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 At least we tried.

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MessageSujet: At least we tried.   Jeu 20 Avr - 19:14

« Et là tu vois le type il le chope et il le cogne si fort que même sa mère l'aurait pas reconnu, j'te jure c'était d'une violence mec, j'ai cru que j'allais gerber tellement son pif avait dévié de sa trajectoire initiale. Faut vraiment que tu viennes la prochaine fois, ouais. Comment tu t'appelles déjà…? Darko ? … Comme Donnie Darko ? Haha. C'est un film des années 2000, un truc bien perché, ça c'était de la bonne dope. Ca me manque les films. Tu f'sais quoi toi avant… t'sais, avant que les choses se corsent et que le monde vire sans dessus-dessous, et que… eh tu vas où là, tu t'casses ?! »

Il prend la poudre d'escampette, Darko. Il coupe court au babillage incessant de l'ivrogne qui, accroché à son bras depuis une interminable demi-heure, dégobille un phrasé décousu, lui racontant les périples de son existence entre deux reniflements désagréables. Jusqu'alors accoudé au bar, il délaisse un cocktail servi sans alcool, mais que son interlocuteur éphémère a allègrement arrosé d'une vodka bon marché (« Faut s'entraider entre slaves, ouais, et un Russe sans vodka c'est comme une bougie sans flamme tu vois y'a un truc qui déconne. »). Une rencontre fortuite, dangereuse probablement, dans ce contexte de Prohibition, de privations incessantes et déloyales.

L'éméché qu'il abandonne derrière lui avait repéré son accent et, non pas peu fier d'avoir dégoté un homme issu de la même culture que lui, avait risqué d'entrouvrir un pan de sa veste, afin de lui dévoiler l'alcool qu'il dissimulait dans sa poche intérieure. Les compagnons d'infortune, alors liés par un secret cocasse, se sont alors présentés au bar pour commander leurs fades liqueurs, qu'ils ont eux-mêmes agrémentées sous la table, à l'abri des regards indiscrets. Nul ne va sans dire que la commande fut renouvelée un peu trop rapidement, un peu trop souvent aussi, et les voilà tous deux assiégés par l'ivresse, qu'ils essaient tant bien que mal de camoufler.

Darko marche d'un pas vif vers la sortie, tâchant de ne pas tituber en poussant la lourde porte du bar, sans un regard pour son compère resté devant leurs deux boissons. La substance interdite n'a pas émoussé sa méfiance, et il préfère se montrer distant et ne pas s'afficher plus que de mesure en compagnie d'un alcoolique notoire, dont l'addiction le conduira indubitablement à sa perte prochaine.

La démarche est assurée, le menton droit, lorsqu'il remonte la rue en resserrant son manteau autour de ses épaules. L'air est agréablement frais, comme si les saisons étaient brusquement rentrées dans l'ordre. Il lève le nez vers les cieux d'une nuit avancée, saluant les nuages d'un silencieux hochement de tête. Un maigre sourire étire ses lèvres pâles. Il est suffisamment lucide pour apprécier la sensation grisante de l'instant présent, mais pas assez sobre pour prendre la décision raisonnée de rentrer chez lui afin de savourer les effets de l'alcool en toute prudence.

Il ne remarque pas tout de suite que ses pas inconscients le mènent vers l'imposante bâtisse officiellement interdite. Au gré de ses élucubrations, son esprit a divagué, et il a marché sans prêter attention aux rares passants ou aux maisons environnantes. C'est lorsqu'il stagne devant l'immense portail qu'il réalise le chemin parcouru.

Ses prunelles d'acier décortiquent l'immense façade de la demeure d'Esperanza et de son détestable époux.
Il plisse le nez, comme si une pensée fugace et coupable s'était brutalement imposé à sa conscience. Les imaginer tous les deux couchés l'un contre l'autre éveille en lui une répugnance qu'il peine à contrôler. Faut vraiment aimer l'oseille, pour accepter de dormir chaque nuit avec un fossile aussi mal conservé que ton mari, Esperanza. Il se réjouit de ne pas avoir parlé à haute voix, car la marche semble avoir accentué les effets de l'alcool sur son cerveau à la dérive. Il doit se concentrer bien plus longtemps qu'à l'ordinaire pour scruter la fenêtre de la chambre des époux, avant d'obliquer pour prendre le chemin du jardin, animé par une envie irraisonnée.

