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 (rafeo) There is nowhere for you to hide, the hunter's moon is shining

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Re: (rafeo) There is nowhere for you to hide, the hunter's moon is shining   Sam 16 Juin - 0:02


There is nowhere for you to hide, the hunter's moon is shining
We have to find a way to change our destiny. Hate and fear corroded all our hopes and dreams. That's all we have achieved ••• Il aurait voulu hurler, il aurait voulu avoir la force de secouer cet aîné traînant la jambe, traînant son boulot et ses chaînes. Rafael lui reprocherait ses gestes, ses mots et ses envies, tout en ayant les mêmes. Ils étaient tous les deux fatigués, épuisés. Ils avaient tous les deux été meurtris par des personnes qu’ils estimaient chères à leur cœur. Ces êtres avaient eu le contrôle sur leurs pensées, leur existence, mais avaient choisi d’en tirer parti de la façon la plus dégueulasse et horrible qui soit. Et il n’y avait eu aucune explication à la trahison, à la destruction. Sauf qu’Orfeo, il devait tout cela à son frère, à celui qui était incapable d’annihiler son passé, tout en tentant désespérément de s’en distraire. Quelle veine tentative que d’essayer de changer de nom, comme si cela réduisait son héritage, son fardeau à néant. Quant à redorer le blason de la famille, foutaises…. Celle-ci avait disparu depuis bien longtemps. Ils n’étaient que les éclats restants, les quelques membres ayant survécu de cette dynastie vouée à s’éteindre. Ils n’étaient plus que deux, mais il n’y en aurait aucun autre. Trop de population stérile, trop de fatigue dans leur esprit pour survivre encore longtemps. Aucun des deux ne voulait vivre, et aucun des deux ne voulait laisser l’autre crever. Ils n’étaient pas dans la merde…

Mais il avait trop mal pour s’énerver. Y’avait une part de son cerveau qui était focalisée sur la souffrance physique, sur ce sang qui s’échappait à nouveau de son torse. Allait-il le tuer maintenant, après tous ses beaux discours, après son sauvetage ? Il n’était pas cohérent Rafael, mais quelqu’un l’avait-il déjà été dans cette famille ? S’ils n’étaient pas fous, il leur manquait quand même une case là-haut, quoi qu’il en soit dit. Orfeo était bien placé pour le dire, lui dont l’esprit s’était éveillé briser pendant son enfance, son adolescence. Avant l’Enfer. Avant l’horreur. Encore une fois, ils étaient dans un dialogue de sourd. Aucun des deux ne voulait laisser l’autre gagner, ou prendre le dessus. Tout n’était qu’une bataille, sans qu’aucun se rende compte qu’il pourrait gagner la guerre, s’il cessait de se battre pour ce combat-ci… Il pourrait presque sourire Orfeo, de voir son aîné acculer, reculer ainsi. Il pourrait en tirer une certaine satisfaction, de savoir que c’était en partie de sa faute. Mais une partie de la rancune s’était fait la malle. Ca s’était envolé, comme si le temps avait enfin fait son œuvre. Ou que lui avait fait son deuil sur les explications. Orfeo n’était pas aussi obstiné que Rafael…

« Tu oublies que de nous deux, c’est moi qui vois les esprits Rafael… » Il était le plus à même de savoir qui était mort, de qui ne l’était pas. Même si c’était écoeurant, d’apercevoir les images tremblotantes, les visages souvent connus, parfois aimés. Ca lui faisait mal, ça le faisait détester cette nature autant qu’il l’appréciait. Contrairement à beaucoup, il voyait le tout dans ses nuances. Ce n’était ni bon, ni mauvais. Certains pouvoirs étaient plus faciles à apprivoiser, et d’autres resteraient toujours en dehors de ce qu’il peut faire. Y’avait le sourire qui s’accentuait à la réponse de Rafael, au langage de son corps. A travers la brume de sa douleur, il sentait bien qu’il avait dépassé les limites, et pourtant, l’autre parlait. Alors, pour une fois, pour la première fois depuis le début de la discussion, Orfeo ne l’interrompit pas. Il resta silencieux, le laissa s’épancher sur toutes les raisons qui le poussaient à suivre le gouvernement, toutes les raisons qui l’empêchaient de se débarrasser de ses chaînes. Rafael n’était plus un homme depuis longtemps, il n’était qu’un chien maintenu en laisse, un animal pour qui la liberté n’était qu’un mot porté par le vent…

