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 Making new friends - Aimée

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Making new friends - Aimée    Dim 21 Mai - 20:00


« Maybe you could become part of my family ? »



Maisy & Aimée
featuring

Je souffle fort et jette un regard déprimé à David. Dans un geste lourd de fatigue, je me laisse tomber en arrière dans mon siège tournant et frotte mes yeux fatigués. La journée avait été longue, mais d’un calme hébétant. Il ne se passait pas grand-chose en ville en ce moment, mis à part l’envoi d’expédition qui étaient partie chercher des vivres dans les quelques villes avoisinantes et depuis qu’elles étaient parties, le gouvernement n’avait reçu aucune nouvelle des forces de l’ordre encadrant les citoyens volontaires et moins volontaires. Et, bien que je me fasse un sang d’encre pour Joseph, parti volontairement, je refuse de laisser mon inquiétude prendre de l’ampleur. Il est fort et capable de se débrouiller tout seul et puisque je ne suis pas amoureuse de lui, je n’ai aucune raison de m’inquiéter. Non ? Je fais claquer ma langue dans un petit bruit sec dans l’espoir de me sortir l’Anglais de la tête. Peine perdue a priori. Je continue à ranger mes affaires dans mon sac, l’esprit ailleurs, sous le regard plein d’envie de David. Malgré tous mes stratagèmes, il ne semble toujours pas avoir compris qu’il ne me plait pas et la situation commence à devenir clairement dérangeante. En haussant un sourcil interrogateur dans sa direction, je me rends compte qu’il ressemble vaguement au chiot que Joseph a décidé d’embarquer au refuge de Greta. La bestiole est adorable et me regarde avec des yeux de merlan frit, puisque c’est moi qui le nourri et le sort depuis le départ de son maitre. Je retiens un rire cynique et me lève en faisant un signe de la main à mon collègue. Salut David, à demain, tu ne me manqueras pas d’ici là.

Dans un souffle d’air, je passe la porte du building du gouvernement. Le bâtiment reste impressionnant au milieu de cette ville en ruine et j’y jette un œil amer. Je meurs d’envie de quitter ce poste, de quitter cette situation qui m’étouffe et m’angoisse, mais malheureusement, si j’ai le malheur de faire un faux pas, je peux être sûr de me taper une ribambelle de PK au cul, et malgré mon envie d’en découdre en ce moment, l’idée ne me semble pas bonne. Si je me fais filer par un troupeau de flics, je n’aurais aucune chance de pouvoir mettre mon idée en place. La discussion avec Giuletta me trotte en tête depuis que nous nous sommes séparées et l’envie de rejoindre les rangs de la résistance n’a jamais été aussi forte. Je n’ai plus envie de dépendre d’un gouvernement qui crie à la pénurie quand les riches dirigeant s’empiffre à chaque soirée mondaine. J’en ai assez de toujours me faire passer en premier et d’oublier trop souvent les gens qui vivent dans une situation bien plus complexe que la mienne. À grand pas, je rejoins l’appartement de Joseph, l’esprit un peu ailleurs. La porte s’ouvre devant moi et je suis directement accueillis par les jappements du chiot. La bestiole apprend à peine la propreté et se retrouve livrée à elle-même une bonne partie de la journée. Je suis donc surprise de ne retrouver aucun excrément dans l’appartement. Rapidement, j’attrape la laisse et sors le petit animal. Il est vraiment adorable et trouve apparemment chacune des odeurs de la rue digne de son intérêt. Après qu’il ait fait ses besoins, je le ramène à l’intérieur, remplis la gamelle vide et change l’eau de son bol avant de faire un tour de l’appartement. Il m’en a donné les clefs après l’engueulade plutôt violente qui nous a opposés avant son départ. Je ne voulais pas le laisser partir. Pas si tôt après les arènes et la terreur qui m’avait envahi à l’idée de perdre Lazlo. Mais, avais-je vraiment le choix ? Après-tout, je n’étais rien, rien de plus qu’une nana qu’il avait baisé une ou deux fois et qui l’avait accompagné lors de l’adoption de son chien. Je jette un œil dans sa chambre, laisse mes doigts effleurer ses draps dans lesquels je n’ai jamais dormi, caresse un pull qui traine sur un siège. Je l’attrape et le porte jusqu’à mon visage et inspire profondément. Il sent son odeur, mélange de déodorant, de gel douche et d’une odeur un peu épicé, qui n’appartient qu’à Joseph. Dans un geste presque inconscient, je glisse le vêtement dans mon sac à main. Il déborde de partout, mais je m’en fiche. J’ignore la petite voix qui crie que mes sentiments pour lui sont plus profond que ce que je crois et après une dernière caresse au chien, sort de l’appartement.

