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 Throw me into the fire [PV Halstein]

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: Throw me into the fire [PV Halstein]   Sam 3 Juin - 2:18

Throw me into the fire
○ For all I know the best is over and the worst is yet to come. Is it enough to keep on hoping when the rest have given up ? And they go. I hate to say I told you so. But they love to say they told me so. I know you like when I admit that I was wrong and you were right. At least I try to keep my cool when I'm thrown into a fire.



L’arme au poing et la combinaison en place, elle s’autorise une inspiration plus profonde et expire plus lentement encore à la suite. Les légers tiraillements au niveau de l’abdomen lui rappellent le chemin parcouru. Ce que ça lui a coûté de réintégrer les rangs. L’amertume colle au palais, la rage reste isolée dans les entrailles. Pas d’amnésie pour saccager le mépris, aucun pardon pour alléger le poids des souvenirs. Sa présence ne tient qu’à ses résolutions et à cette seule fonction. Le reste du décor lui râpe la rétine, les visages à la fois familiers et étrangers s’élancent de part et d’autre. Autant de carcasses que de reproches qu’elle ne peut formuler. De toute manière, qui les écouterait ? Sûrement pas ses collègues, pour qui elle ne nourrit qu’une profonde antipathie. Dans le meilleur des cas, on l’ignore. Pour le pire, les regards suggèrent la pitié, la renvoient à une époque où son enfer s’entretenait par ces attentions maladroites. La bile remonte l’œsophage, les doigts se rassemblent autour de la crosse. Entre eux et elle, les océans se sont étendus et ont grignoté son lopin de terre. Elle suffoque, s’échappe très vite des locaux de la milice pour retrouver le terrain. Trop tôt, peut-être pour s’échapper du nid sans le moindre allié. Mais même Burton, son coéquipier, la couve d’une façon qui l’irrite. La faute aux hématomes garnissant toujours une partie de son visage, à ses mouvements moins fluides et à son incapacité à refouler la moindre grimace quand les meurtrissures se réveillent. Mais la sorcière n’a plus de temps à gâcher, allongée sur le canapé à attendre que l’ensemble guérisse. Il y a plus d’une plaie que le silence ne pourrait suturer. Bien au contraire, chaque minute gratte les croûtes, arrachent la peau autour des cicatrices. Les démons s’habillent de son inaction.

Alors, elle se tient là où le danger guette. Prête à éparpiller les succubes en traquant d’autres diables. Sa ronde la porte d’un coin à l’autre de la Nouvelle-Orléans, relevant les endroits soupçonnés d'activités troubles. Les yeux de la milicienne trainent de passants en devantures, ses sens exacerbés par les récents événements. Alerte, elle continue de penser que la menace se tapit là, quelque part. Que jamais la Sakpata ne se contentera d'un lien familial comme d’une excuse à sa survie. Sa paranoïa fait redoubler sa vigilance et ainsi donc, son efficacité. Avec discrétion, elle se faufile dans un bâtiment abandonné dans un de ces quartiers chics. Des ombres se disputent l’espace à l’étage, elle les a vues depuis la rue. Ils n'ont aucune raison valable de se trouver là. A moins d'être sans abri et son travail comporte aussi ce genre de désagréments. Les pas de velours frôlent le plancher détérioré. Le rez-de-chaussée délaissé n'abrite qu'une sombre mélancolie. Une ancienne sonnette trône sur un comptoir poussiéreux, des rangées de crochets s’alignent contre le mur. Quelques clés ont disparu, d’autres souffrent d’une rouille entêtante. Un ancien hôtel déserté, autrefois luxueux et aujourd'hui, délabré.

