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 « conscious » ☇ pv. saskia

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WILDHUNTER

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↳ Arrivé depuis le : 21/03/2016
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↳ Avatar : Charlize Theron
↳ Age du Personnage : 45 ans d'apparence, 163 ans en réalité.
↳ Métier : bras-droit de Maria Velasquez au sein de la Communauté.
↳ Opinion Politique : méfiante envers le Gouvernement.
↳ Niveau de Compétences : niveau deux, niveau quatre en clairvoyance.
↳ Playlist : Ruelle - Game of Survival // Against the Current - Fireproof // Halsey - Eyes closed // BROODS - Freak of nature // Allie X - Paper love // Arctic Monkeys - Snap out of it // Imagine Dragons - Warriors // Sum 41 - There will be blood // Twenty one pilots - Goner // Machineheart - Shelter
↳ Citation : « Freak of nature. I could blame her for my brain »
↳ Multicomptes : Vittoria K. Bathory & Mackenzie Caulfield
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MessageSujet: « conscious » ☇ pv. saskia   Mer 24 Mai - 1:07



saskia & lisbeth
When I come alive, such a pretty light. I can be beautiful, I can be right. I can hold my own when I feel at home. I can be tender, I can be kind. When I'm on my feet, I can take the heat. But when I get low I prefer the cold. I can be a hard light to ignite. All my nightmares feel like real life. Wait for the explosion only to anticipate. Running in slow motion. I can never get away. Sweet paralysation. No one here to keep me safe. Hyperventilation. I'm about to go insane. Wake me up and keep me conscious. When I come alive, such a pretty light. I can be beautiful, I can be right. I can be the words, everything that hurts. All the things that keep you up in the night. Everything I fear, always meets me here. In the early hours dancing with my doubts. I can be a hard light to ignite. All my nightmares feel like real life. Wait for the explosion. Only to anticipate. Running in slow motion. I can never get away. Sweet paralysation. No one here to keep me safe. Hyperventilation. I'm about to go insane. Wake me up and keep me conscious
« conscious »



Lumière incandescente qui brûle son visage. Soleil enflammé dont le rayonnement incendie l’épiderme et réchauffe l’échine éreintée. La sorcière s’est habituée à la vie en extérieur, à la chaleur. La moiteur des marécages et la lourdeur de l’atmosphère. Un siècle d’errance en Enfer l’ont préparée à affronter ce genre de désagrément. Ce type d’épreuve quotidienne et incessante à surmonter. Roue infernale qui ne s’arrête jamais de tourner. Rabattant perpétuellement les cartes, redistribuant leur jeu comme si tout cela n’était qu’un divertissement. Mais la blonde est loin d’avoir envie de rire. Ses préoccupations sont bien plus sérieuses. Bien plus importantes à ses yeux. Et l’inconfort que lui procure le climat de ce jour n’est pas prête de l’arrêter. Instabilité constante contre laquelle l’allemande a du apprendre à lutter, tout comme les membres de sa Communauté. Rien n’est jamais définitif dans leur monde. Rien n’est jamais sûr ni certain. Rien n’est jamais gagné. Rien n’est jamais acquis. Tout peut basculer à chaque instant, plus vite qu’elle ne peut l’imaginer. Le sentiment de sécurité qu’ils peuvent penser avoir n’est qu’une douce illusion avec laquelle ils se bercent jusqu’au moment où tout s’effondre. Et la chute est longue quand on doit faire face à la déception. Lisbeth en a fait les frais, de cet excès de confiance qui l’a menée droit à la mort. Ou tout du moins assez près pour se sentir quitter son corps une seconde fois. Désillusion brutale au réveil quand elle comprend qu’elle est en vie. L’inconscience lui a apporté du changement dans ses fonctions mais la blonde reste attentive et prudente. Elle peut redescendre l’échelle des responsabilités aussi vite qu’elle l’a montée.