Je cours, si je ne me dépêche pas, je vais finir en retard à mon nouveau cours de krav maga. Dans l’espoir de conserver le poids que j’ai depuis les arènes et aussi pour m’armer mieux en cas d’attaque, j’ai décidé de m’inscrire à cette classe. Je salue la secrétaire à l’entrée et pénètre dans le vestiaire. Il n’y a plus personne, ce qui m’arrange plutôt. Je me change en vitesse et jette un dernier regard au pull de Joseph avant de refermer mon casier.

La salle est pleine de femme de tout âge et de toutes tailles. C’est assez drôle de voir que toutes ces femmes sont là pour la même chose. Ça s’échauffe, sautille sur place et tire ses muscles un peu partout. Je reste sur le pas de la porte, me balançant gauchement d’un pied sur l’autre, un peu mal à l’aise, c’est toujours compliqué d’arriver en court d’année dans un cours déjà avancé. Un peu comme le petit nouveau à l’école, il faut prendre un temps d’adaptation pour appréhender un nouvel environnement et des relations déjà installées. Je termine d’attacher mes cheveux en queue-de-cheval haute et pose ma bouteille d’eau dans un coin. Prenant mon courage à deux mains, je m’approche d’une jeune femme occupée à étirer ses jambes, elle doit avoir à peu près mon âge et à l’air un peu triste. Je me penche la tête en bas pour la saluer entre ses propres jambes. « Eh ! Salut ! » Quand elle se redresse, je lui adresse un grand sourire et lui tends la main. « J’m’appelle Maisy, j’viens de m’inscrire et j’suis un peu paumée ! » Je laisse échapper un petit rire et gratte distraitement mon cou. « Ça t’embêterait d’être mon "guide d’aveugle", histoire que j’me retrouve pas complètement paumée ? » Je lui lance un regard implorant, yeux grands ouverts et moue suppliante, avant de lui sourire franchement. Son visage me semble vaguement familier, quelque chose dans la couleur de ses yeux, la forme de sa bouche.  




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MessageSujet: Re: Making new friends - Aimée    Dim 9 Juil - 22:26


« Maybe you could become part of my family ? »



Maisy & Aimée
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Elle avait été distraite toute la journée. Et la nuit d'avant. Tout bien réfléchit, elle était distraite depuis cette étrange rencontre, deux jours plus tôt. Joseph était en vie. Son frère aîné, cet homme qu'elle avait chérit autant qu'elle l'avait craint, était en vie et lui aussi coincé à la Nouvelle-Orléans. Un frère qu'elle avait cessé de chercher pour faire son deuil, un frère pour lequel elle avait choisi de ne plus se faire se souci pour tenter de vivre sa propre vie et non au travers des yeux de ceux qui lui étaient cher, un frère qu'elle avait eu envie de frapper, d'embrasser, devant lequel elle était restée muette alors que tant de questions lui martelaient l'esprit. Désormais, elle le savait, les choses seraient différentes. Désormais, il faudrait qu'elle compose avec sa propre existence et celles de ses deux frères, tout ça en les empêchant de se croiser et de se chicaner à nouveau. Elle avait l'air triste, Aimée, comme toujours. Qu'elle sourit, pleure, regarde ses pieds ou l'horizon, elle avait irrémédiablement cette lueur de mélancolie dans les yeux. Pourtant, la contrariété était venue supplanter la tristesse et, depuis deux jours, c'était comme si elle était ailleurs, obnubilée par ses pensées. On l'avait reprise deux fois à l'hôpital, alors qu'elle restait plantée comme une idiote au lieu de changer le pansement d'un patient, et elle s'était excusée par réflexe, sans vraiment le penser. Alors on l'avait regardée de travers, avec inquiétude, aussi. C'est qu'elle était toujours si investie, Aimée ! Toujours patiente, toujours soucieuse du bien-être de ses patients, douée d'une formidable mémoire lorsqu'il s'agissait de faire dans le social, capable de demander des nouvelles de la famille de chacun... Elle était aimée, la petite infirmière à l'accent britannique qui faisait tant sourire. Mais depuis deux jours, rien. À peine une bonjour, des explications murmurées machinalement et à mi-mot... Aimée était perturbée.

