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 There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)

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MessageSujet: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Ven 5 Mai - 19:35


« It's just a simple metaphore »

Siewald
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Elle est toujours dans les parages, dissimulée à l’abri des regards. Prête à surgir quand personne ne l’attend au détour. Comme un aimant, son pouvoir attire tous les prédateurs aux alentours. Parce que l’obscurité est un gouffre, la nuit est son salut. Quand le soleil ne regarde plus, elle s’insinue partout, ne laissant aucune zone hors de sa portée. Même les néons lumineux des rues délabrées ne peuvent l’empêcher de marquer son territoire. Sauvage ennemie ou fidèle alliée, sa nature ne cesse de changer. Tel un électron libre, elle continue d’exercer son emprise, envers et contre tous. Sienna est à l’image de cette noirceur pure, souvent confondue à tort, par de la malveillance arbitraire. Or le bien et le mal sont deux notions qui se croisent bien plus qu’elles ne s’opposent, donnant vie à des enfants perdus au milieu du chaos. Des créatures qui se cherchent sans jamais se trouver, essayant de combler le manque au fond d’eux avant de rendre leur dernier souffle. Par chance, les métaphores disposent d’une double nature qui décuple leur instinct de survie. Unissant la férocité de l’animal à la détermination de l’humain, ce mélange particulièrement instable assure une efficacité hors du commun. Alors fidèle à elle-même, l’hybride fuit le danger quand ce dernier s'ébruiter à des kilomètres à la ronde. Il porte sur lui une odeur intense, nauséabonde et pourtant si enivrante. Le parfum de la mort.

Il est comme une ombre sur les murs, une traînée de sang à terre, une pluie acide venue des cieux. Et depuis peu, il empeste Storyville au point d'y rendre l’air irrespirable, aride, mortel. L’explosion criminelle d’un club du quartier marque le début de la fin. La première page de l'histoire vers la descente aux enfers, elle en est certaine. Sans parvenir à l’expliquer, la jeune femme peut le flairer, capable de deviner ce qui va suivre. Ce n’est pas une prédisposition surnaturelle, au contraire, c’est un pressentiment tout ce qu'il y a de plus humain. Bien qu’il soit mûrement influencé par le reptile qui ondule sous sa peau à tout instant. L’animal est prêt à délaisser son territoire pour migrer vers un autre, conscient de ce qui s'y trame : un prédateur bien plus nocif que lui rôde par ici. Ce n’est pas la première fois que cela se passe. Le froid mortel de New-York est toujours présent dans ses souvenirs, comme une piqûre de rappel intarissable. La preuve ultime qu'il ne faut jamais sous-estimer les forces supérieures rôdant parmi les survivants de l’apocalypse. Ainsi, Sienna est décidée à tirer un trait sur le nord de la Nouvelle-Orléans pour un certain temps. Ne jamais tenter le diable. Une leçon marquée au fer rouge sur son épiderme.

Alors pourquoi revenir deux semaines plus tard ? Pour contempler les vestiges d’un lieu familier ? Oh non, la raison de sa venue est tout autre. Il s’avère que le propriétaire du bar explosé est toujours vivant, ce dernier ne se trouvant pas sur les lieux lors de l’incident. Une chance pour lui mais surtout pour elle qui souhaite récupérer son butin, ni plus ni moins. La jeune femme pense trouver son ancien patron assez facilement, connaissant les autres clubs qu’il possède en ville. Néanmoins, il lui faut encore localiser sa position exacte. Elle les visite un par un, n’ayant d’autres choix à l’heure actuelle. C’est finalement dans le dernier qu’il séjourne, entouré d'une horde de danseuses comme à son habitude. La métaphore l'approche sans grande difficulté puisqu'il la reconnaît immédiatement. Cependant, elle est priée de l'attendre à l'extérieur pour recevoir ce qu'il lui doit. Aussitôt dit, aussitôt fait, l'anglaise daigne obéir, sachant pertinemment comment fonctionnent les affaires par ici. De plus, elle ne désire pas rester plus longtemps dans les parages.

Sienna ne se dirige pas vers l'entrée principale qui fait également office de sortie mais vers l'arrière du club. Seuls les employés connaissent l'existence de cette issue donnant sur une ruelle peu fréquentée, parfaite pour les échanges prohibés. La jeune femme pousse la porte afin de sortir lorsque cette dernière s'arrête brusquement dans sa lancée. Malgré un petit froncement des sourcils suite à ce blocage, cela ne semble guère la déranger puisqu'elle se contente simplement de redonner un coup net pour tenter de forcer l'ouverture. Et ce, sans prendre en compte l'éventualité qu'une personne se trouve possiblement derrière la paroi. Par conséquent, la masse corporelle faisant opposition valse en avant lorsque l'hybride parvient finalement à ouvrir entièrement la porte. L'air frais de la nuit vient caresser son visage tandis que le décor de la rue se dévoile sous ses yeux. Deux silhouettes lui font face dont une particulièrement remontée. Une femme dont la voix crispante effleure ses tympans sans jamais réussir à les toucher. Pour la simple et bonne raison que le regard de l'anglaise vient de s'entrechoquer avec celui d'un danois. Oswald. Bien qu'elle soit quelque peu surprise de le retrouver dans les parages, son visage reste aussi froid qu'une nuit d'Alaska.

