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 Troubled Sky {Marcus/Moriah}

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Troubled Sky {Marcus/Moriah}    Mer 26 Avr - 15:55


« Loterie du RP »



Moriah & Marcus
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« When the day has come that I've lost my way around
And the seasons stop and hide beneath the ground
When the sky turns gray and everything is screaming
I will reach inside, just to find my heart is beating
»

Vous n'êtes qu'un passant parmi tant d'autres. Pris dans l'engrenage d'une routine insipide, piégé dans un va-et-vient constant de piétons. Au-dessus de vos têtes, le ciel s'alourdit. Vous n'y prenez pas garde, vous poursuivez votre marche sans même relever les yeux. Les températures chutent abruptement, la chaleur laisse place à un froid mordant tandis que les premiers éclairs apparaissent. La pluie s'abat, vous accélérez le pas. Mais déjà, l'ondée se métamorphose en grêle. Les orbes glacées vous martèlent le crâne, les épaules, cognent désagréablement contre votre visage tandis que l'orage s'amplifie. Vous êtes obligés de battre en retraite tandis que le vent se lève, brise quelques branches des arbres venus égayer l'environnement urbain. Le déluge n'a de cesse de prendre des proportions inquiétantes. Tout le monde déserte les allées, vous voilà forcés de suivre leur exemple et de trouver un refuge. La météo devient votre pire ennemie au même titre que les quelques portes closes qui refusent de s'ouvrir pour vous accueillir le temps de la tempête. La panique est générale. Le climat détraqué n'annonce que le pire. Vous partagez votre infortune avec quelques naufragés tandis que le tonnerre se fait plus oppressant et plus impressionnant encore. Dénicher un abri, c'est tout ce qu'il vous reste à faire.


Ordre de passage:
1 - Marcus Di Lorenzo
2 - Moriah N. Teke



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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: Troubled Sky {Marcus/Moriah}    Mer 26 Avr - 22:55

Au milieu des passants, il se frayait un chemin tant bien que mal. Il n'était pas ici pour faire des emplettes, non. L'italien n'en avait cure. Trop de luxe, s'en était presque dégoûtant. Caché derrière ses lunettes de soleil, il se contentait d'observer les vitrines en passant, tâchant de ne pas être trop surpris par les étiquettes affichant des prix parfois exorbitants. Non, voyons, il n'y avait rien d'excessif dans tout cela. Tel était l'ordre naturel des choses. Pendant que certains n'avaient pas de toit pour dormir, d'autres avaient les poches tellement pleines que des magasins semblaient ouverts spécialement pour eux.

Son regard glissa le long de son jean noir, jusqu'au niveau de son genou droit. D'un coup d’œil pour éviter de se prendre quelqu'un par inadvertance, il s'assura de la présence du malinois. Ce dernier, fidèle à lui-même, ne cessait toujours pas de le coller. Rassuré, il s'arrêta un instant pour le caresser affectueusement avant de reprendre sa route. Il avait fini son service du jour depuis un moment et il avait décidé de profiter du temps libre qu'il lui restait devant lui pour faire une grande boucle avec son chien. Ayant simplement enfilé un tee-shirt blanc dont il avait remonté les manches jusqu'à ses coudes, il était loin de se douter que la météo allait se gâter.

Lorsqu'il se surprit à frissonner de froid, il comprit qu'en fin de compte, il avait encore oublié que la météo n'était pas quelque chose de fiable. Un temps perplexe, il échangea quelques regards avec Nero, son compagnon, qui lui fit comprendre qu'il ne souhaitait pas rentrer de suite sous prétexte que son maître n'avait pas su prendre ses propres précautions. Haussant les épaules, il se remit finalement en marche, tout en prenant soin de mépriser du regard tous ceux qui, contrairement à lui, restaient constamment prudents. Il n'y pouvait rien lui, s'il n'avait toujours pas retenu la leçon.

À mesure que les températures continuaient leur chute, la luminosité les accompagnait, si bien qu'il dû en quitter ses lunettes et affronter les regards parfois plein de jugement des passants. Ses yeux se levèrent au ciel, alors qu'un premier éclair scindait le ciel. Ses iris reflétaient à présent les tons orageux, abandonnant leur tinte habituellement plus glaciale des temps lumineux au profit d'une allure plus grisonnante, accordée aux nuages auxquels il n'avait prêté attention jusque là. Si on lui avait demandé son avis, il aurait certainement dit que selon lui, ça ne sentait pas très bon. Pourtant, il resta de marbre.