Aussi avait-elle naturellement hésité à se rendre à son cours de krav-maga, persuadée qu'elle était de finir avec un œil au beurre noir parce qu'elle ne verrait aucun coup venir. Finalement, elle avait fini par admettre qu'en restant seule chez elle, elle ressasserait encore plus sa discussion avec Joseph et serait tentée d'aller le trouver. Elle savait que trop se rapprocher de son frère aîné lui créerait des problèmes, qu'elle risquerait de retomber à nouveau dans cette spirale de violence et de haine qui caractérisait tant la famille Townsend, et elle savait aussi que prise entre lui et Nicholas, elle perdrait définitivement le peu d'autonomie et de confiance en elle qu'elle était parvenue à gagner avec les années. C'était une certitude mathématique qui se passait de démonstration : quand bien même se sentait-elle irrépressiblement attirée vers ses frères, elle resterait clouée au sol, incapable de prendre son envol, tant qu'elle ne s'en détacherait pas. Et pourtant... Joseph était en vie. Cette seule pensée lui arracha tout de même un sourire, tant cette nouvelle la soulageait.Seulement, que faire à présent ? Continuer à vivre sa vie comme avant ? Ou tenter de reconstruire une histoire qui n'avait déjà aucun sens dix ans auparavant ? Il lui avait affirmé avoir changé et physiquement, c'était on ne peut plus visible. Mais pouvait-on réellement changer une personne ? Pouvait-on seulement changer la nature profonde d'un homme quand celui-ci avait basculé dans la violence dès son plus jeune âge ? Aimée restait perplexe. Que son frère ait évolué, elle voulait bien le croire, mais elle doutait qu'il soit devenu aussi doux et inoffensif qu'un bichon maltais.

Une fois en tenue, la jeune femme salua distraitement ses habituels partenaires de combat et se faufila en les groupes qui s'échauffaient en discutant pour aller se trouver un coin de praticable où elle serait seule avec elle-même pour réfléchir. Elle posa sa serviette, sa bouteille d'eau, réajusta la natte bien serrée qui lui tenait les cheveux en place et commença à faire quelques exercices d'échauffement. Tout en soufflant, les yeux mi-clos, elle pesait le pour et le contre de toute cette histoire. Au fond... Pouvait-elle prétendre qu'elle connaissait son frère, après dix ans et une Apocalypse qui avait ruiné le monde dans lequel ils avaient grandi ? Foutaises... À peine avait-elle songé à cela qu'une tête apparu dans son champ de vision, la faisant sursauter au point qu'elle faillit en perdre l'équilibre. Se redressant avec une vivacité un peu stressante, Aimée fixa la nouvelle arrivante avec des yeux ronds. Des boucles brunes et des yeux d'un bleu aussi clair que l'azur, on aurait presque pu les prendre pour des sœurs, s'il n'y avait pas eu chez la dénommée Maisy une note d'espièglerie dans le regard et le sourire qui tranchait avec l'habituelle mélancolie de la jeune anglaise. Clignant des yeux, Aimée chassa ses pensées et tenta d'assimiler les informations qui lui étaient transmises. Maisy, nouvelle, paumée... Guide d'aveugle ? Elle dut avoir l'air bête, la pauvre Aimée, à ainsi fixer sa semblable comme si elle était folle ! Pourtant, elle resta quelques secondes silencieuse et fini par lui offrir un sourire un peu gêné en se passant une main derrière la nuque.

« Oh heu... Heu... Désolée, j'étais perdue dans mes pensées, je dois avoir l'air un peu idiote... Je m'appelle Aimée, enchantée ! »

Par réflexe, elle lui tendit la main, avant de se souvenir que se serrer la main était d'un vieillot un peu cliché. Mal à l'aise et ne sachant pas trop quoi faire de ses dix doigts, la jeune femme s'empara de sa bouteille d'eau pour en boire une gorgée, quand bien même n'avait-elle pas soif du tout.

« Tu viens d'arriver dans le coin, ou tu as simplement envie de te défouler un peu ? Tu vas voir, ici les gens sont plutôt cool et on ne prend pas trop la tête. »

À mesure que les mots franchissaient ses lèvres, la jeune femme retrouvait son assurance et un semblant de discussion. Très loin, en tâche de fond, demeurait cependant le nom qui la tracassait tant depuis quelques jours.

« Tu as déjà fait du krav-maga ou c'est un peu un crash test ? »

La demoiselle reposa sa bouteille et entrepris de poursuivre ses étirements, gratifiant Maisy d'un sourire qui se voulait amical. Avec un peu de chance, cette dernière aurait oublié la tête de merlan frit que lui avait fait Aimée et ne la prendrait pas tout de suite pour une folle.  






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MessageSujet: Re: Making new friends - Aimée    Dim 30 Juil - 15:35


