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 Shadows and regrets (Maisy)

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Shadows and regrets (Maisy)   Dim 11 Juin - 23:40


I'm back, back in town and everything has changed
I feel, feel let down, the faces stay the same
I see, see shadows of who we used to be
When I drive, drive so slow through this memory.



Le souffle court, Vaas se mêla à la trépidante ruche. Il ne se sentait rarement aussi seul que lorsqu’il était entouré par la foule. Il ne se sentait rarement aussi accablé que lorsqu’il devait se frayer un passage parmi les survivants de ce monde alors qu’il devait y avoir des pans entiers de territoire inhabité. Il y pensait quelque fois, si la vie ailleurs était possible. Il y pensait davantage depuis qu’une communauté a été trouvé non loin de là. Ils étaient la preuve qu’il restait une chance. Que du moins, y songer n’était pas improbable. Il ne s’était pas encore mélangé à eux, et n’était pas certain de la nature de leurs souhaits vis-à-vis de la ville. Vaas attendrait. Il observait de loin. Ça a toujours été sa méthode. Au détriment d’un nombre incalculable d’occasions manquées.

Vaas a été beaucoup de choses dans sa vie. Le métier d’ouvrier permettait d’ouvrir de nombreuses portes de travaux manuels. Certains trouveraient ça dégradant. Lui considérait ses multiples facettes comme des services rendus. Depuis qu’il faisait partie des résistants, passeurs de marchandises occasionnels était une nouvelle corde à son arc. Il y avait plus appétissant comme projet d’avenir pour un gamin que d’être une mule. Mais les raids récents des résistants avaient renfloués quelques provisions qui était alors affreusement vide. Ça ne durerait pas. Le manque se faisait ressentir de jours en jours. Il avait peu de temps. Peu de détails lui ont été donné -il n’en avait pas besoin. Il devait simplement poser un colis d’un point A à un point B. Quelqu’un d’autre prendrait le relais ensuite jusqu’à Dieu seul savait où. Souvent, on réquisitionnait le jeune Milligan pour ce type de demande. Rendre service, rien de plus. Au plus démunis, à encore plus paumés que lui.

Le temps filait. Malgré la foule mécanique, Vaas analysa presque instinctivement chaque visage qui lui passait sous les yeux. Il avait la désagréable sensation de tous les connaître sans le savoir. De tous les avoir vu au moins une fois au détour d’une de ces ruelles sombres où au coin de l’œil dans une boutique quelconque. L’absence de reconnaissance envers autrui alors qu’on était entouré de, soi-disant, personne de la même espèce, lui provoquait un sentiment de lassitude et d’agacement. L’apocalypse n’avait rien arrangé de ce côté-là. A croire que la fin du monde et l’apparition au grand jour d’êtres et de lieux surnaturels ne suffisaient pas à faire apparaitre ce qu'on appelait normalement l’humanité, censée être présent depuis le début. A ce qu'il parait.

Par contre, de l’animosité, il y en avait. Elle était voyante comme une tache d’encre sur du papier. Surtout lorsque la méfiance la rejoignait. Comme à cet instant précis, où Vaas perçut les mêmes silhouettes lui emboiter le pas depuis plusieurs pâtés de maisons. Son imagination lui jouait-elle des tours ? S’agissait-il d’une simple paranoïa ou d’une inquiétude justifiée ? Comme à son habitude, Vaas pencha systématiquement pour la deuxième option. A force, il avait appris à faire la différence entre un pèlerin qui rentrait chez lui et une taupe à la recherche d’information. Un milicien ? Membre du gouvernement ? Rien n’était certain pour l’ouvrier, sauf son désir de larguer le paquet de médicament le plus vite possible. Mais il ne devait pas hésiter. Être certain que la voie serait libre. Il devait faire une halte près d’une cordonnerie à l’abandon, y déposer le paquet au creux d’une gouttière délabrée. S’il était rapide, il pourrait le faire tout en continuant de marcher et faire en sorte que cela ne se remarque pas. C’était possible. Il l’avait déjà fait. Il avait fait pire. Et mieux.

Vaas changea de trottoir, détournant le regard de la personne troublant son apparente nonchalance. Une cigarette entre ses lèvres était à moitié finie. Ses pas gardèrent une cadence régulière. Il se savait suivit, mais ne devait rien laisser paraître. Peut-être se trompait-il tout du long ? La probabilité pour qu’il  s’agisse de simple citoyens était possible. Le reste de l’humanité était à l’agonie. Pour la plupart, seul comptait leur propre personne ainsi que leur proche. La jungle ne faisait pas de cadeau. Mais Vaas ne pouvait pas se permettre de laisser à cette situation le bénéfice du doute. Ils en avaient besoin. Autant que ses assaillants manifestement…

Et soudainement, parmi les visages sans vie qui passait devant lui, des traits familiers se dessinèrent. Un visage rond, de long cheveux bruns et de grands yeux bleus expressifs. Presque aussitôt, des souvenirs qu’il avait engouffrés refirent surface. Maisy était une amie et même une collègue à une époque pas si lointaine. A l'époque où il écrivait pour The Mission. Leurs opinions politiques divergèrent, Vaas quitta le journal et voulu par ailleurs entraîner Maisy avec lui. Jamais elle n'avait fléchi. Bien que Vaas ait longuement insisté par la suite. Beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts depuis. Les jeux avaient repris laissant Vaas avec un haut le cœur à chaque fois qu’il y repensait et l'impact qu'il lui avait laissé, une nouvelle communauté de survivants avait été découverte, et des résistants avaient fait grand bruit en ayant intervenu un peu partout dans la ville. Ce ne fut pas toujours un succès mais le geste était là. Ils n’étaient pas morts. Et le gouvernement ne devrait pas se reposer sur ses lauriers.

Vaas sentit les regards sur son dos se faire de plus en plus lourd. Devait-il changer de plan ? L’improvisation et le jeune Milligan faisait bien souvent mauvais ménage, d’un point de vue dégâts matériels surtout. S’il prenait les jambes à son cou, il paraîtrait immédiatement comme un suspect. Il devait se fondre dans la masse. Être comme tout le monde. Elle s’approchait de lui et Vaas eut l’impression que son cerveau élaborait mille scénarios à la seconde. Il devait en choisir un au plus vite. Il détacha sa cigarette de ses lèvres pour la coincer entre ses doigts. Puis apparaissant comme par magie du dos d’un homme à la corpulence assez massive qu’il en était venu à camoufler l’ouvrier, il se mit subitement devant le chemin de Maisy avec son visage le plus rayonnant de surprise possible. « Oh putain ! Maisy Weaver ! Ça doit faire, wow, j'ai perdu le compte ! » Faisant mine d’être déboussolé par cette rencontre fortuite, il l’a pris par l’épaule l'invitant ainsi à se retourner vers lui. De cette façon, il aurait dans son champ de vision ses poursuivants. Un rapide coup d’œil fut suffisant pour localiser deux silhouettes dont une encapuchonnée qui s’arrêtèrent aussi subitement que s'ils venaient de percuter un mur.

Peut-être qu’ils se lasseraient ? Peut-être même qu’ils penseront qu’ils s’étaient trompés de cible s’il faisait passer ça pour une conversation qui devait avoir lieu et pas juste une rencontre hasardeuse… Il reposa alors brièvement son regard sur la jeune femme. Son arrivée imprévue sur son chemin était idéale. Ce n’était peut-être pas la retrouvaille rêvée mais elle tombait bien. Et il était  plutôt ravi de la revoir, même si ce fut en plein milieu d’une mission. Il n'avait pas pris de ses nouvelles depuis plusieurs mois. Depuis son retour des jeux à dire vrai. « Tout va bien ? C’est pas courant qu’on t'vois dans l’coin. » Malgré lui, il loucha derrière l’épaule de Maisy tous les deux mots pour s’assurer que ses deux ombres néfastes ne tenteraient pas une approche furtive ou au contraire rapide comme l’éclair. Il devait se tenir prêt. Tout en tenant Maisy à l’écart du danger, tout comme les civils présent dans cette rue inhabituellement remplie.