La silhouette se fraie bien vite un chemin jusqu’aux alternatives proposées pour monter. L’ascenseur apparait hors service, forcément. Des voix lui parviennent immédiatement dans la cage d’escalier. Son souffle se fait inexistant le temps de remonter  quelques marches. La moquette poisseuse, gorgée d’humidité accueille ses semelles dans le couloir. Une porte est claquée au bout de cette allée. Elle évolue parmi les ombres, tend l’oreille à quelques conspirations. La révolte gronde plus ardemment depuis que la pénurie frappe la ville. En masse, les citoyens réclament justice. Cette dictature insupportable ne leur fournit même plus l’assurance d’une survie inéluctable. Il a échoué dans la plus basique de ses obligations. Joan les trouve drôlement naïfs et bêtes, ces gens-là. Personne ne pourrait réparer un monde aussi ravagé. Tout a une limite. Même ce gouvernement, même l’espoir, même la vie.

Les quelques intonations filtrant depuis la dernière chambre ne lui apprennent que la présence de créatures surnaturelles. Ils semblent tous s’injecter une quelconque toxine pour maitriser des pouvoirs défaillants. Trafic de sang à la clé mais il ne s’agit pas que de ça, elle le comprend très vite. Petit repère pour des planifications malsaines en tout genre. En chemin, ses prunelles s’arrêtent sur une pièce accessible. Du beau matériel servant à la préparation d’explosifs échoué sur des draps miteux ainsi qu'une belle quantité d'armes. Des anarchistes ou des revendeurs de chaos. L’un dans l’autre, sa curiosité l’amène devant la paroi convoitée. Elle les écoute durant une poignée de secondes avant qu’un bruit ne l’alerte d'une nouvelle arrivée. Elle se replie dans une chambre adjacente, le flingue déjà sorti de son étui. Sa démarche gauche l’a fait percuter le coin du lit. Ses lèvres miment un juron mais sa gorge le retient. Son opposant dévie de sa trajectoire alors qu’elle se planque dans une armoire. L’homme, un peu trop intelligent, fourre son nez sous le lit avant de s’orienter dans sa direction. Prête à bondir, la brune contracte ses muscles. Elle saute immédiatement à la gorge de son assaillant. En y mettant tout son poids et grâce à l’effet de surprise, elle parvient à le faire basculer. Il tombe à la renverse sur le matelas. La furie en profite pour coller le canon du flingue contre la tempe, poser son autre main sur la bouche du rebelle. Mais ce dernier se moque bien de la menace. Il lui mord les doigts et hurle. Deux coups de crosse pour qu’il soit sonné. Le mal est déjà fait. La petite troupe ne tarde pas à se pointer.

Le corps malmené par l’assaut, la trentenaire se voit obligée de renoncer à la rapidité et à la fuite. Étouffant ses gémissements, elle en vient à tirer à bout portant sur les alertés. Ils sont trois, se présentent immédiatement comme menaçants. Sans scrupule, elle appuie sur la détente avant qu’ils ne débutent l’échange de tirs, en abattant deux de la sorte, profitant de la confusion pour se faire. Elle roule, ensuite, sur les draps pour atteindre le côté opposé de la pièce. La revancharde se protège d’une petite table minable et finit par achever le troisième. Le trio éliminé, la combattante se relève pour observer les dégâts. En bas, elle peut en entendre d’autres remuer, impossible d'en définir le nombre mais son intuition lui dit de se méfier. La cave, songe-t-elle subitement, meilleure cachette à un quelconque business. Attirés par les coups de feu, les autres résistants ne mettront pas longtemps à la dénicher. En désespoir de cause, elle monte aussi vite que possible deux étages et attend dans la pièce la plus éloignée de la sortie. Elle utilise très vite les moyens mis à sa disposition pour communiquer avec la milice. « Cadavres sur les bras, terroristes repérés, repli impossible. » Vague description du lieu, coordonnées plus précises de sa position. Le souffle court, elle tente d’oublier qu’elle a mal. Aucune nouvelle blessure à déplorer mais les anciennes ne lui offrent aucun répit. « Faut que Burton ramène ses fesses. Ces crevards m’ont captée. Je suis bloquée dans une putain de chambre au troisième. » On lui promet de lui envoyer des renforts sans lui spécifier l’identité de son coéquipier. Prenant son mal en patience, elle se barricade et se cache ensuite entre un meuble et un mur, le pistolet rechargé. Un vrai coup de pied dans la fourmilière. Même pas fichue de trouver seule la reine et de l’écraser. Avant, sa fierté l’aurait peut-être obligée à se confronter aux criminels avant de contacter les autorités. Mais depuis la fusillade, sa témérité s’est retrouvée légèrement ébranlée. Juste assez lucide pour conscientiser qu’elle n’est pas apte à gérer tout ça sans aide. Et qu'est-ce qu'elle en crève de le reconnaitre.

