AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Superman |Solvael|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 283
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Superman |Solvael|   Sam 22 Avr - 2:55


Superman
Spider Cochon Spider Cochon, il peut marcher au plafond, Est ce qu'il peut faire une toile ? Bien sûr que non, c'est un cochon. Prends garde ! Spider-Cochon est là ! ••• Déchiquetement, douleur, vide. Coeur lacéré, réduit en poussière. Chaque battement volait un peu plus de vie, chaque battement l'éloignait d'autant plus de ce qu'il s'était passé. Par autopréservation, les événements avaient été mis sous clef par son esprit. Vulgaire tentative d'essayer de la protéger d'elle-même. Alors, Solveig était perdue. Elle se battait contre elle-même, n'avait jamais été aussi proche de la mort qu'à cet instant. Et pourtant, elle était entourée par le luxe, une opulence dont elle n'avait pas l'habitude, elle qui avait grandi dans un petit village suédois, où son aîné volait pour leur survie. Bref, une misère bien loin de ce qu'elle côtoyait aujourd'hui. Même le lit dans lequel elle dormait lui semblait tout droit sorti d'un rêve. Un matelas moelleux, une couette l'enveloppant de chaleur lors de froides nuits de la Nouvelle-Orléans. Des moulures dont elle ne pouvait déterminer l'origine, des tableaux hors de prix. Bref, installée sur le rebord d'un lit bien trop grand pour elle, elle ne parvenait pas à décrocher ses iris ambrées et fatiguées du spectacle. Un moyen de diversion pour son cerveau, celui-là-même qui n'expliquait pas le geste qui l'avait menée dans cette situation. Qui avait bouleversé les codes jusque-là étiquetés. Sa vie s'en était retrouvé changer. Tout cela par sa faute.

Les pieds se posèrent sur le carrelage froid, le corps entreprit enfin de se relever. Une poussée de volonté qui redescendit bien quand elle croisa son image dans la glace de la chambre. Ses yeux s'attardèrent sur la forme qu'ils voyaient. Pâle. Epuisée. Vide. Elle n'était que l'ombre d'elle-même, c'est-à-dire pas grand-chose pour elle qui n'était déjà que la marionnette de son aîné. Et pourtant, elle ne décrocha pas son regard du miroir. Effrayée par son reflet, mais en même temps subjuguée. Les traits que la surface lui renvoyait lui semblaient si... Si loin de ce qu'elle était. Plus durs que ce à quoi elle se serait attendue. Néanmoins, Solveig se regardait assez peu finalement. Elle n'était pas le genre de femme à utiliser son corps pour réussir ou avancer dans les échelons. Déjà parce que son seul supérieur était son frère et aussi parce qu'elle s'en moquait de sa position. Ce qu'elle voulait, c'était le bonheur de son aîné. Bonheur qu'elle avait brisé aussi, avec son choix d'arrêter sa vie. D'ailleurs, ne pas être morte lui était étonnant. A l'endroit où elle avait enfoncé la lame, avec la force qu'elle avait mise, des organes auraient dû être touchés. Elle aurait dû mourir rapideent. Ca avait été son souhait d'ailleurs, libérer Isak d'elle, puisqu'elle était la cause de son malheur.

Se rappeler serra son cœur, la fit entrer dans un état de panique effrayant. La porte fut poussée, les marches avalées. Mais Niklas n'était pas là. Evidemment, il avait aussi à travailler. Les bras se croisèrent sur sa poitrine, les inspirations se firent plus profondes. Se calmer. Il lui fallait se calmer avant qu'elle pète définitivement un câble et que l'animal reprenne le dessus. Pas sûr que le porte-parole apprécie de retrouver certaines de ses œuvres d'art lacérées. Les tremblements finirent par se stopper, et elle alla se rouler en boule dans le canapé. Les minutes passèrent, sans qu'elle bouge du meuble. A quoi bon, elle retomberait dans une crise... Pourtant, rester ici, à ne penser à rien, ramena son esprit à Duncan. La suédoise ne l'avait pas revu depuis un bout de temps, et c'était peut-être le moment d'aller demander des nouvelles. Elle n'était pas trop loin de son lieu de travail supposément. En profiter pour y faire un tour, essayer de voir Niklas aussi. L'idée n'était clairement pas la meilleure mais cela n'empêcha absolument pas de se lever et d'aller se préparer pour une petite sortie...

L'hésitation se sentait dans ses pas, au fur et à mesure qu'elle se rapprochait des bâtiments. L'angoisse la prit au ventre, noua violemment ses entrailles. Elle avait ralenti le rythme très clairement. D'un côté, se rendre dans les bâtiments gouvernementaux alors qu'on faisait partie d'une mafia... Et surtout qu'on était la sœur du fondateur de la mafia se heurtant le plus à la Prohibition, ce n'était guère la chose la plus logique à faire. Néanmoins, Solveig espérait qu'on ne la reconnaîtrait pas. Après tout, aucun nom n'était encore associé à son visage. C'était l'avantage de s'occuper de la vente de substances illicites. Elle n'était qu'une silhouette dans la pénombre pour le Gouvernement. Une ombre que personne n'était parvenue à approcher. La vue de l'imposante grille et des gardes autour la poussa à s'arrêter. Ses pupilles se teignirent d'une peur viscérale. Les doigts furent portés à la bouche, les ongles rongés. Si près du but.... Elle ne devait pas s'arrêter. Luttant, elle fit quelques pas à découvert, puis en direction des bâtiments. Regards pesant sur elle, elle finit par s'arrêter non loin d'un milicien, et demander :

« Bonjour... Je souhaiterai parler à Monsieur Idaho ou Monsieur Ivanov. »

Utilisation des noms de famille pour offrir un ton plus formel à la demande. Et finalement ne récolter que des regards méprisants, des rires et un refus total. D'autres miliciens se rapprochèrent, la jaugèrent du regard. Elle sentait l'animal s'agiter en son sein, mais elle n'avait pas la force de se transformer. Son corps se réparait encore, recréait les stocks de sang. La jeune femme avait peur qu'une blessure se rouvre si elle forçait trop sur son organisme. Les tons se firent sarcastiques, cyniques. L'instinct s'aiguisa, lui fit comprendre qu'on lui bouchait les issues de sortie. Alors, une fois de plus, elle tenta de faire comprendre qu'elle voulait juste discuter avec une des deux personnes mentionnées. Peine perdue avec les cas qui « protégeaient » ce lieu. D'ailleurs, ils ont dû décider qu'elle était un danger pour les dirigeants, au bruit d'armes qui lui était parvenu...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1448
↳ Points : 2136
↳ Arrivé depuis le : 29/11/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 38 ans - 790 ans (29/09/1227)
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement; il croit en la justice, il croit en la nécessité d'un pouvoir centralisé et totalitaire; il n'a jamais rien connu d'autres et ne conçoit pas qu'autre chose puisse fonctionner
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Glitter and Gold || Saltarello || Battle Symphony
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: (avatar) LipsLikeAMorphine
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Superman |Solvael|   Mer 10 Mai - 22:21