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MessageSujet: Re: Shadows and regrets (Maisy)   Lun 19 Juin - 21:04


La vie suit son cours à la Nouvelle-Orléans, la chaleur recommence à devenir étouffante, le soleil brille violemment, la résistance résiste et le gouvernement gouverne. Je lâche un soupir de soulagement sous l’eau fraiche de ma douche, elle lave mon corps de la moiteur qui recouvre ma peau, lave mon esprit des choses que j’ai dû dire, dû faire aujourd’hui. Aujourd’hui n’était pas une bonne journée. L’eau s’abat sur mon visage, j’en laisse couler un peu dans ma bouche avant de la cracher au sol et de passer les mains dans mes cheveux. Je déteste les journées où le Colosseum me fait mander. Je déteste le bâtiment, récent, presque futuriste au sein d’une ville en ruine. Il me rappelle Lazlo, Timothée, Vaas, il me rappelle mes amis dans l’arène. Il me rappelle Steven aussi, d’une certaine façon. Je grimace un peu sous la douche et étale le shampoing dans la masse de mes cheveux. Je déteste les procès, les pauvres accusés, qui n’ont, généralement, rien fait de grave. Untel à embrasser un homme, Machin à voler une pomme, Truc à dit qu’il n’était pas d’accord avec la dictature. Parfois, parfois, il s’agit de gens qui partage les convictions qui m’habitaient, qui recommence à m’habiter grâce à Giuletta. Je frotte la mousse, forme un nuage parfumé autour de ma tête avant de la glisser à nouveau sous l’eau fraiche. Je déteste les juges. Leurs tenues de bourges, leurs airs suffisants. Je déteste mon boss, cette tarée de Clarke. Je déteste devoir voir les gens dans l’arène devenir fous sous mes illusions et celle des quelques autres sorciers qui y travaille. Eux, contrairement à moi y trouve un certain plaisir, mais j’arrive de plus en plus difficilement à conserver une expression neutre là-bas. Je finis de rincer mes cheveux et lave lentement mon corps. Il fut un temps où je n’en avais rien à faire. Ou j’étais simplement là, extérieure à mon propre corps. Mais, je n’ai plus la force de faire comme si tout était normal.

La douche m’a fait du bien, elle m’a lavé autant de la sueur que de la culpabilité et je respire plus profondément. Il est tôt, je compte mes tickets de restauration, consciente d’en avoir, une fois de plus, beaucoup trop pour une personne seule. J’en laisse la moitié dans la boite posée sur mon comptoir et glisse le reste dans mon sac. Le frigo est plein, une chance que peu de personnes ont aujourd’hui. Je n’achète plus rien d’extravagant, je me contente du simple nécessaire, de ce dont j’ai besoin pour manger, pour vivre, le reste de mes tickets, il va à Joseph et à Lazlo. Je soupire en regarde d’un œil noir le soleil qui tape toujours comme un sourd dehors. J’attache mes cheveux en un gros chignon lâche et je sors dans la fournaise. Immédiatement, ma peau se couvre à nouveau d’un voile moite et je grogne. J’avance lentement jusqu’au point de ravitaillement le plus proche. J’achète des pâtes, des conserves, des croquettes et de la pâtée pour chien, du lait, un peu de tout et je repars chez moi. Les sacs sont lourds et me scient les mains, mais je m’en fiche. Je dépose mes trésors à la maison, et glisse la moitié de la nourriture dans un sac à dos. L’autre restera là jusqu’à ce que Joseph passe. Joseph. Je ne sais pas trop quoi penser de ce qu’il se passe en ce moment. N’y penses pas. Depuis qu’il est parti jouer les héros de l’autre côté des murs, quelques choses à changer, mais je n’arrive pas vraiment à mettre la main dessus. Je secoue la tête et ressors dans la chaleur étouffante.

Treme, bien que puant la pisse et la crasse, offre une ombre salvatrice et j’accueille avec plaisir la pseudo-fraicheur qui règne dans le quartier. Je grimpe rapidement le long de l’escalier de fer qui mène jusqu’à la Volière et me glisse dans l’appartement de Lazlo par la trappe. Il n’y a personne, mais ça n’a rien d’étonnant. Je dépose le sac sur le comptoir de la cuisine et respire un grand coup l’odeur habituelle de l’appartement de mon meilleur ami. Un sourire aux lèvres, j’aperçois une veste, largement trop grande pour lui, qui traine sur le dossier du canapé. Elle me semble familière, mais je n’arrive pas à me souvenir sur qui est-ce que je l’ai déjà vu. Je hausse les sourcils et attrapes un papier qui traine dans mon sac, j’y écris un petit mot à l’intention de l’Oiseleur avant de filer par la trappe une fois de plus. Je jette un œil à la volière, cherchant Dita ou Daniel du regard, mais n’en voit aucun des deux. Je dévale l’escalier, les mains vides et le cœur un peu plus léger.

Je sursaute quand une silhouette apparait devant moi. Mes yeux s’écarquillent quand je reconnais le visage face au mien. « OH MERDE ! Vaas ! » Surprise et heureuse de la rencontre fortuite, je le laisse passer un bras autour de mes épaules. « Ça fait une putain d’éternité ouais ! » Je glisse mon autre bras autour de sa taille et remarque rapidement son regard. Je le connais, je l’ai eu un millier de fois. Je jette un regard autour de nous, faisant mine d’observer la foule qui nous entoure. Je repère rapidement la raison du malaise de Vaas. Malheureusement, je suis incapable de savoir s’il s’agit de milicien en civil ou juste de deux cons d’une des mafias. Je maintiens mon sourire et serre mon bras autour de lui. « Écoute, ça a été un peu mouvementé, ces derniers temps, mais ça va ! Et toi ? Je t’ai vu… » Je me racle la gorge. « J’t’ai vu à la télé. » Je frotte son dos du plat de ma main. « Chuis venue voir un ami dans le quartier, qu’est-ce que tu fais de beau toi ? » Je l’entraine vers la droite d’un petit mouvement de hanche pour essayer de nous sortir du champ du vision des mecs qui semblent le suivre. Je me penche et pose ma tête sur son épaule dans un semblant de câlin. J’en profite pour chuchoter à son oreille. « S’passe quoi là ? Pourquoi t’es suivi ? Faut qu’on s’trouve une couverture, y a un bar un peu plus haut, réglo, on va y aller. » Je relève la tête et avec un rire léger embrasse sa joue. Si seulement, si seulement je n'avais pas passé ma journée à utiliser ma magie. Si seulement, il n’y avait pas ses fluctuations dans mes pouvoirs. J’aurais pu nous camoufler facilement. Je tente de me relaxer quelques secondes, gardant un visage jovial, pour tenter de vérifier mon niveau d’énergie. Comme je le pensais, il est déjà bien bas. Je serre les mâchoires en grognant. Au passage, je remarque que Vaas dégage le même genre d’ondes que Joseph. Je hausse les sourcils, un peu surprise qu’ils puissent souffrir de la même chose. « Bon aller, on va boire un verre pour rattraper le temps perdu ! Trop longtemps que j’t’avais pas vu ! » Je glisse ma main jusqu’à sa tête et frotte ses cheveux, quand j’aperçois du coin de l’œil un Peacekeeper. Je marmonne dans son oreille. « PK à droite, continue avec moi. » Je continue à nous diriger vers le bar en babillant joyeusement.  

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MessageSujet: Re: Shadows and regrets (Maisy)   Dim 25 Juin - 23:26


Les rencontres fortuites étaient rarement dues au hasard. Vaas n’y croyait pas. Croiser Maisy au beau milieu d’un quartier tel que Treme aurait son impact le moment venu. Le contact de son bras autour de sa taille lui fit dévier son regard de derrière son épaule à ses grands yeux bleus. Il craignait soudainement qu’il ne fut pas aussi discret qu’il l’espérait. Il fallait bien avouer que le jeune ouvrier n’était pas le plus doué pour la discrétion préférant le plus souvent la manière la plus rapide et efficace. Au détriment d’un nombre de dégâts quelques fois conséquent.