La vérité, c’est qu’elle a été la victime de leader incompétents et peu scrupuleux envers la population qu’ils sont pourtant censés protéger. Lisbeth s’est fait la promesse silencieuse de ne jamais en arriver là. De ne jamais prendre de risques inconscients sous un quelconque prétexte et de toujours privilégier la survie de la Communauté. Ils ont parcouru trop de chemin, marché trop longtemps, voyagé trop loin pour se voir réduits à néant maintenant. Beaucoup trop d'entre eux ont déjà périt. Elle tient les rênes, désormais. Une partie, tout du moins. Et compte bien tirer profit des quelques avantages que sa position lui apporte. Pourtant, aujourd’hui, la sorcière se sent bien inutile. Incapable de penser à autre chose qu’au raid organisé et toujours en cours dans un petit village de pêcheurs abandonné non loin de leur campement. Bien trop concernée par les opérations en cours, Lisbeth s’efforce de travailler, de s’adonner à sa tâche, d'occuper ses mains, bien qu’elle sache nombre de ses hommes dehors, dans la nature, à risquer leurs vies. Elle connaît les périls encourus pour les avoir assumés par le passé. Elle sait ce que cela demande de quitter le camp sans vraiment pouvoir certifier que l’on va y revenir. Vie de dangers qu’ils ont tous plus ou moins choisie. Personnalités intrépides que cette existence a désigné. Nomades forcés ou prédestinés. Sacrifice nécessaire ou subit. Beaucoup de points de vue divergent, elle le sait. Mais son opinion est bien ancrée et elle refuse de céder. Elle considère bien trop les siens pour les envoyer à l’abattoir inutilement. Ironie venant de celle qui a délibérément enchaîné sa fille aux caprices de la lune, après un regain de possessivité.

D’ailleurs, où est-elle, sa fille ? Elle n’a pas eu l’occasion de croiser son regard assassin de toute la journée. Front plissé, elle se met à passer le camp au crible. Inquiétude qui gronde, qui monte. Nervosité silencieuse qu’elle ravale automatiquement. Pourtant, à l’intérieur, elle se sent comme une lionne en cage. Lisbeth prend l’initiative de faire le tour du campement. Plusieurs fois. Encore et encore. Des centaines de pas esquissés sur les graviers mais rien. Saskia n’est pas là. Intuition naturelle. Flair de sorcière ou instinct maternel. Elle s’en fiche. Quelque chose au fond de ses tripes lui hurle que quelque chose ne va pas. De pire en pire. De plus en plus. C’est comme si on martelait son estomac pour qu’elle réagisse. S’en est douloureux, insupportable. Elle est partie avec eux. L’allemande en est presque certaine, juste pour lui désobéir. Pour la faire rager intérieurement. Pour saper son autorité, elle est partie avec eux. Elle est partie en raid. Lisbeth retient une injure bien trop criante. La métamorphe est décidément très douée lorsqu’il s’agit d’user les nerfs de sa génitrice. La blonde ne l’avouera jamais mais ça la rend malade, de ne pas lui parler. De ne pas savoir comment s’en rapprocher. Comment se racheter. Le temps s’égrène et elle devient folle. Ne parle à personne pour ne pas avoir à évoquer la source de son malaise. L’intuition grandit, prend tout la place dans sa poitrine. Mais la femme reste de glace. Elle attend. De longues minutes se passent, des heures peut-être, elle n’a même pas fait attention mais le Soleil ne lui brûle plus le visage à présent. Il fait encore chaud mais elle frisonne.

Les yeux plissés, son regard froid ne quitte pas l’horizon. Quand finalement, elle distingue des silhouettes familières, elle ne peut pas résister. Part à leur rencontre en marchant à grands pas. L’air hautain de nouveau ancré sur ses traits usés, rassurée en voyant sa progéniture marcher parmi les revenants. Elle adresse un signe de tête approbateur au chef de file. Pas besoin de se parler. Pas maintenant. Plus tard, sûrement, pour faire le point. Pour l’instant, il faut qu’elle parle à quelqu’un d’autre. Ne supportant plus ce silence qui règne en maître entre la mère et sa fille. Elle se plante sur ses deux jambes, croise les bras sur son abdomen encore meurtri. « - Saskia » Souffle articulé clairement, elle cherche le regard de la plus jeune. « - Un mot, je te prie » Aucune émotion sur son visage, que la fatigue de la journée passée qui transparaît. Pourtant, sous la carapace de mauvais parent, le regard qu’elle porte sur son enfant est tout autre. Un jour peut-être pourra-t-elle le dévoiler au grand jour. Aujourd'hui n'est pas ce jour.

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MessageSujet: Re: « conscious » ☇ pv. saskia   Jeu 25 Mai - 12:04


« Maybe it's just a daughter's job to piss off her mother. »

