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 Learn me right (not with haste) ♦ Giulietta

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MessageSujet: Learn me right (not with haste) ♦ Giulietta   Jeu 25 Mai - 13:04


« To be a muse is to be a wonder in someone else's eyes, flaws and all.  »

Saskia & Giulietta
featuring

Murs murs murs. Ils aimantent, décidément. Irrépressibles, le chant d'une sirène aux dents rouges et tranchantes comme les coraux, à la peau blanche abimée par les privations et les punitions, aux yeux sombres et brillants des ventres vides et des esprits rebelles qui ne sont pas à leur place. Tant pis pour eux. Elle n'est pas là pour eux, pour la première fois depuis trop longtemps, a autre chose à l'esprit. Une odeur, discrète, récurrente, peinture et térébenthine et fumée de bois et graphite et d'autres nuances, perçue assez souvent autour d'elle quand elle erre dans la ville pour devenir familière, pour se détacher des autres à force de répétition, à force d'être apportée à son nez par le vent. Une odeur comme une ombre, qui marche dans ses pas et laisse glisser sur elle un poids attentif et distant, qui la rend curieuse de qui correspond aux couleurs peintes par les effluves. Longtemps, elle a joué le jeu, la fille-bête, jusqu'à trouver des clés. Présence plus marquée quand sa tenue marque sa différence, quand le temps est beau. Elle l'a suivie à son tour, l'odeur, chat et la souris où chacun cherche l'autre, sans jamais se piéger. Elle a réussi malgré tout, odeur apprise par cœur. Elle la suit, aujourd'hui, dans les beaux quartiers de l'Ouest qui hérissent sa peau et grincent le long de ses crocs, à travers les jardins et les parcs boisés et fleuris qui éveillent l'agricultrice en elle et donnent envie à la bête de gratter leurs pelouses épaisses pour révéler la terre en-dessous, de briser cette perfection végétale pour lui rappeler le monde autour d'elle. Suivre les traces trop distraites et les souvenirs des moments où les notes devenaient presque tangibles, pour finir devant une maison.

Une maison trop grande, une maison trop belle pour lui plaire, qui rappelle la maison d'Hamburg alors même qu'elles ne ressemblent en rien, et Saskia se tend, et Saskia se détend. Destination atteinte, anticipation qui monte, les yeux qui cherchent une entrée, un passage, quelque chose, le corps qui se glisse dans la propriété avec la légèreté de la jeunesse et la grâce de la guerrière, les pas glissants et silencieux. Elles traquent, l'humaine et sa bête, unies dans leur même quête, dans leur curiosité, dans le goût du danger qui frissonne le long de leurs nerfs en une longue caresse. Elles explorent, jusqu'à trouver une fenêtre oubliée, arbre trop près qui se fait escalier, l'humanité qui reste de surface pour ne pas offrir la vulnérabilité de sa nudité si elle venait à être surprise. Elles grimpent, agiles, la bête qui guide les gestes, l'humaine qui prête son corps, jusqu'à tomber lestement dans la pièce lumineuse, tête qui craque, corps qui suit et imite, étirements sinueux qui claquent et qui craquent et qui crissent. Le glouton se retire, un peu, Saskia rouvre ses yeux, un peu plus seule en elle. La lumière est omniprésente, la fait cligner un peu avant de boire ce qui s'offre à elle. Toiles et dessins en tout genre, atelier du peintre temporairement délaissé par son propriétaire, palette négligemment posée sur un tabouret, huiles et aquarelles et encres et tout ces médiums qui lui évoquent l'enfance et les tuteurs, les couleurs sur ses doigts et ses robes, les rires discrets des domestiques et les colères froides du père. Ils n'ont rien de tout ça au Campement, presque un regret, le souvenir de moments de calme, langue coincée entre ses dents et doigts qui laissait glisser le fusain ou e graphite sur le papier, tenter de saisir l'image de sa mère encore tant aimée, dans l'espoir d'acheter un sourire satisfait, sans succès. Les doigts s'approchent, glissent contre les tubes, les pinceaux, infime son, toucher qui la fait frissonner avant de se concentrer sur les toiles. Elles n'ont pas le goût du passé, elles ne présentent pas le même danger.

Inconnus, qui s'étalent dessus, peints ou croqués, visages aux expressions multiples, du caractère dans le trait qu'elle admire malgré elle. Et son image qui se répète, ses cuirs et accents de métal et de fourrures, en peintures aux couleurs multiples, ses yeux qui la fixent, son visage qui l'observe. Elle n'avait pas fait attention, à la mélancolie de ses traits, à la ligne crispée de sa mâchoire, à la sauvagerie de son reflet, jusqu'ici. Elle sait, maintenant. Elle ne se sent pas concernée pour autant, arpente de toile en toile, critique, reflet, curieuse. Elle se demande pourquoi elle, pourquoi si souvent, si différemment. Pas de peur d'être l'objet d'une obsession, le soulagement d'être vue. La fillette qui si souvent dort en elle qui s'agite, s'étire, et fait monter un voile à ses yeux que l'adulte ravale et que la bête ne peut comprendre. Quiconque a peint, quelqu'un l'a vue, alors, l'a observée, et a aimé ce qu'il ou elle voyait. Non, elle, odeur féminine, oreilles qui enregistrent enfin le son des pas qui approchent et pieds qui la placent au milieu de la pièce, près de la palette négligée et de la toile entamée. Encore son image, en traits préliminaires, répété encore et encore et encore jusqu'à en devenir trouble, comme vu d'un carrousel, qui la fait sourire malgré elle lorsqu'enfin elle pose le regard sur l'autre, chat, souris, peintre, inconnue, familière, traits entraperçus du coin de l’œil. "Bel atelier."
 

