AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 The Earth's bowels - Ambre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 682
↳ Points : 300
↳ Arrivé depuis le : 16/04/2017
↳ Age : 18
↳ Avatar : Stephen James
↳ Age du Personnage : 26
↳ Métier : Peacekeeper
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement, méfiant vis-à-vis de la Résistance
↳ Playlist : Woodkid - Conquest Of Spaces ⋆ Woodkid - The Great Escape ⋆ Arctic Monkeys - Do I wanna know ? ⋆ Elias - Cloud ⋆ Mc Solaar - La Belle et le Bad Boy ⋆ Matmatah - L'Apologie ⋆ Of Monsters And Men - Thousand Eyes ⋆ Missio - Anthem for the Broken ⋆ Boy Epic - Trust
↳ Citation : « L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #6666cc



les petits papiers
↳ Copyright: Thinkky ♥️♥️
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: The Earth's bowels - Ambre   Dim 30 Avr - 13:28

The Earth's bowels
Ambre & Marcus

Sa nuit avait été de courte durée, si bien qu'elle ne fut pas sujette au rêve. Il n'en fut pas déçu, bien au contraire. À ses yeux, rêver n'était plus que futilité. Il n'avait plus foi en ses rêves, pas plus qu'il n'en faisait. Il avait beau ne pas y avoir d'âge pour bâiller aux corneilles, il n'y croyait plus. À la rigueur, une once d'espoir animait encore son être, maintenait son cœur en éveil. L'espoir qu'un jour, le monde retrouve son bon sens. L'espoir qu'un jour, les différentes idées qui dominaient le quotidien puissent enfin finir par s'accorder. L'espoir qu'un jour, il n'aurait plus à espérer.

Et toi Nero, rêves-tu ?

Le malinois l'observait avec curiosité, alors que l'italien revêtait son uniforme gris de peacekeeper. Comment allait-il pouvoir lui expliquer qu'il ne serait pas de la partie ? Comment lui expliquer qu'il ne voulait pas lui faire prendre de risques ? Nero n'y comprendrait certainement rien, qu'il le lui dise en anglais aussi bien qu'en italien. Pour lui, sa place était auprès de son maître. Mais cette fois-ci, il aurait une toute autre mission. Marcus ne voulait, ni ne pouvait, l'emmener avec lui. Le chien allait devoir comprendre qu'il resterait garder la maison, sans trop de déception de préférence.

***

Assis à l'arrière du fourgon qui leur permettrait de rejoindre le sud, comprimé entre la vitre et un collègue ayant tout autant de place que lui ainsi que de son deuxième voisin, il regardait filer le paysage, ou du moins ce qui était censé l'être. Misère. Tel était l'unique mot lui venant pour qualifier l'état de ce coin laissé à l'abandon. Pourtant, il ne ressentait rien de spécial, peu surpris par l'état des choses. La seule émotion qu'il ressentait alors, était de la colère dirigée vers le chauffeur, ne ménageant aucun d'entre eux en dépit de l'état cabossé de la route. S'il avait beau serrer les abdos, rien n'y faisait, il se faisait secouer.

Distrait, il n'écoutait qu'à moitié les discussions de ses équipiers du jour. Il n'en avait rien à faire de la femme d'un tel, du gosse d'un autre, ou même de la dépression d'un dernier. Ce qu'il voulait, c'était juste que tous se taisent, et qu'ils puissent enfin se concentrer en silence. Visiblement, c'était chose compliquée. Alors, prenant son mal en patience, il serrait les dents, ne prenant la parole qui si on le sollicitait. D'après l'un d'eux, ce n'était plus qu'une question de minutes avant qu'ils n'arrivent, ainsi se contentait-il de languir un peu plus de liberté de mouvement.

Machinalement, il s'étira, tandis qu'il pouvait enfin se dégourdir les jambes. Sa petite satisfaction ne fut que passagère, l'heure de s'équiper venait déjà. Ne raffolant pas plus des armes à feu qu'il ne les détestait, il se tint tranquille pendant que les plus pressés récupéraient leur matériel. Il glissa ses deux pouces dans les encoches de ses manches, avant d'enfiler son gilet de protection. Ce n'était pas ce qu'il préférait, la terrible sensation de voir ses mouvements limités le démangeait. Certes, ça pourrait certainement lui sauver la vie, mais les résistants qu'ils iraient déloger dans les mines n'auraient pas cette chance.

« Oh Di Lorenzo ! T'oublies pas un truc ? »

Il fronça les sourcils, cherchant ce qu'il pouvait bien lui manquer. Son collègue ne lui laissa pas le temps de trouver, lui lançant une paire de gants à la figure. Bien sûr, qu'il était bête. Ses mains n'étaient pas non plus à l'abri de blessures. Il soupira, enfilant lesdits gants, tout autant gris que le reste de sa tenue. Il avait toujours du mal à supporter d'en porter, n'ayant d'autre impression que celle de glisser au contact du tissu cousu à l'intérieur, par soucis de 'confort'. Enfin, au moins ça pourrait toujours lui servir d'excuse en cas de manque de succès.

« Bon les gars, on retrouve nos collègues en noir et on va déterrer du Résistant. »

Posté en arrière du groupe, Marcus tiqua. Comment ça, leur branche de tireurs d'élites était donc de la partie ? La désagréable impression de comprendre que ce ne serait pas une simple visite d'arrestation le fit grincer des dents. Qu'il était naïf, avoir cru un instant que ces ennemis directs du Gouvernement seraient traités de la même manière que de simples trafiquants. On l'interrompit avant même qu'il ne puisse réellement ruminer son mécontentement. Dardant son regard sur les silhouettes noires qui apparaissaient devant eux, il écouta les consignes de celui qui les conduisait.

Des équipes de deux, un simple peacekeeper avec un shadowhunter. Le prétexte que leur petit nombre permettrait de parcourir plus de tunnels en simultanée, pour une efficacité accrue. Décidément, cette mission s'annonçait fort bien. Il allait adorer, il en était plus que convaincu. Mensonge, il regrettait déjà de ne pas avoir été malade comme un chien la veille, ce qui aurait pu lui permettre de ne pas participer. Et, alors que l'appel se fit, il eut le plaisir d'apprendre qu'il serait avec une certaine Ambre Del Nero. Il en était comblé, si bien qu'il fut démangé par l'envie de donner un coup de dent dans ses ongles. Ces maudits gants l'en empêchèrent.

En faisant équipe avec l'italienne, il savait d'avance qu'il n'allait pas passer un bon moment. S'ils avaient déjà eu l'occasion de travailler ensembles, ça n'avait encore jamais été en duo, et encore moins dans un espace aussi confiné qu'un tunnel. Le challenge allait être important pour ses nerfs, il ne l'ignorait pas. Alors, pendant que les équipes commençaient à se former, il s'approcha de la jeune femme.

« Tu veux qu'on ouvre la marche ? »

Ni bonjour, ni amorce d'un semblant de politesse. Ce n'était pas son genre, pas plus que ça ne serait utile. Quitte à devoir faire équipe avec elle, autant lui proposer de ne pas perdre de temps. Avec un peu de chance, ça pourrait peut-être bien même les faire sortir de la mine en avance, du moins préférait-il l'espérer.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4679-do-you-wanna-know-me En ligne

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1235
↳ Points : 1199
↳ Arrivé depuis le : 23/07/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Emily Browning
↳ Age du Personnage : 24
↳ Métier : Shadowhunter & Tueuse
↳ Opinion Politique : The rules apply to everyone, and order must be preserved
↳ Niveau de Compétences : /
↳ Playlist : Two steps from hell ~ Heart of Courage, Victory / Arch Enemy ~ War Eternal / Epica ~ In All Conscience, Unchain Utopia / Lindsay Stirling ~ The Arena / Sia ~ Chip Trills / Within Temptation ~ Empty Eyes, A shot in the dark / Imagine Dragons ~ Demons / Queen ~ Bohemian Rhapsody
↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
↳ Multicomptes : Solveig Eriksson & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : #660000



les petits papiers
↳ Copyright: Lux Aeterna ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Earth's bowels - Ambre   Lun 8 Mai - 1:09

