AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Poison & Wine (Stain)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 14189
↳ Points : 1436
↳ Arrivé depuis le : 27/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Eva Green
↳ Age du Personnage : 31 ans, âme de 779 ans
↳ Métier : Chirurgienne
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist :
MUSE - dead inside | THRIVING IVORY - flowers for a ghost | PLACEBO - battle for the sun | HURTS - stay | THE KILLERS - human | BON JOVI - we weren't born to follow | EPICA - the phantom agony | ADELE - turning tables | SWITCHFOOT - thrive | TIRED PONY - get on the road | THE CIVIL WARS - poison & wine

↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
↳ Multicomptes : Rhys Steinsson & Tobias Madsen
↳ Couleur RP : mediumseagreen



les petits papiers
↳ Copyright: SWAN & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Poison & Wine (Stain)   Dim 23 Avr - 13:21

poison & wine
You only know what I want you to. I know everything you don't want me to. Your mouth is poison, your mouth is wine. You think your dreams are the same as mine. I wish you'd hold me when I turn my back. The less I give the more I get back. Your hands can heal, your hands can bruise. I don't have a choice but I'd still choose you. I don't love you. ▬ But I always will.

Les créatures abominables l’encerclent dès que ses paupières embrassent un peu trop longuement l’obscurité. Elle peut sentir leur présence moribonde, la terreur griffer sauvagement ses tripes. Les sons inhumains qui s’extirpent d’elles lui entaillent les tympans, bourdonnent à l’infini dans la cervelle amochée. Elle n’est pas revenue indemne de son affreux séjour dans les géhennes. Une part d’elle n’en est même pas revenue du tout. Elle est toujours là-bas, à lutter férocement pour sa survie. A dépérir petit à petit. L’espoir de retourner à la surface de plus en plus dérisoire. Elle y retourne constamment dans ses cauchemars. Bien plus rudement qu’après sa première libération des enfers. Sans doute parce qu’elle y était seule cette fois-ci. Abandonnée à son misérable sort, sans être en mesure de se reposer sur qui que ce soit. La sorcière esseulée noie son trouble dans un verre de vin rouge, invoque l’ivresse pour oublier. Une quinte effroyable de toux remonte toutefois presque aussitôt, lacère sa trachée. Les démangeaisons corrosives s’étendent en travers de sa gorge, lui donnent envie d’arracher la chair à mains nues. Elle y plante ses ongles, s’égratigne légèrement l’épiderme avant d’éloigner sagement la liqueur mortifère. Trop abimée de l’intérieur pour se permettre les excès habituels. Les crachats de sang sont encore quotidiens.

La musique entêtante, presque hachée par moments, lui abrutit la caboche. Elle admire d’un œil absent les formes plantureuses des aguicheuses. Elle en connait certaines, en découvre d’autres. Le club est le même, et pourtant radicalement différent de ce que l’italienne avait pu en faire. Le cadeau empoisonné du ministre, dans lequel elle s’était contre toute attente bien plus investie que prévu. Auquel elle avait honteusement fini par prendre goût. L’atmosphère dépravée est désormais bien plus sordide. La clandestinité de l’endroit joue sans doute autant que l’influence crapuleuse du nouveau propriétaire des lieux. Elle n’est pas de bonne compagnie ce soir, et la danseuse assise près d’elle s’en rend bien compte. La petite maligne commence à regretter son choix de proie, qui lui semblait pourtant le plus avisé et stratégique quelques minutes auparavant. Choisir la facilité d’une étreinte avec une belle femme plutôt que des ébats avilissants avec l’un des rustres tapis dans la salle. Excités comme des chiens en rut avant même d'avoir pu palper les enveloppes appétissantes. Mais si la chirurgienne ne s'enflamme pas rapidement, elle aura perdu son temps et l’argent qu’un autre aurait pu glisser contre ses courbes délicieuses. Les serpents enjôleurs se montrent plus aventureux, ondulent le long de sa cuisse. La créature sensuelle prend l’absence de refus pour un encouragement tacite, et s’installe sur ses genoux.

Les perles d’acier s’autorisent à détailler les atouts de charme, la tenue affriolante qui ne laisse guère de place à l’imagination. Ses doigts fins se coulent dans les boucles teintes d’un pourpre agressif, les triturent avant de venir agripper sa nuque. La cliente se redresse légèrement, enfoncée dans le moelleux de la banquette jusqu’à présent, et s’empare des lèvres offertes d’autorité. Elle se perd dans le baiser langoureux, en espérant chasser les calamités qui lui torturent l’esprit. Même ne serait-ce qu’un instant. C’est pour ça qu’elle est venue. Laisser la luxure dévorer ses tourments, embrumer ses sens. Aussi plaisant le contact soit-il, elle ne parvient néanmoins pas à s’abandonner totalement. La douleur qui ronge ses entrailles persiste, à peine voilée. L’entrain ordinaire lui semble inaccessible. Ce ne sont pas les abominations de Darkness Falls qui la hantent le plus. Mais l’annonce de la mort de son métamorphe, par d’autres miliciens plus tôt dans la journée. Depuis des mois, à ce qu’ils ont prétendu et affirmé. Elle ne parvient pas à y croire, connaissant bien trop la vermine pour l’accepter. Elle sait que son ancien cousin est comme la mauvaise herbe, qui repousse sans cesse, qu’importe la dose de pesticides ou le nombre de passages de bulldozers par-dessus. Elle l’aurait senti, par-dessus-tout. Son ignoble myocarde serait mort au même moment, inapte à se remettre d’une perte si effroyable. Le doute est désormais là, néanmoins. Comme une épine trop fine pour être délogée sans charcuter la peau. Il persiste, et elle ne parvient pas à l’ignorer, même en s’enlisant dans son déni. En s’efforçant de se concentrer sur la beauté crasse, affairée sur ses hanches. La prostituée lui susurre des propositions indécentes à l’oreille, abuse des intonations suaves pour la convaincre de la suivre à l’abri des regards. La brune hésite légèrement, une sensation de profond malaise persistant au creux de ses tripes. Elle se laisse toutefois finalement convaincre, avec l’espérance illusoire de s’en débarrasser. Elle se lève donc de son siège, situé dans un coin assez isolé de la salle, guidée par son amante. En direction d’une alcôve plus intimiste, réservée aux vices dégradants.



HJ
- Codage de l'entête : © bat'phanie

_________________

Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t2274-nymeria-dead-ins

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 8657
↳ Points : 557
↳ Arrivé depuis le : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Regan Faulkner & Leslie MacLean
↳ Couleur RP : #1999b5



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Mer 26 Avr - 10:43

Il inspire et souffle. Encore et encore, un rythme régulier qui devient chaotique. La mâchoire qui se serre et les paupières se ferment le temps d’une nouvelle inspiration. Retenir son souffle en se disant que ça se passera mieux. Ca ne se passe jamais mieux, il le sait. Devrait en avoir l’habitude mais il ne parvient pas à s’y faire. Ca lui fait un mal de chien à chaque fois. Il en gueulerait si seulement le loup ne hurlait déjà pas aussi fort sous sa peau. Et il a honte, le changeur, de devoir assassiner la noble bête comme il le fait. Pour s’assurer sa sécurité, la pérennité de sa sale gueule. Endormir les dons de guérison, les faire tourner au ralenti pour que l’entreprise perdure. C’est stupide, il n’a pas besoin de ça, ses capacités se sont déjà amoindries depuis quelque temps sans qu’il ne sache vraiment pourquoi. Les mutations qui hésitent, apparaissent et disparaissent comme les nichons de ces danseuses qui se trémoussent en bas. Même ça, il n’en peut plus. Ca le gonfle, royalement. Toute cette débauche dont il ne peut même pas profiter. Il n’en a pas envie de toute façon, le bide se retourne rien que d’y penser. Au lieu de ça, il se bousille le cœur et le corps à grand renfort d’argent. Celle qu’il est en train de s’injecter dans les veines, lentement. Cette dose qui le brûle de l’intérieur lorsqu’il retire l’aiguille. Et putain ça fait mal, il en agrippe la banquette qui lui fait office de lit d’appoint. S’y bousille les phalanges jusqu’à les faire craquer et blanchir au passage. Les dents serrées à éclater, il ravale le sel qui lui gratouille gentiment les paupières dans un reniflement. Il ne s’y fait pas, souffre à en crever à chaque fois et se retrouve à supplier intérieurement que la brulure disparaisse enfin. Et dire que les autres en bas s’amusent comme des imbéciles, ces vieux vicelards fiers de leurs triques face aux jolies demoiselles qui se trémoussent contre leurs cuissots. Tout ça pour faire plaisir à ce petit con d’Eriksson et l’enrichir. Depuis qu’il lui a refait la gueule aux bris de verre, Silver file droit. S’oblige à se montrer docile face à son nouveau patron quand Greyjoy crève d’envie de lui refaire le portrait et de lui faire gentiment bouffer la lunette des chiottes aussi dégueulasses que les slips de tous ces pauvres obsédés. Y a un âge, où ça devrait être interdit ce genre d’envie. Le soldat grogne et crache sa douleur dans un putain étouffé, avant de soupirer comme un vieux ballon crevé et de basculer la tête en arrière.