Puis il y eut un silence, et l’opportunité d’agir, ou plutôt de parler. « Si, quitter le gouvernement est aussi simple que de refermer la porte derrière soi. Encore faut-il en assumer les conséquences, plutôt que de se retrancher derrière ses peurs. » Oui, définitivement, Rafael devait avoir peur. Mais ce n’était pas son frère. Lui n’aurait pas hésité. Cependant, il y avait les chaînes, il y avait les menaces non négligeables qui devaient peser sur lui, et ceux qu’il aimait. Orfeo ne se considérait pas dans cette catégorie. L’amour n’était pas particulièrement présent… « Crois-tu qu’il soit lâche de se battre pour soi ? Crois-tu qu’il soit lâche de se lever pour ses opinions, ses convictions ? Je te trouve bien plus lâche de te retrancher derrière un supposé courage pour ne pas à avoir à ouvrir les yeux sur toi-même… » La langue était incisive désormais, avec le jugement brouillé par la perte de sang. Il aurait pu se trouver des excuses, mais ce n’était plus son genre. Il avait choisi sa voie, il avait choisi de secouer cet aîné qui avait oublié les nuances de l’être humain. Il ne pouvait pas tout contrôler Rafael, c’était matériellement impossible. Et il s’en rendrait compte, quand Orfeo déploierait ses propres ailes….

« N’es-tu pas en train de te décrire, Rafaele ? » Pause, et son visage avait perdu son sourire. « Je n’ai aucun nom à sauver, aucune identité à ramener sur le devant de la scène. » Les yeux se fermèrent quelques secondes, pour contrôler la douleur du mieux possible. « Je n’ai que mon histoire à écrire, qu’elle aille dans ton sens, ou qu’elle se mette en travers de ta route. » Parasite il était, et parasite il se désignait. La porte avait beau être ouverte, lui était capable d’assumer ses propos. Puis, dans l’ombre d’un sourire, comme pour apaiser son aîné, il murmura une dernière phrase. « Mets mes propos sur les divagations d’un vieillard qui se vide de son sang… » Si ça peut te soulager.


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MessageSujet: Re: (rafeo) There is nowhere for you to hide, the hunter's moon is shining   Dim 1 Juil - 16:19

Quitter le Gouvernement n’est ni une option, ni une possibilité, ni même quoique ce soit de sensé. Quitter le Gouvernement n’est ni faisable, ni envisageable, ni une réalité que l’on pourrait effleurer et embrasser dans un même soupir. Quitter le Gouvernement est une bêtise, une stupidité, une ineptie. Pourquoi donc y songerais-je, alors que toute ma vie n’a toujours été que vouée à l’ordre et à la justice, à la manipulation et la soumission des foules et des idiots pour qu’une société et une civilisation puisse naître de la colère et de la folie des hommes ? Pourquoi donc y songerais-je alors que tout cela, tout ce en quoi je crois est la mission même du Gouvernement et de ses dirigeants ? Soumettre par la force et la violence est une nécessité, les morts et les exécutions sont les dommages collatéraux d’un ordre qui doit exister, d’une justice qui doit être rendue, de sentences qui doivent être exécutées sans la moindre hésitation, sans le moindre état d’âme. Pourquoi donc songerais-je à quitter la seule facette de mon existence qui soit actuellement revêtue de cohérence, d’importance ?  Mes yeux parlent, rajoutent, prononcent ces mots que je garde en mon sein comme autant de colère. Je ne suis pas déloyal, je ne suis pas un traitre, je ne suis pas un parjure. J’ai promis de servir l’ordre et la justice, j’ai promis de servir l’humanité. Se pense-t-il en droit de loger en mon sein les graines de la sédition ? « Si, quitter le gouvernement est aussi simple que de refermer la porte derrière soi. Encore faut-il en assumer les conséquences, plutôt que de se retrancher derrière ses peurs. » Mes prunelles se durcissent devant le sous-entendu de ses propos. « Tu confonds la peur et l’honneur. Tu macules de saleté ce qui est pur et droit. Tu es pitoyable. » Pitoyable ou lucide, pitoyable ou honnête. Suis-je en train de servir le bon maître ? La question ne se pose pas, ne s’est jamais posée. La réponse s’est quant à elle imposée : je sers l’équilibre. « Crois-tu qu’il soit lâche de se battre pour soi ? Crois-tu qu’il soit lâche de se lever pour ses opinions, ses convictions ? Je te trouve bien plus lâche de te retrancher derrière un supposé courage pour ne pas à avoir à ouvrir les yeux sur toi-même… » Mes poings se serrent. Qu’il insinue que je sois un lâche est un affront que je n’accepte pas. Qu’il insinue que mes convictions n’existent pas… c’est une lame qu’il enfonce dans ma poitrine, c’est un constant que je ne pensais jamais avoir à faire. C’est une certitude que je ne pensais jamais avoir à justifier. « Je t’ai sacrifié pour la justice, j’ai tué, torturé, massacré, exécuté pour la justice, pour mes convictions. Comment oses-tu remettre en question ma droiture et mon investissement pour une cause que je juge la plus juste et la plus indispensable uniquement parce qu’elle ne te plaît pas ? » La douleur explose, emporte la culpabilité, emporte tout le reste, laisse mon être saccagé. Que l’on me reproche les mots, que l’on me reproche mes actes, passe encore.

