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 First class loser (.kenneth)

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: First class loser (.kenneth)   Mer 10 Mai - 20:49

first class loser
You can't ditch him, you can't lose him, there is no place you can hide e's a bully, he's a jerk, he's everything that you despise But you can't just tune him out because he's too loud to ignore hen he shows up at your house, you kill the lights and hit the floor

L’édifice se casse la gueule. Doucement mais sûrement. Un par un, les os explosent, se pètent avec allégresse en une jolie berceuse qui lui résonne dans les oreilles. Un bruit de marteau-piqueur qui démoli tout, enduit des arômes du sang pour parfaire le tableau. Il en frissonne, se laisse bouffer de l’intérieur par cet autre qui l’habite. Ce fauve si durement réprimé depuis qu’il est entré au service du gamin venu du nord. Stain qui s’efforce d’être un autre et qui en oublie qui il est vraiment. Le retour aux sources qui se fait dans la douleur, le sel de ses larmes contre ses paupières closes. Il en a un sourire crade sur sa sale gueule, la peau plissée et cramée qui cède sa place à la blancheur de la fourrure du loup. Rien à foutre, il en a besoin, de cette mutation incongrue. Pour ne pas devenir totalement taré. Il en a besoin pour ne pas avoir l’impression d’être totalement seul dans cette ville merdique. On lui a presque interdit d’être une bête de foire,  ou du moins d’être celle qui se change en loup quand l’envie lui prend. Le défiguré qui fait flipper par contre, il peut l’être sans problèmes. Tout le temps, qu’importe les circonstances. Même quand il se retrouve à devoir faire face à un ancien camarade d’uniforme. Pour faire le bilan de ces journées de merde qu’il passe en compagnie de ces raclures de mafieux. Tous ces bonhommes qu’il a envie de buter dès qu’il se retrouve dans la même pièce qu’eux. Comme des putains d’hémorroïdes dont on arrive pas à se soigner, ils reviennent tout le temps et lui colle d’affreuse démangeaisons au cul.

Animal qui se contrefout des petits tracas de la vie humaine. Se contenant d’apprécier la simplicité de son environnement. Les griffes raclant la terre, les coussinets moelleux sur l’herbe qui s’écrase sur son passage. Il hume avec une avidité folle les senteurs qui l’environnent, joue des oreilles au moindre bruit qui lui parvient. Fauve renouant avec des instincts de louveteau, curieux de tout, la salive sur la langue et le besoin de se défouler qui le prend aux pattes. Chasser, traquer, tuer. Dévorer sans pudeur ce qui aura la malchance de passer sous ses crocs. Déchiqueter les chairs comme celles de l’homme ont pu être démolies. Il en a le cœur qui s’affole, le goût de la traque sur la langue et contre son museau, le fauve qui s’élance. Trace fantomatique au milieu du bayou, injure de blancheur dans un décor vaseux et crade. Son terrain de jeu, pendant quelques temps. L’allégresse de patauger, se pourrir les poils et se barbouiller la gueule de boue et de sang. Personne n’est là pour admirer, personne ne viendra lui casser les couilles dans ce coin perdu de la ville. Il a encore du temps avant de devoir reprendre forme humaine, renfiler ces fringues qui ressemblent plus à des sacs pour cacher les muscles en dessous. Reprendre la parole, la voix oscillant entre celle, forcé, de Silver et le naturel de celle de l’italien. Le loup en soupire, grogne son mécontentement et dérive dans les hautes herbes, patauge un peu plus dans la flotte saumâtre.

Il n’aura pas bouffé grand-chose de son expédition. Un petit ragondin misérable, la queue d’un bébé crocodile rachitique dans lequel il se sera fait un plaisir de croquer. Il a dû regret sur la langue en plus de ces saveurs étrange, le soldat qui renfile ses fringues avec lenteur. Lui qui vient de se perdre dans le corps du loup, comme il ne l’avait plus fait depuis longtemps. Fourbus jusque dans le plus infime de ses muscles, ceux de l’homme qui semblent ne pas lui appartenir. Un peu comme lorsqu’il est revenu à sa forme de bipède après avoir passé sept siècles dans la peau d’un quadrupède. Stain en souffre, ça se lit sur sa sale gueule. Il serre les dents et laisse parler sa frustration dans la brutalité de ses gestes. Ces maudits lacets qui lui résistent, le gamin qui apprend à nouer ses godasses et qui ne se souvient plus dans quel sens doit se faire la boucle. Un crachat injurieux brise le silence et le milicien se relève, enfile son sweat et se passe la pogne sur la tronche. Les stigmates des éclats de verre sont encore ancrés dans sa chair. A moitié cicatrisé tant le processus est long. Ridiculement long. Et c’est avec cette gueule de furoncle bousillé qu’il va devoir affronter le regard de son prétendu collègue. Petit con prétentieux qui ira aussitôt raconter aux autres qu’il a vu Sale Tronche, qu’il est dégueulasse à vomir, et que c’est drôle. A leur place, il ferait certainement la même chose. Se foutre du malheur de l’autre tant qu’il n’en est pas lui-même la cible.

L’acide sur la langue ravalé dans un reniflement dédaigneux, Stain visse ses mains dans les poches de son sweater et traîne des godasses sur l’herbe humide. Si le loup n’avait pas émis le moindre son en foulant ce sol, le soldat en revanche fait autant de bruit qu’un troupeau de bisons affolés. Rien à foutre d’être discret, ce n’est pas le but de la manœuvre. Au pied d’un arbre aussi défoncé que sa tronche, l’épaule vient s’appuyer contre l’écorce boursoufflée. Il parcourt l’étendue du regard, le pied tapotant la mousse d’impatience. Torcher l’affaire au plus vite, balancer les fringues de nouveau dans le bayou comme il pourrait y jeter un cadavre et retrouver le loup. Passer la nuit dehors, et revenir crever dans le cimetière de la civilisation aux premières lueurs du jour. Il en frissonne d’envie. « - Si tu pouvais te magner Ducon, j’ai pas que ça à foutre non plus… » Il parle à la vase, au piaf qui vient de se poser au-dessus de sa tête. A ce rien qui l’environne avec l’espoir que l’émissaire du Gouvernement sera assez proche pour l’entendre. Et qu’il se magnera le tronc par la même occasion pour se ramener.

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Ven 19 Mai - 13:06

first class loser
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Pouvait-il seulement deviner comme je le haïssais et comme il me rendait vivant à la fois ? Chaque particule de mon être était tendu à l'idée de devoir m'entretenir avec lui. Avec Stain. L'objet de toutes mes convoitises, ou presque. Il n'était plus un être humain à mes yeux. Pas même un animal. Juste une chose ou une entité qui portait l'étiquette de ma vengeance. Il avait une place à part ; une place bien trop importante pour ce que soit raisonnable ou même réel. Chacun de nos échanges m'avait apporté quelque chose que je ne pouvais pas décrire, pas expliquer. Il était mon but et j'avais la sensation de m'en rapprocher à chaque fois davantage, toucher cette finalité du bout des doigts ; et chaque frôlement m'effrayait et entretenait une flamme malsaine au fond de mes entrailles. S'il disparaissait, que deviendrais-je ? J'avais entretenu notre relation tel un drogué en manque, revenant toujours à la charge, ignorant le fait que je savais pertinemment que ça devrait s'arrêter un jour parce que cela me faisait le plus grand mal. Je savais que j'aurais dû en finir, mais j'en étais juste incapable.