Des gouttes ne tardèrent plus longtemps avant de tomber du ciel furtivement dans un premier temps. Mais, sans prévenir, ce qui s'annonça comme être de simples gouttes perdues, se transforma en une belle averse. Reprenant leur éclat de glace un instant, ses yeux fusillèrent le chien silencieusement. De son regard vif et interrogateur, Nero ne sembla pas saisir la remontrance. Marcus soupira, ennuyé. Après tout, c'était un chien, il n'assimilait pas les choses de la même manière que lui. Il abandonna l'idée de tenter de lui faire comprendre qu'il regrettait d'avoir voulu lui faire prendre l'air, préférant accélérer le pas pour se rapprocher de halls susceptibles de les abriter le temps de l'averse.

Hélas, le temps leur manqua. Tout aussi soudainement qu'elle s'était mise à s'abattre sur eux, la pluie devint grêle. Le brun étouffa un juron, sentant les premières orbes glacées marteler son crâne et ses épaules. Le chien glapit, surpris par leur choc sur son dos. Un instant, ils restèrent plantés comme deux idiots, l'homme visiblement pris au dépourvu, l'animal ne faisant qu'imiter son dresseur. Un premier inconnu le bouscula alors qu'il allait reprendre sa route. Puis un second, alors qu'il changeait d'avis et comptait se diriger dans une autre direction. Agacé, il se décida à la jouer perso, puisque plus personne ne semblait attentif à ceux qui l'entouraient.

La troisième fois, ce fut Marcus lui-même qui tamponna quelqu'un sans étouffer la moindre excuse. À ses côtés, Nero se mit à aboyer, alors qu'une branche atterrissait près d'eux. Finalement, le berger belge courut se réfugier dans ses jambes, manquant de le faire trébucher, alors que la grêle s'intensifiait. Le vent soufflant, les glaçons mitraillaient son corps sans répit. Ce n'était pas vraiment agréable, mais plutôt douloureux. L'idée de traverser la zone s'éteignit de son esprit. Ils devaient trouver un semblant d'abris au plus vite ou ils seraient tous deux couverts de bleus incessamment sous peu.

Plus ou moins protégé par ses jambes, le chien refusa de bouger. L'italien dut alors l'attraper dans ses bras pour pouvoir reprendre leur route. Les boutiques et les restaurants avaient été bien plus rapides qu'eux à réagir et il ne trouva que des portes closes. Tête inclinée, bras protégeant le malinois du mieux qu'ils le pouvaient, il se glissa de son mieux sous le premier porche qui se présenta, ne regardant rien d'autre que le sol.

« Purée, c'est quoi ce bordel ? »

Il trouva enfin le temps de râler, contemplant le spectacle qui s'offrait à lui. La nature semblait d'humeur déchaînée, finalement, en cette journée qui s'était annoncée douce et agréable. Dans ses bras, le chien s'agita, le contraignant à le poser au sol, chose qu'il fit. Dressé sur ses quatre membres, l'animal reprenait ses instincts protecteurs. Ils n'étaient pas seuls, mais Marcus était trop préoccupé à faire tomber les grêlons glissés dans son tee-shirt pour s'en rendre compte.
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MessageSujet: Re: Troubled Sky {Marcus/Moriah}    Lun 1 Mai - 23:43


« Don't let the rain drive you to the wrong shelter; the shade can turn out to be your protector and also your destroyer, and sometimes the rain is the perfect protector from the rain. »


 
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Besoin d'air. Les murs de l'appartement sont oppressants, l'odeur des produits ménagers entêtante, aucune huile essentielle à la senteur délicate pour couper leurs accents et alléger l'atmosphère, rien pour la distraire de la folie qui empiète sur son ombre et colle à ses pas, qui l'assaille de plus en plus obstinément, contrepoint au monstre en elle. Besoin d'air, besoin d'espace, besoin de netteté, besoin de se perdre dans une foule insignifiante et indifférente. Un jean et un pull fin pour se couvrir, un foulard autour de son cou, un sac en bandoulière, idée de prendre une veste évoquée et ignorée. Il fait beau, il fait chaud, un temps à errer dans les rues sans but ni raison, juste se perdre dans ses méandres et perdre les spectres qui hantent ses pensées par la même occasion, les souvenirs qui hérissent sa peau et révulsent ses sens, qui renouvellent les cauchemars jusqu'à ce que la fatigue se soit gravée dans ses traits en lignes fines et marques brunes sous ses yeux. Trop plein. Elle veut se vider la tête, dans l'errance à défaut de s'autoriser à le faire dans l'alcool ou les drogues ou un corps vivant. Trop dangereux. Marcher... marcher est la meilleure solution. Alors c'est ce qu'elle part faire, marches de l'appartement dévalées, Treme abandonnée derrière elle, regard accroché au ciel clair parcouru de nuages de papier de soie à la blancheur éclatante pour ignorer plus facilement les odeurs et ce qui l'entoure, les gravats, les bâtiments si abimés, les détritus occasionnels, traces de l'ouragan autant que de la mutation de la ville. Elle l'aime, ce quartier. Elle veut quand même l'incendier, le raser, pour pouvoir le reconstruire de zéro, net et pur et propre, le rendre à ce qu'il aurait dû rester. Un lieu de joie et de vie et d'histoire, pas juste le testament muet du désastre qui a frappé la ville.

