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 How to bullshit a Peacekeeper ♦ Dakota

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MessageSujet: How to bullshit a Peacekeeper ♦ Dakota   Mar 16 Mai - 13:42


« Oh, what a tangled web we weave...when first we practice to deceive. »

Saskia & Dakota
featuring

Encore une fuite vers les murs. Encore quelques heures de passées derrière les murs, fourrure bruissant à chaque pas sous sa peau, prête à émerger à la moindre menace. Aller se battre, aujourd'hui, chercher un conflit à l'issue fatale, ou simplement errer ? L'hésitation ralentit ses pas et l'anticipation les accélère, allure aussi instable que sa décision, nul moyen de se fixer. Simplement avancer, alors, se perdre, main d'un pickpocket sans devenir attrapée et tordue rudement avant de reprendre la marche. Bourbon Street en guise de destination apparemment, elle aura eu été dans pires lieux. Il y a de l'animation, les odeurs qui se tissent autour d'elle, le soleil, la brise, la chaleur sur sa peau. Agréable, de profiter d'un moment calme de la sorte. Tant qu'il n'y aura pas de rôdeurs, tout ira bien. Sauf que. Ses pieds dédaignent Bourbon Street au final, l'entrainent dans le Quartier Français à la place, nez de la sauvage se fronçant de dédain en observant. C'est... net. Daté et bien entretenu, comme figé dans le temps, regard qui se pose sur une carriole tirée par une paire d'élégants frisons. Elle se croirait remontée dans le temps, et elle déteste ça. Qu'est-ce qu'ils ont à se bercer d'illusions comme ça ? A refuser de voir la splendeur de ce nouveau monde et d'affronter ses dangers en même temps ? Elle se croirait enfant, ici, jouant à la poupée.

Peut-être qu'elle devrait faire comme eux juste pour la journée, alors, nez humant l'air, l'odeur du café et du chocolat, des gens et du soleil, des chevaux et des pâtisseries, de la pierre et de la verdure. Se baigner d'illusions. Elle pourrait se raconter une journée d'enfance, dans un café d'Hamburg, attendant sagement sa mère partie faire quelque commission et l'abandonnant au regard compatissant de la patronne. Ou elle pourrait juste se fondre au milieu d'eux et les observer, ces proies inconscientes du prédateur au milieu d'eux. Elle ne sait pas, laisse son regard et ses sens courir autour d'elle à la place, mal à l'aise dans le débardeur et le jean déchiré qui la couvre, différents contre sa peau des cuirs, laine et coton qu'elle leur préfère, des coupes dont elle a l'habitude. Elle fronce les sourcils, en reconnaissant quelques notes, regard parcourant l'espace. La brise souffle dans sa direction, lui offre les odeurs sur un plateau. Celles des gens. Celle de Dakota. Pas d'entrailles ou d'odeur de mort sur la peau, aujourd'hui, mais qu'importe, elle fait malgré tout demi-tour, tente de quitter la place pour mieux buter dans un Peacekeeper. L'odeur sur sa peau et le son de ses pas ignorés un instant, celui où la peur du médecin de la Communauté a blanchi son esprit.

Juste un instant, juste assez pour le bousculer, et elle se recule aussitôt, excuse sans réelle émotion tombant de ses lèvres. Mélange d'émotions qui se forme au creux de son ventre tandis qu'il la fixe en retour, la considère de haut en bas, excitation d'un possible conflit et appréhension de causer de nouveau la colère de Leslie, incertitude de sa réaction et désir de le voir enragé et brutal comme il devrait l'être. Le regard qui reste posé sur elle, avant que la phrase tombe. "Excuse rejetée. Papiers." Sueur froide. Papiers ? Quel genre ? Ils ignorent tout de ceux qui vivent hors des murs, eux, l'identité elle n'en a pas à leurs yeux et c'est ce qu'elle aime, être une inexistence en leur sein, libre de faire ce qu'elle veut. Son regard fuit, la bête se gonfle sous sa peau, fait vibrer sa gorge d'un son muet alors qu'elle se mord la joue et se repaît du gout de son sang. Merde. Sourire, lumineuse, jeune, inoffensive. Tout ce qu'elle n'est que partiellement, les morceaux de petite noble pleine d'énergie et de manières. Reste à espérer que ça suffise, tandis qu'elle prétend chercher ce qu'elle sait déjà qu'elle n'a pas. Elle ne peut pas juste le tuer ? Quitte à fâcher Leslie ?
 

