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 Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »

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RUNNING TO STAND STILL

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Féminin
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↳ Age du Personnage : 32 ans.
↳ Métier : Shadowhunter.
↳ Opinion Politique : Pro-gouvernement.
↳ Playlist : Morcheeba - Shoulder Holster ; The Gathering - Shortest Day ; David McCallum - The Edge ; Elysian Fields - Fright Night ; Tool - Schism ; Soundgarden - Fell On Black Days ; Pink Floyd - Hey You ; Portishead -
Numb ; The Exies - Creeper Kamikaze ; Silversun Pickups - Sort Of ; Metallica - Until It Sleeps ;
↳ Citation : « Le courage consiste à donner raison aux choses quand nous ne pouvons les changer. »
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les petits papiers
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MessageSujet: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:16


Katsiaryna Maryna Yurkova
« Don’t overthink it and don’t blink. »


le MIDien derrière l'écran


↳ pseudo & prénom :
Granola
↳ âge :
26 ans
↳ pays :
France
↳ ton avis sur MID ?
Il est absolument sublime !   Les annexes sont tellement bien ficelées Et j’admire sa longévité
↳ niveau d'addiction :
Je passe tous les jours !
↳ dédoublement :
Ne me regardez pas comme ça !
↳ et le règlement tu l'as lu ?
Oui, j’adore lire les règlements ! (Ce n’est pas une blague.)
↳ t'as découvert MID comment ?
Grâce à Wladou mon parrain d’amour !
↳ un dernier mot ?
Cachou.  
↳ smiley fétiche :
baignoire

31 ans ━ Célibataire
Soulcrusher ━ ft Ginta Lapina


©️ SWAN
↳ Date et lieu de naissance :
Le 25 août 1985 à Minsk, Biélorussie.
↳ Forme animale :
Chaton.
↳ Métier :
Shadowhunter.
↳ Orientation sexuelle :
Hétérosexuelle comme par défaut. C’est surtout son indécrottable pudeur qui la tient en-deçà de la vérité.
↳ Force :
→ Disciplinée par une pratique régulière de la gymnastique et de l’athlétisme, Katsiaryna s'est constitué un corps vigoureux et délié, à l'épreuve du monde et de ses aspérités.
→ Peu impressionnable et sûre d'elle, Katsiaryna manifeste une extraordinaire volonté de maîtrise. Son terrible orgueil oscille entre l'estime légitime de soi et le plus indomptable des vices. La peur l'enrage bien plus qu'elle ne la paralyse.
→ Il semblerait qu’elle soit absolument incorruptible, et c’est sans doute ce qui la rend redoutable, au fond, en plus de sa capacité à n’engager aucun sentiment personnel dans ses actions. Contre toute attente, elle conserve une forme « d’élégance morale » dans la façon dont elle accomplit son travail. Elle estime que tout excès barbare dépasserait le simple intérêt de ses supérieurs hiérarchiques et du bien commun. Tuer pour le gouvernement est un devoir dont un milicien doit s’acquitter sans trop frémir ; Katsiaryna ajouterait volontiers : sans faire de pulpe.
→ Enfin, elle a très tôt appris à s’ennuyer. Dans une société où les difficultés croissantes peuvent conduire à de dangereuses distractions, cet aspect de sa personnalité a fini par devenir un inestimable atout.

↳ Faiblesse :

→ Katsiaryna, malheureusement, n’a aucune dextérité sentimentale. Elle a en effet devant le moindre problème la subtilité d'un rhinocéros, l'entêtement voire l'inexorabilité – et parfois, hélas, l'efficacité – absolument stupides d'un char d'assaut. C'est-à-dire qu'en dépit de sa souplesse physique bien avérée, Katsiaryna fait montre d'une incorrigible incapacité comportementale aux virages et aux détours, d'une condamnation très préjudiciable aux lignes droites...
→ Katsiaryna est antisociale par nature, au sens où elle a une forme d'économie dans les gestes comme dans la parole qui indique assez combien elle est indisposée à ménager les susceptibilités. Dotée d'une logique froide, presque mécanique, elle ne transige ni ne tergiverse avec personne, jusqu'à une forme d'impudeur que l'on peut légitimement prendre pour de l'agressivité – bien que cela n'en soit pas tout à fait. Il lui arrive en effet d'exprimer les avis les plus délicats avec une désinvolture qui signifie clairement que son but premier n'est pas nécessairement de blesser. C'est tout simplement – et fâcheusement – qu'elle n'a pas appris et ne veut de toute évidence pas apprendre à faire preuve de tact. L'un de ses traits de caractère joue par ailleurs un rôle aggravant : le plus grand problème de Katsiaryna est peut-être de ne pas avoir peur pour elle-même et, par suite, de ne pas craindre les conflits. Aussi ne s'embarrasse-t-elle généralement pas de mensonges, ni pour se protéger, ni pour préserver son entourage.
→ À cet égard, elle a de surcroît le défaut improbable d'entretenir le même rapport à son visage qu'à son genou : elle ne fait pas plus attention à l'un qu'à l'autre, et la perspective d'avoir un œil au beurre noir ou la lèvre fendue ne semble pas la chagriner plus que cela.
→ Bien qu’elle ne l’admettrait jamais, elle peut être d’une incroyable mauvaise foi.
→ On notera ici, à toutes fins utiles, que le sucre a sur elle un bon pouvoir de neutralisation.
→ Sa méfiance est universelle. Bien qu'elle ne condamne jamais gratuitement, il lui est difficile de concevoir l'Homme au-delà de sa propension à trahir ceux qui l'entourent. La dissimulation lui hérisse immanquablement la nuque.

↳ Avis sur le Gouvernement :
Déjà conditionnée par le régime dictatorial de son propre pays, Katsiaryna est absolument persuadée qu’elle a choisi le mal pour éviter le pire. La sécheresse de son esprit, ni contemplatif, ni idéaliste, la rend toute disposée à ce genre de compromis écœurant. Elle a conscience de n’être qu’un exécutant, du reste, et n’a jamais jugé bon de s’en émouvoir ; aussi s’acquitte-t-elle du moindre de ses devoirs avec un sang-froid déroutant et, pour avoir surmonté le seul événement traumatique qui aurait pu la forcer à reculer, elle n’envisage plus, désormais, de réviser son jugement. C’est par ailleurs en toute bonne foi qu’elle défend pragmatiquement un principe d’unité et d’ordre, tout ce qui peut, en somme, favoriser – sainement ou non – la tranquillité d’esprit. Il ne s’agit pas exactement de liberté. Celle-ci, Katsiaryna le sait, peut tout à fait représenter une pomme de discorde au sein d’une société par trop gangrénée déjà, et devenir un motif de division. Le travail de la Milice, n’est-ce pas, est de rappeler aux fauteurs de trouble que la liberté est un territoire à échelle d’homme, c’est-à-dire rigoureusement circonscrit. Le peuple, quant à lui, est bien susceptible de l’attendrir, mais pas de la faire douter ; elle aime mieux qu’il soit uni et docile dans une hypothétique injustice, plutôt que divisé au nom de droits qui ne leur seront d’aucun secours face aux dangers invraisemblables survenus depuis 2012.

