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 « don't turn away now » - pv. Regan

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MessageSujet: « don't turn away now » - pv. Regan   Mer 31 Mai - 23:13



regan & vittoria
As a child you would wait and watch from far away. But you always knew that you'd be the one that work while they all play. In youth you'd lay awake at night and scheme of all the things that you would change, but it was just a dream! Here we are. Don't turn away now. We are the warriors that built this town. Here we are. Don't turn away now. We are the warriors that built this town from dust. The time will come when you'll have to rise. Above the best, improve yourself. Your spirit never dies. Farewell, I've gone to take my throne above, don't weep for me cause this will be the labor of my love. Here we are. Don't turn away now. We are the warriors that built this town. Here we are. Don't turn away now. We are the warriors that built this town from dust. Here we are. Don't turn away now. We are the warriors that built this town. Here we are. Don't turn away now. We are the warriors that built this town from dust.
« don't turn away now »



Les images se succèdent devant ses prunelles à demi closes. Réminiscences tout juste passées qu’elle revit comme si elle était encore en plein coeur de l’action. Comme si le calvaire n’était pas fini. Comme si elle y était restée. Elle s’avance, salement amochée, les mains dans les poches de sa veste, quitte la lumière vaporeuse de la fin du jour et replonge dans l’ombre salvatrice. Son corps est meurtri. Elle se sent terriblement mal, la rebelle. Chaque mouvement est un supplice. Chaque pas, un enfer qui se répète. Le front plissé tant par l’inquiétude que par la douleur, elle s’empresse de prendre la direction du seul endroit qui lui apporte encore un minimum de sécurité. Les égouts comme repaire. L’endroit de tous les rendez-vous. Gardé secret par la résistance, personne n’a idée de ce qui se trame dans les sous-sols de la ville. Dernier bastion d’une piètre organisation qu’elle n’a de cesse de déplorer. Elle y trouve pourtant refuge à la moindre occasion. Au moindre signe de danger pour sa pauvre carcasse. Quand elle sent le vent tourner, se sent en danger. Quand elle voit la situation se corser. Quand le repli reste sa dernière alternative. Comme beaucoup d’autres, elle s’y est aménagé un coin de vie. S’y est résolue après des mois à tenter de vivre, de survivre autrement. Après s’être rendue compte qu’elle n’avait plus le choix.

Perspective qui lui échappe de plus en plus. La brune découvre son visage jusque là dissimulé sous une épaisse capuche. Habitude devenue indispensable. Nécessaire à chaque virée en dehors de sa grotte. Parce qu’ils la connaissent trop bien, sa jolie gueule de rebelle effrontée. Ils l’ont déjà trop vue. Trop détaillée. Trop examinée. Trop torturée. Alors elle avance masquée, à couvert. Elle ne fait pas de vagues inutilement, essaie de rentrer dans le moule qu’on leur impose à tous. Ça la rend folle, quelque part. De s’imposer ça. D’accepter cette situation qui la fait se tordre de dégoût. Mais la jeune hongroise est loin d’être complètement stupide. S’il faut ça pour obtenir ce qu’elle désire le plus par la suite alors soit, elle le fera. Elle le fait, déjà. Et aujourd’hui plus que les autres jours, se faire oublier par la population - et surtout par les autorités - est essentiel. Mission avortée. Regroupement et tentative à peu de choses près inutile. Ils ont échoué. Pas totalement mais la déception est la même. La rebelle s’en sort de justesse après avoir du affronter les balles d’un tireur fou. Après avoir été soufflée par l’explosion d’une grenade et être tombée inconsciente. Après avoir échappé à un gaz de sécurité asphyxiant qui aurait pu tous les tuer. Elle s’en sort, sans vraiment savoir comment. Mais bien, comparé à d’autres. Pas satisfaite pour autant. Bien au contraire.

Colère qui gronde et menace. Conséquence inévitable du constat lamentable qu’elle peut faire. Sentiment de haine qui s’étend à chaque parcelle de son organisme détérioré de manière exponentielle. Leur échec aura au moins eu comme effet de confirmer sa volonté déjà ancrée dans sa chair. La rebelle grimace de douleur, géhenne constante qu’elle ne parvient pas à dissimuler, à refouler. Bien trop mise à mal cette fois-ci. Elle replonge ses mains écorchées dans le fond de ses poches, tente de jouer avec ses doigts mais arrête brusquement quand elle se rend compte, du bout des phalanges, qu’elle saigne encore. La poussière qui s’est engouffrée dans ses bronches ne lui permet pas de respirer confortablement, elle halète, ne parvient pas à reprendre son souffle. Scène familière qui lui rappelle sa dernière escapade résistante dans cet endroit morbide. Sourire étriqué qui déforme son visage balafré à cette simple pensée. Résidus persistants qui lui encombrent les poumons et dont elle ne parvient pas à se défaire. Pas encore. Le souvenir est encore frais. Elle se fait discrète la brune, marche à pas de velours sur le bitume humide et froid. Évite les flaques d’eau dégueulasses, contourne les obstacles. Teint blafard et mine défaite, elle fait peur à voir. Ne veut d’ailleurs voir personne, c’est bien pour ça qu’elle se réfugie dans cet endroit maudit. Solitude recherchée, désirée. En tout points voulue. Elle ne veut voir personne. Surtout pas lui.

Souffle coupé quand elle tombe nez à nez avec l’humain. Au détour d’un croisement de tunnels dans lequel elle s’engouffre, sa silhouette incandescente et ses taches de rousseur lui brûlent la rétine. Elle grimace un peu plus, colérique. N’a pas envie de parler. Encore moins de lui parler. Pourtant, elle ne peut pas s’empêcher de lui balancer quelques mots à la figure. C’est plus fort qu’elle. Il faut qu’elle l’ouvre et qu’elle aboie. « - Qu’est-ce que tu fous là ? », lâche-t-elle dans un grognement rauque. Rattrapée par ses maux, elle se met à tousser. Bien fait, t’avais qu’à la fermer et passer ton chemin. Oui mais non. La rebelle amorce les derniers pas qui l’amènent jusqu’à son supposé allié. S’arrête un instant, le dévisage. Se met à attendre une réponse avant de se rendre compte qu’elle n’en a rien à foutre. « - Pas la peine de la ramener, j’ai eu mon compte de donneurs de leçons pour la journée » Le ton est cassant, brutal. Autoritaire, même. Pourtant sa voix se brise. Incapable de parler trop longtemps. D’aligner trop de mots avant de suffoquer. D’étouffer. Cordes vocales bien trop sollicitées et abimées durant ces dernières heures pour fonctionner correctement. Ultime regard assassin balancé à la volée en s’accrochant brièvement aux prunelles du rouquin, avant de s’en détourner. Le temps d’un instant.
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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Mar 6 Juin - 20:39


Faction en retrait, dans les entrailles d’une ville vouée à la pourriture. Ceux qui sont restés en arrière face au soulèvement. Ceux qui n’ont pas eu la chance de faire partie de l’escadron destructeur. Le rouquin au milieu des autres, l’âme en peine et une profonde contrariété accrochée aux taches de rousseur. Des relents de haine dans le ventre, l’impression d’avoir été laissé de côté. L’extrême dans les veines qui s’insurge, lui qui n’aurait pas réfléchi un seul instant à se jeter dans le charnier. La raison qui s’élance mais le cœur accroché à cet indicible filin qui le ralentit. Les relents d’un passé qui le déchire à chaque fois qu’il y repense. Ce discours misérable et ses conséquences. La réussite de la résistance, son échec à lui. Marqué au fer rouge dans sa chair et sa mémoire, la mort de l’autre morceau de son âme pour l’avènement du triomphe. Retenu en arrière par ses propres démons, le français dévore son impatience. Serre les dents, s’abîme les doigts contre son alliance au milieu des autres. Disséminés aux quatre coins de la ville, en prévention. Afin d’assurer un quelconque soutien pour ceux qui viendraient y trouver refuge. Les survivants de l’attaque, les âmes arrachées aux griffes de la prison et du Gouvernement. Cracher sur la justice devenue aveugle, c’était le but de la mission. Faire renaître l’insurrection et faiblir la tyrannie. S’attaquer à une place forte pour tout faire flancher. Les relents de son autre vie devant les yeux, similitudes trop affolantes pour être ignorées. Il en a du regret sur la langue, celui d’être resté sur le côté. Du soulagement à ne pas avoir fait partit de ces autres jetés en pâture dans l’enceinte de la prison. Les souillures de sa propre Révolution en morceaux de verre dans le cœur. Les éclats du sang, les cris et la douleur, en danse morbide devant ses pupilles. Corps d’un être aimé emprisonné entre ses bras, la mort dans les pupilles d’émeraudes de ce frère qui était tout pour lui.