« Ah ouais… » S’en souvenir était encore douloureux. Les nuits qui ont suivi cet évènement ont été jusqu’ici les pires qu’il ait connus. Et Vaas était pourtant un habitué des mauvaises nuitées. Il se passa une main sur son visage, geste d’un réflexe machinal comme pour se réveiller d’un cauchemar. « Ils ont fait fort au niveau du trauma, hein ? »  Dédramatiser était tout ce qui lui restait, bien que réveiller ces souvenirs provoquait chez l’ouvrier une haine profonde et une aversion toujours plus oppressante envers le gouvernement. Il repassa son regard derrière l’épaule de Maisy. Ils guettaient le moment opportun, Vaas pouvait le ressentir même s’ils n’arrivaient pas à croiser leur regard.

Il sentit alors Maisy qui l’écartait doucement du passage. Aux mots de la jeune femme qui voulait savoir qui le suivait, Vaas ouvrit ses paupières de manière si proéminente que ses sourcils semblaient disparaître derrière. « P’tain Maisy, mais… »  Il était étonné de constater qu’elle avait lu en lui comme dans un livre ouvert. Il se calma rapidement pour retrouver un air banal. Comme gêné par la situation, il se passa une main sur la nuque qu’il frotta nerveusement. Heureusement pour eux, la rue connaissait suffisamment d’aller et venue pour que leur face à face ne soit pas vu comme quelque chose de suspect. Pour les civils du moins. « J’suis pas sûr de qui il s’agit… Putain de miliciens qui collent au cul… »  Il passa rapidement son regard autour de lui avant de reprendre son discours. Les miliciens –ou espions ou il ne savait quoi d’autres- ne semblaient pas bouger d’emplacement. Cette observation de leur part ne rassurait pas du tout l’ouvrier. Cela ne présageait habituellement rien de bon pour la suite. Mettre Maisy dans la confidence c’était faire d’elle une complice. Or il n’avait pour rien au monde le désir de la mettre en danger où qu’elle se retrouve embarquée dans une situation qui pourrait devenir totalement incontrôlable. Avant qu’il n’ait eu le temps de continuer à lui répondre, elle s'empressa de l'emmener vers il ne savait quel bar après que ses lèvres aient collées sa joue barbue. Ce geste bien qu'anodin de la part de Maisy lui fit soudainement rappeler à quel point le temps avait filé depuis la dernière fois qu'ils avaient passé du temps ensemble. Elle semblait penser de même en accompagnant ses mots par un geste affectueux qui secoua vigoureusement ses cheveux.

Jusqu'à ce que cette même main lui fît pencher légèrement sa tête vers elle. « PK à droite, continue avec moi. » Sans même cligner des yeux, Vaas repris un air naturel en marchant aux côtés de Maisy. Leurs pas étaient sereins, ni trop lent ni trop rapide. Ils paraissaient être tout simplement comme deux amis qui rattrapaient le temps perdu. Rien ne laissait présager que son esprit était le sujet de mille et un scénarios qui pouvait se passer si la mission n'arrivait pas à son terme. Il n’était pas sûr de l’endroit où l’emmenait Maisy et si la zone serait en sécurité, aussi bien pour eux que pour les civils qui allaient et venaient entre eux.

Vaas avait l’horrible sensation que chaque silhouette qu’il apercevait du coin de l’œil à sa droite allait sortir son arme de service et coller Vaas et Maisy contre le sol pour les emmener en garde à vue. Tant qu’il avait la marchandise sur lui, ils seraient en danger. Mais il ne pouvait pas non plus l’abandonner n’importe où, sous risque qu’il tombe en de mauvaises mains. On comptait sur lui. Ses camarades résistants n’avaient pas fait tous ces efforts en vain. C’était à son tour d’honorer les siens.

La rue commençait à se dégager. C’était mauvais pour eux. Il fallait qu’ils se fondent dans la masse. Qu’ils disparaissent. Plus ils s’enfonçaient dans le quartier, moins le voisinage était accueillant et digne de confiance. Non loin devant eux, Vaas aperçut la pancarte distinctif d’un bar auquel il ne s’était jamais arrêté. Concluant qu’il s’agissait du bar dont Maisy parlait, Vaas poussa alors brusquement l’épaule de Maisy vers leur gauche afin d’entrer dans le bar aux portes battantes. Il fut soulagé de constater que l’endroit était un peu plus bondé que les trottoirs. A la bonne place, loin de l’entrée, ils pourraient peut-être fuir leurs opposants. Se placer au comptoir ? Trop voyant, même de dos on le reconnaîtrait. Vaas trouva une table à son goût, juste derrière trois hommes patibulaires aux épaules assez larges pour les cacher juste en s'asseyant derrière eux. Il entraînait Maisy avec lui par un signe de la tête lui indiquant de la suivre et s’essayèrent à la table aux chaises grinçantes.

Une fois que Vaas eut la certitude qu’ils étaient suffisamment bien placés et en sécurité, il fixa Maisy d’un air grave « T’as entendu parler du raid qui a eu lieu à Metairie ? » Sa voix fut silencieuse, tout juste suffisamment élevé pour que seule son interlocutrice puisse l’entendre. Le brouhaha ambiant était assez pour qu’ils puissent discuter sans danger. Bien qu’il ne se fût pas fait sans fracas, le raid à Metairie fut relativement un succès avec une récupération de médicaments en grande quantité. Parmi ces paquets récupérés, Vaas avait la lourde charge d’en déposer un. Il hésitait à la mettre dans la confidence. De l’eau avait coulé sous les ponts depuis la dernière fois qu’ils parlaient de la résistance ensemble. Mais une partie de lui voulait croire que rien n’avait changé. Qu’elle ne l’aurait pas amené dans cet endroit si elle n’avait pas le souhait de l’aider. Il ouvra lentement sa veste qui laissa entrevoir une poche dont plus de la moitié de la boîte de médicament dépassait. Il referma sa veste presque aussitôt contre sa poitrine. « J’dois larguer ça avant qu’ils m’tombent dessus. » Sans bouger sa tête d’un millimètre, ses yeux balayèrent néanmoins la salle à la recherche de quelque chose de bien précis.  « Faut qu’on chope la sortie d’secours. » Vaas posa alors son regard sur la jeune femme, comme s’il venait de prendre conscience de sa phrase. « J’ai dit « on », mais euh… Par réflexe hein… T’es pas obligée d’me suivre. Ça peut être risqué. »  Il osa l’esquisse d’un sourire du coin de ses lèvres.  « Comme avant. »

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MessageSujet: Re: Shadows and regrets (Maisy)   Mar 18 Juil - 22:19


Le coup d’épaule de Vaas me propulse à travers la porte du bar et je trébuche un peu en retrouvant mon équilibre. Je glousse un peu, l’adrénaline me rendant un peu concon sur les bords. Je repousse ma frange qui me cachait la vue et observe le bar rapidement. J’y repère quelques créatures magiques, mais rien de plus dangereux, le bar est clean, il ne sert pas d’alcool, même si les PK y font une descente dans l’espoir de nous retrouver les gérants ne risque rien. La fraicheur apportée par les vieilles pierres du bâtiment est rafraichissante face à la moiteur ambiante de la Nola et je pousse un petit soupir. Le coup de tête de Vaas me pousse à le suivre et je grimace en m’asseyant derrière trois gars plutôt impressionnants. La position nous offre une bonne couverture, mais nous empêche d’avoir une vue claire du bar. Ça irait, puisque de toute façon on n’avait pas trop le choix. Je m’enfonce dans le siège de bar, dans une position confortable, l’air complètement à l’aise. Néanmoins, mes deux pieds son fermement planté dans le sol et je laisse la magie affluer dans mes paumes, joue avec le flux en souriant, prête à balancer une illusion carabinée au premier qui s’approcherait de trop près. Je me penche vers Vaas, toute ouïe. « Oh, ouais, ça pour en avoir entendu parlé, j’en ai entendu parlé ! » Je grogne, le stress lié au départ de Joseph n’a toujours pas complètement disparu. Un frisson me parcourt l’échine, j’en avais fait des cauchemars suite à son expédition suicide de l’autre côté des murs. Tout ce que j’avais pu dire ou faire, n’avait servi à rien. Il avait décidé qu’il irait et avait refusé tous mes arguments en boucle. Il avait eu raison après tout, mes raisons n’étaient pas logiques et encore moins recevables de toute façon.