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MessageSujet: Re: Throw me into the fire [PV Halstein]   Mar 13 Juin - 12:56

throw me into the fire
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Ces derniers temps, le sale gosse erre souvent dans les rues qui tissent le quartier ouest de la ville. Les riches, les mielleux du gouvernement. Tout ce qui l’aime, mais on ne lui demande pas vraiment son avis. On lui dit d’exécuter les ordres et il le fait, en râlant parfois, mais il le fait quand même. Il regrette parfois ses petits excursions dans les quartiers nord ou sud. Plus d’adrénaline, plus de sauvagerie. Le gamin terrible adore jouer sur le fil du rassoir. C’est sa façon à lui de se sentir en vie. Le danger est certainement son meilleur ami. Du moins, jusqu’à ce qu’il se retourne contre lui, mais c’est aussi ça de jouer avec le feu. C’est le risque à prendre. Il en a un peu marre des cartiers huppés. Pourtant, il sait que c’est logique. Bien sûr que les « Grands » de cette ville veulent qu’il protège leurs jolies petits culs, parce qu’ils sont incapables de le faire eux-mêmes et ils ont tellement peur des créatures avec lesquelles ils veulent devenir amis, qu’ils se cachent derrières les uniformes noirs des shadowhunters. Ça a quelque chose de pathétique. En attendant, le reste de la ville gronde, fatigué par la pénurie, affaiblie par le rationnement, les rebelles sont de plus en plus nombreux. Et le Gouvernement reste stoïque face à la souffrance du peuple qu’il est sensé protégé. Le sale gosse hausse les épaules, ça devrait l’attrister ou le mettre en colère, mais au fond, ça ne l’émeut plus. C’est devenu quelque chose de normal et c’est certainement ça le plus triste dans cette histoire. L’absence de réaction. L’indifférence.

Il n’a pas vraiment le temps d’y réfléchir plus longtemps. On le prévient qu’un autre shadowhunter a besoin de lui. Aucune identité n’est révélée, mais on explique vaguement la situation. Un vieux bâtiment délabré, un shadowhunter en difficulté, des surnats qui occupent les lieux et qui ne sont pas très amicaux. Il n’a pas besoin de plus. Il note les coordonnés et presse le pas. Ce n’est pas le moment de lambiner. La vie d’un de ses collègues est peut-être déjà en danger, mais ce n’est pas forcément pour ça qu’il se hâte, c’est surtout la perspective de se défouler qui lui accroche un petit sourire sur le coin des lèvres, qu’il s’efforce de cacher du mieux qu’il peut. La violence ne lui a jamais fait peur. Bien au contraire, elle est rapidement devenue l’une de ses alliées. Parce que la violence impose souvent la terreur et que la terreur aide à imposer un certain respect. Alors quand il était gosse et qu’il voulait qu’on le respecte, il n’a pas trouver mieux que la violence. Solution de facilité. La seule qu’il est trouvée. Depuis qu’il l’a de son côté, il n’hésite pas à foncer dans le tas. Peu importe ce qui peut lui arriver de toute façon, personne ne tient à lui, il ne manquera à personne.