Ca s’arrache dans son palpitant, les méandres de tous ses tourments qui rendent l’évidence de son monde affreusement trouble. Suffoque sous les questions, les interrogations mornes, le français se lève brusquement. Abandonne le repli dans lequel il avait trouvé refuge avec les autres résistants. L’attente qui le ravage, et le besoin pressant de retrouver la surface. L’enferment insolent et le cœur qui bat plus fort, expulse au mieux le malaise grandissant sous la peau. Cette sensation d’être enterré vivant et d’attendre patiemment que la mort arrive. Les égouts ne lui ont jamais inspirés confiance. Seulement des boyaux dans lesquels il est facile d’être découvert et exécuté sans plus de difficultés. Les différences entre son passé et son présent, celles qui blessent et indignent. Il en soupire, ravale son élan de colère du mieux qu’il peut et presse le pas. Semelles raclant le béton humide en une symphonie de clapotis irritants. Alors que sa retraite s’active, le rouquin se fige à l’embouchure d’un croisement. Boyau abandonné face à celui qu’il s’apprêtait à emprunter, la figure familière d’une brunette qui lui fait soudain face. Piteux palpitant qui s’affole devant l’apparition, l’adrénaline insolente qui commence à se distiller dans les veines. Sa promesse d’abandon sous les doigts de la voleuse. Le résistant en esquisse presque un sourire, simulacre de satisfaction qui s’affine en véritable expression de contentement. Pupille brûlante d’une provocation commune à leurs rencontres, de la vie dans le regard précédemment éteint et qui se pose doucement sur la rebelle.

« - Je prends le frais. » Souffle insolent en réponse dans le silence. Il détaille et examine la nouvelle arrivante. Imprime à ses rétines les détails qui s’amoncèlent devant lui, le piteux état de Vittoria, et le cœur qui se serre en constat. Echec ou victoire, les murmures des autres qui reviennent contre ses oreilles. L’ignorance qui le détruit. « - Tu as commencé à la ramener, il me semble là. » L’attitude s’inscrit dans les rouages de l’éternelle provocation. Il sent, la tension sous la peau de sa compagne d’infortune. Cette brèche dans laquelle l’insolent s’engouffre sans vergogne. Egoïstement pour obtenir sa dose d’ivresse folle et d’abandon.

« - On murmure que ça ne s’est pas totalement déroulé comme prévu là-haut… A en juger par ton état, il semblerait que ce soit vrai. » Pli de contrariété sur le front, les sourcils qui se froncent le temps d’un regard songeur. De l’aride sur la langue et des frissons d’impatience contre sa peau pâle. « - C’est un échec à ce point ? » Souffle-t-il finalement. De la curiosité qui s’invite dans l’éclat de ses pupilles lorsqu’elles reviennent s’accrocher à la noirceur sans fond de celle de la résistante. Inapte à se décider, à savoir s’il tient à obtenir une réponse ou non. S’envelopper dans le commun de la conversation, faire s’égrainer le temps entre eux et retarder l’instant où les routes se sépareront. Entreprendre de briser ses défenses pour la voir céder aux avances impudentes du rouquin. Que le contact assassin se fasse et le détruise. Masochisme d’un fou porté à son paroxysme en présence de Vittoria, il attend en silence les réponses. Se nourrit honteusement de la tension palpable qui émane de la brunette.

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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Lun 12 Juin - 14:29




Minois décomposé par l’échec qu’elle ne peut pas s’empêcher d’endosser. Elle espérait tellement de cette vaine tentative que l’issue lui laisse un étrange goût amer sur la langue. La saveur exotique du sang qui lui tapisse la trachée, de la poussière qui se colle aux parois de ses poumons. L’empêchant de respirer normalement. Elle suffoque dans sa propre enveloppe. Salie par la responsabilité qu’elle porte inconsciemment. Par le deuil qu’elle n’a toujours pas fait et la colère qui l’anime plus fort de jours en jours. L’absence de la mère adoptive qui se fait de plus en plus ressentir et le poids de leur cause qu’elle porte désormais sur ses seules épaules. Trio destructeur passé aujourd’hui anéanti par les puissants qui se sont acharnés à les séparer. Chose faite, désormais puisqu’il ne reste que la plus jeune d’entre elles pour assumer cet héritage. Garantir le succès de leurs convictions et de leurs actions. Supporter les risques qu’elle encoure et endosser les coups durs comme les remarques cinglantes. Ça, elle sait faire. Elle l’a toujours fait, la rebelle. Ne s’est jamais laissée faire, même attachée à une chaise dans les laboratoires du Gouvernement. Même au bord du gouffre. Même en frôlant la mort. Elle porte le noir depuis des semaines sans parvenir à réaliser ce qu’il s’est vraiment passé. Sans pouvoir admettre que ce à quoi elle a assisté, impuissante, peut être vrai. Exécution publique, mise en scène abominable, coup monté horrifique destiné à la faire plier. La jeune hongroise a cru mourir une nouvelle fois en voyant les corps de ses deux alliées tomber, inertes et sans vie, à travers un écran grotesque. Cette attaque de la prison était censée représenter sa réponse. Sa riposte au Gouvernement qu’elle n’a de cesse de vouloir voir s’effondrer définitivement. De pire en pire. Anarchiste jusqu’à la moelle.

Réplique offensive qu’elle imaginait bien plus percutante. Bien plus solide. La brune ne parvient qu’à voir le négatif de cette opération désastreuse. Le simple fait qu’ils ne soient pas parvenus à achever leur mission la rend folle. Elle en veut à la terre entière. Surtout à ce visage masqué sans identité qui les a menés vers leur perte. Elle peut encore sentir le sang séché dans ses cheveux, les morceaux de chair du traître qui a infiltré leurs rangs, s’agglutiner dans sa crinière en bataille. Sa gorge la démange d’avoir trop respiré le poison qu’on leur a balancé. Quinte de toux qui rouvre des blessures internes, perles d’hémoglobine qui viennent tinter le palais meurtri. La brune grimace en reconnaissant la silhouette trop familière qui se dessine non loin d’elle. Lui qui n’était pas là. Absence remarquée au sein de leur groupe. Il n’était pas là pourtant, quelque chose lui dit qu’il ne se gênera pas pour la juger et lui foutre ce naufrage en pleine figure. Comme si elle avait besoin de lui et de son air supérieur pour se ronger les sangs. Insolence caractéristique à leurs échanges souvent houleux, elle n’est cependant pas d’humeur. Pas cette fois. Pas maintenant.

« - T’as raison, t’as bien besoin d’une pause après ce qu’on vient de vivre » Grimace forcée pour souligner l’ironie à l’extrême. « - Ah mais non, pardon, j’oubliais. T’étais pas là » Reproche non dissimulé. Le ton sévère appuie chaque syllabe pour mieux les ancrer dans l’esprit voisin. Il la cherche, une fois de plus. S’engouffre dans les failles de nervosité qu’elle laisse entrevoir. Évidence même que la croupière ne parvient pas à dissimuler tant ses nerfs sont mis à l’épreuve. Énervée. Agacée. Poussée à bout. Elle pensait pouvoir trouver un peu de calme en se réfugiant dans les entrailles de la Nouvelle-Orléans. Douce illusion quand tout ce qu’elle y déniche, c’est le regard provocateur du rouquin qui l’irrite. « - Je suis impressionnée par ton sens de la déduction, bravo Sherlock » Timbre rocailleux. Moquerie formulée dans un sourire en coin. Rictus qui se fane presque instantanément alors que les poings se serrent dans le fond de ses poches. Elle n’a pas envie de lui répondre. De lui fournir une quelconque explication. Mettre des mots sur ce qu’elle regrette, admettre ses erreurs. Celles des autres. Elle ne veut pas revivre ce qui s’est passé là-bas, le dire pour s’y replonger est au dessus de ses forces. C’est encore trop frais. Trop récent. Elle n’a aucune envie de se confronter à ce qu’elle redoute.