A quand remonte leur dernière rencontre ? Cette simple pensée lui donnerait presque envie de sourire. Elle se souvient parfaitement du goût de ses lèvres, savouré lors d'une fraction de seconde au détour d'un baiser volé. Sa réaction lui revient également, redessinant dans les profondeurs de sa mémoire une fuite à la hauteur de son imagination. Qu'est-ce qu'il cache ? Voilà la question qui cette nuit-là, s'est immiscée au creux de son esprit ? Par chance, sa curiosité ne ressent pas le besoin d'être constamment comblée, probablement parce que l'indifférence glaciale qui la caractérise possède le dessus. Néanmoins, elle n'a rien oublié de cet instant. « Oswald... » Sa voix brise l'atmosphère pesante qui virevolte dans les airs. A moins qu'elle ne la rende encore plus insoutenable. En tout cas, la femme qui accompagne l'arnaqueur s'est arrêtée de jacasser face à l'ignorance de Sienna à son égard. A croire que son silence, tout comme son regard sont bien plus expressifs que ses mots. Parce que leur intention ne peut remplacer le sentiment véhiculé par un simple battement de cils capable de tout ravager sur son passage. « Tu as une mine effroyable. » Exit les formules de politesse, comme à son habitude l'hybride est loin de faire dans les conventions et traditions. Sa franchise implacable souligne l'évidence, le détective semble au bord de l'agonie. Son teint pâle, son visage creusé et ses yeux vitreux ne jouent pas franchement en sa faveur. Même un mort aurait l'air plus vivant à côté de lui. Qu'est-ce qui peut bien le mettre dans cet état ?  




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Ce message est destiné à toutes personnes susceptibles de vouloir plagier ne serait-ce qu’une phrase de ce rp m’appartenant. Sachez que cette action est un crime punissable par la loi et que je n’aurai aucun problème à la faire intervenir si vous décidez de ne pas respecter le droit à la propriété intellectuelle comme le disposent les articles L122-1, L122-4, L335-2, L335-3, L335-9.


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MessageSujet: Re: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Dim 7 Mai - 13:57

Les palpitations accompagnent la carcasse. Cacophonie pour les tempes, les poignets et la gorge. La vie s’insurge contre l’hôte. Un juste retour de flammes. Il la malmène depuis des décennies et elle se décide en de rares occasions à le lui rappeler. Mécanique artérielle en branle qui annonce la défaillance proche. Un avertissement qu’Oswald ne compte pas sciemment ignorer. Il respire la nuit comme on capture l’odeur de l'être aimé. De longues inspirations, profondes, entières pour contrer le phénomène alimenté par la rythmique détraquée. Le souffle erratique se poursuit dès qu’il oublie d’avaler l’air aussi précisément. Sur sa langue, ce n’est pas l’arôme d’une belle créature qui traine. Tout juste celui de la vermine, de la sueur, de la terreur et de la pisse. Les bas-fonds de la Nouvelle-Orléans, un terrain de jeu fertile pour une fripouille de son acabit. L’atmosphère saturée de tension et de métal, électrifie le système nerveux, enhardit les cheminements. Une stimulation appréciable qui ne l’empêche pas de sombrer dans les faiblesses émises par le corps éprouvé. L’infecté ne s’offre pas en pâture à une quelconque famine. Il lui arrive seulement de négliger ses propres besoins, de s’oublier dans un but parfois obscur. Peut-être pour croire à la présence de cette existence viciée. Les doigts caressent la cicatrice sur l'avant-bras. En chassant le décor et en se concentrant quelques instants, il peut encore l’entendre. Alors le vieux, on veut peut-être rejoindre ses ancêtres ? Un sort bien cruel lui a été réservé à cette gamine insolente. Une fatalité qu’il a entretenue en ne parvenant même pas à l’achever. Il portera toujours sa malédiction d’une certaine manière, façonné par son venin. Une pensée pour la défunte qui ne réduit pas à néant l’encombrement de cette faim vorace. Il la range dans un coin de sa tête, dans un fragment du palpitant et se soumet aux jeux de lumière que les réverbères lui concèdent. En quête de son repas.

Ses mains cueillent la première victime. La maîtrise de ses dons lui assure un anonymat complet. Du moins le croit-il, s’attaquant à la vue de sa proie pour la lui dérober d'abord. Mais l’inconnu l’observe. Et le processus ne s’enclenche même pas. Pas d’énergie à dévorer. Les paumes s’aplatissent toujours plus contre la chair réquisitionnée. L’étranger le repousse violemment, s’éloigne en poussant une série d’injures. La frustration dérange les traits travaillés du prédateur. Il réitère ses tentatives sur deux autres égarés sans plus de succès. L’évidence le nargue quand l’incompréhension souligne l’échec. Venu là pour écouler son stock, il n’a plus de fioles dans les poches. L’ironie propulse un rire aliéné dans la gorge. Il a donc vendu jusqu’au dernier flacon de sang humain, le seul élixir pouvant réparer ces interférences. Rangé à la même enseigne que toutes ces âmes déplorées cherchant par tous les moyens à retrouver leurs capacités.

Agacé mais déterminé, l’arnaqueur s’oriente vers le lieu le plus adapté à ce genre d’acharnement. Un établissement insalubre où il est aisé de glisser ses doigts contre quelques enveloppes dénudées. Le danois se mêle ainsi aux habitués, entretient le mythe en consommant un alcool insipide qui roule dans l’estomac avec dégoût et ne provoque pas la moindre ivresse. Il la feint pourtant en approchant des hôtesses volages d’une démarche faussement incertaine. Les paumes caressent l’épiderme, passent sous le textile à plusieurs reprises. Insatisfait, son pouvoir refuse d’opérer. Son petit jeu de séduction factice l’entraine, cependant, jusqu’à la ruelle dissimulée à l’arrière du complexe. Une blonde au creux de ses bras, aussi plantureuse qu’aventurière. Accolée à la porte, pressée contre lui, ses lèvres chatouillent la nuque de l’imposteur. Les mains parcourent les courbes de manière éhontée, remontent la jupe de la jeune femme et effleurent les cuisses. La situation n’enlève rien à la concentration. Ses rapprochements ne servent que son objectif. Réussir à se nourrir.

