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 « Keep coming back to you » | Cordelia

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MASTER OF ILLUSIONS

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↳ Arrivé depuis le : 25/12/2015
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↳ Métier : Ministre
↳ Opinion Politique : Quand on a le pouvoir, l'argent, et les passe-droits, on ne peut pas vraiment reprocher quoique ce soit au gouvernement en place.
↳ Niveau de Compétences : Niveau 3 ( Niveau 4 en Guérison & Prémonition.) Niveau 84 en Serviettophilie
↳ Playlist : WOODKID - Iron ◐ METALLICA - One ◐ JOE HISAISHI - Princess Mononoke ◐ COLDPLAY - Fix you ◐ DAFT PUNK - Harder, Better, Faster, Stronger ◐ PINK FLOYD - Wish you were here ◐ BANKS - Waiting game ◐ CAT STEVENS - Wild World (skins version) ◐ MT. EDEN - Escape ◐ HALSEY - Gasoline ◐ BRITNEY SPEARS - Toxic ◐ METALLICA - Master of Puppets
↳ Citation : ‘When life gives you lemons, don't make lemonade - make life take the lemons back! Get mad! I don't want your damn lemons, what am I supposed to do with these? Demand to see life's manager. [..]’ C. J
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MessageSujet: « Keep coming back to you » | Cordelia   Mer 14 Juin - 2:39



Keep coming back to you

 


Je jette les clefs de la porte de l'appartement à la va vite sur le comptoir de la cuisine. Le métal crisse contre le marbre froid, je regrette une seconde mon geste avant d'oublier, me servir un verre de bourbon, puis m'asseoir dans mon canapé. Non sans tarder, Diablo vient me rejoindre tandis que les chatons jouent un peu partout dans l'appartement. Les yeux fermés, la tête en arrière, appuyée contre le dossier du sofa, je soupire lentement, n'essayant plus de stopper le cours de mes pensées.

Nataliya est partie depuis trop longtemps maintenant pour que ce ne soient que des « vacances imprévues », quelque chose s'est passé et tout au fond de moi, je suis certain qu'elle ne reviendra pas. Je serre le verre entre mes doigts, laissant le liquide ambré s'écraser en vagues inégales sur ses rebords. Aucune goutte ne s'échappe de l'objet, pas plus qu'une émotion ne transparaît sur mon visage. Je reste quelques temps immobiles, me retrouve dans ma solitude. Pour une fois depuis longtemps, je suis réellement seul. Plus de Nolan, plus de Nataliya. Je ne peux compter que sur moi-même et commence à croire que c'est sans doute pour le mieux. Après tout le mal que j'ai pu faire, toute la noirceur que j'ai pu répandre autour de moi pendant de longues années, je ne récolte que ce que j'ai pu semer. Alors je ravale mes sentiments, j'enfouis tout un peu plus profondément. Au point où on en est, ça ne peut pas faire plus de mal, pas vrai ? J'avale une gorgée, laissant les glaçons du verre remplir la pièce d'un des seuls bruits laissant à penser que ceci n'est pas une peinture morte.

Pourtant, alors qu'une clef s'insère dans la porte, que son poids lourd face grincer le parquet, je tourne machinalement les yeux pour observer la silhouette qui entre dans mon appartement. Celui ou celle qui vient briser mon silence, mon repos aussi morbide et tordu qu'il soit. Il ne peut s'agir que de deux personnes, les deux seuls à avoir encore la clef de cet endroit. Nolan et Cordelia. Il y a très peu de chances que Nolan traverse cette porte. L'année que nous avons vécue, autant lui que moi, nous a laissé des séquelles qui mettront plusieurs mois à guérir. Je ne pense pas me tromper en disant que je n'aurais pas de nouvelles de mon jumeau de cette façon, ni même en ce moment. Il n'a aucune raison de s'inquiéter pour moi et c'est bien mieux ainsi. Alors il reste la succube. La rejeton de Satan en personne. Celle qui ferait perdre toute ses croyances au plus pieux des hommes. Qui retournerait la veste de n'importe qui pour peu qu'elle lui aille bien au teint. Cette Sorcière, vile et cruelle. Celle des livres d'enfants qui n'apporte que malheur et miséricorde. Cette démone qui a pris la plus grosse part du marché lorsque les propositions se sont faites pour ruiner ma vie. Cette sirène qui use et abuse de ses charmes pour vous torturer et vous laisser penser que vous l'aimer par la même occasion. Cette charmeuse de serpents qui vous tuera à la minute où elle n'aura plus besoin de vous, après avoir pris soin de tuer tous vos proches.