↳Particularité :
→ Elle n'a rien de félin dans l'allure. Son corps, délié, semble plutôt animé par la grâce paradoxale des plantes ou des reptiles, où la fluidité, la souplesse du mouvement n'exclut pas la cassure. Son attitude est par ailleurs beaucoup moins « féminine » que martiale, à rebours des attentes qu'elle peut exciter. Elle n'a recours à ses « appas » qu'au besoin, non sans répugnance, et comme elle se servirait d'une arme – toujours, c'est-à-dire sans vanité, avec le détachement voire la froideur d'un soldat soucieux de mener à bien sa mission.
→ Ses mains ont un peu perdu de leur finesse et de leur douceur à force d'être éprouvées par la rugosité des gants en cuir et l'épaisseur des pommeaux et crosses d'armes ; elle a le vice de s'en réjouir, d'y voir un moyen parmi tant d'autres de couper court à toute tentation, à toute tentative de poétisation. Ses accidentels sourires enfin sont le plus souvent sincères, rarement de circonstance, et ne manquent jamais d'atteindre ses yeux.
→ Sa poigne est solide, tristement accoutumée à sévir.
→ C'est une gauchère contrariée. Elle tire cependant de la main gauche.
→ Katsiaryna s'exprime très rarement au figuré, et jamais à demi-mot. Les circonlocutions d'autrui, qu'elles prétendent dissimuler de mauvaises intentions ou qu'elles répondent simple-ment à un souci de délicatesse, la font systématiquement répliquer par une reformulation directe visant à mettre au jour les non-dits. De fait, par l'embarras qu'elle est susceptible de provoquer, sa conversation figure parfois un boulet de démolition.
→ Elle se crispe sensiblement quand elle s'aperçoit – ou soupçonne – qu'on lui ment. Si l'on persiste, elle peut au mieux couper court à la discussion, au pire devenir très agressive ; et quoiqu'elle n'en soit pas encore à brandir un gros gourdin et à beugler comme un troll des cavernes, il est heureux qu’elle soit dispensée des interrogatoires nécessitant du tact, précisément parce qu'elle-même reste assez primitive – voire franchement naïve – dans sa manière de revendiquer la vérité.
→ Elle carbure exclusivement à l'eau et au jus de fruits, court régulièrement – idéalement chaque matin.
→ L’américain lui est une plaie, et réciproquement : Katsiaryna, à chaque prise de parole, semble en effet le poncer au papier de verre. Chaque consonne fricative, notamment, évoque dans sa bouche un démarrage de tronçonneuse.

Loyale ☦  Orgueilleuse ☦ Inflexible ☦ Distante ☦ Travailleuse acharnée ☦ Défiante, jusqu’à une forme de pessimisme ☦ Franche ☦ Sens du relationnel particulièrement atrophié ☦ Intrépide ☦ Indélicate ☦


l'histoire


► Juin 2013 – Nouvelle-Orléans, Ouest.

En considérant le panneau de la porte, Katsiaryna se fit la réflexion qu’elle se serait volontiers passée de cet entretien. Elle en ignorait l’objet et nul n’avait jugé bon de l’en informer. Un peu comme là-bas. Là-bas, chez elle. Et le simple fait que la comparaison soit possible voulait déjà tout dire, n’est-ce pas. Les yeux battus par un épuisement qu’elle ne s’expliquait pas, elle peinait à discipliner son esprit, tout entier dirigé vers l’être cher, très cher, trop cher qu’elle venait d’abandonner à sa vulnérabilité. Agir. Ne pas s’enliser dans une posture contemplative. Agir.
Après avoir inspiré à fond, elle franchit enfin le seuil du bureau, et comme on lui inti-mait d'approcher, vint se tenir debout derrière l'un des deux fauteuils en cuir, mains sagement posées de part et d'autre du dossier. Elle se tut tandis qu’un homme inconnu feuilletait le contenu d’une chemise cartonnée. Celle-ci, selon toute apparence, compilait tout ce qu’il était possible de savoir à son sujet – par des voies légales ou non ; mais l'attente, étrangement douloureuse, la jeta bientôt dans un ressouvenir amer.


***

► Août 1996 – Minsk.

Elle avait été comme son pays en tout point ; enclavée, sans le moindre accès à la mer.
Les choses avaient changé, en Biélorussie. D’une certaine manière, bien que différente de celle d’hier, le spectre de l’ascendant russe planait toujours au-dessus des têtes. On parlait de la « dernière dictature d’Europe » ; mais pour Katsiaryna, ce petit monstre né dans l’immédiate périphérie de Minsk, un jour qui devait plus tard célébrer leur indépendance, la Biélorussie aux dix mille lacs avait toujours été le « pays aux yeux bleus » ; nul besoin d’océan lorsque l’arborescence de ses eaux se déployait comme autant de bras protecteurs autour de ses enfants maintes fois éprouvés.
Ses parents, qui avaient connu le régime stalinien tout au long des reconstructions d’après-guerre, qui avaient à peine eu conscience d’avoir la tête dans les nuages de Tchernobyl en 1986 – comme tout le reste des habitants, du reste –, faute d’âmes charitables pour les en prévenir et leur dispenser quelques conseils d’évacuation, ses parents, ses humbles parents les avaient éduqués, elle et son autoritaire grand-frère, avec l’idée simple que l’important était d’avoir le ventre à peu près plein : tant que l’on avait à manger – et cela pouvait fort bien se résumer à quelques pommes de terre – tout allait bien. Katsiaryna grandit en même temps que la crise et le chômage ; son corps se délia dans le gymnase de Minsk à mesure que le dos de son père se brisait d’usine en usine.
Il y eut quelques cassures, banales, raisonnablement violentes, de celles qui permettaient de se relever, d’avancer sans mièvre complaisance. La plus formatrice d’entre elles fut peut-être le départ de son grand-frère pour la Russie, chez un oncle un peu plus fortuné qui lui offrait, s’il s’en donnait lui-même les moyens, la possibilité de suivre de brillantes études à Moscou. Ce fut une épreuve, tant du point de vue moral que physique. Quand on était la sœur d’un garçon tyrannique avec ses petits camarades, et que ce garçon trop conquérant finissait par ne plus être là pour protéger celle qui restait derrière lui, tout ce qui avait été infligé se payait au prix fort, avec la conviction qu’une petite fille ne pouvait pas grand-chose contre des agresseurs plus âgés qu’elle. Et c’était bien vu.
Katsiaryna eut à son actif beaucoup plus de bagarres que les autres fillettes de son âge, mais sa condition la laissa souvent impuissante face à plus robuste qu’elle. Cette année-là, elle prit de trop nombreux coups, et il fallut que sa mère la surveille de très près pour que cela ne dégénère pas ; mais à cet âge, lui dit-on, c’était souvent sans conséquence, et il fallait bien que les enfants se forgent mutuellement pour se préparer à la rude vie qui les attendait.
La petite fille se complut dans la castagne. À force d’essayer de rendre au centuple ce qu’elle avait subi, son père, un jour, dut bien en rire un peu ; et en mentionnant ses origines biélorusses, il lui fit remarquer que son petit poing risquait de ressembler bientôt à l’insigne du redoutable KGB.


