AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « I tried to be strong » | Bianca

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Masculin
↳ Nombre de messages : 738
↳ Points : 1035
↳ Arrivé depuis le : 25/12/2015
↳ Age : 24
↳ Avatar : Brett Dalton
↳ Age du Personnage : 33
↳ Métier : Ministre
↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 ( Niveau 4 en Guérison & Prémonition.) Niveau 84 en Serviettophilie
↳ Playlist : WOODKID - Iron ◐ METALLICA - One ◐ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ◐ COLDPLAY - Fix you ◐ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ◐ PINK FLOYD - Wish you were here ◐ BANKS - Waiting game ◐ CAT STEVENS - Wild World (skins version) ◐ MT. EDEN - Escape ◐ HALSEY - Gasoline ◐ BRITNEY SPEARS - Toxic ◐ METALLICA - Master of Puppets
↳ Citation : ‘When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]’ C. J
↳ Multicomptes : Adrian N. Hoffman
↳ Couleur RP : (#336666) #6699CC



les petits papiers
↳ Copyright: © Poupée Morose ♥ ; Anna Nalick ; blue comet
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: « I tried to be strong » | Bianca   Mar 13 Juin - 23:25



I tried to be strong

 


La perte de Nataliya encore sur le bout des lèvres, ce goût amer, omniprésent qui me bouffe et me torture à chaque fois que je rentre dans mon bureau. Passer devant ce bureau vide, laissé en l'état, dans lequel il ne manque que la douce féline. Son regard fier, son tailleur toujours parfait. Ce manque qui me ronge un peu plus chaque jour, n'arrange rien à mon retour, mon envie de travailler. J'ai mal partout, mal physiquement dans cette plaie pourtant guérie. Mal psychologiquement, sur mes responsabilités ces mois passés. Je n'arrive plus à penser clairement, alors je m'enferme le plus rapidement possible dans mon bureau. M'assois sur ce fauteuil qui n'est plus vraiment le mien, étale des papiers auxquels je ne tiens plus.

Ce travail que j'ai toujours aimé, ce bureau que j'ai si longtemps peaufiné. Plus rien de tout cela ne semble être à moi, être réel, coller bien dans ce monde. Ce mensonge sur lequel j'ai bâti ma vie, grandi, appris. Ce mensonge que je me suis évertué à défendre corps et âme s'est effondrée en moins d'une année. Je cherche à savoir qui je suis, qui d'autre que le nouveau jouet de Cordelia, qu'elle jettera lorsqu'elle en aura un plus brillant. Les piles de dossiers s'étant accumulées sous mes doigts, j'attrape le premier de la pile pour commencer à le lire. Dans un soupir las, je feuillette les pages dans un silence qui ne laisse même pas place à mon souffle de s'étendre dans la pièce. Les minutes semblent durer des heures alors que mon cerveau lui, se déconnecte de la réalité pour n'exister que par ce dossier sans grande importance. Les pages défilent et à mesure que le temps passe, de nouveaux dossiers filent entre mes mains. Tout cela dans une routine monotone et ennuyeuse à mourir. De temps en temps, je lève les yeux, dans l'espoir fou de voir cette porte s'ouvrir, les jambes fines de la blonde et son sourire si envoûtant. Tout cela dans un tableau triste qui ferait grincer des dents n'importe qui m'ayant connu avant tout ça. La journée aurait pu se passer ainsi, sans accroc autre que cet homme qui n'a plus grand chose du ministre qu'il était. Pourtant, sur un dossier, pas différent des autres en apparence, n'ayant rien de plus, rien de moins que les autres, pourtant, sur une page écrite de la même police que toutes les autres, étant aussi peu intéressant que tous les autres, une page que j'aurais pu tourner sans vraiment la lire, sans remarquer ce petit détail qui changea toute la dynamique de ma journée. Une note, une rature, quelques mots griffonnés sur un coin de la page. Le doigt tremblant, je frôle l'encre noire sans oser la toucher. Je reconnaîtrai son écriture entre mille, je reconnaîtrai ces traits parmi un univers entier. Les larmes me montent au yeux alors que ma gorge se serre. Je déglutis difficilement, le doigt toujours au dessus de cette marque. Rien de personnel, rien de particulier. Une faute corrigée sur un rapport. « Mettaton 2.0 » Nom de code pour dire qu'il y a eu une erreur dans une data informatique. Tout simplement. Pourtant, entre les larmes et la nostalgie, un léger sourire émerge sur mes lèvres. Mon emprunte se pose sur ce mot idiot, expliqué et inventé à la va-vite. Tout cela à cause d'un réflexe échappé en sa présence.

