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 Desecration Smile {PV}

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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↳ Arrivé depuis le : 27/08/2012
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↳ Métier : Interne en psychiatrie
↳ Opinion Politique : Désintéressé
↳ Niveau de Compétences : Niveau 1 général/Niveau 3 en manipulation des émotions/Niveau 2 en détection de mensonges
↳ Playlist : 30 STM ♪ Hurricane / 30 STM ♪ Alibi / Keane ♪ She Has No Time / Red Hot Chili Peppers ♪ Dark Necessities / Muse ♪ Blackout / Muse ♪ Uno
↳ Citation : "La passion est une obsession positive. L'obsession est une passion négative"
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MessageSujet: Desecration Smile {PV}   Sam 10 Juin - 15:59

Desecration Smile.

All alone, I'm by myself. Love a girl bad for my health. Seen it all through someone else. Disintegrated by the rising sun. I see the meaning when it falls apart.

Les scènes qui se sont déroulées quelques jours plus tôt tournent en boucle dans sa tête. S’engager dans une mission suicide avec une dizaine de bras cassés, ruminer sa colère et sa frustration en pataugeant avec eux dans la médiocrité, n’a fait qu’augmenter la charge de regrets et de culpabilité qui ternissent son âme. Lui qui sent le pouvoir des Fitzgerald couler dans ses veines. Lui qui n’avait, auparavant, qu’à gribouiller sur son chéquier pour qu’on passe l’éponge sur ses ardoises déjà bien chargées. Il essaye, en vain, de se soulager des excès de tension qui entourent ses yeux las et ensommeillés de cernes noires. Le vent glacé de la défaite est encore venu dégrader son quotidien, à la sortie de la Parish Prison. Des officiers lui sont tombés dessus. L’ont asséné de violents coups de poings, suspicieux mais également désireux d’entendre ses os craqueler, d’effacer le sourire sournois naissant sur ses lèvres à chaque altercation. Il garde le goût du sang au fond de son palais. Se remet à peine de ses frayeurs, ayant couru le risque de se retrouver coincé dans un espace sans issue. « Tu as de la chance ». Le bruit sourd de nouvelles explosions retentissant à intervalles irréguliers, lui a une nouvelle fois permis de sauver sa peau. C’était moins une.

Il a eu l’impression de s’élancer dans le vide, en Son absence. Le sentiment d’appartenance s’inscrit dans ses chairs, comme si cette nouvelle connexion physique lui avait fait franchir une étape. Vittoria a mis un voile de mystère sur les circonstances de sa disparition soudaine. Les mots qu’il aurait voulu prononcer en sa présence sont restés coincés dans sa gorge. A croire qu’elle essaye d’utiliser tous les prétextes possibles dans le but de s’éclipser. Et il passe son temps à courir après une chimère qui n’aspire qu’à laisser des vieux démons derrière elle. Peut-être fuit-elle ses tisons, qui sont sortis de sa bouche avec une désinvolture non feinte, au cours de cette mission pitoyable. Tant de questions qui subsistent sans réponses. Il rumine ses sombres pensées, imagine les pires scénarios possibles. Et si elle était en train de se perdre dans les méandres de la mort et de la souffrance ? Le consumant d’un désir de vengeance maladif. Elle pourrait également être en train de s’écrouler dans un caniveau, ivre morte. Se noyant tranquillement dans des verres d’alcool fort, pendant qu’il persiste à se ronger les sangs. Fait naître en lui une rage qui s’immisce dans ses nerfs. Dire qu’il aurait pu assister à des ballets langoureux qui se seraient achevés en perles de sueurs.

Il se lance pourtant à sa recherche. Affronte l’électricité qui flotte dans l’atmosphère. Les citoyens sont plongés dans la panique la plus totale. Ils sentent la faim leur dévorer les entrailles. Egalement heurtés par la violence des derniers actes. Casey passe au peigne fin chaque maison, chaque mètre carré, chaque ruelle sombre, et même le marais. Il s’attarde sur chaque cadavre qui jonche le sol. Prie pour que le seigneur ait bien voulu leur accorder l’absolution. Il fouille dans son carnet d’adresse, mène sa petite enquête, affiche son plus beau sourire dans le but d’aller jusqu’au bout de sa quête. Il explore un bâtiment désaffecté camouflé parmi les hautes herbes. Celui-ci diffuse une lueur fantomatique capable de lui couper le sifflet. Le nœud de l’inquiétude lui tord l’estomac.

Il est en train de s’aventurer dans des lieux déserts au décor macabre, aux seuils lugubres. Des murs rembourrés, un sol matelassé, par endroits. Il a l’impression de plonger dans un sombre cauchemar. D’entendre retentir une mélodie aigue et plaintive. « Qui est là ? ». S’exclame-t-il, sentant une présence intrusive. Il sort son arme à feu, prêt à écarter n’importe quelle menace. Il laisse échapper des rires carnassiers, prenant conscience de l’absurdité de sa condition. Restant sur ses gardes, il avance lentement. Très lentement. Comme si les secondes devenaient des heures. Il continue à errer dans cet endroit insalubre. Effectue des fouilles rapides et impatientes, à la recherche d’un indice quelconque. Martinets, menottes, cordes. Objets divers qui font remonter des souvenirs douloureux à la surface. « C’était un hôpital psychiatrique ». Il jette des regards désespérés aux alentours, avant qu’une perle de sueur froide ne dégouline le long de sa nuque. S’adosse contre un pan de mur. Il est temps de reprendre ses esprits.

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Dernière édition par Casey C. Fitzgerald le Sam 22 Juil - 14:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Dim 25 Juin - 12:03




Des estampes qui se dessinent devant les prunelles neurasthéniques de la jeune hongroise. Autant d’esquisses rendues fades par les pigments de l’échec qui s’y sont glissés. Des clichés devenus flous décrivant des silhouettes méconnaissables. Souvenir encore amer dans son esprit dérangé, dangereusement teinté de ce doux déséquilibre qu’elle tente d’apprivoiser. Passion dévorante pour la cause qu’elle défend à s’y perdre elle-même. Elle a déjà tellement perdu dans cette bataille acharnée qu’elle a l’impression de s’acharner contre le vide. Et sa dernière action en date est loin de la rassurer dans son délire. Débâcle qui n’en finit plus. Elle se repasse les déboires de son groupe en boucle dans sa tête. Les murs de la prison la hantent. Faillite inévitable cependant, quand elle y pense. Elle a voulu suivre les directives d’un visage sans identité, comme tant d’autres bercée par l’espoir qu’il pourrait les mener à leurs fins. Cela ne lui a apporté qu’un fiasco indescriptible ponctué de malheureux accidents qui auraient sans doute pu être évités. Elle s’en veut terriblement, d’avoir pensé que leur initiative pourrait fonctionner. Qu’elle pourrait connaître le succès et avoir un impact bien plus grand que celui qu’elle a eu malgré tout. La brune ne voit pas encore le bien que ce coup monté a pu faire à la résistance. Refuse de s’en contenter quand le principal objectif de la mission n’a pas été rempli. Ils ont échoué, c’est tout ce qu’elle retient. Une offensive avortée à mi-chemin.