Je retiens un petit rire quand la jeune femme sursaute, elle manque de tomber et je me mords la lèvre avant de lui offrir un sourire d’excuse. J’admets qu’apparaître entre ses jambes n’était pas la meilleure façon de me présenter que j’ai pu utiliser. Quand elle me répond sa voix est douce, un peu perdue et tout à fait charmante. Quelque chose dans son visage me semble vaguement familier, comme si je l’avais croisée durant son enfance ou comme si je connaissais un membre de sa famille. Je prends sa main dans la mienne et la sensation reconnaissable entre mille me tirent un sourire. L’une des miens, le picotement de sa magie grimpe le long de mon bras et se niche près de mon cœur. J’adore cette sensation, reconnaissance naturelle que la magie créée entre nous. C’est chaud, doux, comme retrouver un ancien ami. Le courant a beau être faible, en somme rien comparé à ce qui m’était tombé dessus quand j’avais serré la main de Noah pour la première. J’ai une grimace interne en me souvenant de sa puissance, j’avais vraiment flipper quand mon pouvoir avait reconnu en lui quelque chose de bien trop ancien et bien trop puissant pour ne pas être pris au sérieux. Aimée ? Le prénom, me fait écarquiller les yeux. Je penche la tête sur le côté, en plongeant mes yeux dans les siens. Mon regard dérive, effleure ses traits avidement. Serait-ce possible ? Joseph est-il au courant ? L’envie de lui demander son nom de famille me brûle les lèvres, mais je me retiens. Après tout, Aimée n’est pas un prénom si rare que ça et les jeunes femmes aux yeux bleus non plus. Je me reprends rapidement, éloignant l’image de son potentiel frère de mon esprit, pour ne pas me laisser ronger par l’inquiétude. Je lui souris une fois de plus et m’excuse à mon tour avec un petit geste de main. « Naaan, y a pas de quoi t’excuser, j’avoue qu’apparaître comme ça entre tes jambes c’était pas ma meilleure idée ! »

J’observe la salle tandis qu’elle boit une gorgée d’eau. Bizarrement heureuse de retrouver l’ambiance d’un gymnase. C’est Neria qui m’avait poussé à m’entraîner au sport de contact, elle aussi qui m’avait servi de coach au début. La nostalgie me tombe dessus et un sourire mélancolique étire mes lèvres. J’étais bien plus jeune à l’époque et encore pleine de bonnes intentions et d’espoirs. La voix d’Aimée me sort de mes pensées et je repose mes yeux sur elle. « Besoin de me défouler, d’me décrasser et de réapprendre à me servir de mon corps ! Ça fait trop longtemps que j'ai pas fait de sports !» Je ris une fois de plus, ça pour en avoir à évacuer de la frustration, j’en ai. Entre Joseph, le Gouvernement et la vie en général, je n’en manque pas en ce moment. « J’ai fait pas mal de sport de combat, mais j’ai encore jamais testé le Krav et j’me disais que ce serait une bonne façon d’évacuer ma … Frustration, on va dire. Et toi ? Qu’est-ce qui t’as poussé à commencer ? Ça fait longtemps que t’en fais ? » Je suis réellement curieuse de ses réponses, qu’elle soit la sœur de Joseph ou pas, elle a l’air gentille et si je commence à venir régulièrement, je vais avoir besoin d’une amie. La voyant reprendre ses échauffements, je m’installe par terre jambes écartées et travaille mes muscles tranquillement. L’ambiance est, comme Aimée me la dit, détendue. Le coach taquine ses élèves sans oublier de reprendre les mauvaises positions et inconsciemment, j’ajuste ma propre position. Il me faut quelques minutes pour retrouver les mécanismes liés au sport que j’avais presque perdus. Je souris quand mes muscles se détendent et je me redresse rapidement quand le prof annonce des exercices par deux.

Je jette un coup d’œil plein d’espoir a Aimée qui se rapproche de moi. Je retiens un soupir de soulagement. « Ça te dérange pas de travailler avec moi t’es sûre ? J’y connais rien, j’voudrais pas que tu t’emmerdes ou quoi. » Je lui offre un sourire resplendissant quand elle rejette mes objections. Le cours se déroule dans une enfance bonne enfant et Aimée me colle au tapis un nombre incalculable de fois. Malgré ça, elle reste une partenaire très pro. Elle m’explique pourquoi mes mouvements sont mauvais et comment me placer pour réussir les prises que le coach nous demande de faire. Je finis le premier cours le corps rompu et les membres douloureux. Je ris en me relevant. « Putain, ça déconne pas ! J’vais être couverte de bleus demain ! » Je ris en essuyant la sueur qui coule sur mon visage et dans mon cou. « Franchement, tu gères, j’ai l’impression d’avoir appris plein de trucs aujourd’hui ! Tu verras au prochain cours, c’est moi qui te fous par terre ! » Je respire un grand coup, contente d’avoir passé les deux dernières heures sans une pensée pour Joseph ou le monde extérieur. Je me dirige avec Aimée vers les vestiaires. « Ça te dit d’aller manger un morceau ? J’connais un super restau qui fait des plats locaux à 500m vers le Nord ! Dis ouiiii, c’est moi qui paie, ça m’donneras une bonne raison de vouloir te mettre à terre la prochaine ! » Je lui lance un regard suppliant, mimant le besoin de manger et de me venger, avant de prendre une douche rapide et d’enfiler mes vêtements. Mes yeux tombent sur le sweat de Joseph et en soupirant, je le passe sur mes épaules, enfouissant mon nez dans le col avant de remonter un peu les manches. J’attends Aimée à la sortie du vestiaire. « Prête à aller remplir ton estomac de choses délicieuses ? »

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MessageSujet: Re: Making new friends - Aimée    Mar 10 Oct - 0:04


