AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Wake me up • Wladek&Moïra

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1376
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Wake me up • Wladek&Moïra   Lun 1 Mai - 17:16



" How to restart. "

Wladek & Moïra




Il était tard. Tard dans la matinée ou peut-être encore trop tard pour être encore la matinée. Tard dans l'après-midi ou peut-être même tôt dans la nuit. En réalité ça n'avait plus beaucoup d'importance pour la jolie rousse. Elle dormait à des horaires aléatoires, elle mangeait à des horaires aléatoires. Oubliant parfois l'un ou l'autre, seulement réveillée de temps à autres par des douleurs qui indiquaient que son corps était toujours plus humain que son esprit. Les Bones était fermé depuis plus d'une semaine, la porte de sa librairie elle, indiquait les congés annuels.
Depuis tout ce temps, toujours aucune nouvelle de Kyran, pas beaucoup plus de nouvelles non plus de Grayson qui semblait vraiment exceller dans l'art et la manière d'éviter la Hellraiser. Aucune nouvelle de personne en réalité. Et les employés qui s'étaient pointés le premier soir après l'accident, Moïra les avaient renvoyés d'où ils venaient en prétextant la réfection des lieux. Ils avaient été là la veille, ils avaient vu ce qui s'était passé. Ou sinon ils pouvaient s'en douter. Quand on voyait Isak dans les parages ce n'était jamais signe de bonne augure. Mais la propriétaire les avaient rassuré : le Bones rouvrirait bientôt et elle les préviendrait dès que ce serait fait. L'incendie ne devait pas être un secret, la haine envers Isak et ses sbires devait être alimentée. Ainsi, Moïra restait honnête avec ses employés et on pouvait clairement distinguer le bien du mal et ainsi savoir sur qui pointer tous les canons de la haine.
Mais il y avait des problèmes trop importants. Ca faisait des jours que la propriétaire des lieux examinait ses comptes, encore et encore. Pas que les recettes n'étaient pas satisfaisantes, mais la Hellraiser avait besoin de ses machines de jeu autant que de son arène, les revenus étant quasi équivalents, elle ne se voyait pas décevoir ses clients, elle ne se voyait pas rouvrir une salle remplie de machines éventrées et de mobilier cramé. Il n'y avait quasiment plus rien pour s'asseoir. Il lui fallait des meubles. Il lui fallait des machines. Il lui fallait tellement de choses dont elle aurait eu besoin et qu'elle avait tant de mal à obtenir. Qui devait-elle contacter ? Comment faire ? Où trouver de nouvelles machines ? Où trouver un réparateur ? Tout devait se faire dans une discrétion des plus parfaite, tout comme l'installation originale du Bones. Mais c'était plus difficile maintenant encore.

Alors la jolie rousse avait mit de côté ses livres de compte, son annuaire de contacts et ses plans pour le Bones. Tant qu'elle n'avait plus rien, tant qu'elle n'avait plus rien à perdre, elle voulait battre le fer alors qu'il était encore chaud. Trouver Isak, le neutraliser avant qu'il ne fasse plus de mal encore. Voilà quelle était sa nouvelle mission. Celle qu'elle devait achever avant toute autre chose.

La sonnette de l'interphone raisonna bruyamment dans les pièces de l'appartement de Moïra tandis qu'elle était penchée sur une dizaine de fiches étalées sur sa table. Des plans de la Nouvelle-Orléans, des croquis des hommes de mains d'Isak, des noms quand la Hellraiser les connaissait. Elle ne prit même pas la peine de rassembler les feuilles ou de les dissimuler. Si c'était Alistair, elle ne le laisserait de toute façon sûrement pas rentrer.
La jeune femme appuya sur le bouton.

- Qui est-ce ?

Elle ne comptait pas ouvrir, elle voulait rester seule, elle avait besoin de silence pour se concentrer. Mais la voix qui raisonna à l'autre bout de l'appareil changea immédiatement toutes ses intentions. Moïra appuya sur l'ouverture automatique de la porte d'entrée du bas puis ouvrit celle qu'elle avait juste devant elle, attendant son invité en haut des escalier avec la rigidité qui la définissait.


Code by Sleepy

_________________

Yet so broken
So beautiful...


Dernière édition par Moïra J. Everett le Dim 28 Mai - 13:00, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Sam 27 Mai - 16:48

Wake Me Up
Moïra&Wladek



Les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Pas du tout. Le Bones est désormais en cendres et Isak cours toujours, probablement comblé d'avoir foutu la merde à ce point. Et moi, qu'est-ce que je fous là ? Vient un moment dans la vie où un homme doit choisir à qui va sa loyauté. Le sens-même de ce mot m'a toujours laissé un peu perplexe, mais pas ce soir. Pas cette semaine. Pas après que les flammes aient dévoré le Bones pour n'en laisser qu'un tas de cendres et des machines carbonisées.

C'est d'ailleurs pour ça que je déambule dans les rues de la Nouvelle-Orléans à la tombée du jour, seul, délaissant mon propre business pour aller voir la rouquine qui me cause tant de soucis. Je ne suis pas du genre pot de crème glacée et romans à l'eau de rose mais je compatis sincèrement pour Moïra. Et je m'inquiètes, un peu. Je sais que cette femme est forte, bien plus forte que la plupart des hommes que j'ai connu dans ma vie, mais elle reste humaine. Du moins pour ce que j'en sais. Et je connais le désir de vengence : il pousse toujours à faire des conneries. Il pousse à agir vite et mal. Il poussera Moïra dans le précipice ouvert par Isak, si elle n'y prend pas garde.