The Earth's bowels
Ambre & Marcus

Ce plafond blanc, immaculé, dont elle avait fini par connaître les moindres recoins par cœur. Elle l'avait passé des centaines et des centaines de nuit à l'observer, quand les insomnies s'emparaient de son esprit. Et étrangement, pour une personne qui n'avait pas de morale, cela lui arrivait régulièrement. Comme si une partie de son esprit essayait de lui faire comprendre quelque chose, mais que la volonté écrasait la conscience. Violemment. Pour ne laisser que l'habitude et le conditionnement. Pour ne pas qu'elle se pose de questions, puisque celles-ci la tueront certainement. C'était stupide, d'autant plus qu'elles commençaient à se lever d'elles-mêmes. Murmures en fond, petites voix dans ses oreilles, bourdonnements incessants dont elle ne pouvait se défaire. Elles restaient en suspens aux barrières de sa volonté, tout en étant présentes, tout en voletant autour d'elle. C'était cela qui la maintenait réveillée dans les heures les plus sombres de la nuit. Juste des bruits de fond qu'elle ne comprendrait pas encore, qu'elle était incapable de décortiquer et d'assumer. Mais c'était là, la bouffant de l'intérieur sans qu'elle ne parvienne à en parler à quelqu'un. D'ailleurs, qui écouterait ses états d'âme ?

Le reveil finit par sonner, la tirant de la semi-torpeur dans laquelle elle s'était glissée, attendant que le temps passe. Elle était appelée à se rendre, dans la matinée, au centre de contrôle de la Milice, histoire d'être mise au courant de la prochaine mission. Qui devrait certainement se dérouler dans la journée, ou dans la soirée, comme elle connaissait ses supérieurs.... En réalité, Ambre n'avait jamais compris cette manie de les prendre ainsi de court. D'évoquer une mission seulement quelques heures auparavant, ne leur laissant alors pas réellement le temps de se préparer, réduisant les chances de réussite. Enfin, pour l'italienne, cela ne changeait pas vraiment, elle était capable de s'adapter rapidement, et de créer un plan à partir de peu de choses. Cependant, il fallait l'avouer, si elle était mise au courant quelques jours en avance, cela lui permettrait d'être plus précise, et de récolter plus d'informations en vue d'avoir les plans les plus parfaits possibles. Enfin, demander à des bureaucrates souhaitant seulement leur avancement dans la hiérarchie de penser à tout cela était mission impossible, et Ambre n'avait de toute façon jamais été du genre à critiquer les décisions prises. Elle se contentait d'obéir, conditionnée comme elle l'était...

Rapide petit-déjeuner pris, pour éviter de manquer de quoi que ce soit durant la journée, et elle s'enfonçait dans les ruelles à peine éveillées de la Nouvelle-Orléans. Parfois, les voitures au quotidien lui manquaient. Aller d'un point A à un point B avait été bien plus facile de par le passé, quoi qu'on en dise, et cela l'ennuyait. Il fallait s'adapter, s'y habituer, les temps avaient été changés, pour le pire mais surtout pour le meilleur. Soyons sérieux quelques minutes, pour Ambre, tout avait changé, mais en mieux. Finies les missions toutes plus dégoûtantes les unes que les autres, elle se contentait désormais des meurtres. Propres, rapides, sans besoin d'extraire des informations auparavant. Enfin, ça, c'était dans la logique. Dans les faits, elle venait elle-même de faire le choix de revendre son corps, pour une vengeance qui n'était pas la sienne et qu'on lui avait interdite de faire. Ce devait être la première fois qu'elle allait contre un ordre direct, d'autant plus un venant de Niklas. Un courant d'air un peu plus violent la fit quitter ses pensées sordides. En effet, mieux valait ne pas s'y attarder pour le moment, bien qu'Ambre était capable de bien tenir sa langue, une erreur était si vite arrivée. Et étonnamment, même elle en faisait.

Le briefing n'avait jamais été aussi court, et Ambre fut tentée de se demander si les supérieurs ne se foutaient pas un peu de leur gueule, d'autant plus qu'ils ont décidé que cette mission se ferait en collaboration avec des peacekeepers. Pour une arrestation de résistants. Arrestation. Quel joli mot, alors que les miliciens allaient juste perpétrer un massacre, l'italienne le savait bien. Cependant, les bureaucrates avaient appris à bien manier les mots. Et massacre résonnait étrangement moins bien que arrestations d'hommes menaçant dangereusement l'équilibre du Gouvernement et la sécurité des citoyens. En plus, le second donnait l'impression que la populace était importante aux yeux des dirigeants. Ce qui était faux, bien évidemment, et Ambre ne voyait même pas en quoi cela était dérangeant. Peut-être parce que pour elle, le Gouvernement était blanc, contrairement au reste de la population. Oui, l'italienne devait être l'une des rares personnes à voir le monde sans aucune nuance. Blanc ou noir, le gris n'avait aucunement sa place entre les deux. Ce qui rendait certaines relations complexes. Dante par exemple. Il était noir. Ennemi du Gouvernement, idées d'opposition, lutte contre les engagements pris par les dirigeants. Le noir le plus pur du monde. Et en même temps... Il était le blanc immaculé de son passé. Celui en qui elle avait entièrement confiance, et c'était peu dire pour une jeune fille élevée dans la méfiance permanente des autres êtres.

Déplacement de quelques centaines de mètres pour aller se positionner non loin des mines abandonnées. Les peacekeepers étaient arrivés, se préparant et écoutant les ordres. Ambre, quant à elle, attendait tout simplement que son binôme lui soit attribué, vérifiant les armes qu'on lui avait remises. Son épée était toujours accrochée à sa ceinture, aiguisée comme jamais. En plus de cela, elle avait récupéré quelques armes de poing et un fusil pour lui permettre de débusquer les résistants de loin. Et... Il lui manquait très clairement certaines protections par rapport à ses collègues. Cependant, Ambre avait toujours été du genre à privilégier la rapidité d'exécution à la protection pure et dure. Une façon de voir les choses, mais n'ayant pas peur de la mort, elle s'en moquait pas mal. L'appel se fit, et ses yeux se posèrent sur celui qui allait être son camarade pour la mission. Elle le connaissait, ils avaient déjà fait partie d'une même équipe de par le passé. Et elle ne l'appréciait pas. Enfin, d'un côté, c'était Ambre, rares étaient les personnes qui trouvaient grâce à ses yeux. Ca la pousserait à terminer la mission plus vite.

« Evidemment, ça me fera moins de demeurés à gérer. »


Ambre était la gentillesse incarnée, cela transperçait par chacun des pores de sa peau. Elle se détourna rapidement, sans jeter un regard envers les autres binômes, trop occupés à faire connaissance et se questionner les uns les autres. La milicienne, de son côté, avait déjà eu l'occaison de jeter un coup d'oeil aux dossiers de tous ses collègues. Et quand on n'oublait pas, étonamment, tout était plus facile. Elle s'enfonça dans le tunnel, ses chaussures plates lui permettant de se déplacer rapidement, souplement, et discrètement sur le sol empli d'aspérités. Prises trouvées facilement, peut-être trop. Son regard balayait les environs, s'habituant à la légère pénombre. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, les voix se transformaient en murmures, puis de simples échos, bien vite remplacés par le bruit de leur respiration, seules survivantes face au silence qui les écrasait. La jeune fille réajusta l'oreillette qui lui servait de contact avec la base. Enfin, tant qu'ils étaient encore relativement à l'abri...

« J'espère que tu n'hésiteras pas à tirer. Je n'ai pas besoin d'avoir un lâche à mes côtés, pas dans une telle mission. Tu sais dans quoi tu t'embarques ? »

Être sûre qu'il ne flanchera pas face aux résistants. Chaque mot avait été prononcé avec un détachement que la faisait souvent passer pour une connasse, une folle sanguinaire aussi aux yeux de certains. Le regard ne s'était pas détourné de la fin du tunnel, pas à un seul instant pour observer le visage de son acolyte. Elle ne ferait jamais une telle erreur de débutant.

