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 If I had a heart I could love you #HALSEY

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: If I had a heart I could love you #HALSEY    Sam 3 Juin - 1:31

If I had a heart
I could love you
Ploc. Ploc. Ploc.

La pluie tombe à un rythme régulier. Ça a quelque chose d’apaisant. L’air s’est chargé d’une douce odeur de pluie. C’est une pluie d’été, pas un déluge torrentiel. L’eau qui se déverse du ciel en est presque tiède. Ce n’est pas désagréable. Ça te rafraîchirait même les idées et clairement, tu as besoin de les refroidir. T’as l’impression d’être en ébullition, alors que tes pas tapent, eux aussi, à rythme régulier contre le sol. Tu ne sais pas si ce que tu fais est une bonne idée. Tu essayes de ne pas trop y réfléchir, parce que si tu le fais un peu trop, tu risques de faire marche arrière. Puis il paraît qu’il est préférable d’avoir des remords que des regrets. Sur le coup, ça t’arrange bien. D’après toi, les maximes de ce genre ne servent qu’à servir les intérêts de ceux qui y croient. Après tout, il y en a plusieurs contradictoires, comme les contraires s’attirent, mais aussi qui se ressemblent s’assemblent. C’est n’importe quoi et pourtant, en cas de besoin, on sait toujours la ressortir pour aller dans son sens. Si on cherche bien, on en trouve toujours une qui entre dans notre plaidoyer. Aujourd’hui, tu préfères te dire qu’il vaut mieux avoir des remords que des regrets et c’est fort de cette idée que tu accélères le pas. Si tu mets trop de temps pour y aller, tu risques de te trouver une bonne excuse pour retourner chez toi, lâche que tu es.

Tu passes une main dans tes cheveux qui commence à accumuler un peu trop d’eau. Tu les plaques sur l’arrière pour qu’ils ne te dérangent pas plus longtemps. Tu soupires alors que tu vois apparaître la silhouette fantomatique de l’immeuble où se trouve le laboratoire que tu cherches. Se serait dommage de faire marche arrière maintenant. « T’es vraiment con » que tu lâches pour toi-même. Parfois, tu te désespères toi-même, c’est affligeant. En réalité, t’es une espère rare : le T-Rex, grande gueule, petits bras. C’est tout à fait toi ça. C’est facile de taper sur quelqu’un dans le feu de l’action, parce que t’es un volcan en constante ébullition. Il te suffit d’une petite étincelle pour mettre le feu aux poudres, mais après, une fois que tu t’éteins, on dirait un pétard mouillé. Incapable de te redresser, t’as l’air bien con avec ta mèche trempée. Bon, le côté positif, c’est que t’en es conscient. Ce n’est pas le cas de tous, mais toi avec ton niveau de couardise, ne pas le remarquer serait de la mauvaise foie pure et dure.

En bas de l’immeuble géant, tu lèves la tête et contemples l’énormité du building. C’est tellement démesuré. Le gouvernement ne recule devant rien pour imposer le respect de force. Imposant son autorité en occupant les bâtiments les plus gargantuesques de la ville. Tu hausses les épaules et tes pas te guident jusqu’à un endroit que tu connais bien. Le chemin du laboratoire. T’as dû faire cette route plusieurs jours de suite, pour surveiller le laboratoire de robotique, s’assurant que plus personnes n’osent voler les précieux prototypes du Nott. Aujourd’hui, c’est redevenu ta mission. Tu dois mettre tes états d’âme de côté et accomplir ton taff. Arrête un peu de jouer les sales gamins pour une fois. Encore quelques pas et tu te retrouves devant la porte du labo. Putain. Tu ne peux plus faire marche arrière, ça ne sert à rien d’essayer. T’es là, autant aller jusqu’au bout. « Puis merde à la fin, j’vais pas me mettre à trembler pour des conneries pareilles. » c’est ta manière à toi de t’encourager. Tu passes la porte, en tant que membre de la milice t’as quelques privilèges. Tu fais ton entrée dans le labo et l’espace d’un instant ta gorge se sert. Tu prends une grande respiration, puis tu reprends ton air d’éternel petit con, c’est encore ce qui te va le mieux. Les lieux semblent déserts, ce qui te semble étrange. Ashley ne quitte que très rarement son précieux labo et tu aurais été mis au courant si ça avait été le cas. Hors, tu ne l’as pas été. Où est-ce qu’il peut bien être ce con ?  
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MessageSujet: Re: If I had a heart I could love you #HALSEY    Sam 3 Juin - 21:21