Je referme le dossier avec précaution, le dépose en dessous de la pile, dans l'espoir d'oublier ce moment et le revivre quelques heures plus tard. Nataliya faisait très peu d'erreurs en tapant les dossiers, il y avait donc une infime chance de trouver une autre trace de son écriture parmi la pile qui m'attendait. Le cœur toujours serré, le souffle instable, je loupe plus d'un battement lorsque j'entends frapper à ma porte. Je tais une pensée, étouffe son prénom dans ma gorge. C'est impossible que ce soit elle. Impossible qu'elle se trouve derrière cette porte en cet instant. « Entrez », le ton trop froid, trop dur qui s'échappe de mes lèvres comme une espèce de protection envers ma faiblesse trop présente me surprend moi-même. Me forçant, comme un réflexe, à redresser mon dos, relever mon menton et prétendre une fois de plus. Dans un mensonge bien différent de ceux que j'ai pu assumer jusque là, il me permet désormais de faire croire au monde et à moi-même que je vais bien. Je vais mieux, je n'ai pas de raison de ne pas aller bien après tout. Ce n'était qu'une secrétaire. Prendre à cœur le départ d'une secrétaire ? Foutaise. Pourquoi ne pas en avoir une nouvelle ? Simplement par manque de temps, manque d'envie de perdre des heures à former quelqu'un de nouveau. Ce n'est que ça. Simplement ça. Rien de plus. À force de le répéter, je finirai forcément par me convaincre, ça a bien marché pour tous les mensonges précédents, celui-ci n'a rien de si différent.

« Bianca ? » Ma surprise ne se fait pas attendre alors que la blonde passe la porte. Une blonde, certes, pourtant pas celle de mes rêves. Un sourire un peu triste prend place sur mes traits tandis que je me lève pour m'avancer vers elle. « Entre, entre, voyons. Qu'est-ce que tu viens faire ici, tout va bien ? » Je regarde la demoiselle de tout son long, m'assurant vainement qu'elle n'est pas blessée. Pourtant, avec tout ce qui m'est arrivé ces derniers mois, j'arrive à m'imaginer le pire en premier. L'invitant à s'asseoir tout en refermant la porte derrière elle – refusant de voir le bureau de celle qui m'a quitté, je reprends lentement. « Je suis désolé de ne pas être passé te voir depuis quelques temps, ça a été un peu mouvementé par ici. » Je baisse les yeux avant de rejoindre mon fauteuil et sortir deux verres tout en demandant. « Tu veux boire quoi ? J'ai de tout, si tu promets de ne pas révéler mes cachettes. » Un rire presque éteint suit ma phrase avant que je ne reprenne mon souffle et lui demande, voulant tout faire pour ne plus parler de moi. « Raconte-moi comment tu vas, ce que tu as fait ces derniers mois. », regardant la sorcière dans les yeux, j'étire un sourire, et d'un ton plus franc, comme un soulagement non dissimulé de sortir de tous ces faux semblants. « Tu m'as manqué tu sais. »

Et c'était bien vrai. Cette boule d'énergie pas toujours simple rendait ma vie plus animée ici, au sein du Gouvernement. Bianca avait fait sa place, elle avait réussi à obtenir le respect des plus machos et ne risquait pas de se faire marcher sur les pieds. C'est pour cela que le son de sa voix résonnant entre les murs que je traverse m'avait manqué. Peut-être allait-il combler le vide que la lynx avait laissé.

_________________

Breathe, just breathe
« If I get it all down on paper, its no longer inside of me, threatening the life it belongs to and I feel like I'm naked in front of the crowd cause these words are my diary, screaming out loud and I know that you'll use them, however you want to. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3207-liam-bad-reflect

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: « I tried to be strong » | Bianca   Mer 14 Juin - 3:41


« You're not as brave as you were at the start, rate yourself and rake yourself, take all the courage you have left »


     
   

   Eugene porte sur le visage les marques d'un grand chagrin. Son regard est vitreux, sans joie, de celui qui a trop vu, trop vécu. Ce même regard qu'on retrouve partout dans les rues et les commerces. Celui que tous se bornent à porter, comme un masque, un fardeau, la preuve de leur survie. Si la fin du monde n'avait pas déjà eu lieu, on pourrait croire qu'elle vient d'être annoncée. En repliant une énième lettre, Eugène pousse un énième soupire à fendre le coeur et ses épaules s'affaissent pour la énième et dernière fois.

« Sheesh Eugène ! Reprends-toi, s'il te plaît, j'ai l'impression de travailler avec ma grand-mère ! »

Les lèvres roses et mouillées d'Eugène laissent échapper un nouveau soupire et ses grands yeux larmoyants de bouledogue me fixent avec indulgence :

« Je ne m'attends pas à ce que tu comprennes. J'ai le coeur en petits morceaux... Qu'est-ce que je vais devenir ? Ma vie s'écroule, je ne suis plus rien ! »

Nous nous jaugeons un instant en silence. Un ange passe.