Affalé là, il reste immobile de longues minutes, bercé par les battements fous de son cœur. Il lui fait mal ce con dans sa poitrine, à s’affoler pour un rien. L’italien à l’impression de sentir ses veines se rétracter pour bloquer l’afflux soudain d’argent. Faire blocus et empêcher l’envahisseur de tout ravager sur son passage. Le manège vicieux du liquide précieux inscrit sur sa gueule, toujours aussi pourrie bien qu’il ait l’impression que quelques petites zones de peau flétrie se soient arrangées depuis. Pour le temps qu’il passe à se reluquer dans la glace, c’est un constat bien rapide, lui qui évite comme la peste et le choléra réunis la vue de son propre reflet. Il n’a envie de descendre que pour se traîner jusqu’au comptoir du bar. Tendre le bras et récupérer la première bouteille qui peut passer à portée. Tout ça pour ensuite retourner se terrer dans sa tanière. Co-gérant inutile qui s’en fout royalement que les choses aillent droit ou de travers. Dans les deux sens, ça peut fonctionner alors pourquoi se prendre la tête ? Il en ricane stupidement, glousse comme un couillon avant de se décoller les poumons dans un raclement de gorge qui lui fait trembler le torse. Le loup se redresse, chancelant malgré qu’il ait encore son cul posé sur la banquette. L’irritation collée sur sa gueule, Stain se lève, péniblement, malhabile sur ses pattes, le crâne en miettes. Un ours, pour pouvoir hiberner, tout le temps, voilà ce qu’il aurait aimé être comme bestiole. Même s’il n’échangerait son loup pour rien au monde, il lui arrive d’avoir des envies de planque sous sa couette et ne plus en ressortir la tête temps qu’elle ressemblera à une burne restée trop longtemps sous la flotte.

A contrecœur, le fauve s’extirpe de sa tanière. Traîne sa carcasse jusqu’à la salle où la débauche lui bousille le bide et la musique lui crève les oreilles. Il en soupire au moment où il vient s’accouder contre le bar. Le bras qui se tend pour chopper la bouteille et qui s’arrête en plein vol quand le regard du fauve repère l’improbable duo. Jalousie qui le prend aux tripes, la haine qui se colle sur sa langue à lui assécher le gosier. Qu’est-ce qu’elle fout là celle-là ? Elle lui bousille sa soirée déjà bien pourrie et le voilà qui fait la girouette de la tête pour tenter de trouver un des gorilles de la sécurité afin d’éjecter la chirurgienne avant qu’elle ne refile sa connerie à la danseuse. D’un œil noir, l’italien suit la progression des deux femmes jusqu’à les voir disparaître. Ca explose dans sa tête, feu d’artifice de tout plein de trucs qui lui cognent contre le crâne et agitent le neurone. Merde. Contraint de faire le sale boulot par lui-même, il suit la trace de la sadique et fait son entrée en scène sans la moindre pudeur. « - Nelly, le boss te demande. » Mensonge qui se racle dans les accents d’une voix aussi abîmée que sa gueule. L’effort lui coute plus que d’habitude parce qu’il se doit de modifier le timbre avec plus d’attention. Parce qu’il n’a pas envie qu’elle remarque ou comprenne. Crevé qu’il est censé être, autant qu’il le reste, même pour elle. Surtout pour elle. La danseuse hésite un moment, interroge le supérieur du regard qui ne fait que regarder ailleurs. Par dépit, elle se décide et abandonne sa partenaire d’un instant en marmonnant.

« - Vous pouvez pas rester là. » Il fait claquer la phrase sur sa langue, ne lui accorde par la moindre attention comme il l‘aurait fait avec n’importe quel pervers à moitié débraillé. « - J’vous raccompagne pas, vous connaissez le chemin. M’obligez pas à vous le montrer. » Il agite la main dans la direction de la chirurgienne, dans un geste qui la presse de se bouger les miches pour dégager. Lui qui meurt d’envie de la foutre dehors dans les formes. Lui agripper son petit bras maigrelet et la traîner vers la sortie de secours pour la jeter dans la rue pourrie comme un vulgaire sac poubelle. Stain s’en marre intérieurement, un sourire qui se peint sur sa gueule fracassée mais qui ressemble à une drôle de grimace. Il renifle pour manifester son impatience, offre un clin d’œil graveleux au nouveau couple mal assortit attendant la place.

_________________

damage people are the worst because they know they can survive
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t55-squirrel-s-hunter- http://www.mercy-in-darkness.org/t3776-stain-the-end-of-the-line

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 14189
↳ Points : 1436
↳ Arrivé depuis le : 27/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Eva Green
↳ Age du Personnage : 31 ans, âme de 779 ans
↳ Métier : Chirurgienne
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist :
MUSE - dead inside | THRIVING IVORY - flowers for a ghost | PLACEBO - battle for the sun | HURTS - stay | THE KILLERS - human | BON JOVI - we weren't born to follow | EPICA - the phantom agony | ADELE - turning tables | SWITCHFOOT - thrive | TIRED PONY - get on the road | THE CIVIL WARS - poison & wine

↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
↳ Multicomptes : Rhys Steinsson & Tobias Madsen
↳ Couleur RP : mediumseagreen



les petits papiers
↳ Copyright: SWAN & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Dim 30 Avr - 14:22

Aucune résistance n’est opposée à la danseuse exotique, en dépit du trouble qui s’échine à envahir ses viscères. Elle se laisse faire, poupée docile soumise aux envies factices de sa partenaire. La créature de charme reprend sa position initiale, caresse la poitrine généreuse tout en parsemant la gorge de baisers brûlants. Les prunelles de la sorcière se referment sur le néant. Prennent le risque de voir revenir les monstres à la charge. Les frissons de plaisir sont dérisoires, en dépit de l’ardeur appréciable de la prostituée. Elle ne parvient pas complètement à se vider la tête, les entrailles rongées par l’amertume. Les muscles raides, en dépit de ses efforts pour les relaxer. Elle voudrait être ailleurs. Dans un autre temps, avec quelqu’un d’autre. Fuir cet enfer morne. Juste avant de découvrir l’ignoble trahison, de se faire exploser la cervelle. Lorsqu’il n’y avait qu’eux, et cette passion aussi douloureuse que vitale. Lorsqu’elle était encore elle-même. Avec Lui. « - Détends-toi. » Le souffle aguicheur se répand dans son organe auditif, suave à l’extrême. Les doigts enjôleurs se faufilent sous le tissu recouvrant ses jambes, sans pudeur. Avant qu’une voix aussi douce qu’une tronçonneuse rouillée ne s’élève entre les amantes. Les accents rauques la font sursauter violemment, ouvrir brusquement les paupières pour détailler l’intrus.

La vision intempestive lui arrache un haut-le-cœur. Le visage difforme, ravagé par des brûlures. La peau tirée, fripée, gonflée selon les zones. Déjection affreuse de la nature. Le carnage ne lui insuffle qu’un profond dégoût. Lui donne envie de détourner la tête, tout en étant incapable de le faire. La dénommée Nelly, affalée sur elle, semble plus habituée qu’elle à la bête de foire. Elle cille à peine, seulement agacée de se faire interrompre en pleins préliminaires. De voir s’envoler une coquette somme d’argent, si le dit-patron la retient trop longtemps. L’hésitation qui s’empare d’elle est palpable, mais la peur de se faire méchamment rabrouer si elle n’obtempère pas a raison de ses réticences. Elle quitte la chaleur de ses cuisses, avec un mécontentement flagrant. La chirurgienne se redresse pour retrouver un semblant de décence, croise les jambes en tirant sur le tissu de sa robe. Le videur évite pourtant soigneusement de la regarder, les rétines résolument fixées sur un point lointain. L’ordre claque sans une once de délicatesse, égratigne ses nerfs. Il y a de l’aigreur dans son timbre, une colère sourde dont elle ne parvient pas à identifier la raison d’être.  