Toujours aucun résultat quand la porte s'ouvre abruptement. La paroi frappe juste entre les omoplates la comparse d’infortune. Sa colère est immédiate. Progressivement, l’européen ôte sa prise et recule de plusieurs pas tandis que son acolyte tire pudiquement sur le tissu remonté. L’intruse n’arrache aucun embarras à l’enjôleur, ni la moindre attention d'ailleurs. Contrarié par cette fringale qu’il ne peut contenter, il envisage même le départ inopiné, ne souhaitant pas gaspiller son peu d’énergie sur la bouche de la belle offusquée. Avant d’avoir pu amorcer le moindre mouvement, une voix le retient néanmoins. Intonations qui écorchent le sang-froid et raniment le désir.

Les yeux ternis se posent sur la silhouette de la changeuse. Avec lassitude, il extirpe une cigarette de son blouson, l’écoute à peine. Il embrase le bout de sa clope, tire une ou deux bouffées avant de s’exprimer. L’éreintement teintant sa petite tirade. « C’est de te regarder. Ta seule présence m’épuise. » Un haussement d’épaules. Sa conquête s’impatiente, toujours furieuse après la métamorphe. Ses prunelles se figent dans celles du faux détective, dans l’attente d’une réaction. Elle n’obtient pas celle escomptée. « Tu peux te barrer, je te retiens pas. » Le mépris de la blonde passe du quadragénaire à la brune en un rien de temps. Elle crache quelques mots sans importance et retourne à l’intérieur du club, vexée.

En envoyant volontairement sa fumée dans les iris voisins, l’arnaqueur poursuit la discussion, passant ses nerfs sur une cible désignée. « Qu’est-ce que t’es venue faire ici ? Trémousser tes petites fesses encore devant des mecs en rut ? » Offensant à l’extrême, comparant son petit show à une vulgaire séance de strip-tease. « A moins que tu ne me suives à la trace maintenant ? Après ton sale trip de l’autre jour, tu serais devenue jalouse, Griffins ? Tu veux peut-être que je t’accorde la même attention ? » ajoute-t-il juste pour l’énerver en sachant très bien que son indifférence agirait à nouveau. Il n’a toujours pas compris son comportement de ce soir-là. N’essaie même pas. Les femmes sont trop complexes et bien trop imprévisibles pour être analysées avec rationalité. Du moins, le pense-t-il. Il préfère s’éviter une migraine inutile. Entretient déjà assez bien sa frustration de ne pouvoir se nourrir correctement. Cette nervosité nouvelle n’aide en rien à contenir les pulsions que la seule présence de Sienna engendre. Si le baiser de cette dernière a trouvé racine dans cette énergie dévastatrice, il se demande ce qu’il se passerait si lui répondait à l’appel de la chair. Sans doute que ça ne serait pas aussi chaste et réservé que l'acte qu'elle a initié. Il préfère ne pas l’envisager, ni même y penser.

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MessageSujet: Re: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Lun 8 Mai - 22:49


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Elle ignore ce qui est le plus insupportable chez lui. Le son de sa voix qui raisonne comme un instrument rouillé ? La malhonnêteté qui suinte de tous les pores de son corps ? L'air désinvolte qu'il tente de se donner au bord de l'agonie ? Probablement un mélange de ces trois éléments. Sans oublier de mentionner le charme sournois qui le caractérise tant. Parce que cela rend chacune de leur rencontre imprévisible. Or Sienna est une personne particulièrement calculatrice, ayant conscience que les détails sont d'une importance capitale. Ils peuvent sauver une vie. C'est pourquoi la jeune femme prend toujours soin de contenir son attirance à l'égard du danois même s'il est plutôt évident que cela la consume de l'intérieur. A vrai dire, elle n'est absolument pas gênée d'éprouver du désir pour lui, sachant pertinemment que certaines pulsions ne peuvent être réprimées. Une façon de penser que les siècles sous forme reptilienne ont tout simplement forgé. Cependant, il y a une nette différence entre assouvir un besoin et prendre un risque. La deuxième option mène au danger qui lui-même aboutit éventuellement à la mort. Considérant la destination cette trajectoire, elle s’abstient en présence d'Oswald. Une raison pragmatique, cela va de soi mais alors lui, pourquoi tient-il la distance ? C'est une réponse qui reste en suspens, pour le moment. Nul doute que tôt ou tard, la vérité éclatera.

« Tu passes une sale journée oui c'est assez évident mais je m'en tape alors économise ta salive. » Bien qu'un mort aurait l'air plus vivant à côté de lui, elle ne manifeste aucun intérêt pour son état. Non pas que celui-ci l'indiffère au point de la rendre insensible mais la conversation l'ennuie profondément. Les remarques désobligeantes qu'il tient à l'encontre de sa profession ou à l'égard de son attitude l’effleurent tout juste. Pour la simple et bonne raison qu'elle ne s’embarrasse pas du jugement d'autrui. En effet, ce dernier ne trouve aucune résonance dans les méandres de son esprit. De plus, il semble plutôt évident que l'arnaqueur cherche simplement à se défouler, dévoré par sa propre animosité. Pourquoi une telle tension ? La métamorphe l'ignore et ne tient pas à le découvrir à cet instant précis. « Puis file moi ça, t'en as pas besoin, tu vas clamser d'ici quelques minutes » Elle s'empare de la cigarette qu'il peine à tenir entre ses doigts pour s'enivrer de la substance à son tour. La fumée s'échappe de ses lèvres entrouvertes alors que la porte claque subitement. Enfin, il était temps. Silencieuse, Sienna observe son ancien patron s'avancer dans leur direction. Il fronce les sourcils en apercevant la silhouette d'Oswald, ne s'attendant pas à de la compagnie. Lorsqu'il le désigne d'un vulgaire mouvement de tête, elle se contente de répondre : « C'est mon assurance. » Un jeu de regards s'opère durant une poignée de secondes avant qu'il ne lui concède une enveloppe.