« - Qu’est-ce que tu veux entendre ? Y’a rien de plus à dire, t’as déjà tout compris » L’amertume en bouclier au bord des lèvres. Elle s’approche du rouquin, juste quelques pas pour mieux discerner ses traits alors que tout ce qu’elle distingue ce sont des ombres. Vision mise à mal par les éclats perçus. Séquelle toujours présente, inéluctable. « - C’était la merde, là-haut. C’est tout. Tu peux garder tes réflexions pour toi, te fatigue pas, j’en ai rien à foutre » Mensonge. Quand, en réalité, elle se les ai déjà toutes faites, ces remarques. Des reproches qu’elle se balance à elle-même, comme pour mieux les encaisser. Inutile. Elle ne digère pas ce qui s’est passé. N’est pas prête de passer à autre chose non plus. « - T’as enfin décidé de te débarrasser de ton clébard ? Tu l’as fait transformer en viande hachée ou il est passé sous le métro ? Non parce j’ai comme une sensation étrange au niveau de la cheville, un espèce de vide » Changement de sujet. Interrogation enfantine. L’adrénaline lui percute les nerfs et la rend euphorique. Elle joue, rit, grimace. Insiste sur les mots et pousse sur sa voix cassée. Allusion évidente à l’une de leurs premières rencontres où le sale cabot lui a rogné la jambe, épargnant son maître. Rire profond qu’elle laisse échapper en glissant sur le côté. Sa tête balance, elle perd l’équilibre. Commotion qui se rappelle à elle de manière brutale, sa main parcoure le haut de son crâne et y rencontre le sang qui dégouline. Plaie encore ouverte qui la rend nauséeuse. Trop mal en point pour guérir. Elle prend appui sur un mur poisseux en riant nerveusement. L’issue de la discussion qui se dessine dangereusement devant ses prunelles neurasthéniques. Petit jeu malsain qui se prolonge.
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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Sam 17 Juin - 17:22


Le reproche au parfum de souffre. Rappel à l’insolent son absence et les maux qui le rongent. La trace d’une présence fantomatique qui perdure et refuse de s’effacer dans son sillage. Il a de la peine au cœur, une perfusion de rage, celle du résistant qui s’insurge face à son immobilisme. Celle du révolutionnaire qui a encore la douleur de la mort accrochée à sa chair malgré les siècles passés à penser la plaie. Hier, aujourd’hui ou demain, un jour sans sa présence, ce n’est qu’une partie qui sera remise à plus tard. Un combat pour être libre face à ceux qui asservissent. Le cœur battant tant que le souffle du monstre continuera de lui bruler les rétines. L’infortuné résistant serre les dents, se redresse sous la menace qui l’accable malgré le poids accroché à ses épaules. Sa présence n’aurait rien changé  à l’échec. A peine un grain de sable dans les rouages d’une machine infaillible. Piégé dans la moiteur des boyaux de la ville, à ronger son frein puisque c’est là la seule chose qu’il pouvait faire pendant que d’autres se sacrifiaient à la mémoire de la liberté. Il en ricane, d’une amertume flamboyante sur la langue. Le rouquin qui sent le malaise poindre sous sa peau, l’insolence en arme face à la sévérité blessante de celle qui lui fait face. « - Crois bien que si j’avais pu faire partie de vos rangs, je m’y serais joint sans hésiter Vittoria. » Respiration froide, le murmure grave d’un être qui se fait juger pour une décision qui lui a arraché le cœur. Un autre endroit, n’importe lequel mais pas la prison. Il a cru pourtant, qu’il serait capable d’assister l’apocalypse dans les entrailles des murs bardés d’acier. Derrière les barreaux pour mieux faire vomir l’injustice et en voir s’extirper les renégats isolés du monde. Faire saigner la plaie béante du Gouvernement en un flot incessant de prisonniers. Frisson d’un idéal blessé contre la peau, n’importe quel autre endroit sauf celui-là et l’anarchiste se serait joint à l’assaut. Sans une hésitation, le cœur en feu.

Esquisse d’un sourire forcé sur les lippes, les taches de rousseur qui s’indignent et figent les traits dans une irritation presque aussi palpable que celle de la brunette. Nerfs à vif, déchiquetés et qui n’attendent qu’une étincelle pour s’embraser. Il en a le ventre qui se noue, la tentation au bout des doigts. La toucher pour se sentir mourir, le manque d’air dans sa trachée et l’agonie qui s’approche du palpitant affolé dans sa poitrine. Gorge asséchée avalant une salive aux relents d’acide, Regan et l’ébauche d’un pas en arrière pour ne pas s’agripper à la résistante avec le désespoir d’un animal blessé implorant la mort. Il la cherche, dans les noirceurs de ces pupilles sombres, trébuche avec allégresse contre les récifs acérés d’un courroux qu’il crève d’exacerber dans les excès. Pour qu’elle le détruise, apaise l’horreur qui les ronge tous les deux. « - Je tiens juste à avoir quelque éclaircissement. Entre savoir que les choses ont mal tournées, et comment elles en sont arrivées là, il y a des différences. » Racle contre le palais, le fiel qui s’extirpe des lippes. Cynisme à fleur de peau, fait suinter l’impudence. « - Si ce n’est pas moi qui te le demande, d’autres le feront. Tu imaginais pouvoir te terrer ici sans avoir de compte à rendre à quiconque ? Tu aurais dû rester là-haut si c’est là le but de ta présence ici. » Un rire amer grince contre sa langue, hausse l’épaule pour s’envelopper de désinvolture. Et les pupilles brulent, s’accrochent à la silhouette abimée de la brune. Contemplent, détaillent, cisaillent. S’abîment contre le piteux état, des épines de malaise sous la peau pour souligner sa faute. Son absence qui se fait encore plus hurlante. Il évite le pire, traîne sa carcasse au milieu des cendres sans jamais en respirer la senteur âcre. Esprit fou qui s’éloigne inconsciemment des dangers qui le menace. Echanger sa place au dernier instant avec un autre, se rendre indisponible ou fuir par crainte. Il pue la peur, sous les charmes de son insolence. Et s’échine à maintenir le sale portrait qu’elle peut avoir de lui pour dissimuler ses odieuses fêlures.

« - Il se porte comme un charme, je te remercie de t’en inquiéter. Si on m’avait dit qu’il te manquerait à ce point, je me serais fait un plaisir de l’emmener. » Sauvé par les crocs de son cabot. Sans le roquet, le maître ne serait certainement plus là pour maintenir la discussion. Il reste de marbre face à l’hilarité, grincement qui lui broie les tympans et dans lequel semblent vibrer les échos d’un esprit en train de se fracasser. Empêtré dans les images de chaos, la mémoire qui s’enlise dans le passé et refuse de vraiment se tenir dans le présent. En réflexe, le débauché s’avance, et la main se tend. La rattraper avant qu’elle ne s’effondre, le geste salvateur qui se brise dans un élan brûlant de pudeur. Le rappel de la raison qui instaure la distance afin d’éviter cette chute qu’il désire avec une ardeur déroutante pourtant.

« - Que s’est-il vraiment passé ? Où sont les autres d’ailleurs ? » Nul reproche dans le timbre, seulement l’ombre de l’inquiétude. Le regard qui cherche celui de la brune alors que la silhouette se rapproche malgré tout, s’arrache les épaules contre le mur humide pour y prendre appui. Distance de quelque pauvre pas, marquer la trêve dans les relents d’un pauvre instant. Quand l’insolent dans sa poitrine a déjà compris qu’il ne faudra pas longtemps pour obtenir cet abandon qui lui fait si affreusement défaut d’ordinaire. Une marée de rien pour engloutir le flot de ce tout, éclate le cerveau pour le ronger de chagrin. Ce tyran sous la peau qui refuse de partir, toujours présent malgré le temps qui passe. De la supplique silencieuse dans la pupille, le résistant reste là, perdu dans le silence. A attendre une réponse, ces explications qui ne viennent pas. De la cendre entre eux, pour creuser le gouffre. Le goutte à goutte de l’eau qui s’écrase au sol en un rythme harassant. « - Tu devrais t’assoir… » Lâche-t-il finalement. Conseil qui se veut salutaire, lancé en dernier recours pour rompre le silence.