Réflexe de survie qu’a alors été le sien. Se cacher pour survivre. Se faire oublier, une fois de plus. Trouvant dans les égouts de la ville un refuge parfait. Une planque introuvable pour le commun des mortels. Encore moins pour la milice qui ne patrouille que très rarement dans ces boyaux souterrains, et n’osent encore moins s’engouffrer dans leurs profondeurs inquiétantes. C’est tout ce qui lui importe. Ne pas être trouvée, ne pas être dérangée. Solitude salvatrice qu’elle aurait certainement partagée avec Ange. Si elle étant encore en vie. Cette simple pensée déclenche une colère impossible à ravaler. Elle revoit l’exécution de ses deux plus fidèles alliées comme si c’était hier. N’a rien oublié de l’horreur provoquée par le Gouvernement autour de cette mise en scène abominable. Et la voleuse d’énergie ne peut s’empêcher de penser qu’elle aurait du y passer avec elles, ce jour-là. Elle aurait même techniquement du être capturée au même titre que les deux femmes, si elle n’avait pas été en retard à leur rendez-vous. Pour ça aussi, elle s’en veut. À crever. Perdre la louve l’a laissée complètement démunie avec la responsabilité de leur groupe à assurer. Et la brune s’est engouffrée dans la première brèche qu’elle a trouvée sans vraiment réfléchir. Peut-être aurait-elle mieux fait de s’abstenir. Isolement qui lui pèse, à présent. La lumière du jour lui manque cruellement. Elle a l’air d’un cadavre ambulant avec son teint cireux et ses veines saillantes un peu partout sur son échine affaiblie. Exil imposé dans les affres de la ville. Elle s’autorise une sortie, reste attentive aux murmures qui lui soufflent que Casey la cherche. Évidemment. Elle s’est éloignée volontairement du pyromane, pour ne pas lui imposer la vue fantomatique qu’elle est devenue. Il est temps, maintenant.

Réseau de petites voix qui la guident. C’est vers le sud de la ville qu’elle se dirige. La partie la plus macabre de la cité, elle frissonne sous sa capuche et ses traits tirés par la fatigue. Elle repère rapidement sa cible. Mais se garde bien de le lui faire savoir. Pas tout de suite. Ce serait bien trop risqué. Mieux vaut attendre qu’il se dirige vers un endroit calme et sûr pour tous les deux. Pourtant, ce n’est pas l’envie qui lui manque de retrouver la chaleur de ses bras. Elle n’a jamais été une gamine très patiente, Vittoria. Au contraire. C’est ce qui lui a valu de se retrouver à New York aussi jeune. Marchant dans l’ombre, elle croit à une mauvaise blague quand l’irlandais s’engouffre dans le vieil hôpital psychiatrique désaffecté. Bâtiment presque en ruines où la nature commence doucement à reprendre ses droits, la brune soupire longuement, hésite un instant. Avant de finalement se résigner à suivre le ténébreux dans les entrailles morbides de l’établissement. Elle se fait discrète en exécutant chaque pas qui la sépare de son allié. Prenant soin de ne pas déranger les morts qu’elle pourrait presque entendre hurler. Ambiance pesante qui la met mal à l’aise. Elle n’ose pas imaginer comment Casey doit se sentir. Quand sa voix retentit, provoquant un écho plaintif, elle se met à sourire, dissimulée derrière un mur décrépi. La jeune hongroise attend qu’il stoppe son avancée pour intervenir, préférant ne rien risquer alors qu’il doit sûrement avoir son arme avec lui. Elle n’a pas survécu jusque là pour crever à cause d’une balle perdue. Rapide coup d’oeil vers l’avant, elle le voit adossé à un mur qui menace clairement de s’effondrer. Le doute s’empare de son esprit pendant un moment. Il est peut-être mieux sans elle, après tout. Elle songe même à repartir d’où elle vient avant de penser qu’il ne s’arrêtera pas de chercher. De la chercher. Pas tant qu’il ne l’aura pas trouvée. Souffle de désespoir qui franchit la barrière de ses lèvres avant qu’elle ne s’avance vers le pyromane.

« - Ne me dis quand même pas que ce genre d’endroit t’as manqué ? T’avais besoin d’un retour aux sources ou tu voulais prolonger ton séjour ? Si tu veux mon avis, t’as passé bien assez de temps chez les fous, pas besoin d’y retourner » Timbre rocailleux qui s’impose après des jours de silence. Elle annonce la couleur tout en marchant vers sa cible. Il a l’air complètement paumé, à raison. Cet hôpital n’a plus lieu d’être, quoi qu’il en soit. Ils sont tous devenus dingues depuis longtemps. Elle aimerait pouvoir le rassurer d’une quelconque manière, mais ce n’est pas dans sa nature. Il faut qu’elle crache son venin avant de laisser entrevoir la douceur. « - Il paraît que tu me cherches. Tu te donnes bien du mal, je te manque à ce point ? » Elle espère que oui, au fond. « - Je me serai pointée chez toi, faut pas t’en faire. Si tu me trouves pas, c’est moi qui te trouve » Son air presque jovial, à la fois joueur et blasé, contraste terriblement avec l’ambiance du lieu et la pâleur soudaine de Casey. Opposition voulue pour le sortir de sa rêverie menaçante et lui faire reprendre ses esprits. Il n’aurait pas dû s’aventurer dans cet endroit maudit.
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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Mer 28 Juin - 22:03

Adossé au mur de ce bâtiment désaffecté et morbide, il ressasse ses vieux souvenirs. Il sent encore la seringue s’enfoncer dans sa carotide. Frotte machinalement la zone douloureuse, le visage crispé par des maux imaginaires. Il entend le bruit d’une claque qui résonne. Des gémissements plaintifs qui brisent le silence de la nuit noire. Il a connu la torture, l’isolement, afin d’expier ses crimes. La panique l’envahit instantanément, alors que l’idée de séjourner dans cette prison d’obscurité lui traverse l’esprit. Le manque d’air commence à le faire suffoquer. Il se sent pris au piège dans cet espace sans issue. Comprend de mieux en mieux le sens du mot ‘frayeur’. Il se mord la main, pour étouffer des sanglots éventuels qui le feraient passer pour un malheureux crétin. Se prépare mentalement à affronter la tempête qui ne manquera pas de venir. A tomber à genoux devant les médecins. A les supplier d’accepter son pardon et de l’épargner. Des évènements sortis tout droit de son imagination fertile. Accaparé par ses ruminations, il en oublie les raisons de sa présence. Jusqu’à ce que des paroles acides lui fassent reprendre pied dans la réalité, peu à peu.

Et qu’une voix familière retentisse, l’obligeant à baisser sa garde. C’est celle de Vittoria. Il cligne à peine des yeux, essaye d’emmener ses pensées ailleurs. Dans d’autres circonstances, ses yeux se seraient certainement arrondis de stupeur. « Vittoria tu es… ». Il bredouille des mots à peine perceptibles. Son discours est rude, et il a l’impression d’avoir reçu un puissant électrochoc. Dans un état d’esprit maussade, il lui fait face. Le regard sévère braqué sur elle. « Vous avez vu juste, madame Irma ! J’avais envie de tester le divan du psychanalyste, et la résistance des chaines qui auraient capturées mes poignées ! Et pourquoi ne pas faire un petit tour en chambre d’isolement ! ». Le ton est sec et indiscutable. Les drames restent ancrés dans son esprit et ces traumatismes l’empêchent d’aller de l’avant. Si seulement elle pouvait se mordre la langue dans le but de s’auto-punir. Elle a sombré dans les limbes de l’inconscience. Elle ne peut pas comprendre. Accéder aux restes de sa vie passée. Se perdre dans les ruines cendrées du territoire irlandais. Il ressent le besoin de s’engouffrer dans la solitude et dans l’oubli.