La jeune femme y jette un coup d'oeil puis reporte son attention sur le patriarche. Il la toise froidement, ne rajoute rien et s'éclipse le pas lourd. Le silence pesant induit par sa seule présence se volatilise alors. L'anglaise finit par se tourner vers la carcasse de l'arnaqueur qui manque de s'effondrer à tout moment. Elle est loin de se douter qu'il est en manque de ce qu'il ne peut prendre, considérant plutôt le contraire. « Encore debout ? Peut-être que t'es pas si mort que ça... à l'intérieur. » Sienna lui rend sa cigarette, allant presque jusqu'à l'enfoncer dans sa bouche. Puis, sans aucune gêne apparente, lui révèle la menace qui plane sur sa tête. « Allez on s'arrache avant qu'il ne vienne récupérer son fric et t'achever. » Elle se met en marche, l'air de rien, consciente qu'il est assez grand pour comprendre ce qui se trame dans l'obscurité. Jamais ô grand jamais de la vie, son ancien patron n'a eu l'intention de lui remettre sa paie. Par contre, la faire disparaître pour s'en débarrasser, plutôt deux fois qu'une. Hélas pour lui, une espèce de mort vivant rôdait dans les parages, en d'autres termes, Oswald. Un pur hasard ? Une prétendue coïncidence ? Comment est-ce possible ? Le diable est dans les détails paraît-il... Ce qui l'amène à accélérer légèrement le pas, sachant que le patriarche ne va pas revenir seul puisqu'il doit désormais s'occuper d'un témoin supplémentaire. Et vu son état, il ne risque pas d'y échapper.


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MessageSujet: Re: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Sam 20 Mai - 9:54

La frustration, cette femme la dispense de bien des façons. En lui dérobant son seul moyen d’évacuer la tension qui lui noue les muscles, lui tord les tripes et façonne le cours de ses pensées, écartant ainsi toute forme de dialogue pour déverser le mépris. Des moyens de semer l’insatisfaction, il peut en trouver. Des issues aisées qui débuteraient par un acte qu’il jugerait regrettable et tout autant, fortement délectable. La lèvre tressaute sous l’injonction des fantasmes. La fatigue les disperse néanmoins très vite, tout autant que la voix agaçante de l’impertinente. La cigarette passe d’une bouche à l’autre dans l’indifférence manifeste des deux protagonistes. L’insistance de sa comparse sur son apparence l’alerte sur le degré de sa précarité alimentaire. Trop évident pour qu’elle s’en serve à ce point comme bouclier contre son venin. Ses yeux l’avisent prudemment. Tentation ultime, de tendre la main vers ses reins, de s’approprier sa peau et de la dévorer ensuite tout en la savourant. Vision chaotique qui anime à la fois le croquemitaine et l’homme. Carnage qu’il étouffe pour des raisons aussi évidentes que pratiques. Deux énergies qui se disputent le terrain, entrainent le conflit et la scission de l’esprit. Un champ de bataille tout là-haut. Pulsions, désir, conscience et raison se fracassent contre les parois crâniennes. Elle lui donne la migraine rien qu’en se tenant juste là, la clope au bout des lèvres et l’air suffisant lissant ses traits. L’affligé retient un grognement, cale les mains au fond des poches tandis que la porte s’ouvre sur un homme qu’il ne croit pas connaître. Regard qui le toise, hostilité manifeste qu’il ne peut interpréter. Oswald cligne des yeux paresseusement alors que la petite scène se joue. Il aspire l’air, le rejette pesamment. Il n’objecte pas mais n’affirme rien non plus, observe seulement l’échange sans réellement s’y intéresser.

L’inconnu disparu, la nicotine revenue. Sans comprendre comment, il se retrouve embarqué dans quelques ennuis. Ce qui ne le perturbe pas plus que ça. Les problèmes, il les crée d’ordinaire et cohabite plutôt bien avec. « Tu devrais savoir mieux que quiconque, que la mauvaise herbe, ça a les racines trop profondes pour crever si facilement. » articule-t-il en grignotant le filtre entre ses lèvres. Sienna initie le mouvement très vite et il ne l’imite que tardivement, comptant ses chances de réellement remédier à son problème en ce lieu et celles de devoir appréhender un étranger pour quelques raisons obscures. Nonchalamment, il lui emboite le pas cependant sans trop savoir pourquoi. « Tu me colles tes emmerdes aux fesses maintenant ? Tu réalises que ça a un coût, Griffins ? On a jamais reparlé de ta dette initiale d’ailleurs. Ça ne cesse de s’allonger. » Les syllabes se détachent avec lassitude. Il ne veut même pas en savoir plus sur la situation mais ne trouve pas de bonne raison pour ne pas s'en moquer. « Tu lui as fait quoi ? Manger son gosse peut-être ? » Un sourire narquois flotte sur ses lèvres. Le mégot atteint le trottoir avec indifférence, piétiné par la semelle du fumeur avec peu d’élégance. Les dernières volutes de fumée s’évanouissent dans la nuit, sillonnent l’espace vacant entre leurs deux corps en mouvement.