La pluie qui frappe doucement les vitres, qui donnent une vue plongeante sur La Nouvelle-Orléans. Ça lui donnerait presque le vertige, cette immense tour au nombre d'étage faramineux, s'il n'y était pas tant habitué désormais. Le front se plisse, les yeux se détournent, fatigués, las. Trop peu d'heures de sommeil et la concentration qui lui échappe. La légère odeur de brûlé qui flotte dans l'air témoigne de son dernier essai, ou plutôt, de son dernier dérapage. Ash n'a pas le parcours typique des brillants ingénieurs, lui, il bidouille, il invente, il tente, regarde si ça marche et prie pour que rien n'explose. Il n'a pas appris à l'université ou reçu une éducation impeccable, non. Lui il s'est juste instruit dans des bouquins d'occasion qu'il lisait quand il le pouvait et a récupéré les jouets cassés par ses frères et soeurs, les a assemblés en une machine branlante qui deviendrait le premier prototype du robot qui devait faire de sa vie un enfer un peu moins insupportable.

Aujourd'hui, ses robots ont bien évolué. Finies, les aides mécaniques innocentes qui devaient simplement aider un jeune adulte désoeuvré devant la quantité de travail que représentait de subvenir aux besoins d'une famille nombreuse seul. Ce sont des machines plus vicieuses, plus dangereuses qui prennent désormais vie sous ses doigts. Surveillance, armes, tout ce qui peut servir à la tyrannie en place. La culpabilité a remplacé la curiosité, l'obéissance lasse a remplacé la fière défiance. Ash est fatigué, et à court d'options. Plier pour atteindre son objectif est la seule façon dont il arrive à vivre avec ce choix.

Le soupir est chassé avec la brise printanière qui souffle, quelques gouttes de pluie tièdes venant s'égarer sur son visage. La fenêtre est refermée, une fois l'odeur de brûlé enfuie. Le reflet immonde qui l'accueille ne le fait presque plus tressaillir, désormais. Le laboratoire est tout en acier et verre et le visage décharné se reflète sur bien des surfaces. Le prix du luxe et de la modernité, pour coller avec la richesse outrancière du gouvernement. Tout rutile ici, et si Ash a refusé la première tentative de recrutement du gouvernement, c'est bien pour ça, tout ce luxe, ce fatras : il n'y a pas sa place. Les racines des Nott sont poisseuses, perdues dans le bayou du sud de la ville, engoncées dans la misère et la désolation. Il lui a fallu du temps pour s'habituer à cette position, à ces privilèges qui venaient avec ce métier. Mais Ash a toujours été lucide : il sait très bien que tout ça, ce n'est qu'une cage dorée. Une cage dont il n'arrivera probablement pas à s'échapper, si un jour il trouvait la force et l'envie de le faire. Ash est trop las, à l'heure actuelle, pour seulement penser à se rebeller. Rentrer dans le rang est plus aisé.