Paradoxalement, il veut éviter de commettre l’irréparable. Une erreur beaucoup trop douloureuse en la repoussant encore une fois, avec ses mains frêles. Avec toujours la même énergie. Alors il serre les dents. Il passe au-dessus. Empêche les rancœurs ridicules de remonter à la surface. Il oscille entre infinie douceur et désinvolture. Incapable de La rayer de son existence. Elle est sa raison de vivre. En sa présence, il sent toujours renaître un nouveau souffle. Un nouvel espoir. « Et toi, c’est quoi ton excuse ? Un besoin soudain de jouer le rôle de l’infirmière ? Je ne suis pas contre l’idée d’une petite distraction…». Réplique-t-il avec un rire sincère. Une petite crise de cynisme, qui apporte une touche de complaisance à cette atmosphère crispée et moite. Il s’enferme dans des suppositions. Elles se propagent à grande vitesse dans son esprit. Il se rappelle de la boule d’angoisse qui se formait fréquemment dans sa gorge, au cours de son adolescence. Si Vittoria avait croisé son chemin quelques années plus tôt, elle aurait diffusé sa douce lumière. Sauvé son âme en peine. « Tsss… ». Avant de le transformer en paquet de nerfs. Il s’apprête à râler comme un vieux grincheux. S’arrête dans son élan. Lui donner trop d’attention lui arracherait un sourire victorieux. La ferait frémir de plaisir.

Pour sauver son honneur, il lui lance des propos désobligeants. « Qu’est-ce qui te fait croire que je suis venu pour toi ? J’ai la dalle, et je cherche des réserves de nourriture. Au cas où tu ne le saurais pas, c’est un peu la crise dehors…». Un mensonge qui est loin d’être convainquant. C’est tout ce qu’il a trouvé. Il se gratte nerveusement la tête. Espère cacher la lueur d’inquiétude qui brille toujours au fond de ses prunelles. Secoue la tête en constatant l’absurdité de ses agissements. Il hésite un bref instant, avant de se jeter dans la fosse aux lions. « Je suis content que tu ailles bien ». Il s’autorise un rapprochement physique. Plaque un baiser sur sa joue. Apprécie à nouveau le contact de sa peau. Dégage avec son index les mèches de cheveux qui viennent frôler le bout de son nez. « Tu ne fuis pas seulement la milice… ». Des dizaines de questions subsistent sans réponses. Peuvent sans doute se lire sur son visage.

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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Lun 24 Juil - 11:57




L’atmosphère plombante la pèse au moins autant que l’humidité morbide qu’elle a côtoyé ces derniers jours. Si elle était d’abord plutôt contente de quitter les catacombes et leur noirceur, elle se trouve désormais au plus mal dans cet endroit de malheur. Elle aurait d’ailleurs rebroussé chemin depuis longtemps si elle ne suivait pas Casey. Aurait abandonné sa course bien plus tôt s’il ne s’agissait pas de Lui. Séparés trop longtemps, elle ressent ce même vide qui l’habitait chaque fois qu’elle et Ange ne se voyait pas pendant plusieurs jours, plusieurs semaines. Un manque presque viscéral qu’elle se doit de combler. Incapable d’avancer ou de penser à autre chose sans sa dose minimum. Comme une drogue qui lui donne un but. Un sens, dans lequel avancer. Et si elle a voulu s’éloigner du pyromane pendant un temps, ce dernier est à présent révolu. Et le revoir, même dans un état lamentable, lui procure une sensation étrange. Aussi étrange que leur relation indéfinissable. C’est la voix brisée qu’elle s’approche finalement de l’irlandais. Un timbre pas assez éprouvé ces derniers temps, alors qu’elle restait plongée dans son mutisme et sa solitude. Elle se joue légèrement des drames qu’il a connus pour cracher son venin. Appuyer là où ça fait le plus mal, pour marquer sa présence. Comme si elle avait réellement besoin de ça pour exister. Comme si les piques et la méchanceté la définissaient. Comme si elle n’était plus que ça, maintenant. Aigrie et mue par le seul désir de tout détruire.

« - Je savais que t’étais taré mais à ce point, ça commence à devenir sérieusement inquiétant » Pas de sourire sur son visage marqué par le manque de sommeil et la géhenne intérieure. Douleur inconsciente dont elle ne parvient pas à se débarrasser. Trop fière et trop instable pour initier une discussion un tant soit peu normale. Il faut qu’elle lui bouffe la gueule avant de laisse entrevoir un minimum de faiblesse. Parce que c’est tout ce qu’elle parvient à distinguer entre eux. Une faiblesse. Bercée entre l’irrépressible envie de l’embrasser ou de lui coller une baffe à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Un jeu sans fin, poussé toujours plus loin, jusqu’à l’extrême. Qui finira sûrement par les tuer tous les deux. La brune secoue la tête pour chasser immédiatement cette pensée de son esprit dérangé. « - Ça me déplairait pas, tant que je peux m’amuser avec mes patients » L’emploi du pluriel est volontaire. Voulu, pour le provoquer encore un peu plus. Le voir réagir, bouillonner de jalousie. À son tour de rire, puisqu’il semble si enclin à l’amusement. Humour noir, en total désaccord avec l’endroit et le moment. Encore plus avec les souvenirs qui s’y accrochent. Elle se remémore sa propre torture, les poignets solidement attachés aux bras d’une chaise glaciale, dans un laboratoire gouvernemental tout aussi froid. Elle se souvient des aiguilles transperçant sa peau diaphane après un enlèvement brutal en pleine rue. Elle se souvient des poings de Stain qui la frappent avec violence, meurtrissent son abdomen avant qu’il ne lui offre une porte de sortie. Tout a basculé ce jour là. Elle a frôlé et vu la mort de près. Ça ne lui a pourtant pas servi de leçon. « - Je t’ai suivi, espèce d’idiot. Puisque tu sembles si impatient de me revoir » Le ton est grave, insensible. Une manière détournée de dire qu’elle aussi crève envie de retrouver ses bras.

Les explications qu’il lui donne ne la persuadent pas du tout. Elle n’y croit pas une seconde mais se garde bien de faire la moindre réflexion à ce propos. Mieux vaut malmener sa fausse excuse et la démonter à petit feu. « - T’es au courant que cet endroit a été désaffecté depuis des lustres et qu’il a déjà dû être fouillé par tous les clochards du coin ? S’il y’a bien un endroit en ville où tu trouvera rien, c’est ici » Elle en rajoute, en fait des tonnes pour lui montrer toute la stupidité dont il a fait preuve en lui racontant ce mensonge abominable qui ne convainc personne. Pas même lui. Le visage fermé, elle ne bronche pas quand il s’approche. Ne bouge pas non plus quand il embrasse sa joue glacée. L’épiderme frémit sous le contact initié et lui rappelle la chaleur qu’il lui apporte. Bienveillance caractéristique qu’elle se languit de retrouver. La jeune hongroise baisse le regard. Incapable de soutenir celui du ténébreux plus longtemps, presque honteuse d’avoir tant désiré être seule pendant tout ce temps. « - Et qu’est-ce que tu crois que je fuis, si ce n’est pas la milice ? Toi ? » Les prunelles neurasthéniques replongent brutalement dans les yeux assombris du pyromane. « - T’es sûrement le mec le plus chiant que je connaisse, mais t’es aussi le seul avec qui j’ai envie d’être alors raconte pas de conneries » L’aveu lui brûle la langue. Elle fuit de nouveau la proximité à peine dévoilée. Le repousse d’une main lasse en soupirant fortement. Une gamine qu’on force à dire ce qu’elle ne veut pas dire. « - On a pas toujours ce qu’on veut. Je pouvais pas sortir de ma planque après ce qu’il s’est passé. C’était trop dangereux. Pour toi comme pour moi » Justification qui n’a pas vraiment de valeur, bien qu’elle soit tout à fait honnête et sincère. Incomplète, mais sincère. « - T’as été assez imprudent pour nous deux, en plus de ça. Non mais qu’est-ce que t’as dans la tête ? » Elle le crie plus qu’elle ne le dit. La voix qui résonne contre les murs décrépis. Le reproche est balancé sans prévenir. Camoufle l’inquiétude grandissante qu’elle ne veut pas formuler. Elle a peur que leur relation ne le pousse à faire des erreurs qui pourraient lui coûter très cher. Et le perdre lui, elle ne peut pas l’envisager. Elle lui tourne le dos pour ne pas avoir à affronter sa réponse. Pour ne pas qu’il voit ses yeux gonflés par l’angoisse qu’elle tente déjà de ravaler.