 
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↳ Citation : « Wanted to fight this war without weapons »
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MessageSujet: Re: How to bullshit a Peacekeeper ♦ Dakota   Lun 22 Mai - 11:18

How to bullshit a Peacekeeper
Saskia&Dakota
Deuxième et dernier jour à l’intérieur. Dakota est venu rendre visite à quelqu’un. Malgré ses recherches, ses efforts pour fouiller toute la ville, il repart sans avoir atteint son but. Il n’a trouvé personne et son mécontentement se voit sur son visage. Malgré son agacement il continue d’arpenter les rues de la Nouvelle-Orléans. Des pas qui le mènent près du quartier français. Un quartier animé dont les odeurs semblent parfumées de souvenirs. Des souvenirs d’un autre-temps. Des souvenirs qui égaient la curiosité de l’américain. D’ailleurs un petit attroupement s’est formé non loin de sa route. Dakota s’approche doucement pour voir ce qu’il en est. Un vieil homme dont la peau noire est parsemé de rides. Il porte un chapeau et tient une trompette dans sa main tremblante. Il raconte quelque chose, une histoire, lorsque Dakota parvient à l’approcher assez pour l’entendre, l’homme prend peur et se remet soudainement à souffler dans son instrument. Si la musique qu’il joue réjouit les oreilles de l’américain, il ne comprend pas pourquoi la foule se disperse aussi vite. Il ne reste plus que lui devant le musicien. Ce n’est que lorsque le jeune homme aperçoit deux miliciens qu’il comprend. Sûrement que les histoires de l’afro-américain ne plaisent pas à ces tortionnaires. Sûrement qu’il aurait eu des ennuis si la milice avait débarqué plus tôt. Les deux hommes lui passent devant sans interrompre leur conversation. Le médecin hausse les épaules et s’éloigne du trompettiste.

Dans sa promenade, Dakota s’égare. Il aime la ville même si cela lui tord le ventre de l’avouer. Le seul souci est qu’il aime la ville autant que la liberté et par les temps qui courent, la Nouvelle-Orléans n’est plus qu’une immense prison. Une prison de laquelle le jeune homme aime pouvoir s’échapper. C’est lui qui décide et il aime ça. Il aime pouvoir retrouver la nature, se retrouver seul en silence pour méditer avec la terre. Mains dans les poches, l’américain décide qu’il est temps pour lui d’aller retrouver les siens. Même si Leslie est un vrai connard avec lui en ce moment, même si Tobias lui fait la tronche, il n’en reste pas moins que là-bas, ces gens sont devenus sa famille. Au détour d’une ruelle, ce que Dakota aperçoit lui arque un sourcil. Un des peacekeepers qu’il a vu précédemment cherche des ennuis à une jeune femme. Le médecin n’aurait d’habitude pas porté plus d’attention que ça à une simple scène de contrôle. Loin de lui l’idée de jouer les chevaliers en venant en aide à une femme en détresse, pas quand il est pressé de rentrer. Mais la princesse à sauver aujourd’hui a  des allures familières. Saskia, cette changeuse de forme qui fait partie des siens. Elle a peur de lui pour une raison qui lui échappe. Mais pour l’instant ce qui l’intéresse est la manière dont elle va s’en sortir. L’homme semble s’impatienter. Saskia ne lui sortira aucune preuve de son identité, Dakota lui le sait. Il reste planqué derrière l’angle de l’immeuble et réfléchit. Il a déjà vu ses barbares à l’action, il n’a guère envie de voir Saskia finir entre leurs mains pleines de sang. Il faut qu’il agisse, vite, qu’il fasse diversion.