Du coup je suis là, comme un con, ma clope entre les babines. Les mains dans les poches de mon manteau noir, je rase les murs, le regard fixé loin devant moi, sur le coin de la rue. Se promener dans la Nouvelle-Orléans à cette heure-ci n'est pas forcément sûr, mais c'est également le moment de la journée le plus discret lorsqu'il s'agit d'aller visiter une mafieuse victime d'incendie criminel. Mon arme personnelle cogne contre mon torse, dans le hostler d'épaule que j'ai enfilé par dessus mon veston de costume. Une fois arrivé, je m'arrête devant l'entrée de la librairie. Mes prunelles scrutent la vitrine, pensives. La devanture est intacte, les livres aussi. C'est le sous-sol qui est une antichambre de l'enfer. Je pousse un soupir, l'air grave. Je suis rarement souriant lorsque je suis seul, mon masque ne sert que lorsque je suis en compagnie d'autres personnes. Je tire sur ma cibiche et en aspire les volutes avec délectation. Puis je me rends devant la porte annexe du bâtiment, celle qui permet de monter dans les appartements.

Mon doigt presse l'interphone et je m'adosse au mur, nonchalant. La voix de Moïra retentit alors dans l'air du soir, inquisitrice.

« Qui est-ce ? », qu'elle demande. Méfiante. Elle a raison. Je lui répond d'un ton que je veux posé, rassurant.

« Wladek. Je viens aux nouvelles. »

Je dois l'avouer, je ne pas sûr qu'elle m'ouvre. Ça fait une semaine que Moïra est cloîtrée chez elle, probablement à ruminer, et j'ai flâné jusqu'ici sans vraiment me faire d'illusions. Mais là, miracle, un bzzz me signale l'ouverture de la porte et je pousse le battant d'un geste vif. Je jette mon mégot dehors, sans aucun regard en arrière. Mon sourire est de retour, presque triomphant.

Je passe le pas de la porte du bâtiment et fais une halte en bas des escaliers. La belle rousse m'attend en haut des marches, droite comme un i, immobile. Elle est un fantasme, un mirage, une magnifique statue de marbre, peau diaphane et boucles tombant sur ses épaules. Je la scrute un instant, ouvertement admiratif, puis monte rapidement les marches quatre à quatre pour la rejoindre. Une fois en face d'elle je pose une main sur la rampe en bois brut et esquisse de l'autre un geste maladroit vers elle, comme pour la réconforter, sans oser la toucher. Être aussi délicat ne me ressemble pas mais la douleur de son regard me dissuade d'entamer un contact physique qui pourrait se retourner contre moi.

Je lui lance néanmoins un rictus amusé, comme pour tempérer mon apparente sympathie pour ses malheurs. Je ne peux pas me permettre d'avoir l'air tendre, ça gâche mes plus belles répliques.

« Bonsoir Princesse. Je t'ai manqué ? »

Je fais un signe de tête en direction de sa porte d'entrée. Je m'invite un peu, c'est vrai, mais je préfère que nous parlions à l'abri des oreilles indiscrètes.

« Tu me fais entrer ? Je suis sûr que nous avons plein de choses à nous dire. »

made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1376
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Lun 29 Mai - 19:38



" How to restart. "

Wladek & Moïra




En quelques instants, Wladek était là, juste devant la Hellraiser avec toute sa prestance et son charme assuré. Le regard de la rousse embrassa sans retenue sa carrure toute entière avant de finir par s'accrocher à ses yeux clairs.
Quand bien même il était un homme indépendant qui ne travaillait que pour lui, Moïra faisait confiance au trafiquant d'armes. Jamais encore il ne lui avait menti, elle l'aurait su et ça suffisait, en plus de leur petite association fructueuse qui permettait à l'homme de vendre sa marchandise au Bones, pour que la jeune femme lui laisse la liberté d'être un tant soit peu dans la confidence.  

« Bonsoir Princesse. Je t'ai manqué ? »

D'un ton presque détaché avant de lui demander s'il pouvait entrer.

-  Tu manques toujours quand tu n'es pas la, Wladek. 

La belle rousse ne songea pas au fait de croire vraiment à ce qu'elle disait, elle prononça juste la phrase dans ce qui ressemblait le plus à un sourire et s'écarta pour laisser passer l'homme. 
Cela faisait quelques mois maintenant que les deux mafieux se connaissaient, depuis les débuts du Bones à vrai dire et ils avaient tous deux trouvé un terrain d'entente en permettant à l'un d'obtenir un point de vente régulier pour ses clients et à l'autre une nouvelle clientèle qui profitait d'acheter une arme pour consommer un verre. Un accord agréable et facile pour lequel Moïra avait hésité un moment, de peur de voir dégénérer cette alliance comme celle avec Isak, mais qu'elle appréciait maintenant largement.
Passant à la suite du brun dans sa cuisine ouverte sur le séjour, la jolie rousse aperçu par la fenêtre le ciel sombre qui indiquait que la nuit était tombée depuis un moment au moins. Pourtant la jeune femme était habillée comme en plein jour. Mais dans les conditions actuelles, ça n'avait aucune sorte d'importance.
Sans même demander, elle alla chercher une des bouteilles cachée derrière le double fond d'une de ses armoires. Deux verres sans pieds que la jeune femme posa sur la table avant d'en remplir généreusement le fond. Elle fit glisser l'un des verres devant l'homme après avoir poussé quelque peu les feuilles qui encombraient encore le plateau en bois. La Hellraiser saisit son propre verre avant de venir s'appuyer contre sa cuisine. L'alcool brûla ses lèvres, mais il n'était pas suffisant, la fatigue était présente dans ce pauvre corps humain, le mal de tête suivrait bientôt, la jeune femme le savait.

- Alors, que veux-tu de moi ?

Il était vrai que la jolie rousse n'était pas la seule que la fermeture du Club impactait financièrement. Il y avait un manque à gagner pour Wladek pour chacun des jours où les portes du Bones restaient closes. Sûrement continuait-il son commerce à l'extérieur mais cela n'empêchait rien : certaines personnes avaient l'habitude de venir le voir dans le Club, ça facilitait les choses et sécurisait les transferts pour tout le monde.
Se détournant un instant du charmant mafieux, la jeune femme ouvrit plusieurs armoires avant de tomber sur la petite boite qu'elle cherchait. Otant le couvercle, elle laissa le comprimé blanc glisser le long des parois pour venir tomber dans la paume de sa main. Le tube fut refermé, rangé et le médicament glissa dans le reste d'alcool que la Hellraiser avait posé sur le comptoir pour la durée de l'opération. Il ne lui restait plu qu'à se remettre en place comme si elle n'avait jamais bougé de là.