De nouveaux bruits furent entendus. Ambre ne fut pas capable de les analyser avec précision. Néanmoins, son esprit en vint à une conclusion tout à fait logique :

« On sera peut-être attendu. »


Si le projet avait fuité. Elle n'espérait pas, mais c'était une hypothèse à prendre en compte. De toute façon, Ambre avait toujours été d'un pessimisme sans égal. Toujours se préparer au pire, c'était ce qu'on lui avait appris. Un peu trop bien...

_________________
+ In the ruins of Madness +
She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 682
↳ Points : 300
↳ Arrivé depuis le : 16/04/2017
↳ Age : 18
↳ Avatar : Stephen James
↳ Age du Personnage : 26
↳ Métier : Peacekeeper
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement, méfiant vis-à-vis de la Résistance
↳ Playlist : Woodkid - Conquest Of Spaces ⋆ Woodkid - The Great Escape ⋆ Arctic Monkeys - Do I wanna know ? ⋆ Elias - Cloud ⋆ Mc Solaar - La Belle et le Bad Boy ⋆ Matmatah - L'Apologie ⋆ Of Monsters And Men - Thousand Eyes ⋆ Missio - Anthem for the Broken ⋆ Boy Epic - Trust
↳ Citation : « L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #6666cc



les petits papiers
↳ Copyright: Thinkky ♥️♥️
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Earth's bowels - Ambre   Mar 16 Mai - 23:01

Un instant, il se permit de s'égarer dans ses pensées. Il y avait, au cœur de ses entrailles, ce petit quelque chose de noué qui l'empêchait de n'être sujet à aucune forme d’appréhension quelle qu'elle soit. Ce job, il l'avait choisi pour protéger les autres, et non pas pour les attaquer. Pourtant, pour avoir déjà vécu, à ses yeux, un trop grand nombre de situations semblables, il savait qu'ils n'effectueraient pas une simple visite de courtoisie. Tromperie, manipulation, habile manœuvre. Impossible pour lui de mettre un nom sur cette maline cachotterie du Gouvernement. Faire croire que la justice veillait, alors qu'à tout coin de rue existait un risque de retournement de veste. Il ne pourrait pas marcher dans ce sens-là, il le savait. C'était la raison même de son malaise, devoir faire semblant que tout était on ne peut plus normal. Et le problème était justement là. Cela faisait trop longtemps que la normalité ne semblait lui n'être plus qu'une lointaine cousine.

Nerveusement, il se serait rongé les ongles sans même s'en rendre compte s'il n'avait pas eu ces satanés gants l'en empêchant. En quoi étaient-ils donc indispensables ? Pour cacher le sang qu'ils voulaient qu'il se mette sur les mains ? Personne n'était donc affecté par l'idée de retirer une vie ? Était-il le seul humain présent à se soucier un tant soit peu de la notion d'égalité ? Trop de questions l'habitaient régulièrement sans qu'il ne puisse y trouver aucune réponse suffisamment satisfaisante. Selon lui, le terme arrestation n'avait clairement pas le même sens en fonction qu'il s'agisse d'un petit trafiquant de produits illicites ou d'un résistant. Si on lui demandait simplement de foncer dans le tas sans chercher à se poser de question, il ne pouvait pas s'empêcher justement de s'en poser. Il y avait décidément trop de points de différences entre les idées promues par le Gouvernement et les siennes. Et pourtant, il allait devoir plier l'échine, au risque de s'attirer des ennuis dont il ne désirait pas se voir affublé s'il ne parvenait à s'y efforcer.

Autour d'eux, personne ne semblait particulièrement pressé de se glisser dans les tunnels, à sa plus grande incompréhension. Ne sachant trop qu'en penser, il fixa ses pieds un court instant, avant de lever les yeux au ciel. Son regard glissa sur toutes ces silhouettes de noir et de gris vêtues, sans prendre la peine de s'y attarder. N'étaient-ils pas pressés d'aller abattre de pauvres gens ? Ou sinon ne voulaient-ils pas finir leur journée au plus vite pour pouvoir rentrer se prélasser dans leur petite maison douillette ? Au moins, pour ce point là, il ne pouvait pas regretter d'avoir à faire équipe avec Ambre. À force, tout le monde se connaissait un minimum C'était à croire qu'il était d'un intérêt vital d'échanger avec tous les collègues présents. Et, dans le fond, il était presque rassuré qu'elle veuille entrer sans plus traîner, même s'il fut plus ou moins délicatement traité d'abruti. N'ayant pas envie de se prendre immédiatement la tête avec elle pour pas grand chose, il préféra ne pas réagir et s'élancer à sa suite dans le tunnel.

Et, à son tour, il disparut progressivement dans la pénombre. À mesure qu'ils s'engouffraient dans la Terre, la luminosité s'estompait. Lorsqu'ils ne baignèrent plus que dans l'obscurité, Marcus ne voyait plus rien, envoûté par cette sombre amie de la nuit. Dans un tel milieu, tous partaient sur un nouveau pied. Il était impossible de juger ceux que l'on ne voyait pas, au même titre qu'il était impossible d'être vu si on désirait réellement qu'il en fut ainsi. Jusqu'à ce que ses pupilles se dilatent finalement pour adapter sa vue à l'éclairage inexistant de la mine, il baigna dans un calme reposant, oubliant la tension que pouvait provoquer leur mission. Seule résonnait en ses tympans la cadence de sa respiration, en parfaite synchronisation avec chacun de ses pas décomposés, sur le sol humide. S'offrant le luxe de baisser quelques secondes sa vigilance, ses yeux commencèrent enfin à lui donner le loisir de distinguer tout ce qui l'entourait.

À nouveau, la voix de son équipière se fit entendre, brisant le silence qui s'était installé entre eux. Le brun se tendit, placé par réflexe sur la défensive. Qu'attendait-elle, qu'il lui dise clairement de ne pas compter sur lui ? S'il ne s'agissait que de tirs, il n'y avait aucun problème. N'avait-il pas été formé à savoir utiliser une arme ? « Je ne serai sans doute pas ici si je ne savais pas presser la détente. » articula-t-il finalement. N'importe quel fou en était capable, lui y compris. Mais il n'était pas non plus dupe et se doutait bien que ce qu'elle lui demandait dépassait le simple fait de gaspiller une balle sur un mur. « En revanche, de nous deux c'est toi qui est payée à tuer. » Ce n'était pas lui, encore heureux, même s'il semblait qu'on ne lui reprocherait pas d'user intensivement de son arme, en particulier dans les affaires impliquant des résistants. Alors oui, il savait dans quoi il s'embarquait, et il aurait sans douté préféré qu'il n'en soit pas ainsi.

Et, hélas, lui aussi avait pu constater que les informations étaient vraies. Il y avait donc bel et bien de l'activité dans les entrailles de la Terre, en espérant qu'elle ne soit pas comparable à celle d'une fourmilière. Autrement, il pourrait définitivement abandonner l'idée de tenter de respecter ses convictions, pour en arriver à une lutte pour sa propre survie. À ce moment là, il penserait certainement à ces petits malins ayant choisi de fermer la marche. Mais sur l'instant présent, il privilégia l'absence d'égarement, tendant l'oreille alors qu'il mettait un pied devant l'autre le plus silencieusement que son équipement le lui permettait. Il s'efforçait de respirer doucement tant qu'ils n'auraient pas réussi à identifier la localisation de l'origine du bruit. Enfin, pour ça, il comptait plutôt sur Ambre que sur lui. Il ne pouvait le nier, ses talents de localisation dans l'espace étaient plutôt limités.