« Elle réclame spécifiquement Idaho ou le boss, j’en fais quoi ? » La voix me parvient, légèrement assourdie, de l’autre côté de la porte. M’interrompt dans ma discussion. Me distrait, aussi, de par ses propos. Je fronce les sourcils, brutalement attentif. Elle, ce n’est donc pas Orfeo. « Morienval ? » Cette voix-là est bien plus proche. « Morienval ! Morienval, vous m’écoutez ? » Je me redresse, arraché brutalement à mes pensées par celui qui me fait face. Sans respect, sans la préséance à laquelle je suis supposé avoir droit, pourtant, de par mon rang, de par mon sang, de par mon héritage. Une préséance piétinée par la malédiction que je porte, pourtant. Une préséance que l’on a saccagée lorsqu’on m’a injecté dans le bras une puce pour me réduire à l’état d’un animal de compagnie, un état des plus écœurants. Je maintiens un sourire de circonstance. Un regard distant, désintéressé, absent. Une présence, une politesse affectée. De mépris et de dédain contenus, perceptibles mais trop peu mis en avant pour être reprochés. « Vous dites ? » Rien de bien particulier, cela ne fait aucun doute. Un soupir que je ne prends pas la peine de masquer, ses propos m’enveloppent à nouveau quand le loup me propose de lui sauter à la gorge et de transformer son insupportablement piaillement en gémissement d’agonie. On prend le temps de venir me mettre en garde. On prend le temps de couvrir ses mains d’un gant de velours, de se saisir de pincettes, pour me rappeler mes limites. Rappeler à mon bon souvenir que je ne suis ici ni souverain, ni seigneur, juste employé, juste réfugié, juste marque de bienveillance envers tous les naufragés du temps. Une nausée sans commune comparaison me prend à la gorge devant ces propos écoeurant d’emphase et de diplomatiquement correct. Je n’ai beau me contenter que de les entendre, sans les écouter, ils sont malheureusement suffisamment sonores pour que je ne puisse m’empêcher de les comprendre. On souhaite m’avertir que mes petites libertés ne peuvent être tolérées plus longtemps. Que mon poste, je ne le dois peut-être à aucune faveur, mais qu’une faveur m’y maintient et qu’il ne faut pas que j’en abuse. On m’assure également n’être que le messager des propos d’un on dont je ne peux que savoir l’identité. Mes doigts glissent sur la surface d’un bureau vierge de tout désordre. Une surface lisse qui me renvoie un reflet déformé par la translucidité du verre. « Elle est fichée, je suis sûr qu’il voudra la voir. » La voix, une nouvelle fois, me parvient, plus pressée. Quelqu’un lui répond, mais la suite de la conversation est couverte par la voix de cet homme, face à moi, qui est engoncé dans un costume ridicule le transformant non pas en un noble, un bourgeois, un aristocrate, un tyran charismatique ou que sais-je encore qu’il croit voir tous les matins dans son miroir, mais en limace boudinée et sujette à un tel ridicule que j’aurais pu en concevoir de une peine particulièrement dédaigneuse pour lui en d’autres circonstances. « Bien. » Une nouvelle fois, je reporte mon attention sur l’homme venu me faire la leçon. Bien. « Cette entrevue est donc terminée ? » J’en doute fortement mais ma question, si elle en a la forme par bien des aspects, n’en a guère l’intention. Cette entrevue est terminée, je lui concède un demi-sourire. Mes privilèges ne sont que parce qu’ils sont persuadés de me contrôler. De pouvoir me mâter. Nulle confiance, nul respect, juste une méfiance temporisée par leur technologie toujours fonctionnelle dans mon avant-bras. Ils ne se soucient guère de loyauté, guère d’adhésion, juste des chaînes posées sur mes poignées et maintenues par des menaces. D’une voix douce, sans cesser un seul instant de fixer mon interlocuteur, j’articule. « Rassurez-vous, je n’ai en tête que nos intérêts communs. Qu’on soit rassuré, je ne suis pas un obstacle ni un outil défectueux. » La douceur de ma voix se crispe sous un soupçon de sarcasme, s’assèche sous une goutte d’amertume. Seule une prudence encrée dans mes veines, des stries noires marquées par l’âge, me retient d’ajouter à cela une menace qui ne manquerait pas d’être mal perçue. Je me contente d’une attitude des plus détendues, désinvoltes et nonchalantes. Il plisse les yeux, naturellement sceptique. Très certainement capable de sentir à quel point je le méprise. Très certainement incapable de comprendre à quel point il sera la première proie que le loup déchiquètera le jour où je l’autoriserai à s’affranchir de ces liens qui nous enserre. J’ai un sourire carnassier lorsque je lui serre la main, il tente de faire de même, ne constitue qu’une grimace sur ses lèvres. Et sort de la pièce, me laissant droit, patient, bras croisé dans le dos.

Mais impatient de voir mes subordonnés se tenir devant moi pour m’expliciter ce que j’ai pu entendre un peu plus tôt.

Il leur suffit d’une vidéo, branchée sur une pièce destinée aux visiteurs encombrants pour que je comprenne. Une silhouette comme celle-là fait partie de celles que je retiens, pour la simple raison qu’elles m’intéressent. « Amenez-la moi » C’est ce que je finis par articuler, tout en me dirigeant vers la baie vitrée qui s’ouvre sur la Nouvelle-Orléans et s’étire sur tout un côté de mon bureau. Un bureau qui domine. Comme moi. L’ensemble de la ville. Le temps est balayé d’un soupir, les grains de sable qui le constituent s’éparpillent, me laissent face à son reflet dans la vitre. « Solveig… Eriksson. » Je détache les syllabes dans une lenteur affectée. Et lorsque je me retourne, m’appuie, mains dans les poches, contre la baie vitrée, contre la Nouvelle-Orléans, j’ai un sourire aux lèvres, différent, si différent de celui que j’offrais un peu plus tôt. Il était méprisant, celui-ci se veut apaisant. Il était menaçant, celui-ci s’avère chaleureux. Je ne veux pas la repousser. Je veux tout d’abord la tester. L’analyser. L’appâter. Voir l’animal et la victime avant de voir le parasite qu’il me faudra écraser. « Vous souhaitiez me voir ? Où cherchez-vous plutôt Duncan ? »


_________________
I can feel your breath,
I can feel my death

≈ Then write something, yeah it might be worthless; Then paint something then, it might be wordless; Pointless curses, nonsense verses; You'll see purpose start to surface; No one else is dealing with your demons; Meaning maybe defeating them could be the beginning of your meaning, friend
©️astra

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t1062-rafael-a-morienv

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 283
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Superman |Solvael|   Dim 4 Juin - 0:56


Superman
If I go crazy then will you still call me Superman. If I’m alive and well, will you be there a-holding my hand. I’ll keep you by my side with my superhuman might Kryptonite ••• Encerclement du petit être qu'elle était, elle s'attendait à tout moment à entendre une détonation, à ressentir la douleur fulgurante d'une balle traversant les chairs. Ca aurait été logique après tout, elle était une trafiquante de drogues, l'une de celles échappant sans cesse aux miliciens envoyés pour l'arrêter. Et la voilà qu'elle se pointait devant les bâtiments gouvernementaux. Une aubaine pour les gardes. Peut-être que les hauts gradés en profiter pour faire chuter son frère, le faire sortir de ses gongs et le capturer. Si seulement ils savaient à quel point cela ne servirait à rien. Leur relation était arrivée à un point de rupture tel qu'Isak ne viendrait pas la sauver. En revanche, elle pouvait toujours espérer que Niklas intervienne pour elle, évoquant certainement le fait qu'elle était contrainte au trafic par son aîné, et qu'elle était donc innocente. Qui croirait de telles inepties ? Personne en réalité, mais on se servirait d'elle d'une manière ou d'une autre, pour qu'elle prouve qu'elle n'y est pour rien. Ca l'aurait fait rire en temps normal, notamment puisqu'elle pouvait se transformer ou utiliser sa force pour s'échapper. Néanmoins, aujourd'hui, quelque chose clochait. Ses pouvoirs, elle ne les sentait pas autant que d'habitude. D'ailleurs, elle était incapable de se transformer, et la blessure au niveau de son ventre avait d'autant plus ralenti sa cicatrisation. Mauvais pressentiment lui tordant les entrailles...

Aucun coup ne vient, aucune détonation. Elle se détendit légèrement, osant un regard sur les gardes l'entourant. Ils s'étaient arrêtés à distance raisonnable, tout en fermant le cercle. Craignaient-ils qu'elle s'enfuit ? Cragnaient-ils qu'elle ne les attaque par suprise, pour ne pas oser l'approcher ? Certes, elle avait tout du lion en cage, prêt à fondre sur le premier bout de viande passant, mais elle était incapable de la moindre violence à cet instant. Les dents se serrèrent alors qu'une main fut posée sur son épaule. Ferme, ne tolérant aucun refus. Elle sentit ses muscles se tendre, cette envie de se dégager et de fuir le plus long possible. Mais c'était impossible. Elle s'était prise au piège de son propre jeu. Désirant simplement voir Niklas ou discuter des derniers événements avec Duncan, avoir un regard extérieur sur sa vie entièrement brisée... Elle avait perdu, et paierait certainement sa faiblesse sous peu. Et après on s'étonnait qu'elle s'enfermait dans l'ombre de son aîné. Mais c'était tellement plus simple de vivre là-dedans, d'utiliser la crainte du fondateur de la mafia pour imposer ses propres règles et ordres. Tout ça était bien plus simple que de demander de l'aide, et se rendre compte à quel point elle était proche du gouffre...

