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 Empire |Héloïse|

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: Empire |Héloïse|   Sam 10 Juin - 13:46


Empire
And from the rain comes a river running wild that will create an empire for you ••• Gouttes de sang perlant de la lame, le pied donna un petit coup sur le corps de la victime, s'assurant ainsi qu'elle était mise hors d'état de nuire. Un meurtre qui ne semblait pas avoir d'impact sur le moral de l'homme, lui rappelant simplement les sombres années passées en enfer. Finalement, malgré sa bonne conscience, il gardait cette part de lui enfermée dans les ténèbres. Certainement y cèdera-t-il un jour, quand sa lucidité et son optimisme latent auront été détruits. Quelques mois, quelques années, ce combat incessant prendra bientôt fin, il le savait bien. En revanche, l'issue lui était des plus troubles. Quelle voie empruntera-t-il définitivement ? Il se souvint de la discussion avec son aîné, lui urgeant de ne pas se laisser soumettre, de se battre que ce qui lui semblait honnête, et non pas pour la cause perdue qu'était la sienne. Cette remarque l'avait fait sourire, après tout, il était expert pour s'accrocher à des causes considérées comme perdues d'avance. Ca pouvait être considéré comme un challenge. A ses yeux, c'était surtout parce qu'il n'aimait pas laisser les gens seuls, face à leurs propres démons, puisque personne ne trouvait ça utile de chercher à aider ceux qui ont déjà capitulé. Orfeo faisait l'inverse. Peut-être son côté un peu suicidaire, son je-m'en-foutisme latent face à la mort, qui ressortait.

Le regard se posa sur la silhouette inerte au sol, sans le moindre regret dans les pupilles, ni la moindre hésitation. Il ne savait même pas pourquoi on lui avait demandé de faire disparaître cet homme, de l'achever. Et l'italien avait depuis longtemps arrêté de poser ce genre de questions. Il était plus facile de faire ce boulot ingrat sans en savoir plus sur la victime. Il savait qu'il hésiterait s'il était au courant des raisons pour lesquelles la Sakpata l'avait à dos, et encore plus s'il apprendrait qu'il avait une famille, femme, enfants, frères et sœurs, voire parents. Et si sa main tremblait, si les traces étaient mal effacées, il serait le prochain sur la liste. Oh, il défendrait chèrement sa vieille peau, mais il savait que les probabilités de mourir étaient tout de même élevées, lui qui n'était ni entraîné à se battre, ni entraîné à fuir. Il ferait avec les moyens du bord, ses pitoyables dons d'illusions, fichtrement utiles à vrai dire. Il n'aurait jamais pensé arriver à maîtriser quelque pouvoir que ce soit, et finalement, certains s'avéraient être plus faciles à appréhender que ce à quoi il se serait attendu. Au moins un bon point dans toute cette situation.

Une heure ou deux plus tard, et il en avait terminé. Dans les poches de l'homme, il avait récupéré l'objet qu'on lui avait demandé. Il ne comprenait pas trop l'intérêt mais, apparemment, ce simple bout de papier pouvait faire remonter la milice jusqu'à la mafia. Comme si c'était un problème. Ils y laisseraient plus de miliciens que la Sakpata ne perdrait de membres. Après, s'ils envoyaient les SH... Bon, ceux-ci, Orfeo devait l'avouer, ils lui faisaient froids dans le dos. On parlait de tueurs, d'êtres sanguinaires simplement recrutés parce qu'ils pouvaient faire exploser la boîte crânienne d'un citoyen sans ressentir la moindre compassion. Pire encore, certains aimaient ça. Il ne comprendrait jamais ces personnes, même avec la meilleure volonté du monde. Travailler pour le Gouvernement de plein gré, s'en prendre à des personnes cherchant simplement à survivre, soutenir une dictature, ou ne pas voir qu'il s'en agit d'une... Il grimaça, se redressa. Ce n'était pas le moment de s'attarder ici, d'autant plus que les tours de garde n'allaient pas tarder à commencer. Il s'enfonça dans les ruelles, masquant son visage sous une capuche.