A l’angle d’une rue, il s’immobilise et s’adosse à une façade avec nonchalance. Il ne compte pas la poursuivre à travers toute la ville après tout. « Et donc ? J’ai quoi en échange de cette petite comédie ? Tu paies en nature ou en espèces ? » Ses dents se dévoilent brièvement mais le sourire n’atteint pas les yeux. La fringale dessèche la rétine, colle la peau aux os. L’escroc exécute un pas, se rapproche de la brune pour la dominer de toute sa hauteur. « Je devrais peut-être te ramener ceci dit, te livrer à ce mec. » Il attrape le menton de l’insolente pour figer son regard dans le sien, la défier. Lassé de faire partie intégrante de ses petits divertissements, excédé de subir ses humeurs et de n’obtenir en retour que de belles incohérences. Hors de question qu’elle le prenne pour acquis dans ses mesquines petites combines. Il ne bluffe même pas et s’assure que son intention soit limpide. « Je blague pas cette fois. Je veux mon dû. » Le ton se fait menaçant, la légèreté s’absente totalement. Il attrape sa nuque brutalement, enfonce ses ongles dans la chair et maintient sa prise le temps que le message passe. L’épiderme sous sa paume lui permet un contact inopiné qui déclenche le processus figé jusqu’ici. Peut-être a-t-il traqué ce but inconsciemment, peut-être que sa surprise a lieu d’être. Il a conscience du phénomène mais décide très rapidement qu’il s’en fiche de la dépouiller ainsi. Action involontaire mais nécessaire de toute façon. L’énergie diffusée dans l’organisme affamé, est un gain qu’il affectionne particulièrement. Tant pis pour les apparences. Ce n’était déjà qu’une question de temps pour que ce détail soit révélé, il fallait être réaliste.

Pour couronner l’heureux hasard, des images se mettent à défiler, un bonus non négligeable au vu de la situation. La plupart des flashbacks lui échappent, une trame détériorée par la rapidité et l’imprécision. Il se contente d’un fragment plus significatif que les autres. La mort qui rôde, dispensée par cette femme. Quelqu’un de son espèce à lui. Une information qui le fait stopper sa petite activité. Suffisamment revigoré, le quadragénaire se sait apte à fuir rapidement au premier signe de riposte. Il siffle pour la forme tout en sachant pertinemment qu’elle ne peut savoir ce qu’il a dérobé à sa mémoire. « Charmante. J’avais pas visé si loin quand je t’imaginais ogresse. » Suggérer la donnée sans totalement la lui dévoiler. La laisser spéculer. Elle sait ce qu’il est, il n’en doute pas. Les minutes qui suivront, lui donneront assurément des pistes sur l'opinion adverse et sur les risques qu’il encourt à demeurer là, à sa portée. L'infecté préfère connaître ses ennemis et il n'a jamais été aussi proche de découvrir à quelle catégorie ranger la métamorphe.

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MessageSujet: Re: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Mar 6 Juin - 1:32


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Elle se mue dans un silence lourd de sens, indifférente aux réprimandes qui froissent l’air. Bien que les propos d’Oswald parviennent à retenir son attention, ses lèvres demeurent closes. Sienna écoute sans intervenir, mesure la portée de ses paroles avant d’en déterminer l’importance. Elle lui accorde un regard qui se fane aussitôt vers l’horizon ténébreux. De toute évidence, la jeune femme ne ressent pas le besoin de participer à la conversation, lui laissant le soin de jaser comme il le fait si bien. Une capacité particulièrement développée chez lui. Quelque peu divertissante au début, cette dernière commence profondément à l'ennuyer. Il faut dire que les siècles de vie lui ont ôté certaines saveurs, incapable d'apprécier à sa juste valeur une simple discussion. Fort heureusement, la tournure des événements joue en sa faveur. Il s'avère qu'elle ne s'est point trompée en décelant chez l'arnaqueur un quelque chose supplémentaire au reste de l'espèce humaine. Une tendance presque morbide. Mystérieuse et enivrante. Qui l'enivre autant comme une véritable drogue. Alors quand il finit par dévoiler la noirceur dissimulée sous sa carcasse chétive, le coeur de Sienna manque un battement. La surprise l'ébranle l'espace d'un instant.

Elle la sent, cette vague d'énergie quitter son corps, sans parvenir à la visualiser d'une quelconque façon. Fascinée par la découverte de sa nature surnaturelle, la métamorphe ne réagit pas les premières secondes. Consciente qu'il vient de se dévoiler comme jamais auparavant. Fini les jeux d'esprit, les apparences trompeuses, les mensonges déguisées. La vérité suinte de tous les pores de son corps. L'étincelante vérité dissimulée pendant si longtemps. Pourquoi cela ? Pourquoi cacher ce qu'il y a de plus sombre chez lui ? Sienna comprend finalement l'origine de son attirance indéniable à son égard. Leur ressemblance, leur déviance, leur appartenance au monde obscur. « Il suffisait de le dire si t’avais la dalle. » A l'écouter, la situation est presque normale, ordinaire. Aucune peur n'irrigue ses prunelles qui brûlent d'une flamme nouvelle. Loin de se sentir menacée par l'étendue de ses pouvoirs dangereux, la métamorphe fait un pas dans sa direction. Elle sait très bien qu'il aurait pu continuer, connaissant le potentiel de sa race. Cornelius hante encore ses cauchemars. Pourtant ce n'est pas faute d'avoir ôté la vie de son squelette incroyablement putride. « Intéressant... maintenant je sais pourquoi tu empestes toujours la mort. »

Ce n'est pas vraiment un parfum comme celui des fleurs qui poussent dans les jardins. C'est plus une impression qui émane de sa personne. Une sensation évoquée. Un souvenir remémoré. Difficile à décrire, encore plus à expliquer. La jeune femme l'observe pour ne pas dire qu'elle décortique littéralement les traits de son visage. Il semble différent désormais. Authentique serait le bon terme. Puis, Sienna se met à tourner autour de lui tel un prédateur rôdant près de sa proie. Ce petit manège durant un instant avant que sa voix ne détermine finalement l'atmosphère de la soirée. « Il était temps que tu craches le morceau trouillard. » De quoi avait-il si peur ? De son jugement ? De son comportement ? La métamorphe ne comprend pas vraiment pourquoi les créatures tiennent à dissimuler leur nature entre elles, n'ayant aucun problème à montrer la sienne. « J'espère que tu es revigoré parce qu'ils sont assez nombreux... » Elle est capable de les entendre à des kilomètres, déambulant de leur pas lourd dans les ruelles abandonnées. « Une démonstration de ta véritable essence devrait suffire à les terrifier. » D'ici quelques secondes, ils arriveront pour récupérer le butin de leur patron qui aura précisé de commencer par éliminer l'assurance de Sienna. En d'autres termes, le cas le plus désespéré qui soit : Oswald.  