Quand il arrive sur les lieux, il prend un instant pour détailler l’immeuble. Au premier abord, il semble plutôt calme. Malgré tout, quand il tend l’oreille, il peut entendre des bruits étouffés par les murs et la porte. Prudent, il s’avance d’avantage et fini par franchir la porte. À peine quelques pas, que le sol grince derrière lui. Heureusement, ses réflexes sont toujours au top et il a juste le temps de se retourner avant de voir un gringalet essayer de lui fonce dessus. Un petit sourire plein de contentement se dessine sur ses lèvres alors qu’il se contente de lui filer un coup de cross sur la tempe de l’inconnu, qui s’effondre à ses pieds. Il doit se faire discret s’il veut pouvoir atteindre son camarade en difficulté. Seulement, la discrétion n’a jamais été dans ses attributions. Le gamin terrible va devoir faire des efforts. L’endroit se transforme rapidement. On pourrait presque croire à une fourmilière et s’il ne se presse pas, la situation risque de bien vite devenir trop compliquée. Heureusement, il aime ce genre de moments. Quand l’adrénaline afflue dans les veines, gonflées à bloc. Le coeur qui a fini par arrêter de battre plus vite, mais prend un rythme plus lent, celui de prédateur. Il a une mission à accomplir et il a bien l’intention de la mener à bien. Il grimace quand la marche sur laquelle il pose son pied à la bonne idée de grincer. Non, mais sérieusement ? Il lève les yeux au ciel, avant de s’assurer que personne n’a entendu. Ça aurait été trop beau. Utiliser une arme à feu ici, serait bien trop dangereux, comme mettre le feu au poudre. Le bruit finirait par attirer tout les hostiles dans le coin et clairement, il préfère éviter cette éventualité, le sale gosse. Tête-brûlée, mais pas suicidaire. Il va devoir utiliser une autre tactique pour arriver à ses fins. Il prend une grande respiration et se lance dans le combat. Putain, le troisième étage est juste à moins d’une dizaine de marches. Il avait réussi à se faire discret. Il aurait pu monter jusque là sans se faire repérer, mais il a fallut que cette foutue marche se mette à craquer. Les coups tombent des deux côtés. Un coup à l’oeil lui fait tourner la tête, mais il arrive à venir à bout de ses assaillants. Bon, par contre, il risque d’être recouvert d’hématomes, le gosse demain.

Sans plus attendre, il se précipite vers le troisième étage et croise les doigts pour tomber sur la bonne porte. Avec un peu de chance, son intuition n’est toujours pas cassée. Une fois dans la pièce, il grimace. Son oeil pique. Il fouille rapidement la pièce. L’oreille tendue, il est prêt à dégainer si quelqu’un décide de se pointer. « Bon, y a quelqu’un ? » qu’il lâche sèchement « Parce que si j’ai fais ça pour rien, j’brûle cette baraque branlante » ouais, parce que le langage châtié, ça sera pour une autre vie.

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MessageSujet: Re: Throw me into the fire [PV Halstein]   Lun 19 Juin - 12:38

L’air se cale bien mal dans la gorge. L’agitation lui parait perceptible d’ici. Intuition ou simple paranoïa ? La milicienne ne pourrait le dire. L’index flirte déjà avec la gâchette, inconsciemment. Contact rassurant qui apaise sa nervosité. Attendre planquée, ça ne lui ressemble pas. Elle déteste ça depuis toujours. Quand gamine, elle se prêtait au jeu du cache-à-cache. La sensation de n’être qu’une proie vouée à se faire avoir par le prédateur. Les mains moites, la mine déconfite, l’enfant ne s’amusait pas, terrée dans des placards, à patienter sagement mais elle obéissait à la pression sociale, cherchant si fort à être intégrée alors. Mais elle cohabitait à l’époque très mal avec l’adrénaline. Cette angoisse de la fuite par le silence ne lui a ainsi jamais correspondu. Pas plus maintenant qu’auparavant, quand son ex-mari rentrait du boulot et se servait directement dans le buffet pour digérer sa journée. Joan apprenait à se faire minuscule, à hanter des espaces exiguës afin qu’il ne la trouve pas immédiatement, qu'elle n'ait pas à subir pas son mécontentement. Et ça, ça n’avait rien d’un jeu. Ces sensations sont douloureuses mais elle ne peut pas les réprimer à coup de bonne volonté. Pas maintenant, après qu’il soit revenu la torturer en lui déposant quelques présents dans sa chambre d'hôpital. Le passé la harcèle jusqu’ici, sur le terrain où tout se prête pourtant à sa renaissance. Un goût amer lui colle au palais. Ce beau renouveau se teinte des mêmes couleurs qu’il lui infligeait. Des hématomes plein le visage et plus d’une lésion pour l’esprit. La divorcée s’égare et se recentre aussi vite que possible. Le souffle toujours court, la crainte ancestrale persistante, la brune s’attend à tout et surtout au pire. Celui-ci s’annonce très rapidement. Des bruits, un combat pas très éloigné, quelqu’un approchant. Secours ou mutinerie ? Les doigts craquent autour de la crosse. Une inspiration profonde, une expiration plus précipitée mais néanmoins, est-elle focalisée sur l’intrusion. Prête à tirer à bout portant sur l’étranger, si prête de tenter le tout pour le tout.