Les pupilles se tournent vers l'amas de fils en partie calcinés sur son bureau. Une surchage, une erreur de débutant, due à une concentration qui faiblit. Trop de choses qui l'accablent, trop peu de solutions. Le choix logique serait de rentrer chez lui, grappiller des heures de sommeil précieuses pour se remettre au travail ensuite mais l'idée de retrouver sa maison vide lui fait horreur, inexplicablement, aujourd'hui. L'impression d'un gouffre qui n'attend que de l'avaler, un silence fracassant dont il n'a qu'une envie : se défaire. Alors Ash fuit, fuit la solitude dans ses machines, comme il semble toujours le faire ces derniers temps. Mais l'excès se fait ressentir et il n'arrive à rien de concluant, rien de satisfaisant. Remonter de zéro des prototypes sur lesquels il a passé des mois est frustrant. Vicieusement, il espère que les prototypes volés ont mal fonctionné et se sont retournés contre leurs heureux nouveaux propriétaires. Que l'instabilité que Ashley essayait de réparer s'est retourné contre eux pour les blesser grièvement. Ils n'auraient que ce qu'ils mériteraient.

Les pas se dirigent vers un coin plus reculé du laboratoire, davantage lieu de vie, avec sa kitchenette et le post de radio et la télé – approuvés par le gouvernement – que tout le matériel de haute technologie qu'abrite le reste de l'atelier. Le café, l'ultime allié du Nott pour sa concentration. L'accro qu'il est à la caféine se demande quand cette denrée viendra à manquer, avec la pénurie d'aliments qui se murmure partout. Cette mystérieuse communauté hors les murs serait-elle dotée de ce breuvage miraculeux ? Ash ne peut que l'espérer, tandis qu'il attend que le liquide brûlant se déverse dans sa tasse. Quelques heures d'éveil de plus, en espérant que le stimulant sera suffisant pour réveiller ses neurones défaillants.

Le bruit de l'accès autorisé au labo à une nouvelle personne le tire de ses pensées. Un supérieur n'y connaissant rien à la robotique venu demander des informations sur ses progrès ? Tasse à la main, Ash retourne vers la pièce principale de l'atelier, pour s'arrêter dès qu'il voit qui se trouve exactement dans la pièce.

Son coeur se serre et bat un peu plus vite tandis que ses mâchoires se carrent et que sa poigne se raffermit sur la tasse. L'uniforme noir a l'air trempé et les cheveux mouillés témoignent d'un trajet effectué sous la pluie notée plus tôt et une part de lui a envie d'inviter le shadowhunter à se réchauffer ou se sécher, mais les mots ne franchissent pas ses lèvres. L'ingénieur s'évertue à ne pas laisser son regard s'égarer ou s'attarder sur autre chose que le visage familier et ce sourire goguenard qu'il a déjà envie de lui arracher – par la force ou par la douceur. Non. L'erreur a été coûteuse et Ash ne tient pas à la reproduire. Il a été naïf, idiot de croire à autre chose qu'une distraction, une lubie ou juste de la curiosité de la part du jeune homme. Idiot de croire que ça aurait pu être autre chose qu'une catastrophe sans nom, dans un contexte où de tels comportements sont prohibés. Il n'aurait jamais dû craquer et il en a payé le prix, douloureusement.

« Halstein. » Le ton est froid, ou essaie de l'être, du moins. Trop d'émotions bataillent en lui et aucune de celles auxquelles il veut se raccrocher ne semble prédominer. Le désir ne s'efface pas comme ça. La honte, la rancoeur et la pointe de haine qui ont noirci son âme non plus.

La posture se fait défensive, le visage se ferme. Les souvenirs de leur dernière altercation sont loin d'être agréables. Projeter l'apparence de fermeté pour cacher ce coeur qui peine à battre et se brise tout à la fois.

« Qu'est-ce que tu fais ici ? »

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MessageSujet: Re: If I had a heart I could love you #HALSEY    Lun 19 Juin - 13:06

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Là, tout de suite, t’as un peu l’impression de faire une grosse connerie.