***


Elle cilla. Le poids du regard que l’on posait sur elle l’avait brutalement ramenée à la réalité. « Votre attitude faussement paisible ne trompe personne, mademoiselle Yurkova. » remarqua l’homme de but en blanc, fermement, sans animosité, exactement comme l’on retire une écharde. « Epargnez-vous ces vains efforts et tenez-vous devant moi comme vous le feriez face à votre supérieur hiérarchique. » Katsiaryna ne bougea pas, pour commencer. Ses paupières frémirent. Elle voulut feindre l’incompréhension, sans y parvenir ; aussi dut-elle laisser, comme toujours, la lourdeur de son silence parler à sa place. Depuis son arrivée à la Nouvelle-Orléans avec sa mère et le reste des New-Yorkais, elle n’avait été qu’une simple agente de sécurité, employée par une entreprise prestataire de services de prévention florissante dans un monde en transition, graduellement miné par les pénuries. Mais le sourire patient qu’arborait l’homme à présent lui signifia qu’il avait instinctivement perçu son cheminement de pensée. « Vous faites une piètre comédienne. » susurra-t-il en feuilletant ostensiblement les pages de son dossier, de toute évidence pour la porter au même degré de compréhension que lui. Elle se raidit légèrement en apercevant l’écusson bien connu ; ses mains quittèrent avec lenteur le cuir du fauteuil pour se rapatrier contre ses jambes, dans une amorce de posture martiale qui lui était, de fait, beaucoup plus naturelle. « Il est absolument limpide que le KGB ne vous a pas recrutée pour votre potentiel d’agent double. » La condescendance à peine déguisée qu’elle perçut dans sa voix ne l’émut pas. Elle se mura dans un silence résolu. « Mais je sais que les officiers capables de se taire sont infiniment rares et précieux. » Il eut une moue pensive. « Voyez-vous, la présence d’espions sur notre sol ne nous échappe jamais longtemps. C’est seulement que les récentes catastrophes nous ont fait payer la numérisation et l’archivage – électronique ou non – au prix fort. Ainsi n’avons-nous qu’une vague idée de la mission exacte qui vous a été confiée. » Katsiaryna cilla encore, plus lourdement. Elle rétorqua posément en désignant la chemise cartonnée d’un signe du menton. « Votre contrefaçon d’information classée secrète montre également que vous avez une idée tout aussi vague de ce qu’a été ma carrière militaire en Biélorussie. Dois-je encore faire semblant d’avoir été démasquée ou allez-vous mettre un terme à cette mascarade pour enfin me dire clairement qui vous êtes et ce que vous voulez de moi ? »


***


► Octobre 2008 – Minsk.

Vous ne choisissiez pas d’entrer au KGB. Le KGB vous choisissait. Il sélectionnait lui-même ses recrues grâce à un vaste réseau d’informateurs parmi les militaires et les professeurs d’université. Katsiaryna ne comprit que bien plus tard le rôle du KGB – ou du FSB russe, elle ne le sut jamais – dans la vie de son frère aîné. Celui-ci avait toujours été avide de savoir – c’est-à-dire, moins poétiquement, de pouvoir – et le service secret, encore à l’époque, représentait pour tout individu d’extraction modeste le seul moyen de voyager au-delà des frontières slaves. Ivan, passionné par la Chine et destiné à devenir spécialiste grâce à de longues études, n’avait pas tardé à s’envoler pour Pékin ; et sous couvert de n’être qu’un universitaire biélorusse en visite, il y avait quelque apparence qu’il ait en fait travaillé comme officier de renseignement.
Il aurait été bien simple, dès lors, de prêter à Katsiaryna une quelconque prédisposition à rejoindre les rangs du KGB. Mais nul ne fut jamais en mesure de la soupçonner légitimement. Motivée tout d’abord par le désir candide d’être utile et de protéger ceux qu’elle aimait – et cela impliquait de défendre le pays, fort menacé déjà, qui les abritait –, elle s’était dès que possible engagée dans l’armée. Ses parents n’avaient pas cherché à exprimer leur perplexité nuancée de fierté ; ils furent heureux, tout simplement, que leur fille trop peu cérébrale, trop peu maternelle demeure sur le sol, tout près d’eux. Il ne se passait pas un jour sans qu’elle ne leur donne de ses nouvelles – ce n’était bien sûr qu’un laconique « Tout va bien. » – et elle mettait un point d’honneur à leur rendre visite aussi fréquemment que ne le lui permettait la rude vie militaire. Essuyait-elle des quolibets en raison de son sexe ?  Se démarquait-elle de ses collègues par la grande maîtrise qu’elle avait déjà de son corps ? Lui confiait-on des missions périlleuses ? Son silence de plus en plus impénétrable était-il tout professionnel ou relevait-il seulement de l’austérité croissante de son caractère ? Ils ne le surent jamais. Qu’il vaille mieux se taire pour rester en vie en Biélorussie, ils n’en étaient que vaguement conscients ; le maigre pécule qu’ils s’évertuaient à amasser d’usine en usine pour profiter un tant soit peu de leurs vieux jours constituait une salutaire distraction à cet égard ; la survie les désennuyait, leur apprenait la valeur et la gravité d’une journée sans les faire tomber dans le piège des projets à long terme. Ils goûtaient inconsciemment le repos de ceux qui ne se posent pas de questions ; c’était là leur seul luxe, et Katsiaryna l’avait chéri dès la première heure. Ils lui avaient appris, à leur façon, combien se montrer forte restait ce qu’elle savait faire de mieux, combien être fiable lui était un plaisir – peut-être le plus grand.
Ils n’avaient nul besoin d’ouvrir les yeux sur les hommes de leur entourage qui disparaissaient ici et là. Ils n’avaient nul besoin de savoir que ces hommes étaient sans doute de potentiels dissidents. Ils n’avaient nul besoin d’apprendre que les agents restés sur le sol étaient le plus souvent chargés de supprimer ces dissidents. Ils n’avaient nul besoin d’écouter ceux qui remarquaient en chuchotant les quelques passages de leur fille, respectable militaire biélorusse, dans le quartier qu’ils surnommaient tous avec ressentiment et ironie « Amerikanka » ; bien faire et laisser braire avait toujours été leur maître-mot.


***


Il continuait de conjecturer en dépit de l’incrédulité qu’elle affichait. Katsiaryna comprenait peu à peu qu’il ne s’agissait pas vraiment de son domaine de compétences ; qu’il s’écoutait parler avant tout et se gargarisait d’un imaginaire convenu. « Vous ne me direz donc pas comment votre pays a pu consentir à votre départ pour New-York malgré la crise qu’il traversait ? » s’enquit-il en s’enfonçant un peu plus dans son fauteuil. La curiosité, toujours. Cet irrésistible besoin de savoir. Elle n’avait jamais compris l’incommensurable valeur que l’on avait perpétuellement donnée à l’information, en vérité. « Nous savons tous les deux que les ressortissants russes – biélorusses, pardon – n’arrivent jamais sur le sol américain par hasard. Et puis, regardez-vous… » Le moment venait enfin, songea-t-elle, où l’on remarquait le « beau brin de femme » qu’elle était ; où l’on insinuait qu’elle avait sans doute été choisie pour « ça », pour exploiter à fond le stéréotype de la femme fatale qui n’avait jamais cessé d’exciter l’imagination des hommes. Le polygraphiste qui l’avait accueillie à l’aéroport international de New-York, fin 2011, n’avait pas fait exception à la règle. « Vous romancez. » réfuta-t-elle d’une voix égale, où l’indifférence commençait cependant de se mêler à la lassitude.