Le sang bouillonnant dans mes veines, les muscles en tension, et pourtant paraissant parfaitement détendu au premier abord, je parcourais le bayou sauvage en direction de notre meeting-point. A peine à l'heure, toujours dans le paraître, je me préparais à dominer mes émotions, dominer tous ces ressentiments, toute cette haine qui me dévorait et le besoin que je ressentais à le voir vivant, bien portant, tant que je ne portais pas de coup par moi-même. Un joli merdier qui ne devait pas être exposé aujourd'hui ; pas encore. C'était trop tôt. Si ces derniers temps avaient été difficiles pour Stain, je savourais tous ses malheurs, m'en nourrissant avec délectation. Le voir souffrir était ma plus grande récompense. Cela me rappelait pourquoi je ne mettais pas fin à son propre cauchemar. La mort aurait été trop douce pour lui. J'espérais que son karma le fasse payer, au centuple, tout le mal qu'il avait fait autour de lui ; tout le mal qu'il avait fait à ma sœur.

J'avais été mis dans la confidence par le Gouvernement, prévenu de la situation actuelle. Le rencontrer dans un tel endroit semblait adapté. Pas d'oreille attentive, pas de yeux curieux, à part les nôtres. A moins qu'il ait tout découvert et qu'il me noie dans les marais... J'espérais tant qu'il me voit autrement que comme un collègue ainsi la chute serait encore plus douloureuse pour lui. J'aimais le voir naïf, confiant pour mieux l'imaginer en souffrir ; s'il était capable de quelconques réels sentiments bien sûr. Je me fourvoyais. Je le savais.

Je m'approchais calmement, remarquant Stain de dos à distance. Je l'entendis également se plaindre – et m'appeler Ducon par la même occasion – et calais mes mains dans mes poches, ralentissant le pas naturellement. Mon instinct de contradiction sans aucun doute. Qui était le plus con de nous deux ? J'avais entendu dire qu'il avait été dévisagé. Adieu son beau visage. Adieu les femmes dans le processus tiens ! Il lui faudrait alors être riche ou drôlement doté de bonté pour en séduire une. Aucune chance donc... Un fin sourire se dessina sur mon visage. Est-ce qu'il était à vomir à ce point ? Une partie de moi l'espérait. Très fort. Dans ce monde d'apparence, j'espérais qu'il en souffrirait et qu'il devrait renoncer au peu de plaisir auxquels nous avions encore accès dans ce monde en débris.

Et qu'est-ce qu'un homme mort pourrait bien avoir à foutre ? M'annonçais-je à proximité avant de le contourner pour lui faire face.

Mes deux sourcils se relevèrent spontanément, portant vaguement ma main à ma bouche avant de la caler une nouvelle fois dans ma poche. Je jubilais, le masquant du mieux que je le pus, espérant qu'il prenne cela pour du dégoût. De l'art. C'était encore mieux que je n'aurais jamais pu l'imaginer. Merci Karma. Merci putain. Je masquais mes émotions à nouveau. Bon sang, c'était jouissif et j'eus presque de la difficulté à retrouver mon indifférence caractéristique.

On dit que tu as été dévisagé, mais je ne vois aucune différence, souriais-je avec moquerie.

Quoi, je pouvais bien me foutre de sa gueule. Ce n'était pas comme si j'allais lui briser le cœur. J'étais persuadé qu'il avait déjà installé une carapace vis-à-vis de sa nouvelle tronche et que mes remarques ne l'atteindraient pas.

Il paraît que tu as besoin de moi alors me voilà, le désignais-je vaguement de la main. Mais sache tout d'abord que je ne peux rien faire pour t'arranger la gueule à ce stade mec.

Bien, j'allais m'arrêter là ; c'était suffisant, j'avais assez enfoncé le clou. Je me serais bien permis un dernier petit pic à la con, mais j'étais curieux. Que faisais-je là exactement ? Stain qui avait besoin de moi, ce n'était pas le cas tous les jours. Jamais en fait. Allait-il gracieusement me donner en mains des cartes qui me permettraient de le piéger ? Ce serait trop aimable mais je l'espérais. Mon corps était en transe mais je me contrôlais pour que ce soit parfaitement imperceptible. Mes entrailles tremblaient d'impatience. J'allais me consumer ou me dévorer moi-même de l'intérieur s'il n'annonçait pas rapidement la raison de ma présence ici.

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Jeu 25 Mai - 11:52


Prêt à se casser tant il n’en a plus rien à foutre de devoir rendre des comptes. Ca lui passe au-dessus et ça l’agace d’être à ce point contraint de jouer au bon petit soldat. Les comptes-rendus n’ont jamais été sa tasse de thé, et de toute façon il n’y a rien à dire. Journée de merde, Eriksson qui fait sa loi, des nichons, des fesses, des vieux pervers, se coucher. Recommencer. Rien de bien intéressant en somme, son quotidien depuis sa prétendue mort. L’italien a tenté de s’y faire, s’y est accoutumé, en partie. Mais l’action lui manque. Lui qui a de la haine à revendre dans les veines, le besoin irrépressible de cogner et les instincts du loup qui lui hurle à la gueule sous sa peau. Il le sens encore, l’animal qui prend toute la place dans sa carcasse, la reconstruit à sa guise pour se sentir pleinement chez lui. Le changeur en grimace, souffle comme si une vague de peine était venue se fracasser contre sa trogne saccagée. Il a le poids de toutes ses années en trop qui pèse sur ses épaules, ce putain de fardeau qui le fatigue et lui donne l’impression de marcher sans arrêt dans la merde. Une bonne diarrhée, qui dure pendant des jours et en laisse un bon tas sur le sol dans lequel ses pieds viennent allégrement se poser. Joyeuse mascarade dont il tient le premier rôle, plus seul que l’arbre mort et rachitique qui se courbe devant ses yeux. Le décor est aussi merdique que sa vie, sûrement pour ça qu’il l’a choisi, pour illustrer la beauté de la chose et se prendre toute l’étendue de ce vide boueux qui est devenu son quotidien dans la gueule. Et putain ça fait mal. Stain s’irrite, joue de la semelle contre le sol détrempé et continue de jurer, dans sa tête cette fois. Une fois en italien, une autre en latin pour la forme, en anglais parce qu’il préfère. Et il recommence, fait tourner les pages de son dictionnaire ordurier à mesure que les minutes passent.

Les sens atrophiés finissent malgré tout par percevoir le chuintement d’une présence. Les flop flop de semelles qui font ventouse dans la terre détrempée. La question le fait grincer des dents, poussent les mâchoires à se crisper encore un peu plus. Ca se lit sur sa sale gueule qu’il est contrarié. Qu’il a les nerfs en pelote et l’humour au-dessous de zéro. « - Des tas de choses mon vieux, tu serais surpris de voir la liste qui m’attend quand je serais débarrasser de ce rendez-vous à la con. » Qu’il balance sans plus de douceur, de l’acide dans la voix. Des restes de celui qui lui a cramé la gueule, passé sous la peau pour incendier la langue, s’y coller et ne plus s’en tirer. La moquerie lui passe au-dessus du caillou. Le blesse pourtant profondément, mais il s’efforce de rester de marbre. Garder au beau fixe son sourire de merdeux de première pour ne pas faire plaisir au crétin qui se tient devant lui. « - Investi dans des lunettes, ça te fera pas de mal je pense, tu causes au tronc là. Je suis un peu plus à gauche. » Et il agite les doigts devant le nez du soldat comme pour lui faire remarquer sa présence, se foutre gentiment de sa gueule pour éviter qu’on se foute trop de la sienne en échange. Répondre à des moqueries avec le même humour pourri. Exercice dans lequel il a toujours excellé, et qui par chance, n’a pas été touché par le ravalement de façade gratuit, version mafieux de pacotille.