Saskia & Lisbeth
featuring

Un raid. Comme d'autres déjà auxquels elle a pu prendre part, envie d'irriter Tobias et de fuir le campement et la routine de la terre qu'elle aime pourtant tant, de s'assurer de si elle peut trouver exactement ce dont elle a besoin et de se défaire d'un peu de sa rage si l'occasion se présente. Elle a essayé, au début, à son arrivée, quand elle avait encore le goût des chasseurs qu'elle avait tué dans la bouche et qu'elle était en isolation puis dans une tente, de rester sage, de rester docile, de rester au campement. Elle a fait tout son possible, elle a ravalé l'envie de hurler son nom de famille au visage de sa mère, de lui lancer le contenu de sa gamelle et sa rage au visage. Et puis elle a accepté la réalité. La génitrice qui continuerait jusqu'au bout à la nier, le fait d'avoir de nouveau des liens, un lieu où se poser, des gens auprès de qui consentir à s'apprivoiser. Pas se domestiquer, jamais. Ce n'est pas dans sa nature, elle est glouton, pas loup, Saskia. Elle ne deviendra jamais fidèle compagnon, elle restera bête sauvage. Elle reste bête, même lorsqu'elle est humaine, toujours consciente de l'autre en elle, de la fourrure qui se hérisse en même temps que son duvet pâle, des crocs derrière ses dents. Elle ne pardonne pas non plus, n'oublie pas non plus. Être devenue chef des agriculteurs n'a pas apaisé le feu dans son ventre, qui rêve de briser la femme blonde et froide qui est sa créatrice à trop de niveaux autant qu'il rêve de la voir lui sourire et ébouriffer ses cheveux. Le campement devient claustrophobe, parfois, juste d'apercevoir sa silhouette du coin de l'oeil. Alors. Manigancer avec Leslie, et l'avertir au passage de disparitions futures sans savoir quand elles se produiront, juste pour se laisser l'occasion de respirer. Ce raid, il devait être juste ça. Irriter le frère de Billie, et retrouver un peu de liberté, dégourdir les pattes de la bête, lui donner un peu de sang peut-être si l'occasion se présente.

Ce raid, il ne devait pas avoir de rôdeurs, il ne devait pas la geler de l'intérieur vers l'extérieur, moelle épinière et nerfs qui irradient une terreur en les apercevant, une qu'elle n'avait encore jamais vraiment ressentie et qui tire un hurlement de rage à la bête qu'elle est désormais. Les rôdeurs, elle les tue, Saskia, elle ne les craint pas. Elle ne va pas laisser les souvenirs des égouts et de sa cheville broyée changer ça, elle s'y refuse. Ils ne sont pas si nombreux, ils sont juste pris par surprise, alors qu'ils rentrent. Un blessé, deux blessés, un hurlement, sa rage au ventre qui explose alors qu'elle laisse libre-cours à sa violence. Visage grimaçant, haine au ventre, lames aux mains plutôt que la distance salvatrice des armes à feu. Les munitions sont précieuses, le geste est trop froid, elle préfère le corps à corps, le contact, sentir ses lames s'enfoncer dans les orbites et saccager les cerveaux, dents qui claquent trop près de son visage, ramènent le souvenir d'une tresse piégée dans une mâchoire, de l'odeur des égouts, de la fuite éperdue et de la marée cadavérique. Pas de traumatisme, juste des situations trop proches, se reculer et remplacer les lames par une pioche. Enfoncer directement les crânes, aller plus vite, plus fort, pour rentrer au camp les plus nombreux possibles. Encore et encore et encore. Vague douleur dans son ventre de trop pivoter, trop tourner, trop fort, trop vite, les muscles qui protestent, nécessaire pourtant pour pouvoir reprendre l'avancée, enfin, la cheville qui se retourne sur une pierre en esquivant un contact qui pouvait devenir griffure, la joue qui s'entaille, la pioche qui heurte rudement le ventre, redoubler d'efforts en dépit de tout. Il n'y a plus que du rouge qui palpite devant ses yeux, plus que les grondements et un sifflement perçant dans ses oreilles, plus que le froid de la sueur qui refroidit et le chaud de ses muscles qui s'épuisent le long de sa peau. Il n'empêche. Ils triomphent. Ils avancent. Ils rentrent. Aussi nombreux que possible, aussi entiers que possible. Si sa main reste crispée sur la pioche, personne n'en dit rien. Elle n'est pas seule à faire de son arme une béquille et un confort tout à la fois. Elle a besoin de son contact, pour avancer.