Il zigzagait, évitant autant qu'il le pouvait les miliciens, allant jusqu'à utiliser ses illusions par moment. Heureusement qu'il s'agissait juste de détourner l'attention, sinon, il aurait été épuisé au bout de quelques minutes.

Nouvelle altercation, dont il sortit sans souci, s'enfonçant un peu plus dans les ruelles du quartier Nord, considéré comme le plus mal famé de la ville. Cette appelation lui avait toujours arraché un sourire. Au moins, les miliciens avaient d'autres chats à fouetter qu'un pauvre mec qui se promenait, avec tous les revendeurs de drogue et les prostitué(e)s qui pullulaient dans les coins sombres. En parlant de prostituée... Du coin de l'oeil, il aperçut une silhouette familière, celle d'une jeune femme qu'il ne supportait pas de voir enfermée dans un métier aussi destructeur. Décidément, Lucrezia avait eu un impact bien trop important sur lui par rapport à sa vision des femmes. Il s'approcha calmement. Elle faisait face à un autre homme, et son esprit ne mit pas longtemps à comprendre la suite des événements. Alors, il tapota l'épaule du client, léger sourire aux lèvres. L'insulte ne passa même pas la barrière des lèvres de l'autre, qui n'appréciait pas d'être interrompu. Il fut cueilli par le poing d'Orfeo, pesta, recula. Il ne tenta même pas de s'opposer au nouveau venu, prenant les jambes à son cou. L'italienne se tourna alors vers la jeune fille.

« Héloïse. »


Ou comment un simple mot pouvait contenir une certaine remontance. Il n'appréciait pas ce qu'elle faisait, et n'avait aucune hésitation à s'en mêler, tel un grand frère. Marie le tuerait si elle apprenait cela...

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MessageSujet: Re: Empire |Héloïse|   Jeu 22 Juin - 20:09

Au creux de la pénombre des ruelles, sa patience comblait le silence. Son regard divagua sur les pavés des allées, tentant de compter vaillamment leur nombre. De ce sentier pavé, elle s'était imaginée ne marcher uniquement sur certaines dalles, le reste n'étant que néant. Héloïse, la rêveuse, se distrayait à sa manière, laissant ses pieds fouler avec une certaine adresse, le chemin illusoire tracé. L'attente faisait partie du métier. Bien qu'il lui arrivait plus souvent d'arriver après la client, parfois, il était possible que ça soit ceux ayant demandé de ses services qui soient bien moins ponctuels qu'elle. Mais cela ne la dérangeait point. Elle n'était pas pointilleuse sur les horaires, bien que certaines fois lui aient été fatales. Il s'agissait de ces fois où elle avait encore bien du mal à refuser un client ayant payé un certain temps et que ce dernier souhaitait en avoir un peu plus. Les négociations n'étaient pas encore dans ses cordes à la petite. Malheureusement.

« Elle ? » C'était ainsi que l'on la dénommait dans le milieu. "La poupée parisienne" était également employé, mais il s'agissait plus d'un titre et pour certain, c'était un peu trop long pour un simple nom. Une autre identité, un des nombreux conseils de Marie, celle qui lui avait appris les ficelles du métier. Chose qui ne changeait pas réellement de son quotidien de dérobeuse de vitalité traquée par le gouvernement. Dissimuler une part de sa personne était finalement devenue une habitude qui lui pesait un peu trop sur l'âme. Alors, emprunter un autre costume n'était pas si différent. Elle, était une jeune femme de la vie nocturne qui partageait ses couvertures avec divers étrangers tout en se faisant généreusement payer. L'égarée rencontrait bien plus de personnes durant sa profession que lors de ses journées pauvres de rebondissements. Mais la distraite et perdue Héloïse n'était jamais bien loin.