Je sens bien que Vaas hésite à me parler, ce qui, bien qu’étant logique, ne manque pas de me blesser. Mais j’oublie rapidement mes sentiments mal placés quand il me montre la boite de médicaments. Ces petites merdes valent plus cher que la tête de certains des membres du gouvernement pour ceux qui n’ont pas grand-chose. Aujourd’hui, un vulgaire cachet d’ibuprofène peut atteindre des prix hallucinants pour la population moyenne. Je hausse les sourcils et écarquille les yeux. « Beh, putain vieux, ils se foutent pas de ta gueule quand ils te filent des trucs à faire. » Je laisse échapper un sifflement et pose mes mains à plats sur la table. Je gratouille le vernis écaillé du bois en réfléchissant. J’ai deux choix. Vaas m’offre clairement une porte de sortie là. Je peux soit la jouer safe et me tirer. Partir comme si de rien était, retrouver la vie chiante qui est la mienne. Une vie pas trop dangereuse, avec mes deux jobs de merde, qui payent bien trop. Soit, je peux retrouver celle que je suis, je peux le suivre, prendre des risques et recommencer à me battre pour ce que je trouve juste. Je mordille ma lèvre inférieure, plongée dans ma réflexion. Les paroles de Giu résonnent dans ma tête, dans le fond je sais qu’elle a raison. J’inspire profondément. « Tu déconnes ? Tu m’as eu a "risqué" ! T’as pas idée d’à quel point j’me fait chier, vieux. J’te suis ! » D’un mouvement de tête, j’indique la porte arrière, elle doit surement donner sur une ruelle ce qui nous permettra de sortir sans risque. Il se lève et je le suis, retrouvant sans trop de mal des réflexes que je pensais oubliés. Je souris, le cœur battant la chamade quand il passe la porte, avant de jeter un dernier coup d’œil à la salle. Les peacekeepers passent la porte d’entrée et l’un d’entre eux croise mon regard. Je m’empresse de passer la porte en sifflant un « Merde ! » retentissant avant d’attraper le bras de Vaas et de l’entrainer le long de la ruelle. « On est repéré, ils nous ont vu sortir, ils vont arriver d’ici quelques secondes. » Heureusement pour nous, il s’agit bien d’une ruelle derrière le bar, moins heureusement cela dit, il s’agit d’une impasse. Je claque le plat de ma main sur le mur et inspire profondément. « Merde. Va falloir qu’on se batte… T’as une arme ? De quoi les attacher ? N’importe quoi ? » Je sais que mes pouvoirs feront l’affaire pour les immobiliser, mais j’ai peur d’avoir un peu perdu la main.

Je me retourne prestement quand les mecs nous rejoignent et un sourire carnassier étire mes lèvres. « Laisse-moi celui de gauche, vieux ! » Je laisse la magie onduler à la surface de ma peau et me délecte de la puissance de mon pouvoir. Ça fait définitivement trop longtemps que j’ai pas eu à me battre. Je forme l’illusion dans ma tête et la laisse couler telle une nappe de brouillard sur le pauvre flic qui n’a aucune idée de ce qui l’attend. Il est désormais aveugle, enfin c’est ce qu’il croit. Je prends quelques secondes pour regarder comment s’en sort Vaas et m’approche à pas feutrés de mon assaillant. Je hoquette quand son poing s’abat sur mon crâne. Pas suffisamment fort pour me blesser, mais il s’empare d’une poignée de mes cheveux et me force à plier le dos. La douleur irradie mon cuir chevelu et j’applique ma main contre son bras, projetant dans son esprit l’illusion que ce dernier vient de prendre feu. Je soigne mon effet, m’applique. Il pousse un cri de douleur et je le regarde s’effondrer au sol. J’attrape une vieille planche de bois qui traine contre le mur et lui assène un violent coup à l’arrière du crâne. Il s’effondre et je me retourne vers Vaas. « Ça va ? Besoin d’un coup main ? » Mais il se débarrasse de son assaillant à son tour. « Faut faire vite, y en a surement d’autre qui traine dans le coin… » L’adrénaline retombe et j’ai les bras qui tremble et la voix un peu voilée. J’ai flippé. J’avoue, j’ai flippé. Je ne m’étais pas battu depuis trop longtemps, en tout cas, depuis assez longtemps pour avoir eu peur. Je serre les bras autour de moi et inspire plusieurs fois par le nez pour juguler la panique. « Tu… Tu dois le déposer ou ton truc ? » J’indique d’un haussement de tête le sachet dans sa poche, préférant ignorer mon corps qui tente de me jouer un sale tour.


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MessageSujet: Re: Shadows and regrets (Maisy)   Dim 30 Juil - 18:28



« Beh, putain vieux, ils se foutent pas de ta gueule quand ils te filent des trucs à faire. » Aussitôt montré, aussitôt remit à l’abri des regards. Il observa alors Maisy qui pendant quelques secondes semblait en proie à une réflexion intensive. Une partie de lui espérait qu’elle le rejoindrait. Elle serait en danger mais il connaissait les capacités de la jeune femme, et les résistants en aurait bien besoin en ce moment. Il comprendrait si elle refuserait également, ce n’était pas sans risque de se mettre sur le dos les membres des forces de l’ordre. Puis lorsqu’elle se décida à le rejoindre, Vaas étira ses lèvres jusqu’à ses oreilles. Il était ravi de retrouver sa partenaire. Il se doutait qu’elle ne pouvait pas résister longtemps à l’adrénaline. Maisy indiqua la porte arrière d’un coup de tête, suite à quoi Vaas se leva doucement, sans attirer l’attention. Maisy le suivait de près. L’ouvrier jeta un dernier regard à la salle avant d’ouvrir la porte, Maisy toujours derrière elle. Ce ne fut qu’une fois le premier pas posé dehors qu’il entendu la jeune femme siffler un juron suivi d’une affreuse nouvelle, car les peacekeepers venaient manifestement de retrouver leur trace. « Eh merde. » La ruelle était en réalité une impasse, et il était difficile de faire marcher arrière dorénavant. Repasser par le bar en forçant le chemin les mettrait beaucoup trop à jour, et ils risquaient de blesser des civils. Maisy lui demanda s'il était en possession d'une arme. Malheureusement, si armes il y avait chez les résistants, on se gardait bien de les confier à n'importe qui. « Ouais, j’me trimballe avec mon putain d’bazooka sous mon fut. C’est la merde pour trouver des munitions, toutes les armes sont pratiquement aux mains de ses enfoirés. Le peu qu’on a, on va pas l’donner à un pauv' gars qui fait la mule, ça j’te l’dis. » Malgré l’ironie mal placé de ses propos, Vaas sortit un cutter de la poche arrière de son pantalon en le montrant à Maisy. « On va faire ça à l’ancienne. » Il espérait qu’elle ait assez de ressource et d’énergie pour se défendre. Il n’aimait la savoir en danger, le fait qu’ils soient coincés par sa faute commençait à faire naître un horrible sentiment de culpabilité. Ça disparaîtra lorsqu’ils se seront débarrassés d’eux. Il le fallait.

Les deux gaillards finirent par les rejoindre. Maisy affiche immédiatement sa préférence pour l’homme à leur gauche. « J't'en prie, fais-toi plaisir ! » Sans attendre une seconde de plus, Vaas s’approcha de son assaillant et attaqua le premier. Il n’était pas dupe et esquiva immédiatement son coup, mais Vaas n’en était pas à son premier peacekeeper enragé. A peine eut-il évité le coup de Vaas que le peacekeeper contre-attaqua de plein fouet. A ce moment-là, Vaas attrapa le bras de l’homme, se retourna, le coinça sous son aisselle et le cogna de toute ses forces en plein dans l’estomac avec son propre coude. Puis soudainement, Vaas se retrouva au sol. Un coup brutal derrière le genou lui avait fait perdre l’équilibre. Il était à terre, le peacekeeper au-dessus de lui commença à lui asséner un premier coup de poing magistral sur le visage. La douleur était foudroyante. Un deuxième coup en plein dans le nez. Le goût du sang se faisait sentir. D’où venait cette force démesurée, il n’en savait trop rien, mais Vaas eut assez de bon sens pour enfin prendre le cutter qu’il avait dans sa poche et l’enfonça quelque part au niveau de la hanche de son agresseur. Hurlant de douleur, l’homme lâcha son emprise sur Vaas qui en profita pour se relever rapidement. Les mains du peacekeeper était occupé à couvrir sa nouvelle blessure fraiche d'ouverte. Vaas profita qu'il soit toujours à terre pour le rejoindre et enfila son bras autour du coup de l'assaillant. Ses hoquets de suffocation le fit s'agiter si fort qu'il eut du mal à tenir bon. Peu à peu, il lâcha prise et Vaas ne desserra son étreinte lorsqu'il fut certain qu'il avait perdu connaissance. Une fois l’homme inconscient, il le lâcha négligemment.