Retourner au camp, la silhouette de sa génitrice qui les accueille. Traits fatigués, regard glacé, immuable, impardonnable, main qui se crispe autour de son arme. Ce serait si facile, de lui enfoncer dans le crâne, si seulement il n'y avait pas ce lien entre elles qu'elle ne désire que vomir. Relâcher son arme est un déchirement, suivre sa génitrice est une punition, les mots enfoncés dans sa gorge comme des tessons de verre qu'elle refuse de laisser passer ses lèvres. Elle ne parlera pas la première, pas à cette femme dont elle est sûre qu'elle a oublié jusqu'à la nature de sa progéniture. Si elle ne soucie pas de l'enfant, pourquoi remarquerait-elle le glouton ? Elle est juste responsable de sa création, après tout. De son internement, de la tête enfoncée sous l'eau et des prises de sang massive, de l'électricité dans son corps, de la faim. Du sang dans sa gueule, des années passées à errer dans sa peau de bête, de son retour à l'humanité sur un continent dont elle ne parvient pas à se souvenir comment elle l'a atteint quand d'autres souvenirs sont si nets, nue et vulnérable. De l'errance et du besoin de violence, de la fragilité et du trou en elle qui continue à hurler pour un peu d'affection en dépit de l'orgueil qui se refuse à se l'avouer et de la rancœur qui ne manquerait pas de lui recracher au visage. Silence. Silence de la jeune femme, là où la fillette se serait confondue en larmes et en excuses. Une part d'elle qui veut courber la tête, tenter de se rapprocher, de supplier une miette de douceur dans les gestes ou le regard, qui veut croire à de l'inquiétude pour elle. Le reste qui reste droit et fermé, mains crispées en presque poings, regard fantôme qui passe à travers le corps de sa génitrice même une fois enfin arrêtées, présente dans la forme seulement. Elle ne parlera pas. Elle la forcera à céder la première, le corps droit en dépit des ondes dans son ventre de l'organisme qui se régénère une cellule à la fois, la coupure sur sa joue presque disparue déjà. Elle la fera céder et attaquer la première, juste parce qu'elle le peut. Elle le sait Saskia, qu'elle n'a pas le pouvoir dans leur relation inexistante de mère et de fille, ni même dans celle malsaine de la sorcière et de sa bête, pas même dans celle de la chef des agriculteurs et de la bras-droit. Qu'importe, elle s'obstinera malgré tout, l'attente de celle qui est sur le point de s'endormir les yeux ouverts, l'ennui dédaigneux dans les lignes de son corps et son visage. Si elle peut faire perdre son calme légendaire à Lisbeth, elle le fera sans la moindre hésitation, et une esquisse de sourire commence à relever le coin de sa lèvre, moqueuse. Elle va la forcer à parler. Elle va la forcer à dire plus qu'elle l'aurait voulu, aujourd'hui. Juste pour la faire souffrir, juste parce qu'elle le peut.

Et ensuite, elle deviendra la bête et prendra son congé, juste pour marquer son point. Elle n'est rien pour elle, cette femme.

Si elle se le répète assez, un jour, elle en est certaine, ce sera une réalité.

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MessageSujet: Re: « conscious » ☇ pv. saskia   Lun 29 Mai - 21:37




Regard fantôme qu’elle ne parvient pas à capter. Les yeux de l’enfant qui l’ignorent consciemment, lui passent à travers comme si elle n’était rien. Comme si elle n’était personne. Tout ce qu'elle est sûrement, au final. Tout ce qu'elle représente. L’allemande ne peut pas lui en vouloir, pourtant. Ce dédain, cette haine, elle l’a méritée. Elle l’a cherchée, l’a même voulue. Elle a tout fait pour que son enfant la dénigre. Pour que sa fille la déteste, parce qu’elle ne voulait pas d’un rejeton. Elle ne voulait pas qu’on l’enchaîne, qu’on la force à vivre une vie dont elle ne voulait pas. Dans laquelle elle ne se reconnaissait pas. Plus que l’ombre d’elle même, la blonde s’est acharnée à rejeter sa progéniture, ne voulant pas s’y attacher, créer des liens et souffrir quand on lui arrache. Elle n’échappera pourtant pas à l’instinct maternel qui se réveille de la plus douloureuse des manières. Trop - bien trop - tardivement sans doute. Il a toujours été là, finalement. Elle la simplement enfoui au cœur de sa carcasse devenue vide d’amour et pleine de rancœur. Elle la caché. Dissimulé. Pour ne pas qu’on l’atteigne, jamais. Pour ne pas qu’on le trouve. Stratégie pitoyable qu’elle a utilisée sans penser à l’enfant qui l’observait de loin. Alors, aujourd’hui, elle ne peut pas lui en vouloir. De se refuser à lui adresser la parole. De saper son autorité. Elle n’a aucun droit de lui demander de faire comme si tout était normal. Comme si rien n’avait jamais existé avant cet instant. Elle a finalement obtenu ce qu’elle voulait, Lisbeth. Le regrette, sûrement. Sans savoir comment s’y prendre pour arranger le bordel infini qu’elle a causé.