Dans un éclair de génie, Dakota se souvient de ce qu’on lui a raconté. Dans cette ville, d’après leurs lois, les voleurs d’énergie comme lui sont la pire des espèces, traqués pour envoyer faire il ne sait quoi. Alors le médecin a une idée. Il sort un couteau suisse de sa poche, soulève son tee-shirt sombre et sa veste et s’entaille légèrement la hanche d’un geste vif, vérifiant qu’aucun regard indiscret ne puisse le voir. Il grimace, jurant que Saskia lui sera redevable et s’élance vers sa comparse et son tortionnaire. Il prend l’air essoufflé, effrayé.

« Mais qu’est-ce que tu fous là ? Y’a un dingue qui rôde, il a essayé de me tuer, de me prendre mon énergie il agite sa lame souillée de sang noir sous le nez de l’agent regardez, j’ai réussi à le blesser, rattrapez-le il est parti par là ! » il pointe une rue filant à droite.

Le milicien ne se fait pas prier. Il attrape son talkie-walkie mais Dakota ne l’écoute pas, pour l’instant son plan marche à merveille, il profite de l’inattention du milicien pour s’adresser à Saskia « Déconne pas avec eux ils vont jamais te lâcher, surtout si t’as pas d’papiers ils n’hésiteront pas à te mettre en taule. Faut qu’on se tire. » affirme-t-il alors que l’homme en uniforme leur indique de ne pas bouger. Dakota hoche vivement la tête. « Vous inquiétez pas, j’compte bien régler mes comptes avec ce monstre dès que vous l’aurez chef. » l’homme en uniforme s’en va, le médecin n’attend pas une seconde de plus et se saisit du poignet de la jeune femme avant de se mettre à  détaler vers la gauche. Il sait que ce n’est qu’une question de temps avant que la milice ne se mette à leur poursuite en découvrant la supercherie.

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MessageSujet: Re: How to bullshit a Peacekeeper ♦ Dakota   Jeu 25 Mai - 13:04


« Oh, what a tangled web we weave...when first we practice to deceive. »

Saskia & Dakota
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Impatience montante du Peacekeeper devant elle alors qu'elle prend chercher ce qui n'existe pas. Des papiers. Elle ne comprend pas, Saskia, mais elle ne le laisse pas voir non plus, fait errer ses mains avec une fausse précipitation qui va montant, dent qui commence à mordre sa lèvre, inquiétude qui pointe. La bête qui s'agite en elle, et fait écho à ses propres pulsions, qui suggère la mort pour s'échapper, égorger l'homme pour prendre la suite et rentrer dans la sécurité du camp. Elle commence à douter de la ville. De jamais comprendre les gens qui y vivent, en dépit de la curiosité quasi-morbide, de la répression ambiante qui fait se hérisser son poil et s'éveiller plus avant sa soif de sang, avoir des papiers sur soi, éviter les forces de l'ordre, être entre quatre murs, s'accrocher aux illusions et au passé révolu, vivre dans la peur des rôdeurs sans chercher à trouver comment se défendre. Elle commence à comprendre Leslie, à mieux saisir les raisons derrière leur manigance. Affaiblir la Communauté pour satisfaire des bêtes enfermées dans leur abattoir sous les regards vigilants de leurs bouchers, quel intérêt ? Retourner la situation à leur avantage plutôt. En tentant de les infecter, en protégeant leurs bêtes, en n'usant pas leurs trop précieuses ressources pour eux. Il y a un mot, il lui semble, pour ce genre de gens. Un croisé dans des livres, un entendu dans le Camp. Planqués. Voilà, c'est ça. Planqués. Lâches. Milan, Joe... ils sont courageux, pourtant. Des caractères qui iraient mieux dans la Communauté. Elle veut comprendre ce qui les rattache aux murs.