C'est entre les haies qu'il se taille un passage, se faufilant comme il le peut entre les épines des résineux pour approcher la villa. L'orgueil le fait lever les yeux et bomber le torse vers cette façade qui le dissuade d'approcher davantage. Mais sa raison a vacillé. Et la pulsion dérangeante qui refuse de déloger de ses tripes le pousse à avancer de quelques pas encore, le poing refermé sur une pierre lisse. Un temps de latence, comme s'il évaluait le risque de l'action à venir. Hélas, toute prudence a sombré dans des abysses inaccessibles.

D'un mouvement puissant, il projette le caillou contre la fenêtre convoitée. La petite forme traverse le jardin et s'écrase à quelques mètres de l'endroit visé, ricoche sur les briques, pour lamentablement céder à l'emprise de la gravité et finir sa course dans l'herbe soigneusement entretenue. Il grommelle dans sa langue natale entre ses dents serrées, et doit répéter la manœuvre quatre ou cinq fois avant que la pierre n'atteigne son objectif, percutant dans un bruit mat le carreau de la chambre conjugale.

Encouragé par son succès, le chanceux se met alors en tête de s'approcher encore davantage de l'objet de ses pensées : il songe au corps endormi de sa maîtresse, à sa chevelure d'ébène, aux courbes aussi hypnotiques qu'indomptables de son corps. Durant quelques secondes fatales, une entêtante obsession propre aux amoureux transis le conduit à une nouvelle lubie. S'accolant à la façade, ses mains robustes cherchent un appui à travers les briques et les rebords de fenêtre, s'accrochant à la gouttière pour tenter de gravir ce mur qui le nargue, et se hisser jusqu'au dernier étage du manoir. Les prises sont précaires mais il parvient tant bien que mal à gagner un peu de hauteur et à raccourcir la distance le séparant d'Esperanza. Perché entre deux étages, sa silhouette chavirant sous le caprice des remous alcoolisés, il envoie un nouveau projectile contre la fenêtre, sifflant le plus discrètement possible pour avertir l'intéressée de sa présence, quelques mètres sous la lucarne de sa chambre.
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MessageSujet: Re: At least we tried.   Sam 22 Avr - 21:35

At least we tried
Darko&Esperanza
Lèvres courbées par l’hypocrisie, rire faux, discussions lassantes. Esperanza se délecta des dernières gouttes de vins qui remplissaient son verre. Lasse elle tentait désespérément de suivre ce que l’énorme femme disait. La sorcière peinait à se concentrer sur autre chose que sur son corps prisonnier de sa tenue beaucoup trop serrée. Au lieu de ça, Esperanza sourit lorsque la dame la complimenta sur ses boucles d’oreilles en diamant. « Un cadeau de Fergus, n’est-il pas adorable ? Il a du gout pour les belles choses. » répondit la métisse en déposant un baiser sur la joue de son mari. Elle sut en croisant le regard des invités qu’ils savaient -tout comme elle- que ce pauvre vieux O’connell était bien trop obsédé par la belle pour lui refuser quoique ce soit. Dans un sens c’était triste, dans l’autre, pour la concernée, c’était un atout. Une chance. En trouvant Fergus elle avait gagné à la loterie et ainsi, elle s’était assuré un avenir étincelant de richesse. En contrepartie Esperanza devait faire bonne figure aux soirées mondaines et supporter les voix irritantes des amis de son époux. Pour ce soir elle en avait assez fait. Après avoir prétexté un mal de crâne, après que Fergus ait tenté de la retenir, Esperanza s’était levée avec grâce et avait déguerpi dans son immense chambre. Après s’être délestée de sa robe haute couture et de ses bijoux, la métisse était allée se coucher. Esperanza fixait le plafond, une faible lumière filtrait à travers les rideaux de soie. La lune était pleine, la nuit s’annoncerait agitée. Une heure plus tard, Fergus arriva. L’épouse simula le sommeil et le laissa s’endormir avant de se faire à son tour rattraper par Morphée.