Vaine tentative. Elle se confronte de plein fouet à une jeune femme renfermée. En accord avec la génitrice aussi glaciale qu’une nuit polaire en plein hiver. Elle se ressemblent plus qu’elles ne veulent bien le voir. Plus qu’elle ne veut bien l’admettre. Les yeux sévères de l’allemande se plantent dans le regard vide de la plus jeune. L’air est hautain bien que ce ne soit pas totalement volontaire. Il va de paire avec l’armure qu’elle s’est forgée après un siècle passé en Enfer. Ce cuir impénétrable, carapace terrible à faire tomber. La silhouette qu’elle contemple est bien celle de sa fille, la chair de sa chair, son propre sang. Sa famille, fut un temps. Pourtant, elle se sent comme face à une étrangère. Une inconnue. Elle a laissé une adolescente et elle se retrouve face à une jeune femme dont elle ne saisit pas bien les contours. Conséquence prévisible compte tenu de l’attitude qu’elle a adopté à son égard dès sa naissance. La blonde croise les bras sur son abdomen, front plissé, ne quitte pas la demoiselle des yeux. Désireuse d’en apprendre le relief après l’avoir ignorée pendant si longtemps. Sans pour autant l’avouer. « - À quoi tu pensais ? » La voix est douce mais le timbre est cassant. Brutal. La sorcière la met face à ses décisions. Saskia fait peur à voir, avec sa joue encore entaillée. Elle peut sentir sa douleur jusque dans ses tripes. Ventre endolori par des mouvements trop brusques, chute inévitable, du sang qui coule sur l'échine mise à mal. Elle ressent la moindre de ses écorchures, détecte son mal-être à des kilomètres. Elle n’avait rien à faire dans ce raid. Rien.

Si ce n’était qu’un défi à son attention, le message est passé. Et s’en est presque pathétique, à voir comment la brune s’en est sortie. Aussi amochée. Mais Lisbeth se garde bien de délivrer cette opinion à la principale concernée. Du moins, pas pour l’instant. Ce ne serait pas judicieux. Pas bénéfique. Et en tout points inutile. Elle ne ferait que la faire fuir, courir dans la direction opposée jusqu’à sa prochaine idée merdique pour mettre à l’œuvre son autorité au sein du camp. Et surtout sur elle. La sorcière roule des yeux rien qu’en y pensant. Elle se dit mature et pourtant elle ne peut que constater qu’elle agit comme une enfant trop gâtée. Pour ça, elle ne peut se blâmer, puisqu’elle ne l’a pas élevée. Leur histoire a tout d’un mauvais scénario pourtant la blonde persiste. L’ignorance a été sa première réaction et reste celle qu’elle adopte le plus souvent à l’égard de sa fille. Pour une raison qu’elle n’identifie pas encore. Mais cette fois, elle ne peut pas laisser passer. Craignant qu’un jour, on lui ramène un corps inerte au lieu de la voir revenir sur ses deux jambes. « - Faut-il vraiment que je te rappelle ton rôle au sein de cette Communauté, Saskia ? » Elle n’attend pas de réponse. Le visage ne porte aucune expression mais les prunelles glacées ne quittent pas celles de la cadette. « - Tu es agricultrice. Tu n’as pas à prendre part aux raids » Le bras-droit reprend totalement le dessus sur la mère. La volonté de remettre la progéniture à sa juste place est dure, presque violente. L’inquiétude, quant à elle, s’évapore peu à peu. « - Je ne sais pas à quel petit jeu tu joues mais il faut qu’il cesse immédiatement. C’est mon dernier avertissement » Timbre grave. Elle ne lui parle pas des risques inutiles que la jeune fille pris de manière démesurée. De l’anxiété que cela a suscité chez sa génitrice. Des nerfs en boule qu’elle a le don de titiller. De l’énervement qu’elle provoque. Elle ne lui parle pas de tout le reste. Garde ça pour elle sans vraiment l’admettre non plus. Se cache derrière son rôle officiel pour faire vainement passer le message qu’elle tente de transmettre. S’y prend définitivement très mal mais refuse de changer son fusil d’épaule et d’adopter une autre stratégie. Bien trop bornée. Bien trop têtue.