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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Jeu 6 Juil - 12:31




Reproches cinglants qui se succèdent. Se superposent entre eux comme une autant de lames tranchantes, dangereuses. Accablantes. S’il ne les formule pas directement, la rebelle n’a aucun mal à les imaginer. Et les encaisse difficilement, ses nerfs échaudés par la fatigue et les blessures qui se refusent de guérir. Un combat permanent contre des ombres qu’elle n’a plus la force d’affronter. Elle n’a plus envie de rien, pour le moment. Peine à faire bonne figure face au résistant. Bien trop écorchée par les erreurs commises pour pouvoir les admettre. Elles restent coincée dans le fond de sa gorge, lui laissent une sensation terriblement désagréable et lui bloquent complètement la trachée. Déglutir en devient difficile, tout comme avancer. Elle reste condamnée à l’immobilisme, tant qu’elle ne passera pas à autre chose. Mais il semble que le monde entier se soit ligué contre elle pour l’empêcher de continuer. En peu de temps, elle a tout perdu. Tout ce qui comptait vraiment jusque là. Ne lui reste que la force de ses convictions pour faire perdurer le combat qu’elle mène. Pourtant, elle a l’impression d’enchaîner les mauvais choix. Chaque décision qu’elle prend lui revient en pleine figure et la laisse à terre. Gisant dans une marre de remords et de colère. Bercée par la haine. Géhenne constante dont elle ne parvient pas à se défaire tant elle résiste à chacune de ses tentatives. Blessure ancrée bien trop profondément dans la chair pour guérir rapidement, elle la torture de façon permanente. Lui déchire les entrailles. Des regrets que Regan semble partager. Elle a pourtant bien du mal à croire en sa sincérité. Sa présence dans leur groupe n'aurait pas été de trop mais son absence s’est faite cruellement sentir. Pour ça, elle le juge. Et ne peut pas admettre qu’il se permette de porter un regard trop dur sur ce qu’elle vient de vivre. Puisqu’il n’était pas là, il n’en a aucun droit.

« - Dommage », se contente-t-elle de souffler en réponse à ce qu’elle prend pour des faux semblants. Ironie ponctuée d’amertume. Le mot trouve âprement son chemin jusqu’à sa bouche tant l’acidité lui brûle les cordes vocales. Il la cherche certainement, tente de lui arracher une vérité qu’elle ne veut pas dire. Ne devrait pas s’y risquer, cependant. Tant la jeune hongroise se trouve au bord de l’implosion. Les regards se croisent, se jaugent. Noirceur caractéristique, elle se camoufle derrière ses pupilles neurasthéniques. Tirade qui se prolonge dans son indifférence la plus totale. Elle ne porte pas la moindre attention à ce qu’il tente de lui faire comprendre. Les mots la touchent, pourtant. Là ou ça fait mal. Là où elle ne veut pas être touchée. Elle sait très bien qu’elle va devoir des explications. À ceux qui n’ont pas pris part à leur action. À ceux qui n’étaient pas là. Ceux pour qui elle n’éprouve que du dédain pour leur inaction. C’est la raison pour laquelle elle ne s’épuise pas à répondre au rouquin. Elle n’en a pas l’envie. Pas maintenant. Préfère le laisser déblatérer, si ça peut lui faire plaisir. Ils pourront bien dire ce qu’ils veulent, ces autres n’ont pas les moyens de se faire un quelconque avis sur ce qu’il s’est passé. Elle ne leur en laissera pas l’occasion. Ne se laissera pas faire, juger, appréhender comme une débutante. Soupire las qui se répète à de nombreuses reprises. Rictus amer qui se forme sur son visage abimé quand il évoque ce sale cabot. Rire infernal qu’elle ne parvient pas à retenir. Sa voix se brise au moment où le sang vient réchauffer ses phalanges. Le crâne qui dégueule d’hémoglobine, elle est au bord du malaise. Les doigts tachés de ce rouge plus si rouge. Trop sombre pour être normal.

Ultime questionnement qui lui irrite un peu plus l’échine. Titille douloureusement ses nerfs. Elle grimace quand la douleur se rappelle à elle. Prend appui sur le mur crasseux et humide puisque son ossature n’a plus la force de la porter. « - Partis. J’en sais rien. On s’est tous séparés » Bribe de réponse. Vague explication qui ne sera sans doute pas suffisante. Les mots lui échappent cependant. Elle se trouve dans l’incapacité la plus totale d’articuler un discours plus élaboré. Le conseil est accueilli avec plus de réceptivité. Elle se laisse nonchalamment glisser le long de la paroi, le teint de plus en plus pâle. Elle ne pourra pas refermer ses plaies dans ces conditions. Commence à entrevoir l’inévitable. « - Je vais te dire ce qu’il s’est passé. On a été trahis. On s’est fait doubler par un con qui s'est fait un malin plaisir de nous tirer comme des lapins. On serait tous morts si une grenade lui avait pas explosé à la tronche » Elle revoit la scène morbide comme si elle y était encore. Les morceaux de chair dans sa tignasse témoignent de ses dires. Nausée qui le prend aux tripes. Elle rit nerveusement. Sa raison abandonnée, hors du temps. « - Ah et, on s’est fait gazer aussi. Entre autres » Elle souligne le détail d’un trait d’hilarité. Ça lui parait tellement irréel qu’elle n’arrive pas à se croire encore en vie. Elle aurait du y rester au moins une ou deux fois pourtant, elle s’en est sortie. Pas entière, pas indemne, mais elle s’en est sortie. « - On pouvait plus avancer, on était foutus. Alors on est sortis de là aussi vite qu’on a pu. Terminé, rideau » L’amertume dans la voix. Le regard qui se baisse, honteux. Elle se mord les lèvres en plissant le front, se retient de se cogner la tête encore plus fort. Les effets de la colère qui grondent et sa faiblesse physique qui l’énerve. Les nerfs à vifs, poussés au vice par les bruits agaçants de filets d’eau qui s’écoulent non loin d’eux. « - Épargne-moi tes beaux discours, je suis vraiment pas d’humeur » Dernière mise en garde, elle ne veut même plus l’affronter du regard. Ne se fatigue plus à soutenir les yeux cendrés du rouquin. À bout de forces, son corps lui échappe. Sa tête bascule d’avant en arrière. Le besoin vital qui se fait de plus en plus indispensable. De plus en plus dévorant. Insoutenable.  
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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Mer 12 Juil - 20:08


Quand la défaite se fait commune, et que la douleur se partage, il ne reste rien sous la peau. Un néant pernicieux, ravage du chaos accablant la stature qui se fait vacillante. Il a des relents de moquerie sur la langue, l’ironie cynique qui se fait furieuse contre son palais, mais les mots se meurent entre ses tempes. La provocation facile lui semble inutile face au désespoir qu’il peut lire dans les pupilles sombres de la brune. Ses douleurs se transfèrent sur celui qui se veut hermétique au mal. Il en frissonne, l’amure qui se fend face à l’affront. Pupilles suivant la descente du corps et cette blancheur sur le visage d’ordinaire plus sombre qui lui rappelle la pâleur de sa propre peau. Mauvais présage, faiblesse affolante et hurlante tant elle prend de la place. Muscles tendus et membres soumis à la tension, ils tremblent sous le joug de la haine, sa mâchoire se crispe alors qu’il soupire pour exulter sa fureur. Ravage de l’anarchiste, la colère en fusion sous la chair diaphane face à l’affront. Et alors que les mots se soufflent enfin, elle ne fait que s’accroître. Il écoute, dans le plus grand des silences. Se noie dans les paroles de Vittoria et sent sa gorge se nouée à mesure que le récit se délite. A son tour de se sentir fébrile, les phalanges buttent contre le mur humide jusqu’à ce que le corps y prenne appui entièrement. Grouille dans sa poitrine les échos des mots qui le blessent. Alors il s’abime dans la contemplation vague de ce monde gris qui s’étend devant lui. Des nuances plus sombres, du clair et de l’humide. Les égouts sont aussi mornes que sa propre vision, un monde triste et dénaturé. Privé de toute sa saveur et des nuances qui le rendent si fascinant. Il a appris à l’aimer, son monde monochrome, en ce moment, il l’abhorre.