On la guida au travers des multiples couloirs, sous le regard attentif des caméras de surveillance. Son regard s'attardait sur le sol, sur les tapisseries, sur les plafonds immaculés. Parfois trop lente, on la bousculait sans ménagement. Parfois trop curieuse, on la remettait dans le droit chemin. Jusqu'à ce qu'elle se retrouve dans une pièce de... Réunion, avec du mobilier neuf. Mais surtout, l'impossibilité d'ouvrir la porte de l'intérieur. Elle était donc bloquée ici, dans l'attente qu'on vienne lui parler. Elle en profita donc pour s'imprégner des lieux, tentant d'ignorer la douleur qui se glissait dans ses entrailles. Tout irait bien. Elle ne mourrait pas aujourd'hui. C'était ce qu'elle se répétait en boucle, pour se rassurer. Après quelques minutes à tourner en rond, tel un lion en cage, elle finit par s'installer sur l'une des chaises à sa disposition. Avec la chance qu'elle avait, l'attente de son jugement prendrait quelques heures...

Elle fut médisante sur le coup. Une dizaine de minutes plus tard, la porte se rouvrit sur la silhouette qui l'avait accompagnée jusque-là. D'un geste, il la fit se remettre debout, et ce fut reparti pour une nouvelle traversée des bâtiments. Elle était perdue désormais, et bien incapable de retrouver son chemin en cas de fuite. Si les animaux pouvaient se manifester, ça l'arrangerait bien... On la laissa devant une porte, n'ayant pas d'autres choix que de la pousser et tomber dans un bureau. Bureau qui était habité, silhouette se détachant de la baie vitrée face à elle. Le décor lui paraissait bien trop luxueux pour elle, comparé à son appartement miteux au dessus du Little. Elle n'était pas à sa place, et cela se sentait à son comportement. La porte se referma, la laissant seule face à cet inconnu. Inconnu qui pourtant connaissait son identité. Sa manière de détacher les syllabes sur son nom la faisait frémir d'horreur. Certes, il en fallait peu mais elle n'était pas dans son état normal. Alors, quand il se retourna vers elle, elle se mit sur la défensive. Pourtant, il souriait, et il n'y avait rien dans son comportement qui la pousserait à se méfier. Toutefois, la méfiance était bien présente dans son cœur. Si elle souhaitait le voir ? Pour qui se prenait-il ?

« En effet, j'avais plutôt dans l'optique de discuter avec Duncan... D'autant plus que je n'ai aucune idée de qui vous êtes. »

Qui êtes-vous?. Question qui brûlait ses lèvres, qu'elle avait posé de manière détournée. L'homme avait l'air important, sans doute devait-elle le connaître. Néanmoins, Solveig était de ceux qui ne s'intéressaient ni à la politique, ni aux dirigeants. Son frère ne la laissait d'ailleurs pas se renseigner à ce sujet, notamment par rapport à Niklas. Enfin, ça c'était avant la dégénération de sa relation avec son aîné. Elle détourna le regard, déglutit à cette pensée. Ce n'était pas le moment de s'attarder sur des événements passés. Pas face à cet homme. Alors, les bras se croisèrent. Sur son ventre, celui-là-même encore marqué d'une vilaine cicatrice. Odeur de sang légèrement présente, titillant ses sens développés.

« D'où connaissez-vous mon nom ? Pourquoi m'avoir fait venir jusqu'ici plutôt que de m'enfermer derrière des barreaux ? »

La peur, la suédoise tentait de la masquer derrière une certaine maîtrise d'elle-même. Néanmoins, l'accent de son enfance trahissait celle-ci, de même qu'une simplicité dans le vocabulaire choisi. Finalement, elle avait beau vouloir faire semblant, elle était effrayée, et finalement manipulable. Un pantin dont on avait coupé les fils, incapable de se débrouiller seul. Elle se déplaça alors dans la pièce, détachant à nouveau le regard de l'homme, cherchant à trouver le moindre repère.

« Où est Duncan ? »

Question reposée, rabachée. Ses yeux ambrés se raccrochèrent à ceux de son interlocuteur, et elle tenta un vague sourire pour masquer sa gêne. Geste voué à l'échec : voilà bien longtemps qu'elle avait oublié comment faire...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1448
↳ Points : 2136
↳ Arrivé depuis le : 29/11/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 38 ans - 790 ans (29/09/1227)
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement; il croit en la justice, il croit en la nécessité d'un pouvoir centralisé et totalitaire; il n'a jamais rien connu d'autres et ne conçoit pas qu'autre chose puisse fonctionner
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Glitter and Gold || Saltarello || Battle Symphony
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: (avatar) LipsLikeAMorphine
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Superman |Solvael|   Ven 16 Juin - 22:48

Solveig Eriksson. Sœur d’Isak Eriksson. Mes pensées s’éloignent à toute vitesse de l’importun venu réaffirmer le contrôle qu’exerce le Gouvernement sur mes actions et mes libertés pour rejoindre cette silhouette escortée par mes hommes, par les Peacekeeper en charge de la sécurité du bâtiment. Solveig Eriksson, travaillant de paire avec son frère, si mes souvenirs sont bons, ou en étant à la botte ; Solveig Eriksson, porte d’entrée d’une des mafias qui pourrissent dans la fange d’une Nouvelle-Orléans décadente, d’une Nouvelle-Orléans déjà déchue. Solveig Eriksson, une métamorphe, une victime, un animal. Solveig Eriksson. Un panda roux. La fameuse panda roux. Je cherche dans sa silhouette, rousse à finir au bûcher le plus proche, des traces de cet animal ridicule. Mon regard la détaille, lentement, dans le silence. Elle n’est pas à sa place, ici. Tout en elle le clame. De son attitude à sa solitude dans mon bureau, de sa méfiance aux battements de son cœur qui ne peuvent échapper, à un seul instant, au loup qui règne en maître. Elle n’est pas à sa place, ici. Elle n’est qu’une invitée, elle n’est qu’une erreur dans mon univers, elle n’est qu’une présence tout juste tolérée. Mais elle est, également, un atout. Une carte dans ma manche. Une carte que je peux faire mienne, une alliée que je peux me forger. Et avant tout, avant tout ça… elle est comme moi. Solveig Eriksson, mes lèvres articulent avec soin des syllabes, les détachent les unes des autres comme pour les entendre claquer une à une. Solveig, Eriksson ; elle a réclamé Duncan, un peu plutôt, et un autre membre de ce Gouvernement, mais c’est devant moi qu’elle se tient après tout, interceptée au vol sans la moindre hésitation. Je ne demande pas, j’exige ; je ne demande pas, j’ordonne. Et face à cette réalité, son insolence n’en est que plus amusante. « En effet, j'avais plutôt dans l'optique de discuter avec Duncan... D'autant plus que je n'ai aucune idée de qui vous êtes. » D’autres sont morts pour moins que ça, je me contente de sourire, sans détacher un seul instant mes yeux de sa silhouette. « Aucune idée, vraiment ? » Un soupçon de rire dans mes mots, qu’il est simple de feindre, de déformer l’amusement en un masque revêtu dans un seul but. Qu’il est simple, pour moi, en de telles circonstances, de laisser glisser de mes épaules ce manteau d’arrogance et de suffisance qui me protège continuellement, pour dévoiler mes épaules de Seigneur et ce charisme porté par mon sang avec un naturel que je sais désarmant. Je ne cherche pas, contrairement à mon habitude, à l’écraser. Je me contente d’être. Le loup. L’alpha. « D'où connaissez-vous mon nom ? Pourquoi m'avoir fait venir jusqu'ici plutôt que de m'enfermer derrière des barreaux ? » A cette seconde intervention, je ne réponds que par le silence le plus calme, comme pour mieux l’épuiser dans ses questions, lui offrir l’opportunité de toutes les poser, ne la laisser que dans l’attente de réponse et la contraindre à un silence reposant. Qui suis-je, que suis-je en train d’atteindre, pourquoi, comment… c’est une enfant qui se tient devant moi. Une enfant apeurée, terrifiée. Ses mouvements la trahissent, je crois reconnaître en eux la volubilité déjà présente en Duncan. Face à ses déplacements, mon immobilité s’affirme, s’impose, se remarque à son tour. « Où est Duncan ? » La peur, la méfiance, tant de sentiments que je ne peux que considérer comme des plus primaires. Des sentiments qui tordent ses entrailles, affaiblissent son raisonnement, dévoilent ses faiblesses. Et ses obsessions. Elle n’est pas en contrôle, actuellement. Elle est acculée, elle est enfermée entre des barreaux d’une prison faite de murs, de portes et de baies vitrées, ces barreaux mêmes qu’elle vient d’évoquer. Qui suis-je ?