Et, sans même qu'il ne puisse affirmer combien de temps avait pu s'écouler tant le calme lui avait semblé éternité, une détonation résonna dans ses oreilles. La balle vint se loger d'un bruit sourd dans la pierre de la galerie, à seulement une petite distance devant eux. Instinctivement, il eut un mouvement de recul. Devant eux se trouvait probablement un carrefour entre plusieurs tunnels, autrement le tireur aurait sûrement fait mouche. Son cœur commença à s'accélérer, alors qu'il ressentait l’adrénaline monter petit à petit. Il aurait préféré qu'ils ne soient pas armés. « Ok, j'admets qu'il sera un peu plus compliqué d'envisager une méthode douce maintenant. » chuchota-t-il alors qu'il se plaquait contre le mur opposé à celui qui venait d'essuyer le tir. Maintenant que l'hypothèse de la milicienne était confirmée, il baignait à présent dans le doute de leur organisation.

S'ils étaient tous armés, il n'hésiterait pas à tirer. Mais l'obscurité omniprésente l'empêcherait de pouvoir les observer, d'autant plus qu'avec les échos leur position n'était qu'incertaine. Il ne supporterait pas l'idée de faire feu sur une personne armée en prenant le risque qu'elle soit accompagnée par d'autres moins équipées. Il allait devoir faire avec cette hésitation, jugeant sur l'instant sa propre sécurité plus importante. « Je te préviens, je ne tire que sur ceux qui tentent de nous trouer la peau. » Dans sa poitrine, son cœur s'emballa. S'il faisait une erreur de jugement dans le feu de l'action, il allait s'en vouloir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4679-do-you-wanna-know-me En ligne

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1235
↳ Points : 1199
↳ Arrivé depuis le : 23/07/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Emily Browning
↳ Age du Personnage : 24
↳ Métier : Shadowhunter & Tueuse
↳ Opinion Politique : The rules apply to everyone, and order must be preserved
↳ Niveau de Compétences : /
↳ Playlist : Two steps from hell ~ Heart of Courage, Victory / Arch Enemy ~ War Eternal / Epica ~ In All Conscience, Unchain Utopia / Lindsay Stirling ~ The Arena / Sia ~ Chip Trills / Within Temptation ~ Empty Eyes, A shot in the dark / Imagine Dragons ~ Demons / Queen ~ Bohemian Rhapsody
↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
↳ Multicomptes : Solveig Eriksson & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : #660000



les petits papiers
↳ Copyright: Lux Aeterna ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Earth's bowels - Ambre   Ven 16 Juin - 2:15

The Earth's bowels
Ambre & Marcus

Dans ce genre de situations, elle désespérait de ne pas avoir de pouvoirs, de sens surdevloppés, d'instinct animal, bref, ce qui rendait certaines personnes si uniques et si utiles. Elle ne pouvait ni voir, ni entendre d'où venait les bruits et les balles, devant se contenter de son esprit et de son intelligence. Si elle se ratait dans ses calculs, c'était la mort assurée. Voilà pourquoi la question, désagréable certainement, avait passé la barrière de ses lèvres. Elle avait besoin de savoir si elle pouvait compter sur lui, ou s'il aurait la moindre hésitation. Ambre en avait eu des binômes, tous se la ramenant plus les uns que les autres. Et elle riait jaune souvent, découvrant à quel point chaque mot pouvait être du vent. Elle qui n'offrait sa parole que rarement, et la respectait, elle ne parvenait pas à comprendre comment on pouvait se prétendre le meilleur, capable de tout, puis fuir dès que le danger pointait le bout de son nez, ou pire encore : faire foirer la mission avec un comportement indigne d'un milicien. Elle en avait croisé tellement au fil des années que désormais, elle n'accordait plus du tout sa confiance – toute relative déjà – à ses camarades de mission. Autant le dire clairement: elle ne comptait que sur elle-même. Parfaite petite soldate plus habituée à réaliser des missions seule qu'avec d'autres, et qui se complaisait dans ce choix, au point-même d'appuyer les rumeurs à son sujet, ou la crainte qu'elle inspirait par certaines de ses méthodes.

Une réponse fut offerte. Il avait été formé à tirer et se servir d'une arme. C'était déjà un bon point, mais elle nota évidemment qu'il n'avait pas répondu clairement à sa question. Certes, une question sous-jacente mais c'était ainsi que la jeune fille fonctionnait, utilisant plus facilement affirmations qu'interrogations. La suite lui arracha l'ombre d'un sourire, passant inaperçu dans la pénombre du tunnel. Elle aimait bien sa réponse. L'honnêteté et la franchise étaient des qualités qu'elle pouvait apprécier chez les autres, notamment lors de missions comme celle-ci. Ambre faisait en effet partie de ces gens qui préféraient savoir dès le début qu'ils avaient avec eux quelqu'un pouvant hésiter. Et son plan s'adapta en conséquence, allant jusqu'à modifier l'implication de Marcus dans celui-ci. Plusieurs possibilités s'offraient à elle, et elle garda toutes les stratégies dans un coin de sa tête. Les mouvements ennemis lui étant inconnus, elle préférait tous les avoir à l'esprit, pour pouvoir s'adapter en conséquence en une fraction de seconde. C'était sa force, autant l'utiliser.

Les doigts se resserrèrent autour de la crosse de son arme. Fusil suffisamment puissant pour réduire en charpie un corps humain à courte portée. Un petit bijou par sa puissance, qu'Ambre ne pourrait pas se procurer en dehors du Gouvernement. Pourtant, elle en connaissait des trafiquants d'armes, mais aucun ne pourrait fabriquer ou trouver une telle arme sans attirer l'attention sur lui et son business. Voilà pourquoi elle aimait travailler pour le Gouvernement, au-delà des valeurs qu'elle partageait avec lui. Cet accès si facile aux armes, objets de massacre qu'elle aimait tant...

Son attention se reporta sur la lumière qui apparaissait au bout du chemin. Ils n'allaient certainement pas tarder à ressortir, en territoire inconnu et possiblement ennemi. Et elle espérait réellement se tromper et qu'ils ne soient pas attendus. Sinon, la situation se compliquerait, et le sang coulerait. Non pas que cela la dérangeait, mais elle préférait quand même éviter de finir blessée, ou de revenir bredouille auprès des autres miliciens. Ceux-ci ne manqueraient pas de rire de la femme qu'elle était. Fierté mal placée diront certains. Enfin, pour l'instant, Ambre avait d'autres chats à fouetter. Il lui fallait trouver l'origine du bruit, faire fi des échos qui lui parvenaient. Le tunnel n'était pas le meilleur endroit pour traquer un son, celui-ci résonnant contre les parois, augmentant son intensité au fur et à mesure, rendant la localisation quasi impossible pour des oreilles humaines. Foutue humanité.

Elle capta le cliquetis d'une sécurité, peu avant le bruit de détonnation. Si la balle alla se planter dans le mur non loin d'eux, cela était une mise en garde à leur encontre. Aucun sourire ne vint de dessiner sur son visage, et ses traits montraient une concentration intense. Elle cherchait à déterminer d'où venait le tir. Autant dire que les oreilles la mèneraient dans de fausses directions, avec toutes les cavités et séparations du tunnel.... Néanmoins, suivant du regard le chemin probable effectué par la balle avant de s'enfoncer dans la pierre, elle en déduit que le tireur s'était positionné soit face à eux, soit à droite. D'ailleurs, d'instinct, elle s'était accroupie, pour éviter les balles qui pourraient certainement voler au-dessus de sa tête. Doigts d'une de ses mains posés sur le sol, elle maintenait son équilibre de manière à ne pas trembler, ni effectuer le moindre mouvement. Marcus s'attendait-il à une balade de santé en venant ici ? Cette pensée aurait pu la faire rire, si elle avait été normale.

Le silence était retombé dans le tunnel, le bruit de la détonation ayant certainement couvert la fuite de leur tireur. Ambre aurait aimé pester contre son manque de réaction. Elle aurait pu riposter d'une salve bien placée. Mais elle n'avait pas eu le temps, gardant des réflexes dans une limite humaine. Après quelques secondes, elle finit par se redresser, laissant sa respiration et son cœur reprendre un rythme normal. La remarque de Marcus lui fit arquer un sourcil. Hé bien, ce n'était pas de la lâcheté, mais de la stupidité là. L'italien coulait de sa langue, dans un murmure qu'elle voulait le plus silencieux possible. Autant ne pas donner d'informations à l'ennemi s'il était dans le coin en utilisant une langue moins connue du grand public.