« - J’ai un chirurgien qui s’en occupe, t’en fais pas. Aux frais du Gouvernement, ça leur fait plaisir. » Si seulement, ça m’arrangerait bien. Dans son état, il n’y a sûrement pas grand-chose à faire. Seuls ses dons seraient capables de tout arranger, il en est convaincu. Et se désespère de les voir faire le yoyo à la longueur de temps. Etre aux abonnés absents plus souvent que bien présent pour lui être utile. En plus de tout l’argent qu’il s’injecte pour se démolir encore un peu, suivre les ordres. Contraint et forcé de le faire s’il ne veut pas se faire balancer de l’autre côté des murs. Plutôt crever. « - On m’oblige à rendre des comptes… J’aurais préféré que ce soit quelqu’un d’autre mais bon pour cette fois je ferais avec. » Il le grommèle, ne cache pas son mécontentement. Croise les bras contre son torse et appui son épaule contre le tronc. « - J’ai rien de neuf à dire. Le Eriksson continue ses magouilles, pépère. De temps en temps ça se frite, normal entre mafieux. J’ai vu des gars de chez nous dans son troquet véreux l’autre jour. » Rien d’étonnant en somme. « - Tu leur apprendras pas grand-chose de neuf, j’en ai bien peur, mais j’ai rien de mieux pour l’instant. Il me fait pas confiance, j’ai pas été le plus agréable lors de notre première rencontre, il m’en veut un peu depuis je crois. » Fait agaçant pour quelqu’un censé le surveiller. Gagner sa confiance aurait été la meilleure chose à faire dès le départ. Au lieu de se retrouver à courir derrière sans espoir de la rattraper. « - Pourquoi ils t’ont envoyé toi ? » Ca le tracasse et il ne comprend pas vraiment. S’autorise à lever le museau pour regarder brièvement son collègue et détourner aussitôt le regard. Malaise de merde qui dure e perdure.

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Sam 1 Juil - 16:23

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Je ne réussissais pas à détourner mes yeux de Stain. Si je pouvais être captivé par quelqu'un d'autre comme j'étais captivé par cet homme, cela aurait été par Lucrezia. J'avais toujours pensé que j'avais fini par tomber amoureux de cet homme, à ma façon. Mon obsession pour Stain aurait pu être comparé à de l'amour, sans aucune bonne intention associée. C'était ça qu'on appelait de la pure haine. Dure et simple. Sa définition même. Du dégoût, de la colère, de l'excitation, de l'impatience ; autant d'émotions et de sentiments qui formaient un cocktail intérieur détonnant. Je ne savais pas si jouer la comédie devenait de plus en plus aisée avec le temps, ou alors de plus en plus difficile.

Stain était désagréable. On ne pouvait pas dire qu'il avait un jour été différent ; mais son humeur ne s'améliorait pas avec le temps. Il fut un temps, lointain, où je pense qu'une partie de moi avait apprécié travailler avec lui. Vaguement. Peut-être. Je n'en étais plus très sûr. Je laissais pencher ma tête sur mon épaule, le détaillant toujours avec intensité. L'intensité caractéristique, miroir de celle intérieure. Que voyait-il dans mes yeux ? Pouvait-il deviner ? Probablement pas. Il était aveuglé par sa propre haine intérieure. Tel un voile devant les yeux qui déformait tout ce qui entrait dans son champ de vision. Du moins, c'était ce qu'il me renvoyait comme réalité. Son sourire faisait écho au mien ; deux merdeux ensemble, nous ne pouvions que nous comprendre, ou en tout cas nous pouvions le prétendre. Ce n'était que des apparences. Trompeuses. Et quelque chose me disait que nous étions bien tous les deux au clair avec ça.

Oooh... me contentais-je de répondre face à sa réponse acide, simulant l'attendrissement face à sa répartie risible.

Un attendrissement simulé mal placé, qui j'espérais le mettrait mal à l'aise. Même avec Stain, je ne pouvais pas m'empêcher d'être provocateur. Ma nature ne pouvait pas être polluée par la haine que je lui portais. Ses prochaines paroles attirèrent néanmoins davantage mon attention. Un chirurgien aux frais du Gouvernement ? Vraiment ? Ce n'était pas dans leurs habitudes. Je fronçais à peine les sourcils avant de répondre dans une brève grimace :

Tu dois être considéré comme un excellent élément pour qu'ils daignent se soucier de ton apparence.

Le renard léchait l'ego meurtri de Stain, espérant que ce dernier mentait pour que cette remarque le blesse plutôt qu'elle ne le console. Etait-il seulement important ? Rien qu'un peu ? Nous étions tous des pions, moi le premier. Croire que le Gouvernement lèvera le petit doigt pour lui, c'était comme croire qu'un jour son Prince viendra à dos de licorne. Princesse. Peu importait. Ne comprenait-il pas que même son accident et sa détresse associée servaient encore les Rois dans leur tour en or massive ? Tout était bon pour profiter de nous, sous toutes les coutures. Cet homme était un chien, quel que soit son animal totem. Oh je ne me cachais pas non plus ; j'étais un chien également. Légèrement plus rusé néanmoins.

Bien évidemment qu'il était obligé de rendre des comptes, tel le pantin qu'il était. Et quel était le problème avec moi ? Je relevais un sourcil spontanément. Plus intelligent qu'il n'en avait désormais l'air – hahahaha j'étais drôle. J'écoutais le compte-rendu de Stain, satisfait qu'il stagne dans sa merde. Le Gouvernement ne serait pas content de ce résultat et je serais fier de leur annoncer qu'il était un élément aussi inutile que ridicule. Eriksson était ancré dans mon cerveau. Je commençais à bien trop entendre son nom pour ne pas vouloir mettre mon museau dans toutes ses affaires à point de vue personnel. Irrécupérable, moi ? Oui je le savais déjà.

Tu n'as jamais été doué pour gagner la confiance de qui que ce soit. Est-ce qu'au moins tu as confiance en toi-même ? Terminais-je mon interrogation avec un rire moqueur.

Sa prochaine question eut le don de maintenir mon sourire éclatant en place. Et pourquoi pas moi ? J'écartais les bras avant de réduire la distance entre nous.

Ca te pose un problème ? Car je suis désolé de t'annoncer que je serais désormais ton seul contact officiel avec le Gouvernement. Tu es si chanceux, souriais-je davantage, un clin d'oeil à son attention.

Et j'allais savourer ce job. C'était moi qui étais chanceux à priori. Je croisais brièvement son regard et mon sourire disparut immédiatement. Ce malaise me frappa en plein visage comme si Stain venait de me gifler lui-même. Si j'étais apte à en comprendre son origine, lui ne l'était pas, n'est-ce pas ? Parfois, j'avais simplement envie de lui dire. Lui expliquer. Lui dire qu'il avait supprimé de cette Terre une partie de moi-même pour toujours. Une partie que je ne pourrais plus jamais retrouver. Elle était perdue pour toujours et son manque ne faisait que s'intensifier au quotidien, rendant la douleur davantage insupportable de jour en jour. Et rien ne pourrait réparer cela. C'était lui le responsable et j'espérais qu'il en paierait les conséquences, au centuple. Je serrais les dents, ne détournant pas mon regard de lui. Je n'en étais toujours pas capable. Je reculais immédiatement, brusquement, dans un élan imprévisible, contrôlant dans ce mouvement mes autres faits et gestes. Et lorsque je fus à une distance sécurisante pour lui comme pour moi, je repris la parole :

Est-ce que tu as un plan pour la suite des événements ? As-tu besoin de moyens supplémentaires ? Demandais-je de la manière la plus neutre possible.

J'allais faire mon job pour le moment ; là tout de suite maintenant en tout cas. Je ne garantissais pas les prochaines minutes, alors que je luttais contre moi-même et mes instincts pour ne pas le descendre en une fraction de seconde, une balle entre les deux yeux. Mon coeur battait la chamade, m'assourdissant presque dans son tambourinement. Mon ventre se tordait d'impatience sous l'anticipation d'un tel événement. Mettre fin à tout ça ; mettre fin à cette rage et à cette vengeance dévorante. Pour laisser place à quoi ensuite ? Au vide ? Cette pensée suffit pour ne pas me faire porter la main à mon arme de service. Pour le moment.