« - Où ça ? Dans cette pièce ? Je peux savoir pour quel motif ? » Interroge t’elle, en fronçant légèrement les sourcils. Elle joue à l’idiote, irritée qu’on ose lui parler sur ce ton. « - Vous avez tellement de clients que vous pouvez vous payer le luxe d’être agressif avec eux maintenant ? Pour qui vous vous prenez ? » Crache t’elle avec tout autant de véhémence, en posant bien confortement ses bras contre les accoudoirs du fauteuil. Pour lui signifier qu’elle ne bougera pas. Par principe, par pur instinct de contradiction. L’attitude de l’indésirable meurtrit son ego. Lui rappelle qu’elle n’est plus personne ici, qu’elle n’a plus de pouvoir sur aucun employé. Plus aucun privilège. Ce qui ne l’empêche pas d’estimer avoir droit à un minimum de considération, ne serait-ce qu’en tant que cliente. « - Je serais vous, j’irais gentiment me chercher un verre et une autre danseuse pour vous faire pardonner de m’avoir enlevée la mienne. Ce serait ennuyeux que votre manque de professionnalisme parvienne jusqu’aux oreilles de votre patron. » Le timbre polaire n’appelle pas à la contradiction. Sous cette enveloppe, la chirurgienne inspire suffisamment la crainte et la méfiance pour ne pas se faire vraiment importuner au quotidien. Bien plus que dans son ancienne vie, où des hommes n’avaient eu aucun scrupule à la rabaisser. A l’emprisonner dans son carcan de femme-objet, juste bonne à obéir sans discuter.

Les sphères d’acier écorchent la figure tuméfiée à distance, avec une forte insistance. Elle se doute qu’il n’est pas à l’aise avec sa sale gueule, qu’il ne scruterait pas tout sauf sa silhouette s’il en allait autrement. Elle veut le mettre le plus dans l’embarras possible pour lui faire regretter son attitude cavalière. « - Rendez-vous service et évitez d’aggraver ma mauvaise humeur inutilement. » Les intonations orageuses distillent la menace insidieuse. Il y a quelque chose qui la dérange chez lui toutefois, autre que son manque de correction. C’est impérieux, intrusif. Un écho du passé qui résonne en elle, lui tenaille sauvagement les tripes. Une sensation familière qui fourmille, roule sous la chair comme des glaçons. Un goût acre dans le fond de la gorge. L’esprit dément s’égare, cherche vainement à établir une connexion. Son maudit palpitant semble cerner l’évidence qui lui échappe, cogne dans sa cage thoracique avec hargne. Le bruit interne lui refile une migraine carabinée, s’additionne à la musique lascive et torpide.

_________________

Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t2274-nymeria-dead-ins

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 8657
↳ Points : 557
↳ Arrivé depuis le : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Regan Faulkner & Leslie MacLean
↳ Couleur RP : #1999b5



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Mer 3 Mai - 14:11


Le regard qu’elle lui balance, l’insistance avec laquelle elle détaille sa sale gueule lui retourne le ventre. Il a de la rage dans les tripes, de la honte au cœur. L’italien ravale son soupir de désespoir et alors qu’elle s’entête à jouer les connes, il tire nerveusement sur sa capuche. La ramène sur son crâne, le plus en avant possible pour cacher la crasse. Dans son sweat un brin trop large pour lui, Silver ressemble à tout sauf à un patron. Ses épaules qui se voutent pour lui faire perdre de la hauteur, le rendre minable comme il peut l’être. Inoffensif aussi, personne ne fait vraiment attention à lui jusqu’à ce qu’il décide de l’ouvrir. Ils savent, tous ces habitués de merde qui il est, et comment il réagit si on lui tient tête. Stain et sa patience d’ange, le parfait mélange détonnant pour tout exploser quand on en vient à lui résister. A défaut de pouvoir fracasser le vrai patron de ce bordel, il calme ses nefs sur les clients trop téméraires. Les danseuses parfois aussi, celles qui font mal leur boulot ou qui au contraire, rechigne à le faire. Sans état d’âme, parce qu’il n’a plus rien dans sa poitrine pour lui faire ressentir le moindre remord. Ils n’en n’ont pas eu ceux qui lui ont refait la face, il n’en aura plus pour personne. La décision malsaine qu’il a accroché sur la peau cramée de son visage, et le fauve qui se lèche les crocs à chaque nouveau massacre qui se profile.

Il sent l’irritation dans le timbre, alors qu’il regarde la danseuse s’éloigner. Elle aura tôt fait de se rendre compte qu’Isak n’est pas là et que le second s’est gentiment foutu de sa gueule. Rien à foutre. « - Me prenez pas pour un con, vous avez très bien compris. » La langue de l’italien claque contre son palais, et la réplique s’arrache dans un grondement dissonant. Pauvres cordes vocales bousillées à force de devoir racler les tréfonds de sa gorge, pour faire genre. Sa voix lui manque parfois, parce qu’il avait appris à l’apprécier et qu’elle sonnait bien à ses oreilles. Il a pourtant fait le choix de se laisser bouffer par ce bonhomme qu’il a inventé pour la beauté de l’affaire. C’était le risque de toute manière, il a laissé Stain dévorer Ezio, pourquoi Logan ne ferait pas de même avec les deux autres ? Et ça lui fout la trouille, de devoir recommencer encore une fois à zéro. Apprendre à vivre avec l’identité d’un autre, il a encore du mal à s’y faire. Réagit une fois sur deux quand on l’appelle, se fait violence pour ne pas râler et répliquer. Son plus gros problème dans toute cette histoire, fermer sa gueule. Ravaler son venin et l’envie de hurler à la face du patron qui il est. Pourquoi il est là et ce qu’il crève d’envie de lui faire à ce petit con. « - La petite cheftaine a du sable sous la robe d’avoir été interrompu… Désolé, mais t’as dépassé ton quota de danseuse pour ce soir. » Le cynisme qui dégringole, et l’affreux qui en lâche un rire amer à faire grincer les dentiers. Pour qui je me prends ? La question lui arrache un sourire niais, le fait battre des cils alors qu’il cherche la meilleure façon de répondre.

« - Je manque à tous mes devoirs, milles excuses.... Logan Silver, co-gérant du Little Darlings aux côtés des Eriksson. Un des patrons du club. » Le ton se fait mielleux, il susurre avec une condescendance feinte et se risque à poser les yeux sur elle, l’esquisse d’un sourire tordu sur ses lèvres bousillées. Tu fais moins la fière maintenant. L’improbable duo à côté de lui s’impatiente, le bonhomme qui grommèle son mécontentement face à l’attente. Trop pressé de jouer au porc pour savoir se tenir. Ca le dégoûte, avec une telle force qu’il en a la nausée qui vient lui gratter le gosier. « - Donc maintenant que les présentations sont faites, tu vas t’abstenir de me donner des ordres, être mignonne, et bouger ton cul. Les pimbêches dans ton genre, on en veut pas ici. » Il le crache avec sécheresse, calque ses répliques sur le même ton que la chirurgienne. Sans appel, lui aussi n’a pas envie d’être contredit et n’a pas non plus envie de la voir faire la dinde plus longtemps. La jolie brune qui semble ne pas avoir envie de décoller son charmant derrière de l’assise moelleuse. Il grogne et sans plus de cérémonie se penche pour agripper le bras et la forcer à se lever. Douceur de brute, Stain agrippe la peau laiteuse, s’y accroche avec la fureur d'un con comme s’il avait peur qu’elle s’envole en fumée. Elle lui casse gentiment les couilles, d’être là. Ressortie d’on ne sait où quand ils avaient réussis à ne pas se croiser depuis son prétendu décès.

« - Je t’avais dit de pas me forcer à te montrer la sortie chérie. » Le mot de trop qu’il regrette immédiatement. Le réflexe vicieux qui lui colle à la langue et le pousse à piquer du pif en direction du sol. Traîner la débauchée derrière, à bonne distance pour éviter qu’elle ne vienne se coller à lui d’un peu trop près. Personne ne s’intéresse à la manifestation un brin comique, l’expulsion de la cliente totalement injustifiée et seulement basée sur les nerfs de l’italien qui dansent la samba. Le duo qui empreinte un couloir désert et mal éclairé jusqu’à la porte de secours que le soldat ouvre à la volée d’un coup de pogne violent. L’agressivité qui se répercute lorsqu’il la relâche dans la ruelle miteuse. « - Cherche pas à ramener ton cul ici, tu passeras pas la porte la prochaine fois. » Aucun remord qu’il s’était dit, et pourtant, ça lui fait mal dans la poitrine. De L’avoir touché. Le contact de Sa peau contre ses doigts, ce moment fugace où il a eu l’impression de briser sa solitude, même un petit peu. Celle qui le détruit, exacerbe sa violence pour qu’elle dissimule au mieux sa peine et sa détresse.