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MessageSujet: Re: « conscious » ☇ pv. saskia   Sam 3 Juin - 23:53


« Maybe it's just a daughter's job to piss off her mother. »

Saskia & Lisbeth
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Petite, elle avait des poupées, Saskia. Des belles poupées aux membres de porcelaine et aux vrais cheveux, aux yeux de verre et aux lèvres roses et parfaites. Des poupées qui coûtaient cher, des poupées vêtues de soie et de brocard, d'étoffes riches et couvertes de dentelles et de broderies, leurs cheveux coiffés avec soin en anglaises à la blondeur solaire, aux yeux bleus comme le ciel. Blondes à la peau pâle et aux yeux clairs comme sa mère, richement vêtues et éternellement inchangées comme sa mère. Les yeux qui ne la voyaient pas comme sa mère. Les sourires factices comme les rares qui avaient pu lui être accordés, comme les rares qui ont survécu dans sa mémoire en tout cas. Les membres roides, pas vraiment là. Les jouets de Saskia, qui ne la voyaient pas, qui se trouvaient si souvent installées autour de la table, tasses de thé devant elle, conversant entre elles en silence sans qu'elle puisse les comprendre ou leur parler. Elle les a aimé, si longtemps. Jusqu'au jour où elle a ouvert sa fenêtre et les a fait tomber au sol, une par une, savourant la vision de leurs corps éclatés, de leurs crânes morcelés, de leurs vêtements déchirés. Jusqu'au jour où elle a décidé de renoncer à sa mère, à l'espoir de la satisfaire un jour. Sans réel succès. Sans s'en soucier. Finie la petite fille effacée et parfaite, pâle et discrète, qui tremblait devant les sourcils froncés de son père et les regards indifférents de sa mère. Bienvenue l'enfant terrible qui volait les fruits et déchirait ses robes, qui ravalait ses larmes devant ses parents pour les laisser s'échouer dans le tissu rêche d'avoir été trop étreint de sa peluche. Inconsciemment, elle rejoue ce moment, Saskia, immobile et silencieuse. Le regard qui traverse sa mère et la dissèque dans le même souffle, l'attente, la satisfaction aveugle qui l'envahit toute entière quand elle gagne la bataille qui n'en était pas une et que sa génitrice brise le silence. La douceur de la voix est un baume, ses accents sont un coup de cane à l'arrière de ses genoux. Elle ne cille pas. Elle savoure sa victoire infime, conserve son silence. A quoi elle pensait ?

Elle pensait qu'elle avait besoin de sortir du camp, de passer une journée loin de cette femme qui lui fait face. Elle pensait qu'elle avait besoin de sentir ses muscles hurler, d'être blessée, de se sentir libre, de retrouver la liberté de quand elle n'était pas encore enchainée à la Communauté. Elle pensait qu'elle avait besoin du goût du sang dans sa bouche et du son des os qui se brisent. Elle pensait qu'elle avait encore le droit de s'éloigner sans en demander la permission. Elle pensait qu'elle avait l'accord tacite de Leslie de toutes manières. Elle pensait... Elle pensait, et elle ne dit rien de ce qu'elle pensait, reste de marbre à la place. Sa mère continue de parler, de remplir le silence, voile de douceur qui se déchire et la laisse telle qu'elle est véritablement. Froide. Indifférente. Cruelle. Supérieure. Égocentrique. Évidemment que ça ne pouvait être qu'un jeu à ses yeux. Saskia ne peut pas avoir d'autres motivations. Saskia ne peut pas avoir besoin de laisser ses responsabilités, parfois, pour mieux supporter leur poids. Elle n'est pas qu'une agricultrice. Elle est leur chef. Celle qui gère le bétail et les cultures, celle qui doit jongler les besoins en nourriture de la Communauté et les besoins potentiels de ceux qui sont derrière les murs. Celle qui doit constamment s'inquiéter de la météo sans logique ni constante, et s'y adapter. Celle qui se trouve à sourire lorsque sa génitrice a fini ses accusations et ses menaces, lorsque le bras droit se tait, avant de la fixer brusquement, les yeux comme des pétales de glace et le glouton qui gronde dans sa gorge, dents qui se découvrent en une mimique devenue instinctive, bête et fille dans ses yeux qui fixent celle qui leur a mis les chaines aux pieds et luttent contre l'envie de passer dans leur deuxième peau et de simplement mettre fin à une discussion qui ne présente aucun intérêt à leurs yeux. Si elle changeait un peu les mots, elle aurait pu l'entendre avant. Si elle était un peu moins endolorie, un peu moins en colère, elle tremblerait peut-être. Elle parle à la place, enfin, les mots délibérés, l'allemand familier sur sa langue.