« Maybe you could become part of my family ? »



Maisy & Aimée
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Perdue dans ses pensées, Aimée n'avait pas vu ni entendu qu'on l'approchait. Son sursaut avait provoqué le rire de l'autre jeune femme qui, loin de la vexer, avait au contraire quelque chose de rafraîchissant qui avait tout de suite détendu l'anglaise. Elle était habituellement souriante et enthousiaste, la jolie Aimée. C'était sa façon à elle de mettre un peu de lumière dans l'obscurité dans laquelle elle avait quotidiennement le sentiment de vivre. Pour chaque déclaration d'amour, elle voyait une potentielle rupture, pour chaque enfant, elle voyait une mort à venir, et ce sentiment la rongeait de l'intérieur. Sourire, donner le meilleur d'elle-même, c'était son petit cadeau au monde et le seul moyen qu'elle avait trouvé pour donner un peu de relief et de couleurs à la toile terne du monde dans lequel elle vivait. Seulement, depuis que Joseph était revenu dans sa vie, elle était à nouveau contrariée et fébrile. Tout l'amour qu'elle portait à son frère était entaché par les non dits, les secrets et les mensonges. Qu'avait fait Joseph, pendant toutes ces années ? Allait-il vraiment bien ? Il était adulte, pas toujours responsable mais un peu quand même et pourtant, Aimée ne pouvait s'empêcher d'avoir ce comportement maternel à la fois touchant et agaçant envers son frère. Elle avait besoin de s'assurer qu'il allait bien et était revenu dans le droit chemin. Or, ses... activités professionnelles, par exemple, laissaient la jeune femme perplexe. Soucieuse, elle l'était, et pas qu'un peu. Esquissant un sourire, Aimée se détendit un peu.

« Au moins, c'était une entrée en matière originale ! »

Avalant une gorgée d'eau, Aimée demanda à sa nouvelle amie – pourquoi n'aurait-elle pas pu déjà l'être, après tout – pourquoi elle souhaitait se mettre au krav-maga. Certaines personnes venaient pour apprendre à mieux connaître leur corps, d'autres à se défendre par peur de l'extérieur et des dangers qui y rôdaient... et puis il y avait ceux qui, comme Maisy, venaient pour se défouler, se donner à fond, et c'était le genre de mentalité qui plaisait à Aimée : elle était moins terrifiée par le monde extérieur que la jeune anglaise avait pu l'être et ce, bien trop longtemps à son goût. Esquissant un sourire, Aimée repris ses étirements en écoutant Maisy parler. Elle la détailla du regard avec cette pudeur qui la caractérisait. Elle était élancée, sa posture était droite et nul doute qu'elle avait dû pratiquer certains arts martiaux à un tout autre niveau.

« Tu vas voir, c'est un excellent défouloir pour les nerfs ! Moi c'est... comment dire... j'avais envie de quelque chose qui me fasse me sentir mieux dans ma peau, tu vois ce que je veux dire ? Je travaille de nuit et on ne peut pas dire que les rues de cette ville soit très fréquentables, alors... hum... j'ai choisi quelque chose qui m'aide à évacuer et à me donner confiance. Alors voilà, il y a quelques mois j'ai franchi le pas ! »

Aimée se rendit compte qu'elle n'avait jamais pris la peine de formuler à haute voix ce choix qu'elle avait fait, choix jugé totalement inconscient par son frère sur protecteur, choix qui pourtant l'aidait à prendre confiance en elle et à ne plus craindre le moindre angle de rue. Ce n'était pas seulement un sport et des règles, c'était aussi une prise de conscience de qui elle était, de ce dont son corps était capable et des limites qu'elle pouvait sans cesse repousser. Certains choisissaient le saut à l'élastique, d'autres la pâtisserie... Aimée avait choisi le krav-maga pour sortir d'une zone de confort qu'elle jugeait trop étroite depuis bien longtemps. Elle s'était sentie évoluer, s'épanouir et, pour sa plus grande fierté, elle ne s'en sortait pas si mal. Trop longtemps enfermée dans un cocon de douceur trop amène à son goût, Aimée n'avait jamais pris réellement conscience de son potentiel. C'était un peu comme la magie, finalement. Elle n'y croyait pas, ou plutôt refusait d'y croire. Ce que Maisy avait ressenti en lui serrant la main, Aimée ne l'avait pas perçu, son esprit faisant barrière à tout ce qu'elle ne pouvait expliquer rationnellement. Peut-être avait-elle un immense potentiel en elle ? Un pouvoir la prédestinant à être une grande sorcière ? Ou peut-être serait-elle médiocre, mais tout ça lui passait au-dessus car elle n'avait même pas conscience de qui elle était ni de ce qu'elle était potentiellement capable de faire.