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Jeu 6 Juil - 16:39


L’irritation s’accroche, le gratte comme une poussée d’urticaire qui se serait accoquinée avec des puces. Et le regard de son homologue qui n’arrête pas de le détailler. Captivé par le résultat d’une mise à mort ratée, Stain renifle sa gêne et l’agacement s’invite dans les traits bousillés de sa trogne. Qu’il regarde ailleurs ne serait-ce que pour quelques minutes, se trouve une autre lubie à la place de sa sale gueule ça l’arrangerait. Calmerait ses nerfs et ses envies de lui faire ravaler ses airs suffisants. L’attendrissement qui se joint à la mauvaise blague et l’italien serre les dents. Les pognes aussi, à défaut de pouvoir frapper l’autre provocateur de bac à sable, il se contente de croiser les bras, d’enfoncer ses mains sous ses aisselles et se bousiller les paumes avec ses ongles. Tout en insultant copieusement le bonhomme dans sa tête en le fusillant du regard. Pas d’humeur à plaisanter quand il est pourtant le premier à dégainer les blagues les plus miteuses du monde. Pas avec n’importe qui, et si la compagnie de Kenneth a pendant un temps été plaisante, presque à la limite de l’amitié sincère, en ce moment elle lui donne envie de s’arracher les restants de peau qu’il peut avoir sur la tronche pour se fondre dans le décor.

« - Tu n’as pas idée. » Qu’il balance, mielleux à crever, le sourire de premier de la classe qui se colle sur ses lèvres bousillées. Il en roule des épaules comme le ferait une gamine toute fière dans sa nouvelle robe et qui se pavane. Le Gouvernement s’en fout de lui rendre sa belle gueule, plus il reste moche, plus il est utile. Jusqu’à ce qu’on lui trouve un nouvel usage, une nouvelle lubie. Un nouveau coin où il serait judicieux de le poser pour glaner des informations ou faire le ménage parmi la vermine. Certainement la tâche qu’il préfère le plus, bien plus attrayante que de faire le baby-sitter d’un mafieux et lui torcher les fesses au moindre pet chargé coincé de travers. La moquerie qui reste en travers du gosier, ça se lit sur sa face. Stain qui s’enfonce encore un peu plus dans sa colère noire, les nerfs qui se tendent à l’excès. Il en grince des chicots, dévoile les quenottes dans un rictus mauvais et assassin. Bute du pied dans un tas de mousse humide. « - Je t’emmerde Zaran. Tu me connais pas, t’en sais rien de si je suis doué ou pas. Peut-être que j’ai pas envie de gagner ta confiance aussi, comme avec l’autre crétin. T’as pensé un peu à ça, ou dans ta tête de Monsieur parfait, tout le monde doit te lécher le cul et te faire confiance aveuglément ? » Il le crache avec hargne, sa voix malmenée qui se casse sur certaine note. Touché sur une corde bien plus sensible que d’ordinaire, le loup teigneux s’éloigne du soldat. Par prudence, pour éviter de lui en coller une par inadvertance. Le démolir dans les règles et le faire patauger dans la bouillasse. De quoi s’attirer des ennuis auprès de ses supérieurs, alors il ravale ses fantasmes. Les enferment dans un coin de sa tête et s’efforce de ne plus y penser. Faire taire le fauve qui hurle à nouveau dans son ventre jusqu’à lui coller la migraine. Ce serait tellement plus facile, de laisser parler le loup. Lui ouvrir la voie et voir ce qu’il en fait. Se planquer derrière la fourrure quand l’humanité devient trop difficile à supporter.

« - Ouais ça me pose un problème. J’aime pas ta gueule, j’ai pas envie de devoir la supporter à chaque fois qu’il faudra que je fasse ce putain de rapport. Ravale ton ironie ou je te la fais bouffer… » Le ton reste acerbe, le venin sur la langue et la froideur qui s’invite dans les cassures de son timbre polaire. Dans le noir de ses pupilles qui s’accrochent à celles de son vis-à-vis, les menaces qu’elles contiennent tellement facile à deviner pour celui qui s’attarde un peu trop longtemps sur les contours fondu de ce visage démoli. « - Des moyens supplémentaires ? » Lâche-t-il dans un ricanement rouillé. Le silence qui tombe sur le bayou et l’italien qui semble se perdre dans ses réflexions. « - Toutes les forces de la milice pour démolir ce trou à rats et faire fermer boutique à ce merdeux, ce serait bien. » La moquerie cingle le silence. Il ne réfléchit même pas, parce qu’il ne sait pas ce dont il pourrait avoir besoin. Pas plus qu’il ne sait ce qu’il va faire en suite. Il n’y a que le point final qui ne bouge pas : briser Eriksson comme il aura pu le briser. Lui faire bouffer sa suffisance, le forcer à admirer son joli trafic qui se casse la gueule. Sa sœur qui pleurniche, pourquoi pas laisser planer le doute et lui faire croire qu’il se l’ait tapé. En bon connard qui se respecte, l’idée est alléchante. Mais avant d’en arriver là, il ne sait pas ce qu’il va faire. Continuer de jouer son rôle, du mieux qu’il peut.

« - J’en sais rien. Je suis pas fait pour ce genre de boulot, mon truc c’est le terrain pas de devoir faire ami-ami avec un mafieux à deux balles. La sœur me paraît plus abordable, je vais faire au mieux pour essayer de la me la mettre dans la poche… Sans mauvais jeu de mots. » Il agite les doigts dans le vide, l’esquisse d’un sourire sale sur les lèvres. Le haussement de sourcils qui va bien, du graveleux sur la langue. Grossir le trait pour s’en tenir à l’image que les autres peuvent avoir de lui. Plus il s’efforce de le faire, et plus ça l’insupporte. A devoir osciller entre plusieurs identités, il se retrouve le cul entre deux chaises, à se faire bouffer par tous ses lui. Mélange d’époques, de genres et d’attitudes pour former un cocktail détonnant qui menace de lui exploser à la gueule s’il continue de trop se l’agiter sous le museau.

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Ven 7 Juil - 20:39

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Y étais-je allé un peu trop fort ? Tant mieux. Je pouvais lire la colère et la haine sur les traits déformés de Stain et j'en jubilais. J'espérais qu'il les sentait bien, toutes ces émotions dévorantes qu'il fallait pourtant contrôler, mettre en cage, dealer avec et taire, ou du moins tamiser. C'était avec quoi je vivais au quotidien. Certains jours étaient plus aisés que d'autres, mais ça ne disparaissait jamais totalement. C'était toujours là, tapi dans l'ombre, prêt à exploser à notre visage ; tout ce qu'on pouvait faire, c'était serrer les dents et espérer que si ça devait péter, cela serait à un moment judicieux.

Je souris davantage quand j'appris que Stain m'emmerdait. Il allait finir par me casser la gueule, et à vrai dire, cela aurait été la mise à feu d'une bataille qui allait être bien plus intense qu'un simple échange de coups de poings. Il suffirait d'une étincelle pour que tout s'embrase. Néanmoins, aucun de nous deux ne semblait prêt pour ça. Monsieur Parfait et je laissais pencher lentement ma tête sur mon épaule. Il était si loin de la vérité que cela me perturbait un bref instant. C'était ce qu'il voyait lorsqu'il m'observait ? Il n'avait jamais passé la barrière, n'avait jamais gratté la première couche ; cela ne l'avait jamais intéressé, pourtant je l'aurais cru, par le passé. Je restais silencieux. Que lui répondre ? Me faire confiance aveuglément était la dernière chose à faire, pourtant j'aurais aimé que ce soit son cas ; pour mieux l'abattre ensuite.