Vaas remarqua alors Maisy et l’autre homme, effondré non loin d’eux. « Non... J'crois ça ira... » Sa respiration était haletante. Il en avait presque oublié la douleur sur son visage. A peine eut-il frôlé son nez pour mesurer l’ampleur des dégâts qu’il le fit souffrir. Il sentit l’intérieur de bouche saigner abondamment. Acquiesçant de la tête les propos de la jeune femme, Vaas se leva en s’aidant du mur. Il rangea son cutter dans une de ses poches. Il tourna le dos à Maisy quelques secondes. Il savait ce qui se passait lorsqu’il était blessé. Il ne pouvait pas voir l’ampleur de sa blessure, mais il se doutait qu’une plaie était ouverte quelque part autour de son nez ou proche de ses lèvres. Il sortit un mouchoir en tissu d’une autre de ses poches et le passa sur son visage, avec précaution lorsqu’il arriva vers la zone nasale. Il devina à la vue du mouchoir blanc cassé vieillot devenu rouge qu’il saignait. S’il cachait sa blessure, peut-être qu’il pourrait cacher à Maisy sa nécrose. Il n’aimait pas particulièrement l’effet que cela donnait à sa peau et n’avait pas envie de donner la joie de cette vision à Maisy. Elle avait par ailleurs d’autres problèmes.

Car en se retournant, Vaas vit une Maisy étrangement silencieuse. « Eh, ça va ? » Sa main était collée près de sa bouche, tentant d’éponger ce qu’il ne pouvait voir. De sa main libre, Vaas prit l’épaule de Maisy. Il la regarda plus attentivement. Elle était décoiffée au possible et semblait chamboulée. Mais il ne voyait pas de blessure sur son visage. « Il t’as blessé ? » Ce sentiment de culpabilité refit surface en la voyant se serrer dans ses propres bras comme pour se réconforter. C’était ce qu’il craignait lorsqu’il lui avait demandé de la rejoindre. Il ne voulait pas la mettre en danger. Pourtant, elle aussi avait enchaîné des missions à une époque. Il lui fallait peut-être un peu de temps pour s’en remettre. On ne faisait pas revenir une doyenne sans que des souvenirs bouleversent son esprit.

Il attendit quelques secondes avant de lui répondre. « Entre la sortie de Treme et Storyville. Y’a un apothicaire abandonné. » Il leva la tête pour observer l’endroit où ils avaient atterri. Il leur fallait sortir de cette impasse, mais partir par là où ils étaient venus étaient trop dangereux. Il y avait sûrement des complices à l’extérieur du bar qui les attendait gentiment devant et pas pour leur tenir la porte. Vaas observa le grillage qui séparait l’impasse et la rue. Les deux gaillards gisaient toujours à terre, il était dangereux de rester ici. Il retira sa main de l’épaule de Maisy, rangea son mouchoir en tissu puis se dirigea vers le grillage, encombré par une énorme poubelle et des tas de carton. Il n’y avait rien pour se réceptionner de l’autre côté mais c’était le seul endroit où ils pouvaient s’échapper. Vaas monta sur la poubelle et escalada le grillage. Il la chevaucha puis se laissa tomber de l’autre côté. Il atterrit sur ses pieds mais manqua de tomber. En se relevant, ses genoux lui firent mal, mais il encaissa et se redressa rapidement. « Viens, faut qu’on s’tire. Qu'on s'barre du quartier. » Il leva ses bras comme prêt à la réceptionner en cas de chute. Il jeta des regards furtif et nerveux derrière lui. La rue au loin était bruyante mais on ne voyait personne de là où ils étaient. Son nez et sa lèvre lui faisait mal mais il ravala sa douleur et attendit que Maisy la rejoigne pour continuer leur périple.

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MessageSujet: Re: Shadows and regrets (Maisy)   Jeu 14 Sep - 20:48


L’adrénaline qui pulsait dans mes veines retombe lentement et je prends conscience de ce que je viens de faire. J’ai sciemment attaqué un membre des forces de l’ordre. Je me suis battue jusqu’à assommer mon assaillant, j’ai enfreint au moins une vingtaine des règles les plus graves. Je compte dans ma tête avant de m’arrêter, terrifiée par la portée de mon geste. Si je me fais prendre, je finirais au Colosseum et on ferra de mon "procès", un exemple. L’idée de me retrouver de l’autre côté de la barrière, en sachant avec pertinence ce qu’on demande aux sorciers qui s’occupent des tortures, fait couler une sueur glacée dans mon dos. Pourtant, derrière la terreur, le frisson revigorant de l’excitation reste présent. Je regarde Vaas, le souffle court et les mains tremblantes. J’ai toujours trouvé qu’il était impressionnant en pleine bataille. Sa petite taille et sa silhouette assez frêle, cache une rapidité et une explosivité surprenantes en combat. C’est un bon partenaire et un adversaire contre lequel je n’aimerais pas tomber en dehors d’un entraînement. Le goût ferreux du sang se dépose sur ma langue et je tourne la tête pour cracher rapidement. Le mélange de salive et de sang atterri à quelques centimètres de mon assaillant maîtrisé et je retiens un gloussement nerveux. Il a dû frapper un peu plus fort que ce que je pensais et j’ai dû me mordre la langue sans m’en rendre compte.

J’observe Vaas se retourner, notant le sang qui macule sa main. Mes sourcils se haussent malgré moi, il sait ce que je suis, tout le monde le sais ou presque. Je pourrais le soigner en quelques secondes, mais si son ego masculin l’empêche de me le demander, je n’irais pas le forcer. J’essuie mes mains contre mon jean en soufflant profondément. J’ai les mains qui tremblent et le corps moite d’une sueur glacée. L’adrénaline s’en est définitivement allée et la portée de mon geste me frappe réellement. Je suis dans une merde noire et j’y suis jusqu’au cou. La voix de Vaas me parvient légèrement assourdi, le sang qui bat à mes tempes estompant les bruits ambiants. Je me redresse et déglutis, hoche la tête. « Ouais, juste… J’avais plus ou moins oublié c’que ça faisait. » Je laisse échappée un rire étranglé, un peu hystérique sur les bords. Je suis tellement dans la merde, tellement niqué. Je me secoue, tente de me reprendre et d’évacuer la peur qui m’étouffe. « Nan, nan, t’inquiète, rien de grave, j’me suis juste mordue la langue et j’me suis pris un bon coup sur le crâne, mais rien de mortel. » J’hésite quelques secondes avant de désigner du doigt sa main cachant sa bouche. « T’veux un coup de main pour ça ? » Il esquive cette question pour répondre à la précédente. Je ne vois pas la boutique dont il parle, mais, je sais que la résistance utilise tout un tas d’ancien magasin en guise de planque pour ses trafics. « Ok, on bouge alors, si ça s’trouve, ils ont du renfort et on va se faire niquer. »