- Si tu t'inquiètes pour tes affaires, saches que le Bones devrait rouvrir bientôt. Je dois juste...

Il semblait que l'aspirine avant fini de se dissoudre dans le verre. Moïra saisit la boisson qu'elle fit glisser d'une traite le long de sa gorge.

- Me débarrasser de quelque chose avant.

Quelque chose, quelqu'un, ça non plus ça n'avait pas d'importance. Il fallait le faire, c'était tout. Le regard de la Hellraiser était décidé : elle ne laisserait plus jamais à Isak l'occasion de nuire au Bones. Elle ne pourrait pas le supporter. Depuis une semaine, lorsqu'allongée elle s'autorisait à fermer les yeux, elle revoyait son visage derrière ses paupières closes, elle entendait sa voix et chacun de ses mots et se demandait comment elle avait pu ne pas l'immoler sur place. Lui arracher la peau pour le laisser dépérir plus vulnérable que jamais en lui cramant sa propre drogue sur sa chaire nue jusqu'à ce que chaque parcelle de son corps ne soit plus qu'un vulgaire tas de cendres.
La jolie rousse se passa une main sur le visage, doucement, comme pour enlever une sueur qui n'existait pas ou comme pour se débarrasser des soucis qui en réalité ne pouvaient de toute manière pas s'envoler d'un simple coup de main. Mais elle devait se donner un air léger.

- Dis moi, tu ne connaitrais pas des réparateurs de machines de jeux par hasard ?

Juste une question posée sur le ton le plus innocent que Moïra avait dans son répertoire. Elle ne devait pas avoir l'air fatiguée, ni a bout d'idée. Elle ne l'était pas. Elle était plus motivée, plus décidée que jamais. Peu importe si c'était avec ou sans aide, le Bones rouvrirait bientôt et Isak reposerait six pieds sous terre.


Code by Sleepy

_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Mar 30 Mai - 18:39

Wake Me Up
Moïra&Wladek



La rousse incendiaire est toujours d'une retenue éthérée. Elle se meut lentement, elle observe, elle pondère, elle jauge. Un éternel calcul peut se lire dans ses grands yeux azur et je prends toujours plaisir à l'observer, à imaginer les rouages qui se mettent en place sous cette crinière de cuivre.

« Tu manques toujours quand tu n'es pas la, Wladek. »

Cette réponse me fait hausser les sourcils d'un air séducteur. Je prends note de son petit rictus.

« Vraiment ? C'est bon à savoir. » lui dis-je d'un sourire amusé.

Moïra me fait signe d'entrer et je passe le pas de la porte les mains dans les poches, curieux. Mon hôte m'oriente jusque dans sa cuisine ouverte et j'en profite pour enlever mon lourd manteau noir que je dépose sur le dossier d'une chaise. Je réajuste mon gilet de costume d'un air absent et retrousse les manches de ma chemise, prêt à parler business. Mon bras gauche porte toujours la cicatrice de la morsure qui a déclenché la dégénérescence de ma vie et je passe une main dessus sans même y penser, comme un réflexe inconscient qui m'impose de cacher cette partie de moi.

Je prends place à la table qui se trouve dans sa cuisine et l'observe alors qu'elle cherche une bouteille dans son armoire. Je me cale confortablement contre le dossier de la chaise et mes prunelles parcourent et glissent sur ses courbes avec intérêt. La table à laquelle je suis assis est garnie de papiers en tout genre, de plans, de notes, de lettres. Je visualise cette rouquine obsessionelle épluchant toute cette paperasse pendant des jours et des nuits, oubliant de manger et de dormir. Je ne suis pas étonné. Moïra n'est pas du genre à abandonner la partie et Isak paiera un jour ou l'autre pour ce qu'il lui a fait, je n'ai aucun doute là-dessus. Moïra balaye cependant mes pensées en même temps que ces monceaux de papiers et fait glisser un verre d'alcool fort devant moi. Je porte un toast silencieux à mon hôte avant d'y tremper mes lèvres. Mes yeux ne quittent pas la belle nymphe qui m'observe au travers de la pièce, appuyée contre le plan de travail de sa cuisine.

« Alors, que veux-tu de moi ? », me demande-t-elle, imperceptiblement accusatrice. Ou curieuse, peut-être ? Je ne saurai dire. Je ne lui ai pourtant pas menti, mais la belle ne me fait sans doute pas encore totalement confiance. Elle se détourne de moi pour fourager dans un placard et lorsqu'elle retourne à sa place un comprimé blanc est en train de se dissoudre dans son verre d'alcool. Je relève la dangerosité de cette habitude mais n'épilogue pas. Je ne suis pas son père, elle sait probablement ce qu'elle fait.

« Si tu t'inquiètes pour tes affaires, saches que le Bones devrait rouvrir bientôt. Je dois juste... me débarrasser de quelque chose avant. »

Je pince les lèvres, hautain, et prends un air de faux reproche. Je me lève de ma chaise et viens me poster face à elle, appuyé contre le rebord de la table. Un petit mètre à peine nous sépare et je peux scruter son visage à loisir, cherchant à démêler le vrai du faux. La détresse de la haine. La peur de la douleur. Je lui réponds d'un ton badin mais sans réplique, marquant avec force que ma décision est prise.