Finalement, la discussion fut interrompue par le coach qui entra dans le gymnase en imitant l'animateur de soirée comme on n'en faisait plus depuis vingt ans. Extrêmement doué et particulièrement professionnel, il était pointilleux sur la sécurité et n'hésitait pas à stopper ses apprentis lorsqu'il le jugeait nécessaire. Pourtant, c'était aussi quelqu'un d'enthousiaste, qui avait la blague facile et ne perdait pas une occasion de charrier un élève pour faire rire l'assemblée. C'était aussi ça qu'Aimée aimait tant : une ambiance décontractée, presque familiale, quelque part. Nul doute que Maisy s'y sentirait rapidement à l'aise. Aussi, lorsque le coach demanda à chacun de se trouver un binôme, Aimée s'approcha instinctivement de sa nouvelle amie. Elle esquissa un sourire tout en plaçant soigneusement ses pieds et ses mains.

« Oh ne t'en fais pas pour moi ! J'ai été débutante moi aussi, les autres m'ont très bien intégrée alors... à mon tour. Et puis sais, on apprend aussi bien d'un pro que de quelqu'un qui débute. »

C'était tout Aimée, ça : pas une once de suffisance ou de mépris en elle. Naïve qu'elle était, elle essayait toujours de voir le meilleur en chacun, ce qui ne lui apportait pas que du bon, loin de là. Alors que le coach donnait le top départ de l'entraînement, le visage d'Aimée se ferma sous l'effet de la concentration, et elle adopta une attitude bien différente de celle qu'elle avait pu avoir auparavant. L'agréable jeune femme venait de céder la place à la courageuse combattante qu'elle espérait être. Très pédagogue, à chaque fois qu'elle mettait Maisy à terre ou stoppait l'un de ses gestes, elle lui tendait la main pour l'aider à se relever et lui expliquait en découpant ses gestes comment et pourquoi elle avait été battue. Aimée n'était pas du genre à garder ses petites techniques secrètes avec une personne sans intentions belliqueuses à son égard. Si Maisy devait devenir meilleure qu'elle et bien qu'il en soit ainsi ! Elle y aurait contribué, au moins. Essoufflée, la jeune femme accueillit le coup de sifflet du coach avec une certaine satisfaction. Elle aimait ce sport, mais elle aimait aussi quand ça se terminait, tant elle se sentait cassée.

« Ah ça, il y a des risques ! La première fois que je suis venue ici, je n'ai pas bien géré ma garde et une des filles a visé un peu plus bien... je suis ressortie d'ici avec un œil au beurre noir et tout le monde croyait que je m'étais fait taper dessus, au boulot ! »

Un rire lui échappa tandis qu'elle se remémorait le visage de ses collègues en la voyant débarquer couverte de bleus et le visage tuméfié. Au moins, après ça, elle avait appris à toujours bien tenir sa garde. Tendant la main à Maisy avec un sourire malicieux, Aimée l'aida à se relever.

«  Vendu ! Tu as intérêt à me mettre à terre la semaine prochaine ! »

Puis elles se dirigèrent vers les vestiaires, et Aimée s'attendait à ce que ça soit comme d'habitude : une brève discussion entre deux douches et enfilage de vêtements, et puis chacun se séparerait et retournerait vaquer à ses occupations. C'est pour cette raison qu'elle fut si surprise lorsque Maisy lui proposa de sortir manger un morceau, allant jusqu'à lui promettre de lui payer son repas si elle acceptait. Les yeux écarquillés de surprise, peu habituée à ce genre d'attention, Aimée se figea à l'entrée des vestiaires.

« Je... Heu... », dit-elle d'une voix timide en jetant un œil à sa montre, « J'ai encore deux heures avant de commencer mon service à l'hôpital, alors oui ! Pourquoi pas ! Mais je... ça m'embête que tu payes, je veux dire... nous nous connaissons à peine... »

Elle était gênée, ne savait trop comment dire à Maisy qu'elle appréciait le geste mais ne voulait pas la mettre dans l'embarras. Tout en enfilant ses vêtements, Aimée se repassait cette étrange rencontre en boucle dans son esprit. Elle avait l'habitude de croiser des gens peu fréquentables, mais des personnes aussi amicales que Maisy, c'était bien plus rare ! Lorsqu'elle releva les yeux, elle vit la jeune femme enfiler un sweat qui lui en rappelait étrangement un autre... un froncement de sourcil, un pincement au cœur, et elle compris pourquoi il lui rappelait quelque chose.

« Tiens c'est amusant... tu as le même sweat que mon frère ! »

Puis elle s'arrêta là. Inutile d'ajouter qu'elle venait tout juste de le retrouver et que la tragédie de leur histoire familiale était si pathétique qu'elle aurait sûrement fait fuir Maisy. Hissant son sac de sport ses épaules et attrapant son sac à main, Aimée suivi sa nouvelle amie jusqu'à la sortie. Hochant la tête, elle remonta le col de son manteau lorsque le froid vint la saisir à la gorge et elle emboîta le pas à Maisy.