C'est celle-là même, qui dans ses talons aiguilles qui glacent le sol à chaque bruit de pas, prend place devant ma porte d'entrée. « Tu veux pas me foutre la paix un peu ? » Agressif, peut-être un peu trop alors qu'elle n'a encore rien dit, rien fait. Du moins pas cette fois-ci. Mais pour toutes les fois où je n'ai rien dit, pour ce souvenir encore incroyablement douloureux de la psychopathe en pleine œuvre dans ma plaie, pour ces promesses qu'elle m'a faites faire alors que je n'avais plus rien, plus d'autres choix. Celle qui a mis la vie de mes proches en danger, simplement pour le plaisir malsain de me torturer un peu plus. « Va donc baiser je ne sais qui ce soir, je ne veux pas de toi ici. » Je parle très froidement, trop froidement alors que je me relève enfin, fini mon verre d'une traite et le laisse tomber sur la table basse dans un brouhaha insupportable. Je fixe la brunette droit dans les yeux, passé de vide de toute vie à une rage démesurée.

Était-ce réellement démesuré ? Après tout, Nataliya avait disparu et la maîtresse des Enfers avait clairement menacé sa vie plus d'une fois. Son sourire, ses jeux pervers, sa cruauté dont j'ai pu faire les frais, tout cela n'était-ce pas un lot d'indice prouvant qu'elle était derrière tout ça ? Se prenant pour une sorte de Déesse du mal, exerçant le droit de vie ou de mort sur quiconque lui tombera sous la main ce jour-là. Peut-être que ce fameux jour avait été le jour de jeter son dévolu sur la jeune lynx. « C'est toi c'est ça ? » Je déglutis, serre le poing en m'avançant vers elle. « Je te préviens que cette fois-ci je ne joue plus, Cordelia. T'es allée trop loin et tu vas me le payer, tu m'entends ? » Je marque une pose, déposant mon regard plein de cernes et de haine dans ses prunelles trop malicieuses à mon goût. « Dégage de là, t'as compris. Je veux plus te voir. »

Sans lâcher son regard, sans desserrer les mâchoires, je ne peux arrêter le cycle de mes pensées de tourner en boucle dans mon crâne. Entendre sa voix rauque cogner contre les parois de mon cerveau, ces menaces résonner en boucle. Mes erreurs, tout ce que j'ai pu accepter pour sauver mes proches. Tout ce que j'ai du faire pour les protéger et pour quoi ? « Je n'aurais jamais du marchander avec une psychopathe. J'aurais mieux fait de crever ce jour-là. » Purement et simplement. Un aveu que je me fais à moi-même plus qu'à elle. Pourquoi avoir cru une seule seconde que ça marcherait ? Pourquoi avoir imaginé un seul instant qu'il pouvait exister un monde où cette traîtresse garderait réellement mes proches en vie. Naïf. Stupide. Je suis autant en colère contre moi que contre la démone. Pourtant, ce n'est pas face au miroir que je déverserai ma haine ce soir, non, ce soir, c'est belle et bien contre la femme fatale que ma colère se dirigera.

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« If I get it all down on paper, its no longer inside of me, threatening the life it belongs to and I feel like I'm naked in front of the crowd cause these words are my diary, screaming out loud and I know that you'll use them, however you want to. »
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↳ Playlist : BRYCE FOX, horns + FRIENDS IN TOKYO, call me the devil + ELLE KING, ex's & oh's + GIN WIGMORE, kill of the night + SET IT OFF, wolf in sheep's clothing + THE NAKED AND FAMOUS, girl like you + FLORENCE, seven devils + HONOR SOCIETY, here comes trouble + THE PRETTY RECKLESS, kill me + LYKKE LI, get some + GHINZU, high voltage queen + PANIC! AT THE DISCO, miss jackson + BAND OF SKULLS, i know what i am
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MessageSujet: Re: « Keep coming back to you » | Cordelia   Dim 25 Juin - 5:57