Mais avant, elle doit échapper à l'homme qui commence à sentir la supercherie et se tendre, avant de poser ses yeux sur la lame de couteau ridicule. Sang noir dessus, les yeux de Saskia qui s'agrandissent et son souffle qui se roule en boule dans sa gorge de reconnaître l'homme et l'odeur. Dakota. Temporairement un sauveur, constamment une menace à ses yeux. Même le sang sur la lame du couteau, épais et sombre, n'éveille pas davantage son appétit. Il la révulserait plutôt, simplement de deviner à qui il appartient, pour tout ce qu'elle ressent une part de reconnaissance envers le geste. Confusion. Qui s'éteint dans un regard allumé de contrariété et de méfiance en entendant le médecin, dans la lèvre qui va pour se recourber, à peine un coup d’œil pour l'uniforme qui tombe tête la première dans le panneau sans se poser plus de questions et se met en route, dans la tension qui tend ses épaules et sa nuque et gronde dans sa gorge, dans l'inspiration paniquée en s'entend sa main sur son poignet, qui l'entraine avec lui, les premières enjambées maladroites de peur. Perdue, la grâce bestiale, revenue, l'adolescente d'avant la transformation, d'avant le siècle dans une peau gloutonne, d'avant la jeune femme aux dents tâchées de sang. Avant que le glouton reprenne le dessus et rende sa lucidité à l'humaine pétrifiée, grondement et geste brusque qui la libère du membre autour du sien, l'apparence de la civilisation qui reste en place de justesse. A son tour d'empoigner le médecin, de l'entrainer, dans une allée, bras qui s'appuie sur sa trachée et regard terrifié de bête aux aguets prête à passer à l'attaque à la moindre provocation, avant de libérer la gorge et maugréer un remerciement. Pas à ce point ingrate, la gamine. De justesse.

Un pas en arrière, mettre une distance et réfléchir, aussi vite que possible. "Combien de temps devrait-il mettre à comprendre la supercherie ?" Pas la force de demander ouvertement son avis, ou même de lui parler directement, la voix et le verbe fuyants comme à son accoutumée avec le voleur d'énergie. Rester aussi près est déjà un effort, un qui fait accélérer son cœur et se tendre ses sens au maximum. Elle n'aurait pas moins peur s'il était fait d'argent. Respirer, ravaler la fourrure qui ne demande qu'à émerger. Elle sera la dernière option, celle si elle doit réellement s'échapper, celle si le médecin représente vraiment un danger pour elle. "Ils transmettront l'information à ceux qui gardent l'entrée, tu penses ? Ou ça ne vaut même pas la peine d'essayer de sortir par là ?" La ville se croit peut-être parfaitement close, mais il y a des faiblesses partout. Ils ne peuvent pas entièrement contenir un bayou. Enfin, elle ne pense pas. Elle n'est pas sûre, sourcils froncés un instant, l'expression perdue avant de brutalement secouer la tête pour chasser l'idée parasite. Plus important à penser. S'échapper, pour commencer, ses yeux qui observent l'allée, les rues et ruelles qui s'y greffent avant de remonter. Il y a des échelles métalliques, le long de certains bâtiments, les toits rapprochés comme en invitation, doigt qui les pointe. "Par là ? Ou tu as peur de te retrouver piégé ?" Le défi dans la voix pour cacher la terreur dans les os. L'air qui brûle dans les poumons et la peau qui se contracte le long des muscles. Elle défie, mais elle attend. Elle l'attend, alors même qu'elle ne veut que détacher son ombre de la sienne et creuser la distance entre eux. Mais. Communauté. Ici, aujourd'hui, elle veut bien essayer de travailler avec. Juste le temps de s'en sortir. Tout à l'heure, elle le craindra de nouveau. Pour l'instant, elle essaie de prétendre qu'elle tremble d'excitation et de nervosité mêlée, de l'attente d'entre les Peacekeepers les chercher pour les arrêter. Sans grand succès.

C'est l'effort qui compte, non ?