« - Evidemment, à prétendre jouer sur plusieurs tableaux, il y aura toujours des traitres parmi nous… » Il le souffle avec peine. Plus pour lui que pour sa compagne d’infortune. Dans le jeu des indécisions, la trahison est la première à se dévoiler. Lui qui déteste tous ces autres qui se prétendent résistants mais qui œuvrent pour les puissants dans le même temps. Haine viscérale qui se retourne parfois contre lui. Qui est-il sinon la possession de tous, monstres d’en haut y compris ? Le regard se fait noir sous la question, sourcils qui se froncent et les dents qui s’entrechoquent.  « - Tout ça aurait pu être un succès autrement… » Marmonnement venu du fond de la gorge aride, bousillée par l’acide qui la ronge, et les dents serrées à s’abîmer. Le résistant contrarié joue nerveusement avec son alliance, à s’en racler la chair. Perdre la raison dans les méandres d’un ressentiment oscillant près de la brèche, flirtant avec les lignes acérées de la haine. L’injure qui se peint comme une insulte dans sa poitrine, et l’aversion en écho aux battements de son cœur. Envers lui, face à cette absence qui le rend inutile. Cette impression de vide dans sa vie que rien ne comble, qui ne fait qu’empirer au point de le laisser seul avec les monstres qui s’accrochent à ses épaules. Ces ombres sales ondulant dans ses pas, celles qui font qu’il est lui, et personne d’autre. L’amant du rien et des ténèbres. Soupire sur les lèvres, le français ferme doucement les paupières, se réfugie dans cette noirceur qui le poursuit pour échapper aux images de carnage accrochées à ses rétines. Superposition artistiques d’émeutes d’un autre siècle à celles qui ont pu se passer là-haut. De la fumée, du sang et des larmes, qu’importe l’instant, ils n’en restent pas moins les éléments principaux de toute insurrection.

Mots morts sur la langue, la force de lutter ensevelie sous une couche de rien, il abandonne. S’enferme dans le silence pour répondre à la dernière mise en garde. Tension rude dans les nerfs de la brune et le désir monstre du rouquin qui lui hurle à la figure. Tactique du suicidaire, les paupières qui s’ouvrent lentement et le regard fracassé se pose sur la silhouette à ses pieds. « - Je suis sincèrement désolée Vittoria. » C’est juste, vrai. Empli d’une sincérité douce et déroutante. Sa voix qui caresse, veille à vouloir apaiser la douleur de l’autre. Elle atténue la sienne, comme un baume qui endort les doutes et les horreurs. Ferme l’esprit aux tourments pour ne laisser que du néant dans la coquille vide. « - Laisse-moi au moins te raccompagner vers les autres. Vu ce qui s’est passé, tu as besoin de soins. » Son inquiétude se veut honnête mais il y a du factice dans les tréfonds de sa voix. Les graves virevoltent sur les notes d’une précipitation amère. Regan qui tend doucement la main jusqu’à la pose sur l’épaule de la résistante déchue. Pression infime contre la peau brûlante avant de s’en éloigner. Paume ouverte, offerte dans un geste d’invitation, l’appui salutaire pour se relever et avancer vers la sureté. L’attente silencieuse de celui qui n’attend que sa condamnation. Il se vend, comme il sait si bien le faire. N’offre pas ses charmes mais sa force, aussi dérisoire soit-elle. Sa vie offerte dans les lignes de sa main. Lui qui n’a plus rien à perdre, avide de goûter ne serait-ce que quelques piteuses secondes à l’abandon le plus complet. Ce néant qui l’aspire sans pudeur dès que le contact se fait entre eux. Elle est son absolution. Sa dépendance gratuite au vide, un danger qui devient merveille. Sa petite mort, douce et cruelle.

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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Mer 2 Aoû - 9:47




Faiblesse du corps qui la rend dingue. Incapable d’avancer plus avant, incapable d’aller plus loin. De le fuir, Lui, et son regard réprobateur. Un regard qu’elle aurait bien envie de lui faire bouffer si elle n’était pas dans un état si pitoyable. Sûrement tiraillé entre le dégout et la pitié, elle fulmine en silence. La pâleur du visage fait peur à voir, la rebelle se sent terriblement fébrile. Et son organisme ralenti qui refuse de coopérer n’arrange rien à l’état chaotique de ses nerfs en charpie. L’explication qu’elle donne à contre cœur lui laisse un goût amer dans la bouche. Mêlé à l’acidité du sang qui s’y trimballe, à la salive rendue trop âpre par le poison pour être supportée. L’impression de ne plus appartenir à son propre corps, on la déloge de son enveloppe en la rendant insupportable. Mais la brune est plus bornée que ça. Et patiente, quand il le faut. Elle attendra aussi longtemps que nécessaire. Que l’épiderme retrouve de sa vigueur passée. Que les blessures se referment. Que l’amertume s’adoucisse. Que la colère retombe. Elle se planquera sous terre, pour un temps indéfini. Le temps que les choses s’apaisent. Si cela est encore possible. À moins qu’une solution plus rapide se dessine.

Évoquer la trahison dont ils ont été la victime réaffirme ses convictions et attise sa haine toujours un peu plus. Elle ne comprend toujours pas comment une telle chose à pu arriver. À croire que l’instigateur de cette opération mal menée a tout aussi mal fait son boulot. À moins que ce soit lui qui a délibérément choisi d’envoyer un traître dans leurs rangs. Paranoïa latente qui se réveille. « - C’est ce que je me tue à leur dire. Ils se croient plus malins que les autres en attendant, c’est pas eux qui vont risquer leur peau » La colère qui résonne contre ses lèvres pincées par la douleur. Eux, ces autres qui n’ont rien fait. Leurs collègues résistants qui n’ont pas bougé pendant que les membres de son groupe risquaient leurs vies. Il semblerait que certains soient mieux préparés que d’autres, plus prêts à tout. Plus dévoués. Un sérieux ménage devrait s’imposer parmi les soit disant convaincus. Une suggestion qu’elle va devoir imposer si ils veulent que les prochaines opérations se déroulent sans accros. « - Pas la peine d’en rajouter, je te remercie » Le ton est cinglant. Il a raison et c’est ça qui l’énerve. Leur mission aurait pu être couronnée de succès sans cet imbécile d’espion. Elle souffle longuement, tant pour laisser échapper la géhenne que la frustration. Les paupières se ferment et elle aimerait pouvoir plonger dans l’inconscience, se laisser aller au sommeil réparateur dont elle a désespérément besoin. Il ne faut pas, pourtant. Si elle s’endort, pas sûr qu’elle se réveille. Il faut qu’elle bouge. Qu’elle se nourrisse, surtout.

« - Ne sois pas ‘désolé’, Regan. C’est inutile » Souffle morbide qu’elle articule à peine. Elle balaie sa compassion mordante d’un revers de la main. N’y prête pas vraiment attention bien qu’elle apprécie l’intention. Elle se sent de plus en plus faible, de plus en plus mal. La tension qui ne redescend pas malgré les secondes qui s’égrènent. L’aigreur qui ne s’atténue pas. Et lui qui se tient là, prêt à prendre les coups pour tous les autres. C’est lui, qui lui fait pitié maintenant. La rebelle sait pertinemment ce qu’il veut. Il la cherche, tente plusieurs approches pour la provoquer. La première n’a pas fonctionner alors le rouquin se rabat sur la douceur. Intelligent mais la jeune hongroise n’est pas dupe. Elle a terriblement besoin de lui, cependant. De son énergie. De son essence. Elle peut la sentir à des kilomètres et se tenir si près de lui sans le toucher devient presque une torture. Attirée par l’élixir qui coule dans les veines de l’humain comme par un aimant. « - Je n’ai pas besoin de soins, non » Souffle-t-elle en plongeant son regard neurasthénique dans celui de son allié. Main tendue qui lui arrache d’abord un sourire macabre. Rictus qui annonce la sentence à venir. Celle qu’il semble attendre avec la plus grande impatience. Contrainte de lui offrir ce qu’il cherche à obtenir. Incapable de le lui refuser. Pour cette fois. « - Tu sais ce qu’il me faut, pas vrai ? » Ultime provocation formulée de sa voix éraillée. Elle n’attend pas de réponse, ni d’autorisation.