Lorsqu’elle entendit du bruit, Esperanza se dit que son esprit lui jouait des tours. Elle ne bougea pas puis s’inquiéta quand quelque chose heurta belle et bien sa fenêtre. Le premier reflex qu’elle eut fut de se tourner vers Fergus. L’homme ronflait et semblait dans un sommeil si profond qu'un tremblement de terre ne l'aurait pas réveillé. Dans un grognement de mécontentement, la sorcière s’extirpa de son lit pour s’approcher de l’objet de la tourmente. Bien sûr elle ne s’était pas attendue au spectacle qui s’offrit à elle. Ecartant le rideau du bout des doigts pour y voir plus clair, Esperanza aperçut un homme suspendu au mur de sa maison. Elle plissa les yeux pour apercevoir les traits de l’alpiniste de fortune. Darko… Mais que faisait-il là ? A cette heure ? Et lançait-il sérieusement des cailloux à sa fenêtre? Ou était-ce un mauvais rêve, un mauvais remake de Roméo et Juliette ? Légèrement paniquée, la métisse jeta de nouveau un oeil vers Fergus qui dormait à poings fermés. Elle se décida à entre-ouvrir sa fenêtre et se pencha légèrement, chuchotant.

« Mais qu’est-ce que tu fais là sacrebleu ?! T’as vu l’heure ? Tu vas réveiller le vieux avec tes conneries. Redescends j’arrive, et fais pas de bruit. » râla-t-elle en refermant la vitre sans plus de cérémonies.

Bien que dans son fort intérieur, Esperanza fut ravie de voir celui qui, depuis quelques temps, lui servait d’amant et de distraction, elle craignait qu’O’connell le découvre. Qu’aurait-elle inventé pour expliquer la présence d’un homme à sa fenêtre ? Fergus était peut-être compréhensif, naïf mais il n’était pas idiot à ce point. La sorcière partit se saisir de son peignoir rose fait de dentelle et l’enfila par dessus sa nuisette tandis qu’elle quittait la chambre conjugale à pas de loup. Une fois arrivée au rez-de-chaussée, elle se rendit dans la pièce qui se trouvait sous sa chambre. C’était le bureau de son époux. Esperanza alla en ouvrir la fenêtre. Darko ne devait pas être très loin, elle scruta le dehors, espérant que le jeune homme n’ait pas fait une mauvaise chute. Puis lorsqu’elle l’aperçut enfin elle leva les yeux au ciel.

« Darko.. Je t’ai déjà dit de ne pas venir ici… Tu vas bien ? » finit-elle quand même par s’inquiéter.

Un léger frisson parcourut sa peau, la brise était fraîche ce soir là. Dans un différent contexte sûrement qu’Esperanza aurait volontiers proposer à son amant un moyen peu catholique de se réchauffer. Un moyen interdit… Un moyen auquel elle devait cesser de penser à ce moment précis. Un léger sourire courba ses lèvres. Jamais elle ne quitterait sa prison dorée, jamais elle ne prendrait le risque de perdre tout ce qu’elle avait même si pour cela elle devait partager la vie de ce vieux débris. Darko était sa seule distraction. Son interdit, il était le danger, un danger auquel la métisse aimait se frotter. C’était sa seule source d’adrénaline mais ce soir elle n’était pas prête à l’accueillir. Elle semblait d’ailleurs anxieuse et n’avait de cesse de regarder autour d’elle. Pourvu qu’il comprenne et qu’il revienne plus tard pensa-t-elle en se pinçant les lèvres.