Je me décolle de mon appui, décroise lentement mes bras, dans des gestes mesurés ; mon inconscient me dicte le rythme de mes mots, le rythme de mes déplacements, calqué sur celui de mon cœur et de ma tranquillité. Elle se sent menacée, je suis la menace. Elle se sent enfermée, je suis son geôlier. Elle se sent acculée, je suis le prédateur. Qui suis-je ? « Duncan n’est pas ici. » Ma voix douce s’étend dans mon bureau, isolé du reste. Une voix douce, rassurante. C’est une enfant : je parle à Chiara, effrayée, après un mauvais rêve. Eriksson a-t-elle déjà l’impression confuse d’être enfermée dans un cauchemar dont la seule porte de sortie serait un réveil aussi brutal que définitif ? « Je ne voulais pas vous faire rester seule, dans un milieu aussi hostile ; si Duncan est votre ami… » Je lui offre un sourire, mes pas m’ont mené, sans la quitter des yeux, à proximité de mon bureau d’où j’extirpe, sans baisser un seul instant le regard, deux verres et une bouteille ambrée. « … alors les amis de mes amis sont mes amis, je ne pouvais agir autrement qu’en vous plaçant sous ma protection. » La bouteille se penche, les gouttes percutent le fond du verre, le remplissent, font de même avec le deuxième. « Je crains que les restrictions gouvernementales m’interdisent de vous proposer de l’alcool, mais peut-être qu’un peu de jus de pomme vous conviendra ? » Mes doigts glissent un verre dans sa direction, mes lèvres cueillent une gorgée. Et toujours, mes rétines sont perdues dans les siennes. « Tu peux m’appeler Rafaele. » L’italien se faufile, chaleureux. « Puis-je t’appeler Solveig ? » Le tutoiement m’écorche en revanche la mâchoire, marque à mes oreilles une familiarité excessive. S’attarde sur un soupir. « Ton nom ne m’est pas inconnu pour la simple raison que… je sais beaucoup de choses. » Un sourire. « En revanche, s’il est une chose que j’ignore, c’est la raison de ta présence ici. »



_________________
I can feel your breath,
I can feel my death

≈ Then write something, yeah it might be worthless; Then paint something then, it might be wordless; Pointless curses, nonsense verses; You'll see purpose start to surface; No one else is dealing with your demons; Meaning maybe defeating them could be the beginning of your meaning, friend
©️astra

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t1062-rafael-a-morienv

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 283
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Superman |Solvael|   Lun 31 Juil - 17:28


Superman
If I go crazy then will you still call me Superman. If I’m alive and well, will you be there a-holding my hand. I’ll keep you by my side with my superhuman might Kryptonite ••• Elle n’aimait pas, poser des questions et ne pas avoir de réponses. Pourtant, elle se heurta au silence de l’homme. Il était à sa place lui, et il le montrait bien. Elle se sentait minuscule, seule, inférieure. Ils étaient deux êtres si différents, mais l’instinct lui disait qu’il était comme elle. Un ressenti au fin fond des entrailles, rien de plus. En temps normal, son don se manifestait, lui faisait entrevoir l’espèce d’un autre métamorphe. Là… Rien. Enfin, cela allait avec ses émotions des derniers jours. Comme si ses pouvoirs avaient disparu, absorbés par quelque chose, quelqu’un… Alors, elle le détallait de son regard, de ses iris ambrées. Elle cherchait les détails qui confirmeraient ses premières pensées, tout en cherchant sa place. Sans la trouver. Elle se retrouvait dans le même état qu’à son arrivée chez Niklas. Là-bas, le luxe prévalait sur le reste, et la simplicité de Solveig s’en retrouvait étouffée. Ici, c’était un peu semblable. Le Gouvernement, c’était ses ennemis, ceux de son aîné. Les dirigeants cherchaient à  faire taire Isak, à le tuer. Elle le sentait, elle le savait, mais tant que celui-ci ne cherchait pas à les arrêter… La métamorphe ne devait pas prendre un choix personnel.

Oh, elle devait savoir qui était son interlocuteur ? C’était ce qu’il semblait montrer, dire. Et elle… Elle n’en avait aucune idée. Et plus elle le regardait, plus elle était confortée dans cette idée qu’il était un inconnu au bataillon de sa mémoire. Merde. Allait-elle périr à cause de cela ? Ce serait possible, quand on connaissait l’égocentrisme du Gouvernement et de ses membres. A vouloir être les meilleurs, les plus reconnus, ils ne supportaient pas l’idée de n’être rien aux yeux de la population, ou d’un des citoyens. D’autant plus, avec ce nom, Eriksson, la suédoise était déjà un problème, tout en étant un atout. Après tout, elle était employée de son frère, Isak, ce mafieux qui leur avait toujours échappé. Donc si l’homme face à elle tenait à s’emparer de lui… Il avait trouvé le maillon faible. Solveig. Trafiquante de drogue mais aussi passerelle pour faire stopper une des mafias de la ville. Comment avait-elle pu se faire avoir aussi facilement ? Elle aurait dû se douter qu’elle ne serait pas la bienvenue dans ses bâtiments, quand bien même son visage était encore inconnu au plus grand nombre. Solveig la secrète, elle aurait pu se surnommer ainsi. Elle existait, mais aux yeux du monde, elle n’était qu’un grain de sable. Agaçant, mais introuvable.

Elle l’observait, cet homme qui avait décidé de se déplacer. Chaque pas dans sa direction la tendait, lui hurlait de partir. Mais le pouvait-elle réellement ? Sa force serait-elle suffisante pour ouvrir, défoncer la porte ? Si seulement. Elle s’obligea alors à rester droite, à camper sur ses positions. Réfréner la peur qui l’envahissait un peu plus à chaque seconde qui passait.

Puis la guillotine qui tomba. Duncan n’était pas ici. Si la voix rassurante tendait à calmer la jeune femme, il en fallait bien plus pour elle. Après tout, elle était dans un milieu hostile, comme il l’avait si bien souligné, et elle n’était pas certaine de pouvoir lui faire confiance à lui non plus. Elle était ainsi Solveig, à se méfier de tout le monde, en particulier des hommes. C’était son aîné qui déteignait sur elle. Il avait toujours voulu la protéger, et s’il éloignait le monde extérieur, c’était que ceux y habitant étaient un problème. Et malgré tout… Duncan et Niklas faisaient partie de sa vie. Deux hommes importants, lui ayant permis de survivre. Pourquoi celui lui faisant face ne pouvait pas rejoindre ce cercle fermé ? Oh, d’accord, il avait l’air haut placé chez les dirigeants. Et alors ? Il n’était pas le seul qui pourrait vouloir les détruire de l’intérieur… Et c’était un ami du panda roux. Alors… La lionne finit par se calmer, laissant la place à l’autre animal, moins farouche, plus apprécié. Peut-être que celui-ci se laisserait amadouer plus facilement…

Des verres posées sur le bureau, un liquide ambré les remplissant. Chaque geste semblait calculé, fait pour la détendre, lui prouver qu’elle n’avait rien à craindre en ces lieux. Interdiction de l’alcool ? Finalement, à force de vivre au Little, elle en avait oublié que la réalité était bien différente… Un verre poussé dans sa direction, et après une hésitation, elle finit par s’approcher à son tour, et le récupérer du bout des doigts. L’odeur de la pomme se glissa jusqu’à ses narines, lui faisait remarquer qu’elle n’avait jamais eu l’occasion d’en boire juste là. Elle se limitait à avaler de l’eau, pour éviter de confondre ses boissons avec de l’alcool. Une gorgée fut avalée. Le goût n’était pas déplaisant, quoiqu’un peu trop sucré.