Tout en Stain puait la hargne : son regard, la position de son corps, la tension dans ses muscles, le ton de sa voix, les mots qu'il choisit intelligemment. Si je ne comptais pas le tuer là maintenant, et si je ne voulais pas mourir noyé dans les marais, il me fallait calmer le jeu. Il n'obtiendrait aucune réponse de ma part. J'avais mis le feu aux poudres et je reculais, tout bonnement. A vrai dire, je n'aurais jamais cru pouvoir l'atteindre aussi aisément. Il m'avouait de manière détournée que j'avais un réel pouvoir pour le mener là où je voulais qu'il aille. Je le touchais en claquant des doigts. Plus sensible qu'il ne voulait bien le faire croire ? Il rendait cette rencontre encore bien plus intéressante qu'elle n'aurait dû l'être.

Et depuis quand n'aimait-il pas ma gueule ? Ce n'était pas parce que la sienne était dévastée, difficile à regarder dans un miroir, qu'il fallait qu'il blâme la mienne. La jalousie était un vilain défaut, ne lui avait-on jamais appris ça ?

Il le faudra pourtant, dis-je plus sérieusement, avant de céder une nouvelle fois à la provocation bien malgré moi : Et qu'est-ce qu'elle a ma gueule ? Elle te rappelle quelqu'un peut-être ?

C'était sorti tout seul, des mots qui avaient franchis la limite de mes lèvres sans que je ne les contrôle. Est-ce que les traits de mon visage lui rappelaient ma sœur ? Y avait-il la moindre chance pour qu'il se souvienne de ce moment et que cela le hante, sans qu'il n'en ait conscience ? Ou bien son subconscient sifflait tranquillement, ayant déjà balayé ce souvenir si dérisoire de sa mémoire ? Est-ce que l'instant où il avait achevé ma sœur avait seulement compté pour lui, d'une manière ou d'une autre ? Enfermer les émotions, faire taire la bête qui menaçait de prendre le dessus à chaque fois que je laissais courir des sentiments trop puissants. Renvoyer le renard au fond de sa cage pour ne pas risquer qu'il défonce les barreaux pour s'échapper. Je serrais les dents, fort, avant de ravaler ma fierté, mon orgueil, ma haine, ma colère, mon amour pour Sophia, le vide aussi. Stain avait reculé. Je l'avais également fait. Une distance de sécurité, pour nous deux. Deux animaux sauvages qui se jaugeaient, tous les deux prêts à donner un coup de crocs si l'autre dépassait une limite qui n'était qu'imaginaire, subjective. Laquelle était-elle en réalité ? Aucun des deux canidés ne fut assez courageux ou déterminé à donner le premier coup, en quelque sorte. Je croisais les bras. Le calme devait m'envahir maintenant, il le fallait. Retrouver la raison, retrouver ma patience, retrouver ma contenance.

Rediriger cette discussion dans le droit chemin fut plus aisé que je ne l'aurais cru. Je ne savais pas si Stain n'avait attendu que ça, mais, malgré la moquerie dont il faisait preuve, il avait saisi la perche que je lui avais tendue. Consciemment ou non. L'échange s'apaisa de lui-même alors que je le laissais s'exprimer sans l'interrompre, à aucun moment. Je me permettais tout de même de redresser un sourcil lorsqu'il amena le sujet de la sœur d'Eriksson. Sérieusement ? Je soupirais, presque amusé. Je reconnaissais ce sourire. Ma tête s'hocha d'elle-même, de gauche à droite, spontanément. Qui pensait-il séduire avec cette tronche exactement ? Je me la fermais. Si je lui proposais de lui ramener un sac poubelle pour couvrir sa face la prochaine fois, allait-il me casser une dent ? J'avais voulu calmer le jeu, il était inutile de mettre des bâtons dans mes propres roues.

Et imaginons que tu nous fasses un remix de la Belle et la Bête, quelle finalité tu penses obtenir une fois que tu auras sa sœur à tes pieds ? Tu crois que tu vas rentrer dans la famille ? Je pense qu'Eriksson risque surtout d'être très en colère. Crois-moi, quand tu veux gagner la confiance d'un homme, laisse sa sœur en dehors de ça.

C'était un vrai conseil. Simple et sincère. L'avis que j'aurais pu donner à un véritable ami. Je n'allais pas gagner – ou regagner sa confiance – avec ça, et même si une partie de moi souhaitait le voir échouer lamentablement dans sa mission, lui conseiller l'inverse aurait été faire honte à mon intelligence. J'étais capable de bien plus de ruse que de le pousser sur une voie aussi absurde. Qu'il laisse cette pauvre femme tranquille, elle n'était pas sa cible. Et qu'il laisse derrière sa braguette ce qui devait y être et y rester par la même occasion. Cela aurait été extrêmement maladroit.

Réserve-toi ça pour le moment où Eriksson sera finalement à genoux, lançais-je avec provocation sans entrer davantage dans les détails, lui laissant la liberté d'interpréter mes propos. Je tapais amicalement son bras avant d'ajouter : Gros con.

C'était parfaitement gratuit, mais on ne pouvait pas dire que ça ne venait pas du fond du cœur. Je calais mes mains dans mes poches après ce bref contact physique. Point trop n'en fallait. N'exagérons rien. Cette même main se serait fait une joie de se refermer autour de sa gorge si je l'avais laissée s'égarer.

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Jeu 13 Juil - 20:20


Trop fier, trop réjoui pour que ça ne passe pas pour de la provocation gratuite. Les nerfs qui s’effritent face à ce sourire horripilant et la hargne qui n’en devient que plus foutre. Ca se tend sous la peau, les crocs qui se frottent et s’effritent avec l’envie de claquer pour mieux lui bouffer la gueule. Et il doit se faire violence l’italien pour se retenir de mordre. Littéralement, sans prendre la peine de muter. Rien à foutre, il a le déjà le goût du sang sur la langue, l’envie crade de le voir gicler et venir réchauffer sa face mutilée. En baume pour le visage, peut-être que ça aidera à cicatriser qui sait. La provocation devient facile, il le sait. Il sent que c’est un fait exprès juste pour le voir fulminer. Et il en rage d’être incapable de rester de marbre face à tout ça. Lui qui encaisse trop, plus que ce qu’il ne peut vraiment supporter. Trop de merdes qui lui sont tombées sur la gueule, trop d’horreur auxquelles il a assisté, participé. Tournent et retournent dans sa tête, alimente la folie plusieurs fois centenaire qu’il abrite dans sa poitrine. Il serre les quenottes, le loupiot. Ravale son venin et décoche au crétin qui lui fait face son plus beau sourire de benêt. Puisqu’il le prend pour un idiot, autant continuer sur sa cette lancée et lui faire plaisir.

« - Peut-être bien. T’as une gueule tellement commune aussi faut dire. C’est facile de te confondre avec le premier plouc qui passe. » Il dégueule sa haine sans retenue. Se retient de justesse de lui balancer une blague crade sur la potentielle ressemblance avec une sœur qu’il se serait amusé à titiller dans un coin un peu trop sombre. Morsure sur la langue du fauve, Stain qui se raidit un peu plus lorsque les paroles de l’autre reviennent lui gratouiller les oreilles. Situation chiante qui l’emmerde sérieusement. Jouer le mafieux ne l’amuse plus vraiment. Parce qu’il n’est pas à sa place dans ce milieu, que ça va à l’encontre de ses opinions et du reste. Le Eriksson lui tape sur les nerfs et il a de plus en plus de mal à se retenir de lui faire bouffer sa suffisance. La vengeance en sommeil qui l’obsède. A chaque dois que l’italien croise le reflet de sa gueule ravagée, il en chialerait. De rage, les nerfs qui lâchent face à l’horreur. Ce besoin pressant de frapper, lui qui a déjà démoli un miroir juste sous l’impulsion d’un mauvais coup de sang. Ca passera, ça passe toujours. Sûrement, il en est persuadé, mais c’est trop long à son goût. Faire tomber tout un trafic ne devrait pas prendre autant de temps. Il suffirait de quoi ? Une discussion houleuse entre les deux associés, le patron qui se fracasse la gueule sur le sol du rez-de-chaussée, qui se fait démolir à coups de poings et de débris de verre. Dans le gosier pour bien lui racler la trachée et le faire saigner de l’intérieur. C’est l’Inquisiteur qui parle, qui rêve et fait s’éveiller sur l’écran de ses paupières toutes les tortures immondes dont il a été témoin dans cet autre siècle. Commises de ses mains ou non. Machinations sales de l’être humain pour détruire son prochain qu’il crève d’envie de remettre au goût du jour juste pour avoir le plaisir d’entendre le mafieux couiner et appeler sa maman à l’aide. Il en a des frissons de satisfaction qui galopent le long de son dos rien que d’y penser.