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MessageSujet: Re: At least we tried.   Sam 29 Avr - 20:58

Manifestement, il s'était grandement surestimé.
Suspendu à plusieurs mètres au-dessus du sol, ses avant-bras ne tardent pas à l'informer de la folie de son geste et à amorcer un dangereux tremblement. Tant et si bien qu'il songe aussitôt à regagner la terre ferme, et à filer sans demander son reste, tête basse. Peut-être irait-il toquer à une autre fenêtre. Peut-être le ferait-il en fermant les yeux, en songeant aux courbes féminines d'Esperanza, alors qu'il s'adonnerait à l'adultère avec une autre épouse peu scrupuleuse. Peut-être qu'il…

La voix d'Esperanza le cueille avant la chute, et une lueur d'espoir anime le regard parfois si froid du Russe, qui relève alors la tête vers celle qu'il espérait entrevoir ce soir. Ignorant toute réprimande, il se contente de lui offrir un sourire un peu idiot (même alcoolisé, il est décidément peu bavard), et accueille l'ordre impérieux d'un soupir de soulagement. Il n'aurait pas tenu bien longtemps, ainsi accroché comme un Peter Pan sous la fenêtre de sa Wendy. Mais il n'y a pas de Pays Imaginaire, à la Nouvelle-Orléans. Toutes les contrées dont il aurait pu lui conter les paysages, les différents modes de vie, n'existent plus. Englouties. Anéanties. Il n'y a plus que l'eau et la poussière. Le vide, entre le ciel et l'océan.

Et elle.
Ses talons se sont enfoncés avec un bruit mat dans la terre, sous la fenêtre du bureau du vieux Fergus. Tâchant de recouvrir son équilibre avant qu'Esperanza ne le reluque d'un peu trop près, il passe une main dans sa tignasse broussailleuse afin d'y remettre un peu d'ordre. Un tic de faux séducteur. Il se racle la gorge, comme si cela suffirait à amoindrir les vapeurs d'alcool s'échappant de ses lèvres. Peut-être que l'odeur la dégoûterait. Peut-être qu'à cause de cela, elle ne le laisserait pas entrer. Esperanza est détestablement prudente au sujet de leur relation. Un comportement compréhensible, hormis lorsque Darko traverse des moments de folie invraisemblable et cède à ce genre de pulsion loufoque.

Soigneusement campé sur deux jambes à l'équilibre précaire, ses billes s'enfoncent dans celles de la métisse.
« Je ne suis pas venu ici pour me faire rabrouer. » Il s'efforce de prendre un air grave en prononçant ces mots à voix basse, conscient que hausser le ton risquerait de le priver entièrement de la présence d'Esperanza, pour cette nuit du moins. « Et je ne tiens pas davantage à avoir cette discussion ainsi, alors que je suis planté comme un con dehors, et que toi tu me toises du dedans comme si j'étais qu'un foutu voleur. Sexy, le peignoir, soit dit en passant. » Pas son genre, en réalité. Trop rose. Le sarcasme transperce le timbre de sa voix. Il plisse le nez, presque avec arrogance. Il n'aime pas être traité comme un étranger, malgré son attitude effrontée.

L'amant contrarié croise les bras sur sa poitrine, dans une attitude annonçant qu'il n'a nullement l'intention de renoncer à son objectif premier : passer la nuit, ou tout du moins une partie, avec Esperanza. Alors, têtu, il décide de la mettre au défi, bien décidé de ne pas déloger de son carré de pelouse.
« Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Soit tu sors, soit je rentre, mais va falloir prendre une décision. » Ses prunelles ne tremblent plus d'hésitation. Ses jambes ne menacent plus de flancher sous ses excès de la soirée. L'idée absurde s'est profondément enfoncé dans son crâne. Il reste. Coûte que coûte. Pourquoi se priverait-il d'une de ses uniques sources de réconfort ? Ce serait comme s'amputer un membre.

Il avance d'un pas. Tend la main vers le visage parfois tant choyé dans leur intimité la plus secrète. Ses doigts frôlent la douceur d'une joue. Il la fixe d'un regard presque dérangeant, avec cette insistance propre à certains détraqués mentaux et pourtant, avec une pointe de tendresse. Le regard d'un homme qui ne renonce pas. Jamais. Ses phalanges délaissent sa joue pour espérer saisir la main d'Esperanza et la tirer vers lui, en dépit de sa tenue inadéquate à toute escapade nocturne.
« S'il te plaît. Tu lui diras que tu n'arrivais pas à dormir. »
Il effleure sa taille de la pulpe de ses doigts, insiste.
Comprend-elle qu'en cet instant, elle lui est aussi vitale que les rêves le sont au psychisme ?
« Juste une heure. »
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MessageSujet: Re: At least we tried.   Mer 3 Mai - 11:42