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MessageSujet: Re: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Mer 7 Juin - 23:51

L’ennui guette, talonne cette indifférence qui réduit toute stimulation à néant. L’absence d’interactions finit par avoir raison de sa patience et de son intérêt. Cette énergie dévastatrice se poursuit dans les échanges corrompus, les collisions d’égo et les grognements à demi-ravalés. La bouche close ne lui rappelle que sa franche irritation, elle dresse entre eux, les évidences d’une situation peu commune et dérangeante. L’énergie récoltée lui permet ainsi d’anticiper un retrait souhaité. La curiosité ne le pousse pas au vice pour l’heure, le fragment mémoriel ne réveille que son instinct de préservation affuté par ses années d’errance, de fuites répétées. La femme ne révèle pas clairement sa surprise, se contente d’annoter le phénomène comme on commente un bulletin météo. L’étrangeté de cette réaction accentue sa paranoïa naturelle. Derrière chaque réplique, le danois se convainc qu’une stratégie sommeille, vise à lui nuire sans nul doute. Il a appris à se méfier très tôt des autres. Scepticisme qui s’est accentué dans les épreuves traversées. La légendaire bonté humaine, il ne l’a pas souvent retrouvée chez son prochain. Pour ne pas dire jamais. Chaque personne est animée par un but, plus ou moins égoïste. Un objectif qui donne un sens à la trajectoire décrite et celui de la changeuse lui a toujours paru trouble. Ce seul fait suffit à justifier sa prudence. Son incompréhension le mène sur un chemin obscur où les fourrés pourraient tout aussi bien cacher quelques trésors que la nature aurait semé que quelques dangers que l'Homme aurait inventé. L’aventurier choisit le moindre mal. Ses frasques avec la gente féminine lui ont valu trois balles dans le thorax. Une leçon qu’il a retenue par le sang et par l'agonie. Ce genre de risque n’en vaut pas la peine, croit-il désormais. Le désir ne l’a mené qu’à la mort et l’attachement, à la haine. Des raccourcis aisés qui simplifient son quotidien.

Le solitaire avise ainsi l’anglaise avec beaucoup d’attention, s’interroge sur la suite de cette conversation. Sur le potentiel revirement qui lui ferait saisir la portée de la révélation sur celle qui semble ne pas en être étonnée. Un sourire crispé s’étire et se fige sur ses lèvres sèches. « Toujours mieux que les relents de ménagerie que tu te coltines, t’inquiète. » L’envie de reculer le démange mais pas à cause d'un quelconque sentiment d’intimidation, juste pour suivre son intuition qui le pousse à bondir en sens inverse, pour ne lui offrir aucune opportunité de mener un assaut inopiné. L’impression ne faiblit pas quand elle tournoie autour de lui. Oswald se tient prêt à agir et demeure impassible, concentre chaque fibre de son être afin de riposter au mieux à toute éventuelle attaque. Mais après l’avoir observé, elle se contente d’un commentaire qu’il juge à nouveau de totalement déplacé. « J’ai rien à te dire, Griffins. On a pas gardé les cochons ensemble que je sache, je vais pas te déballer ma vie non plus. T'en as rien à foutre de toute façon. » L’agacement se maintient alors qu’elle se permet tous les excès. Il n’apprécie pas ce qu’elle implique, décide de délaisser sa nonchalance coutumière pour revêtir sa férocité. Refus catégorique de servir de jouet, de la laisser l’agiter à loisir au nez de ses opposants. « Je sais vraiment pas pour qui tu te prends, t’es qui pour moi ? Une sacrée emmerdeuse qui pense pouvoir me filer des ordres ? T’es personne et j’ai aucun scrupule à te livrer à ces imbéciles. » Joignant l’acte à la parole, l’homme tend la main pour saisir le poignet abruptement et retourne le bras contre le dos de l'insolente qui vient aussi vite heurter le torse de l'infecté. Il l’immobilise en maintenant sa carrure en place de son autre paume, s’offrant le luxe d’user de son ombre pour encercler ses chevilles. Collé à elle, il se penche vers son oreille et parle d’une voix basse, sèche. « Moi, je me salis pas les mains si je peux l’éviter, tu vois. Je le fais que pour les trucs importants et t’es clairement pas un investissement qui en vaille la peine. » Sa prise se resserre autour des membres de la métamorphe.

Un léger ricanement lui échappe. La vigilance redouble quant à la riposte de sa captive. « Jusqu’à preuve du contraire. J’ai aucune raison valable de te sauver les fesses. Tu me sers à quoi, hein ? » La petite troupe qu'elle a préalablement annoncée, ne devrait plus tarder et plus que jamais, il ne compte pas participer à cette débâcle. « Si t’as besoin d’un petit monstre, t'auras qu'à leur présenter ton venin. » Il suffira de la relâcher sur les arrivants, pour les ralentir avant de filer. Les cheveux de la charmeuse effleurent ses narines, déversent un arôme délicat qu’il ignore sciemment. Entre le désir et la survie, il a déjà fait son choix.