_________________

damage people are the worst because they know they can survive
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t55-squirrel-s-hunter- http://www.mercy-in-darkness.org/t3776-stain-the-end-of-the-line

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 14189
↳ Points : 1436
↳ Arrivé depuis le : 27/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Eva Green
↳ Age du Personnage : 31 ans, âme de 779 ans
↳ Métier : Chirurgienne
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist :
MUSE - dead inside | THRIVING IVORY - flowers for a ghost | PLACEBO - battle for the sun | HURTS - stay | THE KILLERS - human | BON JOVI - we weren't born to follow | EPICA - the phantom agony | ADELE - turning tables | SWITCHFOOT - thrive | TIRED PONY - get on the road | THE CIVIL WARS - poison & wine

↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
↳ Multicomptes : Rhys Steinsson & Tobias Madsen
↳ Couleur RP : mediumseagreen



les petits papiers
↳ Copyright: SWAN & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Ven 5 Mai - 16:42

Le vouvoiement de rigueur abandonné, remplacé par le tutoiement vulgaire et agressif. Une surprise flagrante teinte ses pupilles de glace à l’entente de la fonction de l’homme grossier. Elle le détaille avec plus de condescendance encore qu’auparavant, une moue méprisante collée au visage. Elle a du mal à le croire, même si elle n’est pas en mesure de le contredire. Il pourrait parfaitement s’agir d’un coup de bluff. Un employé teigneux qui ne trouve rien de mieux que d’enfiler les chaussures du patron en son absence, alors qu’il n’est d’ordinaire affecté qu’aux tâches les plus ingrates. Elle n’accepte pas qu’une épave pareille soit désormais de plus haut grade qu’elle dans le lieu de débauche. « - Je vois que la réputation du club tombe de plus en plus bas… » La chirurgienne le persifle entre ses dents. Loin de minauder ou de montrer patte blanche pour entrer dans ses bonnes grâces. Elle est grillée avec lui, elle le sait, même si elle ignore pour quelle raison. Inutile de se ridiculiser davantage en se montrant hypocrite. Peut être qu’il a été un de ses cobayes, torturé par son bistouri. Lui ou un de ses proches. Ou qu’elle lui a volé un rein dans le cadre de son trafic d’organes, et qu’elle ne s’en souvient pas. Elle laisse à ses ennemis l’embarras du choix pour la détester. Une figure aussi ravagée, elle s’en serait forcément souvenue néanmoins. Elle en déduit donc qu’il n’a pas toujours possédé la gueule de Frankenstein. Il lui semble qu’il lui reste encore bien trop d’arrogance pour avoir été une bête de foire toute sa vie, même si elle peut se tromper.

La poigne de fer harponne son bras maigre, le tire sans ménagement. Il lui déboite presque l’épaule en tirant comme un forcené. Une décharge électrique lui cisaille l’échine à son contact, mais se fait recouvrir par une vague de rage. Un couinement de douleur meurt entre ses lippes, alors qu’elle se relève de force. « - Mais lâche-moi, pauvre cinglé ! » Aboie-t-elle, en cherchant à se débattre de l’emprise insupportable. Elle tente de freiner des quatre fers, mais renonce en manquant de s’étaler par terre avec ses talons. La furie griffe, frappe, mais se heurte à un mur d’indifférence. Ne se stoppe stupidement qu’à l’entente du surnom dérangeant. Chérie. Une sueur froide se répand le long de sa colonne vertébrale. Sa vue se brouille. Sa cervelle se liquéfie, comme court-circuitée. Il peut ne s’agir que d’un vulgaire hasard. Un sobriquet répandu parmi les abrutis machistes de son acabit, qui ne veut strictement rien dire. Mais son cœur et ses tripes hurlent à l’évidence, à lui faire mal. Elle cesse de se révolter et de protester, les neurones en bouillie. Elle perd un peu l’équilibre lorsqu’il la jette dehors violemment, se tord presque la cheville. Se rattrape de justesse au mur délabré.

Le souffle court, elle persiste et lui emboite aussitôt le pas. Se place devant la porte qui vient de se refermer toute seule pour lui faire barrage. Au risque de s’en prendre une ou de se faire pousser brutalement sur le côté. Ses mains s’appuient contre la texture froide derrière son dos, y trouvent un appui salutaire. « - On se connait ? » Qu’elle lâche dans un murmure, de l’angoisse dans la voix, en penchant la tête pour mieux étudier l’individu odieux. Les prunelles métalliques s’attardent sur les traits hideux avec une insistance démesurée, comme si elle faisait en sorte de les immortaliser dans sa mémoire. Ce sont les prunelles d’ébène, plus que le reste du corps, qui lui glacent subitement le sang. Trop souvent dévorées pour qu’il y ait un doute sur la personne. Pas après l’humiliation gratuite qu’Il vient de lui infliger, qui alimente parfaitement la thèse de la vengeance du loup. Elle s’avance néanmoins, lui agrippe la gorge d’autorité. Y plante ses griffes pour voir de plus près le visage boursouflé. Elle ne cache pas sa répugnance, le dégoût naturel qu’elle peut éprouver. Elle l’exacerbe délibérément, pour être certaine de le blesser.

Le soulagement indicible de le savoir vivant se noie dans un torrent de haine et l’envie impérieuse d’en découdre avec le traître. Elle hésite une seconde à lui envoyer une redoutable piqure de douleur, se retient difficilement. Elle le relâche avec brusquerie. « - Ezio… Stain… Ou je devrais dire Logan maintenant, n’est-ce-pas ? T’as l’intention de changer encore beaucoup de fois d’identité ou c’est la dernière tu crois ? » Elle le crache méchamment, en prenant le risque de passer pour une sombre folle qui s’amuse à courir après un mirage. Mais le doute qui persiste est infime en comparaison de la masse d’arguments en faveur de la résurrection. Ou plutôt du camouflage. « - Tu peux bien te cacher sous ta capuche et essayer de te noyer dans des fringues deux fois trop grandes pour toi, t’es toujours le même petit con. Au moins maintenant t’es aussi pourri à l’extérieur qu’à l’intérieur. » Assène t’elle avec cruauté, à mille lieux de faire preuve de compassion avec Lui pour l’instant. « - Je sais pas qui t’as fait ça, mais tu l’avais surement pas volé à mon avis. » En dépit des apparences, la créatrice n’apprécie pourtant pas qu’on ait pu s’acharner autant contre son métamorphe. Et il s’agit là d’un doux euphémisme.

_________________

Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t2274-nymeria-dead-ins

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 8657
↳ Points : 557
↳ Arrivé depuis le : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Regan Faulkner & Leslie MacLean
↳ Couleur RP : #1999b5



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Ven 19 Mai - 20:36


S’échapper avant de devoir Lui faire face, il s’y emploie du mieux qu’il peut. Trop lent, la cliente éjectée lui barre la route sans se gêner. Entre lui et la porte, l’italien qui lorgne l’étendue métallique et il reste de marbre quand la question lui écorche les oreilles. Depuis trop longtemps, ils se connaissent. Des siècles de vie commune, d’éloignement, de trahison et de réconciliation. Des siècles qu’il a besoin d’elle parce que sans elle, il n’est rien. Elle lui casse les couilles depuis tout ce temps, mais plus l’absence s’allonge, plus il se sent mal. Ce n’est plus sa cousine qu’il regarde en ce moment, le visage d’une autre connue à une autre époque. Détestée autant qu’il peut l’adorer. Il cherche pourtant, des morceaux de celle qu’il a aimé toute sa vie sur le visage de glace, dans les pupilles bleutées. Son cerveau fatigué voit des similitudes maintenant qu’il sait l’odieuse vérité. Il veut y croire, s’y accroche et il sent son cœur qui se fatigue. Trépigne dans sa poitrine vide et frappe un peu plus fort contre les côtes. Il saigne à l’intérieur, de ces hémorragies invisibles qui ne peuvent être soignées. L’examen lui ronge le ventre et enfin elle comprend. Ce changement délicat dans l’éclat de Son regard, sur sa figure. Stain se redresse malgré lui quand elle se rapproche, lève le menton pour éviter l’attaque mais se laisse faire, docile. Envie de la prendre dans ses bras pour ne plus se sentir seul. De lui vomir sa haine à la gueule en lisant le dégoût et la répulsion sur Ses traits. Comme tous ceux qui posent les yeux sur lui, ceux qui donnent l’impression qu’ils vont gerber dans la seconde. Ceux qui se marrent ou qui détournent tout simplement les yeux pour pas faire de cauchemars.

Sa colère a foutu le camp. Envolée dans un pouf disgracieux, l’italien revanchard n’a plus la force de continuer son petit jeu stupide. Trop con, il a fini par être fatigué de sa propre connerie. Il est pourtant incapable de Lui montrer qu’il a abandonné la lutte, alors il s’enferme dans son attitude de petit merdeux et la fusille du regard quand les noms claquent dans l’air. « - Gueule-le encore plus fort et on est mort tous les deux. » Crache-t-il entre ses dents serrées, le regard se portant vers le bout de la rue pour s’assurer qu’ils sont bien seuls. Un élan de panique bizarre dans sa voix éraillée, la main qui se lève pour lui demander de la fermer. Qui hésite à La toucher mais qui laisse tomber et revient se glisser dans une des poches du sweat trop grand. « - M’en manquait une, t’en as eu trois, je voulais faire pareil. Et c’est toujours un plaisir de te voir et de te faire la discussion. » Haussement d’épaule, la désinvolture qui tombe un peu à plat mais il s’en fout. Cruauté gratuite, il le mérite certainement, sûrement même mais ça lui écorche les oreilles. Fait courir des tressaillements de haine sur sa gueule ravagée. Le pousse à serrer les chicots et à regarder ailleurs. Stain se défile, mal à l’aise à en crever, le corps en feu sous les assauts de l’argent qui sautille joyeusement dans ses veines.