« - Qu’est-ce que j’en ai à foutre de rentrer dans la famille ? Je m’en tape de ce que tu penses, j’ai pas de conseil à recevoir d’un bonhomme dans ton genre. » Qu’il crache finalement, accompagnant la haine d’un regard noir. Il sait ce qu’il fait. A déjà prévu une partie des mouvements que pourrait faire l’ennemi. Anticipe du mieux qu’il peut les réactions et les actions. Observateur silencieux, le masque de son visage détruit qui le rend facilement oubliable tant on ne veut pas le regarder trop longtemps. Solveig est certainement la moins pourrie du lot. C’est sa confiance qu’il se doit de gagner, pour mieux ravager le frère. Il s’y emploi, du mieux qu’il peut. S’efforce de se montrer aimable face à elle, range ses élans de violence brusque et parfois trop spontanés pour éviter le dérapage malencontreux. « - T’es pas sur place, Zaran. Tu sais pas comment ça fonctionne dans ce bordel. » Souffle-t-il, mauvais comme une tique. Il ne peut s’empêcher de décocher à l’adresse de l’autre soldat un sourire carnassier face à la réplique. Le contact le hérisse. Tapotement contre son bras, comme on tapoterait la tête de son gentil toutou avant de partir au travail. L’insulte hurle dans ses oreilles. Se fracasse contre les parois de son crâne comme une boule de flipper. Et le loup voit rouge.

Main dans les poches pour l’un, la réplique immédiate pour l’autre. C’est toute la tension qu’il accumule qui vient s’emmagasiner dans ses phalanges. Le poing qui se serre et Stain qui cogne avec toute la force de sa haine et de son désespoir. Sa souffrance qui le rend affreusement violent, décuple le danger. Il se pète les articulations contre la jolie gueule du milicien. Agrippe le col de la chemise sombre avec brusquerie et cogne encore. Sang qui pulse dans les veines du fauve, le cœur qui accélère sa course et il a l’impression de se sentir vivant. De renouer avec le monde de ceux qui existent dans ses accès de violence pure. Toujours agrippés au col, ses doigts ne lâchent pas, mais le poing se suspend dans le vide. Fige le nouvel assaut dans le néant pas loin de la trogne de Kenneth. « - Fait-gaffe, soldat ou pas, je peux quand même te péter la gueule et filer ton cadavre à bouffer aux crocos si tu continues à me prendre pour un con. » Il le souffle, affreusement proche de l’autre. D’une voix glaciale et monotone, en parfait contraste avec toute la tension qui se déverse sous sa peau. Et dans un élan furieux, il le repousse. L’envoie valser avec toute sa hargne pour reculer, lorgnant de ses pupilles noires les gestes de l’autre, attendant la réplique. Près à démolir s’il le faut.

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Mar 18 Juil - 11:54

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Si la réponse de Stain concernant mon visage se voulait probablement vexante, elle me soulagea d'une certaine façon. Il n'avait aucune idée de ce qu'il avait fait, n'est-ce pas ? Le visage de ma sœur ne l'avait pas plus marqué que toutes les atrocités qu'il avait pu accomplir jusqu'à maintenant. Une partie de moi aurait aimé qu'il se souvienne. Mais pourquoi faire ? A l'instant où Stain se souviendrait, tout prendrait du sens à ses yeux et je perdrais mon avantage sur lui. Il était dans l'ignorance, et c'était mieux ainsi pour moi, menant ma barque dans l'ombre et la discrétion. C'était pourquoi un sourire se dessina à nouveau sur mon visage. Qu'il continue à se montrer si facilement susceptible, ça m'amusait.

Mais si j'avais voulu calmer le jeu, j'avais lamentablement échoué. Un bonhomme dans mon genre ? Encore une attaque personnelle sur ce que j'étais. Avait-il seulement idée du « type de bonhomme » que j'étais vraiment ? Je me redressais lentement, me tenant désormais bien plus droit. Sa haine se fracassa sur mon torse et je l'accueillais sans même sourciller, solide sur mes appuis. Le caractère de Stain était encore plus instable que le mien. C'était peut-être parce que je n'étais pas sur place que j'avais effectivement ce point de vue : s'en prendre à la sœur de sa cible n'était pas la bonne méthode. Pas pour la finalité recherchée en tout cas. Pas encore. Malgré tout, je n'insistais pas. Je n'étais pas aveugle et j'étais sensible à l'ambiance qui s'était installée entre nous. Une contradiction supplémentaire et il me tabassait. Ou pas.

J'accueillais bien vite le poing de Stain contre mon visage avant même que je n'essaie de l'éviter. La douleur se mélangea brièvement à la surprise avant de prendre parfaitement le dessus. Je grimaçais, conscient de la situation sans réellement la comprendre, avant de vouloir porter ma main à mon visage pour constater les dégâts. Je voulus reculer dans le processus dans l'espoir de me sécuriser. Ce fut en vain, son autre main me figeant par mon col. Un nouveau coup de poing, plus douloureux que le premier, mes nerfs déjà à vifs, me fit échapper un gémissement de douleur alors que mon bras retombait le long de mon corps sans atteindre sa destination. Un brusque et violent étourdissement se manifesta. Ma tête tourna, provoquant un malaise et une perte d'équilibre que je ne pus éviter, néanmoins stabilisé de gré ou de force par Stain toujours accroché à mon col. Je laissais le temps à mes oreilles internes de s'équilibrer à nouveau alors que j'ouvrais les yeux pour faire face à Stain et aux événements. Il s'était arrêté de frapper. Je sentis mon sang bouillonner dans mon système vasculaire alors que mon regard croisa le sien et que la colère s'emparait de chaque particule de mon épiderme. Mes poils s'hérissèrent face à des émotions trop vives, trop importantes que je ne pouvais plus contrôler à mon bon vouloir. Stain avait porté le premier coup. Il venait de déclarer la guerre et j'étais trop atteint personnellement pour vouloir calmer le jeu ou en rire comme j'aurais pu le faire avec quiconque. Car il n'était pas quiconque. J'allais lui faire regretter d'être né à ce petit merdeux. J'allais lui briser les os, un par un, collègue ou non, sanction ou non, vengeance foirée ou non. J'allais le tuer de mes propres mains, là, maintenant, ou bien j'allais me faire casser la gueule, mais peu importait, ça n'en resterait pas là. Ma respiration était anarchique, haletante et profonde à la fois, alors qu'il me semblait peiner à inspirer et expirer correctement, fixant les yeux que je haïssais le plus au monde. Peu importait, cette douleur thoracique, bien supérieure à celle qu'il avait provoquée en frappant mon visage, m'écrasait sous son poids mais ne m'empêcherait pas de lui faire payer au centuple tout ce qu'il m'avait infligé jusqu'à maintenant. Il était la cause de toute ma misère ; du moins je voulais m'en convaincre.

Stain me repoussa bientôt, à temps avant que je ne contre-attaque immédiatement, et je me laissais projeter en arrière, me réceptionnant sur mes talons avant de me stabiliser, prêt à bondir à nouveau. J'étais désormais incapable de reculer. Si une partie de moi savait que je devais me contrôler, j'en étais tout bonnement incapable, mettant en veilleuse toute raison logique et cohérente. Je ne maîtrisais plus rien. Je ne pouvais plus refréner ce cocktail d'émotions détonantes qui exigeait d'exploser. Stain venait d'ouvrir une porte que je m'étais évertué à garder verrouillée, et elle n'allait pas se refermer. Pas avant que...