Sa main sévit contre la poignée, peine étrangement à la faire tourner, et s’échine à tout simplement ouvrir la porte. Agacée, son épaule sévit à son tour contre le marbre, force son entrée. Lorsque la porte s’ouvre, la succube roule des yeux péniblement – un soupir bilieux sur l’extension de ses lèvres. Elle ne tarde pas à se faire entendre, ses talons éperonnant le sol qui git sous ces derniers. Aussitôt, c'est le propriétaire des lieux qui ne tarde pas à se faire entendre. « Tu veux pas me foutre la paix un peu ? » Elle n’est pas réellement surprise de l’accueil que lui proscrit le ministre, mais elle demeure quand même tendrement pantoise face à l’agressivité qui riffaude dans les iris marron du sorcier. La brunette fait immédiatement chavirer de son épaule la bandoulière du sac qu’elle transporte avec elle. Le cuir lui longe le bras, avant de tomber avec le reste du sac au sol. C’est une bravade mutine, mais qui a également comme intention de lui faire comprendre qu’elle ne compte pas décamper d’aussitôt. Tout le contraire à vrai dire. Elle est là pour rester, cette fois-ci. « Tu ne m’as pas vu depuis des semaines, Liam. Considère ces quelques dernières semaines derrière les petits barreaux de ta piètre cellule comme le seul répit auquel tu auras eu le droit. » Un demi-sourire hypocrite teinte son visage, étire les traits de son visage avec une duplicité présomptueuse, avant que le masque ne se contorsionne dans une grimace qui révèle à la lumière toute la théâtralité de la chose. Ses iris caféinés roulent, retracent de son insolence et agacement par la même occasion, alors qu’elle fait quelques pas en la direction du ministre. « Va donc baiser je ne sais qui ce soir, je ne veux pas de toi ici. » La succube glousse, pollue l’air de son éternel audace qui est, étrangement, imité par Liam pour une raison qui lui échappe. Ce n’est pas pour déplaire à la sorcière pour autant, au contraire. Tendrement amusée, elle ignore malgré tout la remarque comme elle sait si bien le faire, et riposte sur un terrain plus familier. « Barbie n’est pas dans les parages ce soir, Ken? » interroge-t-elle au sujet de son assistante, toujours l’hypocrisie abandonnée sur chacun des mots que fait effondrer sa voix rauque. Loin de se douter ce que sujet ne ferait que l’indigner davantage.

Le vide quitte les sombres iris du ministre, fait place à une rage rutilante, palpable. La démone n’est pas effrayée, mais elle est tendrement décontenancée par l’exubérance de la chose. Si Liam n’est pas quelque chose, c’est bien exorbitant. Même dans toute sa fortune, il valse avec une subtilité que la sorcière estime particulièrement. Pourtant, pour la première fois, elle craint qu’il ne saute le pas, lui saute à la gueule. Dieu sait qu’il ne serait pas forcément en tort… Naturellement, la brunette plisse les yeux, croise les bras sous sa poitrine – curieuse peut-être plus que réellement désarçonnée par la démesure du beau brun. « C'est toi c'est ça ? » Le réflexe est immédiat ; quand il serre le poing, ses yeux rivent immédiatement vers sa main, elle qui sait sentir le danger à des kilomètres. Elle se tait, cette fois-ci, analyse la situation, étudie Liam. Ses gestes, ses mots, ses émotions. « Je te préviens que cette fois-ci je ne joue plus, Cordelia. T'es allée trop loin et tu vas me le payer, tu m'entends ? » Il prononce son nom, peut-être seulement pour la deuxième ou troisième fois. Elle perd presque le nord suite à cette simple réflexion, mais retrouve immédiatement son froid glacial. Sans surprise, elle roule de nouveau les yeux, et avoue dans un soupir las, toujours aussi rauque. « Pas vraiment, non. Je ne vois même pas de quoi tu parles, Liam. » Pour une fois qu’elle ne lui récite pas de doux mensonges. Pourtant, il ne bronche pas. Sa rage rutile toujours dans ses iris marrons, en calcine la couleur. Ses mâchoires se serrent, grincent, comme ses ongles contre la paume de ses mains. Elle hausse un sourcil, l’interroge. « Il va falloir être un peu plus précis. » Elle fausse de nouveau un demi-sourire contrefait, qu’elle fait disparaître une fois de plus dans une grimace blasée. « Dégage de là, t'as compris. Je veux plus te voir. »