Un pas après l'autre, un pied devant l'autre, les corps en mouvement autour d'elle, leur passage rythmant le temps aussi sûrement que les bâtiments qui défilent et les secondes qui glissent autour d'eux. Jusqu'à se retrouver dans le quartier des affaires, tête qui se lève vers les hauts buildings et esprit qui considère. Elle les a arpenté de nuit, ces bureaux, pendant quelques temps. Pendant trop peu de temps, c'est ce qu'elle pense désormais, courant d'air l'extirpant de ses pensées dans un frisson. La température chute, les gens se resserrent entre eux, forment des groupes qui se brisent et se reforment, leurs pas s'accélérant. Elle reste isolée, arrêtée, observant le ciel. Il se couvre à une vitesse folle, nuages d'encre projetant une presque-nuit entre les bâtiments, vent se levant et accélérant leur course, température chutant sans filet aucun. Des températures de la fin du printemps, ils se retrouvent en hiver, peaux frissonnantes, souffles qui s'embrument. C'est alarmant, et usuel tout à la fois, la ronde des saisons une de ces choses qui n'appartient plus désormais qu'au passé, un simple souvenir. La météo n'a plus de logique, les climatologistes aussi obsolètes désormais que les archéologues. Leurs prévisions les dinosaures, Darkness Falls leur météorite.

Une goutte dans l’œil, une seconde, une troisième, mélodie pluvieuse qui emplit l'espace et se répercute sur le verre des bâtiments et les pavés du sol. Le ciel s'est ouvert et déverse sur eux ses tombereaux d'eau, en un rideau épais qui fait ployer les épaules et qui tapisse le sol d'un miroir glissant. Elle avance, à son tour, cheveux plaqués au corps, main devant ses yeux pour tenter de préserver sa vision, corps bousculé de toutes parts, main libre s'ancrant à son pull déjà partiellement trempé. Pas de gants aujourd'hui, oubliés au profit de la chaleur contre sa peau, un choix qui lui noue le ventre désormais. La pluie qui continue de tomber, si dense qu'elle n'est plus qu'un seul son plutôt qu'une mélodie, le xylophone des gouttes remplacé par un bruit blanc. Puis un nouveau son, un qui s'accompagne d'une douleur le long de sa tête, ses membres. La pluie devient grêle, les billes qui dégringolent en un bruit de rouage remplacent le bruit blanc. C'est douloureux. C'est dangereux. C'est ce qu'il lui fallait pour précipiter son pas, la faire se précipiter vers un porche, hésitante au final à s'engouffrer dessous. Homme aux bras tatoués qui grommelle et s'ébroue de ses grêlons, chien tendu, l'attitude menaçante. Il lui fait manquer Lobelia, le chien qui se collait à ses jambes quand elle rentrait du travail et l'accompagnait dans ses courses, qui semait ses poils dans l'appartement et la faisait jurer en même temps qu'elle nettoyait le sol. Elle se demande si il peut sentir la pourriture qui court dans ses veines, la menace qui s'étire au fond de son âme, si c'est cela qui le fait défendre son maitre, ou simplement l'instinct de sa race. Elle se demande si c'est important, tandis qu'elle s'avance malgré tout, se glisse sous le porche, mains tendues, offertes aux crocs et au museau. "J'ai juste besoin d'un abri, je ne veux aucun mal à ton maître."