Ce fut sans compter sur la bête en moi, profitant de ma perte de contrôle certaine pour exercer son emprise. Sa possession fut sans appel et je me laissais tomber au sol, serrant les dents dans un premier temps, puis hurlant brusquement l'instant suivant face à l'immense douleur contre laquelle je ne pouvais rien faire. Les cris de souffrance furent une bien maigre consolation. Ils l'étaient toujours. Pourquoi est-ce que ça faisait si mal ? La puissance de cette affliction m'envahit avec violence, je le savais, il n'y avait aucun retour en arrière possible, et je subissais la profonde sensation que mon corps se brisait de l'intérieur pour laisser s'enfuir celui qui voulait m'acculer de force. Spectateur de ma propre détresse, mes doigts tordant la terre humide, laissant encore une emprunte humaine pour la dernière fois avant quand ? Mes muscles se tendant à l'extrême, un dernier effort pour résister, en vain, je lâchais prise, épuisé, avant la transformation.


x x x


Le renard l'observe, retroussant les babines un bref instant. Peureux également face à l'homme qui se tient devant lui. L'instinct de survie lui dit de fuir ; vite, loin. Mais son instinct prédateur, a contrario, lui dit de sauter à la gorge de l'ennemi, maintenant avant qu'il ne soit trop tard. Une profonde haine consume le canidé roux et lui demande de la prendre en considération dans son choix. Six kilos en moyenne est un bien petit poids face à la carrure de l'humain devant lui et aucune ruse ne pourrait contrecarrer cette donnée dans la situation dans laquelle ils se trouvaient. Il sait qu'il peut se faire briser les os au moindre mouvement brusque. Ses pattes sont superposées aux traces laissées par Kenneth précédemment, et ses griffes sont bien ancrées dans le sol boueux, prêts à mener l'attaque et à bientôt se planter dans chacune des clavicules de l'homme. Dans une impulsion parfaitement silencieuse, l'animal bondit, précis, rapide. Une rage l'anime et ce n'est pas la maladie. Une détermination aussi. Sa seule opportunité, il en a bien conscience, et si son attaque aboutit, il pourrait peut-être prendre un avantage qu'il n'a définitivement pas là maintenant. Les crocs directement en direction de la carotide de Stain, le renard verrouille sa cible de manière rigoureuse, exacte et ne laisse aucune place à l'approximatif ou à l'hésitation. Il a la ferme intention de le blesser, voire de le tuer si l'occasion se présente ; ou bien de fuir, en vie, mais pas sans essayer de laisser sa marque sur l'homme avant.

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↳ Citation : There's a battle between two wolves inside us all. One is Evil. It is anger, envy, jealousy, and ego. The other is Good. It is joy, love, hope, and faith. Which wolf wins? The One you feed
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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Dim 23 Juil - 20:27


Les coups n’ont pas apaisé la haine qui gueule sous sa peau. C’est tout l’inverse qui est en train de lui sauter à la gorge. Le besoin de continuer, parce qu’il est encore trop regardable à son goût, le connard. Dans un endroit pareil, personne ne viendra les arrêter. Qu’ils soient simples civils ou membres de la milice, personne ne pourra témoigner de ce qui s’est vraiment passé. Un accident arrive si vite, et si l’autre n’est plus là pour la ramener, il pourra toujours mentir. Avec le sourire, et l’air interloqué qui va avec, dire qu’il n’a jamais croisé le soldat. Qu’il est venu au rendez-vous, a fait le poireau, mais personne ne s’est montré. Alors il s’est tiré, pour retourner à sa vie pourrie. Il y a tellement de fous dans cette ville, ce ne serait pas étonnant qu’un de ces crétins de résistant profite de l’occasion, un soldat en solitaire, pour le démolir dans les règles. Sauf que rien ne montre que Zaran est un soldat, même si l’italien se borne à se dire que c’est inscrit sur sa gueule. Comme une carte de visite que l’on ne peut pas ignorer même en le voulant très fort. La distance qu’il a collée entre eux ne l’arrange pas. L’empêche de cogner comme il le voudrait, l’obligerait à se rapprocher pour continuer son massacre. Le fauve sent, que quelque chose ne va pas. Dans le tableau rouge qui se dresse devant ses yeux, Stain a la boule au ventre d’un mauvais pressentiment. Le tressaillement de ses phalanges qui en demandent encore plus n’augure rien de bon, les articulations craquent avec impatience mais le cerveau ordonne de rester là. Planté à bonne distance à écraser le bonhomme au pif défoncé de son regard noir. Et d’attendre la réplique. Il a donné le premier coup, la galanterie veut que ce soit à l’autre de répliquer. Logique. Un soldat ne frappe pas quelqu’un à terre, mais un mafieux ? Il doute que les petits truands s’encombrent de ces règles à la con et voilà qu’il serre les chicots pour se retenir de lui sauter dessus comme un parfait crétin pour achever ce qu’il a si bien commencé.

L’autre lui coupe pourtant l’envie de s’approcher. Le prend de court en se mettant à couiner comme une fillette en pleine crise d’hystérie capricieuse. L’Italien qui hausse un sourcil, mais qui ne bouge pas lorsque le corps se laisse tomber à genoux dans la terre détrempée. Sans déconner, il est sérieux ? « - Oh pitié joue pas les divas. C’était que des petits coups dans le pif, pas la peine de te mettre à hurler comme un dératé, fallait pas me provoquer… » Cracher des grelots de moquerie et en ricaner, perfide. Dévoile ses jolies canines dans un sourire de prédateur affamé. Il sait que ce n’est pas qu’une histoire de coups dans la gueule. Si le bonhomme n’est pas en mesure d’encaisser quelques coups, il n’aurait plus sa place au sein de la milice. Tout simplement. Surtout qu’il s’est retenu, l’italien. Imposant de la mesure dans la rage battant ses poings, pour éviter de le massacrer trop vite. Erreur, maintenant qu’il assiste, impuissant à une mutation qu’il ne connait que trop bien. L’animal sous la peau qui prend le dessus sur l’homme et le bouffe à petit feu. Petite larve pleurnicharde et couinant à s’en péter les cordes vocales, ça le dégoûte. Le fait hausser un sourcil avec intérêt, le pousse à se demander s’il a l’air aussi pathétique lorsque le loup lui arrache la peau et déchire ses muscles. Peut-être, il s’en fout après tout, ça fait partie du contrat, il l’accepte. Sa résistance se fait terrasser par la créature et c’est avec une certaine curiosité malsaine que Stain se penche légèrement en avant, scrute du noir de ses pupilles la forme qui émerge devant lui.

Petite bestiole rousse, renard qui semble ridiculement petit et chétif, il entend le loup se marrer dans son ventre et lui ne peut s’empêcher de retenir un éclat de rire taquin. « - Je t’ai contrarié apparemment. Mignonne petite bestiole que tu es, t’as meilleure gueule comme ça, le rouquin. » Il ronronne, fait rouler la provocation sur sa langue et se redresse en voyant la bestiole prête à bondir. Il est armé, mais n’a pas les balles qu’il faut pour éliminer un de ses semblables. Dommage. Les pieds reculent sur le sol humide, se déplace au dernier moment pour éviter de se prendre les chicots du bestiau dans la gorge. A défaut c’est son bras en bouclier qui prend l’attaque. La douleur fuse lorsque les crocs s’enfoncent dans la chair, le fait tressaillir et râler de souffrance. Piégé dans la gueule du monstre, l’autre main se referme et vient frapper avec toute sa force dans le flanc de la bête. Recommence jusqu’à ce que la boule de poils lâche prise. L'odeur du sang emplie ses narines, il glisse le long de son bras et ça pétarade. Feu d'artifice de douleur contre sa peau, l'italien soupire son mal, crache sur le sol détrempé la bile venue lui gratter la langue.