« Oui ? » Le crâne à la chevelure soigneusement travaillée sous les doigts experts de sa sœur, pivota en direction de l'origine de l'appellation. Ainsi, ses yeux découvrirent les traits d'un homme familier. « Oh, bonsoir Monsieur Erik. » Un doux sourire se peignit sur ses lèvres inertes, tandis que le nouveau venu s'approcha afin de la saluer d'une bise déposée au creux de sa pommette. Cela ne la rebutait pas, Héloïse. Chacun possédait son approche, chacun aimait aborder à sa manière les choses. Erik, lui, était devenu un habitué. Aux premiers abords, un homme dont la prestance tenait de son portefeuille. Mais il n'était pas le client type que la plupart des gens se permettaient d'imaginer. Tout comme les femmes de petite vertu, les clients étaient également victimes de clichés dégradants. Lui, n'était pas un monsieur ayant la bague au doigt dont le mariage battait de l'aile. Il n'était pas non plus, un vieux croulant en quête de sa jeunesse d'antan. Et encore moins, un bedonnant avec un style vestimentaire et le comportement faisant volontairement dégouliner sa fortune salement gagnée, ou bien volée. Non, la simplicité émanait de Monsieur Erik. « Comment vas-tu ? »

Puis sans crier gare, un poing étranger se heurta à l'ossature de la mâchoire de son interlocuteur. Héloïse perçut le glapissement du client, tel un chien que l'on venait de martyriser. De ses yeux ébahis, l'âme désorientée de la petite se dirigea vers la source de l'attaque et ce fut un homme guère étranger à sa raison qui se dessina en son champs de vision. L'entrée venait d'être fracassante, pour une personne qui semblait si calme d'apparence et si Orfeo avait voulu miser sur la discrétion, l'essai venait de tomber à l'eau. La jeune Laroche fut impuissante face à la fuite prise par Erik, victime et prit de court à son insu. Les jambes étaient déjà prises à son cou, avant qu'elle ne puisse effectuer une quelconque interruption ou la moindre réflexion. La surprise battant le sang au creux de ses veines, ses prunelles suivirent la silhouette s'éclipser au coin de rue le plus proche. Puis le visage dénué d'émotions mis à part le regard qui vacilla entre l'aberration et la peine, se tourna vers son collègue, qu'était finalement plus qu'une personne qui appartenait au rang de la même mafia.

Orfeo. Homme bon, appartenant à cette poignée de personnes désirant la faire changer de voie professionnelle. Il y avait comme cette volonté tristement camouflée à vouloir la sauver des griffes de ce monde et de ses vicieuses facettes qu'elle fréquentait ardemment. Mais la vie était point un conte de fée, où la protagoniste était emprisonnée au sein d'une tour d'ivoire ou alors exploitée de sa chair et de la sueur de son front par des tyrans. Surtout qu'Orfeo était également engrangé dans ce cauchemars incessant, alors il devait surement savoir que c'était perdu d'avance. Ainsi, à l'entende du grondement tel un orage en approche, qui venait de jaillir des lèvres de l'italien, Héloïse baissa, l'air penaud, les yeux. Elle savait probablement déjà ce que ce signifiait cette mise en garde sous-entendu par l'énonciation de son prénom. « Orfeo... » Par contre, ce qu'elle ne savait pas la petite, c'était par où commencer. Comme à l'accoutumée trouver les mots dans le bon sens et dans le bon contexte, était toujours une tâche perplexe à réaliser. « Tu sais bien que quand je travaille, il faut m'appeler Elle. » La voix minaudait, penchant vers une distraite fragilité, tandis qu'un léger soupire tomba de ses lèvres brunes. « Qu'est-ce que tu fais par ici ? Et ce que tu viens de faire... Marie va surement le savoir... » Et sa soeur aussi. Ce n'était pas bon pour le business de frapper les clients ainsi, généralement cela ne leur plaisait pas. Et lorsqu'un service n'était pas rendu, il lui était impossible de le cacher à sa boss. Héloïse ne voulait pas encore imaginer les répercutions qui planaient au-dessus de son crâne creux.

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DOULEURS SOLITAIRES
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