Un abri plus fiable que juste un porche, au vu de la manière dont le vent se met de la partie et propulse les grêlons comme la pluie dans son dos, main tapant machinalement à la porte dans l'espoir qu'elle s'ouvre sans le moindre succès. Les gens courent et paniquent, autour, un homme la propulsant contre la porte, son surpris échappant à sa gorge et son mat résonnant quand sa tête cogne au battant. D'autres se pressent contre les portes vitrées des grattes ciel, assez nombreux pour qu'elle n'exclue pas l'idée que leur masse finisse par les faire céder. Et au-dessus, le ciel reste noir et menaçant, déluge s'accompagnant désormais d'un grondement sourd qui ne présage que la suite de leurs problèmes. Il faut un meilleur abri. Dans ce quartier... ironiquement, comme dans tant d'autres endroits soi-disant sûrs de la ville, ce n'est pas ça qui semble courir les rues. Ses doigts massent son crâne, ses yeux fusillent celui qui l'a poussée en silence, tandis qu'il s'agite et occupe l'espace. Elle se demande si il est seulement conscient du fait qu'ils sont deux autres humains piégés avec lui, qu'il y a un chien tendu présent, ou s'il est si imbu de lui-même pour les avoir entièrement occultés. Elle se demande, avant de balayer l'idée et de reporter son attention sur l'homme aux tatouages. "Le temps semble ne vouloir qu'empirer... A deux, il sera peut-être plus simple de trouver un abri sauf ?" Elle cache ses mains, désormais, recroquevillées dans les manches de son pull. Elle est gelée. Trempée. Au moins, si il faut ressortir sous la pluie, il lui sera difficile d'être plus trempée encore.
   

   
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MessageSujet: Re: Troubled Sky {Marcus/Moriah}    Lun 8 Mai - 22:19

Parfois, il y avait des jours où l'on se disait qu'il n'y aurait eu de meilleur choix que celui de ne pas se lever, et de se restreindre à l'état de larve le temps d'une journée. Il n'y avait rien de reprochable à cela, d'autant plus si l'on bénéficiait d'une certaine indépendance des autres. Selon certains, il relevait même du courage de s'abandonner à l'inactivité, comme s'il s'agissait là d'une tâche insurmontable ou terriblement périlleuse, ce qui était en soi pas totalement faux. Parfois, il semblait tout simplement préférable de ruminer seul dans son coin les mauvaises humeurs qui nous déchiraient de l'intérieur. Aussi indispensable que cela puisse paraître, un tel comportement pouvait éviter bien des problèmes, qu'ils furent pressentis ou non.

Mais chacun ayant un fonctionnement unique, il pouvait arriver de ressentir un besoin contraire. Alors que pour un tel il était préférable de la jouer ours en pleine hibernation, un autre maintenant un état de paix on ne peut plus stable avec lui-même en ventilant ses neurones. L'idée n'était pas mauvaise en soi, apporter un peu d'air frais dans ses poumons entraînait inévitablement un afflux d'oxygène plus pur au cerveau. Encore fallait-il être en mesure de le trouver, cet air pur dont la pollution était presque nulle. Réalisable, elle apportait alors une bouffée de bonne humeur. Hélas, il suffisait d'errer dans la rue suffisamment longtemps pour avoir l'occasion de se rendre compte que cette méthode avait ses limites, et n'était pas bénéfique à tout le monde.

Alors que certains adoptaient l'état de larve et que d'autres optaient pour un peu de ventilation, il en restait d'autres encore qui tiraient bénéfice d'une technique toute différente. Ceux-là trouvaient préférable de se changer les idées, ou de se remettre à réfléchir convenablement, par une remise en route des vaisseaux sanguins en bonne et due forme. Cette méthode-là était celle de la douche froide. Loin d'être agréable mais d'une efficacité indéniable, elle avait le mérite d'être très rapide. Contrairement aux deux précédentes, quelques secondes suffisaient amplement à replacer quelques mauvaises pensées et à se remémorer celui ou celle que l'on est.

En cet instant, Marcus était en pleine expérience de la douche froide. Il avait fait une erreur, celle de se fier aveuglément à l'allure que le ciel abordait au moment où il pointait son bout de nez dehors. Lorsque les gerbes de glace s'étaient abattues en trombe sur ses épaules, il avait été forcé de constater que la réalité en était tout autre. Rien n'était plus prévisible, la météo en étant le parfait exemple. Alors que, caché derrière les verres opaques de ses lunettes, il dévisageaient la foule affichant un air de tranquillité auquel il ne parvenait à s'identifier, il s'était vu contraint de se rappeler qu'une fois dans la merde, tout le monde était assez proche en fin de compte.

L'expérience de la douche froide avait le mérite de l'agacer profondément. S'il était inévitablement atteint d'un rappel pur et dur à la réalité, il n'en tirait que de la contrariété. Plongé dans cette dernière, il se retenait tant bien que mal de s'auto insulter, alors que le froid le saisissait avec l'immobilité. Il n'avait pas remarqué la tension de son compagnon canidé qui, contrairement à lui, avait remarqué immédiatement que quelqu'un était déjà présent sous cet abri d'infortune. Il s'agissait d'une Dame même, probablement habituée aux animaux, s'il se fiait à l'absence de peur dans son attitude. Tout comme son maître, Nero ne fut pas insensible à cela. Après s'être assuré d'un regard qu'il en avait le droit, il s'avança à la rencontre de l'inconnue.