« Mais enfin, ma belle, je te l'ai dit : je viens aux nouvelles. » je bois une gorgée de mon verre pour ponctuer mes paroles et la pointe du doigt d'un air accusateur, « Je me permets de te rappeler que ça fait une semaine que tu as disparu de la surface de la terre. Pas de coup de téléphone, pas de carte postale, rien ! Je déteste me sentir délaissé. »

Mon sourire la nargue plus que jamais mais mes paroles sont sincères : je me suis inquiété. Elle semble croire que je ne suis ici que pour l'argent, mais elle a tord. J'en ai, de l'argent. Bien sûr, j'en veux toujours plus et le coup porté au Bones est assez catastrophique, mais c'est encore rattrapable. Si je suis ici, c'est aussi parce que j'en ai quelque chose à foutre de Moïra, au fond. Ce n'est pas mon genre, pourtant, mais c'est le cas. Si je m'en foutais je me serai allié avec Isak avant même que les cendres du club ne se soient éteintes, mais je n'en ai rien fait. Parce que je préfère faire affaire avec une furie comme elle qu'avec un cinglé comme lui. Et parce que cette rouquine est beaucoup plus agréable à regarder, on ne va pas se mentir.

La fausse libraire se passe une main sur le visage, exténuée et perdue. Je bois une nouvelle gorgée de mon verre, tiraillé par cette affaire. L'alcool n'a qu'un goût de cendre mais il brûle délicieusement mes entrailles malgré tout et je ferme un instant les yeux, apaisé. Moïra enchaine alors, de manière tout à fait impromptue :

« Dis moi, tu ne connaitrais pas des réparateurs de machines de jeux par hasard ? »

Je lâche un petit ricannement appréciateur. Voilà une réaction saine ! Tout reprendre à zéro, point par point, sans rien laisser au hasard. Je prends le temps de la réflexion et mes doigts effleurent ma barbe naissante, cherchant un nom au plus profond de mon carnet d'adresse mental. Là, j'ai une épiphanie. Un petit mécano que j'ai rencontré lors d'un traffic de drogue m'avait laissé son numéro. Je devrai pouvoir le recontacter sans trop problème.

« Hm... J'ai peut-être un gars. Je te l'envoie demain, s'il est disponible. »

Je pose alors mon verre et attrape la bouteille d'alcool qui est restée sur la table. Je la dévisse lentement et m'approche de Moïra, enjôleur. J'essaye de la rassurer, de lui montrer qu'elle n'est pas seule.

« Écoute... Isak va payer, tôt ou tard. » je lui verse un verre avant de poursuivre, « En attendant, il faut que tu te change les idées. La vengence est un marathon, pas un sprint. »

Je ne suis pas particulièrement adepte du monde du sport mais cette citation me semble parfaitement appropriée. J'ai pu le vérifier un nombre incalculable de fois. Il faut savoir garder la tête froide au risque de faire des erreurs qui nous seront fatales. J'espère pour Moïra qu'elle le sait et qu'elle saura tempérer plutôt qu'exploser. Je me saisis à nouveau de mon verre et le heurte délicatement contre celui de mon hôte pour sanctifier notre nouvelle alliance.
made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1376
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Sam 3 Juin - 23:45



" How to restart. "

Wladek & Moïra




Si elle n'en donnait de prime abord pas l'impression avec cet air distant que Moïra savait adopter, rares étaient les choses qui échappaient au regard clair de la jeune femme. Le bras marqué du mafieux faisait partie de ces détails là que la jolie rousse avait rapidement relevés. Après tout, depuis Grayson et cette sombre nuit qu'elle avait passée à le veiller alors qu'il se battait pour rester en vie après sa morsure, la Hellraiser connaissait l'importance de cette trace et certaines de ses obscures conséquences. Il fallait que la propriétaire du Club sache avec qui elle faisait affaire, le risque n'étant jamais nul, il devait au moins être minimal. Mais ce n'était pas parce qu'elle savait à quoi s'attendre que Moïra relâchait sa vigilance, la vie était trop imprévisible pour cela.
La belle rousse regarda l'homme se lever et s'avancer de ses grands pas contrôlés. Le brun avait une prestance et une élégance indéniables qui ne faisaient qu'ajouter à son talent particulier d'orateur. Nul doute que son aura imposant l'avait aidé dans son métier illégal à la même hauteur que la silhouette fine de Moïra avait aidé à masquer la difficile propriétaire d'un bar illégale derrière la douce vendeuse de romans.  

« Mais enfin, ma belle, je te l'ai dit : je viens aux nouvelles. Je me permets de te rappeler que ça fait une semaine que tu as disparu de la surface de la terre. Pas de coup de téléphone, pas de carte postale, rien ! Je déteste me sentir délaissé. »

La jeune femme dévisagea attentivement son vis-à-vis tout en vidant rapidement son verre. Difficile de savoir ce que l'homme voulait réellement au delà des cartes portales et des appels téléphoniques quand il cachait ses intentions derrière de la dérision.
Wladek avait-il pensé la trouver démunie et sanglotante pour pouvoir la serrer tout contre son coeur et tarir ses larmes ? Moïra s'amusa un instant de cette image improbable, se trahit par un vague sourire flottant sur ses lèvres, puis effaça la vision de son esprit. Le vendeur d'armes savait comment elle était. Les seules larmes qui avaient coulé étaient tombés à l'ombre des murs du Bones, lorsque la jeune femme était seule et seulement entourée par les flammes infernales qui ne se lassaient plus de dévorer ses grands rideaux de tissus. Nolan lui même qui l'avait sortie du lieu incendié n'en avait pas vu une trace. Personne n'en verrait jamais.

- Je pensais que tu verrais le message que j'ai laissé dans les cendres du Bones pour toi. Mais peut-être que j'ai oublié de laisser la porte d'entrée ouverte ?

Si la Nemesis ne lui appartenait pas entièrement, le Bones si. Et tant que Moïra ne faisait pas signe à ses employés, elle estimait qu'ils comprenaient qu'il était inutile pour eux de se présenter au travail. Bien entendu, il n'en allait pas de même pour Wladek dont la position était bien loin de celle d'un employé. C'était pour cela aussi que la Hellraiser lui avait ouvert la porte, parce qu'il avait le droit de savoir. Pour autant, la jolie rousse continuait de choisir les informations qu'elle souhaitait lui distiller.
Et de toute manière les nouvelles viendrait plus tard alors qu'une interrogation revenait à la mémoire de la belle rousse. Les réparations du Bones n'avaient pas à attendre la chute d'Isak, seulement sa réouverture.