At least we tried
Darko&Esperanza
Le regard clair d’Esperanza s’adoucit lorsqu’il croisa celui de Darko. Il n’était pas là pour se faire rabrouer qu’il disait. Elle sourit, posant une main sur sa hanche, en attente. En un regard, à la posture de son amant, l’ancienne pirate comprit qu’il était imbibé d’alcool. Esperanza acquiesça le sarcasme du russe d’un haussement de sourcil. « Tiens donc tu m’en diras tant… » lança-t-elle avec ironie. Dans un reflex, peut-être un peu inutile, la sorcière referma un peu plus son peignoir. Comme si elle interdisait soudain à Darko d’en voir d’avantage. Esperanza n’était pas rassurée, elle craignait que Fergus remarque son absence et se mette à la chercher dans tous les coins de la maison. C’était qu’il était collant l’ancêtre. Collant, inquiet pour un rien que sa dulcinée prenne la poudre d’escampette. Il devait être le seul à ne pas avoir compris que sa belle n’irait nulle part tant que ses poches seraient pleines d’or.

Qu’était-ce qu’un vieux monsieur trop accroché à sa muse comparé à la fougue d’un jeune homme venu la cueillir jusqu’ici ? Certes l’alcool avait dû être une bonne motivation, un coup de pouce. En dépit de son ivresse, Darko sembla tout d’un coup bien décidé à ne pas bouger d’un cil. Esperanza se mordit la lèvre en soupirant. Un dilemme s’offrait à elle. Pourtant son cœur savait déjà ce qu’elle devait faire, au diable Fergus, il lui avait fait subir une soirée affreusement ennuyante, il fallait bien qu’elle s’amuse un peu. La main de son amant posée sur sa joue parvint à faire s’étirer les lèvres de la belle en un léger sourire. Elle pencha légèrement la tête sur la main du russe. Ah voilà comme il l’avait facilement, ce n’était pas juste. Mais il savait y faire le bougre. Elle se laissa faire lorsque Darko l’attira vers lui, ce n’était jamais mauvais pour l’égo de se faire désirer après tout. Le regard du russe ne laissait aucun doute sur le fait qu’il n’abandonnerait pas quoique réponde la sorcière. Alors Esperanza passa une main dans les cheveux de son amant avant de déposer un baiser furtif sur les lèvres de ce dernier.

« D’accord Darko, t’as gagné. Mais une heure pas plus dit-elle en se détachant de lui viens entre, il fait froid dehors. Hors de question que je sorte, pas sans avoir au moins bu un verre de rhum. »

En retournant dans son antre, Esperanza avait saisi la main de Darko pour le faire quitter son carré d’herbe duquel il ne semblait plus vouloir bouger. Dans un sens, la métisse n’avait aucune envie d’être découverte par celui qui lui servait de mari. Dans un autre, elle n’avait pas envie de laisser Darko dehors. Après tout lorsqu’elle l’avait quitté Fergus ronflait comme un perdu, rien n’aurait pu le réveiller à cette heure. Esperanza l’espérait du moins. Ces pensées contradictoires ne l’empêchèrent pas  d’emmener son amant jusque dans le salon. Seuls les rayons de la lune à travers les rideaux clairs des grandes fenêtres éclairaient la vaste pièce. On y devinait des œuvres d’art venues de pays exotiques, le mobilier semblait coûter un prix monstrueux. La sorcière ne pensa pas utile d’allumer la lumière, elle chuchota néanmoins en lâchant la main du russe.

« Fais attention où tu marches, si tu casses une de ces choses je vais devoir me faire pardonner. » dit-elle l’air dégoûté.