« Il est un peu protecteur mais il n'attaque que sur ordre. Il ne vous fera rien. » la prévint-il au cas-où elle s'en pauserait la question. Coutume était pour lui de constater qu'un malinois pouvait trop souvent entraîner peur et méfiance. Pour ça même, il avait dressé son compagnon depuis son plus jeune âge, par crainte même qu'il ne puisse se démarquer des préjugés. Nero était pourtant d'une simplicité attachante, il lui suffisait d'une approbation de l'italien pour que la personne en face de lui soit déjà son amie. L'inconnue ici présente l'était ainsi, même s'il se montrait encore hésitant. Marcus n'avait aucun reproche à lui adresser, l'animal allait forcément finir par chercher à faire connaissance avec elle.

En revanche, il ne put que se retenir difficilement de réprimander l'homme qui venait de débarquer de manière nonchalante. À défaut de lâcher une remarque désobligeante, il se contenta de le dévisager de ses yeux verts en disant déjà long. Entre lui et l'inconnue, le chien sentit sa tension, et se mit à aboyer. Puis se tut, sentant décroître l'intérêt que lui portait Marcus, désormais retourné vers la brune qui avait repris la parole. D'un hochement de tête, il acquiesça. Il se doutait en effet que l'évolution de la météo semblait se rapprocher de plus en plus de la tempête. L'accalmie ne viendrait pas de si tôt, et ce n'était effectivement pas ce misérable porche qui allait les en protéger.

« On peut essayer, oui. Même si je doute qu'un grand esprit de solidarité puisse habiter les gens de ce quartier... » Il avait du mal à croire qu'ils puissent trouver de l'aide. La générosité était, à ses yeux, qu'une chose très lointaine. À la rigueur, il acceptait l'idée de bénéfice et d'intérêt, lui semblant plus réaliste et plus proche de l'Homme. Mais après tout, l'inconnue n'avait pas tord d'y croire, seul un résonnement comme le sien pouvait permettre d'entrevoir un peu d'espoir. Au lieu de subir simplement la tempête, il acceptait de l'affronter, pour croire qu'il pourrait être surpris. Et puis, il s'en voudrait si Nero continuerait d'être secoué par la grêle plus longtemps encore.

Face à l'insuccès de la première tentative de la Dame, il haussa les épaules, peu convaincu. Soit il n'y avait personne, soit personne ne viendrait leur ouvrir. « Je crains que nous allons devoir toquer à plus d'une porte. Essayons à côté. » Aussitôt, il s'élança sous la grêle et le tonnerre persistant, s'assurant d'un geste que le chien attendrait à l'abri. Il ignora les gerbes de glace s'abattant sur ses épaules, alors qu'il frappait deux coups dans la porte close. Il attendit lui aussi, sans qu'elle ne s'ouvre. Bredouille, il se tourna vers la brune, hochant négativement de la tête. « Ça ne vous dérange pas de courir ? »

La prochaine porte n'était pas à côté. Si Nero accepterait de le rejoindre, il craignait cependant qu'il ne se trouve à nouveau paralysé ce déluge qui lui était d'une violence inconnue. Marcus préférerait faire vite pour lui, mais aussi parce qu'il ne pourrait le protéger un temps infini dans ses bras. Lui aussi n'appréciait que peu cette mésaventure.
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MessageSujet: Re: Troubled Sky {Marcus/Moriah}    Lun 15 Mai - 2:16


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Marcus & Moriah
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La pluie. Elle l'aime, usuellement. Elle est une bonne raison de se couvrir, elle est propre, l'incarnation même de la pureté, eau souillée nettoyée par le ciel lors du processus d'évaporation pour mieux se déverser sur eux et les nettoyer de leurs crasses physiques et mentales. L'odeur du petrichor qui s'élève, le froid qui s'insinue sous la peau, le liquide qui ruisselle et lave. Qu'est-ce qu'elle ne peut pas aimer, dans tel élément ? La pluie est merveilleuse. Mais... pas aujourd'hui. Cette pluie n'est pas apaisante, elle est angoissante. Cette pluie n'est pas purifiante, elle est menaçante. Cette pluie n'est pas chantante, elle est grondante. Entre la bosse qui se forme tout doucement le long de sa tempe et le chien qui grogne, l'homme impoli et celui en teeshirt qui le fixe avec une expression qui en dit long sur ses pensées même pour elle, elle se prend à regretter le cocon solitaire de son appartement. La présence de fantômes aurait été préférable à celle du ciel qui semble vouloir se couvrir toujours plus avant et fait monter le souvenir d'un ouragan qu'elle n'a pas vécu mais dont elle croise les stigmates au quotidien. Il n'y a rien d'engageant dans ce temps. Il ressemble plutôt à sa chair, morne et mort, l'annonce d'une pourriture future. Elle n'est pas certaine que les feuilles des arbres lui survivent. Retour à l'automne, à l'hiver. Quelle journée.