***


► Juillet 2011 – Minsk.

Ses parents terminaient leur ultime année de labeur dans une usine automobile. Ils gagnaient de moins en moins d’argent. Trois fois moins pour être exact, remarquaient-ils chaque soir. Ce n’était qu’un constat légèrement embarrassé, sans réelle indignation – auraient-ils voulu manifester une hypothétique colère qu’ils n’en auraient pas eu la force. Les autres ouvriers, en revanche, se hasardaient maintenant à descendre dans la rue, armés de silence et de battements de mains.
Katsiaryna devait en rêver pour le restant de ses jours. Les manifestations silencieuses de 2011 l’avaient jetée dans des abîmes de perplexité. Elle les voyait encore, tous, applaudir et sourire bêtement à chaque interpellation. Comme si les « pourris » de la milice ne les talonnaient pas de très près. Elle les voyait encore marcher imperturbablement et aurait juré pouvoir sentir, à cet instant, l’angoisse qui leur mordait désagréablement les flancs, comme s’ils s’étaient trouvés dans l’obscurité totale d’une fosse sous-marine. Tout autour, de la menace. Ils risquaient de se faire saisir d’un moment à l’autre. Eux, un banc de poissons. Elle, un requin. Non, une orque.
Elle pouvait encore flairer ce sentiment d'espoir ridicule qui les poussait à continuer sur la voie de la non-violence. La certitude qu'ils ne récolteraient rien de bon par la force, seulement le centuple de ce qu'ils auraient semé. Ils n’avaient pas spécialement l'impression de se montrer plus malins qu'eux, non. Plutôt le sentiment qu'il n’y avait rien d'autre à faire. L'impuissance, et pourtant, une forme de dignité. Les neutraliser à leur façon. Pour combien de temps.
Il y eut une cassure. Elle ne sut pas comment endurer l’obligation où elle se trouvait de jouer contre eux, contre les siens en dépit de cet étrange mais non moins intense sentiment de communion.
Cet étudiant qui n’approuvait pas la politique universitaire xénophobe de son président se taisait. Il souriait et applaudissait. Un ami l’accompagnait. Plus pour longtemps. Le cercle de la milice se resserra et se dispersa au milieu de la foule. Ils étaient prêts à faucher une victime au hasard. Une seconde suffit pour isoler cet ami qui l'accompagnait. Elle le vit risquer un regard par-dessus son épaule pour en être témoin. Son cœur dut s'alourdir en les voyant saisir son camarade à la gorge et le plaquer au sol comme une bête sur le point de se faire abattre. Mais on le tira doucement par le bras. Pas le moment de faiblir. Pas le moment de tout foutre en l'air.
Cet ami qui n’avait rien fait allait se faire embarquer. Ils le maintinrent durement contre le sol, les bras dans le dos. Ils le rabaissèrent, le provoquèrent, espérèrent le faire réagir au moyen d'insultes. Il fut retourné sur le côté, reçut un solide coup de pied dans le ventre. Mais pour le bien de tout un groupe, pour ne pas justifier la répression massive, et aussi parce qu'il avait peur pour lui-même, il resta docile. Les miliciens le relevèrent sans ménagement et le jetèrent à coups de matraque dans la fourgonnette. Il s'écorcha le tibia contre le marchepied et s'écrasa à l'intérieur.
Katsiaryna s’était cachée derrière ce « Ils », s’était confondue avec lui. Mais elle aurait tout aussi bien pu se mettre dans la peau d’une mère, celle de ce garçon, celle qui ne comprendrait pas pourquoi son fils, un étudiant tout à fait ordinaire, devait être détenu plusieurs jours par la police. Peut-être brutalisé. Elle ne comprendrait pas. Son fils n’était pas un criminel.
Elle crut entrevoir ce moment désastreux où l’injustice lui ferait enfin horreur.
Dans la fourgonnette, d'autres étaient là. Se laissaient emmener. Tout irait bien. Ce n’était qu'un mauvais moment à passer. Impossible de voir à l'extérieur. Quelques éclats de voix. Sans doute des miliciens habillés en civil qui tentaient de donner le mauvais exemple. Provoquer une agitation, une toute petite agitation, inciter à la rébellion pour fondre sur ces lopettes et mettre un terme à leur sainte connerie.
Elle crut entrevoir ce moment désastreux où elle disjoncterait enfin.


***


« Il doit être pénible, n’est-ce pas, de ne plus avoir aucune nouvelle de votre pays ? Au fond, votre rôle n’a plus vraiment d’importance, désormais. Vous n’êtes même pas sûre de jamais revoir vos véritables supérieurs hiérarchiques. Ni même le reste de votre famille. »


***


► Août 2011 – Minsk.

Ivan n’avait sans doute pas choisi le meilleur moment pour revenir à la maison. Officiellement, il entendait prendre des nouvelles de ses parents, s’assurer qu’ils ne manquaient de rien et fêter dignement avec eux l’anniversaire de sa petite sœur. Officieusement, il pouvait tout aussi bien être rentré dans l’unique but de surveiller la situation à Minsk – mais en faveur de qui ?
Ses parents, comme ils l’avaient toujours fait avec elle, refusèrent humblement l’argent qu’il leur proposait. Katsiaryna crut néanmoins percevoir une nouvelle nuance dans leur sempiternel refus ; la pudeur se cuirassait d’une forme de conviction et elle entendit dans leur silence qu’ils la questionnaient prudemment : « Ma fille, es-tu sûre d’avoir bien agi ? »
Ivan, sciemment ou non, fragilisa encore la paix précaire de leur foyer. Son instruction l’avait rendu fat et réfractaire aux silences qui cimentaient sans arrière-pensée la communion des esprits simples. Il parla tant, de ses voyages, de ses découvertes, de ses rencontres, des cultures différentes de la leur pour combler ces vacances de la parole, que les repas devinrent une insinuante torture. Si le poing de Katsiaryna finit par s’écraser sur le visage de son frère, elle lui sut pourtant gré d’avoir efficacement éclairé son propre rapport au savoir.
Elle se souvenait encore des sourires timides de ses parents ; des vaillantes mais piètres tentatives de son père pour suivre la conversation de son fils devenu trop brillant pour lui. Elle avait senti son cœur se liquéfier de dépit et sa gorge se nouer d’amertume. Il lui avait semblé, l’espace d’une seconde, incarner l’âme d’un pays extrêmement mal fichu qui risquait de ne jamais s’épanouir ; dont la situation actuelle, géographique surtout, faisait que la médiocrité lui conviendrait toujours mieux que les rêves de grandeur. Pour ne pas trop souffrir ; ou, quitte à souffrir, souffrir sainement. Ce n’était qu’un sentiment. Qu’une intuition. L’armée l’avait entraînée rigoureusement et instillé en elle une défiance viscérale vis-à-vis du reste de l’Europe et des Etats-Unis. Mais elle croyait ne devoir qu’à elle-même l’intime conviction que le libéralisme occidental n’était pas ce qui allait permettre aux siens – ce peuple calme, qui avait survécu à tant de cataclysmes – de reprendre goût à la simplicité.
Elle s’était surprise à en vouloir à son frère d’avoir passé sa vie à Moscou puis à Pékin ; de s’être mis si naturellement à incarner l’écrasante suprématie russe sur tous les pays voisins, de lui avoir rappelé, à sa façon, que tout ou presque de ce qui aurait pu servir de socle à la culture et au nationalisme biélorusses avait été détruit dans les innombrables purges staliniennes. Elle s’était surprise à lui en vouloir, non plus comme une sœur, mais froidement, comme on peut en vouloir à un ennemi politique qu’il faut neutraliser.
La cassure s’était muée en souillure. Katsiaryna avait compris avec une douloureuse acuité qu’ici, ne rien savoir représentait le plus grand des luxes pour celui qui avait décidé de vivre – au sens le plus physiologique du terme. L’éclat du regard n’était plus le même quand on savait, le poids que l’on portait sur les épaules non plus. Elle-même avait désormais sur le visage l’expression d’une enfance grave. Il lui semblait préférable, pour ses parents, pour les siens, d’ignorer quelle tuile était susceptible de leur tomber sur le coin de la figure. Elle n’avait plus la naïveté de croire que la légèreté du pas enfantin venait seulement de son petit gabarit ; que l’appesantissement de l’adulte venait seulement de ce qu’il prenait de l’âge.
Peut-être avait-elle aspiré à contrôler tout cela. Afin que sa famille ait un tant soit peu le sentiment de vivre dans le meilleur des mondes – dans un monde viable, du moins. La résignation sereine de ses parents à une vie humble, à des idées humbles, à des principes humbles, l’avait quelquefois faite suffoquer de tendresse et de rage tout à la fois. Elle avait chéri l’étrange cocon qu’ils avaient peu à peu tissé autour d’eux, sans personne pour les envier, sans personne pour chercher à leur apprendre ce qu’ils rataient, sans personne pour leur donner envie de plus. Dénués d’instruction, ils avaient pourtant réussi à ne pas être de ces hommes qui s’agitaient inépuisablement pour des chimères, prêts à se servir de leur prochain comme d’un marchepied pour les atteindre.
Elle en avait terriblement voulu à son frère de faire sentir à leurs parents la honte des petites gens face à des civilisations supposément plus développées. Ils n’avaient rien à lui envier. Son poing, pour défendre l’innocence de leur visage parcheminé et se salir à leur place, le lui avait exprimé on-ne-peut-plus clairement.
Il ne serait bientôt plus en mesure de le faire.