Dernière édition par Vittoria K. Bathory le Mar 8 Aoû - 20:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Mer 26 Juil - 17:40

Son cerveau endommagé fonctionne à plein régime. Il s’enfonce de plus en plus dans son délire de persécution.  En Sa présence, il revisite un passé qu’il aurait préféré enterrer. Se souvient de la lointaine puanteur de l’entreprise familiale. Tente d’encaisser les coups sans trop réagir. Il passe son temps à assister à des séances de flagellation. Il a la fâcheuse habitude d’attirer la haine et le ressentiment. Vittoria ne fait pas le poids, face à la famille Fitzgerald qui s’est régulièrement jetée sur lui avec l’énergie du désespoir. Une piètre joueuse, qui connaît son quart d’heure de gloire au moment où il exhibe ses faiblesses. Des attaques insignifiantes, en comparaison de la quinzaine d’années d’insultes et d’humiliations quotidiennes. Des repas de famille animés, interrompus par les cris d’indignation de son père, ancré dans un schéma d’autorité archaïque. Des claques qui tombent et qui laissent derrières elles des trainées brûlantes. Il aimerait chasser ces pensées déprimantes d’un seul revers de main. C’est impossible, lorsqu’Elle lui crache des paroles acerbes au visage. La fatigue annihile toute bonne volonté. Il en a marre, qu’on lui rabâche les oreilles avec le même refrain. D’être considéré comme un animal de foire indésirable. Vittoria se comporte comme les individus abjects qui lui ont pourri l’existence, faisant preuve d’une stupidité affligeante.

En vérité, la frontière entre la folie et la raison est très mince. Les angoisses, les névroses, la paranoïa…c’est le lot de toute une population, surtout quand elle se bat tous les jours pour sa survie. Les pulsions sont très difficiles à réfréner, en période apocalyptique. La véhémence déborde dans sa gorge. Le visage crispé de rage, incapable de se contenir plus longtemps, il entame un long dérapage. « Parce que tu crois que tu es saine d’esprit, quand tu frôles l’hystérie et te comportes comme une furie incontrôlable ? Et puis ma folie ne t’a pas gêné, quand je t’ai fait grimper aux rideaux. J’entends encore tes petits gémissements contre ma bouche, tes miaulements et tes cris d’extase ! Tu es certainement venue pour qu’on remette le couvert, chérie ». Il agrémente sa phrase d’un petit clin d’œil. Laisse les désirs de vengeance monter en lui à la manière d’une vague brûlante qui risque de tout dévaster sur son passage. Un orgueil qui pousse parfois à la déraison. Fait émerger une vague de culpabilité. De peur que la situation ne génère, il hésite à partir. Il s’attend à ce que le monde et l’univers lui tournent le dos. Vittoria. Un purgatoire de solitude. Noyé par le poids de l’abandon, il errerait dans les rues sans savoir où aller et sans s’en préoccuper.

L’oxygène se ferait de plus en plus rare dans ses poumons, si elle prenait la décision de mener les batailles en solitaire. Les nouvelles allusions viennent le piquer au vif. Il imagine les doigts grossièrement dessinés des patients fouiller Ses chairs. Leurs mains baladeuses. Leurs regards pervers. Ivre de rage, il hésite à laisser sur sa peau des empruntes possessives. Il opte pour un détachement feint, utilise les meilleures armes, pointe du doigt son passé grotesque. A son tour d’utiliser l’ingrédient susceptible de déclencher une explosion nocive. « Impossible, ils devraient se passer de tes services. Ils n’ont pas un rond et tu ne travailles jamais gratuitement. L’arroseur arrosé, non ? ». La colère laisse rapidement place à une honte viscérale. Il regrette ses paroles. Refuse que la tristesse pétille au fond de Ses yeux. Meurt d’envie de baisser sa garde, de se rapprocher physiquement, pour sentir Son cœur tambouriner férocement dans sa poitrine. Son orgueil l’empêche de faire correctement les choses. « Tu crois que je suis assez maso pour chercher à retrouver une fille qui aboie toute la journée et me file une migraine monumentale ? Je plains ton futur mec ! Il lui faudra un sacré stock d’aspirines ! ». Sa colère froide le fait partir dans un fou rire incontrôlé.

Il s’enlise dans des mensonges qui sont loin d’être convaincants. L’atmosphère est de plus en plus lourde. Le seul moyen de décompresser est l’auto dérision et l’humour noir. « J’aurais bien fait une commande en ligne mais ma carte de crédit est prête à exploser. Et je me suis dit qu’un petit allée retour sur le territoire des morts me ferait perdre quelques calories, me remettrait les idées en place ». Il se laisse aller à quelques confidences, espère que ses excès tomberont une nouvelle fois dans l’oubli. Essaye de capter son regard. N’aspire qu’à percer les mystères. Connaître les ressentis qui habitent les profondeurs de Son âme. Se lance dans des suppositions qui pourraient facilement la faire grogner de rage. « Je ne serais pas surpris. Tu réagis avec tant de hargne et de frustration ! ». Réplique-t-il en passant sa main derrière Sa nuque pour attirer son attention. Un flot de sensualité déferle dans ses veines, comme le poison qui continue de s’insinuer dans sa vie. Un éclair de joie et d’incrédulité passa dans ses prunelles, à sa déclaration. « Tu m’as manqué aussi. J’ai ressenti un grand vide. Il n’y avait personne pour jacasser des conneries ».  Avant que son ingratitude vienne mordre sa chair. Il lui a sauvé la mise, au cours de la dernière mission suicide. S’est efforcé de la porter à bout de bras, alors qu’Elle était inconsciente. « Si tu ne m’avais pas poussé à jouer les baby-sitter, j’aurais été sans doute plus efficace. Un ‘merci’ serait plus approprié ». Siffle-t-il entre ses dents, en la fixant d’un air ahuri.