Mouvement félin de la brune qui tend le bras en redressant la tête, prête à accueillir son salut. Entoure de ses doigts meurtris le haut du poignet du français, l’emprisonne de chacune de ses phalanges et resserre un peu plus son étreinte. Un bras de fer qui commence comme un automatisme. Un duel beaucoup trop facile. Elle a gagné d’avance. Elle jubile de ce touché salvateur et son sourire cadavérique s’élargit à chaque salve d’énergie qu’elle pompe. Elle peut la sentir traverser son organisme et régénérer ses cellules. Comme une perfusion de morphine qui atténue ses maux, elle savoure chaque parcelle d’énergie qu’elle lui vole. Tellement vorace que les ongles s’enfoncent dans la chair amie, sans qu’elle ne s’en rende compte. La demoiselle gourmande qui n’en finit plus de se nourrir. Jamais rassasiée. Elle en veut toujours plus. La rebelle grogne comme un animal féroce alors qu’elle tente d’ignorer les images qui défilent devant ses paupières closes. Des souvenirs qui ne lui appartiennent pas et qu’elle ne veut pas voir. Qu’elle ignore de bout en bout jusqu’à ne plus supporter leur vision. Elle brise le contact de justesse, lâche sa prise et se régale encore de l’agape salvateur qu’il vient de lui offrir.
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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Lun 7 Aoû - 19:38


Relents de colère dans un océan de faiblesse. Se noyer dans sa fatigue et s’abandonner pour ne plus penser à l’échec. Marcher dans le néant, aveugle du monde et n’être plus que seul avec ses tourments. Moyen de survie affreusement sommaire qu’il affectionne et connait par cœur. Maître dans l’art d’oublier, s’enliser dans les remous de sa souffrance pour s’y perdre, corps et restants d’âme. Sans exutoire pour affronter l’horreur, la regarder en face et la sentir pénétrer les failles. S’y glisser, inéluctablement pour mieux le détruire de l’intérieur. Inspiration forcée, remettre de l’ordre dans une mécanique brisée par les aveux de la brune. Les vers de la haine grouillent sous la peau diaphane, la honte d’avoir été aussi aveugle et trahi dans les entrailles du pire. Frôler un carnage évitable, certainement prévisible, lui qui ne fait confiance qu’en ceux dont les élans effleurent les siens. L’extrême scellant la fidélité, les entre-deux n’apportant rien de bon, seulement des larmes et du sang, qu’importe le camp. Dents qui s’effleurent et s’éclatent sous les assauts d’une mâchoire qui se serre, le français garde le silence. Provocations dérisoires, il sait pourtant que les nerfs sont à vif. Prompts à céder à ce qu’il aspire depuis le début de cette douloureuse entrevue. Sa petite mort dans le contact assassin de la voleuse contre sa peau. Ces frissons d’allégresse qui le rongent, l’oublie dans son propre esprit, la satisfaction que d’autres récoltent dans les étreintes licencieuses. Elle est devenue son abandon, son plaisir extatique. Se sentir vivant dans la mort, étrangeté douteuse qu’il implore dans la main qu’il tend vers la fragile. Pupilles d’émeraudes accrochées à celles d’ébène, prompte à s’y briser pour un peu qu’elle daigne accepter l’offre qu’il lui fait. Implicite. Le supplicié conjurant sa pénitence dans le murmure de ses cils.

Le souffle appose l’esquisse d’un sourire morne sur les lippes. A peine un rictus qui ne parvient à faire faiblir la gravité au milieu de toutes les tâches de rousseur. La main reste suspendue dans le vide, ne tremble pas. Ferme dans sa décision, le cœur lent dans la poitrine, conscient des risques. S’en moquant comme jamais. L’échange des regards scelle le compromis, la promesse silencieuse qui se conclue pourtant dans les notes cassées de sa voix. A peine un tressaillement sur le visage, un haussement de sourcil entendu et les phalanges qui se tendent brusquement lorsque la prise s’accroche enfin à son poignet. Nulle lutte dans le corps du résistant, il accepte, docile. Se laisse dépouiller de sa piteuse énergie sans sourciller. Soupir extatique sur ses lèvres mortes, battant des cils pour expliquer les éclats de faiblesse dansant devant ses yeux. Il se sent mourir dans sa propre peau, faiblesse du corps accompagnée du silence de l’esprit. Rien. Ni les relents de sa propre voix, ni ceux de ces autres qui le hantent. Juste le néant, le vide. Ses propres pensées mortes contre ses tempes, sacrifiées pour un instant éphémère de tranquillité. Vénéré répit, petite mort absolue et délicate, le palpitant s’affole pourtant. Frappe hargneusement contre les côtes et le souffle se fait erratique à mesure qu’il faiblit. Relents de douleur dans son bras mutilé par les ongles du prédateur, l’instinct qui pousse la carcasse dépouillée à vouloir reculer. Brève impulsion, violence fragile dans le geste et les griffes qui se plantent un peu plus dans la chair diaphane. Il râle, soupire et fronce les sourcils. Malgré lui, accroché plus qu’il ne daigne le croire à la vie. Le refus d’abandonner ancré dans les fibres de son être. L’insolente allant trop loin, puisant dans les réserves d’un être pourtant déjà mort. Suffocation déroutante, main invisible obstruant la trachée et condamnant les poumons à rester vide de leur si précieux oxygène.

A mi-chemin entre la félicité et l’agonie, l’extase dans la déroute, les corps se lâchent pourtant. Libéré du contact, le dépouillé chancèle, fébrile à en mourir. Ses jambes ne parviennent plus à le soutenir et il se laisse glisser à terre, à bout de souffle. La tempête après le calme, elle gronde et déjà les murmures reviennent. Paupières qui se ferment lentement, sa tête vient reposer contre le mur humide et il soupire. Crache sa douleur, celle qui se lit sur les traits tirés de son visage crispé. Ignorant des mirages qu’il lui a offerts, ces morceaux de son existence dévoilés à une intruse. Son néant contre la profusion d’images dans l’esprit de celle qui le soumet à sa volonté. « - Tu n’aurais pas dû arrêter… » Soupir blessé, tremblant dans les relents d’une voix brisée. L’entiché du néant, avide de frôler le trépas pour seulement avoir l’impression de se sentir vivant. Aux frontières de la mort, il n’y a que là qu’il existe vraiment. Lui qui est déjà mort et qui ne fait que survivre dans un monde qui le dépasse et le révulse. Décadence d’un siècle qui n’est pas la sien, à côtoyer la ligne entre vie et mort, le français déchu a la douce impression de retrouver celle qu’il a perdu. De la sentir, plus proche que jamais, la caresse de ses doigts contre sa peau. Décupler les sensations lorsque l’esprit est enfin silencieux, elle vit dans ses élans d’agonie. Rose, le retrouve lorsque le cœur bat ses élans fauves dans l’espoir de ne pas défaillir. A la manière de ces êtres enchaînés aux affres d’une addiction quelconque, Regan se heurte au dur retour dans le monde des vivants lorsque la voleuse d’énergie le libère de son emprise. Sent revenir avec une puissance affolante toute sa douleur et l’horreur de son existence.

« - Ce sera différent la prochaine fois… » Murmure éraillé, fragile à l’excès. Des relents de mort dans la voix et le souffle toujours rare. Prochain larcin ou prochaine mission, il ignore de quoi il parlait vraiment. Ne parvient pas à le savoir, la douleur dans son crâne revient et le cisaille déjà. Elle l’hypnotise, la brunette. Pour ce don qu’elle possède, cette puissance macabre qu’elle emprisonne dans son contact. Fascine l’humain pour ce qu’elle lui apporte, le rend envieux pour ce qu’il a perdu. Regard épuisé qui se pose sur la silhouette à côté de la sienne, et contemple. Sa faiblesse contre la force nouvelle, des couleurs sur le teint livide et les blessures qui commencent à disparaitre. Il en souffle, de l’admiration sur la langue. « - Tu es sûre que ça va aller ? » Réelle inquiétude vibrant sur la langue et dans les pupilles abîmées qui se posent sur elle. Plus proches et unis que n’importe quels autres, le lien forgé dans les fibres de leur douleur commune. Ce cercle vicieux qu’il affectionne et dont il ne parviendrait plus à se passer.

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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Mar 15 Aoû - 17:15




Une bouffée d’oxygène dans un univers de pourriture. Un peu d’air frais dans un ensemble complètement rongé par la moisissure et la puanteur. Son corps qui retrouve un peu de sa vigueur à mesure que l’énergie vitale passe au travers de son échine meurtrie. Elle jubile de ce contact salvateur, incapable de renier le plaisir qu’elle prend à vider le rouquin de son essence. Morte à l’intérieur, le teint livide de la jeune hongroise reprend des couleurs, retrouve un peu de vie. S’il en reste. Elle est finalement devenue familière avec ce genre de pratiques devenue totalement nécessaires. Ne peut plus se passer de ce toucher régénérateur et en ressent le besoin à chaque instant. Parvenant à contrôler la faim mais pas l’envie. Monstre qui sommeille et gronde, grogne, prêt à reprendre le dessus sur la rebelle à la moindre occasion. À la moindre faille dans sa volonté d’acier. Pour une autre fois peut-être. La brune ne parvient pas à rassasier complètement l’animal - entreprise impossible - mais ce sera suffisant pour se remettre sur pieds. Elle peut déjà sentir sa peau vibrer sous l’effet de l’élixir précieux. Les blessures superficielles, elle ne les sent plus. La fatigue se fait plus discrète, disparaît peu à peu. Elle remplit ses poumons avec une verve non dissimulée, exaltée par le contact de leurs deux poignets. Soupire longuement quand elle le lâche, à regret. Elle en veut encore, aurait pu continuer comme ça pendant des heures. Mais c’est assez, elle doit s’en tenir là, au risque de le tuer. Que ce soit ce qu’il veuille ou non, elle s’en fiche.