« - Je suis sûr que ça te fais chier qu’un autre m’ait bousillé à ce point… Fallait penser à l’acide plutôt qu’au poison, c’est moins radical c’est sûr mais le résultat est pas mal aussi. » Les doigts s’agitent devant sa trogne avant de revenir se planquer dans les poches. Du venin sur la langue, cynisme pas bien méchant en comparaison de ce qu’il peut être capable de faire en temps normal. Le soldat recule de quelques pas, s’éloigne de la chirurgienne dans l’espoir de voir le malaise s’apaiser. Autant se foutre une épingle dans l’œil ce serait pareil. Ca reste sous sa peau, et il en soupir en grattant du pied contre l’asphalte sale. Le silence qui répond à la méchanceté, Stain qui se fissure le temps d’une réflexion fragile avant de laisser la haine se recoller sur les ravages de sa trogne. « - Faut remercier ce connard d’Eriksson et ses petits mafieux de mes deux pour le lifting. Paraitrait que je les ai tellement éclatés en taule qu’ils ont voulu m’offrir un soin de la tronche gratos à ma sortie. J'imagine que je peux te remercier aussi, sans ta gentillesse, ils auraient jamais fait ma connaissance. » L’aveu se crache dans un souffle, tout le ressentiment qui lui grésille sur la langue. Les phalanges qui se serrent dans les poches, avides de frapper le petit con. Son fantasme du moment, démolir le mafieux dans les règles et prendre son pied comme jamais en jouant le bourreau.

« - J’aurais préféré éviter le changement tu vois. Deux vies ça me suffit largement, je suis pas un putain de chat. » Une ébauche d’humour pourri, celui qui lui colle aux basques depuis qu’il est môme. Et les pupilles noires qui prennent le risque de venir se reposer sur Elle, malgré son masque de Roi des moches. Qu’elle se foute encore de sa gueule, il n’est plus à ça près, il survivra. Encore. « - Qu’est-ce que tu viens foutre dans un endroit pareil, tu kiffes plus les caves depuis que t’as résolu tes problèmes de schizophrénie ? » Il ricane stupidement, renifle et vient poser sa carcasse en pleine torture contre le mur derrière lui. Le froid de l’appui ne lui fait rien, trop faible en comparaison du brasier géant qui le bouffe. Se foutre à poil et courir dans la rue pour choper les brises de vent. Si son loup pouvait prendre le relais ensuite, il le ferait sans hésiter.

_________________

damage people are the worst because they know they can survive
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t55-squirrel-s-hunter- http://www.mercy-in-darkness.org/t3776-stain-the-end-of-the-line

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 14189
↳ Points : 1436
↳ Arrivé depuis le : 27/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Eva Green
↳ Age du Personnage : 31 ans, âme de 779 ans
↳ Métier : Chirurgienne
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist :
MUSE - dead inside | THRIVING IVORY - flowers for a ghost | PLACEBO - battle for the sun | HURTS - stay | THE KILLERS - human | BON JOVI - we weren't born to follow | EPICA - the phantom agony | ADELE - turning tables | SWITCHFOOT - thrive | TIRED PONY - get on the road | THE CIVIL WARS - poison & wine

↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
↳ Multicomptes : Rhys Steinsson & Tobias Madsen
↳ Couleur RP : mediumseagreen



les petits papiers
↳ Copyright: SWAN & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Dim 21 Mai - 11:34

L’affolement prend le pas sur la colère, alors que l’italien jette une œillade anxieuse sur le côté. Plutôt insolite, sa réaction l’amuse presque et recourbe ses lèvres d’un sourire un brin mauvais. Elle se concentre sur sa haine, pour refouler la tendresse qui vrille ses tripes. La traitresse qui se loge confortablement dans sa carcasse, tenace et possessive. Qui s’y accroche au risque de provoquer des dégâts irréversibles. C’est déjà un champ de mine à l’intérieur de sa cage thoracique de toute manière. Elle n’est plus à ça près. Les émotions contraires s’entrechoquent comme un carambolage sous la chair. Elle a envie de le secouer, de le provoquer. Lui rendre sa répartie cinglante, celle qui semble endommagée, affaiblie par l’épave en laquelle Il s’est mué. « - Ah c’est donc ça, t’as juste cherché à m’imiter. T’as rien perdu de ton talent pour la flatterie. Tu mises tout sur ta personnalité maintenant que t’as plus le physique c’est ça ? » Ricane t’elle, en faisant mine de se réjouir de son malheur. La garce qui prend toujours un malin plaisir à appuyer là où ça fait mal. Qui ignore l’infime part d’elle qui trouve ça injuste, qu’Il doive encore souffrir à ce point. Il n’y a qu’elle qui devrait avoir le droit d’aller si loin. Pas cette enflure d’Eriksson, qui a certainement puni le soldat de façon totalement disproportionnée. Elle ne s’est pas éloignée de sa créature pendant des mois pour apprendre que quelqu’un avait pris le relais, s’était employé à sa place à le détruire. A le torturer.

Mais l’occasion est surement trop belle pour ne pas s’en saisir. Pour ne pas l’humilier en profitant de la barbarie d’un autre. « - T’as raison, je suis vexée de ne pas avoir eu l’idée avant. L’acide aurait résolu pas mal de nos problèmes, vu le résultat à gerber, ça doit bien te calmer sous la ceinture. Faut être sacrément aveugle ou ivre pour vouloir de toi maintenant. » Elle le crache cruellement, en le détaillant de la tête aux pieds avec un mépris évident. Il a déjà dû entendre ces insultes un millier de fois au moins. La sorcière en rajoute des tonnes, alors qu’elle n’est pas si répugnée que ça par son apparence. L’effet de surprise passé, ce n’est plus si impressionnant. Elle s’en moque royalement, qu’Il ne soit plus aussi séduisant qu’auparavant, voire carrément repoussant. C’est même une aubaine, si ça le conduit à une abstinence forcée. Si ça l’empêche de se brûler à d’autres peaux que la sienne. Le fait que ce soit Lui sous les boursouflures rend subitement Son apparence bien plus tolérable à regarder. « - Tu veux me faire tirer une larme ? A force d’entuber tout le monde comme un parfait salopard, tu t’es pris un retour de karma dans la gueule, c’est tout. Commence pas à m’accuser de tous tes malheurs, j’y peux rien si t’as pas merdé qu’avec moi. » Elle se décharge de toute responsabilité, hausse les épaules en parant d’une fausse désinvolture. Pas prête de s’excuser. Ni pour la prison ni pour le poison. Pas plus pour le reste des crasses qu’elle a pu lui infliger.

« - Je voulais éviter la routine, j’ai eu ma dose de coins sordides ces derniers temps. Et puis que veux-tu, c’est moins drôle sans toi. » L’aveu honteux, déguisé derrière une ironie de façade, lui écorche la langue. Tout est plus fade, plus terne sans Lui. Il est le seul apte à faire d’elle autre chose qu’une vulgaire coquille vide. Une pâle copie de la reine des glaces dont elle a pris la place. « - T’as rien trouvé de mieux que de te faire embaucher par le sale type qui t’a défiguré ? C’est quoi le plan, lui infliger le même traitement ? Crois-en mon expérience, les vengeances sur le long terme, ya toujours un truc qui les fait dérailler. » L’inquiétude racle son timbre, danse dans ses prunelles polaires en dépit de ses efforts pour l’éradiquer. Elle ne sait pas ce qu’il a précisément en tête, mais le connaissant, elle se doute de l'issue funeste. « - Tu vas seulement réussir à te faire amocher encore plus, t’es pas assez brillant pour t’en sortir sans te faire choper. C’est quoi ton ambition, ressembler à un reptile quand ils t’auront passé le reste du corps au vitriol ? » Persifle t’elle, un rictus cynique en travers de ses lippes. L’image de sa silhouette entièrement bousillée est aussi cocasse qu’elle peut être effrayante.

L’enveloppe gracile se décolle de la porte glacée, vient se positionner face au milicien reconverti en mafieux de pacotille. « - Depuis quand tu ne cicatrises plus ? » La question lui crame les lèvres depuis qu’ils sont dehors. Ses doigts se glissent contre le visage atrocement abimé, effleurent les cicatrices sans pousser le vice jusqu’à les toucher. Un intérêt purement scientifique, prétendra t’elle s’Il l’interroge. Pour ne pas avouer l’angoisse qui la taraude, et le ressentiment qu’elle éprouve d’office à l’encontre de ses bourreaux. Elle pourrait surement le réparer. Utiliser la sorcellerie ou lui perfuser du sang humain. Les phalanges retournent pourtant contre ses courbes, ses ongles égratignent férocement son poing serré. Pour se retenir de lui envoyer dans la figure, aggraver l’aspect de sa tronche pour le plaisir. Elle n’oublie pas que la dernière fois qu’Il l’a touchée, Il a failli la tuer. Elle a conservé la trace violacée de ses mains sur sa gorge pendant de longs jours. A eu des difficultés à déglutir, manger, respirer. Souvenir macabre d’une nuit d’horreur.