L'anglais n'a pas de vouvoiement, après tout. L'allemand a le Sie. Celui qu'elle adopte tandis qu'elle parle, la voix sifflante et le débit d'un calme trompeur, aussi trompeur que l'absence de mouvements dans son corps. Elle s'est tendue, la fille à deux peaux, elle attend le moment idéal pour sauter à la jugulaire et achever sa proie, la discussion comme une chasse. Une où sa proie est plus forte qu'elle. Elle le sait. Elle s'en moque. Le glouton en rit. Ils repoussaient des grizzlys, ils peuvent blesser une Lisbeth, lui tirer une émotion, enfin, un tressaut d'humanité qu'ils puissent exploiter ensuite, une première gorgée de sang pour apaiser leur soif. "A vous entendre, il semblerait bien que je ne pensais pas. Qu'importe le fait qu'il me faut prendre part à certains raids pour m'assurer que le matériel ramené correspondait à ce dont les agriculteurs ont besoin." Et qu'elle en a eu l'autorisation par Leslie. Détail qui pourrait repousser l'orage, mis qu'elle n'a aucun désir de partager pour autant. Elle fait l'enfant butée à la place, délibérément, lèvres s'étirant en un plus grand sourire. Elle a envie de simplement lui demander si elle a remarqué son absence avant de la voir dans le groupe d'agriculteurs, si le lien qu'elle a établi contre son gré entre elles l'a un peu torturée aujourd'hui. Elle ne le fait pas, parfaitement consciente de la réponse déjà. Non. Non elle n'a rien remarqué, rien ressenti. Pourquoi est-ce qu'elle l'aurait fait ? Elle s'en moque, elle le sait. Elle retrouve le silence, en conséquence, laisse son visage retourner au marbre et au dédain relevé d'ennui et se tourner vers le campement avant de se reposer sur sa génitrice. Sa geôlière. C'est un mot qui lui va bien, geôlière. Elle devrait songer à l'appeler comme ça à voix haute, un jour. Voir si le mot serait capable d'écorcher la glace qui lui fait face. "Y avait-il autre chose ?" Intonation amusée qui se glisse dans sa voix, elle cherche la provocation cette fois, Saskia, comme quand elle déchirait sa robe et salissait ses cheveux avant un diner important. Elle n'est pas sûre que la stratégie sera reconnue, elle était mieux connue des servants. Ils lui manquent, un peu. "Si vous avez fini, j'ai une biche à chasser." Et des plaies à faire guérir plus vite en se réfugiant dans le glouton et en sommeillant en lui tandis qu'il traque et se régale de chair encore palpitante de vie. Le glouton continue de se maintenir immobile en elle, juste l'éclat bestial de ses yeux qui se sont infiltrés dans son regard à elle. Un avertissement à sa mère, peut-être. Regarde ce que tu as fait de moi. Et rappelle-toi que je ne suis pas un chien à qui tu pourras passer une laisse.
 

 
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les petits papiers
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MessageSujet: Re: « conscious » ☇ pv. saskia   Sam 10 Juin - 22:06




(Dialogues en italique = paroles en allemand)

Jolie poupée de marbre qui se tient face à sa créatrice. Poupée abimée, tâchée de rouge et de saleté. Elle serre les dents, la sorcière. Lisbeth se confronte à un mur inaccessible, intouchable. Impossible à atteindre. Les reproches fusent presque immédiatement. Réflexe primaire chez l’allemande qui ne sait pas comment s’y prendre avec la chair de sa chair. Qui ne sait pas comment s’adresser à son enfant autrement qu’en lui donnant des ordres. L’initiative qu’elle a pris de lui toucher deux mots suite à ce raid minable n’avait pas pour but une ultime confrontation. Pourtant, il semblerait que ce soit la seule issue qu’il lui reste. La demoiselle ne semble pas réceptive à ses remarques, tout du moins, feint l’indifférence totale. Elle n’est pas idiote, la cadette. Elle sait pertinemment comment irriter les nerfs déjà à vif de sa génitrice. C’est en ce sens qu’elle parvient à arracher un sourire à peine perceptible à son aînée. Dans son acharnement à ne rien laisser voir. Malgré son état pitoyable et sa mine défaite. Inconsciemment, Lisbeth a toujours tout fait pour éviter à sa fille la même fin qu’elle a pu vivre. Ou pour ne pas la voir, tout simplement. Il semblerait pourtant que malgré tous les efforts de la sorcière, sa progéniture lui ressemble plus qu’elle ne le voudrait. Doit-elle suffoquer de cette ressemblance provoquée sans le savoir ou en être fière ? Incapable de prendre cette décision pour le moment. Leur relation est trop instable, trop inexistante pour la nommer. Pour ne serait-ce qu’y penser. Elle est très loin de sous-estimer son enfant, Lisbeth. Bien au contraire, si le choc a pu être brutal, elle a bien compris que ce n’est plus une gamine qui se tient face à elle. Mais bien une jeune femme indomptable et écorchée. En grande partie par sa faute, il est vrai. L’allemande a conscience de ce qu’elle est, ou de ce qu’elle n’a pas été. Elle avait ses raisons, pourtant. Peut-être Saskia sera-t-elle un jour prête à les entendre. Aujourd’hui n’est pas ce jour.