Un peu en retrait se trouvait un bar sur lequel était disposé des carafes remplis d’alcools en tout genre. La métisse se servit un verre de rhum brun, après tout Darko avait commencé les hostilités sans elle. Elle se retourna vers le concerné en souriant. « Tu as encore soif ou ça ira ? » demanda-t-elle avec un léger sarcasme. Elle ne laissa pas vraiment à son amant le temps de répondre et finit son verre cul-sec. A une époque lointaine jadis, lorsqu’Esperanza foulait encore les planches des navires pirates, le rhum restait son breuvage favori. Aujourd’hui il se faisait rare alors elle le consommait avec parcimonie. Reposant son verre, elle prit appuie sur le bar, face à Darko en croisant les bras. Elle continua à voix basse, l’air malicieux. « Alors dis moi, pourquoi tu es venu mh ? Je ne pense pas que ce soit pour avoir une discussion… Tu ne pouvais vraiment pas attendre ? Remarque je suis flattée que tu ne sois pas allé en voir une autre.. » avoua-t-elle en se mordant la lèvre. Un rien flattait son égo ces derniers temps, surtout lorsque cela venait de quelqu’un d’autre que son fossile de mari.



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MessageSujet: Re: At least we tried.   Dim 7 Mai - 17:30

La complicité l'avait emporté sur la raison, comme il l'avait escompté. Malgré l'hésitation qu'il devine, la balance du pour et du contre dans les pupilles de son interlocutrice, elle finit par céder et l'inviter à entrer, bravant ainsi l'interdit. L'exaltation du danger imminent provoque un frisson d'excitation le long de son échine. Il oublie aussitôt son carré de pelouse et lève la jambe pour s'introduire dans l'imposante demeure, ne levant les yeux pour en étudier les entrailles qu'une fois entièrement entré à l'intérieur.

La qualité du mobilier ainsi que la taille des pièces l'impressionnent, et il lui faut quelques secondes pour se remettre en mouvement et digérer la vision d'opulence, ces richesses qui lui manquent tant. Contraint de s'implanter à la bordure du Treme, les années où il ne lui suffisait que de tendre la main pour accéder à tout ce qu'il désirait lui paraissent désormais bien lointaines. Englouties sous le déluge, à l'instar de son continent natal. Même si son visage demeure de marbre, c'est presque l'intimidation qui lui tord les tripes lorsqu'il progresse avec des gestes mesurés dans la demeure d'Esperanza. Il se retient de frôler les meubles, de saisir les bibelots à deux mains pour les observer de près, comme un enfant pauvre découvrant un écu doré pour la première fois de sa triste vie. Conscient de son attitude puérile et désolante, il secoue la tête et se ressaisit, suivant la maîtresse de maison jusqu'au bar, ses doigts noués aux siens.

Il avait bien intégré l'interdit, et avait noué les mains dans son dos, sitôt qu'elle s'était éloignée de lui pour s'emparer du breuvage. Le rhum lui extorque un sourire malicieux, et il ne peut s'empêcher de commenter avec amusement. « Une boisson de pirate ? » Il secoue ensuite poliment la tête afin de décliner son offre. « Oh, je crois que ma soif a été étanchée, je te remercie. Et puis, je ne voudrais pas laisser le moindre indice quant à ma venue à ton vieil amant. » Un rictus de dégoût, en imaginant la manière dont elle devrait se faire pardonner, s'il venait à abîmer la moindre bricole. Malgré son goût prononcé pour le luxe, il ne comprend pas qu'elle ait pu s'enticher d'un homme aussi repoussant, par simple confort financier. Un sujet brûlant qu'il ne tient pas à aborder ce soir, connaissant leurs divergences.

Se tenant face à elle, il finit par céder à la gravité et à s'installer sur le bord d'un fauteuil aux allures nobles, veillant à ne pas en creuser l'assise. Il lui sourit, de l'un de ses sourires qui ne signifient rien, si ce n'est le plaisir qu'il prend à étirer le silence entre eux avant de lui répondre, afin de décider si oui ou non, il se montrera sincère ou s'il mentira, trop pudique pour lui révéler ses secrets d'homme. Il incline légèrement la tête sur le côté, l'observe boire son verre d'un trait avec une satisfaction tout juste dissimulée. Il aime ses manières franches, la façon dont elle consomme le rhum comme un homme, tout comme ses questions directes. Elle a cédé à sa requête, elle l'a laissé pénétrer chez elle, mais il devra en payer le prix. Si elle lui a accordé quelques instants à ses côtés, il devra justifier de sa présence ici, de l'alcool dans son sang, ainsi que de son insistance, lorsqu'il était perché sous la fenêtre de sa chambre.