Avec une grimace, je l’observe se diriger vers le grillage et je maudis mon jean slim, trop serré et trop raide pour me permettre de grimper aisément. Je grogne plus pour la forme qu’autre chose, l’excitation de l’illégalité envahissant de nouveau mes veines. J’observe les poubelles sur lesquelles mon compagnon d’infortune vient de grimper et avec un soupir, je prends mon élan et y grimpe à mon tour. J’escalade la grille, écorchant ma paume sur le métal au passage. « Bien sûr, que j’me blesse, bien sûr. Tain, j’suis moins doué qu’un nouveau-né aujourd’hui ! » Vaas me tend les bras et je lui souris, il doit être à peine plus lourd que moi, à peine plus grand aussi, mais pourtant il est prêt à amortir ma chute. Plusieurs années d’opérations et d’entraînement ensemble, lui ont permis de voir ma maladresse dans toute sa splendeur et son geste, au lieu de me vexer, me réchauffer le cœur. J’aperçois la plaie qui barre son nez et le devant de sa bouche et mon souffle se perd quelque part entre mes poumons et ma bouche. Joseph, les plaies qu’il inflige parfois à ma peau, celle sur ses mains. Sigrid, ses blessures qui nécrose. J’inspire entre mes dents rapidement. Merde. Lui aussi alors ? Combien sont-ils ? Que sont-ils ? Je me laisse glisse le long de la rambarde et laisse Vaas m’aider à me stabiliser. J’attrape son avant-bras à pleines mains et le regarde droit dans les yeux. « Attends, bouge pas, ça va prendre trois secondes. » Je ne fais pas de remarque sur sa condition, je ne dis rien. S’il a envie d’en parler, il en parlera. Je lève une de mes mains, appelle la magie à moi. Le flux d’énergie est étrange depuis quelque temps, il fluctue, diminue et augmente étrangement. Je soupire quand je ne ressens qu’un filet d’énergie. J’inspire profondément et laisse mes doigts flotter juste au-dessus de la plaie. J’observe, avec le même émerveillement que la première fois, la magie faire son travail. Mes sourcils se froncent devant la lenteur de la guérison, en temps normal une plaie de cette taille-là, ne me prend qu’une ou deux minutes, même sur Joseph ou Sigrid. Les fluctuations d’énergie sont épuisantes et je dois puiser profondément dans mes réserves pour guérir une plaie avec la lenteur d’un escargot. Quand enfin la plaie se referme, ne laissant qu’une cicatrice légère qui disparaîtra avec le temps, je soupire. Je suis en sueur et j’ai le souffle court. « Désolée, ça a pris un peu plus longtemps que prévu. »

Je roule des épaules pour détendre mes muscles tendus en grognant dans ma barbe. J’observe mon travail contente néanmoins d’avoir soigné mon ami. Je lui offre un sourire fatigué. « Allez mon vieux en route. » J’avance dans la ruelle, pas très sure de la direction à emprunter. « Euh, j’te laisse nous guider, j’ai aucune foutre idée d'où est ta boutique ! » Je m’accroche à nouveau à son bras et le laisse me diriger dans le réseau de ruelles dont est constitué Treme. Mon temps au gouvernement m’a éloigné depuis si longtemps des quartiers mal famés que je suis presque incapable de m’y repérer correctement, quand il y a quelques années, je les connaissais mieux que le taudis qui me servait d’appartement. L’idée d’avoir perdu encore un peu de ce qui me rattache à ce monde m’attriste. J’y étais chez moi fut un temps.« Bon, parle-moi un peu maintenant qu’on est plus ou moins safe ! Comment tu vas ? Depuis quand on te file des paquets suffisamment importants pour que tu te retrouves avec au moins deux PK au cul ? Comment ça va la résistance ? » J’ai cruellement besoin de me reconnecter ave cet univers qui était le mien, cruellement besoin de ne plus me sentir comme une traîtresse. J’ai besoin de me souvenir que ce combat est aussi le mien, qu’il est logique et normal de se battre contre la tyrannie. J’ai besoin de reprendre mes habitudes, de renouer les liens que j’avais perdu. « J’ai reparlé avec une de mes anciennes connaissances y a pas très longtemps… Vous m’manquez les gars. »


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MessageSujet: Re: Shadows and regrets (Maisy)   Dim 8 Oct - 17:59


Il lui semblait que leur dernière mission remontait à quelques jours à peine. Il y avait des réflexes qui ne se perdaient pas. Certains gestes peuvent sembler rouillés certes, mais jamais oubliés. Maisy savait toujours aussi bien se défendre. Déjà à l’époque, elle se montrait particulièrement débrouillarde. Mais un sentiment étrange donna envie à Vaas de la rassurer en la réconfortant comme si elle était une enfant. Ce fut l’inverse qui arriva, et c’est elle tenta de la rassurer, prétextant l’oubli que les bagarres de rues pouvaient provoquer comme sensation. Une sensation de goût cuivré dans la bouche. Il avait peut-être eu tort de lui demander de la rejoindre. C’était une opportunité inespérée de la croiser au détour des ruelles, lui-même avait été peut-être un peu trop obnubilé à l’idée d’une nouvelle mission à ses côtés. Son petit rire nerveux ne le rassura pas pour autant. Il se contenta de cette réponse, espérant que ses esprits se remettraient bientôt en place. Surtout qu’elle passa aussitôt à sa blessure, le pointant de son petit doigt fin. Pour seule réponse, Vaas baissa les yeux modestement. « Non… non ça ira. » Il était vrai qu’elle avait les moyens surnaturels de soigner ce qui le gênait. La nécrose pourrait même être évitée de cette manière. Mais c’était sans compter l’entêtement de Milligan. Il refusait qu’elle sache qu’il était devenu quelque chose d’autre. Pas ici, pas maintenant.

De l’autre côté du grillage, Vaas attendit que Maisy la rejoigne. Il grimaça, compatissant lorsque sa paume s’écorcha contre le grillage. Il ne se souvenait plus le nombre de fois où il l’avait vu se blesser, sa maladresse était un trait de sa personnalité et c’était aussi ce qui la rendait attachante. Il la laissa glisser le long de la rambarde et l’aida à se redresser lorsqu’elle arriva à sa hauteur. « Allez, on y va ! » Cependant, alors qu’il eut à peine le temps de faire trois pas devant lui, il sentit les mains de Maisy lui saisir fermement l’avant-bras. Il se retourna furtivement, les sourcils froncés. « Quoi ? Qu’est c’que ... » Une de ses mains se stabilisa devant sa blessure. L’espace d’à peine quelques secondes, il en avait presque oublié qu’il avait été blessé. Elle fit appel à ses dons pour l’aider. « Maisy… ça ira, t’as pas à faire ça… » Il s’en voulait alors terriblement de lui faire infliger autant d’effort pour une simple blessure. Il n’avait aucune idée du niveau d’énergie que cela devait lui prendre, mais il pourrait facilement parier que ce n’était pas aussi facile que ça en avait l’air. Sa nécrose avait dû déjà commencer. Et ça c’était vu. C’était probablement pour ça que Maisy avait décidé de le soigner là, maintenant, au fin fond d’une réelle délabrée. Il sentit une étrange sensation envahir sa plaie, comme une chaleur glaciale tentant de combattre pour se frayer un chemin sur son épiderme. C’était à la fois dérangeant et rassurant. Le regard de Vaas oscilla entre le sol, ses chaussures, les murs et le visage de Maisy. Ses sourcils froncés ne le tranquillisaient pas. Cela devait lui prendre une force faramineuse. « Maisy, stop, t’en peux plus, c’est rien, j’peux encaisser, soigne-toi à la place. » Il n'oublia pas que sa paume avait été méchamment égratigné lorsqu'elle avait escaladé le grillage. Vaas avait l'habitude des petites blessures, Maisy devrait prendre soin d'elle en premier. Ce n'était pas nécessaire de gaspiller toute son énergie pour lui. Il remarqua alors que sa propre respiration était haletante. Comme si les effets de la joute physique prenaient effet qu’à cet instant. Ou était-ce dû à l’angoisse qu’une personne prenne l’initiative de prendre soin de lui en utilisant sa magie ? Lorsqu’elle termina le processus, Vaas remarqua que le visage de la jeune femme commençait à perler de sueur. « Non… Je… Merci. » Il passa une main hésitante sur sa plaie. Il ne sentit absolument rien, devinant seulement une cicatrice dû à la légère bosse granuleuse qui passait sous ses doigts. Elle ne fit aucune autre remarque. Elle l’avait vu, sa nécrose, il en était persuadé. Mais elle ne disait rien. Il lui était à la fois reconnaissant mais ne put s’empêcher également de se sentir coupable. Était-ce vraiment utile de le cacher ? Mais était-ce également nécessaire de lui dire ? Cela n'apporterait rien de bon de toute manière. Tristan était celui qui lui avait tout appris sur le peu qu'il savait sur sa condition. Mais il n'avait pas envie de tout déballer pour le moment. Non, ça n'apporterai rien. Pas pour l'instant.