Le vieux réflexe du soldat qui s’invite sous la sale tronche et le flingue qui se tire de sous la ceinture. Les doigts s’y accrochent avec ferveur, le canon qui se pointe sur la petite boule de poils. Il a le pouce qui caresse la sécurité, l’index déjà collé contre la détente. « - Même si je préfère ta version poilue, je suis pas pour l’abattage d’espèce en voie de disparition. » Sa langue claque contre son palais, et il recule doucement d’un pas. Garde en joug l’animal, aucun tremblement dans son bras tendu et la prise qu’il exerce contre la crosse. « - M’oblige pas à troquer la peau contre la fourrure Kenneth, t’aimeras pas ce que tu auras en face de toi. » Il en crève d’envie pourtant, ressent les tiraillements de l’appel du fauve contre ses reins. Invitation douteuse à lâcher prise et à céder, rompre l’humanité et sceller la fin de cette rencontre. Ca plaira pas, si les supérieurs viennent à apprendre ce qui s’est passé, ils vont s’en prendre plein la tête tous les deux. Stain pourra toujours dire qu’avec ce qu’il s’est pris sur la gueule, il a perdu quelques neurones au passage. L’excuse minable qui ne prend même pas sur lui, il en ricane stupidement, les yeux toujours rivés sur le renard. Attentif au moindre geste du petit fauve, le prédateur qui scrute sa proie. Et qui se demande, si un renard peut avoir le dessus sur un loup. Peut-être, c’est rusé ces petites merdes il paraît…

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MessageSujet: Re: First class loser (.kenneth)   Jeu 27 Juil - 11:59

first class loser
You can't ditch him, you can't lose him, there is no place you can hide e's a bully, he's a jerk, he's everything that you despise But you can't just tune him out because he's too loud to ignore hen he shows up at your house, you kill the lights and hit the floor


Le renard n'est pas sensible aux critiques, aux moqueries ou aux avertissements. Il voit un danger, il y répond de la manière la plus adaptée que son instinct animal le lui permet. Il ne devrait pas attaquer, il le sait, mais quelque chose, au fin fond de lui, le pousse à le faire. La colère. Avec le temps, ce trait de caractère s'est mêlé, ajouté peut-être, au caractère de l'humain, son hôte, Kenneth. Aujourd'hui, à qui appartient cette colère ? Peu importe. Se permettre une attaque, voilà la décision du fauve. Evaluer le résultat. Faire un choix. Mesurer les conséquences de ce choix : continuer à s'attaquer à l'humain défiguré face à lui ou fuir pour sa survie. Aussi colérique et primitif peut-il être, il n'est ni suicidaire ni brave au point de se faire dépecer. Les renards ne sont pas connus pour être vaillants. Celui-ci ne fait pas exception.

De plus, il le sent. Il sent tout. L'instinct animal est incroyable, magnifique, infaillible. Quelque chose l'alerte. Ses oreilles se mouvent. Quelque chose cloche chez cet être humain. Il n'est pas totalement humain. Il sent un prédateur bien plus proche de lui que cette forme humanoïde qui se tient à deux pattes et cela le questionne ; l'interpelle en tout cas s'il n'est pas capable de formuler son ressenti. Il ne comprend pas. Néanmoins, le renard sait qu'il doit redoubler de vigilance et de prudence.

Le roux a bondi mais n'a pas atteint avec la précision escomptée sa cible. L'humain a de bons réflexes. L'animal n'en attendait pas moins de la part d'un être humain. A environ douze fois son poids, voilà à quoi il s'attaquait. Bien sûr, il s'était attendu à ce résultat. C'est pourquoi ses crocs avaient pris domicile dans le bras en position défensive de l'homme.
Et le voilà, suspendu dans le vide à la seule force de sa mâchoire. Il referme fortement cette dernière dans le but de lui déchiqueter le muscle mais aussi de se stabiliser alors que son petit corps frêle se balance à chaque mouvement de l'humain, mais pas sans y ajouter sa part de déséquilibre et de domination. Aucune pitié, aucune retenue. Il veut son cadavre à ses pattes. Puis brusquement, il reçoit un coup brutal dans le flanc. L'animal couine à peine, laisse ses griffes s'accrocher brièvement dans les chairs de l'humain sans jamais relâcher la prise de ses crocs. Il cherche à se stabiliser pour ne pas le laisser s'échapper. Mais d'autres coups pleuvent. Le roux finit par céder face à la douleur ; à la peur aussi. Dans un discret rugissement, ses crocs et ses griffes libèrent le muscle de l'humain et il se laisse retomber au sol, sur ses pattes. Si un animal pouvait ressentir la déception, c'était ce qu'il ressentirait actuellement. A la place, c'est la douleur qui domine ses émotions. Il se dandine rapidement mais pas sans difficulté afin de se mettre en sécurité, reculant pour instaurer une distance entre l'humain et lui. Il se lèche d'abord les babines avant de se lécher brièvement le flanc, comme s'il observait ses blessures. Le goût et l'odeur du sang ont envahi ses muqueuses et ses sens. Son museau porte les marques de son méfait. Malgré tout, il sait qu'il doit fuir. Il observe le sang s'écouler le long du bras meurtri de l'être humain. Il n'aura probablement pas mieux. C'était sa seule et unique chance. Il ne l'avait pas totalement gâchée. Le plaisir du sang, une vue et un air saturé de ce dernier. Cela aurait pu exciter davantage l'animal, prêt à bondir à nouveau mais trop blessé pour être performant. Il y risque sa vie. Alors il renonce. Difficile d'évaluer les conséquences internes des coups qu'il a reçu, mais la note est salée, il peut le sentir.

L'homme prononce des mots que le renard ne peut pas comprendre alors qu'il le pointe bientôt d'un objet métallique. Le renard a déjà vu ça auparavant. Il a déjà expérimenté également. Sa mémoire n'est pas nette, précise comme un être humain, mais il sait, il sent, qu'avec cet objet pointé sur lui, il est en danger. Il observe l'humain reculer d'un pas. Il voit son hésitation. Il laisse pencher légèrement ses oreilles, cherchant à capter davantage d'informations. Il est prêt à esquiver. Non, il est prêt à fuir. Il doit fuir. Sa survie en dépend.

Rapidement, le fauve fait le point sur la situation et en moins d'une seconde, il se dandine proche du sol pour fuir entre les jambes de l'être humain. Une astuce pour déstabiliser ce dernier, mais pas seulement. De cette manière, il ne perd pas de vue son ennemi dans l'immédiat. Il pourrait éviter une balle malencontreusement ou non tirée ; ou plutôt une attaque à distance qu'il ne peut pas déterminer mais gravée dans sa mémoire comme douloureuse et dangereuse. Cela lui permet également de ne pas être frappé dans le dos. Il faudrait que l'humain se retourne et le prenne pour cible bien trop rapidement, bien trop habilement, pour toucher le renard bien plus petit et rapide que lui. Il aura fui à temps. Il le sait. Et ceci même avec ses blessures qui le ralentissent.

Le roux se serait bien permis une dernière petite attaque entre les jambes de l'être humain durant son bref passage ; pourtant il n'est pas fourbe. Il ne l'a jamais été. Si son objectif était de fuir, il fuirait sans faire d'histoire. C'était l'une des différences entre un animal et un être humain. Agile, léger, et intériorisant la douleur des coups reçus pour ne pas être gêné dans sa fuite, il applique son plan à la perfection et disparaît à travers le bayou sauvage à une vitesse déconcertante. L'instinct de survie est plus fort que tout pour le petit roux qui recherche un lieu sûr pour panser ses blessures et se protéger du monde.

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