_________________

Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t2274-nymeria-dead-ins

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 8657
↳ Points : 557
↳ Arrivé depuis le : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Regan Faulkner & Leslie MacLean
↳ Couleur RP : #1999b5



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Dim 28 Mai - 10:02


Les oreilles saignent devant le ricanement. Il en a le palpitant qui couine, grince et peine à frapper contre les côtes. L’envie de lutter qui se fait la malle, à chaque nouveau battement. Les rats qui quittent le navire, l’italien s’efforce de faire bonne figure. Lui renvoyer la balle comme il a l’habitude de le faire pour ne pas montrer la blessure, la faiblesse qui le ronge et lui donne envie de tout arrêter. Là, maintenant, de suite. Se laisser crever juste là, à côté des sacs poubelles, comme le déchet qu’il est. Il en glousse dans sa tête, frappé par sa propre connerie. Joue des pupilles en aller-retour qui balaye la rue et la silhouette de la chirurgienne. Il ne parvient pas à la regarder en face. A cause de sa sale gueule. A cause des relents de leur dernière rencontre qui semble appartenir à une autre vie tant elle peut dater. A celle qui se trouve là quelque part sous la peau laiteuse. Le petit cœur s’accélère à cette seule pensée, et le loup souffre. Lâche dans un souffle sa douleur et renifle pour se sonner le courage de répliquer. « - Totalement, je dois bien compenser maintenant. Mais ça marche tout aussi bien, je te rassure. La flatterie ça les fait toutes tomber. Et elles s’accommodent de la sale gueule. C’est pas ça qu’elles veulent de toute façon, pas vrai ? » Il a du graveleux dans la voix, l’esquisse d’un sourire sale sur ses lèvres abîmées. Agite la main dans un geste sale quelque part au niveau de son entrejambe. Parce qu’il veut sentir la jalousie dans Sa jolie voix. A défaut de pouvoir la contempler lui ravager la rétine. Mentir pour ne pas avouer que sa vie privée est devenue encore plus vide que celle d’un moine paumé dans son monastère. Ca le dégoûte presque quand il y pense. Ce comble qui lui donne la gerbe et fait rugir la colère dans sa carcasse vide. Le déchet du vide qui se détourne de ce qui pouvait le caractériser.

« - T’en serais pas capable, t’es aussi sèche que ma gueule là-dedans, et depuis longtemps. » Qu’il lâche dans un reniflement dédaigneux, haussant les épaules pour accompagner la médisance. Ils ne sont plus les gamins qu’ils ont été. Le temps où les étreintes réconfortantes faisaient partie de leur quotidien, les larmes d’une tristesse partagée pour mieux la surmonter ensemble. Il ne reste plus que lui dans leur singulier duo. L’original qui s’accroche et qui se sent trop seul sans son double. Elle ne peut pas comprendre, seulement imaginer à quel point son absence l’a détruit. Les ravages sur sa gueule ne sont pas grand-chose en comparaison de la souffrance de Son absence. « - Pauvre chérie, accuser à la légère c’est plus ton délire ? Te faire saucissonner comme une nouille non plus alors… Je suis presque déçu de l’apprendre. » Il ravale sa peine sous le venin de ses railleries. Lorgne brièvement du côté de la chirurgienne et de son décolleté, le montre d’un mouvement nerveux des doigts. « - Mignonne comme t’es, tu devrais pourtant pas avoir de mal à trouver un autre con à maltraiter sans qu’il bronche. Suffit d’agiter les nichons, dans le coin ça va accourir de partout. » Vu tous les crevards qui traînent là-dedans, ce serait pas étonnant. Les notes d’un rire métallique se crache de sa trachée. « - Je suis bien placé pour le savoir, je suis encore là. » Victime de tentatives ratées pour ses débarrasser de sa présence indésirable, malgré tous les efforts pour y parvenir. Elle aurait pu y arriver pourtant. Il garde le silence un petit moment, fixe obstinément le sol, de la contrariété rageuse sur les traits bousillé de son visage. « - On me force à bosser pour lui, j’aurais préféré m’arracher les burnes plutôt que de devoir me plier aux volontés de ce sale con. Sous couverture pour infiltrer le réseau et le démolir de l’intérieur. Et en profiter au passage pour lui refaire la gueule. » Le soldat énonce le plan sans la moindre émotion dans la voix. A la manière d’un pantin qui exécute sans réfléchir, la langue qui vibre seulement sur les dernières notes et la promesse du carnage en fin de course. Celle qui lui donne un semblant de raison de lever son cul tous les matins. Continuer de jouer ce rôle qui lui file la gerbe sans broncher.

« - Tu m’as toujours pris pour un con, c’est ça ton problème. Je suis encore là, avec une sale gueule peut-être mais j’ai toujours ma peau. Je suis pas assez brillant, mais de nous deux, je suis le seul qui ne soit jamais mort. Comme quoi… Tu vois être con, ça rapporte mieux que de se donner des airs de péteuse capricieuse. » Les graves se démolissent sur les accents de la colère. L’âme déchirée qui s’exprime et les pupilles sombres qui dévisagent la bouille de poupée. Cordes vocales abîmées qui se heurtent sur les accents de la colère et de la douleur. « - Je dois t’appeler comment d’ailleurs ? Nym ? Cora ? Anna ? Sérieusement, je sais plus avec tous ses changements. » Raillerie gratuite qui lui fait mal. Parce qu’il ne comprend toujours pas, ne veut pas vraiment le faire. Parce qu’il sait, qu’il n’y a qu’une seule personne là en-dessous. Et qu’il crève d’envie de la toucher, sentir sa chaleur sous la pulpe de ses doigts pour se prouver que c’est bien réel, qu’Elle est bien là. La distance qui se brise lui fait peur, pousse la carcasse à se rapprocher encore un peu plus du mur. Retenir son souffle lorsque les doigts menacent, se lèvent dans le vide. Il attend la gifle, la réplique violente et cille lorsque les phalanges ne font que frôler les contours dégueulasses de son visage.

« - Qu’est-ce que ça peut te foutre ? Comme si ça pouvait t’inquiéter ce genre de détail, ça fait longtemps que tu t'en as plus rien à foutre de ce qui m’arrive. Tu préfères y participer. » Il ne parvient qu’à le murmurer. Piteux crachat dédaigneux qui s’écrase à ses pieds, le loup mâté par la proximité et le semblant d’intérêt qu’elle peut lui porter. « - J’en sais rien… Deux mois je dirais. J’ai pas fait de croix sur le calendrier désolé. Je suis sous argent de toute manière, ça change rien. » Hausse les épaules pour faire passer la pilule, le coin de ses lèvres qui s’affaissent pourtant devant l’aveu. Il en souffre rien que de le dire, la douleur qui se rappelle à son cerveau dans un élan de fièvre affolant qui le fait presque vaciller.

_________________

damage people are the worst because they know they can survive
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t55-squirrel-s-hunter- http://www.mercy-in-darkness.org/t3776-stain-the-end-of-the-line

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 14189
↳ Points : 1436
↳ Arrivé depuis le : 27/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Eva Green
↳ Age du Personnage : 31 ans, âme de 779 ans
↳ Métier : Chirurgienne
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 2
↳ Playlist :
MUSE - dead inside | THRIVING IVORY - flowers for a ghost | PLACEBO - battle for the sun | HURTS - stay | THE KILLERS - human | BON JOVI - we weren't born to follow | EPICA - the phantom agony | ADELE - turning tables | SWITCHFOOT - thrive | TIRED PONY - get on the road | THE CIVIL WARS - poison & wine

↳ Citation : « L'enfer c'est moi. Ce sang qui inonde mes veines, cette chair qui harnache mon squelette, cette cervelle qui s'embrouille. Ces pulsions, désirs impérieux, douloureux, qui commandent mes actes. »
↳ Multicomptes : Rhys Steinsson & Tobias Madsen
↳ Couleur RP : mediumseagreen



les petits papiers
↳ Copyright: SWAN & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Jeu 1 Juin - 1:56