« Je suis surtout payée pour éviter que des anomalies ne s'en prennent à la ville, au Gouvernement et aux citoyens. Mais oui, s'il faut tuer, je n'hésite pas. »

Citoyens avait été placé en ernier. Cela avait son importance, puisqu'Ambre ne leur en accordait que peu. Lentement, aux aguets, elle avança, prenant bien le temps de faire le moins bruit possible. En tout cas, elle était bien contente de ne pas avoir mis une armure complète, celle-ci ayant tendance à ralentir ses mouvements plus qu'autre chose. Et elle aurait besoin de réactivité, elle le sentait bien, surtout avec Marcus qui hésiterait. Avant d'aller trop loin, elle lança à son camarade, toujours dans leur langue maternelle :

« Tu pourras tous les prendre en joug. Ils n'hésiteront pas à te tirer dessus et te descendre eux. » Pause, silence, légère hésitation avant de reprendre. « On parle là d'un groupuscule hyper-violent, suffisamment pour que l'on envoie les deux groupes de la Milice sur une même mission, avec des effectifs plus qu'importants. Sors un peu de tes illusions avant que la Faucheuse ne vienne te chercher pour une pitoyable seconde d'hésitation. »

Son regard glacial s'enfonça dans celui de son camarade avant de se reposer sur le carrefour à quelques mètres d'eux. Venait le moment de prendre une décision désormais. Et comme à son habitude, Ambre ne tergiversa pas. Un signe, suivi de simples mots :

« A droite. »

Les pas suivirent la parole, et elle se glissa dans la séparation du tunnel sur sa droite. Néanmoins, elle était à présent prête à faire feu. Réellement prête. Et pourtant, personne ne se présenta à eux. Tout était bien trop silencieux. Il devait y avoir un piège. Elle ralentit quand la pénombre commença à se disperser. Elle préférait prendre son temps pour réhabituer ses yeux à la nouvelle luminosité. Longeant le mur, elle entreprit d'observer le paysage s'offrant à elle, vide, bien trop vide à ses yeux. Le cerveau s'était mis en marche, passant en mode combat de lui-même. Elle captait, intégrait, analysait les informations pour s'en servir de façon optimale. Elle était dangereuse Ambre, bien plus que son physique ne le laissait penser.

Elle obligea soudainement Marcus à ralentir, alors qu'ils arrivaient à la fin du tunnel. Pour discuter stratégie avant de se jeter dans la gueule du loup. Et grand bien lui prit car ils furent accueillis par des balles. Aucune ne fut suffisamment bien placée pour les blesser mais cela étonna Ambre. Comment les avaient-ils repérés ? Caméras infrarouges ? Des créatures surnaturelles ? Simplement l'ombre que les deux corps projetaient ? L'italienne n'en savait trop rien, mais elle préféra reculer de quelques pas, par précaution. Ne pas se jeter dans la gueule du loup était une bonne idée.

« Tu ferais mieux de ne pas oublier qu'aujourd'hui, tu es leur ennemi au même titre que moi, et qu'ils ne feront pas de différences envers ton si grand cœur à ne vouloir t'en prendre qu'à ceux qui sont armés... » Clairement un défaut à ses yeux, et cela se sentait dans le ton légèrement carnassier. « On ne peut pas y aller en fonçant tête baissée. Pas tant qu'ils semblent être plus armés que nous. Laissons-les venir. »

Etonnamment, Ambre préférait rester dans l'ombre, d'autant plus qu'elle ne voyait pas les attaquants, donc était incapable de connaître leurs effectifs et leurs armements. Les obliger à venir impliquerait qu'ils passent par le tunnel, soit en plus petits nombres et avec un angle plus restreint. En plus, en les voyant arriver, la milicienne serait en mesure de les descendre avant qu'eux ne les découvrent. Après, ça pourrait être un long jeu. Néanmoins, il fallait prendre en compte que les autres miliciens allaient finir par descendre eux aussi, et donc possiblement créer une diversion autre part puisque du genre à foncer dans le tas. Et là, eux deux pourraient intervenir et s'occuper de nettoyer la zone. Ne jamais prendre trop de risques lorsqu'on n'était pas sûre des résultats, jamais.

_________________
+ In the ruins of Madness +
She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 682
↳ Points : 300
↳ Arrivé depuis le : 16/04/2017
↳ Age : 18
↳ Avatar : Stephen James
↳ Age du Personnage : 26
↳ Métier : Peacekeeper
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement, méfiant vis-à-vis de la Résistance
↳ Playlist : Woodkid - Conquest Of Spaces ⋆ Woodkid - The Great Escape ⋆ Arctic Monkeys - Do I wanna know ? ⋆ Elias - Cloud ⋆ Mc Solaar - La Belle et le Bad Boy ⋆ Matmatah - L'Apologie ⋆ Of Monsters And Men - Thousand Eyes ⋆ Missio - Anthem for the Broken ⋆ Boy Epic - Trust
↳ Citation : « L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #6666cc



les petits papiers
↳ Copyright: Thinkky ♥️♥️
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Earth's bowels - Ambre   Jeu 27 Juil - 1:40

Pris au dépourvu, il devait bien avouer qu'il ne se serait pas attendu à se faire tirer dessus si tôt. La surprise l'a cloué un instant sur place, interrompant son ruminement incessant. Ce n'était pas si mal dans le fond, pour le rappeler à l'ordre et lui faire fermer sa bouche de manière efficace. Parfois, il lui suffisait juste d'une petite piqûre de rappel pour lui signaler qu'il devait bien se plier aux exigences du métier s'il ne voulait pas finir à la rue. Mais un coup de feu ne suffisait pas. Il pouvait bien provenir d'une personne isolée tout comme d'un grand groupe d'une vingtaine de personnes. Il l'ignorait et là était le problème. Il ne savait pas à quoi s'attendre et ne pouvait donc pas s'y préparer. La marge d'erreur était grande et il s'en voudrait de faire fausse route.

Manquer une mission n'était pas un soucis. Marcus avait suffisamment de caractère pour subir les foudres de ses équipiers et supérieurs. Il supportait les remarques sans grande difficulté. Il serait compliqué de lui faire changer de position et d'adopter de nouveaux principes. Encore trop peu usé par le Gouvernement, le tatoué résistait à la pression, méprisant toute tentation vers la rébellion. Il n'avait pas d'autre attache que son chien, sans doute était-ce pour cela même que la situation lui était supportable. Seul à payer ses écarts de conduite, la tentation de se voir pousser des ailes était souvent énorme, comme en un tel moment. La présence de la shadowhunter ne lui faisait pas peur. Il n'avait aucun compte à lui rendre, pas plus qu'il n'avait à se préoccuper de sa sécurité. Elle était suffisamment grande pour s'en sortir sans lui et dans le cas contraire, il n'aurait pas une si mauvaise conscience.

Pourtant, il se sentait hésiter. C'était tout juste si la pénombre ne l'empêchait pas de voir où se trouvait Ambre. Comment serait-il en mesure de savoir combien de personnes se trouveraient face à eux ? Il ne pourrait non plus déterminer avec assurance qu'elles portent ou non une arme sans les éclairer et prendre ainsi le risque de compromettre sa propre sécurité. Au final, il allait devoir avant tout s'assurer de sauver sa peau, plus que celle des autres. Belle justice qui allait s'offrir aux pauvres malheureux qui ne leur auraient encore rien fait. La situation ne s'arrangerait pas en agissant violemment, il en était convaincu. Hélas, l'italienne ne semblait pas partager son avis. Il se redressait alors qu'elle lui marmonnait quelques paroles dans leur langue native. Il tiqua, tournant la tête en sa direction. Elle n'était plus assez loin pour échapper à son regard dégoûté. Anomalies avait-elle dit ?

