. Pour toutes les fois où elle s’est moquée ouvertement de lui, ça n’aurait été que justice. Au moins, ce milicien dispose d'un semblant de conscience professionnelle et d'une certaine sensibilité.

Un soupçon d’espoir hante ses iris quand elle le voit se relever. Son comportement revêche aurait eu raison de la ténacité de l’irlandais ? Les prunelles l’interrogent malgré elle, la réponse lui arrache un grognement tout autant que l’horrible sourire placardé au visage voisin. Les yeux de la milicienne se fixent sur le tiroir. Elle aimerait pouvoir rouler sur le côté, se pencher, attraper le flingue. Elle est parfaitement consciente d'en être incapable. Aucun accès de folie ne lui fait donc réaliser cette manœuvre trop périlleuse. Elle pourrait s’évanouir à cause de la douleur. Ce ne serait pas la pire des solutions à bien y réfléchir, à défaut d’obtenir ses foutus antidouleurs. La souffrance la fait délirer en ce sens mais avant d’avoir pris la moindre décision, le faux sauveur revient. Il tente de l’amadouer. L’insoumise refuse de le remercier pour ça. Tout ça n’est qu’une grossière stratégie pour l’obliger à coopérer et de toute manière, sa petite intervention demeure trop gentillette pour fonctionner. La porte entrouverte ne la trompe pas plus. « A ton avis, Einstein ? » répond-t-elle sèchement avant d’abandonner la rage pour laisser place à la lassitude. « ‘Voulaient que je les aide à foutre le bordel dans les réseaux. Qu’on les dézingue. ‘Font pas dans la finesse. Ils voulaient enfumer la fourmilière, n’importe quelle info valable quoi. » Les paupières se renferment un instant, les sourcils se froncent. Chaque lancement lui rappelle le châtiment subit et bien d'’autres séquelles participent à la débâcle en silence.

Quand l’alitée rouvre son champ de vision, c’est pour se faire inquisitrice à nouveau. « Tu sais à qui c’est la faute là ? C’est à ces bâtards, putain. On m’a droguée et projetée dans cette arène à la con alors que bordel de merde, je faisais mon taff comme je pouvais. Fais pas le mec qui sait rien et qui a rien vu, bordel. Tu sais que… » Mon mec. Le terme qui le définit le mieux, sans aucun doute bien qu’elle ne l’assume toujours qu’à moitié. Après tout ce qu’ils se sont dit et tout ce qu’ils ont traversé, c’est risible de craindre ce qu’il se passe entre eux. Les mots sur le bout de la langue et la peur intacte, elle ne parvient pas à évoquer sa vie privée aussi docilement devant son collègue alors elle contourne le problème. « L’autre m’a vendu sans le vouloir. Ca fait des mois qu’ils le savent, des mois qu’ils me disent de poursuivre et de rattraper le coup. Ah bah putain. Les petits merdeux de c’te mafia m’ont coincée derrière une benne à ordures et m’ont saignée comme un porc. » Autant lui balancer une partie des réalités, qu’il puisse se tirer et lui foutre la paix le plus vite possible. Tant pis pour son peu de dignité et pour sa férocité.

Elle réinvente très vite les faits, écartant son frère du récit et lui dévoilant ce qu’elle a elle-même pensé au moment où Ezekiel l’a dénichée. « Ils ont cru que j’avais canné, je sais pas trop. Ils m’ont laissée crever et puis, quelqu’un m’a trouvée. Voilà, heureux ? » Ses doigts serrent les draps, la colère se dispute toujours le terrain avec la fatigue. Une dualité qui la rend d'autant plus instable. « Pour le reste, j’ai plus rien à te vendre, pigé ? Ils foutent des meufs sur les trottoirs, ils filent du fric aux gens pour mieux les butter s’ils récupèrent pas leurs putains d’intérêts puis je parle pas de leur came. Si y avait pas de trafic, on se ferait chier hein. Voilà, tu peux te barrer. » La langue claque ultimement et puis, elle s’enfonce dans ses oreillers, aimerait pouvoir s'y étouffer afin de ne plus ressentir ou penser.

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