« Hm... J'ai peut-être un gars. Je te l'envoie demain, s'il est disponible. »

En un hochement de tête, la Hellraiser signifia sa gratitude. Ce serait déjà ça de réglé... Fallait-il encore que les machines soient réparables mais ça, c'était une autre histoire. L'alcool fut descendu d'une traite de plus.

« Écoute... Isak va payer, tôt ou tard. En attendant, il faut que tu te change les idées. La vengeance est un marathon, pas un sprint. »

Dans un mouvement doux et contrôlé, la jeune femme tendit son verre pour faciliter la tâche à son invité alors que son regard s'était fait plus intrigué. Paradoxalement, s'il y avait certains sujets que la jeune femme évitait avec une habilité sans égal, alors même qu'elle aimait les personnes directes qui savaient entrer dans le vif d'un sujet. Et tout à coup le trafiquant d'armes était assez proche pour que Moïra se retrouve entourée d'un parfum réconfortant d'épices et de tabac.

- Et que proposes tu ? 

Dans le regard de la Hellraiser, un éclair brûlant sembla passer. Mais cette lumière là annonçait une passion vive qui n'avait rien de bon. Son âme tout entière si tant est que c'était ça qui l'animait encore, réclamait souffrance et mort. Une lente agonie qu'elle infligerait avec un plaisir malsain et disproportionné à son ennemi. L'idée même l'aurait fait frémir alors que le verre de son vis-à-vis venait cogner le sien dans un bruit cristallin.

- Le Bones ne peut pas rouvrir tant qu'Isak se baladera librement avec ses vulgaires pantins. Je refuse de risquer tout nouvel accident. 

Soudain Moïra observait l'homme comme avec plus d'intérêt qu'avant, comme si son avis pouvait influencer le sien. Comme si enfin par son attitude, par ses mots, il avait pu augmenter la confiance que la jeune femme plaçait en lui. Et après tout, pourquoi pas ? Qui y avait-il encore pour la conseiller ? Wladek, quelques que soient ses intentions au final était le premier de la mafia à être venu la voir. Le premier aussi que la jeune femme avait accepté de voir. Peut-être saurait-il faire la différence.


Code by Sleepy

_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Mer 7 Juin - 16:52

Wake Me Up
Moïra&Wladek



Voir Moïra sourire aussi naturellement est sans aucun doute une vision que peut d'hommes peuvent se vanter d'avoir eu. Je suis face à elle, mon verre à la main, et je savoure cette risette jouant sur les lèvres de la belle alors qu'elle semble perdue dans ses pensées. Ma plaisanterie à propos des cartes postales n'est pas si drôle que ça, mais peut-être Moïra trouve-t-elle cette idée cocasse ? Ou peut-être a-t-elle d'autres préoccupations plus intéressantes encore ? Je n'en sais rien, mais ce sourire est adorable.

« Je pensais que tu verrais le message que j'ai laissé dans les cendres du Bones pour toi. Mais peut-être que j'ai oublié de laisser la porte d'entrée ouverte ? »

Je hausse les sourcils, un brin malicieux.

« Allons Princesse, je mérite mieux que ça et tu le sais bien. » L'ironie fait vibrer mon sourire. Mais c'est un peu vrai malgré tout. Je ne suis pas le barman du coin, je suis un associé. Notre collaboration est florissante, elle vaut un peu plus qu'un silence radio.

Je m'approche alors pour resservir la nymphe flamboyante qui me scrute de ses grands yeux clairs. Elle me tend délicatement son verre et je lui sers une dose mesurée sans la quitter des yeux. Je fais une tête de plus qu'elle et il va sans dire que j'ai une vue plus qu'avantageuse de sa personne. Nous sommes plus proches à cet instant que nous ne l'avons jamais été et j'en profite donc pour détailler les contours de son visage sculptural - la pâleur de sa peau immaculée, la délicatesse de ses pommettes légèrement colorées, la ligne parfaite de son nez menant à son regard orageux. Un parfum de fleurs et de sauvagerie à peine contenue se dégage d'elle et m'ennivre. J'en aspire les effluves en tentant de garder un visage impassible mais cette proximitée est difficile à gérer pour un homme comme moi - la pudeur et la retenue ne font pas vraiment partie de mon vocabulaire.

« Et que proposes tu ? »

Elle lève vers moi des yeux brûlants, entre rage et passion, et mes lippes deviennent goguenardes. Je rebouche la bouteille et la pose sur la table sans m'éloigner de Moïra. Je reste debout en face d'elle, tournant mon verre entre mes doigts, méditant la situation.

« Le Bones ne peut pas rouvrir tant qu'Isak se baladera librement avec ses vulgaires pantins. Je refuse de risquer tout nouvel accident. »

Je penche imperceptiblement la tête sur le côté, comme pour mieux pondérer sa déclaration, avant de goûter aux cendres de mon alcool.

« Je comprends ton point de vue, Moïra... mais je ne suis pas sûr que rester en stand-bye soit la meilleure solution. Isak prendra ça comme un aveu de faiblesse. »

Un soupire et je me passe la main dans les cheveux, essayant de trouver des solutions viables pour la belle. Elle attend, patiente, elle espère et je ne sais pas par où commencer. Cette responsabilité n'est pas ce à quoi je m'attendais, mais j'ai connu suffisamment de mafieux et de gangsters pour savoir qu'enfouir la tête dans le sable n'est pas la meilleure des solutions. Ces mecs-là ne reconnaissent que l'agression et le pouvoir.