« Nous sommes autant anormaux et mortels qu'eux. »

Son regard se perdit dans l'ombre qui les entourait tandis que son esprit bouillonnait. Qu'elle était belle l'humanité, ou du moins ce qu'il en restait. Condamnée à s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il ne reste plus personne en capacité de respirer. Condamnée à répéter les mêmes erreurs qui ne font que stagner la situation. Condamnée à chercher sans cesse à imposer ses opinions à ceux qui ne les partagent pas. Déjà que la Terre n'était pas suffisamment grande avant, dans quel merdier se trouvaient-ils actuellement ? La Nouvelle-orléans était bien trop petite pour accueillir des positionnements si différents même si au final, tous tournaient autour du même pot. Au lieu de chercher tous ensembles le meilleur moyen de combattre cet obstacle qui les divisait, chacun cherchait le meilleur moyen de se l'approprier. Ce n'était définitivement pas dans la logique du brun, qui ne pouvait que se retrouver mêlé à tout ça sans en éprouver d'autre envie que de vivre convenablement.

Elle reprit sa leçon de morale, alors qu'il commençait à ruminer de plus belle. Il n'avait pas besoin de tout ça, que l'on tente encore de lui dire ce qu'il doit faire. Pourtant, il continuait de la suivre, parce qu'il n'en avait pas vraiment le choix. Il savait que l'unique moyen d'échapper à cette mission pourrie aurait été de choper une angine carabinée quelques jours plus tôt, et encore. Tant qu'il tenait à peu près debout, il n'était pas certain de pouvoir échapper à une journée de travail. Il ne l'avait encore jamais testé, du moins. Le principal restait que dans tous les cas, il serait forcé à agir d'une manière qu'il désapprouve, pris dans le feu de l'action. Certains parlaient d'instinct de survie. Il n'en était pas convaincu, comme toujours.

Il garda le silence alors que de l'italien parvenait à nouveau à ses oreilles. Nul besoin d'en rajouter, il avait parfaitement compris qu'elle ne partageait pas son avis, tout autant qu'il était un simple boulet accroché à sa cheville. Il savait aussi pertinemment qu'il n'accepterait pas pour autant de mourir en cet endroit pourri. Il ne pouvait se permettre d'abandonner son compagnon animal. L'attachement entre l'humain et le canidé était bien trop fort pour qu'il reste indifférent à l'idée de le laisser seul derrière lui. Le simple fait de ne pas l'avoir avec lui suffisait à l'inquiéter. En aucun cas Nero ne devrait croire qu'il a été abandonné. Il ne se permettrait pas de mourir loin de lui. Stoppé dans ses pensées, il obliqua vers la droite, comme elle l'indiquait. S'il ne l'appréciait pas, elle avait tout de même des sens plus développés que lui. La chasse à l'Homme n'était pas un des loisirs qui le poussait le plus à progresser.

La tension devenait palpable. Le tatoué ne pouvait plus l'ignorer. Il avançait lentement, cadencé par ses inspirations régulièrement espacées. Ses pas étaient curieusement légers. Alerté par la prudence accrue de la milicienne, son esprit reprenait son droit chemin. Il cessait d'être distrait, et son attention se reporta sur Ambre, qui ouvrait la marche. Sa réaction déterminerait l'évolution de leur mission. Marcus commençait fortement à craindre que les choses sérieuses ne soient arrivées. Le silence qui pesait désormais entre eux suffisait à le lui indiquer. Et son pas qui ralentit le poussa à s'arrêter pour empoigner un peu plus solidement son arme. Il n'y avait plus que son cœur battant au sein de sa poitrine pour l'informer que le temps ne s'était pas encore arrêté. Alors il inspirait doucement, pour faire le moins de bruit possible. N'aimant pas les trop grandes responsabilités, il préférait la laisser prendre une initiative à sa place, alors autant ne pas l'en empêcher par tout son parasite.

Un sursaut lui échappa, alors que des détonations retentissaient à nouveaux. Les balles sifflèrent près d'eux. Son sang ne fit qu'un tour, il ne comprenait pas. La pénombre restait encore omniprésente et ils ne faisaient pas plus de bruit qu'un chat. Comment était-ce possible ? Mais à nouveau, Ambre brisa le silence, achevant de titiller ses nerfs. Et finalement, il se laissa répliquer dans sa langue natale. « Si t'arrêtais de me faire chier avec tes leçons de morale aussi, peut-être que je ferai un effort. » Il fallait bien que ça sorte à un moment ou à un autre, le moment était peut-être mal choisi, certes. Malgré cela, il approuvait l'idée de ne pas foncer dans le tas. Il préférait être attaqué qu'attaquer, quitte à devoir de toute façon tirer lui aussi. Il n'était pas pour autant certain que cette idée soit un franc succès puisqu'ils s'étaient déjà fait tirer dessus sans faire plus de bruit qu'en attendant.

Aux aguets, il préféra ne rien ajouter de plus. Au fond, il lui plairait bien qu'un peu d'aide survienne. Il était impossible pour le moment de savoir combien de personnes pouvaient bien se terrer de l'autre côté du tunnel. Sans doute n'étaient-ils même pas assez à deux pour leur faire face, aussi bien armés que la milice le leur permettait de l'être, autant dire très bien. Mais les autres binômes devaient avoir emprunté des routes différentes, autrement ils ne seraient pas restés seuls aussi longtemps. Marcus peinait à croire qu'un peu de renfort arriverait sous peu de temps. Il attendait sur le qui-vive que leurs adversaires daignèrent s'avancer. Ce ne fut pas pour de suite, hélas. Le temps lui sembla bien long avant qu'un semblant de cliquetis d'arme se fasse entendre. Le son était léger, certainement encore suffisamment loin d'eux pour qu'ils puissent se préparer à recevoir de la visite.

Sa tête se tourna en fin de compte vers la shadowhunter. « Quand tu veux, je suis prêt. » déclara-t-il à voix basse, conservant l'italien qu'elle avait instauré dans leur échange. Ce suspense commençait à l'agacer plus que les remarques de son équipière. Il commençait à avoir envie d'en finir au plus vite, quitte à tirer sur n'importe qui. Il n'y avait plus qu'à espérer pour que leurs opposants et Ambre ne tardent plus à ouvrir le feu pour éviter qu'il ne puisse changer à nouveau d'avis. Il suivrait le mouvement, tant pis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4679-do-you-wanna-know-me En ligne

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1235
↳ Points : 1199
↳ Arrivé depuis le : 23/07/2016
↳ Age : 21
↳ Avatar : Emily Browning
↳ Age du Personnage : 24
↳ Métier : Shadowhunter & Tueuse
↳ Opinion Politique : The rules apply to everyone, and order must be preserved
↳ Niveau de Compétences : /
↳ Playlist : Two steps from hell ~ Heart of Courage, Victory / Arch Enemy ~ War Eternal / Epica ~ In All Conscience, Unchain Utopia / Lindsay Stirling ~ The Arena / Sia ~ Chip Trills / Within Temptation ~ Empty Eyes, A shot in the dark / Imagine Dragons ~ Demons / Queen ~ Bohemian Rhapsody
↳ Citation : "For if a man plays the fool, then it's only fools he'll persuade. But appear to be the devil, and all men will submit."
↳ Multicomptes : Solveig Eriksson & Orfeo F. Renzacci
↳ Couleur RP : #660000



les petits papiers
↳ Copyright: Lux Aeterna ♥
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Earth's bowels - Ambre   Lun 11 Sep - 20:08

The Earth's bowels
Ambre & Marcus

Elle avait continué d’avancer, en ignorant la réponse de Marcus. Evidemment, qu’ils étaient anormaux, elle la première. Il lui en avait d’ailleurs fallu des années pour s’en rendre compte, notamment parce que la notion de morale n’existait pas chez Ambre. Elle avait été éduquée pour tuer, espionner, être la parfaite arme entre les mains de son géniteur, le reste n’était alors qu’accessoire. On ne lui avait jamais enseigné à se poser des questions sur ses actes, ses allégeances. Oh que non, il fallait simplement suivre les ordres, et ne jamais revenir sur la parole d’un supérieur. Sauf quand elle savait qu’il se trompait. Parce qu’Ambre était intelligente, trop peut-être, mais elle était aussi équipée d’œillères que l’on ne pouvait pas arracher. Elle réfléchissait, établissait ses plans, mais à aucun moment elle ne se rendait compte que ce qu’elle faisait était mal, qu’elle détruisait la vie d’autres personnes, et qu’il faudrait qu’elle se remette en cause. Aussi, et elle l’avait remarqué avec Dante, elle voyait, analysait tout à travers son propre cadre de référencement, mais de manière bien plus poussée que d’autres. Chaque mot était interprété, à l’extrême. Ce qui les avait menés à une discussion qu’ils n’auraient jamais dû avoir, et qui aujourd’hui la poussait à de nombreuses interrogations sur son propre passé. Cependant, ce n’était pas le moment de s’y attarder, pas en mission, pas à ce moment où son attention toute entière devait être focalisée sur ce qui était en train de se dérouler.