 
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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Re: Learn me right (not with haste) ♦ Giulietta   Mar 4 Juil - 21:39


Devant mes yeux dansent les traits, maintes fois contemplés, plus encore dessinés. Tous les supports sont bons pour accueillir mes crayonnages, qu’ils soient simplement griffonnés ou bien plus aboutis. Comme une obsession qui me détache de celles que je peux ressentir à l’égard de Nolan. En me plongeant toujours un peu plus dans cet atelier et me délecter de cette muse, sortie de nulle part. Je ne la connais pas. J’ignore son prénom et tout d’elle. Seuls son visage, ses vêtements atypiques, son air mélancolique, me parlent. Et je ne m’en porte pas plus mal. Ne pas la connaître, la voir comme une inconnue, qui s’incruste parfois dans ma vie, dans mes songes ou devant mon pinceau. Je tente de la retranscrire au mieux, autant son physique que ses sentiments, qui transpirent parfois sur son visage atypique et charmant.

Mes yeux piquent soudain, je sens la fatigue tomber, au plus mauvais moment. Le sommeil me fuit lorsque je le cherche et viens me trouver lorsque je désire terminer quelque chose d’important à mes yeux. Je cligne plusieurs fois des paupières, cherche à repousser vivement l’épuisement, sans y parvenir finalement. Je peste à voix basse, en italien, avant de quitter mon tabouret. Du café encore chaud m’attend dans ma cuisine et me permettra probablement de tenir, jusqu’à ce que mon tableau prenne des allures satisfaisantes. Le goût du breuvage me rappelle inconsciemment l’homme de mes rêves et je me retrouve de nouveau mélancolique, puis grognon, en me perdant dans mes souvenirs, nos souvenirs. Il réussit toujours à s’incruster. Sournoisement, doucement, parfois agréablement et souvent… plus douloureusement. Cette fois, c’est le dernier qui semble être de mise, tant que je me refrogne. Je m’empresse donc de vider ma tasse, quitte à me brûler légèrement la langue, afin de retrouver au plus vite le confort douillet de mon atelier.

Mes pas m’y ramènent bien vite, mais je me fige, main sur la poignée. J’ai cru entendre un bruit. Très léger, probablement fruit de mon imagination, mais un frisson s’empare néanmoins de moi. Peur ou colère, je ne sais pas vraiment analyser mon ressenti. De toute façon, c’est ma témérité qui prend le dessus et je me surprends à l’actionner, sans craintes finalement de ce que je pourrais trouver à l’intérieur. Cette silhouette, qui se découpe, me parle aussitôt. Je l’ai tant observé qu’il m’est facile de la reconnaître. C’est elle. La femme que je dessinais. Celle qui me hante, sans me porter préjudice. Le petit bonheur de ma vie actuelle. Un sourire se dessine aussitôt sur mon faciès, qui n’a rien à voir avec son compliment, que je prends néanmoins avec joie. Inconsciemment, je m’approche d’elle, la dévisageant au passage, comme pour m’imprégner encore plus de sa beauté atypique, avant de relever le regard vers elle, la bouche sèche et les lippes plus étirées encore. « Merci. » Je ne fais que souffler ce remerciement, avant de lever les doigts vers sa joue. Je suis près, vraiment trop près alors, juste avant de les déposer, je recule d’un bond, comme brûlée. « Je m’excuse. Te voir de près est si étrange, tellement incongru, que j’en perds toute bonne manière. Tu m’excuseras si je suis un peu… trop familière mais… j’ai tellement l’impression de te connaître. » Mes sentiments négatifs s’en sont allés, pour faire place à une curieux éclat, tant dans mon âme que sur mon visage, qui semble probablement épanoui à cette seconde. « Je m’appelle Giulietta… Et je te souhaite la bienvenue chez moi. » Pour ce que j’en sais, elle pourrait être membre du gouvernement, une tueuse pour m’éliminer ou simplement une psychopathe qui va me faire du mal. Seulement j’éprouve pour elle un éclat de confiance, qui me pousse à rester dans le coin, jusqu’à l’accueillir à bras ouverts dans mon antre.

_________________
    your love has powers over me
    WHO SAID WE HAD IT ALL? OUR HEARTS NO LONGER LIE WHO KNEW THE VEIL WOULD FALL, WHO'D GUESS THAT WE WOULD CRY?
    roller coaster


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