Vaas reprit vite ses esprits lorsque Maisy prit les devant pour continuer leur périple. « On y va. » En sortant de la ruelle, Vaas jeta un coup d’œil furtif derrière son épaule afin de s’assurer qu’aucune silhouette les avait dans le viseur. Il la laissa s’accrocher à son bras et Vaas les noya dans la foule du quartier qui ne mit pas bien longtemps et les engloutir. Paradoxalement, la foule avait ce pouvoir inquiétant d’à la fois se rendre compte qu’on était seul au monde et invisible, mais aussi le sentiment d’unité et de ne faire qu’un. Cela dépendait encore de quel type de foule on faisait allusion. Les pensées de Maisy l’emmenèrent à vouloir parler de Vaas. Il sourit du coin des lèvres à sa question. Il n’était pas rare qu’on donne à Vaas quelques missions mais jamais des quêtes bien conséquentes. « Depuis que tout l’monde s’fait la malle un peu partout. » La Résistance était plus dispersée que jamais. Un gouffre semblait se dessiner entre la vaine tentative de sauver ce qu’il restait de l’humanité et les autres batailles à livrer, notamment lorsqu’on savait que le trafic de sang humain battait son plein. Et la famine qui hurlait silencieusement dans les maisons les plus appauvries. « Ça pourrait aller mieux, c’est la merde avec le trafic de sang humain, la plupart sont sur le coup. »

Vaas s’arrêta devant un vieux café dont quelques clients parlaient, voire hurlaient pour certains, sur la terrasse. Ils n’étaient plus très loin. Ils traversèrent de l’autre côté de la rue. Une main dans sa poche, il plaqua fermement sa veste à l’aide de son coude contre son torse, là où était précieusement caché le paquet de médicaments. De son autre bras, il faisait en sorte de tenir Maisy près de lui afin qu’elle ne s’éloigne pas trop. Un mouvement de foule aurait très vite fait de les séparer. « On refile le reste du boulot aux p’tites mains. » Il haussa les sourcils avec un clin d’œil pour se désigner comme de la main-d’œuvre bon marché. Mais pour rien au monde ça ne le dérangeait. C’était ça qui le faisait vivre. Qui le faisait avancer. C’était une des seules manières de le faire penser à autre chose, de se sentir utile et exister. Il n’avait jamais regretté ses convictions. C’était bien la seule chose dont il était fier. Maisy semblait regretter son passé de résistante en faisant mention d'une connaissance. Ce même passé qui nous poursuivait sans arrêt, peu importait le nombre de fois qu’on essayait de lui tourner le dos. « Eh, nous on t’attend, on te fermera jamais les portes, tu l’sais bien. » Il rajouta dans un souffle « Tu nous manque aussi. » Il la regarda avec un petit sourire au coin. Elle avait été une fidèle coéquipière fut un temps. Dotée d'une volonté et d'une force mentale à toute épreuve. Et ses capacités ne seraient pas de refus comme aide précieuse. L'avoir de nouveau comme alliée ne ferait que renforcer leur rang.

Vaas emmena Maisy dans le quartier de Treme possédant des immeubles d’un style néoclassique prononcé. L’atmosphère des rues et l’ambiance du quartier post-apocalyspe avait cependant rendu l’architecture miteuse. Presque tout était délabré. Vaas avait du mal à imaginer ce que ce quartier avait pu être auparavant. Un endroit où il devait faire bon-vivre. C’était dans ces rues que se trouvait l’apothicaire abandonné. La foule était beaucoup moins présente ici que les rues commerçantes.

Alors qu’il s’apprêtait à rejoindre la boutique, un bruit grinçant fit retourner Vaas. Une voiture au loin se rapprochait de plus en plus. Une voiture de patrouille ? Des Peacekeepers dans leur tournée habituelle ? Vaas vit les quelques habitants assis devant leur porche se réfugier chez eux. Cela ne présageait rien de bon. Vaas n’avait pas envie d’attendre les fous du volant pour en être sûr. « Eh merde… Viens ! » Il prit Maisy par la main et ils coururent quelques mètres avant que Vaas n’ouvre la porte d’un immeuble au hasard pour s’y réfugier. Par une chance surprenante, elle était ouverte et possédait une vitre poisseuse mais suffisamment transparente pour apercevoir ce qui se tramait de l’autre côté. Il fit signe à Maisy de se mettre accroupie afin d’être le plus discret possible. Car s’ils pouvaient les voir de l’intérieur, l’inverse était tout à fait possible. La voiture se gara non loin d’eux dans un fracas assourdissant. Quatre hommes dans le même uniforme descendirent. Parmi eux, l’homme que Vaas avait mis KO. Il ne voyait pas bien son visage de loin, mais il n’avait pas l’air au mieux de sa forme. Aucune trace de son autre collègue que Maisy avait maîtrisé. Sans même un regard entre eux, les quatre hommes se dispersèrent. Deux d’entre eux furent hors du champ de vision de Vaas mais il put entendre des tambourinements fracassant assez près d'eux. « Putain d’merde… Ils vont faire le tour des baraques. » Son regard dont les sourcils n’avaient cessé de former une vague inquiète depuis leur mini-course se posa sur Maisy. Il chuchota tout en lançant des regards inquiets vers l’extérieur. « La boutique est pas loin. On s’planque le temps qu’ils s’tirent. Ramène-toi. » Tout en restant accroupi, il marcha en direction de l’arrière du hall d’entrée. Il espérait une porte de sortie qui pourraient faire en sorte d’échapper à leurs assaillants en cas de visite inopinée.

Il se redressa lorsqu’ils se retrouvèrent dans une petite cour qui avait tout l’air d’être le local à poubelle, Vaas montra d’un signe de la tête à Maisy une petite porte en bois dissimulée derrière un tas de déchet. « Faut pas qu’ils nous trouvent ici s’ils fouillent l’immeuble… » Soudainement, au même moment où Vaas commença à désencombrer les sacs qui barraient le chemin vers la porte de sortie, cette même porte s’ouvrit d’un seul geste comme secouée par un ouragan. Cet ouragan faisait à peu près deux mètres de haut, portait un uniforme gris et n’était visiblement pas ici pour une tea-party. Les yeux de Vaas se transformèrent en deux globes bleu ciel qui tentèrent en vain de paraître les plus naturels possible. D'une manière totalement impulsive, Vaas tenta une opération désespérée pour que le passage se libère. « Euh… Des putains d’mômes sont encore v’nus foutre le bordel, r’gardez moi c’foutoir ! Faut bien que quelqu’un nettoie c’bazar, hein ! » disait-il en écartant les bras pour lui montrer l’étendu de la cour dans un piteux état. Le peacekeeper ne cligna pas d’un cil et Vaas le vit porter ses mains à sa ceinture, visiblement prêt à dégainer une arme. Sans réfléchir aux conséquences, Vaas prit le premier sac de détritus qu’il avait devant lui et le balança au visage du peacekeeper. Il se tourna ensuite vers Maisy en lui prenant la main. « Cours ! » Sans savoir où aller, il l’emmena dans les escaliers de l’immeuble en montant les marches deux par deux.

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MessageSujet: Re: Shadows and regrets (Maisy)   Ven 20 Oct - 0:54


Vaas avait tenté de repousser mes mains, de nier qu’il avait besoin de soin. Pourtant, je ne m’étais pas démonté, jamais je n’aurais laissé un allié, un ami, avec une plaie ouverte devant moi. C’était pas mon genre. J’avais le pouvoir de soigner les plaies alors pourquoi laisser les gens souffrir ? « Shh, tais-toi andouille. » J’avais failli lui asséner une claque sur l’épaule, mais la quantité de concentration que me demandait la manipulation m’en avait empêché. C’est comme si la magie était devenue épaisse, gluante et collante comme un chewing-gum trop mâché. Vaas avait une fois de plus tenté de me faire arrêter mais je l’avais fait taire d’un claquement de langue énervé. Une fois ma tâche accomplie, j’avais pris quelques secondes pour reprendre mon souffle et je lui avais répondu. « C’est bon, j’avais commencé, j'allais pas t’laisser en plan, c’est juste qu’en ce moment il se passe des trucs chelou avec mes pouvoirs, j’sais pas trop d’où ça vient mais ça pu sacrément la merde. » J’avais souri une fois ma respiration revenue à la normale. « Ça marche pas comme ça, j’peux pas me soigner moi-même, même mes potions de soins marchent pas sur moi. » J’avais secoué la tête pour repousser ses remerciements, considérant qu’il était de mon devoir d’utiliser le don qu’on m’avait donné du mieux que je pouvais.