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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Mar 8 Aoû - 21:30




Contrariété latente et permanent qu’elle ne parvient pas vraiment à évacuer. Malgré les éclats de voix et le venin craché à tout bout de champ. Elle déverse son poison comme un élixir et se délecte de la réaction provoquée chez son alter-ego. Une joute verbale infinie, un duel qui n’a pas de fin. Elle ne cessera de le tourmenter comme il ne cessera de l’irriter. Un mode de communication qui leur est propre et qui camoufle tout le reste. Tout ce qu’elle ne dit pas. Incapable de dire s’il se satisfait de cette relation chaotique ou s’il désire quelque chose qu’elle est encore dans l’incapacité de lui offrir. La jeune hongroise se protège par la violence. C’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour ne pas souffrir. Pour ne pas souffrir encore plus. Mais plus le temps passe, plus cette stratégie semble connaître ses limites. En ce qui concerne l’irlandais, tout du moins. La brune supporte de moins en moins bien les conflits qu’ils provoquent mais ne sait pas comment réagir autrement. Puisque c’est ce qu’elle a toujours fait. Un naturel qu’elle ne peut plus chasser puisqu’il est bien trop ancré dans sa chair. Elle peut sentir la férocité gravée jusque dans ses os, l’agressivité couler dans ses veines. Une maladie comme une autre, inqualifiable et indélogeable. Elle semble perdre la raison au contact du pyromane. Plus capable de réfléchir comme il se doit, comme elle le devrait. Plus capable de prendre une décision rationnelle, complètement sous son influence détestable et malsaine. Elle s’en veut, au fond, de ne pas pouvoir se détacher de lui.

« - Si je devais remettre le couvert, ce serait pas avec toi, chéri » Elle ne répond à sa provocation que par un regard terne et sans expression. Enfonce le clou de la jalousie encore un peu plus loin en croisant les bras, se ferme totalement au petit jeu qu’il aimerait jouer. Elle n’a pas fait tout ce chemin pour ça. Pour s’entendre dire des insanités. À d’autres, elle n’a pas envie de ça. Pas maintenant. Pas après tout ce temps passé sous terre à ruminer. Elle se plaît à lui répondre avec mordant. Lui montrer avec détermination qu’il ne l’atteint pas. Elle est pourtant bien consciente qu’ils se trouvent tous les deux de chaque côté d’une brèche dans laquelle ils menacent de tomber à chaque seconde. Perdre le contrôle et esquisser l’ultime erreur. Dessiner la bravade de trop. Et plonger dans l’irrémédiable. Un dilemme perpétuel dont elle ne parvient pas à se défaire. Continuer et tout arrêter. Perpétrer ce qui la ronge ou risquer tout gâcher pour des états d’âme qu’elle n’estime pas dignes. Elle exulte de le voir rongé par l’envie. Qu’il s’imagine en rivalité avec une quelconque personne et en éprouve de la colère la rend euphorique. Tant mieux. « - Tu dois être un petit privilégié dans ce cas. T’as jamais rien payé, à ce que je sache. Pourtant, j’aurais pu te soutirer un sacré paquet de fric, si j’avais voulu » Son courroux n’a plus de limite à présent. Elle lutte pour refouler l’envie de lui sauter à la gorge et feindre l’indifférence la plus totale. Entreprise rendue bien difficile par la volonté sans faille de l’irlandais à la faire sortir de ses gonds. Froideur qui ne lui sied pas puisqu’elle est tellement inhabituelle pour la rebelle. L’entendre geindre lui bousille les nerfs. De quoi ose-t-il se plaindre après tout ce qu’ils ont vécu ? Ça la rend dingue et elle ne peut plus se taire.

« - Non mais tu t’entends parler ? Et c’est moi qui aboie ? Regarde toi, tu fais pitié, mon pauvre ami » La dédain est bien réel, pendant au moins une seconde. Quand elle se retourne, elle prend énormément sur elle pour ne pas hurler. Mais ce sale imbécile parvient à lui arracher un sourire. Rictus nerveux qu’elle ne peut plus réprimer. Boudeuse, elle se pince les lèvres pour dissiper l’hilarité cinglante. Pour ne pas qu’il le remarque. Et qu’il en tire une certaine satisfaction. « - Qu’est-ce que tu peux être con, j’en reviens pas » Unique réaction, balancée en se frottant les yeux pour y chasser l’humidité. La solitude lui pèse, tellement, et elle se retrouve enfin en la seule compagnie qu’elle désire vraiment, uniquement pour s’entendre dire des saloperies. Elle aimerait sincèrement pouvoir agir autrement mais ce serait contre nature. Il le sait. Il est comme elle, au fond. Si ce n’est pire. La main qui frôle sa nuque dénudée lui arrache un frisson qui parcoure son échine et remonte le long de sa colonne vertébrale. Un geste auquel elle ne s’attendait pas, comme beaucoup d’autres venant de Sa part. L’aveu lui tire un nouveau sourire plus doux. C’est tout ce dont elle avait besoin. Ces quelques mots, suffisent à lui rendre de sa verve. Comme un salve d’énergie qu’elle lui aurait soutiré, ça lui fait le même effet. Soulagement de courte durée.

« - Parce que tu m’as remerciée, quand je me suis démerdée pour faire sortir ta sale tronche de prison ? » La colère reprend le dessus et la pousse à faire volte face. La résistante fixe son allié de ses yeux sombres, le front plissé et les sourcils froncés, l’air sévère et étonné d’entendre de telles sottises. « - Bien sûr que non ! Tu t’es contenté de me hurler dessus, comme d’habitude, alors épargne moi les leçons de politesse » Elle le bouscule de toutes les forces qui lui restent, le pousse de ses deux bras frêles dans un geste de fureur et d’indignation. « - Finalement, tu devrais rester ici ! Un taré comme toi ça devrait pas courir les rues ! Vas-y, choisi une chambre je te passerai les sangles moi-même, avec plaisir même » Le timbre est rauque, profonde. La rage lui monte à la gorge et sa voix se brise en quelques mots. Elle grogne en signe de révolte, ses bras fendent l’air à plusieurs reprises, témoignent de toute la rancœur qu’elle lui porte pour avoir trop poussé le vice. « - Si c’est tout ce que t’as à me dire comme conneries, j’ai mieux à faire », persiffle-t-elle. « - Et surtout t’inquiète pas pour moi, les égouts c’est pas si mal. J’ai l’habitude de côtoyer les rats » Elle ne mâche pas ses mots, ne déguise pas son irascibilité. Un regard plus noir que jamais le transperce de part en part alors qu’elle serre les poings pour ne pas lui en balancer un en pleine figure. Préférant ne pas risquer un geste regrettable, la brune capitule, s’engouffre sur le chemin d’où elle vient, en prenant soin de frôler l’insolent. Initiative loin d’être anodine, pour l’avoir déjà pratiquée. Elle choisit l’éloignement bien qu’elle ne veuille pas que l’entrevue s’achève de cette manière.
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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Mer 16 Aoû - 15:09

Perdu entre les flammes de la désolation, il est à la recherche d’un exutoire. A mi-chemin entre la passion et la folie. Il aimerait battre en retraite. Quitter Son territoire, supplier l’ange de la mort de le guider jusqu’à la fosse brûlante de l’enfer. Permettre aux bras maléfiques de sortir des profondeurs obscures, d’enserrer sa nuque jusqu’à ce que ses yeux se révulsent, pour chasser les pires craintes qui resurgissent inlassablement dans son esprit et s’extirper de Sa prise. Le simple fait d’envisager que des espèces de machos prétentieux posent leurs sales pattes sur Vittoria lui donne envie de cracher ses poumons. Plisser son nez de dégout est monnaie courante, lorsqu’on est un jaloux maladif qui présente une vision erronée des relations un peu trop chargées en affects. La colère continue de crépiter dans ses prunelles, alors qu’il se rend compte qu’Elle incarne la prédatrice qui passe son temps à errer dans son sanctuaire. Qui s’exprime incessamment avec mépris et véhémence. Et qu’il donnerait ce qu’il a de plus précieux au monde pour qu’Elle prenne l’initiative de continuer à s’immiscer dans sa vie. Il aimerait se défaire de ce sentiment d’abandon qu’il ressent en ce moment, alors qu’Elle lui lance encore des boutades qui lui martèlent les tympans. Il est impossible pour lui de calmer le jeu.