« Je meurs de faim, tu n'as pas idée ! Je ne vais jamais vers le nord de la ville, je t'avoue... »

Trop mal famé, trop décadent... mais il y avait apparemment des endroits qui en valaient tout de même la peine.

« Alors dis-moi ! Qu'est-ce que tu fais dans la vie, si ce n'est pas indiscret ? »

Elle n'était pas très douée pour entamer une conversation, Aimée, et encore moins pour parler d'elle. Tourner la discussion autour de Maisy lui convenait bien plus, étrangement ! Lorsqu'elles furent parvenues devant un petit restaurant aux néons fluo indiquant que l'établissement était ouvert, Aimée s'y engouffra avec un soupir de soulagement. Il régnait là une agréable chaleur et une odeur de caramel flottait dans l'air. Lorsqu'elles furent installées et la carte en main, Aimée retint une exclamation.

« Seigneur ! Il y a là plus de gras, de vice et de sucre qu'il n'en faut pour me combler ! Oh ! Des pancakes ! Je n'en ai pas mangé depuis une éternité... »

se rendant compte qu'elle s'enflammait un peu, Aimée sentit ses joues rougir.

« Désolée... je m'emballe un peu. Ça fait tellement longtemps que je ne suis pas venue manger dans un endroit pareil... »





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MessageSujet: Re: Making new friends - Aimée    Ven 20 Oct - 0:53

Aimée à cette douceur dans les traits et dans la voix qui la rend terriblement attachante. Le changement dans son visage, quand elle se met en garde et que le cours commence est hallucinant. Petite créature fragile, elle devient walkyrie. Son regard se durci et son visage se ferme, son attitude tout entière se concentre sur le combat. Intérieurement, je hoche la tête, heureuse de voir qu’elle prend les choses au sérieux. Je m’installe en position à mon tour et très rapidement, je comprends qu’elle sait déjà y faire. Quand elle m’avait dit avoir pris des cours de Krav pour être rassuré quand elle allait au travail ou en sortait, j’avais compris ses raisons, mais avais eu du mal à l’imaginer blesser qui que ce soit, même pour se défendre. Pourtant, la voilà, la petite guerrière, celle qui me fout le cul par terre et les quatre fers en l’air. Je suis impressionnée par la puissance qu’elle dégage et franchement heureuse de voir qu’elle sait clairement s’y prendre. Avec elle, je vais progresser à toute vitesse. Je ne la connais que depuis deux heures, dont la grande majorité a été passée à me faire jeter au sol par elle et pourtant, j’ai déjà l’impression qu’elle pourrait devenir une grande amie. C’est pour ça que je lui propose d’aller manger un morceau.

La réaction, choquée et surprise, vaguement gênée, qu’elle a quand je lui propose de partager un repas me tire un sourire. Je secoue la tête et lui sourit plus grandement encore. « T’en fais pas, j’te jure, c’est pas un problème ! » J’esquisse une grimace, consciente que je gagne trop d’argent. Que je ne fais que raconter de la merde dans un micro la moitié de la semaine et torturer des gens dans une arène le reste, et que pour ça, je gagne un salaire exorbitant. Des gens, comme Enya, sauve des vies toute la journée, sans eux, la ville ne serait rien de plus qu’un charnier, pourtant, ils ne sont payés qu’une misère comparée à mon salaire, ou à celui de la majorité des gens travaillant au sein du gouvernement. « J’gagne bien trop de thunes pour c’que j’fais, j’peux bien partager un peu de temps en temps ! » Je grogne un peu en me penchant, consciente des courbatures qui commence déjà à fleurir dans mes muscles. Je n’aurais jamais dû me laisser aller comme ça. Je vais mettre des mois à récupérer la masse musculaire et les réflexes que j’avais acquis durement. Je soupire de soulagement quand le sweat de Joseph, épais, chaud et moelleux s’enroule autour de mon corps. Pourtant, je redresse la tête d’un coup quand la voix d’Aimée retentit. Mes yeux se fixent instantanément sur son visage. J’avais raison. Putain, j’avais raison. Ça ne peut pas être une coïncidence, ce serait trop gros. J’hésite quelques secondes, ne sachant pas trop quoi dire, hésitant sur la façon de formuler mes questions pour obtenir des informations que j’ai cruellement besoin d’avoir. J’opte pour un pseudo-désintérêt mais ma voix est tout de même un peu fébrile quand je lui réponds. « Ah bon ? C’est marrant, il est à… Un de mes amis. » ET PAF ! Tu te dégonfles comme une baudruche Weaver, sérieusement, qu’est c’que tu risques, hein ? Le mot m’arrache la bouche, parce que je sais qu’il n’est ni vrai, ni faux. Joseph n’est pas vraiment mon ami, il n’est pas non plus mon petit ami, il est dans cet entre-deux, dans ce flou où nous nous situons.