Nom qui n’était pas américain, ça, elle pouvait encore le reconnaître. Mais il restait toujours une énigme à ses yeux. Et la suite des mots n’arrangea pas les pensées divergentes de la jeune femme… Il savait beaucoup de choses. Mais quoi exactement ? Qu’en pensait-il ? De nouvelles interrogations qui s’ajoutaient aux précédentes.

« Même maintenant que j’ai votre prénom, Rafaele, je suis incapable de savoir qui vous êtes, ou quel est votre rôle vous avez ici, même si je le devine important. »

L’accent bien plus guttural que celui de son interlocuteur, preuve de leurs disparités. Et évidemment qu’il était puissant, tout le clamait en lui. Après tout, il l’avait aussi empêché de mourir, et elle devait lui en être reconnaissante… Au fur et à mesure des secondes, la méfiance semblait s’évaporer, et la jeune femme se complaisait dans ce que son interlocuteur dégageait.

« Tout le monde m’appelle Solveig sinon, ne vous gênez pas. » Tout le monde l’appelait Solveig, mais rares étaient ceux lui adressant la parole plus que cela. Après tout, elle était l’intouchable, la petite sœur d’Isak. Et l’aîné était suffisamment effrayant pour dissuader quiconque de s’approcher d’elle ou même lui parler. « Duncan est votre ami ? Vous le connaissez bien ? »

S’il savait que le garde du corps était un métamorphe, cela pourrait guider Solveig sur la confiance à lui accorder. Enfin, elle verrait bien avec les réponses données. Une nouvelle gorgée fut prise, toujours aussi précautionneusement. Elle ne voulait pas apparaître comme mal élevée aux yeux de cet inconnu si important…

« Que savez-vous de moi ? » Question logique au vu de ce qui a été dit. Avant d’enchaîner avec sa propre réponse. Pourquoi était-elle ici ? « Je… Il s’est juste passé quelque chose il y a peu, et je voulais en parler avec un.. Un ami. Et l’endroit le plus proche où je pensais pouvoir trouver, c’était ici. Parce que… Parce que j’habite chez Niklas pour quelques semaines, donc c’est à côté... »

A côté, ça pouvait être relatif, mais les bâtiments gouvernementaux étaient plus proches de chez Niklas que du Little Darlings, là où elle créchait habituellement. Suite à ses mots, son regard se détourna, une main effleura son ventre. La cicatrice était toujours là, ses pouvoirs étant en berne depuis plusieurs jours. La marque de son geste, qui avait failli lui coûter la vie...

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1448
↳ Points : 2136
↳ Arrivé depuis le : 29/11/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 38 ans - 790 ans (29/09/1227)
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement; il croit en la justice, il croit en la nécessité d'un pouvoir centralisé et totalitaire; il n'a jamais rien connu d'autres et ne conçoit pas qu'autre chose puisse fonctionner
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Glitter and Gold || Saltarello || Battle Symphony
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: (avatar) LipsLikeAMorphine
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Superman |Solvael|   Ven 25 Aoû - 23:34

D’ordinaire, mes questions n’ont pas l’habitude de rester sans réponse. D’ordinaire également, mes interlocuteurs comprennent que me faire attendre n’est pas une idée des plus brillantes. D’ordinaire enfin, ceux qui me font face savent non seulement qui je suis, mais également ce que je suis, ce que je peux faire et ce qu’ils croient être l’exhaustivité des menaces que je peux faire planer sur leur vie, sur leur confort, sur leur survie ou même sur la seule réalité de leur existence. D’ordinaire. Celle qu’on a amenée devant moi, celle qui se trouve juste devant moi, semble ignorer tout cela. Ses silences, son malaise, les battements de son cœur, ses questions… mes yeux la fixent avec acuité. Avec insistance. Je la détaille, sans gêne. Je la dissèque du regard. Calme. Patient. Solveig Eriksson. Elle n’est pas à sa place ici, elle asphyxie dans le grand espace et l’aseptisation de mon bureau déshumanisé. Elle n’est pas à sa place ici, elle suffoque dans l’opulence qui l’entoure, dans le luxe qu’elle ne connait pas, auquel elle n’est pas familiarisée. Elle n’est pas à sa place ici, et chacune de mes respirations le lui rappelle, sans que je ne le veuille. Mais sans que je ne l’empêche. Qui cherchait-elle ? Duncan. Naturellement. Qui a-t-elle trouvé ? Moi. Naturellement. Comment aurait-elle pu tomber ailleurs que dans la gueule d’un loup, du loup, de l’alpha de la meute ? Un loup qui lui sourit. Doucement. C’est une enfant qui se tient devant moi. Une enfant, un louveteau déraciné. Abandonné. Une métamorphe, comme moi. A la peau changeante, à la nature mouvante, aux instincts bestiaux, à la condition d’esclave ancrée dans sa chair, dans sa psyché. Ma patience est exemplaire, je réponds à ses questions par le silence.

Qu’elle ne soit pas si pressée. Tout mon être se déploie lentement. Prédateur. Mes bras se décroisent, j’effectue quelques pas dans sa direction. Chasseur. J’entends le rythme de son cœur, j’entends le rythme du mien, j’entends le rythme de mes mots, articulant d’une voix posée, contrôlée, maîtrisée. Seigneur. Elle cherche Duncan ? Duncan n’est pas ici. Qu’elle me nomme Rafaele, ce nom siéra au tutoiement que je lui offre, à cette atmosphère intime que je constitue autour de nous, à ce sourire doux que j’arbore. Seigneur. Mes yeux ne quittent pas un seul instant les siens alors que mes doigts trouvent des verres qu’ils remplissent sans tarder. Mes yeux restent fixés dans les siens avec une intensité que je refuse d’assourdir. Chasseur. Une nouvelle question, j’abats les barrières qui nous séparent, j’en crée de nouvelles, reconstruis le contexte qui nous environne, finis par lui tendre le verre. Qu’elle me nomme Rafaele, et je la nommerai Solveig. Et qu’elle me dise les raisons de sa présence ici, que je puisse composer avec la manière d’aborder ce qui suivra. Prédateur.

« Même maintenant que j’ai votre prénom, Rafaele, je suis incapable de savoir qui vous êtes, ou quel rôle vous avez ici, même si je le devine important. » Au moins a-t-elle une élocution soignée, à défaut d’avoir quelques soupçons de jugeote, je me contenterai de cela pour la suite. « Tout le monde m’appelle Solveig sinon, ne vous gênez pas. » Je me retiens de soupirer devant cette nouvelle manifestation de tout ce qui nous sépare. Ne vous gênez pas… N’a-t-elle pas compris que l’autorisation que je lui demandais n’était qu’un leurre agité sous ses yeux pour instaurer l’ombre d’une égalité que démentent nos attitudes ? « Duncan est votre ami ? Vous le connaissez bien ? » Mes yeux restent fixes, ma bouche reste close. Duncan est mon ami, oui. Et vous, Solveig Eriksson, êtes de toute évidence une réelle épine plantée dans sa patte. Je reste silencieux, attendant la suite qui ne devrait pas tarder. Après tout, elle semble être de ceux qui ne se contentent jamais d’une seule question mais qui jugent opportun de répandre une logorrhée interrogative des plus exaspérantes. « Que savez-vous de moi ? Je… Il s’est juste passé quelque chose il y a peu, et je voulais en parler avec un... Un ami. Et l’endroit le plus proche où je pensais pouvoir trouver, c’était ici. Parce que… Parce que j’habite chez Niklas pour quelques semaines, donc c’est à côté... » Niklas. Quelque chose. Endroit le plus proche. J’assimile, dans un sourire, ce flot d’informations, cette mine d’informations que sont tous les propos de la jeune femme. Elle voulait parler d’un événement avec un ami, et son premier réflexe a donc été de venir quêter l’oreille de Duncan ou d’Ivanov, sans se soucier outre mesure de mettre les pieds dans le cœur même du Gouvernement. N’a-t-elle aucun instinct de survie ou place-t-elle un peu trop démesurément sa confiance en ces deux personnes ? Je me vois présentement dans l’incapacité de répondre à cette question : ma curiosité est piquée au vif, je dois bien l’admettre à cet instant, lorsque mon verre – intouché – retrouve sa place sur le bureau contre lequel je m’adosse dans une désinvolture affectée. « Je vois. » Vois-je réellement ? Non. J’embrasse du regard les possibilités d’une telle discussion. J’évalue, j’analyse, je déduis, je reconstitue mon jeu avec de nouvelles cartes. J’observe le plateau d’échecs sous un nouvel angle de vue. « Si je comprends bien… » Ses questions sont pour le moment balayées, délaissées dans un coin de mon esprit. Toujours présentes, certes, mais reléguées au second plan. « Quelque chose s’est produit, quelque chose qui t’a perturbé si fortement que toi, Solveig Eriksson, sœur de l’un des plus influents mafieux des sous-bassement de la ville, te livre tout sourire au cœur même de ceux qui ont tout intérêt à mettre la main sur ton frère, ou du moins sur un levier de pression potentiel ? Voire, tout simplement, un membre éminent de ceux qui enfreignent leur loi chaque jour afin d’en faire un exemple exécuté sur la place publique ? » Ma voix n’est qu’un murmure des plus doux : nul besoin d’hausser le ton ou de se faire menaçant dans ce genre de circonstance. Les faits suffisent. « As-tu la moindre idée de ce que le verbe réfléchir signifie ou n’est-ce qu’un assemblage amusant de syllabes qui sonne de manière incongrue à tes oreilles ? » De la sévérité transparaît dans mon discours.