Personne ne répond à la porte, sans grande surpris, soupir lui échappant en réponse à la remarque. Le deuxième homme renifle, dédaigneux, ignoré, tandis qu'elle opine et observe la rue. Les porches sont espacés, implique une course sous les éléments qui n'a rien d'engageant, nuages noircissant davantage encore avant de laisser échapper un grognement menaçant, premières lueurs de l'électricité qui s'accumule luisant dans leurs remous. Elle ne tient pas à être dehors quand elle s'effondrera, croise les bras autour d'elle pour retenir ses frissons alors que des yeux anxieux observent le maître faire signe à sa bête de ne pas bouger et s'élance vers le premier porche venu, corps battu par la grêle qui va en s'épaississant, le poing qui bat sur la porte en un son qui se part dans celui de la rage aqueuse qui se déverse autour d'eux. Bredouille, lèvre mordue dans l'inquiétude en le constatant, les pas qui l'approchent de la limite de son refuge. Le geste de la tête est équivoque, nul asile à attendre du propriétaire des lieux. Les mots qui suivent sont distordus, noyés, tout juste déduits, regret assombrissant son regard de devoir quitter la sécurité pourtant toute relative du carré de béton même pour la sécurité potentielle d'un ailleurs. Pas le choix pourtant, visage finissant par lentement s'incliner vers l'avant. Accord muet, alors que la peur commence à nouer ses entrailles. Une coupure, une seule... Une seule entaille au visage et elle ne connaitra plus jamais la paix. L'idée est vertigineuse dans ses implications.

Respirer, s'élancer. Les bras couverts au-dessus de sa tête pour préserver ses traits. L'eau recouvre le sol, le rend glissant, asperge autour d'elle dans des clapotis graves, tandis que les grêlons tombent et tombent, mêlés de pluie, semant des hématomes le long de ses membres. Chacun d'entre eux est un coup de poing, sans violence mais dans la fréquence et la répétition menace de se faire épuisante si elle se répète trop, alors que la pluie brouille sa vision et fait du monde une toile impressionniste, une qu'elle observe de beaucoup trop près. C'est terrifiant, de se trouver de la sorte soumise à la violence des éléments. Une forme de violence différente de celles qu'elle a déjà pu rencontrée, et une qui lui coupe le souffle. Face à la tempête, ses pouvoirs aussi détestés soient-ils seront vains. Aussi démunie qu'une humaine, la crainte de savoir sa chair en train de mourir et révéler son horreur au monde de surcroit. Il faut un abri, et il le faut vite, pieds glissant dans une flaque, la faisant tomber en avant. Marche contre son épaule, le porche atteint au moins, les mains qui pataugent alors qu'elle se redresse et commence à tambouriner contre la porte, sans succès. Personne, le corps qui bouge, ressortir de l'abri du porche pour tenter de scruter à travers une fenêtre. Personne qui semble à l'intérieur, assez pour la faire hésiter. Bouger encore, s'éloigner plus avant, ou... ou prendre un risque, de ceux qu'elle n'aurait jamais cru prendre, qu'elle n'aurait sans doute pas pris avant que le monde devienne fou et qu'elle devienne monstre, avant qu'elle ait lavé la tête d'un voleur d'énergie drogué jusqu'aux yeux, ait été étranglée par une main sans corps, ait dû se couvrir des entrailles d'un mort-vivant. Quelque chose qui pourrait leur permettre un asile. Une sécurité. Respirer. La fenêtre est sans doute en double-vitrage, mais les grêlons grandissent, lentement. Et il n'y a pas le choix de toutes façons.