Et en effet, un pas de trop et cela aurait été la mort pour eux. Purement et simplement. Face à des résistants aussi farouches, mieux valait ne pas faire d’erreurs. Si Ambre n’avait aucun souci avec la mort, puisqu’elle l’avait frôlée à de nombreuses reprises, depuis quelques semaines, quelques mois, elle hésitait, elle était devenue plus prudente. Comme si quelqu’un l’avait poussée à prendre sa vie plus au sérieux. La milicienne n’aimait pas être influencée, mais cette fois-ci, elle s’était laissée faire. Peu pouvaient se targuer d’avoir la moindre importance dans son coeur, encore moins au point d’arriver à la faire changer. C’était minime, mais c’était présent. Et puis, cela n’irait qu’en grandissant. Bientôt, ses collègues verraient les changements, tout comme ses supérieurs. Elle s’interrogeait parfois, cherchant à savoir si elle continuerait son boulot longtemps. La raison répondait que oui. Et elle n’avait pas tort d’un côté. Ambre ne savait pas faire autre chose, et n’était pas faite pour la vie « citoyenne », ou normale. Il lui fallait de l’action, si ce n’était du danger et de la mort. Tuer, et rien d’autre.

« Je n’aurais pas à t’embêter à ce sujet si je savais que tu étais fiable, et que ta morale était alignée à celle du Gouvernement. Ce n’est pas de gaieté de coeur que je le fais. »

Il n’avait aucune fiabilité, et ses principes étaient opposés à ceux que les miliciens étaient supposé représenté. Et Ambre ne lui accordait aucune confiance. Elle se mura à nouveau dans le silence, s’obligea à se concentrer sur les bruits aux alentours. Etonnamment, il n’y avait rien. Rien du tout. Le fin sourcil se releva à cette pensée. Ce n’était pas possible qu’on leur ait tiré dessus et après, qu’il n’y ait plus rien. Ou alors ils avaient été attiré autre part. Le seul moyen de le savoir allait être de sortir, avec tous les risques que cela impliquait. La jeune femme pesait le pour et le contre, à l’abri dans ce tunnel qui lui permettait de penser tranquillement. Puis un cliquetis, léger, mais qui résonna dans la grotte. Parfait. Elle n’attendait que cela. La propre sécurité de son arme fut retirée à nouveau. Plus proche d’un fusil, d’une mitraillette que d’un simple pistolet. Après tout, elle était là pour arrêter, pour tuer, qu’importait ce que désirait Marcus. Cette fois-ci, il suivrait les ordres, et elle l’abattrait d’une balle dans la nuque.

« Tu couvres la gauche en sortant, je me charge du reste. Je ne sais pas comment ils ont pu nous remarquer, mais partons du principe qu’ils ont des caméras ou des métamorphes pour nous traquer. Tirons les premiers une fois à l’air libre. »

L’air libre, façon de parler. Elle ne lui laissa aucunement le temps de réagir, prit la direction de la « sortie ». Son comportement pouvait s’apparenter à du suicide, et c’en était certainement. Néanmoins, Ambre était loin d’être stupide, et chaque décision qu’elle prenait était mûrement réfléchie. Dans le cas présent, ils avaient une forte probabilité de s’en sortir. Alors, il n’y avait aucune raison qu’elle ne choisisse pas cette option. Elle aurait pu aussi attendre que leurs camarades arrivent mais… Les chances étaient faibles qu’ils prennent le même chemin qu’eux. Et aussi, peut-être qu’ils s’étaient fait descendre en arrivant. Elle en connaissait certains la petite, et ils étaient loin d’être la discrétion ou l’intelligence incarnée. Cela ne l’étonnera donc pas de retrouver des corps sans vie sur le chemin du retour. Enfin, cela se verra en temps voulu. Pour le moment, elle se dirigeait en grandes enjambées jusqu’à la lumière.

Luminosité qui l’obligea à plisser des paupières quelques secondes. Aucune balle ne leur était parvenue jusque-là, mais ce n’était qu’une question de temps. Littéralement. Un éclat, une réverbération de lumière sur un canon, un peu plus haut. Et l’instinct reprit le dessus. Elle tira la première, laissant un corps s’affaisser à quelques mètres de là. Mais elle n’avait pas été assez rapide  non plus. Un filet de sang se dessinait sur son bras. Rien de mortel, rien de profond. Néanmoins, la milicienne était quand même ennuyée, pour ce que cela signifiait. Ceux face à eux n’avaient pas de mauvais réflexes. Et désormais, le moindre faux pas les conduirait à la mort. Peut-être que Marcus deviendrait un peu plus sérieux à présent.

La présence dans son dos, elle la perçut avec un temps de retard. Une fraction de seconde qui aurait pu être fatale. Un souffle chaud dans ses cheveux châtains, un bras qui la bloquait… La crosse de l’arme s’enfonça dans le ventre, ou juste en-dessous, elle ne savait pas trop, de son agresseur, lui faisait lâcher son poignard. Dans un même mouvement, la jeune femme sortit le sien, laissant l’arme à feu chuter au sol, et le planta droit dans le coeur du résistant. Une morte rapide, propre. Ses doigts se portèrent sur sa gorge. Intacte, mis à part une légère entaille au niveau de son trapèze. En bref, elle était toujours en un seul morceau. Un regard vers Marcus, pour le détailler, maintenant que le silence était revenu. Puis des mots, toujours en italien :

« Tu n’es pas blessé ? » Une certaine inquiétude oui, qu’elle avait développé au contact de Dante. Définitivement, elle allait finir par réellement devenir plus humaine qu’elle ne le voudrait. Heureusement que son visage était encore capable d’afficher son masque de froideur. La deuxième remarque fut bien plus professionnelle. « Pourquoi y a-t-il aussi peu de résistants ? » En effet, ils n’avaient pas subi une énorme attaque. Ce qui l’amenait à penser que le pire restait à venir…

HJ:
 

_________________
+ In the ruins of Madness +
She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 682
↳ Points : 300
↳ Arrivé depuis le : 16/04/2017
↳ Age : 18
↳ Avatar : Stephen James
↳ Age du Personnage : 26
↳ Métier : Peacekeeper
↳ Opinion Politique : Contre le Gouvernement, méfiant vis-à-vis de la Résistance
↳ Playlist : Woodkid - Conquest Of Spaces ⋆ Woodkid - The Great Escape ⋆ Arctic Monkeys - Do I wanna know ? ⋆ Elias - Cloud ⋆ Mc Solaar - La Belle et le Bad Boy ⋆ Matmatah - L'Apologie ⋆ Of Monsters And Men - Thousand Eyes ⋆ Missio - Anthem for the Broken ⋆ Boy Epic - Trust
↳ Citation : « L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre. »
↳ Multicomptes : /
↳ Couleur RP : #6666cc



les petits papiers
↳ Copyright: Thinkky ♥️♥️
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: The Earth's bowels - Ambre   Dim 1 Oct - 10:21

La situation ne l'enchantait pas, ce qui était devenu une habitude depuis longtemps. On lui demandait de foncer dans le tas presque tête baissée, pour des raisons qu'on ne lui donnait pas mais qu'on lui laissait imaginer. Mais il n'en avait pas envie lui, de faire preuve d'imagination, de s'inventer toutes sortes d'excuses pour justifier les ordres qu'on lui donnait. Il avait trop en horreur la brebis qui suit ses congénères vers une chute inévitable du haut de la falaise pour pouvoir accepter de l'imiter. À la rigueur, il voulait bien fermer les yeux et se contenter de rester en retrait. Mais cette fois-ci, les choses semblaient plus compliquées. L'espace assez restreint autour d'eux, le manque de luminosité qui rendait impossible un contrôle visuel de leur environnement, leur effectif réduit. Ils n'étaient que deux, dans le noir, face à l'inconnu. Le problème était là, il ne savait pas à quoi s'attendre. Prendre des risques, il le pouvait probablement. Tout perdre, c'était une possibilité à ne pas négliger. Est-ce qu'il avait envie de saboter cette mission à l'image de tant d'autres ? Sa certitude se voyait remise en question. Inévitablement, il hésitait. Il n'y avait rien de pire pour se vautrer royalement. S'il voulait s'en sortir, sa conscience allait devoir s'accrocher.