***


Les poings crispés et le regard assombri, endurci par une souffrance intime dont elle n'avait plus l'habitude, elle répéta fermement, sans s'émouvoir : « Que voulez-vous ? »


***


► Octobre 2011 – New-York.

Pour le voisinage, elle n’était pas partie bien loin : un militaire pouvait être amené à œuvrer aux confins du pays pour y rétablir l’ordre. Seuls ses parents savaient qu’elle avait été dépêchée à New-York. Ils en ignoraient le motif exact et leur fille n’avait pas jugé bon de les en informer. Le désarroi que lui avaient inspiré les manifestations silencieuses ne leur avait pas échappé. Il n’avait peut-être pas échappé non plus à ses supérieurs. S’agissait-il de l’éloigner temporairement des troubles qui divisaient son peuple et de la recentrer sur le principal « ennemi à abattre » ? Ou lui avait-on seulement confié une mission plus prestigieuse en-dehors des frontières parce que l’on avait estimé qu’elle avait excellemment fait ses preuves et indiscutablement montré le dévouement dont elle était capable à l’égard de sa patrie ?
New-York. Katsiaryna eut tout le loisir d’y observer les dangers de l’oisiveté. Elle fut bientôt très bien placée pour savoir tout le mal que les hommes se font mutuellement en poursuivant leur propre bonheur.


***


« Ne vous inquiétez pas. » sourit ironiquement l’homme en jetant la chemise cartonnée sur un coin du bureau. « Je ne suis pas habilité à pousser mon enquête plus avant et, comme vous avez dû le deviner, mon travail n’est pas de prouver votre appartenance à un quelconque service de renseignement. J’aurai du moins essayé avec mes piètres méthodes de cinéphile et j’aime à croire que votre dextérité paradoxale, en un sens, m’a donné raison. » Il se moquait d’elle, songea Katsiaryna sans rien montrer de son impatience. Elle lui signifia qu’il était temps d’aller au but d’un battement de paupières plus appuyé. « Pour être tout à fait honnête avec vous, nous avons d’autres préoccupations plus urgentes. » reprit-il avec une gravité qu’il n’avait jamais affichée jusqu’à maintenant. « Des préoccupations pour lesquelles nous manquons d’individus volontaires et… courageux. Le gouvernement constitue actuellement une milice et votre profil d’ex-militaire – il eut un sourire entendu – et d’agente de sécurité nous intéresse à cet égard. »


***


► Janvier 2012 – New-York.

Plus rien n’aurait pu la surprendre. Si ce n’était d’apercevoir, un matin, le visage fatigué de sa mère à travers le judas de sa porte. A New-York. Une sensation de chute libre dans le ventre, Katsiaryna avait ouvert sans un mot pour l’attirer à l’intérieur de l’appartement et la serrer dans ses bras.
Sa mère ne parlait quasiment plus. Katsiaryna put observer au coin de ses yeux ourlés de ridules une joie extrême où s’épanouissait un soulagement étrange qu’elle n’était pas certaine de vouloir s’expliquer. Sa mère lui avait péniblement appris – ou prétexté, rectifia-t-elle invinciblement – que son père avait succombé au froid de décembre. Qu’elle avait préféré la rejoindre plutôt que de la forcer à revenir pour l’enterrer – elle devait avoir beaucoup de travail, ici, n’est-ce pas ? Elle savait que sa fille aurait refusé de la laisser seule, aussi était-elle venue. Cela avait pris un peu de temps d’obtenir un visa de court séjour à l’Ambassade des Etats-Unis, mais elle avait l’argent nécessaire pour cela, et elle était venue.
Katsiaryna, bien qu’elle ait acquiescé posément, n’en crut pas un mot. Quelques jours plus tard, elle trouva dans les papiers de sa mère une ébauche de dossier pour une demande d’asile.


***


Un recruteur. Katsiaryna voulut esquisser un mouvement de recul mais se surprit à l’interroger sans être parvenue à vaincre le plomb qu’elle avait dans les jambes : « Et pourquoi accepterais-je ? » L’homme la considéra longuement avant de répondre, comme s’il la supposait capable de tirer ses propres conclusions de la situation. « Parce que vous avez très récemment été confrontée à l’un des nombreux et dangereux problèmes qui attendent désormais la population au tournant. »


***


► Mars 2012 – New-York.

Katsiaryna n’eut pas le loisir d’enquêter jusqu’au bout sur le sort que Minsk avait réservé à son père. D’invraisemblables catastrophes naturelles les surprirent tous et la rumeur courut bientôt que la plupart des continents étaient dorénavant impraticables. Le contact avec ses supérieurs hiérarchiques, subitement devenu chaotique, fut bientôt tout à fait rompu. Elle ne parvint pas à obtenir de nouvelles de son frère aîné ou de son pays. À New-York, la vie en autarcie se mettait déjà en place. Certains partaient, disparaissaient en sous-estimant les bouleversements apocalyptiques qui s’étaient abattus sur toute la surface de la Terre. On lui déconseilla de se hasarder à regagner l’Europe de l’Est, à plus forte raison maintenant qu’elle était accompagnée d’une personne âgée qui ne supporterait sans doute pas un voyage dont les conditions seraient si difficiles et l’issue si incertaine.
Très ironiquement, ce furent la dictature – ce régime si familier – et le froid sibérien qui vinrent à elle.