Sa main se referme autour d'un des blocs de glace, hésitante, avant de s'abattre sur le verre. Sans le briser, pas assez de forces pour ça, mais dans l'espoir fou d'au moins créer une réaction, de voir une lumière s'allumer, quelque chose, n'importe quoi, même un visage fou de rage, sans succès. A travers le rideau de pluie et de glace, elle cherche le regard de l'homme au chien sans le trouver, aveuglée par les éléments et le vent qui se lève plus avant, premier éclair déchirant le ciel. Il faut se décider, le poing qui délaisse son grêlon pour en attraper un second. Aucun désir de se trouver coincée dehors dans ces conditions, de subir une tempête de plein fouet. Il faut s'abriter, il faut survivre, point et glace qui s'abattent de nouveau sur la vitre, encore et encore, acharnés, la faisant trembler puis se fissurer. Elle regrettera plus tard, alors qu'elle observe le sang qui perle à la surface de sa main et la noirceur qui commence à s'y immiscer. Souillure aux yeux du monde, qu'elle dissimule en englobant sa main de sa manche avant de recommencer à heurter le verre, obstinément, jusqu'à enfin le voir se briser. Il faut survivre, et il faut un abri. Elle laissera un mot, notera l'adresse, verra à leur rendre de quoi refaire leur fenêtre, quelque chose. Pour l'instant, elle nettoie les débris, et hésite avant de s'élancer de nouveau à travers la pluie, jusqu'à pouvoir attirer l'attention de l'homme au chien et de lui faire signe de la suivre, le guidant vers la fenêtre brisée. Elle expliquera une fois abrités. Pour l'instant, il y a la pluie, et la grêle, et le vent, et les éclairs. Au moins le porche abrite quelque peu la fenêtre, et nulle alarme ne raisonne. Peut-être que quelqu'un est là-haut, à l'étage, casque sur la tête. Il faudra voir le moment venu alors, tandis qu'elle fait signe au jeune homme de se glisser à l'intérieur. Il faut se mettre en sécurité d'abord. Le reste viendra plus tard. Le reste viendra avec l'accalmie.

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: Troubled Sky {Marcus/Moriah}    Mar 23 Mai - 23:57

Chaque seconde semblait durer une éternité. Chaque geste semblait précipité, comme s'il fuyait cette infinité de temps. Pourtant, ce n'était pas faute d'hésiter, grandement. Il n'y avait pas cru, alors que son poing s'était finalement mis à cogner contre la porte, à plusieurs reprises largement espacées selon lui. Son instinct le poussait à ne pas croire en ses semblables. Pris de surprise, toute forme de compassion disparaissait dès lors que son propre confort se trouvait menacé. Sans doute n'aurait-il pas aimé non plus, que l'on vienne s’immiscer dans ses propres retranchements. Ce sentiment désagréable de s'exposer au risque d'offrir son aide, pour en retour s'en voir accablé de regrets, il n'en voulait pas. Alors, il s'imaginait parfaitement qu'il puisse ne pas être le seul à penser ainsi. Dans de telles conditions, il était difficile de se montrer un tant soit peu altruiste. Mais il s'était laissé songer que certains faisaient encore preuve de bienveillance, tentant alors sa chance en dépit de ce que lui dictait son cerveau. Au fond de lui, il était mort d'inquiétude pour son compagnon.

Finalement, c'était le mépris qui avait eu raison du nuage d'inquiétude planant sur son regard. Son corps lui hurlait de courir, de s'élancer aussi vite que possible jusqu'à son propre appartement, sans plus chercher à se retourner tant qu'il n'aurait pas quitté la tempête. Laisser l'adrénaline d'une folle course contre la montre prendre possession de ses jambes, jusqu'à ce qu'elles échappent à son contrôle, trop cadencées pour être interrompues avant d'avoir atteint la destination finale. Et ses bras fulminaient tout autant, mourant d'envie d'extérioriser l'énergie qu'ils avait emmagasiné depuis leur dernière séance sportive en accompagnant sa course d'un balancier entraînant. Chaque parcelle de muscle de l'italien était démangée par une volonté d'explosion contradictoire à son caractère habituellement calme. Prenant sur lui, il se contraignait d'agir de manière raisonnée, interrompu à maintes reprises par de réguliers coups d’œil jetés en direction du malinois resté en arrière. Il ne pouvait pas prendre le risque de l'énerver alors qu'il était déjà suffisamment déboussolé.

Face à la structure de bois, il avait cru le temps interrompu. Comme s'il allait rester figé ainsi, à attendre qu'il se passe quelque chose qui lui semblait d'une probabilité presque nulle. Le temps tourna au ralenti, lui laissant le loisir de se croire entendre chaque gerbe de glace s'éclater disgracieusement sur le sol à la texture ôtée de toute tendresse. Lui aussi s'y éclaterait-il sûrement, s'il ne prenait pas garde à ce qu'il faisait. Ses épaules trop endolories par les multiples chocs, il ne ressentait plus autant les grêlons s'abattre sur lui, comme s'il s'habituait finalement à sa mésaventure. Peut-être était-ce pour cela qu'il lui sembla naturel de ne pas se montrer trop pessimiste quand à l'évolution de cette dernière. Ce serait à l'inconnue et à lui de changer la donne. S'ils voulaient que leur condition change, il allait falloir tambouriner avec plus de conviction sur la prochaine porte.