Sauf que comme toujours, tu n’écoutes pas et tu fonces. Advienne que pourra. Des fois, ça marche, des fois, pas du tout, mais il faut bien tenter pour savoir ce que ça va donner, n’est-ce pas ? De toute façon, qu’est-ce que tu risques ? Te prendre un vent. Boarf, ça ne sera pas le dernier et puis t’en as marre de rester dans le flou comme ça, tu as besoin d’action. Laisser les choses traîner, ce n’est jamais bon. Ça les envenime et les rend encore plus compliquées. C’est un peu comme si tu laissais un fruit pourrir dans un coin, il en sortira rien de bon à manger. Avec lui, tu sais que c’est la même chose. Si tu laisses la rancune et les ressentiments s’installer, c’est définitivement cramé et une petite voix au fond de toi te pousse à arranger ça.

Soudainement, l’immeuble te semble plus grand. T’as vraiment l’air d’un con à avoir peur de monter. Heureusement que le ridicule ne tue pas, tu aurais certainement été foudroyé sur place, dans le cas contraire. Il te faut encore un petit moment pour te décider à montrer. C’est ridicule. On dirait un gamin qui a peur de se faire gronder. Un sale gosse. C’est un peu ce que tu es, tu devrais être habitué maintenant. Pourtant, l’idée de te retrouver de nouveau nez-à-nez avec Ashley te paralyse. Tu ne sais pas comment il va réagir, mais au vu de votre dernière rencontre, tu doutes qu’il t’accueilles à bras ouverts. Clairement, ça serait un miracle s’il décidé de faire comme si de rien était. Tu peux quand même espérer, ça ne coûte rien. Tu te rapproches de la porte que tu connais bien. Il faut dire que tu as eu à l’emprunter une paire de fois. Tu connais bien le chemin maintenant, même si ça fait un petit moment que tu n’y as pas mis les pieds. Il faut dire que depuis la dernière fois que tu as eu l’occasion de voir Ash, tu as complètement abandonné ta mission. Tu n’as plus voulu te retrouver seul, dans un endroit réduit, avec l’ingénieur. Non, c’était trop te demander et tu étais sûr que c’était trop lui demander à lui aussi. Alors tu as préféré fuir, comme toujours. La fuite est facile, bien plus facile que de devoir affronter les conséquences de tes conneries, ça c’est certain.

Une fois entré dans le laboratoire, tu te sens un peu idiot. Certaines mauvaises langues diraient simplement que c’est parce que tu en es un. Ce n’est peut-être pas tout à fait faux. L’endroit semble vide et clairement, ça t’emmerderait plutôt d’avoir fait tout ce chemin pour rien. Ce serait bien ta chance tiens, au moment où tu te décides à venir le voir, il lui prend l’envie d’aller se balader. Non, ça ne peut qu’être une mauvaise blague. Pris dans tes élucubrations et hypothèses toutes plus loufoques les unes que les autres - à un moment, tu t’es même dit qu’il aurait pu être enlevé par des extraterrestres - tu ne remarques pas la présence dans le laboratoire. Autant dire que ce n’est pas très prudent. Si ça avait été le fameux voleur de prototypes, il te serait certainement passé sous le nez sans que tu t’en rendes compte et on ne peut pas vraiment dire que ce soit un fait d’arme remarquable. C’est même plutôt tout le contraire. Déjà que t’as abandonné ton poste, si en plus, le voleur te passe sous le nez, tu risques vraiment de te faire tirer les oreilles.

Ton prénom est prononcé, tu tournes la tête. Ashley est là, une tasse de café à la main - tu peux en sentir l’odeur qui te chatouille les narines - tu n’aimes pas vraiment le ton utilisé, mais tu ne peux pas vraiment en dire quoique ce soit. Après tout, c’est toi qui lui as imposé cette distance. Parce qu’il t’a fait peur, parce que tu as effleuré quelque chose que tu n’as jamais connu et que tu as fait ce que tu sais faire le mieux : tout briser. Là encore, c’est la solution de facilité. Tu préfères tout casser avant que ça ne devienne sérieux, avant que ça puisse t’affecter. Ça fait bien longtemps que tu t’es fermé à toutes émotions positives. Seule la colère et les ressentiments acceptent de te tenir compagnie et c’est peut-être mieux comme ça désormais. Pourtant, une petite voix au fond de toi te murmure que tu t’en veux. Peut-être qu’elle n’a pas tort. Tu t’en veux d’avoir levé la main sur ce visage bienveillant, tu t’en veux d’avoir laissé les choses s’envenimer de la sorte, tu t’en veux d’avoir laissé un sentiment quelconque te faire perdre la raison. Sauf que maintenant, tu n’y peux rien. Ce qui a été fait, a été fait. Ce n’est pas comme si tu pouvais revenir en arrière.