Un ton paternel. Un reproche. Une mise en garde. « Tu ignores ma fonction, et tu me confies malgré tout, tout cela sans sourciller ? Je pourrais être… par exemple… à la tête de ceux qui vous traquent ? Je pourrais être… par exemple… celui qui voit tout, qui sait tout, celui qui a des yeux, des oreilles et des bouches partout en ville ? Tu pourrais venir de provoquer la chute de tes deux très chers amis, en quelques phrases prononcées de manière inconsidérées… » Ma tête s’agite lentement de la gauche vers la droite, alors que ma langue claque de désapprobation. « Solveig, ce n’était pas très prudent… tu as de la chance que je sois réellement l’un des amis de Duncan. Et que je sois ton frère, aussi, d’une certaine manière, par le biais de cet animal qui sommeille également en mon être. » Ma main, posée sur ma poitrine à l’endroit de mon cœur à l’instant où j’évoquais le loup, vient se poser sur l’épaule de mon invitée. « Je ne te ferai pas de mal, sois en assurée. Et tu peux me parler comme si tu parlais à Duncan, je t’assure que j’ai son entière confiance et les moyens de te venir en aide si c’est de cela dont tu as actuellement besoin. Raconte-moi, que s’est-il passé pour que tu ais eu le courage de venir jusqu’ici ? » De la réelle sollicitude transperce ma voix, mon regard, et le contact que je lui propose par ma main.


_________________
I can feel your breath,
I can feel my death

≈ Then write something, yeah it might be worthless; Then paint something then, it might be wordless; Pointless curses, nonsense verses; You'll see purpose start to surface; No one else is dealing with your demons; Meaning maybe defeating them could be the beginning of your meaning, friend
©️astra

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t1062-rafael-a-morienv

Silent screams, Violent dreams

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 283
↳ Points : 81
↳ Arrivé depuis le : 31/08/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Charlotte Wessels
↳ Age du Personnage : 251 en réalité & 28 en apparence
↳ Métier : Trafiquante de médicaments, dealeuse & gérante du Little Darlings / confondatrice de la Niflheim
↳ Opinion Politique : Politique ? Ca se mange ?
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3
↳ Playlist : Christina Perri ~ Jar of Hearts / Imagine Dragons ~ Bleeding out / Epica ~ In All Consience / Delain ~ My masquerade
↳ Citation : " It is better to have faith in something than none at all "
↳ Multicomptes : Ambre M. Del Nero & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : (MidnightBlue) ~ Lightblue



les petits papiers
↳ Copyright: Minako ♥ & Solosand
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Superman |Solvael|   Mer 4 Oct - 14:00


Superman
If I go crazy then will you still call me Superman. If I’m alive and well, will you be there a-holding my hand. I’ll keep you by my side with my superhuman might Kryptonite ••• La peur qui bouffait les entrailles, les questions qui se bousculaient dans son esprit, elle ne parvenait pas à en faire abstraction. Il s’approchait, et la seule chose qu’elle voulait faire était fuir. Il parlait, l’interrogeait, et après le silence elle avait fini par répondre, déballer certains de ses secrets, qu’elle ne tenait à donner qu’à Niklas ou Duncan. Celui face à elle n’était en rien un ami, ou une connaissance. Certes, il dégageait quelque chose, et elle sentait qu’il était comme elle. Il n’y avait alors toujours pas de confiance entre eux, mais la suédoise devait l’avouer, la méfiance se mettait en berne. Celle-ci qui, normalement, avait tendance à lui empêcher de faire le moindre geste envers une nouvelle personne. La langue avait fini par se délier, les mots par sortir, les explications par se donner. Néanmoins, Solveig était restée vague, puisque le souvenir était encore douloureux, surtout sur les rares fragments encore nets qu’elle possédait de la soirée. Elle se rappelait de la douleur, du choc, de la violence de son aîné. Elle se rappelait de son geste, de la délivrance qu’elle avait voulue. Pourquoi ? Pourquoi aujourd’hui, alors qu’elle avait connu des moments bien pires au cours de sa vie ? Pourquoi ainsi, alors qu’elle avait des moyens de mises à mort bien plus propres, bien plus discrètes ? Des questions sans réponse, alors que le liquide ambré glissait dans sa gorge.

Il souriait, et l’observait avec attention. Elle, l’animal perdu. Lui, le maître des lieux. Elle se sentait minuscule en sa présence. Il occupait l’endroit avec charisme, là où elle essayait simplement de prendre le moins de place possible. De plus, la jeune femme n’aimait pas être au centre de l’attention. C’était bien pour cela qu’elle laissait ce rôle à son aîné, se contentant des ténèbres. Cela permettait aussi à la suédoise de ne pas être embêtée par le Gouvernement, puisqu’eux-mêmes ne savaient pas réellement ce qu’elle faisait, ni qui elle était dans le business. Aussi insaisissable que le vent, elle courrait d’une place à une autre, esquivant miliciens et autres êtres gravitant autour du Gouvernement. Elle le savait, que même son nom s’était apparenté à une illusion à un moment, un être créé par les pensées d’un homme malade, détruit. Il leur avait fallu des mois pour la trouver, et toujours aujourd’hui, peu étaient certains qu’elle faisait partie de la mafia. Elle s’en était rendue compte avec Duncan, qui semblait penser qu’elle restait juste au côté de son aîné, sans rien faire de plus. Pourtant, elle était bien plus la petite, tenant la barre quand le frère disparaissait, s’écorchait dans son antre. Elle était la raison pour laquelle tout continuait de fonctionner normalement quand l’autre n’était même plus présent.

C’était un sourire sans vie, sans profondeur qui se dessina sur ses lèvres quand Rafael entreprit de reformuler ce qu’elle venait pourtant de lui dire, y ajouter un jugement qui fit grandir colère et méfiance en elle. Mettre la main sur son frère ? Beaucoup avaient essayé, et ils avaient tous échoué. De ce point de vue-là, le Gouvernement était un amas d’incapables et d’incompétents. Une seule personne était parvenue à s’en prendre intérieurement à la mafia, s’infiltrant en tant que danseuse, tuant aléatoirement ceux sous les ordres de son frère. Solveig ne savait pas pourquoi, notamment puisque cette femme avait maintenant disparu, mais l’inconnue aura la mafia sur le dos jusqu’à sa mort. Enfin, tout cela pour dire qu’Isak serait intouchable pendant un long moment encore. Quant à se faire exécuter… Elle s’en moquait. Elle cherchait la mort, flirter avec. Peut-être qu’elle voulait en finir, sans avoir la force de mettre fin à ses jours d’elle-même ? Elle ignora la violence des mots, notamment parce que certains ne lui étaient pas connus. Incongrue par exemple. Qu’était-ce ? Définitivement, son anglais était encore loin d’être parfait.