C’est presque imperceptible. Juste un clignement nerveux de la paupière, et sa lèvre inférieure qui tremble légèrement pour trahir sa contrariété. Son rictus conquérant s’écorne à peine, dopé par la haine. Elle ne veut surtout pas lui donner satisfaction, révéler la jalousie qui gratte sous la peau de porcelaine. C’est exactement ce qu’Il cherche, elle le sent bien. Elle le connait par cœur avec sa vulgarité insistante, alimentée autant en paroles qu’en gestes. Il en fait trop pour que ce soit sincère. Pour qu’il ne s’agisse pas que de provocation pure. Mais si le doute est infime, ça la meurtrit de l’imaginer la remplacer, même le temps d’une étreinte sans âme. Sans doute parce que c’est ce que l’italien a déjà fait. La tromper encore et toujours, même lorsqu’elle était encore auprès de lui, pourvue de sa véritable enveloppe. Elle ne lui jamais suffit. La triste évidence est désormais gravée au fer rouge au creux de sa chair. « - Tu sais ce qu’on dit ? C’est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins. Tu fanfaronnes un peu trop pour que ce soit crédible. Vu ce que je me rappelle de tes piètres performances sexuelles, ça doit pas non plus être ça qui les intéresse, ça m’étonnerait fort que tu sois devenu une légende entre temps. » Ironise t’elle, en faisant mine de ne pas être trop atteinte, en échouant certainement à le lui montrer. La bile pourrait former une écume autour de ses lèvres si elle ne la vomissait pas. « - Ce que certaines pourraient vouloir de toi à la rigueur, c’est ton fric, mais vu ta gueule ravagée faudrait pouvoir baigner dans une baraque remplie de billets verts pour compenser. Là encore, je doute que ce soit devenu le cas en à peine quelques mois. » Elle le susurre cruellement, faussement séductrice. Elle a fait partie de ces femmes vénales, prêtes à sacrifier leur dignité pour s’assurer un certain confort matériel. Pour vivre dans le luxe, à l’abri du besoin. La sorcière trouve désormais bien plus de satisfaction à briller par elle-même, sans dépendre d’un quelconque mufle. Elle apprécie la notoriété intimidante qu’elle ne doit qu’à elle-même, ou plutôt à la garce impériale l’ayant précédée.

Elle a l’habitude de la réputation polaire qu’on lui prête, plus exagérée qu’autre chose désormais. Venant du soldat, le constat la blesse toutefois. Il est supposé savoir démêler le vrai du faux. Ne pas la considérer comme une vulgaire harpie acariâtre, alors qu’elle l’a finalement épargné au moment de lui porter le coup fatal. Il est bien placé pour affirmer que les choses sont infiniment plus compliquées que ça. Pas juste limitées au bien et au mal. « - J’en ai trop versé à cause de toi. Mais tu serais surpris. Si j’étais si sèche que ça, tu serais canné depuis longtemps, pas planté devant moi à faire le malin. » Réfute t’elle, en le désignant vaguement de haut en bas. Elle le trouve ingrat, de ne pas reconnaitre ça. De ne pas admettre qu’elle s’est contentée de riposter à sa trahison abjecte et impardonnable. Le dédain se déverse au contraire comme une fontaine des lippes du milicien, l’accable en la tournant en ridicule. Le regard lubrique qu’Il jette sur ses courbes la met en rage, pourtant bien moins pénible désormais. Elle aurait voulu l'étriper sur place une année en arrière, lui arracher les deux yeux. Incapable de supporter qu’il désire l’irlandaise, même en se trouvant à l’intérieur de l’enveloppe séduisante. A présent, elle est bien plus dérangée par son manque de respect que par la convoitise qui pourrait danser dans ses prunelles sombres. Une part d’elle est toujours dérangée évidemment, mais elle parvient enfin à considérer les formes enjôleuses comme les siennes. Elle serre cependant violemment les dents devant la rafale d’idioties qu’Il s’amuse à cracher. Plutôt que de se vexer, la meilleure attaque reste encore certainement d’entrer dans son jeu. « - Tu vois c’était un peu le but de ma présence ici, mais comme t’as eu la bonne idée de me jeter dehors, j’ai pas vraiment pu tester le pouvoir d’attraction de mes nichons comme tu dis. Mais maintenant que je sais qui t’es, je vais peut être pouvoir rentrer de nouveau pour mettre la théorie en pratique non ? » Les intonations oscillent sur des nuances mielleuses, corruptrices. Elle lui rend la monnaie de sa pièce, désireuse d’attiser les mêmes instincts possessifs l’ayant conduit à la jeter dehors comme une malpropre. « - Ce serait dommage que ton identité secrète s’ébruite en plus, vaudrait mieux te faire racheter pour mon humiliation. » La fausse menace est distillée sournoisement, dans l'unique but de ruiner davantage l’état de ses nerfs.

Les explications froides la laissent perplexe, lui font froncer les sourcils. Elle jette un regard furtif autour d’eux, s’assure qu’ils sont toujours seuls. « - C’est quand même finalement ce que t’as fait non ? Au sens métaphorique du terme certes, mais si t’en avais vraiment dans le pantalon, ils n’auraient pas pu te forcer à ça. C’est beau de rêver en couleurs en tout cas, comme ton plan d’aller bousiller Rafael non ? J’ai hâte de te voir à l’œuvre, ça va être grandiose vu ton temps de préparation. » Elle n’y croit plus à ses représailles. Si elle aspire réellement à se venger de son ancien beau-frère, il ne faut pas compter sur son métamorphe, elle s’est inséré ça dans le crâne. La colère incendie ses veines comme un feu de poudre à l’entente des railleries puériles. C’est sa faute à Lui si elle est morte. Le peintre n’attendait que ça certes, mais il n’aurait peut être pas risqué de perdre à jamais Azzura juste pour la tuer. « - Tu te fous de ma gueule ? Je suis à morte à cause de ta connerie pauvre taré, tu m’as condamnée en te vantant de ton crime. T’as raison, c’est moi la plus conne de nous deux, j’aurais dû t’éliminer ya déjà des siècles, t’es pire qu’un porte-poisse. » Elle se déteste de revenir inlassablement vers le loup. Prise au piège depuis sa plus tendre enfance, elle est incapable de se défaire définitivement de Lui. « - Tant que t’évite de m’appeler Chérie, fais-toi plaisir. » L’amertume perce sa voix. Elle l’abhorre ce surnom, pour tout ce qu’il représente. Pour le rappel intolérable de ses tromperies avec la chirurgienne.

T’aurais mérité pire pour avoir bafoué ma confiance à ce point. Elle ne se rassasiera jamais de le voir souffrir. Pas après le meurtre ignoble de sa grande sœur. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle est indifférente à ses tourments. « - Tu sais très bien que c’est complètement faux. C’est comme toi, à t’entendre tu serais prêt à me jeter en pâture à tous les pervers du coin, mais en attendant tu m’as trainée dehors pour éviter que je m’envoie en l’air sous ton nez. » L’orgueilleuse dissimule l’aveu honteux derrière une moquerie appuyée, le noie dans un flot d’animosité. Elle ne peut pas lui offrir plus. Lui faire une déclaration, s’excuser. Pas après tout le mal qu’ils se sont fait. Il faut qu’Il se contente du peu. Elle est à son maximum. « - Depuis quand t’es obéissant envers eux au point d’accepter de rester défiguré ? Ta belle gueule, c’était à peu près la seule chose que t’avais pour toi, je suis étonnée que t’accepte de renoncer à ça. » Elle a tout intérêt à ce qu’Il s’enlise dans sa détresse. A s’en nourrir comme une charogne. Mais c’est contre toute attente l’angoisse qui prime. Qui lui fait redouter le pire, à force qu'Il endure le fait de n’être plus rien. « - J’espère que ça en vaut la peine au moins, mais vu l’épave que t’es devenu, j’en ai pas vraiment l’impression. » Souffle-t-elle, au risque de se faire envoyer paître. Elle a bon dos de le défendre après avoir ruiné sa vie, de s’inquiéter pour son bien-être et sa santé mentale. C’est ce que leur relation nocive incarne depuis toujours. Un paradoxe saisissant.