Je l’avais suivi dans les rues, slalomant entre les passants, empruntant toutes les ruelles et j’avais été surprise d’entendre à quel point la résistance se portait mal ses temps-ci. Quand je l’avais quittée, elle était loin de n’être qu’un groupe soudé, mais au moins elle tenait debout. Apprendre qu’elle ne se résumait qu’a de petit groupuscule éparpillé un peu partout, avait de quoi brisé mon cœur. J’avais appris grâce à mon boulot que certains des gros dirigeant de groupe étaient morts ou avait changé de camp, mais je pensais que les groupes avaient élu de nouveaux leaders, que si certains avaient disparu leurs membres, c’étaient éparpillés dans les groupes restants. « C’est si mauvais que ça ?! Putain, j’pensais qu’vous teniez encore la route quoi… » Je soupire quand il parle du trafic de sang humain. J’avais entendu quelques bruits de couloir dans le bâtiment, mais n’avais pas vraiment voulu y croire. Qui iraient transformer les humains en poche de sang ambulante, pour le seul plaisir de stabiliser ses pouvoirs ? « Putain, on se croirait dans un film de vampire avec toutes ces histoires de sang humain. » Je me frotte sa tête. « C’est à quel point ça aussi ? »

Le café devant lequel Vaas s’arrête ne me dit rien, mais il me sert contre lui, pour être sûr que la foule ne nous séparent pas et je glisse mon bras autour de sa taille. On pourrait passer pour un jeune couple comme ça. Je laissais échapper un rire à son clin d’œil. « Tu s’ras jamais une p’tite frappe Vaas, t’es bien trop futée pour ça et ils vont s’en rendre compte si c’est pas déjà fait. » Je le pousse de la hanche en riant doucement. Avant de continuer notre route, j’évoque le manque de mes anciens amis, de ceux qui partageaient tout avec moi à une époque où je n’étais pas une traîtresse. « Parle pour toi, Milligan ! Je sais que j’te manque, t’as jamais été foutu d’vivre sans moi ! » Je lui tire la langue gentiment avant de soupirer. « T’sais aussi bien qu’moi que ce sera pas si simple, la plupart me feront pas confiance, c’était déjà pas la joie la première fois que j’suis revenue, alors imagine une deuxième fois, j’vais m’en prendre plein la gueule. Va falloir que j’fasse mes preuves. » Je hausse les épaules en souriant. « C’est pas le manque de main d’œuvre qui m’offrira leur confiance et tu l’sais bien. » Au fil de la conversation, nous traversions Treme, le quartier avait dû être beau et plein de charme avant que l’Apocalypse et le Gouvernement, n’en fasse une ruine à la limite de la salubrité. Ruine, où vivaient les pauvres, les malheureux et où la petite délinquance avait une place prépondérante. Nous avancions à bonne allure et je callais mon pas sur celui de Vaas quand il s’arrêta net. L’ambiance changea du tout au tout quand un bruit de voiture se fit entendre. Les rues, pourtant pleine de vie, se vidèrent. Les gens rentraient dans les immeubles et le quartier devenait silencieux. Les Peacekeepers avaient tout pouvoir ici. Peu importe qui ils arrêtaient, leurs paroles vaudraient toujours plus que celles d’un habitant de Treme.

Ma main écrasée dans celle de Vaas, je le suis, jusque derrière la porte où il nous cache. Sans bruit, je m’accroupis à ses côtés, nos corps si proches que je sens les tremblements de ses jambes contre mon genou. Risquant un œil à travers le verre sale de la porte, je vis la voiture se garer et les quatre hommes en sortir. Si celui que Vaas avait combattu était présent, mon assaillant ne se trouvait pas dans le groupe et soudain, la peur de l’avoir tué me tomba dessus. Non, j’étais sure en le lâchant que son pouls battait encore, j’avais même pris le temps de vérifier. « Mec, s’ils fouillent les baraques on est niqué, ils vont nous trouver. » Pourtant, je le suis, j’avance à quatre pattes dans la poussière, cherchant un plan. Je plonge en moi pour voir ce qu’il me reste d’énergie et découvre avec délectation que ma magie est de retour, elle vient à moi instantanément, pleine, entière et fluide. Un sourire carnassier étire mes lèvres quand je me glisse derrière Vaas, dans la cours. Je me sens mieux, en confiance et l’adrénaline qui coule dans mes veines, au lieu de me pétrifier, me donne envie de me battre. La cours est un dépotoir, les bouteilles vides côtoient les sacs-poubelles éventrés, l’odeur est écœurante mais pourtant quand Vaas commence à vider les ordures, je l’aide. La porte s’ouvre avec fracas et l’homme qui nous fait fasse, ferrait facilement de l’ombre à Hulk. Il est gigantesque. Le sac que Vaas lui jette au visage le surprend et je m’empresse d’obéir aux ordres de mon ami.

Ma main serrée dans la sienne, je cours, je fuis la scène de combat, dans l’immeuble peu d’options s’offre à nous. « Je sais ! » Je fonce vers une des fenêtres et d’un coup de pied explose le verre. Du coude, je fais tomber les débris et passe par le trou ainsi aménagé. « Grouille ! » J’entends déjà les bruits de pas qui s’approche. Vaas sort, trop tard. L’un de ceux qui sont descendus de la voiture et celui à qui il vient de jeter un sac d’ordure nous encerclent. Je laisse la magie monter en moi. Avant de m’avancer, je chuchote à l’intention de Vaas. « Pousse toi, si tu me touches ça va faire mal. Laisse-toi faire par contre. » Si longtemps, si longtemps que je n’ai pas utilisé mes pouvoirs à leur maximum. Mon pouvoir crépite en moi et le flux d’énergie m’enivre. Je fais un clin d’œil discret à Vaas avant de m’éloigner de lui. Je me place entre les deux Peacekeepers et écarquillant mes grands yeux bleus d’un air innocent, je supplie. « J’vous jure que je n’ai rien fait… » Ma lèvre inférieure tremble et je m’approche du premier, plus petit, tandis que le second s’empresse de menotter Vaas. Il ne prend même pas le temps de le fouiller. « C’est lui, il m’a attrapé dans la rue et je n’ai pas eu le choix ! Il m’a menacé avec une arme ! » Je cligne des yeux, laisse des larmes de crocodile perler dans mes yeux et les laisse s’approcher de moi. Venez, venez, plus près. Une fois qu’ils sont à portée de main, je baisse la tête et sanglote faussement. « Il m’a fait si peur… Vous savez qui je suis non ? » Je relève mon regard innocent. Ils secouent la tête, tous les deux et mon sourire se fait carnassier. « Tant mieux ! » Je pose mes mains sur eux, leur envoyant l’illusion qu’ils se font électrocuter par leurs tasers, jusqu’à la perte de conscience. Ils s’effondrent sur le sol et je récupère les clefs des menottes sur celui qui se trouve à ma gauche.

J’enjambe leurs corps et m’approche de Vaas en faisant tournoyer les clefs autour de mon doigt. « Ahah ! Ça marche vachement mieux quand ce truc qui fait déconner ma magie m’emmerde pas ! » Je lui tire la langue et détache ses menottes. « On prend leurs armes et on se tire ! S’il faut, on fait un détour, mais on va réussir à le déposer ton colis ! » Je cale les menottes et leurs clefs dans ma poche arrière et attrape le flingue et le taser du gros costaud avant de lancer les armes du petit a Vaas. « En route, mon vieux ! » Je claque ma main contre celle de Vaas et le laisse à nouveaux mener le chemin. En marchant, je m’excuse. « Désolée, t’as dû flipper et croire que j’retournais ma veste encore une fois… » Je me frotte la nuque en soupirant. « D’ailleurs… Juste pour info, j’pourrais pas refaire ça, hein, ça m’a pompé presque toute mon énergie… Désolée… Mais, mec, ton coup de la poubelle c’était… Priceless ! » J’éclate de rire, cherche à détendre un peu l’atmosphère.

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Shadows and regrets (Maisy)

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