Chose rare, il baisse les yeux, durant une seconde ou deux, avant de récupérer le regard de feu de sa maîtresse.
« C'est un peu plus compliqué que ce que tu crois. » Il devine la nature de ses pensées, à croire qu'il prétexte la discussion pour pouvoir en réalité apprécier les courbes enivrantes de son corps, s'oublier entre ses formes féminines et s'évader à travers l'ivresse d'une union charnelle. Il avait certes songé à son corps en prenant le chemin de la demeure d'Esperanza, mais il savait qu'autre chose avait animé ses pas. Toutefois, il n'était pas certain de parvenir à le lui avouer.

« J'étais… » Il hésite. Ses doigts pianotent nerveusement contre le jean recouvrant ses cuisses. Sous sa chemise blanche, la respiration s'accélère. Est-ce la présence de son amante qui provoque un tel trouble ? Ou au contraire, l'idée qu'il puisse un jour être privé d'elle ?
« Je sais pas, je pensais à tout et puis à rien, et d'un coup mes tripes se sont nouées et je savais, je savais que je devais venir te voir. Ca ne s'explique pas. » Il porte les mains à son crâne, pour lui montrer les pensées qui se sont immiscées là-dessous, ont commencé à tourner comme des poissons aliénés dans un bocal trop étroit. « Ca m'obsédait, fallait que je passe, que je vois ton visage, la forme de ton corps… ça me rassure, tu comprends ? C'est absurde je sais, t'as l'autre con friqué pour te tenir compagnie et on n'est pas… enfin, on n'est rien de sérieux toi et moi, rien de tangible mais j'avais besoin. C'est tout. » Il se tait. Il en a trop dit. Il s'en veut presque d'une telle confession, peu habitué à exprimer ses sentiments.
Ses prunelles vrillent celles de la métisse et il ajoute, à voix basse. Juste pour elle. « Ce que je suis venu chercher auprès de toi cette nuit, Esperanza, je ne l'aurais obtenu auprès d'aucune autre. » Ses yeux insistent, cherchent la complicité des siens. Il espère qu'elle respecte. Il espèce qu'elle comprend.
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MessageSujet: Re: At least we tried.   Mer 10 Mai - 13:12

At least we tried
Darko&Esperanza
Le verre entre les doigts, Esperanza l’agita doucement en faisant des petits cercles. A travers la pénombre elle avisa le liquide brun tourbillonner à l’intérieur. La sorcière releva la tête pour accorder un sourire à Darko. Étrangement les gens qui étaient nés dans le monde moderne avaient une drôle de vision des pirates. Vision qui s’apparentait souvent au rhum. Comme si leur histoire était indissociable. « A défaut d’avoir trouvé la fontaine de jouvence je me contente de ce que j’ai. » répondit-elle en haussant les épaules, résignée. Longtemps elle y avait cru d’ailleurs au mythe qui entourait cette fameuse fontaine. Mais jamais une de ces escapades maritimes ne l’avait conduite au but. Ses yeux verts perçant ceux du russe, Esperanza se contenta de sourire. Elle se demanda combien de verres Darko avait vidé avant de venir la cueillir à sa fenêtre. La métisse resta appuyée sur le bar. Le silence de son amant la fit sourire un peu plus. Elle vida son verre d’une traite et vint le poser avec délicatesse sur le meuble. Qu’attendait-il pour cracher le morceau ? Bien qu’elle commençât à s’impatienter, la métisse ne dit mot. Elle comprit en  voyant l’homme baisser les yeux que quelque chose se tramait. Sans qu’elle n’en devine la source, une légère boule se creusa dans son ventre. L’inquiétude. Qu’allait-il lui annoncer ? Etait-il malade ? Condamné à l’une de ces maladies inguérissables ? Et pourquoi soudain, en envisageant le pire elle sentit la tristesse l’envahir ? Enfin Darko parla. C’était compliqué qu’il disait.