Océan de douleur intérieure qu’elle contient en silence alors que l’allemand lointain vient frapper ses tympans avec violence. Cela fait bien des années qu’on ne s’est pas adressée à elle dans cette langue, pourtant les automatismes reviennent vite et c’est avec aisance qu’elle capte l’essence de ce que la demoiselle lui transmet. Le vouvoiement en tête, ultime provocation qu’elle ne cautionne pas. Lisbeth se mord les lèvres pour ne pas réagir de manière trop brutale. Trop impulsive. Le regard noir que la chanteuse de peaux lui lance est meurtrier. La blonde resserre l’étreinte de ses bras contre son abdomen, se referme un peu plus sur elle-même. Armure invisible qu’elle porte en permanence. Comme pour ne pas laisser les critiques cinglantes qu’elle reçoit l’atteindre définitivement. Elle adopte le germanique à son tour, sans même s’en rendre compte. Sans même le calculer, le réfléchir. Il lui vient comme des retrouvailles que l’on a pas cherchées. Glisse sur ses lèvres et le long de sa langue comme un sirop duveteux. « - À t’entendre, ma chère, il semblerait que tu n’aies pas bien compris ce que je viens de dire » Écho persistant. Poison incandescent qui lui brûle les lippes à peine les mots échappés de sa trachée. Elle ne le répètera pas, c’est inutile. Ne se fatiguera pas à reprendre ses propos passés. Le sourire affiché sur les pommettes saillantes de la demoiselle comme signal suffisant lui indiquant que ce serait un choix stérile. Elle se fiche bien de sa justification, l’écoute mais ne la valide pas. N’y réagit pas non plus puisqu’elle la juge irrecevable.

Masque de froideur ancré à l’échine, traits tirés par la fatigue. La blonde grimace quand elle se rend compte qu’elle a retrouvé de vieux automatisme. Des mots, des gestes passés qu’elle aurait voulu définitivement oublier. Au même titre que la femme qu’elle était. Une femme qu’elle a toujours détesté parce qu’elle n’était que le reflet de celle qu’on voulait qu’elle soit. La jeune fille de bonne famille, soumise et bien élevée. Qui n’élève pas la voix, qui se contente d’élever des enfants. Qui se tait quand on lui demande et qui parle quand on l’interroge. Qui ne parle surtout pas toute seule. Qui ne parle pas aux choses qu’elle voit, aux esprits qu’elle distingue. Tout ce qui fait d’elle ce qu’elle est et qu’on a cherché à brider. À effacer. Plus jamais. « - Cette entrevue sera finie quand je t’aurai congédiée. Ce qui n’est visiblement pas encore le cas » Le ton est sévère, comme à son habitude. C’est la seule manière qu’elle a trouvée pour communiquer. Si c’est vraiment ça, communiquer. Ce dont elle doute fortement, malgré tout. Saskia s’en amuse, tant mieux pour elle. « - Regarde toi », souffle-t-elle en la toisant de toute sa noirceur. L’aînée désigne volontairement les bleus et les blessures qu’elle distingue encore sur le corps meurtri de la brune. Soupire presque dégoûté. Quel gâchis. « - Tu te crois sûrement plus maligne que les autres. Plus maligne que moi, mais ce genre de raisonnement n’est plus acceptable désormais » Son cheminement ne sera certainement pas entendu mais peu importe. Retenir Saskia aussi longtemps que possible est son seul objectif. « - Un rôle a été attribué a chacun, toi y comprise, pour de bonnes raisons. Je te suggère de t’y tenir, à l’avenir » Bien plus qu’une simple suggestion. Un ordre déguisé. La sorcière s’approche de quelques pas, comme pour mieux sceller ses dires. Elle se donne beaucoup de peine pour adresser la parole à cette demoiselle qui n’aspire qu’à la fuir. Et bien qu’elle ne puis pas la blâmer pour ça, instinct de survie oblige, Lisbeth ne peut pas cautionner ce comportement présomptueux. Peu importe ce qu’elle pourra dire ou avouer.

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i've been bruised by your light + Days of darkness make me smile. No one's safe here for a while. Come to my side, got time to kill. Love made do crazy things. Loving life turned me insane. Love shoots the pain through my veins. Freak of mother, nature's game. I could blame her for my brain. Maybe I'm insane.
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« conscious » ☇ pv. saskia

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