Que l’on me traite comme un fou, aveugle et un bête exécuteur, un suiveur, un lâche qui avalerait son avis pour se plier à celui du plus fort… [color:1343= darkturquoise] « N’es-tu pas en train de te décrire, Rafaele ? Je n’ai aucun nom à sauver, aucune identité à ramener sur le devant de la scène. Je n’ai que mon histoire à écrire, qu’elle aille dans ton sens, ou qu’elle se mette en travers de ta route. Mets mes propos sur les divagations d’un vieillard qui se vide de son sang… » Lentement, je fais un nouveau pas en arrière. Mon frère me prend pour un menteur. Mon frère me prend pour un hypocrite. Mon frère me prend pour ce que j’ai toujours refusé d’être. Mon frère est incapable de me comprendre, à défaut d’accepter ce que je suis. Mon frère n’est qu’un avorton qui saccage ce que je veux construire, qui construit là où je veux saccager, qui s’interpose entre moi et ma rédemption comme une tique obstinée revient à la charge. Un parasite, le parasite de mes pensées. « Que l’on compte les années de ton corps ou les années de ton âme, tu es et restes un gamin à mes yeux, Orfeo. Un enfant, qui se rebelle contre ce qui croit être le mal, mais qui ne fait, au final, que preuve d’une immaturité désolante et honteuse. J’ignore ce que tu cherches, avec de tels propos. Peut-être en es-tu convaincu, peut-être n’est-ce que la colère ou l’effronterie qui parle et ne reflètent en rien ce que tu penses, mais le résultat est le même. » Je le regarde droit dans les yeux.

« Tous mes actes et tous mes choix faits et posés en tant qu’homme sont assumés, Orfeo. Je ne me cache derrière aucune hypocrisie ; Je n’ai toujours agi qu’en fonction de mes conclusions, de mes convictions. » D’un geste brusque je reviens, pour m’appuyer sur m’arc métallique qui signale le bout du lit. « J’ai tué en toute connaissance de cause, pour faire ce qu’il fallait faire en temps voulu. J’ai pris des décisions controversées, j’ai pu faire bon nombre de mauvaises actions, mais je les ai toujours faites en sachant pourquoi. Et parce qu’il n’y avait pas d’autres solutions. Je ne me suis jamais laissé guider par la peur, et si un jour je me trahis, sache que je n’aurais besoin de personne pour le savoir. »

Parce que ce jour-là, je sais que la honte et la culpabilité me le feront sentir, me tarauderont comme des parasites pour en jamais me lâcher. Et je le sais parce que c’est précisément ce que le loup m’a imposé, en menant Orfeo à l’hôpital. Je me détache, rejoins la porte, passe la porte. Persifle. « Ce qui rend mes excuses plus précieuses encore. »



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