« Ashley » de ton côté, tu es incapable de jouer les détaché. Tu es ravi de le voir ici, d’une certaine façon. Pourtant, tu essayes de garder un ton neutre.

Tu passes de nouveau une main dans tes cheveux encore mouillés par ta petite balade jusqu’ici. Geste parasite qui te permet de ne pas rester droit comme un i, tel l’idiot que tu es. Il te demande ce que tu fais là. Question légitime. Tu aimerais lui dire que c’est parce que tu veux t’excuser. C’est certainement ce que tu devrais dire. C’est ce que les gens normaux font. Ils se rendent compte de leurs erreurs et essayent de se faire pardonner ensuite. Pas toi. Toi, t’es bien trop fier pour t’excuser de quoique ce soit. Toi, t’es un petit con, plein d’orgueil.

Alors tu te contentes de hausser les épaules avant de répondre : « J’ai une enquête à finir, tu te souviens ? » tu mériterais des baffes, même toi, tu t’en rends compte. « Tu n’as pas remarqué de nouveaux vols ? » ou l’art de s’éloigner au maximum du sujet qui fâche.

Les yeux vers lui, en attente d’une réponse, tu prends le temps de l’observer. Tu es content de voir que tu n’as pas laissé de marques trop profondes. Les ecchymoses laissées ont disparu. Tu n’aurais certainement pas supporté de voir son visage tuméfié. C’est peut-être pour ça que tu as mis autant de temps avant de revenir. Juste pour être sûr.  
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MessageSujet: Re: If I had a heart I could love you #HALSEY    Mer 5 Juil - 0:12

Tu ne sais pas comment le lire.

Halstein semble à la fois nerveux et complètement insouciant. Plus proche du gamin un peu trop fouineur et casse-pied qu'il était les premiers jours dans ton laboratoire, à te coller simplement parce qu'on aurait dit que ton agacement à le voir te suivre comme une ombre partout l'amusait, que sa mission dans la vie était de te pousser à bout. Aujourd'hui, il te paraît tellement loin de cette tempête violente de rage et de haine qu'il était lors de votre dernière altercation. Tu ne sais pas comment le lire. Qu'en penser.

Une part de toi, une grande part de toi, a envie d'être en colère. De le jeter dehors. Parce qu'assurément, il doit se moquer de toi. À revenir comme ça, comme si de rien n'était. Comme si rien ne s'était passé, comme s'il n'avait pas partagé ton lit pour finir par te fracasser le visage une fois que le jeu ne devait plus en valoir la chandelle. Les ecchymoses se sont effacées avec le temps, mais la blessure à ton ego, à ton coeur, elle, demeure. Tu serres les dents, carres les mâchoires, pour ne pas dire quelque chose que tu pourrais regretter. Halstein n'est qu'un gamin. Tu le savais dès le début, et tu t'es quand même laissé prendre au piège. Tu t'es laissé emporter par son attitude à la fois insupportable et étrangement attachante. Il t'irrite, il t'insupporte, et pourtant tu as en même temps simplement envie d'effacer les dernières paroles échangées, les coups de poings, repartir de zéro. Tu sais qu'il y a trop de mauvais, dans ce que vous avez pu partager, trop de haine, trop de honte, trop d'inacceptation. Et pourtant une part de toi se dit qu'il y a peut-être quelque chose à sauver, une part de toi qui a envie de recoller les morceaux. Mais la voix principale, plus forte, elle, te traite d'idiot. De naïf. Jure qu'il n'y a rien à réparer, rien à recoller. Que c'était une erreur, une grossière erreur de ta part, et que ça ne se reproduira plus. C'est ce que tu te dis, te répètes, mais ton traître de coeur ne t'écoute pas, lui.