Il préfère souffler sur les tisons de la désinvolture et lancer des attaques qui dépassent son imagination. Plonger dans les délires de son esprit tordu, conjurer un bouclier de protection et se jeter dans la bagarre. « Ah bon, et qui est l’heureux élu ? Assouvis ma curiosité ! ». Sous sa façade d’indifférence, un brasier noircit sa chair. Il ne parvient pas à étouffer les flammes qui dévorent tout sur leur passage. Bonnie excelle dans l’art de la torture mentale. L’image de Son corps étendu sur le matelas, des mains crasseuses qui laissent des trainées de frissons derrière chaque caresse trône encore dans sa tête. Il ne parvient pas à rationaliser son instinct de possession. La migraine qu’il s’est trainé pendant plusieurs semaines refait son apparition. « Je suis ravi de l’apprendre. J’ai beaucoup de demandes et un planning assez chargé ». Il se réfugie derrière des mots sans queue ni tête. Le cœur mordu par la culpabilité, qui cogne violemment contre sa cage thoracique. « Laisse-moi un peu de temps et j’épongerai mes dettes ! ». Habitués à redoubler de violence, ils en oublient qu’il  y a un certain nombre de limites à ne pas franchir. Des caractères bien  trempés. Des réserves d’énergie inépuisables. La faculté à se lancer des répliques acerbes en plein visage, plus vite que leur ombre.

Les traits déformés par l’animosité, ils ont le diable au corps. L’idée de s’isoler de ces faux semblants le fait pourtant soupirer d’envie, la fatigue retombant sur lui. Il est peut-être temps que cette mascarade cesse. Une vérité éclate, et Casey en reste figé de stupeur. « Sois un peu logique ! Tu deviens évasive lorsque les choses prennent une tournure plus sérieuse. Si tu attendais des remerciements, tu aurais dû te montrer plus explicite sur la question. Je n’ai pas reçu de recommandé avec l’identité de mon père Noël ». Le simple fait qu’Elle ait redoublé d’attention à son égard, et lui ait une nouvelle fois sauvé la mise est franchement étonnant. Elle bouleverse ses vieux schémas. Le sentiment d’abandon le détruit de jour en jour. Habituellement, on lui donne un coup brutal sur le dos et on le laisse sur le carreau. Considéré comme une erreur de la nature qui n’a jamais mérité de jouir d’un statut social aussi élevé. Qui ne mérite franchement pas que Vittoria lui tende la main aussi régulièrement. D’ailleurs, leurs discussions tournent au vinaigre la plupart du temps. Bousculé, il heurte violemment le mur qui lui fait face. Se contente d’un grognement sourd. « Tu aurais peut-être dû me laisser moisir dans ce trou, vu la manière dont les choses tournent ». A croire qu’il n’a jamais appris le tact et les bonnes manières. Et qu’il va être obligé de s’engouffrer dans la solitude et dans l’oubli.

La perspective de ruminer encore une fois ses sombres pensées, de subir la pire torture qui puisse exister en La voyant lui tourner le dos une bonne fois pour toutes, le fait frémir d’horreur. Alors il arrête de se comporter comme un vilain petit canard qui passe son temps à balancer la sincérité au placard. « Qui aboie, ici ? Tu m’attaques sur des sujets que tu ne maîtrises absolument pas, et je dois me contenter de sourire bêtement, comme un parfait abruti ! C’était ça, l’objet de ta visite ? Me rappeler que je ne suis rien d’autre qu’un animal de foire qui aurait dû rester croupir dans cet endroit, dans ces conditions inhumaines. Le fils indigne, le malade mental qu’on a préféré abandonner, qu’on aurait voulu voir mort ». Gêné, il se gratte nerveusement la tête. Laisse libre cours à ses émotions. Les secrets mis à nu. L’agressivité retombe comme un soufflé. Il refuse de s’aventurer plus longtemps que des terrains glissants. Essaye de répandre une atmosphère de complaisance. « Je voulais te proposer une soirée pyjama mais apparemment…  Je suis désolé. Je me suis comporté comme un con, comme d’habitude. Les mots ont dépassé mes pensées. Tu es la seule personne qui importe, pourtant. Tu es la seule que je respecte vraiment. Tu le sais… ». Il aimerait s’étouffer avec sa propre salive, laissant ses faiblesses prendre le pas sur les vieilles rancunes. Se jetant littéralement dans la gueule du loup.

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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Dim 27 Aoû - 18:31




Colère intérieure qu’elle extériorise lamentablement. La rebelle s’est montrée bien stupide en pensant qu’une entrevue avec son allié de toujours pourrait l’apaiser. Surtout après ce qu’ils viennent de vivre, l’échec qu’ils ont dû affronter l’un comme l’autre. La présence de l’irlandais n’est que l’étincelle qui ravive le feu autrefois éteint. Le poison qui ranime la hargne. Ils s’engouffrent dans un échange chaotique et houleux, dont l’issue n’a rien de prometteur. La jeune hongroise reste pantoise de toutes les horreurs qu’il peut avoir le cran de lui balancer à la figure et y répond avec autant de bassesse. Une conversation bien peu instructive, au final. Puisqu’elle ne lui apprend rien de nouveau sur le caractère volcanique du ténébreux. Comportement qu’ils partagent mais qu’elle a bien du mal à encaisser. Surtout aujourd’hui, surtout maintenant. Quand elle aurait simplement besoin de se savoir soutenue. Il la rabaisse plus bas que terre sans se rendre véritablement compte du mal qu’il peut lui faire, de la violence de ses propos assassins. Et Vittoria ne sait que réagir en l’imitant. Attitude bien médiocre selon la résistante mais dans laquelle elle s’enlise pourtant, incapable d’adopter un autre comportement avec le pyromane. Ils renchérissent les insanités à chaque nouvelle rencontre. Seul moyen de communication qui semble leur convenir.

« - Ve te faire foutre », persiffle-t-elle entre ses dents. Seule et unique réponse au délire qu’il prolonge, provoqué par la jalousie qu’elle a tentée. Elle enrage de cette situation qui n’en finit plus de se dégrader. Ces non-dits qui suscitent les pires réactions. Avouer serait un aveu de faiblesse et la brune s’y refuse catégoriquement, préférant s’enfoncer encore un peu plus dans la provocation déjà bien embarquée. Torture presque permanente quand les élans de possessivité se font ressentir. En sa présence, elle perd tout esprit rationnel, la raison l’abandonne et ne reste que le venin qui lui irrite l’épiderme. Des images qu’il provoque et qui lui irritent les paupières tant elles lui sont insupportables. Elle se joue de lui mais se rend victime de ce petit jeu malsain qu’elle initie. Morte de l’intérieur, c’est pourtant bien son organe cardiaque qu’elle peut sentir battre à tout rompre au fond de son abdomen. Le sang qui bat contre ses tempes comme une énième souffrance. La résistante reste effarée du manque de perspicacité de son complice. « - Et qui d’autre se soucie de toi, hein ? Qui d’autre aurait pris tous les risques pour te faire sortir de là ? Tu penses peut-être avoir de nombreux alliés mais au final, ils sont où, quand t’as besoin d’eux ? » Souffle morbide prononcé comme une sentence. Il s’imagine des soutiens imaginaires, des choses dont elle ne veut pas entendre parler puisqu’elle ne fait confiance à personne. Elle, en revanche, reste là. Inlassablement. Elle roule des yeux devant la stupidité des propos prononcés par le grand brun. Elle n’aurais jamais pu le laisser croupir en prison. C’était physiquement au dessus de ses forces et il le sait très bien.