Je me reprends et sors des vestiaires avec Aimée, sa conversation est légère et agréable, et le chemin vers le restaurant se passe dans une ambiance bonne enfant. « Ahah, t’inquiète pas, j’comprends, le quartier est pas forcément hyper accueillant ! » Elle montre du doigt les immeubles en semi-ruine. « J’ai un de mes meilleurs amis qui habite pas très loin du restau où on va, c’est lui qui m’la fait découvrir, une vraie merveille, j’te jure ! » Lazlo m’avait fait découvrir l’endroit peu de temps après que nous soyons devenus plus que des collègues et j’en avais rapidement fait l’un de mes lieux de prédilection. L’ambiance y était familiale et la nourriture excellente, on s’y sentait un peu comme chez soi. Un bon vieux diner à l’Américaine qui servait des pancakes à toutes heures de la journée. La question d’Aimée. Resserrant le pull de Joseph autour de moi, je soufflais sur mes mains froides, je lui souris quand elle me demande ce que je fais dans la vie. « Oh, tu dois connaître ma voix, pas vraiment ma tête, c’est vrai ! Je travaille à la radio, les news, les annonces, les interviews, c’est moi. » Je me désigne du pouce, éludant la partie de mon travail que je déteste, pour ne parler que de celle qui est supportable. « J’suis pas toujours d’accord avec ce que je dois dire, mais bon… Ça paie bien, trop bien même. » Je lui fais une petite grimace, avec toujours ce besoin de me justifier, mon emploi ne me plaît pas et fait de moi, aux yeux de nombreuses personnes, une suiveuse du gouvernement, voire pire, une partisane. « Et toi alors ? Qu’est-ce qui fait que tu bosses de nuit, du coup ? »

La conversation va bon train et nous arrivons rapidement devant le restaurant. L’odeur de sucre est alléchante, mais je viens ici pour leurs plats salés. Je m’installe en face d’Aimée et éclate de rire quand elle découvre les pancakes. « Ils en servent du matin au soir ! C’est absolument génial ! Et attends d’avoir goûté les frites de patates douces ! C’est une TUERIE ! » Je glousse en me frottant les mains, les yeux sur le menu. « Tu vas voir, tout est délicieux ici, c’est un miracle que leur restau ne soit pas pris d’assaut toute la journée ! » Le serveur s’approche de nous, plutôt pas mal dans son genre, il nous adresse un clin d’œil en prenant nos commandes et je secoue la tête en riant. « Ryan, sois sage ! Je suis pas ici pour te laisser faire ton p’tit numéro de charme à ma nouvelle amie ici présente ! Fais gaffe, si tu l’emmerdes, elle te fout au tapis en trois secondes, j’l’ai d’jà vu à l’œuvre et j’peux te jurer que mon gras du cul va s’en souvenir pour la semaine ! » Il rit et reprend son sérieux, notant avec application nos commandes. « J’vais prendre… Une portion du ragoût du chef et les frites de patates douces, comme d’hab quoi ! Rajoute-moi des pancakes avec de la confiture de myrtilles pour le désert, s’teup ! » Il s’éloigne après avoir pris la commande d’Aimée et je secoue la tête quand il s’éloigne, avant de m’adresser à Aimée, sur le ton de la conspiration. « A chaque fois que je viens, que ce soit avec une fille ou un homme, il peut pas s’empêcher de faire son numéro de charme, mais il est adorable ! »

Rapidement, nos plats arrivent et les odeurs de nourriture font gargouiller mon estomac. Je me frotte à nouveau les mains devant la nourriture qui s’installe devant nous et assène une tape sur la main de Ryan qui tente de me piquer une frite. « Eh ! Bas les pattes ! » En riant, je lui en donne une malgré tout et m’empresse de retirer mon pull. « J’préfère l’enlever, si j’ai le malheur de faire une tache dessus, Joseph serait capable de m’arracher la tête ! » Je secoue la tête en riant, avant de me rendre compte que je viens de balancer le nom qui pourrait tout changer. Je jette un coup d’œil à Aimée en mordillant violemment ma lèvre inférieure, espérant qu’il s’agisse de son frère tout en priant pour que ce ne soit pas le cas. Ça ferait trop de choses à discuter… J’aimerais aussi aborder sa magie, savoir si elle sait ce que je suis, si elle sait ce qu’elle est, si elle se doute de la moindre chose. Son pouvoir m’a paru si faible, si lointain, quand je l’ai touché que j’ai peur qu’elle ne soit dans la même situation que moi quand Neria m’a trouvé. Mais je ne la connais que depuis quelques heures, je n’ai pas le droit de bouleverser son monde comme ça. Je plonge ma fourchette dans le ragout et avale une grosse bouchée. « Roh, c’est super bon… » C’est ça, Weaver, change de sujet, pauvre truffe.

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Making new friends - Aimée

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