***


« Où voulez-vous en venir ? » Katsiaryna soutint résolument son regard pour affermir son interrogation. « Comment se porte votre mère, mademoiselle Yurkova ? » Et crut sentir le sol se dérober sous ses pieds.


***


► Juin 2013 – Nouvelle-Orléans.

Le bonheur et le soulagement d’avoir sa mère à ses côtés rachetaient l’isolement auquel elles étaient toutes deux condamnées. Ils permettaient à Katsiaryna de ne pas s’épuiser en conjectures et en vains espoirs.
Elle remarqua à peine la griffure qui striait la peau froissée de son bras, ce soir-là. Ne comprit pas l’origine de la fièvre qui la cloua dans son lit des heures durant. Ne put que la veiller anxieusement.


***


« Un événement n’a-t-il pas bouleversé votre quotidien, récemment ? » s’enquit-il encore. « Votre mère n’a-t-elle pas eu un comportement étrange ? Ne s’est-elle pas montrée dangereuse ? »


***


► Juin 2013 – Nouvelle-Orléans.

Ce devait être l’atmosphère délétère de ces marais. Elles avaient suivi la migration vers la Nouvelle-Orléans en désespoir de cause. La chaleur ne lui avait pas réussi, voilà tout.
Sa mère avait semblé plus démunie encore face à la virulence de sa fièvre. Elle aurait été bien en peine d’en déterminer la provenance. Elle avait vu quelque chose. Elle n’était pas seule. D’autres personnes se trouvaient avec elle. Une force phénoménale l’avait agrippée par le bras comme pour quémander son aide – qu’elle avait souhaité offrir de bonne grâce. Puis on l’avait tirée en arrière sans ménagement et elle ne s’était libérée de la poigne singulière qu’au prix d’une anodine griffure. Elle ne voulait toujours pas croire, du reste, ce que ses yeux avaient vu dans l’ombre projetée par les branchages.
Katsiaryna s’était excusée auprès de son employeur, refusant de quitter plus d’une minute le chevet de sa mère souffrante. Celle-ci, en dépit de son âge avancé, réchappa miraculeusement de sa fièvre.
Le bonheur qu’elle avait éprouvé à la perspective de pouvoir la garder jusqu’au bout à ses côtés s’écoula, en même temps que toute son énergie, dans l’étreinte dont sa mère l’entoura, candidement, désespérément heureuse d’avoir survécu à sa maladie. Katsiaryna se sentit faiblir jusqu’au seuil de la mort.
Sa mère ne comprit pas. Elle non plus.


***


« Ne vous mettez pas en peine de lui chercher des excuses. » murmura-t-il avec un début de condoléance dans la voix. « Nous savons grâce à nos informateurs qu’un malheureux concours de circonstances a fait de votre mère une… chose – elle sentit son poing se crisper jusqu’au blanchissement – dont vous n’auriez jamais pu soupçonner l’existence. » Ses jambes daignèrent enfin se mouvoir. Tandis qu’elle reculait, prête à faire volte-face pour ne pas commettre le crime qui lui démangeait dangereusement les mains, l’homme la retint d’un geste de l’index. « Je suis sincèrement navré, mademoiselle Yurkova. J’aurais aimé pouvoir en rester là, mais la désagréable vérité ne saurait s’arrêter à un simple constat. »


***


► Juin 2013 – Nouvelle-Orléans.

Instinctivement, elles avaient dès lors évité tout contact.
« Il semblerait que ces créatures perdent le goût des aliments. » lui avait-il fait remarquer.
Naïve, anéantie par un sort absurde contre lequel elle ne pouvait rien, Katsiaryna était rentrée chez elle et avait fondé ses derniers espoirs dans les mets favoris de sa mère.
Elle avait consciencieusement rassemblé tous les ingrédients nécessaires à la confection des traditionnels varenikis à la cerise, laissant les souvenirs infiniment tendres de son enfance refluer comme des larmes. Autrefois, elle avait dû se mettre sur la pointe des pieds pour regarder les mains puissantes de sa mère pétrir la pâte avec une vigueur qu’elle n’avait jamais vraiment perdue. À présent, elle déployait une énergie similaire à répéter les mêmes gestes, espérant secrètement venir à bout d’une faim contre nature.
En poussant la petite assiette coquettement présentée vers sa mère, il fut incroyablement difficile pour Katsiaryna de ne rien laisser paraître de ses espérances et de ses appréhensions. Elle retint sa respiration sans en avoir conscience tandis que la pauvre vieille femme portait l’une des ravioles à sa bouche. La mastication lui parut interminable et…
Elle la vit essayer de sourire. Elle l’entendit prétendre que c’était délicieux. Mais Katsiaryna sentit ses épaules s’affaisser en dépit de tous ses efforts. Les pieux mensonges de sa mère n’avaient pas suffi à cacher le frémissement qui venait d’agiter les ailes de son nez, la furtive torsion de dégoût qui venait de faire ployer la commissure de ses lèvres.
Sa mère n’avait jamais mangé de la cendre, aussi fut-elle bien incapable de lui en décrire le goût.
Katsiaryna trouva dans cet événement une cruauté insoutenable. Sa mère irréparablement injuriée, privée du plus innocent et aimable des plaisirs.


***


« Nous avons pour ordre d’éliminer les individus touchés par cette étrange fièvre. » lui avait-il révélé sans ambages. « Ce rôle peut vous revenir… au nom de la dignité de votre mère. » Un trait fulgurant lui griffa les tempes dans un désagréable bourdonnement. Elle croyait enfin comprendre. Et combien se maudissait-elle, à présent, de n’avoir pas pris ses dispositions plus tôt ; de n’avoir pas su protéger sa mère des innombrables cabales qui gangrenaient incorrigiblement les relations humaines. « Que lui est-il arrivé ? » demanda-t-elle agressivement. « Il me semble que c’est à elle de vous le dire, mademoiselle Yurkova. » répondit-il en feignant l’étonnement. « Ne me prenez pas pour une imbécile. » Peinant désormais à dissimuler sa fébrilité, elle reformula son propos en prononçant chaque mot très distinctement. « À quel point êtes-vous impliqué dans ce qui lui est arrivé ? » L’homme eut un sourire désolé. « Oh, mademoiselle Yurkova… Comme tous vos pairs, vous diabolisez beaucoup trop l’esprit américain. Croyez-moi, il n’est pas si retors. » Et, voyant le mouvement hostile qu’elle avait amorcé dans sa direction, il ajouta tranquillement. « Je vous le déconseille. Il va de soi qu’un refus de coopérer vous conduirait à subir le même sort que votre mère – et pire encore. Ne dédaignez pas l’opportunité que l’on vous offre. » Naturellement, songea-t-elle. On ne constituait pas une nouvelle milice avec des agents dont les attaches se trouvaient ailleurs. On les condamnait d’abord à avoir ce nouveau monde pour seul abri. On les mettait à l’épreuve, on s’assurait de leur détermination, de leur loyauté en leur ôtant tout ce à quoi ils pouvaient affectivement se raccrocher.
Une violente nausée la prit. L’unique point commun entre les Etats-Unis et la Biélorussie était finalement de n’avoir jamais consenti à abolir la peine de mort.
Une balle dans la nuque. Sans prévenir.