« Tout dépend de tes intentions. Si tu veux mettre la ville à feu et à sang, tu peux toujours répliquer et lui montrer ce qu'il en coûte de s'attaquer à toi. » Rictus carnassier. « Sinon, tu peux aussi la jouer fine et redonner au Bones toute sa splendeur pendant que je te recrute un staff entraîné au combat qui saura défendre ton patrimoine. En attendant que l'occasion de te venger de ce fils de pute se présente, bien entendu. »

Je bois une nouvelle gorgée de mon verre et me câle contre le rebord du plan de travail, à ses côtés. Je lui souffle sur le ton de la confidence quelques mots charmeurs, fidèles à moi-même.

« Et en ce qui concerne le fait de te changer les idées, j'ai également deux-trois suggestions qui pourraient parfaitement faire l'affaire. »

Evidemment, je ne m'attends pas à ce que Moïra tombe soudainement dans mes bras. Cela dit, ça ne coûte rien de tenter le coup. Je l'embrasse d'ailleurs du regard, plus que jamais intéressé par la colère qui semble couver en elle. Que voulez-vous, j'ai un faible pour les furies.
made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1376
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Ven 9 Juin - 21:36



" How to restart. "

Wladek & Moïra




Les égos des deux mafieux se valaient certainement dans leur démesure. Aucun ne semblait jamais prêt à placer quelqu'un d'autre avant leur propres intérêts. C'était leur personne avant tout. La propre fille de Moïra, la chaire de sa chaire était passée derrière sa vie à elle. Elle l'avait abandonné, laissée seule à son sort, perdue au profit de son dangereux père. Car si la belle rousse avait déjà ressenti beaucoup de choses au cours de ses deux existences, la compassion n'en avait fait que trop peu partie et l'instinct maternel encore moins.

« Je comprends ton point de vue, Moïra... mais je ne suis pas sûr que rester en stand-bye soit la meilleure solution. Isak prendra ça comme un aveu de faiblesse. »

La fierté de Moïra était remise en question. Et ça, ce n'était juste pas possible. Sa fierté, son honneur, celui de son Club étaient en jeu. Un voile sombre passa devant les yeux de la jeune femme alors qu'elle sondait ceux du grand brun qui semblait clairement apprécier leur proximité toute nouvelle. Moïra l'avait remarqué, mais ça ne l'intéressait pas pour le moment, rien d'autre ne l'intéressait de toute manière plus lorsqu'il s'agissait du Bones. Il était tout pour elle, pas seulement un jeu, pas juste une passade, c'était son être entier qu'elle avait placé dedans, son âme qu'elle lui avait donné parce que personne n'était assez fiable pour mériter tout ce que la jeune femme avait à offrir. Parce que la faiblesse humaine était de ne pas avoir assez de force pour porter sa vie à l'aide de ses seules épaules. Les Humains avaient besoin de partager leur fardeau, de s'entraider, de placer le poids de leur confiance, de leurs espoirs et de leur avenir quelque part. Mais les Humains étaient fragiles, ils trompaient, mentaient ou se fanaient trop vite. Un endroit aimé restait, entretenu par les générations s'y succédant. Alors son Club c'était elle. Si on lui faisait du mal au Bones, on en faisait à Moïra directement. Pourrait-elle un jour encore avoir ce genre de relation avec un homme ? La Hellraiser ne le voulait pas. Plus jamais.

« Sinon, tu peux aussi la jouer fine et redonner au Bones toute sa splendeur pendant que je te recrute un staff entraîné au combat qui saura défendre ton patrimoine. En attendant que l'occasion de te venger de ce fils de pute se présente, bien entendu. »

La jolie rousse acquiesça lentement, attentive aux mots de l'homme. Moïra savait exactement pourquoi elle avait voulu l'écouter. Les deux mafieux étaient similaires en beaucoup de points et sûrement que quelque part, la Hellraiser avait souhaité entendre ces mots.
En réalité, la jeune femme et elle le savait, était trop proche de tout cela pour avoir assez de recul et étudier la situation un tant soit peu objectivement. Wladek était son point de vue extérieur. Lui qui avait des intérêts dans le Bones sans pour autant en être dépendant, ce qui lui permettait de connaître un minimum le sujet sans être trop influencé. Et c'était exactement ce dont la propriétaire avait besoin.
Alors que le trafiquant d'armes se plaçait à ses côtés le long de son plan de travail, Moïra le suivait du regard. Se tenant ainsi, leurs bras se touchaient presque.

- Tu as raison, le Bones est protégé mais il ne l'est pas assez, j'en ai eu la preuve irréfutable... En combien de temps pourrais tu réunir le monde nécessaire ? 

Dans la main de la jolie rousse, le verre d'alcool se réchauffait progressivement à la chaleur de sa paume alors que ses pensées n'allait plus qu'à son business et que la Hellraiser avait soudain perdu tout intérêt à sa boisson pour boire à la place les paroles du charmant brun. Mais bien sûr, c'était sans compter sur l'attitude impulsive de l'homme qui ne tarda pas à briser le sérieux de la situation.

« Et en ce qui concerne le fait de te changer les idées, j'ai également deux-trois suggestions qui pourraient parfaitement faire l'affaire. »

Un rire doux mais franc s'échappa soudain d'entre les lèvres de la Hellraiser à la remarque de l'homme, qu'elle ne fit même pas semblant de ne pas comprendre.
Elle ne répondit cependant par immédiatement à l'invitation, préférant se redresser un peu de sa position, la jeune femme vint appuyer sa hanche contre le rebord anguleux de la cuisine pour avoir une meilleure vue sur le profil de son invité qui semblait tout disposé à lui changer les idées d'une manière que la dangereuse rousse n'était pas prête d'accepter mais qui l'amusait beaucoup.
Puis après un petit moment à détailler le visage du brun, la jeune femme se redressa totalement et s'éloigna pour rejoindre les papiers encore éparpillés sur la table. 

- D'excellentes suggestions que je ne saurais refuser assurément... Si je n'étais pas aussi occupée à l'heure actuelle. 

En une gorgée le verre fut vidé mais l'amertume ne réussit pas à faire passer le sourire qui ombrait les lèvres de la propriétaire des lieux. 
La jeune femme était maintenant tournée vers ses plans, écartant les feuilles une par une de ses mains fines, de profil par rapport au sombre mafieux, Moïra lui lança un rapide regard en coin amusé alors qu'elle reprenait la parole.