Mais une voix l’interpelle. Familièrement agaçante. D’un bond, la trentenaire sort de son trou pour aviser l’arrivant. Réconfortée durant une seconde et extrêmement irritée dès la suivante. On ne lui envoie même pas quelqu’un qui porte les mêmes couleurs qu’elle. Pas la première fois, pas la dernière non plus. Parmi tous ceux qui gonflent les rangs de l’armée, elle a la chance de tirer le jackpot avec lui. Le regard se fait inquisiteur, le flingue repose contre la cuisse le temps de la discussion. La langue se délie, le ton immédiatement acide. « Non mais qu’est-ce que tu ramènes ta fraise ici, toi ? Putain de tous les chieurs de la milice, c’est toi qu’ils envoient. Ah les enculés, sérieux. Ils pouvaient pas balancer un type de ma putain d’unité déjà ? » Ses yeux le dévisagent avec une perplexité grandissante. Elle grogne plus qu’elle n’articule. « T’as sauté sur l’occaz’ pour te foutre de ma gueule peut-être ? T’as que ça à foutre, hein, le glandu ? » Sa tolérance et son indulgence déjà si peu mobilisées en temps normal, avoisinent le zéro absolu quand ça concerne cet énergumène. Ça serait plus facile de compiler avec lui si elle n’y était pas, au fond, attachée. Se rappelant des sons perçus depuis sa tanière improvisée, l’américaine se déniche un autre moyen de se défouler. Les accumulations récentes font rompre ses nerfs plus sûrement que jamais. Entre le passage à l’hôpital, les ennuis qui la coursent de toute part et son incapacité à jongler entre tout, la sorcière ne dispose plus de la moindre dose de sang-froid.

Que ça soit Halstein qui assiste à cette faiblesse, qu’il puisse discerner les ravages du passage à tabac antérieur, la rend littéralement malade. L’attaque a toujours été sa meilleure défense donc elle poursuit sur sa lancée, lui adressant une œillade assassine. « Puis bravo pour la discrétion, le débilos. T’as fait un boucan de merde en déboulant là. T’as cru que t’étais tout seul ? Tu te faisais chier alors t’as décidé de pimenter un peu c’te belle merde peut-être ? » Le volume de sa voix ne rend pas justice aux accusations qu’elle porte. Pas plus que sa manière effrontée d’entrer sans s’embarrasser d’une escorte dans un lieu où un trafic d’une grande importance se joue. La subtilité n’a jamais fait plus partie de son mode de fonctionnement que celui de son comparse actuel. Elle le sait mais refuse de l’avouer à l’heure où elle s’est décidée à le mépriser. La rancune tenace pour de mauvaises raisons.

Des corps s’approchent, elle les perçoit une fois la quiétude revenue. Sans savoir si ce sont ses intonations emportées ou la bagarre de son acolyte qui ont attiré cette prochaine salve de criminels, elle se décide de ne plus annoter la situation. A la place, elle attrape le col du soldat et le tire en arrière jusqu’à revenir à sa planque initiale, l’obligeant à se taire, d’une main posée brièvement sur ses lèvres. Une fois les bruits de pas dispersés, elle se permet de chuchoter. « Ils sont combien les crevards ? T’as pu compter ou tu t’as juste foutu le bordel à l’aveugle ? » Penchée sur l’oreille de l’humain, elle réalise la position inconfortable dans laquelle ils sont à cause de cette petite partie de cache-cache. Elle n’aime pas cette proximité du tout, le malaise envahissant la poitrine. Décidément, ses embrouilles l’ont totalement détraquée. Elle aimerait pouvoir se foutre une gifle pour se secouer. Arrêter de croire que tout est une menace et mieux encore, arrêter de penser qu’elle ne pourra pas la contrer.