« - Bien sûr que si. Hors de question que j’aie ta mort sur la conscience » Les mots claquent contre son palais, sentence irrévocable qu’elle prononce sans une once de douceur. Vérité indéniable quand elle a déjà bien faillit l’achever une fois. Sauvé par son clébard, il aurait du y passer ce jour-là. Pourtant, le voilà bien en vie, à en réclamer encore plus pour une raison qui lui passer au dessus. Alors non, elle ne sera pas la raison de sa mort. Elle le jauge de haut en bas alors qu’il s’affale à côté d’elle, dos au mur. Désormais tous les deux au même niveau, sans échappatoire disponible. Le regard qu’elle pose sur le rouquin est sévère. Elle se bat pour vivre et lui cherche à côtoyer la mort, s’en approcher au plus près. Jouer avec le macabre à l’excès. Il l’utilise pour assouvir un besoin maladif, comme une drogue vicieuse qui le bouffe de l’intérieur. Elle le comprend sans le comprendre. Partage de ses souvenirs malsains et poignants qui la pousse à éprouver ce qu’elle cherche à éviter. Le revers de la médaille, aussi sinistre que pitoyable. Elle aimerait pouvoir rester complètement détachée mais ils partagent plus de moments passés qu’elle ne veut bien se rappeler. Et la silhouette d’une femme dont elle ne connaît même pas le nom finit par l’obséder, encore plus que la scène sanglante à laquelle elle a assisté.

« - Évidemment », lâche-t-elle sèchement en roulant des yeux. Ce qu’il dit n’a même plus aucun sens et elle se doit de le lui faire remarquer. S’il est une écharde plantée dans son doigt, le moustique écrasé sur son pare-brise, le caillou dans sa chaussure, il est aussi l’un des seuls en qui elle a réellement confiance, après tout ce temps. Et le voir jouer avec sa vie pour des raisons qui la dépassent et qu’elle juge bien trop futiles la met en colère. Encore plus de rage qu’elle se force à emmagasiner. Bombe à retardement, qui finira par imploser. « - Requinque toi si tu veux qu’il y ait une prochaine fois. Et évite les carences, j’aime que mon garde manger soit bien fourni » Elle le dit le plus sérieusement du monde. Pointe de cynisme qui résonne dans le timbre quand elle pense à l’image qu’elle vient d’énoncer. Pourquoi se préoccupe-t-elle de lui, au final ? Question sans réponse quand les liens sont bien trop compliqués à définir. « - Depuis quand tu t’inquiètes pour moi ? T’as peur que je sois plus capable de te faire vivre ton petit trip morbide ? » Fausse inquiétude. La rebelle se frotte le haut de la tête en grimaçant, contusion encore à vif, elle va devoir faire preuve de patience avant de la voir se refermer totalement. Les autres ont déjà presque toutes disparues, la brune est finalement un peu moins méconnaissable et cadavérique que quelques instants auparavant. « - T’en fais pas va, ça ira » La voix se radoucit quand elle perçoit la sincérité dans celle de Regan. Encore une chose qu’elle ne comprend pas très bien. Les questions qui s’enchaînent dans son esprit décharné. Et les réponses qu’elle n’obtient pas qui la frustrent terriblement. Le front plissé, elle se tourne vers l’anarchiste, inquisitrice.

« - J’ai du mal à piger ce qui te donne des envies aussi connes, quand même. Je pourrais te tuer, à chaque fois, t’es conscient de ça ou t’as tellement confiance en moi pour savoir m’arrêter au bon moment ? » La colère qui ressort indéniablement dans le ton employé. Elle lui parle un peu comme à un gamin qui s’obstine à enchaîner les conneries. Un sale môme, un rebelle. Tout ce qu’elle est, a été et sera, certainement. Folie meurtrière et destructrice qui les pousse à agir impulsivement. « - T’as vu ce que j’ai été. Tu sais que je peux perdre les pédales » Réminiscences qui lui reviennent en mémoire quand elle prononce ces quelques mots. Elle a été un animal incontrôlable, rendue un peu plus humaine par un Ange qui n’a pas jugé ce qu’elle a vu mais ce qu’elle savait d’elle. Parce qu’elle la connaissait, d’avant. Bienfaitrice aujourd’hui disparue à jamais, cette simple pensée la rend affreusement amère. Elle renifle, secoue la tête et se passe nonchalamment la main des les cheveux. Se recroqueville sur elle-même. « - Oh et puis laisse tomber, j’en ai rien à foutre. Ça te rend service. Moi aussi, alors tant mieux » Lassitude apparente, elle souffle. Gamine agacée. Elle le balance à la volée, sans y penser, sans réfléchir, en battant l’air du bout des doigts. Elle ne sait même pas pourquoi elle lui dit tout ça, à lui. Prostrée contre un mur humide et froid, elle se replonge dans l’image de résistante à la volonté de fer qu’elle veut se donner. Prête à tout, mais pas à ravaler sa fierté.
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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Dim 27 Aoû - 17:30


Asphyxie, déroute cardiaque dans les méandres d’une poitrine en ruine. Le mécanisme peine à reprendre une rythme régulier, sa respiration sourde qui lui broie les côtes à chaque inspiration. Néant d’un instant, salvateur à présent ravagé par le retour à cette abrupte réalité. Subtil acteur n’ayant plus la force de se prétendre intouchable, il s’enlise dans son supplice. Fatigue sur les traits, les années pèsent sur les épaules fragiles du résistant. Elles s’affaissent en une esquisse piteuse du mal être qui l’envahi. Dérisoire en comparaison de celui ayant touché sa comparse. Celle qui semble pourtant délivrée de ses maux, à mesure que les pupilles d’émeraudes effleurent la silhouette et contemplent le miracle du larcin. Sa vie dans le corps d’une autre, sa force impunément dérobée pour faire vibrer une autre enveloppe que la sienne. Fascination morbide d’un être au bord du vide, il admire ce qu’elle est. Ce qu’elle est capable de faire, déesse maintenant la vie d’autrui sous la pulpe de ses doigts agiles. Son palpitant se serre, de l’amertume dans le réseau de ses veines, la douleur invisible de ses regrets. Et l’esquisse d’un sourire fébrile sur ses lèvres pâles. « - Je ferais de mon mieux. Je ne suis pas sûr d’y parvenir cependant, avec les restrictions et la pénurie, rester sain est devenu presque impossible. » Le souffle est fragile, fugace, l’éphémère d’une confession aux relents d’odieuse vérité. La pénurie n’est plus une rumeur, affreuse dans sa splendeur vide, la menace qu’il devient ardu d’ignorer lorsque les moyens sont fragiles. Ses clients y échappent, ceux qui planent au-dessus du champ de misère. Ces vautours infects qui se repaissent des denrées rares qu’ils sont les seuls à pouvoir acquérir. L’insulte sur sa peau, se faire toucher par des doigts souillés par l’opulence. Les entrailles qui se tordent sous le joug de la haine et de la faim qui le tiraille, un peu plus à chaque nouveau jour.