***


► Juin 2013 – Nouvelle-Orléans.

Toutes les deux eurent de bonnes et intimes raisons de s’y résoudre. Cet abominable recruteur n’avait nul besoin de les connaître.
Une balle dans la nuque. Sans prévenir.


***


► Avril 2017 – Nouvelle-Orléans.

La fixité de son regard, désormais, disait assez bien qu’elle en avait beaucoup trop vu. Le gouvernement l’avait rapidement cuirassée de noir et instrumentalisée, comme tous les autres, pour commencer d’instaurer la terreur qui devait tenir la population en bride. Chaque shadowhunter pouvait avoir sa petite réputation, une rumeur qui le précédait où qu’il aille. La sienne était d’être prête à vendre – et même à tuer – père et mère pour servir les intérêts du gouvernement et assurer la sécurité des honnêtes citoyens. C’était après tout bel et bien ce qu’elle avait fait, n’est-ce pas ?
Katsiaryna se taisait. Bien faire et laisser braire. Il y avait longtemps maintenant qu’elle ne se souciait plus de ce qu’elle pouvait bien inspirer aux gens. Les distorsions qui fondaient la propagande du gouvernement ne l’atteignaient plus ; elle les acceptait sans broncher, comme un enfant vaillant accepte le mauvais goût et la viscosité d’un médicament nécessaire.
Elle ne broncha pas non plus lorsqu’elle entendit le communiqué qui permettait à la milice de laisser la vie sauve aux voleurs d’énergie, moyennant leur aide dans l’assainissement des alentours de la ville. Mauvais timing, susurra sarcastiquement une voix dans son esprit, étrangement ressemblante à celle de Władek. Non, elle ne broncha pas. Elle ne perçut qu'un peu plus le battement de ses tempes, le bourdonnement dans ses oreilles, la chaleur glacée de l'angoisse et du malaise sur sa nuque.
Elle ne chercha pas à se rassurer, ne s’embourba pas dans d’inutiles regrets.
Toutes deux avaient eu leurs raisons.




le test rp




Sujet 4:
 

Le Peacekeeper procéda autoritairement à l’appel des hommes et femmes désignés pour s’aventurer hors les murs. Chacun avait été équipé très sommairement afin ne pas être d’emblée réduit au rang de pâture et deux autres membres de la Milice se chargeaient de former expéditivement les conscrits au maniement des armes. Katsiaryna, qui aurait à encadrer l’expédition avec ses coéquipiers, observait silencieusement chacun d’eux, ignorant avec un naturel désarmant ceux qui cherchaient à entamer une conversation pour se soustraire à l’angoisse. Son rôle n’était pas de les rassurer. Du reste, chacun représentait à ses yeux un monstre en puissance – il suffisait après tout d’une griffure, d’une morsure – aussi n’entendait-elle pas avoir la faiblesse de se familiariser à la voix et aux idées d’une personne qu’elle risquait d’être dans l’obligation d’abattre quelques jours plus tard.
Ces sorties organisées pour suppléer au manque désastreux de ressources devenaient de plus en plus suicidaires. L’assainissement mis en œuvre par le gouvernement semblait ne devoir jamais suffire pour juguler tous les dangers qui pullulaient presque au-dehors. Mais la mascarade qui se jouait actuellement sous ses yeux était nécessaire à plus d’un titre. Officiellement, il s’agissait seulement de réapprovisionner un tant soit peu les réserves de la ville ; officieusement, ces percées servaient aussi à marquer les esprits plus ou moins impressionnables, à les dociliser : les nombreux pièges extérieurs étaient en effet susceptibles de doucher froidement les velléités d’insoumission.
Le groupe se mit enfin en mouvement dans un silence lourd d’appréhension. Katsiaryna fermait la marche, alerte, guettant du regard la moindre insubordination. Elle croyait percevoir leur inquiétude, leur impatience. La fébrilité qu’un ventre vide injectait dans tout le corps. La faim lui enfiévrait les joues, à elle aussi, bien qu’elle n’ait jamais manqué de tickets de rationnement. Elle avait toujours très peu mangé. Seulement pour ne plus avoir faim. L'alimentation, idéalement, ne devait être qu'une activité secondaire, c'est-à-dire susceptible d'être combinée avec les tâches plus importantes qui composaient son quotidien professionnel. Les repas pouvant constituer de dangereux voyages, elle leur préférait souvent – dans la mesure de ce que son corps lui permettait – une poignée d'amandes ou de noix, ainsi que les bienfaits du chocolat noir.
Manger peu lui permettait d’avoir moins de choses à rendre lorsque le coup de poing d’un événement traumatique lui enfonçait l’estomac. Il n’avait pas été facile de s’accoutumer à l’aspect hideux et à la dangerosité des monstres qui surgissaient de plus en plus fréquemment dans les environs de la ville. Ces expéditions, en un sens, avaient achevé de la former : elle ne se sentait plus démunie – bien qu’elle le soit toujours en réalité, mais pour un guerrier, seule la perception comptait – face à ces lambeaux de chair ambulants.

Le groupe fut dispersé sitôt qu’il atteignit les ruines d’une petite bourgade. Quelques minutes passèrent, durant lesquelles on crut pouvoir s’adonner aux recherches sans rencontrer le moindre danger.

L’étoile feuillue des arbres diffusait la moiteur du bayou dans un murmure et frémit à peine lorsqu’un hurlement sinistre leur hérissa la nuque, à tous.

Katsiaryna se détacha aussitôt du périmètre de fouille avec un autre Shadowhunter et laissa au reste de ses coéquipiers le soin d’endiguer la panique de leurs recrues de fortune. Certaines d’entre elles s’étaient sûrement hasardées trop loin. Embusquée derrière une large souche d’arbre, Katsiaryna ne tarda pas à apercevoir l’une des personnes qui avaient tenté de lui adresser la parole quelques instants plus tôt. Un cercle d’ignobles créatures se resserrait lentement autour d’elle ; et aurait-elle eu l’espace nécessaire pour s’enfuir qu’elle n’y aurait sans doute pas réussi, tant la peur semblait la retenir sur place à la façon d’un piège à loup. Katsiaryna sentit l’adrénaline lui éclaircir la vue. Son pouls s’accéléra, lui gonfla les tempes et la gorge. Elle crut distinguer entre les arbres, l’espace d’une seconde, des silhouettes qui n’auraient pas dû se trouver là, comme embusquées en témoins de la scène.
Il n'était pas difficile de soupçonner le gouvernement d’orchestrer ces imprudentes comédies pour instiller dans l’esprit des citoyens l’idée effrayante – mais non moins véridique, sans doute – que la Milice seule pouvait les protéger des nouveaux dangers qui enlaidissaient la surface du monde ; là où un être humain lambda aurait assurément abandonné son prochain à son triste sort.