« Mais encore ? » murmura Esperanza en tentant de rester impassible, en attente.

Elle se décolla du bar et fit un pas vers le jeune homme. Dans ses souvenirs elle ne l’avait jamais vu comme ça. Darko semblait préoccupé, hésitant. Il tarda à continuer. De son côté la sorcière imagina tous les scénarios possibles. Voulait-il mettre un terme à leur relation ? En avait-il trouvé une autre capable de satisfaire ses pulsions charnelles ? Ce n’était plus de l’inquiétude mais déjà une certaine jalousie qui l’animait. Malgré tout, de par ses trois siècles et des poussières d’existence, Esperanza savait mieux que quiconque qu’il ne fallait jamais jeter la charrue avant les bœufs. « Tu étais ? » insista-t-elle en gardant une certaine douceur dans la voix, ne voulant pas brusquer l’hésitant. Sans savoir que la suite la laisserait muette. Car lorsque Darko reprit, Esperanza fut frappée par la surprise. Elle s’était attendue à tout sauf à une telle déclaration. Poignante de sincérité. Le sarcasme s’était évanoui, laissant la métisse un peu déconcertée.

Il s’écoula quelques secondes avant qu’Esperanza ne se reprenne. Elle s’approcha un peu plus du fauteuil sur lequel Darko s’était installé. Elle glissa sa main droite contre la joue du jeune homme, soupirant. Que pouvait-elle dire ? Que pouvait-elle faire ? La vérité était qu’elle n’était pas heureuse avec  ce « con friqué » mais elle avait peur. Elle était terrorisée à l’idée de retomber dans la pauvreté. De devoir survivre et non vivre. Cela avait un prix. « Je ne sais pas quoi te dire Darko. Si ce n’est que tu as mal choisi ton moment. » avoua-t-elle, essayant de ne pas trop baisser la garde. Et si l’alcool était le seul fautif dans cette déclaration, cet aveux.  Ses doigts quittant le joue de son amant, Esperanza recula et lui tourna le dos, observant la fenêtre à travers laquelle on apercevait la lune. Pensive, la sorcière repassa ce que venait de lui dire le russe.

« Fergus est comme un lac. Calme, plat, sans fantaisie. Toi tu es comme l’océan, tu me fais sentir comme ça. Libre, fougueuse, sans limites. Le lac est calme, rassurant, l’océan est incertain. Il peut apporter la vie comme il peut apporter la mort. Lorsqu’on prend la mer, il vaut mieux savoir où l’on va. Est-ce que tu sais quel est ton cap ? » demanda-t-elle en se retournant.

Cette image voulait tout dire. Son regard se mêla de nouveau à celui de son amant. La sorcière croisa les bras. Darko était sa bouffée d’air frais. A chaque fois qu’ils se rencontraient ils chassaient l’imprévu, chaque rencontre était un voyage. Un voyage loin de sa prison dorée. Alors bien sûr qu’elle aussi avait parfois envie d’aller le trouver. Egoïstement le russe était devenu un fenêtre sur le monde extérieur. Une fenêtre qu’Esperanza empruntait de plus en plus souvent, elle ne pouvait le nier. Mais comme venait de le dire Darko entre eux il n’y avait rien de sérieux. La jeune femme avait déjà perdu l’amour de sa vie jadis, elle ne croyait plus vraiment aux sentiments, elle se trouvait trop vieille pour ça.

« Tu voudrais pouvoir me voir quand l’envie t’en prend ? » demanda-t-elle en s’approchant de nouveau du bar, déconcertée. Son trouble se devinait à peine. Trouble qu’elle comptait bien noyer dans un autre verre de rhum. Pourtant un grincement de planché à l’étage la fit presque sursauter. Elle n’était pas sûre de ce qu’elle venait d’entendre. Est-ce que sa paranoïa et sa crainte lui jouaient des tours. « Tu as entendu ? » dit-elle en faisant volte-face vers Darko. Le vieux s’était-il par miracle extirpé de son lit ? Cela aurait été une première, lui qui dormait d’habitude comme un ours en pleine hibernation…



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