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MessageSujet: Re: How to bullshit a Peacekeeper ♦ Dakota   Mar 13 Juin - 12:53

How to bullshit a Peacekeeper
Saskia&Dakota
Alors qu’il court en entraînant l’inconsciente avec lui, Dakota est stoppé, la prise lâche du lest. Saskia inverse les rôles et s’improvise meneuse ou plutôt agresseur. Alors que le duo disparaît dans une ruelle, une main entrave sa gorge. Dakota hausse les sourcils. Curieux comme manière de remerciement, était-ce de famille d’être ingrat à ce point ?  Dakota attend qu’elle se calme, qu’elle le lâche, il réajuste sa veste une fois libre. Tend l’oreille lorsqu’il croit entendre un remerciement.

« C’est ta mère qui t’as appris à dire merci comme ça ? Dans ce cas, y’a pas de quoi ! » dit-il en levant les yeux au ciel dans un sourire.

Dakota n’a jamais compris l’attitude de Saskia envers lui. Certes parfois il peut passer pour un illuminé, un drôle d’énergumène qui fait ce que bon lui semble et ce, même quand cela parait étrange aux yeux d’autrui. Mais là, il n’a pas le temps d’engager une discussion profonde sur les traumatismes de la changeuse de forme, il faut fuir, retourner à l’abri loin des murs pour échapper à la traque milicienne. Saskia demande, Dakota réfléchit. Il n’en sait rien, tout dépend de l’intelligence de l’assaillant. « J’en sais rien. Deux minutes ou une heure. En tout cas faut qu’on bouge. » oui mais quel chemin emprunter ? Ces hommes là n’aiment pas qu’on se moque d’eux, sûrement qu’ils poursuivront la traque mais sûrement qu’ils n’iront pas jusqu’à bloquer la ville pour ces deux là. Ce n’est pas la première fois que Dakota a des ennuis avec ces individus. « Non, ils n’iront pas jusque là. Ils peuvent pas imaginer qu’on vient de dehors. Ils vont sûrement quadriller le périmètre par contre.» et mieux vaut pour eux qu’ils ne tombent pas entre les filets du gouvernement. Se jouer de leurs molosses peut créer des tensions avec la communauté et ce n’est définitivement pas une option. En parlant de ça, celle que propose Saskia fait sourire Dakota. Lui, avoir peur ? C’est sûrement une blague. C’est qu’elle a de l’humour, la peureuse finalement.

« Tu rigoles ou quoi ? Allons-y, au pire on improvisera. » assure-t-il l’air peu inquiet.

Alors que ses yeux bleus se posent sur Sakia, Dakota se demande bien pourquoi elle tremble. Croit-elle qu'il va l’ouvrir avec un scalpel en attendant sagement les miliciens ? Il hausse un sourcil, curieux et s’avance vers l’échelle métallique de secours. « Je vais pas te bouffer, arrête de faire cette tronche. » sur ces mots il s’active, agrippe les barreaux et s’élève contre le mur de briques. L’adrénaline, il aime ça. Combien de fois s’est-il aventuré dans les hauteurs ? Il s’en était même briser la jambe à vouloir prendre trop de risques. Mais cela n’a pas suffi à calmer ses ardeurs. Une échelle et un toit d’immeuble sont simplement un nouveau décor. L’entaille qu’il s’est infligé plus tôt le brûle mais ne le stoppe pas dans son ascension. Une fois en haut, Dakota s’avance puis se retourne, attendant de voir émerger le bout du nez de sa comparse. Les toits de la Nouvelle-Orléans sont biscornus mais l’ensemble est joli. En haut on perçoit le brouhaha de la rue mêlé à quelques notes de musique. Dakota s’approche du bord, il avise le sol et se recule vivement en constatant que des hommes en uniforme approchent tout près de la ruelle et donc de l’échelle. Il revient sur ses pas histoire de voir où en est son acolyte du jour. « Grouille Saskia ils arrivent. » dit-il en guettant le coin de la rue. Il regarde ensuite autour d’eux. L’immeuble est longé par un autre. Il est possible de sauter si l’hésitation ne se mêle pas au challenge. Alors Dakota s’éloigne du haut de l’échelle et s’approche de l’immeuble qu’il compte bien rejoindre. Il évalue la distance, hoche la tête. Ce n’est pas aujourd’hui qu’ils se feront attraper.


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