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MessageSujet: Re: Throw me into the fire [PV Halstein]   Mar 25 Juil - 2:38

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La discrétion n’a jamais été son fort. Il a fait des progrès, depuis qu’il est habillé en noir, mais ça n’est décidément pas son fort. Il aime l’action, il aime quand les choses bougent et quand il doit rester discret, il ne peut pas bouger à sa guise. Il faut toujours faire attention à là où on met les pieds, ne pas faire de mouvements trop brusques et clairement, ça à tendance à le saouler au bout de dix minutes.

Pourtant, il a fait de son mieux pour ne pas se faire repérer. Seulement, plus facile à dire quand on atterrit dans un nid. Même le sale gosse n’aurait pas été jusqu’à foncé tête baissé dans ce genre de merdier. Il faut être débile pour vouloir s’y aventurer seul ou suicidaire ou être un débile suicidaire. Peu importe. Le résultat est le même. Le début du voyage se passe bien, mais comme toujours, c’est quand il arrive presque à destination que les choses tournent mal. Une marche craque et c’est le bordel. Putain d’escalier incapable de se la fermer. Malgré tout, il se bat bien le gamin. Il ne se laisse pas mettre K.O aussi facilement. Il n’a pas l’intention de se laisser avoir. C’est un dur à cuir. Du moins, c’est ce qu’il aime à dire. Les assaillants sont à terre et il se précipite vers une porte. Il espère ne pas se tromper, parce que clairement ça serait bien chiant et qu’il n’est pas agent immobilier, il n’a pas besoin de faire toutes les pièces pour visiter.

L’arme à la main, il ne relâche pas sa vigilance. Il n’a pas envie de se faire avoir maintenant. Il est là pour porter main forte à un de ces collègues, ce n’est pas le moment de tout niquer. Ce n’est pas pour autant qu’il est de bonne humeur. Il aurait pu faire autre chose de bien plus agréable que de se balader dans cette bâtisse à moitié en ruines. Quand il sent un mouvement derrière lui, il lève son arme, prêt à tirer une balle dans la première carcasse qui s’approche d’un peu trop prêt. Il a faillit tiré quand il a reconnu Joan, mais il se retient à la dernière seconde, la détente est oublié, mais son regard reste bloqué sur son ancienne coéquipière. Il lève les yeux au ciel, l’enfant terrible, quand il entend ses reproches. Non, mais elle est sérieuse celle-là. Au final, il aurait peut-être mieux fait de lui tirer une balle de suite. Peut-être que ça lui aurait éviter de l’ouvrir pour sortir autant de connerie. Parfois il se demande comment elle fait pour emmagasiner autant d’idioties en elle, sans faire de trop plein. « Eh oh on va s’calmer okay. Si t’es dans ta mauvaise période du mois, fallait t’acheter du chocolat » parce que oui, il raconte des conneries, mais il vient de se faire agresser verbalement, il essaye de dédramatiser. « Maintenant, si t’es pas contente qu’on m’envoie aider tes miches à sortir de là intactes, très bien. J’repars d’où j’viens et tu te démerdes comme une grande. J’en ai rien à foutre moi. » ce n’est peut-être pas tout à fait vrai, mais elle n’est pas sensé le savoir. Et puis merde à la fin, il n’a rien demandé lui, on lui a dit de venir en renfort, il l’a fait. Alors qu’est-ce qu’on vient lui prendre la tête avec ça. « Puis oh l’hystérique, j’pense que t’es mal placé pour causer là tout de suite, j’suis peut-être un glandu, mais j’ai un minimum de cervelle pour ne pas me lancer dans une mission suicide sans back-up »