Alors que l'inconnue s'élançait à son tour sous la tempête, lui rebroussait chemin, ne voyant apparaître le canidé. Sans doute n'avait-il pas trouvé le courage d'affronter les éléments alors que son maître l'avait intimé de garder le porche. S'il n'avait pas eu un temps restreint devant lui, Marcus se serait certainement laissé le loisir de soupirer avant d'aller le chercher. À la place, il se laissa pleinement guider par ses réflexes, abandonnant l'idée de se poser des questions. Une nouvelle fois, il se retrouva bousculé de tous côtés, tantôt par la grêle s'abattant sur lui, tantôt par le vent tentant de lui faire perdre l'équilibre. Il commençait à lui tarder que tout cela cesse enfin. Et, lorsque ses pas rebroussés le conduisirent au premier porche sous lequel il s'était abrité, il pouvait constater que Nero partageait pleinement son avis.

« Là mon ami, on va aller se trouver un coin tranquille » lui dit-il doucement, alors que l'animal glapissait, témoignant sa volonté de ne pas retourner sous la tempête. Il n'avait pas le choix pourtant, il allait bien devoir se laisser faire. Il le savait pertinemment, autrement Marcus n'aurait pu retourner affronter les éléments, le malinois dans ses bras à nouveau. Au final, il avait renoncé à l'idée de le faire courir à ses côtés, s'abandonnant à son instinct protecteur vis à vis de la prunelle de ses yeux. Pour rien au monde il ne souhaitait le voir dans un tel état plus longtemps. Si son compagnon était un tantinet encombrant, l'italien s'efforça de courir sans trop traîner, alors que la brune avait fait marche arrière pour lui indiquer de la suivre. Il n'avait pas pris la peine de réfléchir, préférant considérer cela comme une bonne nouvelle à venir.

Sous le regard interrogateur de son chien, il resta interdit en apercevant la vitre brisée, dont certains éclats au sol semblaient parsemés d'un peu de sang. Son regard pivota alors lentement en direction de l'inconnue. Il s'autorisa un temps de réflexion. Était-ce son œuvre ? Il se doutait bien que la réponse avait de très fortes chances d'être positive. D'ordinaire, la perspective d'une entrée par effraction n'avait guère de place dans son estime, d'autant plus en raison de sa profession. Violer la vie privée d'une personne quelle qu'elle soit allait à l'opposé de ses principes. Pourtant, au fond de lui, il devait bien s'admettre reconnaissant envers la Dame, qui elle avait eu le courage de braver l'interdit. Si le domicile était effectivement vide, les conditions faisaient qu'il ne pouvait refuser d'entrer. S'il se fichait de subir la tempête, le comportement de son chien l'inquiétait trop pour le lui infliger.

Il obtempéra pourtant, lorsqu'elle l'incita à entrer. Balayant rapidement de rebord du revers de la main, il s'assura d'éviter de se blesser bêtement avec un débris restant qu'il n'aurait pas vu, avant de déposer le malinois à l'intérieur en premier. Il put ensuite le rejoindre lui et l'inconnue, et brisa finalement le silence. « Du moment que le propriétaire ne nous surprend pas chez lui, nous ne devrions pas avoir d'ennuis. » Du moins, c'était ce que lui murmurait le principe trop bien connu du pas vu, pas pris. Dans le cas contraire, il allait devoir tâcher de profiter de son emploi pour leur éviter quelques soucis à tous deux. À ce propos, n'était-elle pas blessée ? Il se maudit pour avoir oublié ce détail. « Vous ne vous êtes pas trop fait mal au moins ? Il doit bien y avoir une pharmacie quelque part, il faudrait au moins vous désinfecter. » Après tout,  rien n'assurait la propreté de la vitre, et une mauvaise cicatrisation pouvait trop vite arriver.

Lancé dans l'idée de trouver la salle de bain, ainsi qu'une éventuelle armoire à pharmacie, il commença à explorer par de brefs coup d’œil les pièces avoisinantes, ce qui permettrait aussi de s'assurer qu'il n'y avait pas un éventuel habitant planqué quelque part. Remis bien rapidement de ses émotions, le chien avait retrouvé sa vivacité naturelle et effectuait d'incessants aller-retour entre son maître et l'inconnue, à l'égard de laquelle il semblait avoir abandonné toute éventuelle méfiance.
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Troubled Sky {Marcus/Moriah}

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