Néanmoins il était stérile de se perdre en conjectures, désormais. La fumée violette d’une grenade fumigène ne tarda pas à se répandre tout près des créatures qui se détournèrent aussitôt de leur proie pour identifier la source de cette nouvelle distraction. Katsiaryna dégoupilla d’autres grenades pour baliser et dissimuler tout à la fois la fuite de la jeune femme que son coéquipier venait de rejoindre. La touffeur du bayou assurait par bonheur le succès de ce genre d’opérations.

Par bonheur. De même que, par un heureux hasard, plusieurs des petits groupes formés purent trouver des vivres pendant qu’un autre était en train de frôler la plus horrible des morts. Par bonheur, ils purent tous, sains et saufs, faire retraite en direction de leurs murs, si protecteurs, si rassurants.
Et par un heureux hasard, la rescapée devait plus tard répandre partout dans la ville le bruit de son sauvetage.
Il n’y eut pourtant rien de théâtral dans la façon dont elle lui agrippa la main, une fois passée la zone de décontamination ; geste de reconnaissance sincère auquel Katsiaryna préféra se soustraire sévèrement, avec un regard sans animosité, plus neutre que froid. Comme s’il n’était pas dans l’ordre des choses d’être remerciée pour cela – mais pour quoi, exactement ?

Avaient-ils sauvé une vie ou cruellement joué avec ?

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Dernière édition par Katsiaryna M. Yurkova le Mar 13 Juin - 22:44, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:24

OMG UNE SH COMME MOI !
Bon, déjà, bienvenue par ici, Wladek a fait du bon boulot en tout cas Cool.

Comme tu as pu le remarquer, j'apprécie déjà ton perso, qui ressemble étrangement à Ambre . Je ne sais pas trop comment ça va se passer entre les deux mais je te l'annonce déjà, je veux un lien (Viens, on va aller effrayer les pauvres âmes de la ville entre femmes *sort très très loin*)
J'aime beaucoup ta plume en tout cas, et j'ai hâte d'en lire plus

Bon courage pour la rédaction

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:25

Woh!
Aukay elle aussi elle envoie du pâté en maillot de bain
C'est assez cool comme début de personnage

Sinon, c'est la mode les blondes décolorées chez les SH? (coucou Ambre What a Face )

Bienvenue parmi nous avec ce sublime choix d'avatar et bon courage pour la suite de la fiche. J'ai hâte d'en lire plus sur ta dame badass

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:27

Bienvenue par ici
Je te souhaite bon courage pour la rédaction de ta fichette

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:31

Bienvenuueeeeee et bon courage pour le reste ♥️
Avec un pseudo pareil on était sur que ça venait d'Europe de l'Est mais on hésitait sur les pays x) (ben maintenant c'est claire c'est Biélorussie )
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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:31

Welcome tout plein hi
Mouuahh la seconde kopinette de Wladou, c'est chouette Je te souhaite bon courage pour la rédaction de ta fichette Ce qui a déjà été écrit profile un perso bien badass, et donne envie d'en savoir plus Je suis fan de ta plume aussi Brefouille j'ai hâte d'en lire plus sur cette demoiselle La milice a la côte en ce moment, ça va plus ça
J'espère que tu te plairas dans notre joli petit monde en tout cas, mais je ne me fais pas trop de soucis pour ça

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:41

Bienvenue !

Woooh, elle envoie du pâté cette SH J'adore ce que tu as écrit jusqu'ici, ça donne envie de découvrir la suite (et de planquer ses persos très loin d'elle Arrow)

Bon courage avec le reste de ta rédaction !
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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:45

Bienvenuuue et bonne rédaction de fiche je sens que je vais dévorer ta fiche le début est très prometteur et ton personnage a l'air super intéressant en tout cas amuse toi bien par ici

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:49

Bienvenuuuue !

Mais c'est qu'elle à l'air d'être une badass en puissance ton perso de toute beauté De ce qu'on peut en lire, ça donne grave envie d'en savoir plus
Bon courage pour la suite de la fifiche et have fun

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 17:55

Oh là là vous êtes tellement adorables je fonds !

Ambre > Merci beaucoup ! Je viens d'aller lire ta fiche du coup et OMNOMNOM Ambre est trop cool ! Je sens qu'on va pouvoir se faire un lien qui dépote (surtout qu'elles n'ont pas du tout le même rapport à leur métier ), genre good cop bad cop si jamais tu n'as rien de ce genre (Ce serait toi le bad cop of course )
Merci encore en tout cas, ton mot est trop pipou et me fait vachement plaisir

Giulietta > Merciiiii, très heureuse que Katsia te plaise ! C'est gentil de la trouver badass en tout cas *la voit plutôt comme un échec mais n'a aucun respect pour ses personnages* (Et I KNOW, je préfère les brunes, moi )

Esperanza > Merci beaucoup, jolie

Héloïse > Merciiii ! Je tâcherai de finir au plus vite ! Et oui, la Biélorussie, l'une de mes passions dans la vie

Leslie > T'es trop chou, merci beaucoup ! Je suis très contente que le début de la fiche te plaise, j'espère que la suite sera à la hauteur aussi (Moi je sens que la milice va en prendre plein la gueule )

Moriah > Mais non reviens elle est pas méchante, elle a juste un peu de mal avec les relations humaines Merci beaucoup pour ton adorable mot !

Casey > T'es un amour ! J'espère réussir à la rendre intéressante jusqu'au bout Merciiiiii !

Vaas > Aaaaah ! Merci beaucoup, c'est trop mignon ! Je vais me dépêcher de satisfaire ta curiosité oui oui oui Des bisous !

Merci encore à tous pour votre accueil tout chocolaté tout crémeux, je suis super heureuse de vous rejoindre !

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 18:00

Bienvenue par ici Kat'

Encore une poto à Wladou Il nous ramène des perles dis donc Je suis déjà conquise par ce début J'ai hâte d'en lire davantage sur ce perso bien badass Ça fait plaisir de voir plus de femmes dans la milice, mon DC et moi-même approuvons Ginta est trop sublime Bon courage pour la suite de la rédaction J'espère que tu vas t'éclater parmi nous mais je m'en fais pas trop pour ça

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 18:04

Giu : elle est plus blonde, Ambre, d'abord

J'aime beaucoup le prénom et je plussoie, c'est rare une femme milicienne, c'est cool d'en voir une nouvelle Pis t'es une poto à Wladou donc voilà quoi Ce perso m'a l'air bien intéressant en tout cas

Bienvenue et bon courage pour la fiche

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 18:05

. Mais oui, on va se trouver un super lien, et je suis totalement pour qu'Ambre soit le bad cop (Et je n'ai rien de ce genre avec les SH donc c'parfait, on va s'amuser )

En vrai, j'vais te contacter par MP, pour pas trop flooder ici

*:hug2: Dante au passage*

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 18:29

Et bien, il y a une vague de badasserie qui débarque

Bienvenue sur MID !

Bon courage pour ta fiche qui promet déjà de jolies choses ! (Ou moins jolies vu le perso )

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MessageSujet: Re: Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »   Lun 5 Juin - 18:40

Coucou Kat
Quel joli minois pour une guerrière pareille !
Très bienvenue et bon courage pour la fiche

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Katsiaryna – « Ici, les hommes les plus humains font les bibliothèques et les cimetières. »

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