Halstein ne l'a-t-il pas déjà assez cassé ? N'as-tu pas retenu la leçon ?

La réponse qu'il te donne sur sa présence en ces lieux te donne envie de le baffer, de le secouer. Arrogant, impertinent. Tu te demandes ce que tu as pu trouver à ce sale gosse. Jamais une attitude désinvolte ne t'a paru aussi intolérable. Tu n'as jamais toléré l'attitude effrontée de tes cadets, leur retirant rapidement cette mauvaise habitude. Halstein semble presque être le parfait exemple de tout ce que tu condamnes. Et pourtant...

« Tu veux parler de l'enquête que tu as abandonnée pendant un mois ? Oui, je me souviens. C'est plutôt à toi que je devrais retourner la question. » répliques-tu, avec un sarcasme à peine voilé, un sourcil haussé pour la bonne mesure.

C'est bas, insidieux, mais tu ne peux pas t'en empêcher. Il n'y a pas que ton coeur qui est meurtri, ton ego l'est aussi et c'est ta fierté qui parle à cet instant. Tu ne veux pas te laisser avoir, tomber dans le piège une nouvelle fois. Tu ne céderas plus, tu te le promets. Et tu retourneras les coups, cette fois. Ton naturel d'ordinaire calme a l'air de fondre comme neige au soleil en face d'Halstein. Le milicien doit toujours te pousser à bout, t'énerver, rien que par sa propre présence. Tu ne sais pas si ça vient de toi ou si le jeune homme fait cet effet à tout le monde. Peut-être un peu des deux.

La question suivante est plus sérieuse, plus à propos aussi. Et, tu le notes, totalement éloignée de tout ce qui a pu se passer entre vous.

Tu pousses un soupir, fermes les yeux, portes la main à ta tempe. Toute ta colère semble s'évaporer dans ce souffle. T'énerver ne sert à rien. Agir de façon hostile non plus. C'est toi l'adulte entre vous deux, toi le responsable. T'abaisser à la provocation gratuite, aux petites piques ne te sied pas, ne te correspond pas. Quand tu rouvres les paupières, Halstein n'a pas bougé. Tu reprends d'un ton plus calme, plus mesuré, plus neutre aussi :

« Non, je n'ai pas remarqué de nouveaux vols. Mais j'imagine qu'ils ont obtenu ce qu'ils souhaitaient et la sécurité du laboratoire a été augmentée, donc je ne pense pas qu'il y en aura d'autres. »

Ignorer tout ce qu'il s'est passé, c'est probablement le mieux à faire. Halstein a une mission à mener, un voleur à rattraper. Tu as des prototypes à récupérer, même si tu n'as plus grand espoir de revoir tes machines – elles valent trop pour ne pas déjà avoir été vendues au plus offrant ou décortiquées pour être reproduites...ou plutôt tentées d'être reproduites. Tout le reste...ne compte pas. N'a pas d'importance. Vous étiez en-dehors de la loi. C'était un dérapage malencontreux. Ça n'aurait pas dû arriver. Ça n'arrivera plus. Fin de l'histoire.

« Des avancées, de ton côté ? » demandes-tu, avant de prendre une gorgée de café.

Tu te forces à adopter un ton neutre, poli. Se concentrer sur l'enquête, et rien d'autre. Tu peux mettre tout ça derrière toi, faire comme si rien ne s'était passé. C'est mieux pour vous deux, tu en es persuadé.

Halstein repartira bien assez vite de ta vie de toute façon.

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