Affamer pour faire mourir, sans avoir à salir des mains déjà rougies de sang. Ingénieux stratagème, sélection naturelle pour ne garder que les plus forts. Ces âmes indestructibles fracassées par les manques, rendues alors malléables au possible. Il a du dégoût sur le visage, le français dont le poing se serre, fragile. Crachat de haine sur sa langue, les sourcils se froncent dans une expiration douloureuse. Il s’entiche du vide depuis le drame. S’éloigne de ceux qui gravitent autour de lui, par peur de souffrir à nouveau. Parce qu’il ne mérite que la solitude en dernier repas. Rien de plus. Prétendre à l’insensible pour se faire détester, être indispensable seulement qu’il en devient nécessaire et disparaître le reste du temps. La psyché démolie pensait pourtant, que Vittoria aurait compris Vu au-delà de la déchirure et des tranchées qu’il a dressées entre lui et le reste du monde. « - Tu es à ce point étonnée ? Tu fais partie de la résistance toi aussi, et avec ce qui nous lie, nous avons dépassé le stade de la relation de façade. Je m’en voudrais d’être la cause d’une faiblesse qui pourrait s’avérer mortelle quand j’aurais pu contribuer à la faire disparaître. Je ne suis pas qu’un barrage de froideur, ça m’arrive de m’inquiéter pour les autres, et pas seulement parce qu’ils servent mes intérêts. » La tirade raisonne dans le silence, claque sur les récifs de sa froideur habituelle. Mais vibre d’une étrange chaleur. Elle lui est devenue indispensable. Pour ce qu’elle lui offre, cet abandon morbide à chaque fois qu’il parvient à la faire céder. Pour sa présence qui lui procure un semblant de chaleur lorsque leurs voix vibrent au gré des discussions, houleuses ou non.

« - Les deux, certainement… » Haussement d’épaules désinvolte pour appuyer la réponse. Certainement, il lui fait confiance. L’esprit a aussi conscience du danger, et c’est bien ça qui l’attire le plus. Cette promesse de mort si un jour elle ne parvient pas à abandonner son larcin à temps. Frissons d’une indicible satisfaction contre la peau pâle, Regan soupire. « - Il n’y a rien à piger, tu en as besoin, moi aussi. C’est aussi simple que ça. Je ne vis plus depuis trop longtemps, la résistance est un bon système de survie mais elle ne suffit pas. Tu as tes douleurs, j’ai les miennes, et si frôler la mort peut me les faire oublier, je suis prêt à prendre le risque sans hésiter. » Elle sait tout ça, il n’aurait pas eu besoin d’apposer des mots sur des certitudes, mais une part de lui en a besoin. Et lui fait planer le silence comme un moyen de se raccrocher à un semblant de sérénité. La blessure est ouverte pourtant, purulente, elle saigne à foison dans la carcasse vide. Myocarde flétrit frappant à tout rompre, les paupières se ferment un instant. Il s’isole dans sa douleur, redevient familier des abominations caressant la façade de ses paupières à chaque fois qu’elles se ferment. Son monde monochrome où seul le rouge semble avoir sa véritable teinte. Inspiration fragile, les dents claquent doucement alors que des doigts de glace s’enroulent lentement autour de sa gorge.

« - Tu étais là, tu as vu. J’ai besoin de toi pour parvenir à oublier ce qui s’est passé cette nuit-là, ou du moins avoir l’illusion d’y parvenir même pour quelque seconde. » Confession murmurée avec peine. Malaise dans la voix et sous la peau, la vue recouvrée se fait fuyante. Relation viciée, utile pour les deux partis impliqués. Nécessaire pour sa survie, la résistante est certainement la seule capable de comprendre ce qui le ronge. Ce besoin déroutant de frôler la fin pour mieux se relever. Se sentir aux portes du néant et finalement choisir de s’en éloigner. Quelque temps, jusqu’à la prochaine rechute.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit



On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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MessageSujet: Re: « don't turn away now » - pv. Regan   Ven 8 Sep - 11:19




Inspiration forcée, comme celle d’un nouveau-né. Elle reprend son souffle, l’impression de retrouver une infime part de vie. Contact jugé ingrat qu’elle a appris à apprivoiser. À accepter. Laissant de côté les images qui lui parviennent, revers de la médaille à l’horreur qu’elle est devenue. Néant barbare qui la ronge de l’intérieur, rendue esclave de sa propre nature. Il est une offre qu’elle ne peut pas refuser. Incapable de le repousser quand son organisme tout entier lui hurle son besoin d’énergie. Allié salvateur, la faim est telle à ce moment que la brune peine à se contrôler, sans se l’avouer. La poigne qui les lie comme une sentence, une promesse. Elle jubile un instant et déchante rapidement quand les bribes d’un passé familier la frappent. Des flash qu’elle n’a aucune envie de revivre. Des fantômes qui ne sont pas les siens et qu’elle ne veut pas abriter. Partage aussi involontaire qu’inévitable. Libération tardive, la résistante reprend du poil de la bête, le corps qui récupère une consistance plus solide, l’esprit qui s’organise. Écorchures qui se referment, il lui faudra plus de temps pour que les blessures les plus profondes cicatrisent. Mais ce n’est pas sa préoccupation première. Sourire macabre qui ne quitte pas son visage encore pâle. Il est une plaie dans son univers par sa verve aussi piquante qu’agaçante. Mais elle ne souhaite sa mort pour rien au monde. Hésitante à chaque nouveau caprice de sa part. Il joue avec les lignes, frôle les limites et côtoie le vide. Alors qu’elle, se débat pour s’éloigner du bord de la falaise. Petit jeu malsain qu’elle ne comprend pas vraiment, elle l’avoue.

« - T’es plein de ressources, je suis sûre que tu peux te débrouiller », articule-t-elle dans un demi-sourire. Allusion évidente aux pratiques du rouquin. Second visage deviné au travers de ces images dérobées dans le processus. Pas de jugement dans la voix, que la sincérité et l’inquiétude qui perdure malgré tout. Il semble bien encaisser le rituel malsain mais les yeux de la rebelle ne le quittent pas, cependant. Attentive au moindre signe de faiblesse qu’il pourrait tenter de lui cacher. Fatigue mentale qui continue de la torturer, le sol ne lui a sans doute jamais paru aussi confortable. Adossée contre le mur froid et humide, la rebelle tente d’évaluer les dégâts, maintenant qu’elle semble retrouver un semblant de normalité. Sa tête lui fait atrocement mal, migraine qui lui tambourine les tempes et détruit son cerveau. Conséquence certaine de l’explosion qui l’a soufflée, plongée dans l’inconscience. Les doigts fins et abimés parcourent le haut de son crâne. Elle grimace quand ils entrent en contact avec le sang séché et les restes de chair en lambeaux. Nausée qui la prend directement au ventre en revoyant l’autre imbécile se faire sauter. Tout lui paraît presque irréel, désormais et si la douleur n’était pas si criante, elle croirait certainement à un cauchemar. L’aveu la laisse sans voix pendant quelques secondes. L’intérêt qui lui est porté reste inhabituel pour la demoiselle et bien qu’au fond, elle le sache déjà, se l’entendre dire la rassure. Regard plongé dans celui du français, front plissé par l’inquiétude, elle acquiesce en silence.

« - Pas vraiment étonnée, non. Méfiante, comme toujours. Mais étant donné que j’aie droit à une copie directe de ce qui se trame dans ta cervelle, on va dire que je te fais confiance » Elle minimise la vérité, pour ne pas lui donner plus grande satisfaction qu’il ne doit déjà éprouver. Il reste un étrange mystère à ses yeux. De ceux qu’elle aimerait finalement percer. Mais s’il y a bien une personne vers qui elle se tournerait - hormis Casey - ce serait bien Regan. Les mots la heurtent en pleine poitrine. Sourcils froncés, il brise le silence qui pèse lourdement sur leurs épaules pour des vérités qu’elle connaît déjà. Mais qui son nécessaires à entendre. « - Parfait dans ce cas. Tu sais à quoi t’en tenir et si un jour je t’achève, j’aurai au moins la conscience tranquille » Savant mélange d’ironie et de colère dans la voix. Elle aimerait le secouer, le faire réagir et lui trouver d’autres raisons de prendre des risques que la perspective d’une mort certaine. Soupire las qu’elle ne parvient pas à retenir. Quelques secondes de répit interrompue par le souvenir. « - Je pourrai jamais te faire oublier ça. J’oublierai jamais non plus. Mais si, peu importe ce que je fais, ça peut te soulager, alors tant mieux. Je le ferai » Une promesse, un pacte. Déjà passé sans le savoir mais scellé de leurs voix éraillées. Elle aussi, aurait des images à effacer. Des horreurs qu’elle ne veut plus voir. Le deuil qu’elle ne veut plus porter. Des proches exécutés, alliés disparus. Pourtant, la voilà qui se relève. Dressée sur ses jambes encore faibles. « - Allez, viens, on bouge de là. J’ai un rapport à faire aux autres, il paraît » Mains dans les poches, regard presque autoritaire. Sa manière de passer à autre chose. Pour ne pas se laisser emporter par ses propres griefs, ses propres démons. Elle a besoin de rester en mouvement pour ne pas trop penser. Ne pas trop s’oublier, et se laisser aller jusqu’à l’abandon total.

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