-  Dis moi Wladek, es tu venu en pensant me trouver ici tout tremblante et en grande nécessité de chaleur humaine ? 

Dans la voix de Moïra, une grande légerté alors qu'elle abordait un air purement innocent, comme si elle n'avait pas déjà songé à ça avant, comme si elle n'avait pas déjà remarqué le comportement de l'homme tout en relevant distraitement le petit effet qu'il avait sur elle. Ce n'était certainement pas la propriétaire d'un Club de divertissement à qui on allait apprendre à mêler travail et plaisir.


Code by Sleepy

_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Ven 23 Juin - 21:51

Wake Me Up
Moïra&Wladek



Lorsque le mot faiblesse sort de mes lèvres le regard de Moïra s'assombrit immédiatement. Elle n'aime pas ce mot et je sais très bien pourquoi - la rouquine ne supporte pas que l'on remettre en cause sa force, son pouvoir sur les choses qui l'entourent. Suggérer qu'elle puisse avoir une faiblesse lui est intolérable. J'en sais quelque chose, je suis pareil. Je continue de l'observer entre deux gorgées bien dosées, détaillant les délicats changements dans son attitude, sa rage gracieusement contenue.

Puis je propose de lui recruter un staff compétent et là elle semble se détendre. Visiblement, elle n'en attend pas moin de moi, elle veux que je prenne les devants et lui prouve mon esprit d'initiative. Son hochement de tête m'arrache un sourire. Côte à côte, appuyés le long de son plan de travail, nous méditons mes paroles. Nos bras se touchent presque et notre proximité est saturée d'attentes enfiévrées, inavouables, improbables. La beauté carmin ne me laisse pas le temps de me perdre en fantasmes, cependant.

« Tu as raison, le Bones est protégé mais il ne l'est pas assez, j'en ai eu la preuve irréfutable... En combien de temps pourrais tu réunir le monde nécessaire ? »

Je caresse machinalement ma barbe naissante, prenant le temps de la réflexion.

« Pas longtemps. Quelques semaines, tout au plus. J'ai déjà quelques recrues potentielles sous le coude que je peux contacter dès demain. » lui dis-je d'une voix rassurante. Mon sourire est toujours là, séducteur.

Evidemment, vous me connaissez, je suis incapable de garder mon sérieux plus de cinq minutes et ma proposition censée briser la glace provoque chez Moïra un rire qui m'aiguille largement sur la tournure que va prendre la soirée. Je hausse les épaules intérieurement. Après tout, ça ne coûte rien d'essayer, n'est-ce pas ? Mon hôte m'observe un petit moment, comme pour juger de l'attrait de ma proposition et semble finalement arriver à un verdict négatif. Heureusement que je ne suis pas du genre suceptible. Elle esquive mon regard pour aller trier les papiers éparpillés sur la table et je continue de la détailler avec appréciation, sirotant mon verre d'un air amusé.

« D'excellentes suggestions que je ne saurais refuser assurément... Si je n'étais pas aussi occupée à l'heure actuelle. »

Ah oui ? Je note. Tout n'est peut-être pas perdu. Elle fait mine de trier ses papiers mais me jette un regard en coin, un infime sourire planté sur ses lèvres boudeuses. Je me contente de l'observer, toujours très détaché, histoire de bien souligner que ma proposition n'engage à rien et qu'il ne faut pas y voir plus qu'une soirée entre amis.

« Dis moi Wladek, es tu venu en pensant me trouver ici tout tremblante et en grande nécessité de chaleur humaine ? »

Je laisse échapper un ricannement avant de vider mon verre d'un trait.

« Non, princesse, je suis venu parce que je m'inquiétais. Mais tu me connais, j'aime improviser. » Rictus goguenard. « Et je doute que tu sois le genre à pleurer dans les bras d'un homme donc l'idée de profiter de ta douleur ne m'a pas effleuré. »

C'est la vérité - je ne suis pas du genre à profiter de la faiblesse des femmes de cette manière, je les préfère enflammées et pleines d'initiatives, pas larmoyantes et perdues. Je sors une cigarette de ma poche et l'allume sans même y penser, presque machinalement. Je tire dessus et expire quelques fumerolles grisâtres. Mes yeux sont accrochés à la belle, je ne m'en lasse pas, mais je ne bouge pas d'un pouce. Quel intérêt à draguer quand la personne n'est pas réceptive ? Je me donnerai plus de mal la prochaine fois.

« Si tu change d'avis, tu sais où me trouver, cela dit. J'irai te chercher des viennoiseries le lendemain matin et tu pourras me parler de ta future vengence entre deux étreintes. » lui dis-je d'un ton suitant la raillerie à plein nez. Cette phrase à l'apparence d'une plaisanterie mais ce n'en est pas une et nous le savons tous les deux. Cette scène me semble parfaitement réaliste, quand on y pense, et elle m'amuse au plus haut point.

Je tire à nouveau sur ma cibiche et jette un coup d'oeil distrait à ma montre. Je me souviens alors d'un rendez-vous important devant avoir lieu dans une heure et je manque de m'étouffer. Je me redresse brusquement.

« Merde, je suis à la bourre. » Je passe derrière Moïra pour récupérer ma veste et lui pose une main sur l'épaule, bravant l'interdit tacite qui régnait jusqu'alors entre nous. « Désolé, le devoir m'appelle. J'ai un gros bonnet à aller plumer. »

Je me rhabille à la hâte, ma cibiche entre les babines. « Je te recontacte rapidement, promis. » lui dis-je avec une douceur qui ne me ressemble pas. En quelques secondes je suis prêt à partir et offre un petit clin d'oeil à mon hôte avant de me diriger vers la porte à grand pas. Je lui lance une dernière plaisanterie à la cantonade avant de refermer la porte derrière moi, hilare.