Elle s’éloigne à regrets, pousse la provocation encore un peu plus loin. Jusqu’à risquer de couper court à leur discussion qui n’en est plus vraiment une. Elle espère ne pas être venue jusqu’ici pour en rester là et c’est avec stupeur qu’elle se retrouve confrontée aux secrets du pyromane. Véritablement, cette fois. Sans qu’elle ne les lui ait volés. Des vérités qu’il prononce, sans fard. Brièvement, cependant. Mais suffisamment pour qu’elle renonce à s’enfuir. La brune est au courant depuis longtemps maintenant des travers de son complice, des blessures qui l’ont marqué, jusqu’à aujourd’hui. Et s’il ne les a jamais vraiment évoquées avec elle, la brune sait qu’il en souffre toujours. Comme elle souffre des siennes, profondément ancrées dans la chair. « - Tu ne fais pas tellement d’efforts pour me donner envie de te traiter autrement que comme un parfait abruti. C’est pas l’envie qui m’en manque, pourtant. Je t’assure » Elle croise les bras, nonchalante. Ne relève pas tant l’honnêteté pour ne pas le forcer à s’y replonger trop longtemps. Se contente de le toiser d’un air renfrogné, le front plissé. Le voir gêné la satisfait, en un sens et elle se félicite silencieusement de cette maigre réussite. Désireuse d’apprécier chaque petite victoire. « - Je sais pas non, c’est pas comme si tu me disais ce genre de choses toutes les cinq minutes » L’amertume qu’elle ne peut pas s’empêcher d’exprimer. Ses bras retombent mollement le long de sa silhouette instable, un soupire lâché naturellement, sans y penser. Presque désespérée.

« - Laisse tomber va. J’imagine que t’es coincé avec moi que tu le veuilles ou non maintenant alors c’est pas important » L’air résigné qui tire les traits fins de son visage, elle se dresse sur la pointe des pieds, féline, pour l’embrasser au coin des lèvres. Brièvement. Presque sèchement. La main s’attarde une seconde sur la nuque mais le regard n’ose pas encore affronter celui de son vis-à-vis. Trop peu confiante. Trop apeurée par ce qu’elle pourrait y trouver. La proximité pourtant pas nouvelle qui semble l’effrayer après une joute aussi violente, dans un endroit aussi sordide. « - Une soirée pyjama, hein ? » Elle s’empresse de changer de sujet, ne pas s’attarder sur les aveux et les secrets. « - Je savais pas que t’étais un amateur de ce genre de choses mais avec toi, je devrais m’attendre à tout maintenant » Elle se passe une main dans les cheveux, nerveuse. Évitant toujours de croiser les iris neurasthéniques de son allié. « - Je comptais venir emprunter ta douche une fois de plus, pas besoin d’inventer des prétextes bidons. Je commence à en avoir marre des rats et de la moisissure » Séjour planifié quoi qu’il en soit, peu importe si elle obtient son accord ou non. Séjour qu’elle espère prolonger, au fond. Peu encline à retourner s’engouffrer dans les égouts pour une durée indéterminée.
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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Dim 3 Sep - 17:15

L’orage éclate dans la nuit obscure. Des tisons incendiaires qui ne lui permettent pas d’apaiser et de réchauffer son cœur glacé. Il la toise sous tous les angles. Peine à souffler mot devant cette  beauté sauvage qui laisse cette foudre noire l’envahir complètement. Il guette le moment où ses tentacules l’étrangleront une bonne fois pour toutes. Repère l’accentuation de ses traits de dominatrice. La crispation probablement douloureuse de son corps qui en dit long sur ses intentions. Il cligne des yeux, à la recherche d’une quelconque source de lumière qui donnerait une atmosphère plus rassurante aux murs rembourrés, à cet abime des ténèbres. Il aimerait revenir en arrière. Retourner dans son appartement minable. S’affaler dans son canapé en poussant quelques soupirs de soulagement. Oublier la défaite brûlante et ces minables tentatives. Peut-être même devant un film incontestablement stupide. Il croit percevoir les flammes de la jouissance danser dans Ses prunelles. A moins qu’il s’agisse d’une expression impassible qui se peint sur son visage. A croire que les affres du temps le rendent chaque jour un peu plus dément. Les pensées incohérentes fusent dans son esprit, et l’empêchent de garder un véritable contrôle sur la situation.

Elle incarne l’ouragan qui lui fait prendre quotidiennement des nouveaux tournants. Celle qui perturbe sa vie plus que de raison. Continuer à s’empoisonner l’existence, à répondre d’un air faussement désinvolte, c’est prendre le risque de suffoquer. Habitué à adopter un tel mode de fonctionnement, toutes ses bonnes résolutions flanchent à chaque fois, et c’est à contre cœur qu’il débite ses paroles acerbes. « Pourquoi pas. Si ça peut te faire fermer ton clapet, et si ça peut me permettre d’oublier tes tirades foireuses ». Des joutes verbales qui le font passer pour un crétin viril, qui jouit d’une certaine liberté et mène sa vie comme il l’entend. Heureux ainsi. Sans femme, sans enfant et sans attache. Il essaye tant bien que mal de dissimuler sa faiblesse. Cette étrange passion qu’il lui voue et qui le ronge de l’intérieur. Cette boule d’angoisse qui se forme dans sa gorge à chaque fois qu’elle envisage de faire demi-tour et de s’éloigner de lui pour de bon. Comme elle l’évoque si bien, ses proches disparaissent un à un. Est-ce dans leur nature de renier si facilement les personnes qui les entourent ?

Ou finissent-ils par se rendre compte que son âme répugnante ne mérite rien d’autre que d’être envoyée aux enfers ? « Touché ! ». Elle adore vraiment briser toutes ses illusions. Il secoue la tête. Lui qui se complait tous les jours à jouer avec des faux semblants. Son cœur tambourine dans sa cage thoracique. Cette discussion fait remonter de douloureux souvenirs à la surface. Lui qui peine encore à trouver sa place dans sa famille. Lui qui n’a toujours été qu’une source de déception pour ses parents. Eux qui ont remplacé définitivement son image en permettant à Nuallan d’assurer ses fonctions. « Je ne comprends pas tes allusions. Je suis facile à vivre. Aussi adorable et docile qu’un ours en peluche. Et j’ai une vie sociale bien remplie ».  Une petite touche de légèreté en plein cœur de la bataille, pour dédramatiser une situation pénible, trop harassé pour supporter la charge de culpabilité et la haine de soi. Telle devrait être sa philosophie de vie. Malheureusement, il est encore dans l’incapacité de dompter son propre caractère volcanique. Et au fur et à mesure de leurs échanges, il se rend compte qu’il se brime régulièrement. S’empêche d’entamer des dérapages incontrôlés et de l’autoriser à percer tous ses secrets.