Mais Ambre avait bien des raisons de se méfier de lui, s'en était certain. Elle en avait au moins tout autant que lui de se méfier d'elle. Diamétralement opposés, ils n'étaient pas faits pour s'entendre. De son échine courbée dépendrait leur réussite. L'italien le savait, c'était à lui de céder, à son grand désarroi. La shadowhunter ne céderait pas, il n'en doutait pas. Alors, s'il ne rangeait pas sa contrariété, ils ne pourraient pas aller plus loin, il en était conscience. Comme bien des fois, sa raison le poussait à se ranger sagement dans les rangs, à essayer d'être celui que l'on attendait qu'il soit. Dans son supposé manque de fiabilité, au moins, il n'était pas tellement dangereux. Il avait encore trop de remords pour pouvoir représenter une réelle menace. Pour l'heure, elle pouvait le constater, si tant est qu'elle y accorderait la moindre attention. Marcus n'y croyait pas véritablement, plutôt conforté par le silence qui régna ensuite. Des mouches s'y seraient senties bruyantes, sans ce cliquetis en fond qui en entraîna un second, entre les mains de l'italienne. Un léger soupir lui échappa. À présent, elle lui donnait même des ordres. Soit, ce n'était pas comme s'il ne s'y était pas attendu. De toute façon, mieux valait que ce soit elle qui dirige les opérations, ainsi n'aurait-il rien à assumer sur ses épaules.

Et, alors qu'elle s'élança, lui resta un instant planté sur sa position, immobile. « Tu tireras la première » marmonna-t-il, peu enthousiaste. Se défendre, il le voulait bien. Attaquer, il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Une fois de plus, il ne savait pas qui ils avaient en face d'eux. Faire des veufs, des veuves, des enfants uniques, des orphelins, ce n'était pas dans sa volonté. À la rigueur, il voulait bien répliquer, c'était déjà pas mal. Elle voulait quoi d'autre, qu'il passe devant aussi ? Fallait pas trop abuser. Pourtant, il la suivit tout de même, légèrement en retrait. Sûrement trop, puisqu'il fut propulsé contre un mur alors que les résistants leur sautaient dessus. S'il entendit les deux coups de feu, il ne fut pas touché pour autant. Par réflexe, il empoigna de justesse le poignet de celui qui s'était rué sur lui pour bloquer un coup de couteau de sa main alors libre. Remerciant silencieusement ses entraînements intensifs passés, il se contenta de réceptionner un autre poing dans le nez, auquel il répondit sans hésitation. Diantre, il ne fallait pas le provoquer ainsi. Alors que l'autre prenait le dessus, Marcus usa de la plus lâche des solutions auxquelles il pouvait avoir recours : son arme. Un coup de feu, alors que le couteau tentait de pénétrer dans son plastron, et ce fut fini.

Il n'était pas fier, oh que non, alors que l'italienne lui demandait si tout allait bien. Pour première réaction, il haussa un sourcil. Avait-il bien entendu ? Une certaine surprise s'afficha sur son visage. Elle qui, quelques instants plutôt, l'aurait volontiers menacé de mort, lui demandait à présent s'il était indemne. Décidément, le monde ne tournait vraiment pas rond, il n'y comprenait plus grand chose. Mais, au moins, il était sûr d'une chose ; il ne voulait plus s'éterniser ici. Définitivement, leur avancée irait de surprise en surprise et ils étaient loin d'être les maîtres des lieux. Il s'essuya rapidement la tronche, sentant un peu de sang couler suite à son coup, avant de répondre. « Non, ça va. Et toi ? » Ce n'était pas que de la politesse. Se méfiant de sa collègue, il n'aurait été surpris qu'elle parvienne à cacher une grosse blessure. Pourtant, il ne croyait pas en son honnêteté. Mais soit, faire mine de fonctionner comme une équipe était plutôt souhaitable en cet instant. Après tout, elle était tout autant humaine que lui, même s'il la voyait plus comme une automate. Ils n'avaient pas besoin de s'engueuler, ce serait la meilleure chose à faire pour mettre un terme à leurs vies respectives.

Un haussement d'épaules accompagna la question d'Ambre. Effectivement, ils venaient de tomber sur un groupe d'effectif et de moyens vraiment réduits, en comparaison au précédent. Ce n'était pas bon signe, le pire pouvait rester à venir. Le tatoué n'eut pourtant pas besoin de réfléchir bien longtemps pour se prononcer. L'inconnu était devant eux, le retour était derrière eux, dans la supposition où, bien sûr, ils seraient capables de retrouver leur chemin. Et puis, il y avait ce silence trop pesant, cette impression d'être seuls. Ce n'était pas agréable, en particulier lorsque d'autres équipes étaient censées s'être engagées dans la mine après eux. Ils n'avaient recroisé personne, pas une seule trace autre que leurs ennemis. « Je n'aime pas ça. » se contenta-t-il de déclarer, à défaut d'avoir une réponse à lui donner. Ils n'avaient pas pu être déployés si nombreux pour deux petites poignées de résistants, non, ça ne semblait pas logique venant du Gouvernement. En bonne chaire à pâtée, ils étaient plutôt envoyés en effectif réduit ou à peine suffisant, c'était ce qu'il pensait. Il devait y en avoir d'autres, mais où ? Son regard glissa vers son agresseur, qui gisait au sol. Il s'en voulait déjà, mais il était trop tard pour faire machine arrière.

À défaut de tenter de le ressusciter, Marcus s'agenouilla à ses côtés et entreprit une fouille des poches de l'homme. Certes, ce n'était pas la plus noble chose qu'il avait fait jusqu'à présent, il tombait de plus en plus bas dans cette vie merdique. Son regard clair glissa vers la shadowhunter, sans haine pour une fois. « Ils doivent bien porter quelque chose pour contacter ou retrouver leurs copains, non ? » Après tout, si les miliciens étaient capables de communiquer entre eux, il ne voyait aucune raison à ce que les résistants ne le puissent pas non plus. Mais du moins, dans les poches de celui-là, il ne trouva rien de plus qu'un briquet. Perplexe, il se releva. En même temps, à leur place, il n'aurait rien donné à de simples types armés si maigrement, ce serait du suicide. En revanche, celui qui avait tiré sur Ambre aurait eu plus de chances de s'en tirer s'il était tombé sur un autre binôme. Il interrogea l'italienne du regard, lui-même peu convaincu. « Au pire on s'tire juste. » Fouiller les morts, ça allait trente secondes. Il n'allait pas insister sur son idée très hypothétique, d'autant plus que chaque minute d'immobilité pouvait leur coûter cher.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4679-do-you-wanna-know-me En ligne
 

The Earth's bowels - Ambre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Please, forgive me ♣ Ambre
» EARTHQUAKE WARNING FROM RUSSIAN INSTITUTE of PHYSICS of the EARTH
» ~ Avouer ses fautes, poser une question ~ # Pv : Etoile d'Ambre #
» Google Earth: Des images fraîches d'Haïti !
» Ambre Nocis(Serdaigle)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Southern New Orleans :: Old Mine-