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MessageSujet: Re: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Sam 10 Juin - 22:08


« It's just a simple metaphore »

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Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, l’air froid constamment placardé sur le visage de Sienna ne trahit une profonde indifférence permanente à l’égard du monde et de son peuple. Pour tout dire, il lui arrive d’éprouver de l’intérêt… de temps en temps. Il faut simplement réussir à la surprendre, titiller cette vieille curiosité enfouie sous les siècles de vie. Une tâche particulièrement délicate considérant son âge avancé mais elle n’est pas hors de portée. Oswald en est la preuve vivante. La révélation de sa nature l’interpelle réellement, n’ayant pas côtoyé une créature aussi sombre depuis bien longtemps. De plus, son espèce ne se dévoile pas souvent, préférant miser sur la discrétion avant tout. Ainsi, il n’imagine pas l’effet provoqué par sa petite démonstration surnaturelle. « Au contraire, je trouve cela particulièrement intéressant. » De toute évidence, il ne risque pas de croire sa parole, bien trop méfiant à l’heure actuelle. Pourtant cette dernière est teintée de sincérité. Hélas, l’arnaqueur ne semble pas la déceler, s’offusquant de son attitude. La métamorphe se délecte de sa réaction, amusée par son agacement bien qu’elle n’en démontre rien, conservant ce masque implacable. Seules les étincelles jaillissant de son regard témoignent de son état esprit. Vive, sa voix poursuit celle d’Oswald à toute allure, prête à répliquer dès la première seconde. « Alors qu’est-ce que tu attends, ma permission ? » Si ses propos paraissent audacieux, ils ne sont que de la poudre aux yeux. Destinés à convaincre, tromper, manipuler pour dissimuler ses intentions.

Par chance, l’escroc ne s’enfuit pas sans demander son reste, au contraire il se prend au jeu malgré lui. Son empressement est palpable, ses gestes sont nets et précis. Et derrière la brutalité dont il fait preuve, se cache une profonde détermination. Elle peut la sentir jusque dans le grain de sa voix. « De mieux en mieux. » Sienna observe les entraves ténébreuses qui la retiennent prisonnières, découvrant une capacité supplémentaire de l'essence d’Oswald. « Je suis seulement l’appât, tu es la distraction et nous remplissons parfaitement nos rôles. » La fin de sa phrase prend la tournure d’une confession, à peine audible, qui se perd dans la brise nocturne. Les bruits de pas se rapprochent de plus en plus, elle peut distinctement les entendre. Ils sont proches. Pourtant, la jeune femme n'essaie pas de libérer de l'emprise de l'escroc. Elle se montre calme, étrangement calme. « Les gens ont l’impression d’avoir le contrôle de leur vie jusqu’au moment où tout dérape, jusqu’au moment où ils se rendent compte que chaque petite phrase, chaque petit geste, chaque petite date, les a mené à l’instant présent. » Sa voix résonne comme une mélodie lointaine, nostalgique, presque émotive. « A cet instant. Et le seul contrôle dont ils disposent en réalité, c’est de déterminer à quel moment tout va déraper. » Voilà son mode opératoire, sa façon de survivre, sa raison de vivre. Calculer, anticiper, savoir à l’avance ce qui va se passer, s’adapter aux évènements imprévus, définir le script, redéfinir les paramètres. Ce n’est pas une existence, c’est un parcours du combattant. Un moyen opérationnel de tenir le coup sous forme humaine, consciente du danger qui rôde en permanence.

« Quand ils commenceront à tirer sur moi, ce sera ce moment… alors cours. » Sur ces mots, aussi glacials que sincères, les silhouettes se dévoilent comme des ombres sur les murs. Chose promise, chose due, Oswald la relâche sur les arrivants. La jeune femme tombe littéralement dans les bras de son ancien patron qui la saisit d’une poignée ferme. Il est accompagné de trois hommes de main, probablement armés jusqu’aux dents. Cela ne fait, pour tout dire, aucun doute. Alors qu’il réclame son argent d’un œil menaçant, Sienna répond sereinement : « Je ne l’ai plus en ma possession. » Un mensonge de plus, un mensonge de moins ou une vérité bien ficelée ? Peu importe, l’effet de surprise fonctionne à merveille. Elle en profite pour agripper de ses deux mains le visage de son interlocuteur qui s’est laissé distraire l’espace d’une seconde. Puis, ses pouces s’enfoncent dans ses globes oculaires, exerçant une pression sauvage, animale. Les cris fusent des tréfonds de sa gorge, animés par une douleur criminelle. La métamorphe resserre sa prise pour introduire ses doigts plus profondément encore afin de sentir ses iris se loger au fond de ses rétines. Simultanément, les coups de feu partent dans sa direction, similaire à un véritable feu d’artifice au milieu de la nuit sibylline. Une balle la touche dans l’abdomen quand les yeux de sa victime succombent, complètement écrasés, les nerfs déchirés par ses phalanges. Point de non-retour atteint. Les giclées de sang se juxtaposent tel un spectacle d’horreur parfaitement orchestré et le chaos se déchaîne, confortablement installé aux premières loges. Le thème de la soirée est donné : la mort à n’importe quel prix.