« Et ce n'est que partie remise pour le reste, beauté ! »
made by black arrow
Revenir en haut Aller en bas

SUCKER FOR PAIN

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1376
↳ Points : 337
↳ Arrivé depuis le : 20/07/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Holland Roden
↳ Age du Personnage : 32 en apparence & 654 réellement
↳ Métier : Prêteuse sur gage
↳ Opinion Politique : Peu importe leur quelques défaillances, Aya veut rejoindre leurs rangs quelqu'en soit le prix à payer !
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2 général, niveau 3 concernant ses sens et l'annihilation de la magie.
↳ Playlist : These streets - Bastille.
↳ Citation : ‹‹ Building a castle made of lies and mistakes. ››
↳ Multicomptes : Persephone D. Wilson
↳ Couleur RP : #ff6633



les petits papiers
↳ Copyright: ©bazzart, ©tumblr, ©Nymou
↳ Disponible pour un topic?: Oui =D
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Wake me up • Wladek&Moïra   Mar 27 Juin - 22:08



" How to restart. "

Wladek & Moïra




A chaque problème une nouvelle solution. Moïra n'allait pas s'en plaindre. Le mafieux lui était d'une aide précieuse, plus loyal que la belle rousse n'aurait pu l'imaginer à leur première rencontre. Elle aurait pu croire à un beau parleur dénué de conscience mais encore une fois, jamais encore Wladek ne lui avait mentit sur un sujet important. Et dans une période où la communication entre la propriétaire du Bones et Grayson avoisinait dangereusement le nul et où la présence de Kyran se faisait de plus en plus rare, ce que faisait Wladek pour elle, quelles que soient ses intentions, était plus qu'apprécié. Quant au à l'éventualité qu'il retourne sa veste un jour... Sûrement pour le bien de tous valait-il mieux ne pas l'envisager.

« Non, princesse, je suis venu parce que je m'inquiétais. Mais tu me connais, j'aime improviser.  Et je doute que tu sois le genre à pleurer dans les bras d'un homme donc l'idée de profiter de ta douleur ne m'a pas effleuré. »

Un instant, le visage plus sérieux, la jeune femme tourna plus franchement la tête pour sonder les traits du grand brun. En réalité ce n'était qu'un réflexe, la Hellraiser n'avait pas besoin de cette analyse pour tenter de déceler si le vendeur d'armes mentait ou non. Elle avait entendu sa sincérité à sa voix. Cela aussi était apprécié.
Mais la discussion dévia, perdant de son sérieux. Elle déviait toujours avec Wladek, avec toutes les femmes qu'il rencontrait. Cela faisait partie de son charme.

« Si tu change d'avis, tu sais où me trouver, cela dit. J'irai te chercher des viennoiseries le lendemain matin et tu pourras me parler de ta future vengeance entre deux étreintes. ›› 

L'image passa dans l'esprit de la belle rousse, laissant sur ses lèvres la trace d'un nouveau sourire amusé, avant de disparaître comme elle était venue, effacée par les priorités et la réalité des choses. La jeune femme reposa cependant ses papiers avant de se retourner clairement vers le mafieux encore adossé à la cuisine, un cigarette entamée coincée entre ses lèvres. Une nouvelle fois, Moïra se permit de détailler sans aucune gêne le grand brun. Sûrement que tout cela faisait encore partie de sa pause dans la chasse à l'homme qu'elle avait entamée.

« Merde, je suis à la bourre. Désolé, le devoir m'appelle. J'ai un gros bonnet à aller plumer. »

Et en un instant le nouveau doux silence que les deux mafieux avaient laissé s'installer fut brisé. Le dealer se redressa, passa près de la jeune femme en accompagnant ses paroles d'un geste familier puis dans un nouveau clin d'oeil, il était à la porte.

« Je te recontacte rapidement, promis. » 

-  Ne t'inquiètes pas trop pour moi.

Elle glissa rapidement, sonnant presque plus comme un ordre que comme un conseil rassurant, mais prononcé avec la même voix douce qui pourtant ne trompait pas sur ses intentions. Moïra était une femme indépendante avant tout. Elle appréciait l'aide mais son business restait le sien jusqu'à temps qu'elle en ait décidé autrement et elle n'allait pas risquer qu'il puisse en être autrement. Et si la Némésis elle la partageait volontiers, ne la considérant que comme une annexe du Bones, son Club en revanche était à elle et à elle seule et pour toujours elle en serait la grande décisionnaire.

« Et ce n'est que partie remise pour le reste, beauté ! »

Et aussi vite qu'il était apparu pour éclairer sa soirée, Wladek disparut dans le claquement de la porte, laissant derrière lui un léger sourire accroché aux lèvres de la rousse incendiaire.
Avant de se rasseoir sur sa chaise face à ses manigances comme elle l'avait été avant, Moïra saisit la bouteille à moitié vide qui trainait encore sur le plan de travail pour se servir un nouveau verre. La nuit n'était pas terminée et bien que plus rassérénée qu'avant et enfin fixée sur le déroulement des prochains jours, il restait à la jeune femme certains points à voir en tête à tête avec elle même.
Wladek. Un homme définitivement charmant. Peut-être pouvait-il définitivement faire la différence. Moïra se surprit un instant à espérer sincèrement qu'il ne se tuerait pas dans ses affaires, puis descendit d'un trait l'alcool et redisposa correctement les nombreux papiers devant elle. La nuit serait encore longue mais au moins elle n'aura pas été totalement solitaire.


Code by Sleepy

_________________

Yet so broken
So beautiful...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t5138-ayalone-o-angry-bird#2089 http://www.mercy-in-darkness.org/t5169-ayalone-o-i-ve-had-the-time-of-my-life
 

Wake me up • Wladek&Moïra

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Wake me up...
» SO WAKE ME UP WHEN IT'S ALL OVER.24/07 à 02h56
» Seo Jun Wan || I'm scared if I wake up, everything will disappear before my eyes
» SUNDAY WAKEUP, GIVE ME A CIGARETTE✝LULU
» m i s s c a l i f o r n i a

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-