En arrivant, l’gamin ne savait pas que c’était Joan qui était coincée en haut de cette tour, s’il l’avait su, peut-être qu’il ne serait pas allé la sauver, la princesse - même si là tout de suite, elle ressemble plus à un dragon qu’une princesse - ou peut-être qu’au contraire, il aurait foncé tête baissée pour sauver ses miches. Parce qu’il a beau faire l’indifférent, il n’a pas oublié que c’est elle qui l’a aidé à se canaliser au début, que c’est certainement grâce à cette aide qu’il ne s’est pas retrouvé jeté dans la fausse aux lions au premier faux-pas. Même s’ils sont en froid, il ne l’aurait pas laissé se démerder seul. Sauf que ça, forcément, il n’ira pas l’avouer à voix haute. Faut pas déconner non plus. « Tu commences à m’emmerder avec tes accusations à deux balles. Si t’avais pas voulu jouer les cowboys solitaires, j’aurai même pas eu à foutre les pieds dans cette ruines. Alors ferme-là un peu et assure tes arrières. J’ai pas envie d’me faire trouer dans cette piaule, à cause de ton analyse foireuse de la situation. » faut pas croire, elle veut s’époumoner en l’insultant et en lui mettant tout sur le dos, pas de soucis, mais il peut faire pareil, l’gosse. Les reproches il connait et ça ne lui fait pas peur, alors si elle croit que ça va lui faire quelque chose, elle se fout l’arme dans l’oeil jusqu’à la garde.

Un silence se pose sur la pièce et les pas derrière la porte s’approchent. Bordel de merde. Fallait s’en douter que c’était pas fini. Puis la voix de la Valentine ont au moins dû atterrir jusqu’à l’étage d’en dessous, si ce n’est pas plus bas. Grâce à elle, ils vont tous débouler et ils vont se retrouver dans la merde. Il allait s’apprêter à faire face aux assaillants qui n’allaient pas tarder à entrer dans la pièce, quand il sent une main choper son col pour l’amener à l’écart. Il retient un juron. Pas l’moment de se faire remarquer. Il est bien au courant de ça. Planqué, elle lui parle à l’oreille, mais il ne réagit pas de suite. Il lève les yeux à sa réflexion. Décidément, elle ne s’arrête jamais l’effronté. Dans une autre situation, il lui aurait certainement fait un doigt, juste pour qu’elle comprenne ce qu’elle lui inspire, à l’instant, mais il se retient. De toute façon, il doute avoir vraiment assez de place pour faire ce qu’il veut de ses bras. Il se contente de réfléchir un instant. « J’en ai mis trois hors d’état de nuire en arrivant, les autres étaient plus bas. Ils sont au moins une bonne dizaine, peut-être plus, s’il y a plusieurs niveaux au sous-sol. » c’est qu’il n’est pas équipé de lunettes à rayon-x le gosse, il est encore incapable de voir à travers les murs ou les sols. Ça lui aurait été bien pratique pour le coup. Peut-être qu’il aurait pu en parler à Ashley si seulement il n’avait pas tout fait foirer. Il secoue légèrement la tête pour revenir à la situation présente. Il bouge un peu, dans son trou à rat. Il se trouve bien trop à l’étroit ici. « On ne peut pas rester là. » qu’il murmure le plus doucement possible « s’ils déboulent maintenant, ils n’auront pas grande difficulté à nous abattre sans effort et j’sais pas pour toi, mais j’ai pas l’intention de finir comme ça. » hors de question. C’est qu’il n’est pas forcément le mec le plus courageux du monde, l’gamin, mais il a une fierté surdimensionnée qui l’empêche de se laisser avoir aussi facilement. « Reste là, j’passe de l’autre côté et avec un peu de chance, ils sauront assez cons pour venir vérifier ici et on les arrose dès qu’ils passent la porte. » il doit avoir assez de munitions pour en faire exploser quelques uns et pour les autres, il trouvera bien une solution le moment venu. Il ne s’inquiète pas vraiment pour ça.

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by Wiise

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