Elle s’était confiée oui, elle, l’une des personnes les plus secrètes de la Nouvelle-Orléans. La raison ? Il était comme elle, il connaissait aussi Duncan. Et son charisme, sa prestance l’écrasaient aussi, lui offraient l’opportunité de parler. Quant à se faire traquer, en faire traquer d’autres… Elle n’y avait pas pensé. Elle était comme ça, trop simple, et bien peu à l’affût des préoccupations politiques. La métamorphe vivait dans son propre monde, dans l’ultra-violence, la douleur et l’horreur. L’intelligence politique et la manipulation, elle ne possédait en aucun cas ces capacités… Néanmoins, maintenant qu’elle était mise face à tout cela, elle comprenait, remarquait ses erreurs. Tard, trop tard. Tout pouvait s’effondrer par sa faute. Cependant, Rafael lui permit de confirmer son hypothèse. Elle était bien face à un autre métamorphe. Imperceptiblement, ses muscles se détendirent. Il devenait plus proche d’elle ainsi, augmentant le potentiel confiance qu’il avait malgré les propos qu’il tenait. Le contact physique la fit néanmoins sursauter, elle qui n’était pas franchement habituée à ce qu’on l’approche. La mention de son frère suffisait souvent à éloigner les gens d’elle, sans qu’elle ne comprenne réellement pourquoi. Il n’était pas si méchant pourtant…

« Le Gouvernement peut bien tenter de se servir de moi pour appâter mon frère, cela ne servira à rien. Aux dernières nouvelles, c’est lui qui veut ma mort, vous lui rendrez un fier service en m’exécutant. »  Et à moi aussi. Chaque parole prononcé était pensé, cru par la jeune femme. Isak avait déjà essayé de l’éliminer une fois, il pourrait très bien recommencer à l’avenir. Et il recommencera certainement, il le lui avait dit. Qu’elle se fasse tuer avant arrangerait tout le monde, sans pour autant faire cesser les activités de la Niflheim. Il y avait de nombreuses personnes désormais pour épauler cet aîné constamment au bord de la rupture, elle ne s’en faisait pas de ce côté-là. « Un membre éminent, ce serait me donner bien plus d’importance que je n’en ai vraiment. Je ne travaille pas réellement dans ce domaine. » Et elle n’en démorderait pas. Evidemment, beaucoup pensaient qu’elle était de paire avec Isak, voire qu’elle contrôlait entièrement la mafia. Si elle avait fini par avoir de l’importance, c’était simplement à cause du nom de celui-ci, pour le reste… La tuer ne reviendrait à rien, comme elle le soulignait.

Le verre finit par être posé sur une table basse, à cause de ses doigts tremblants, incapables de tenir plus longtemps un objet. Et comme elle ne tenait pas à salir la pièce… Puis elle balaya le reproche, épaules haussées : « Si vous souhaitiez réellement vous en prendre à moi, vous ne m’auriez pas empêché de me faire enfermer ou autres. Et je vous fais confiance, d’une certaine manière, par rapport à ce que vous êtes, et l’amitié qui semble vous lier à Duncan. Même si je souhaiterai le vois par la suite. » Elle ne démordait pas avec l’autre panda roux. Et elle avait volontairement sauté la partie qu’elle ne comprenait pas, ne souhaitait pas paraître plus stupide encore qu’elle n’était. Quant à la suite… Elle avait envie de signaler qu’elle pourrait le blesser s’il cherchait à s’en prendre à elle, c’était ce que la lionne lui murmurait, souhaitant avoir le contrôle à son tour. Plus sauvage, plus violente, elle induisait une certaine méfiance en cet homme, toujours. Il veut continuer à la faire parler, lui faire raconter plus en détails ce qui s’était passé. Le regard s’assombrit, se détourna. La jeune femme n’avait pas envie de repenser à tout cela, ni même de se rappeler. Mais la simple demande de Rafael avait poussé les souvenirs sur le devant de la scène. En même temps que les mots murmurés qui quittaient ses lèvres : « Un rituel raté, qui a rendu fou mon frère. Il a usé de pouvoirs sur moi et a foutu le feu à l’appartement. Quand je l’ai sorti de là et qu’il a repris ses esprits, j’ai essayé de me suicider en m’éventrant. »

La boule dans la gorge l’empêchait d’aller plus loin dans ses propos. Et tant mieux d’un côté, elle n’avait pas franchement envie de trop ressasser ce passé bien trop proche encore…

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]


Spoiler:
 

_________________
+ Every cloud has a silver lining +
She paved the road with her broken pieces and found the path to become a goddam warrior.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

« Le prodige et le monstre ont les mêmes racines. »

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1448
↳ Points : 2136
↳ Arrivé depuis le : 29/11/2013
↳ Age : 25
↳ Avatar : Jared Leto
↳ Age du Personnage : 38 ans - 790 ans (29/09/1227)
↳ Métier : Chef des Services Secrets et de la protection rapprochée du Gouvernement.
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement; il croit en la justice, il croit en la nécessité d'un pouvoir centralisé et totalitaire; il n'a jamais rien connu d'autres et ne conçoit pas qu'autre chose puisse fonctionner
↳ Niveau de Compétences : Niveau 4 - Niveau -58 en communication verbale - Vue : 0.5 à chaque œil
↳ Playlist : Wolf || Bleeding out || Glitter and Gold || Saltarello || Battle Symphony
↳ Citation : C'est de cela dont j'ai vraiment peur. D'être véritablement un monstre. Je n'ai pas envie d'être un tueur, mais je ne peux pas m'en empêcher.
↳ Multicomptes : Andreï C. Ievseï, Nolan A. Wiggins
↳ Couleur RP : darkcyan



les petits papiers
↳ Copyright: (avatar) LipsLikeAMorphine
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Superman |Solvael|   Mar 24 Oct - 22:53

Chasseur. Prédateur. Je suis de ces chasseurs qui traquent leur proie, avec patience et inéluctabilité. L’importance de la chasse n’est pas simplement la proie et les crocs refermés sur sa jugulaire, elle est également ce qui précède le point d’orgue. Les mesures jouées, les adagio et les staccato rythmés : ces legato qui respirent et ralentissement pour mieux s’endiabler dans un allegro con fuoco final. Parce que la chasse est ainsi : symphonique. Nul besoin de hurlement, d’attroupement, de charge brutale. Parfois, elle se contente d’être une danse, un menuet glissé en faveur de quelques pas. La voix, la couleur des mouvements suffisent pour immobiliser la proie. L’hypnotiser, la fasciner, amoindrir sa vigilance. Et Solveig Eriksson ne semble pas être une proie qui fuit, qui court, qui supplie pour sa vie. Elle est le faon innocent, aux yeux grands ouverts et confiants, qui observe le loup. Les pas du loup. Qui recule mais qui ne fuit pas, incertain. Animal perdu, tu es sur le territoire de ton prédateur naturel : notre langage corporel est bien plus éloquent que mes silences. J’assimile ses réponses, j’observe, je dissèque ses respirations. Je suis le prédateur, je suis le roi, je suis son Seigneur et son maître, et tout cela n’est qu’action inconsciente. Aussi inconsciente que sa propre action, à elle, celle qui l’a menée en premier lieu dans la gueule de l’animal. Que fait-elle ici ? Elle a souhaité trouver refuge. Que fait-elle ici ? Elle pointe le coutelas sur la carotide de ses amis, dans une naïveté qui frôlerait la simplicité d’esprit de mon frère si elle n’était pas agrémentée d’une prudence inattendue. Sa prudence, je l’entends. Endormie par ma voix, endormie par mes questions, endormie par l’ensemble de cette pièce. Je l’entends et elle la sauve : je n’aurais eu que faire d’une idiote dans le cas contraire. Mais une créature perdue, de cela je peux m’en accommoder, de cela je peux me servir. En cela, je peux trouver un usage. Et une valeur. Une raison de l’épargner.