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MessageSujet: Re: There's a forest fire every time we get together (ft. oswald)   Dim 18 Juin - 18:25

La démence enlace la silhouette aussi étroitement que les bras la capturent. L’homme ne discerne derrière les paroles qu’une succession de raisonnements chaotiques qu’il n’est définitivement pas en mesure de saisir. Stratégie ou simple manifestation d’une impulsivité aliénée, il ne pourrait le déduire. Plus l’existence de la brune s’entrechoque à la sienne, moins il en saisit la teneur. D’une intenable capricieuse, elle se métamorphose en sauveuse improbable avant d’échafauder des plans déroutants, de le placer au centre d’une tempête en lui suggérant un abri. Contradictoire en tout point, enfilant des masques à répétition, les laissant retomber au sol sans la moindre délicatesse. De la porcelaine se brisant contre le pavé foulé. Si empressée de peindre le suivant et de l’apposer à ses traits. A quelle pièce de théâtre croit-elle participer ? Oswald joue des circonstances et elle se complait des apparences. Le danois pensait jusqu’alors contribuer à la même farce mais les réactions inégales et incohérentes de sa comparse lui font douter des règles de cette supercherie. La contrariété atteint son apogée quant au lieu de se débattre ou de le confronter, Sienna se contente d’ignorer ses remarques antérieures pour balancer quelques paroles qu’il ne parvient pas à déchiffrer. L’esprit logique se dédouane de toute poésie, du sentimentalisme que d’autres déploient pour expliquer la vie. Il ne s’embarrasse pas de remarques philosophiques, ne supporte pas les déliés complaisants pour annoncer des fatalités. La belle envolée lyrique de la fugitive lui parait ainsi insipide et ne lui arrache qu’un soupir las.

L’arnaqueur se sent incroyablement fatigué alors que les doigts amplifient la pression sur la chair. « Tu fais de la philo’ de comptoir maintenant ? Faut pas te faire d’illusions, y a personne pour t’écouter là et noter tes dernières paroles. T’as rien d’une nana qui mérite son épitaphe de toute façon. Faudrait arrêter de te donner de grands airs, Griffins. » Un discours qui roulera sans doute avec indifférence sur la carapace de la résignée. Le détachement de cette femme parait pourtant bancal dès qu’elle lui suggère un retrait anticipé. Décidément, il n’y comprend rien. « Tu te prends pour Jésus maintenant, la grande martyre de ce siècle ? Tu veux que je t’apporte les clous ? Trois dollars chacun. » ironise-t-il bien incapable de la cerner, de comprendre le but de ses petites manœuvres. Avant de pouvoir se prononcer sur l’état mental variable de la changeuse, leurs opposants débarquent comme elle l'avait prédit. L’hésitation s’empare de l’infecté, il s’apprête à la relâcher sans pour autant pousser le vice à la jeter dans la fosse aux lions. Comptant bien se tirer à la suite sans se préoccuper du reste néanmoins, il s’acquitte d’une dette antérieure et d’un doute qu’il n’a pu résoudre. Tranchant donc la situation, le compromis qu'il s'autorise, à mi-chemin entre le salaud et le charitable. Le lâche, ça lui convient parfaitement. Mais c’est sans compter sur l’un des assaillants qui les prend à revers, débarquant dans leurs dos, par une ruelle inattendue. Le coup retentit, trop rapidement pour qu’il puisse dignement l’esquiver. Le choc balance son otage vers l’avant. Sans réellement tenter de la récupérer, il avise davantage sa plaie. La balle l’a effleurée sans pénétrer la chair réellement, une longue déchirure a ruiné le blouson et le flanc gauche. Rien qui ne se soignera pas. Au besoin, il ira s’échouer sur le canapé de Moriah.

Le blessé ramasse les quelques traces d’hémoglobine tout en observant le tireur. «  J’ai rien à voir avec cette cinglée. » fulmine-t-il, la pupille dévoilant la menace, suintant l'irritation. L’homme le tient toujours en joue tandis que l’instigatrice du contexte discute avec les protagonistes, diffusant quelques explications à l’escroc. Un règlement de compte pour quelques billets ? Bien plus basique qu’il ne l’aurait espéré. L’aventurier trouve ça risible mais pas surprenant au final. Lui ne se serait jamais fait attraper. Tandis qu’il déniche visuellement une issue, la folie pure débute. Le terme dont il a affublé son acolyte, se juxtapose à merveille à la réalité. Les doigts s’enfonçant dans les orbites, lui font arquer les sourcils de surprise. Spectacle écœurant et pour le moins, déroutant. Qui confirme ce qu'il pense depuis longtemps. « Je vous l’avais dit qu’elle était cinglée. » ajoute-t-il, fixant l’inconnu en retrait. Absorbé par le spectacle morbide que la métamorphe leur sert, l’étranger a baissé le canon de son arme. Le prétendu détective s’empresse alors de bondir pour le désarmer. Quelques coups s’échangent entre eux, il se prend le coude dans le nez, le poing dans la mâchoire.

Le flingue laisse échapper deux balles, une se fiche dans le sol, l’autre dans l’épaule de l’effronté. La douleur parasite un bref instant le cours des événements. Utilisant cette sensation désagréable comme fuel pour sa détermination, le scandinave parvient ultimement à dérober le pistolet et à le retourner contre son ancien propriétaire. Il lui tire dans la poitrine et le rattrape rapidement, dérobant jusqu’à la dernière parcelle d’énergie avant de relâcher le cadavre. Le regard balaie la scène, la lésion subie par l’acharnée se refermera sans doute rapidement. Les gens de son espèce sont plus que prompt à la survie et à la guérison facile. Sans s’encombrer du moindre remord, il siffle juste après la femme avant d’envoyer valser l’arme qu’il a réquisitionné, qu’elle la réceptionne et se débrouille désormais. De toute façon, elle a bien prouvé être apte à se protéger seule. Sans plus se salir les mains comme il l’a indiqué, il recule de plusieurs pas, un dernier regard pour la victime de l’anglaise avant de s’enfuir, distançant aussi rapidement que possible les lieux. Désormais revigoré et apte à reprendre ses occupations là où il les a laissées.

- Sujet terminé -

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