_________________

Between Iron And Silver
Twisting and turning, unable to sleep. Will the voices ever stop? My thoughts speak louder the more I resist. And they're driving me insane. Do they ever go? Inside. I'm a danger to myself. I'm a prisoner of my own hell.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t2274-nymeria-dead-ins

ANIMAL I HAVE BECOME

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 8657
↳ Points : 557
↳ Arrivé depuis le : 28/08/2012
↳ Age : 26
↳ Avatar : Ben Barnes
↳ Age du Personnage : 30 ans, 781 en réalité
↳ Métier : Co-gérant du Little Darlings (shadowhunter infiltré)
↳ Opinion Politique : Pro-Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist :
The Devil's own feat 5FDP • Animal feat Disturbed • My name is Stain feat Shaka Ponk • Do or Die - Night of the Hunter feat 30 STM • On my Own - Play Dead feat Killing Bono OST • Madness feat MUSE • Hustler feat JOSEF SALVAT •

↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
↳ Multicomptes : Regan Faulkner & Leslie MacLean
↳ Couleur RP : #1999b5



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & Tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Poison & Wine (Stain)   Mar 6 Juin - 16:00


Trop vulgaire, trop théâtral dans ses mots et ses gestes. Trop blessé dans son égo de mâle ridicule d’être devenu l’amant du néant, un vide dans le ventre et de l’hibernation entre les cuisses. Le comble du risible pour le dépravé qui se range, et délaisse sa sale réputation. Il n’en a plus vraiment maintenant, juste celle qui murmure qu’il n’est plus rien. Bouffé depuis des mois par les vers et autres vermines copines de la mort. Il n’existe plus aux yeux des autres, sa réputation n’est plus qu’un piteux souvenir auquel il ne parvient même plus à s’identifier tant il a changé. « - Il s’en est passé du temps depuis la dernière fois, ça laisse de quoi progresser. Il suffisait peut-être juste de trouver meilleure partenaire pour que les choses s’arrangent. » Lâche-t-il, moqueur et amer. L’ébauche de son plus beau sourire sur sa sale gueule. Connard en puissance, la séduction morte toujours quelque part sur la peau ravagée, accrochée aux canines blanches, dernier bastion de sa gueule d’ange qui les faisait toutes craquer. Il a honte, l’italien, de se retrouver devant Elle dans un état pareil. D’être aussi dégueulasse à regarder, alors il en baisse le museau et s’abîme les yeux à regarder le bitume triste. Putain que ça lui fait mal d’être devant Elle. De se prendre en pleine face toutes ces horreurs qu’il cherche et qu’il alimente. Le goût du venin de la haine sur la langue, le besoin destructeur de continuer, encore et encore. Se renvoyer les injures dans l’espoir de blesser encore plus. Il s’y emploie avec cette énergie qui le caractérise mais sous la peau, Stain agonise. Fatigue et crève d’envie de poser les armes à Ses pieds. Quitte à passer pour un minable. Ce qu’il est déjà à Ses yeux, il le sait depuis longtemps.

« - Tu doutes beaucoup, où est passée ta délicieuse assurance et ta propension a toujours avoir raison sur tout, tout le temps ? Faut bien la payer, la sale gueule pour qu’elle accepte le deal, tu serais surprise de voir ce qu’ils sont prêts à donner pour s’assurer de garder le cul sur leurs sièges. » Il agite brusquement les doigts devant son visage, les dents qui claquent sous le flot de haine qu’il crache sans retenue. Il en tremble de rage, d’une aversion sans faille envers ce qu’il se retrouve contraint de faire pour se venger. Ce n’est pas ce que ses supérieurs le force à faire qui le dérange, le Gouvernement il a appris à l’apprécier malgré les horreurs, les privations qui lui serrent le bide. Prêt à le défendre aveuglément quand la résistance est une cause perdue à ses yeux. Un ramassis de cons impotents, juste bons à brasser du vent. Un peu comme ces rumeurs qui laissent entendre que d’autres vivent au-delà des murs. Une nouvelle flopée de cons et de fouteurs de merde si les histoires sont vraies. Les blessures intérieures commencent à se lire sur ses traits bousillés. Cette jalousie séculaire qui le bouffe depuis toujours. Il en serre les poings, le milicien. Fourre ses pognes dans les poches de son sweat pour cacher l’injure. « - Les menaces et le chantage, ça marche plus, depuis longtemps. Retournes-y si tu tiens tant que ça à te faire peloter par le premier crevard venu. Si ça peut te rendre moins aigrie, fait toi plaisir. » Insolent qui hausse une épaule pour envoyer balader son indifférence. Il ne l’avouera pas, ne se l’avouera pas mais ça lui fait affreusement mal de se dire qu’Elle a seulement pu envisager de se coller à un des minables qui traînent dans ce maudit club. Qu’Elle le remplace comme s’il n’était plus rien à ses yeux. Ce qu’elle serait en droit de faire mais il ne parvient pas à s’y faire, à le supporter. Aujourd’hui plus que jamais, maintenant qu’il crève sous le poids de sa solitude affolante. Maintenant qu’il a cruellement besoin d’Elle.

« - Je me suis dit que c’était pas la peine que je me fatigue avec ce con. T’es pas vraiment morte au final, ça compte pas, si ? Tu mérites plus que je prenne autant de risque pour toi. » La voix racle les graves, renoue avec les intonations qui sont les siennes depuis toujours. Elle reste froide, s’efforce de vibrer de détachement. « - L’habitude, même si je m’en fous de ce qui peut bien se passer entre tes cuisses, j’ai pas envie d’en être le témoin. Le clébard que tu m’as collé dans le ventre a encore l’air d’être attaché à sa créatrice, sans lui, je serais pas là à te faire la discussion. » Pauvre con, ça t’apportera rien de jouer à ça maintenant. Ca le bouffe juste d’y penser. D’imaginer dans son pauvre petit cerveau dérangé qu’un autre puisse La toucher quand lui n’a plus que le souvenir de Sa peau sous la pulpe de ses doigts. Les couleurs ternes de ces instants de perdition avec elle, la mémoire qui flanche et efface peu à peu les relents diffus de cette vie à deux. L’italien laisse planer le silence. Pitoyable de sa situation qui lui saute à la gorge et le pousse à regarder ailleurs un moment. Contempler la rue déserte et cette crasse omniprésente qui fait écho à celle qui se rue sous sa peau.

« - Depuis que j’ai compris que la résistance servait à rien. Qu’ils resteront là, malgré tout ce qui peut se passer, alors autant me coller dans le bon camp. » Autant choisir le camp qui offre le plus. L’opportuniste parasite l’a compris et ne refera pas deux fois les mêmes erreurs. Ses supérieurs ont fait preuve d’indulgence à son égard, trop de fois pour qu’une nouvelle incartade soit pardonnée. Et l’exil, non merci. Démolir du résistant pour s’assurer de ne jamais foutre les pieds dans l’arène, et être payé pour le faire, avec une belle gueule ou une face de pruneau ratatiné, ça lui va. « - Tu as commencé le travail, y a des siècles déjà. Ils ne font que le continuer. » Lâche-t-il dans un souffle, cassé par l’amertume et les relents de cette douleur qui le ronge. La désinvolture habituelle se casse la gueule, ne tient pas la route face à ce qui lui écrabouille le cœur. Qu’Elle le traîne encore un peu dans la merde si ça l’amuse, il répliquera, comme il sait si bien le faire. Par automatisme, sans grande conviction. Trop fatigué de jouer à ce jeu débile qui n’apporte rien, juste du sang et des larmes. Le silence s’installe, perdure. A peine troublé par les ronronnements de la musique derrière la porte sale. Soldat qui reste planté là, appuyé à son mur comme s’il s’agissait d’un rempart pour ne pas se démanteler devant elle. Les pognes s’enfoncent un peu plus dans le sweat, détendent le tissu déjà trop lâche. Un lourd soupire brise le silence, puis un second, chargé d’une lassitude affolante. Il a envie de poser son cul, par terre, sur une poubelle ou n’importe où, dans un coin et se faire oublier. Attendre, se faire grignoter la carcasse par les rats et n’être rien de plus qu’un ramassis d’os quand on se rendra compte de sa disparition. L’idée laisse planer l’ombre d’un sourire con sur les lippes gommées à l’acide. Nouveau soupir pour rejeter l’option.

« - Fous-moi la paix Nym. Ces derniers mois sans te croiser m’ont enlevé un poids des épaules, continue de m’ignorer, ça m’arrangerait. Va te trouver une nouvelle paire de couilles à briser. » Il le crache, les pupilles noires s’écrasant contre celles de la sorcière. Il la repousse avec toute la hargne du monde, quand dans le regard la supplique hurle. Reste. La lamentation silencieuse du loup envers sa créatrice. L’insolent qui s’échine à La repousser quand il n’aspire qu’à venir s’abîmer contre Elle, et se laisser crever dans l’étau de ses bras. Instant de flottement, et à sa surprise, la chirurgienne obéît. Le gratifie d’une œillade dont elle seule a le secret et se tire, le laisse seul avec du vide dans la poitrine. Planté au milieu d’une ruelle crade, le loup reste con. Stain et sa solitude, Logan et sa sale tronche, de la cacophonie dans la tête et l’envie presque pressante de la rattraper. Il renifle et à contre cœur retourne se terrer à l’intérieur. Vautre sur le comptoir et embarque dans son bureau faisant office de tanière, un peu de courage liquide pour supporter la chute et la perspective d’avoir une fois de plus, tout foutu en l’air.

| TOPIC TERMINE

_________________

damage people are the worst because they know they can survive
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t55-squirrel-s-hunter- http://www.mercy-in-darkness.org/t3776-stain-the-end-of-the-line
 

Poison & Wine (Stain)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Lames suintantes + poison ?
» Poison + Rune protect + Repos = Poison
» Lydia de Sambre ~Un poison sous la forme d'une rose~
» Le poisson-poison : Le Fugu !
» [Recherche] Scorvol/Scorplane, talent : soin poison

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Northern New Orleans :: Little Darlings-