Ma voix se fait sévère, en réponse à ses propos. Reproche, réprobation, je me fais ami, je me fais frère, je me fais père, je me fais magnanime : c’est un murmure qui menace, c’est un gant de velours qui frappe et assène de légères claques. Une simple mise en garde. Le jugement que j’ajoute à ses mots, il ponctue mes phrases et mes intonations d’un amusement carnassier. Le loup enseigne au louveteau, l’alpha considère avec indulgence les faux pas de son cadet, de l’avenir de la meute. Considère avec indifférence la colère qui couve. Se complaît dans un sarcasme léger, sur lequel je ne m’attarde pas mais que je ne me refuse pas pour autant. Elle doit apprendre, elle doit comprendre, elle doit assimiler : le loup n’en fera qu’une bouchée.

Mon tutoiement se fait conseil, prudence, mes gestes accompagnent mes propos comme pour mieux les lui traduire, comme pour mieux m’assurer qu’elle comprend là où je souhaite l’amener. Parler ainsi de ses amis, parler ainsi de mon ami, les associer à une mafia aussi impliquée que celle des Eriksson, ce n’est guère prudent. Des propos comme ceux-là sont de ceux qui attirent les regards conjoints des Shadowhunter et des Services Secrets, mon regard inquisiteur et le sang que je me sais prêt à faire couler si le besoin s’en fait sentir. Fait indéniable toutefois : la chance l’a menée jusqu’à moi, la chance l’a ôtée des griffes de ceux qui auraient pu se servir d’elle pour mieux me la confier. Pour mieux confier un métamorphe à un autre métamorphe. Car seul un métamorphe a droit de parole, de justice et de condamnation sur un autre métamorphe. Car seul un métamorphe connaît et reconnaît un métamorphe. Car seule une créature peut juger une autre créature. La meute est une réalité ; elle en était déjà une quand je n’étais qu’un homme, elle s’est exacerbée au fil des siècles. La meute, la loi de la meute s’impose. Et Eriksson fait partie de ma meute. Ma main se pose sur son épaule. L’assure de mon soutien, de la confiance qu’elle peut avoir en moi. L’assure également de ma sollicitude. L’invite, encore une fois, à la confession. A l’abandon de ses réserves. A l’affranchissement de son honnêteté.

« Le Gouvernement peut bien tenter de se servir de moi pour appâter mon frère, cela ne servira à rien. Aux dernières nouvelles, c’est lui qui veut ma mort, vous lui rendrez un fier service en m’exécutant. » Je cille, j’assimile, mais je ne l’interromps pas. Ma main quitte son épaule, mes bras refusent de se croiser, ce qui me fermerait bien trop à elle, préfèrent se relâche, l’un autour d’un verre, l’autre en glissant un pouce dans la poche de mon pantalon, veste légèrement dérangée dans la manœuvre. Décontraction. Décontraction non feinte, décontraction calculée. Ainsi, dissension possible entre la fratrie de la drogue ? « Un membre éminent, ce serait me donner bien plus d’importance que je n’en ai vraiment. Je ne travaille pas réellement dans ce domaine. » Un tic brise l’impassibilité de mes traits, un tic rieur, moqueur. Bien stupide serait la personne qui se penserait sans importance : ceux qui n’ont aucune utilité ne sont d’ordinaire pas remarquées. Quiconque attire un regard, attire l’attention acquiert de par ce simple fait un soupçon d’intérêt.

« Si vous souhaitiez réellement vous en prendre à moi, vous ne m’auriez pas empêché de me faire enfermer ou autres. Et je vous fais confiance, d’une certaine manière, par rapport à ce que vous êtes, et l’amitié qui semble vous lier à Duncan. Même si je souhaiterai le voir par la suite. » En mon âme, en mon sein, résonne le long soupir d’une résignation. Naïveté et innocence sont des qualités touchantes, qu’il faut souhaiter préserver, mais si elles ont le don de m’intriguer et de me fasciner chez Violet… chez cette pauvre hère, elles attisent bien davantage mon agacement. Attisent également l’envie, joueuse, de lui planter une lame entre les côtes et de voir dans ses pupilles s’effondrer ses illusions dans un hurlement d’agonie. De briser sa candeur pour l’opposer à une noirceur qu’elle a sûrement, pourtant, déjà eu à regarder dans les yeux. Mes yeux s’obscurcissent, s’apaisent, tout comme les traits de mon visage, quand je tiens en retrait ces instincts. « Tu le verras, ne t’en fais pas Solveig. Duncan est un homme d’honneur et un ami des plus fidèles, tu as bien raison de te fier à lui de cette manière. Je peux le faire chercher si tu y tiens, mais je doute qu’il soit disponible présentement… » Ma voix, douce, continue son travail, continue son œuvre d’apaisement. Le prédateur a des crocs d’acier, mais des pattes de velours.

Qu’est-ce donc ? Qu’est-ce donc, l’événement qui l’a troublée suffisamment pour la pousser à courir en direction du Gouvernement, en direction de ceux qu’elle devrait craindre plus que tout. Dans ma direction ? Ses souvenirs se font murmures quand ils franchissent ses lèvres, se font douceur à mes oreilles, à mon attention toute tournée vers elle : une attention qui confirme la valeur de ma protégée. « Un rituel raté, qui a rendu fou mon frère. Il a usé de pouvoirs sur moi et a foutu le feu à l’appartement. Quand je l’ai sorti de là et qu’il a repris ses esprits, j’ai essayé de me suicider en m’éventrant. » Suicide. Rituel. Quel mot me trouble, me choque le plus ? Quel mot réveille la fournaise de la colère, assèche la décontraction, embrase la nonchalance pour n’en laisser que des cendres et la raideur d’un roc ? Le loup se replie, le Seigneur s’avance, j’ai encore dans mon sang, dans mon cœur, dans mon âme la douleur de la mort et surtout, surtout, la douleur de la terreur quand mon humanité s’est retranchée, quand mon humanité s’est étiolée alors que je sentais mon créateur s’évaporer dans le néant. Rituel. « Ton frère est un sorcier. » Est-ce cela l’important dans ses mots ? Certes oui. Est-ce cela l’important à ses yeux ? Certes non. « Et tu as tenté de te tuer. ». La distance disparaît sans que je ne fasse le moindre geste : c’est l’intensité du regard que je lui porte qui accentue brutalement notre proximité. « Ta vie est précieuse, Solveig, et la malédiction que nous portons fait qu’elle est plus que difficile à ôter. Tu n’as, j’en suis certain, fait que t’infliger souffrance et supplice sans que ton objectif ne soit plus qu’effleuré. » Nul reproche, nulle réprobation, nulle moquerie dans ma voix : un unique constat l’habite. « Tu vaux bien mieux que ce désespoir, Solveig. Tu vaux bien mieux que la souffrance, tu vaux bien mieux que la douleur, tu vaux bien mieux que la malédiction qui te transforme en bête. Tu vaux mieux que tout cela, crois-moi. » Suis-je en train de croire ce que je dis ? Mon ton, ma voix, mes yeux, mon regard, mes gestes, mes mots l’affirment. Ma conviction se fait palpable. Spectre d’une conviction que j’aimerais avoir à mon égard. Echo de mes propres tentatives de mettre fin à mes jours. Mon empathie n’est pas feinte, pas plus que la colère qui couve malgré tout. Et perce sans plus tarder.

Rituel. « Le rituel dont tu parles… qui en était l’objet ? Toi ? » Où puis-je trouver ton frère, pour achever ce que le feu n’a pu faire grâce à ton intercession malvenue ?


_________________
I can feel your breath,
I can feel my death

≈ Then write something, yeah it might be worthless; Then paint something then, it might be wordless; Pointless curses, nonsense verses; You'll see purpose start to surface; No one else is dealing with your demons; Meaning maybe defeating them could be the beginning of your meaning, friend
©️astra

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t1062-rafael-a-morienv
 

Superman |Solvael|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» SUPERMAN MALE SCOTISH 10 ANS RISQUE EUTHA BETHUNE 62
» When everything goes wrong, call Superman.[with Chase Turner]
» SUPERMAN; or just Timothy.
» Smallville [Fantastique]
» Règlement du forum [Lecture Obligatoire]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Western New Orleans :: Government Building-