Lui donner libre accès à ses pensées les plus intimes lui ferait certainement courir un grand danger. Il se radoucit. Accueille ces changements d’attitude avec un certain soulagement. Se mord la joue pour ne pas jubiler face à elle et raviver sa colère. « Alors tu acceptes de passer l’éponge si facilement. Sans me décrocher un coup de coude dans la mâchoire. On progresse ». Un sourire pointe sur ses lèvres. Il aurait peut-être dû camper sur ses positions, histoire d’enchainer les victoires, mais il refuse que son regard se perde à nouveau  sur des fauteuils vides. Des frissons lui parcourent l’échine au moment où elle manque la commissure de ses lèvres. Au moment où ses doigts effleurent sa peau. Il est inutile de nier l’attraction désarmante qui l’assaille continuellement. Il prend sur lui pour ne pas céder à ses envies, de peur de briser ce silence et cette paix si fragiles. Etouffe les éclairs de joie qui passent dans ses prunelles à sa requête. « Une présence féminine apporte souvent des problèmes ». Ses lèvres se plissent en une moue joueuse. « Tu es toujours la bienvenue chez moi. D’autant plus que cet endroit me donne le bourdon ». Il hausse un sourcil interrogateur en direction des instruments de torture disposés çà et là. Le mal a pris possession de ces lieux morbides, et le besoin de les déserter s’intensifie de plus en plus.

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MessageSujet: Re: Desecration Smile {PV}   Ven 8 Sep - 17:15




Sensation dévorante qu’est la colère quand on ne la contrôle pas. Sentiment d’asphyxie qui ne la quitte plus quand tout ce qu’elle ressent reste bloqué au fond de sa gorge. Des entraves qu’elle s’impose à elle même. Autant de choses qu’elle s’interdit de dire, de penser, de ressentir. Parce que ce n’est pas le bon moment, le bon instant. Elle ne peut pas se permettre le moindre écart et les non dits la rendent folle. Folle de jalousie. Incapable d’être totalement présente, constamment aux côtés de son allié, elle traduit son choix en verve assassine. Poison malsain qui la ronge et la dévore. La consume à petit feu. Rebelle instable au possible, elle ne parvient jamais à laisser entrer la lumière sans la repousser. Phénomène contradictoire qu’elle ne peut pas encaisser sans lui cracher sa douleur au visage. Esprit tourmenté, habité par le deuil depuis des semaines. Elle enchaîne les catastrophes dans l’espoir que quelqu’un l’arrête enfin. Détresse qui se lit sur son visage éreinté par la fatigue aussi bien physique que morale. Il incarne tout ce qu’elle exècre chez les autres et pourtant, elle se retrouve irrémédiablement attirée vers lui. Comme un aimant dont elle ne peut, ni veut, se défaire. Il est drogue, sa coke. Addiction malsaine et salvatrice. Lui donnant malgré les horreurs prononcées, malgré les mensonges éventés, un but ultime à poursuivre. Elle n’a pas beaucoup d’alliés, la jeune hongroise. Pas beaucoup à qui elle peut faire réellement confiance. Lui, en fait partie.

Elle rumine intérieurement. Perpétue leur petit jeu désagréable tout en désirant obtenir le contraire. Sa raison n’a plus aucun sens. Et les airs insolents qu’elle se donne ne sont qu’une piètre façade dissimulant ce dont elle à véritablement besoin. Elle déguise la fuite, feint l’abandon pour mieux l’attirer vers elle, sachant pertinemment comment se jouer de lui. Pas par plaisir, mais pas besoin viscéral. Savoir que Lui, ne la laissera pas partir est un soulagement qu’elle n’a de cesse de provoquer. Encore et encore. Jusqu’à risquer de le perdre pour de bon. Frôlant le pire pour quelques instants de satisfaction. « - Tu te ferais chier sans mes tirades foireuses », persiffle-t-elle entre ses dents, ses prunelles neurasthéniques plongées dans celles de son vis-à-vis. Que peut-elle dire de plus ? Tout ça n’a aucun sens. Aucune logique. Ils sont aussi fous alliés l’un que l’autre et se complaisent de leur situation sans chercher à la rendre meilleure. Risquant chaque fois le pire. Le venin qui se répand rapidement, causant des dégâts certainement irréversibles dont elle n’a aucune idée. Conséquences sans doute irrémédiables et qu’elle finira par regretter. « - Bien remplie ? Et par qui ? » Haussement de sourcil, l’interrogation est aussi sincère que sarcastique. L’air nonchalant flanqué sur le visage, elle le toise. « - Laisse tomber. Je veux pas savoir », ajoute finalement la voleuse d’énergie. Un soupire, las et extatique. Elle ne saisit pas la nuance. La légèreté n’est plus d’actualité pour la rebelle. Bien trop énervée. Sa jalousie bien trop attisée. Ses nerfs bien trop échauffés.

« - Ne me fais pas passer pour la méchante. T’es aussi insupportable que moi » Souffle à peine audible qu’elle articule non sans peine. Ça lui fait mal de le dire, d’une certaine façon. De lui faire croire que c’est vraiment ce qu’elle pense de lui. Le rabaisser sans cesse ne la réjouit pas. Elle ne tire aucun plaisir de cette manière qu’ils ont de se parler, de communiquer. Mais la brune ne trouve pas d’autre moyen d’établir le contact avec l’irlandais. La douceur ne fait pas partie de son vocabulaire et les flammes qu’elle perçoit dans le regard du ténébreux ne l’ont jamais effrayée. Cependant, elle se trouve bien incapable de les dompter. Se contentant alors de les raviver à chaque occasion. Ses reproches n’ont aucun sens à ses yeux et elle ne prend même pas la peine d’y réagir. Préfère rouler des yeux en soupirant comme elle sait si bien le faire. Provoquer un ultime contact pour apercevoir la tentation dans les iris voisines, deviner l’attraction indéniable et la tension palpable qui règne entre eux. Elle se délecte de ce pouvoir qu’elle conserve sur lui. Menaçant de le perdre à chaque instant s’il décide de reprendre le dessus. « - T’auras des problèmes avec ou sans ma présence alors autant se faire un peu plaisir » Elle le murmure dans un rictus parfaitement enjôleur. Pas besoin d’en dire plus, elle a compris sa réponse. Lire entre les lignes est devenu l’une de ses grandes capacités. Particulièrement lorsqu’elles émanent du pyromane. Le regard mutin qu’il lui lance et les mots qu’il choisi n’arrangent rien. La brune s’adoucit. Souffle longuement.

« - M’en parle pas. Qu’est-ce que t’es venu foutre ici, franchement ? T’aurais pas pu choisir un endroit plus chaleureux ? » Timbre rauque. Elle frissonne. Un faux reproche qui en dit long. Il lui tarde de quitter cet endroit macabre. Elle ne supporte plus la vision des instruments de torture et des chaînes qui traînent ça et là sur le sol humide. Les murs décrépis lui donnent la nausée, sans parler de l’atmosphère on ne peut plus pesante. « - Tu me raccompagnes ? Je suis pas sûre de me rappeler du chemin jusqu’à chez toi » Mensonge. Un de plus. Un pas vers l’avant, elle réduit la distance qui les sépare encore un peu plus. Un refus lui serait sûrement fatal, incapable d’encaisser un verdict qui ne lui convient pas. Sur la brèche, le rebelle n’aspire plus qu’à un moment de calme. Si cela est encore possible.

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Desecration Smile {PV}

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