« - Tu vas être comme ça toute la journée ?
- Oui Bianca, je vais être comme ça toute la journée ! Et peut-être même demain, et le jour d'après ! Ma vie n'a plus aucun sens ! Alors, peut-être aussi le jour suivant, et celui encore après et...
- Ok, ok, j'ai compris ! Je vais me chercher un café, essaie de retrouver un sens à ta vie d'ici là. »

Mon boulot est loin d'être le pire qu'il soit. La tâche est facile, rapide, elle me laisse tout le temps dont j'ai besoin pour vaquer à d'autres occupations, elle paie bien et, plus important que tout le reste, grâce à elle, je suis du bon côté de la barrière cette fois. Le gouvernement. Il faudrait être fou ou idiot pour vouloir s'en prendre à moi aujourd'hui. Sérieusement, qui irait chercher des noises à la blonde en hauts talons du service courrier ? Je n'ai pas d'informations classifiées, je ne peux pas courir avec ces chaussures et tout le monde ici me prend pour une bonne à rien lorsqu'il s'agit de magie. Je ne me souviens pas de la dernière fois où je me suis sentie autant en sécurité. Ca doit dater d'au moins sept cent ans. Dire que je pensais que ma mère était dans la fleur de l'âge à quarante ans. Seigneur.

Je ne sais pas trop comment j'en viens à me poser des questions devant la porte de Liam. Je me souviens que je passais dans le couloir pour aller à la machine à café et que mon oeil a été attiré par le bureau de Nataliya. Rien n'a changé, on pourrait presque croire qu'elle va revenir demain. Peut-être qu'elle reviendra demain ! C'était déjà ce que je disais il y a plusieurs mois. Je toque à la porte.
De toute évidence, une très mauvaise idée. La voix de Liam est mordante, acide. On dirait moi avant mon café du matin. Il est encore temps de faire croire à une plaisanterie d'enfant et de tourner les talons. Les dîts talons sont ce qui m'en dissuade. Vous avez déjà vu un gamin sonner à une porte puis se tirer en se marrant avec des escarpins ? Moi non plus et je pense qu'il y a une bonne raison à ça.

« - Bianca ?
- Eh oui, c'est moi ! Bonjour ! »

Surprise ! Oh ho ! Ouais, ouais je sais, tu ne t'attendais pas à me voir ici, dans cet endroit. C'est vrai, ce n'est pas comme si je travaillais dans ce bâtiment même, tu sais, la porte à droite, tout en bas des escaliers... Là où personne n'ose entrer... Il paraît que quelqu'un a essayé une fois, et QU'IL EST MORT ! Je comprends que tu ne t'y aventures pas !
Voilà ce que je me dis alors que je vais pour m'asseoir. Ce serait facile de m'en prendre à Liam pour son manque de visites ces derniers mois, mais ce pauvre garçon a des cernes sous les yeux et une pile de dossiers au moins aussi haute que la vaisselle sale dans mon évier. Un seul regard suffit pour voir qu'il est perturbé.

« Si tu as du whisky, je prends. »

Je lance un regard autour de moi, croise les mains, les décroise. Je crois que c'est la première fois que je reste aussi longtemps dans son bureau. Tout ça est très loin de nos petites discussions habituelles, au détour d'un café.

« - Raconte-moi comment tu vas, ce que tu as fait ces derniers mois.
- Oh, j'ai été très occupée tu sais. J'ai eu un tas de courriers à trier, à expédier, des tonnes de café à distribuer, je te jure ! Mon agenda n'a jamais été aussi chargé, j'ai même dû indiquer le chemin des toilettes à une vieille dame une fois, je ne sais pas si tu te rends compte ? Pas. une. minute. à. moi. »

Sa dernière tirade me coupe en plein vol. Qu'est-ce qu'il dit ? C'est plus grave que ce que je pensais. Ils ont dû l'échanger avec un autre. Ou alors il est bourré. Ce qui pourrait être le cas s'il cache de l'alcool. Sauf qu'il ne sent pas l'alcool. Je déglutis avec difficulté.

« Et toi ? Où est-ce que t'étais passé ? Je suis sûre que rien ne sera aussi passionnant que ma petite vieille perdue, mais vas-y, dis-moi quand même. »

Ce n'est pas très gentil, je sais. Liam m'a clairement fait comprendre que parler de lui était tabou. Nous nous regardons en chien de faïence et j'abandonne la partie avant de rendre les choses venimeuses. Même si je me refuse à l'admettre, Liam m'a manqué aussi. Juste un peu.

« Tu te souviens d'Eugene, le petit joufflu qui bosse avec moi ? Il n'a pas réussi à récupérer un poster d'une ancienne actrice porno qu'il négocie depuis un mois. Il est dans tous ses états. D'après lui, sa vie est finie. »

J'attrape mon verre du bout des doigts pour en boire une lampée. Un soupire m'échappe alors que l'alcool me brûle la gorge. Je ne m'étais pas rendue compte à quel point j'étais tendue jusque là. Mon regard croise celui de Liam. Les choses ont toujours été faciles entre nous, amusantes. Je me demande ce qui a changé.

« Tu n'as pas l'air bien, Liam. Est-ce que je peux faire quelque chose pour toi ? »
   


Revenir en haut Aller en bas
 

« I tried to be strong » | Bianca

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» One Piece Strong World 0
» SHU LIN • be strong and endure
» Five Pussy for ONE REAL MAN (RATED R - Strong Language -) 1/1
» FRANK - Even Achilles was only as strong as his heel
» (lily) stay strong, stay gold.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-