L’air se fend de nouveau sous le poids d’un de ses gloussements. Elle tronque immédiatement sa froideur et indifférence pour une lubricité que Liam ne connaissait que trop bien lorsqu’il est question de Cordelia. La succube écime la distance entre eux, fait quelques pas vers sa proie. Ses boucles divaguent sur ses épaules, s’éternisent le long de son bras gauche. « On sait pertinemment tous les deux que c’est faux. » Son regard est provocateur, elle le met au défi. Au défi de lui dire qu’il n’a réellement plus envie de la voir, qu’elle n’est pas, pour l’instant, ce qu’il y a de plus constant et stable dans sa vie. Peut-être est-elle davantage une cicatrice douloureuse qu’un éternel doux souvenir, mais la vérité demeure la même ; elle est là pour lui coller à la peau jusqu’à son dernier souffle. Souffle qu’elle finirait probablement par lui prendre elle-même, à vrai dire. « Je n'aurais jamais du marchander avec une psychopathe. J'aurais mieux fait de crever ce jour-là. » Le qualitatif glisse sur son masque, n’égratigne pas la façade. Au contraire, elle fanfaronne sous les mélodies de ce qui sonne plutôt comme un compliment qu’autre chose, à ses oreilles. « Ça ne t’épuise jamais de te voiler la face comme ça – constamment? » La sorcière se rapproche, réduit entièrement la distance entre eux. Ces doigts effleurent le poing du beau brun. « Tu aurais vraiment préféré laisser Nolan derrière toi, seul avec moi? » Elle plisse les yeux, penche la tête et moque la réflexion. Elle n’est pas dupe. Le beau brun pouvait lui mentir au sujet de son jumeau, la démone, elle, savait voir à travers son manège. « Si ça peut te consoler, je suis contente que tu n’aies pas choisi de crever ce jour-là. » Ses doigts remontent le long de sa main, rodent contre les veines saillantes de son avant bras – un énième et incontestable témoignage de sa rage actuelle. « Je suis contente aussi que tu aies survécu dans l’arène également. »

Tout est un jeu pour la sorcière. Si elle ne ment pas, rien n’est forcément entièrement sincère. Mais ça ne veut pas dire pour autant que Liam n’accepterait pas de croire le contraire. L’esprit a parfois besoin d’être apaisé, et son chant de sirène est le meilleur remède – il le sait probablement mieux que quiconque. Ses mains s’abandonnent enfin contre le col de la chemise blanche qu’il revête avec une perfection dont lui seul a le secret. La réflexion lui soutire d’ailleurs un rictus. Elle desserre instantanément sa cravate, espère que par la même occasion il décontractait la mâchoire et les poings. Naturellement, la brunette pousse le vice plus loin et déboutonne le premier bouton de sa chemise, mais cesse là. Elle sait qu’il n’est pas encore tout à fait où elle le veut, mais ça ne saurait tarder. C’est un homme, et comme tous les hommes, elle saurait appuyer aux bons endroits pour le faire céder. Elle a juste besoin d’un peu de temps – ce que Liam semble vouloir lui décliner pour l’instant, judicieusement. Mais il n’est pas difficile de faire perdre la raison à un homme, et elle en connait tous les secrets. « On s’est laissé sur de mauvais termes toi et moi, j’en suis consciente. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on est obligés de laisser les choses comme ça. » Elle se met sur la pointe des pieds, suffisamment pour  que ses lèvres puissent susurrer à son oreille, mais également pour que son parfum puisse l’envoûter comme il l’avait déjà ensorcelé par le passé. « Ce n’est peut-être pas réciproque, mais tu m’as manqué. » Un aveu que Nolan ne lui ferait pas. Des mots que Nataliya ne prononcerait jamais. Cordelia sait pertinemment ce dont le jeune homme a besoin d’entendre et elle comptait bien s'en servir contre lui.


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cordelia narcissa hopkins
they called her volatile, for she was erratic, turburlent and chaotic. they called her destroyer, for she was angry, vulgar and vain. they called her animalistic, for she was blunt, brutal and senseless. but they called her queen, for she was porcelain, perfect and eternal.
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MessageSujet: Re: « Keep coming back to you » | Cordelia   Jeu 28 Sep - 17:41



Keep coming back to you



Les poings toujours serrés, le regard droit dans celui de la succube pour la première fois depuis notre rencontre je n'essaie pas de savoir ce qui s'y cache. Je n'essaie pas de comprendre son jeu, ni même le rôle que j'y joue. Non, je m'en fous. Je me fous de tout. Le cœur que je ne pensais pas pouvoir être brisé l'a pourtant été en mille morceaux par la jolie blonde. Quelques semaines ont suffi, j'ai oublié le goût de ses lèvres, j'ai oublié ce million de détails qui me semblaient si vitaux. Et plus que de la colère, c'est de la peur que je jette à la gueule du loup. La peur de ne plus jamais être moi-même, d'avoir été trop loin cette fois. Que ce soit avec Nataliya ou Nolan, ou même elle. J'ai peur de rester une ombre sans vie, sans sentiments. Plus qu'une peur, c'est même une certitude. Je sens ce vide se creuser à l'intérieur, là où je ne pensais plus être atteignable, plus être capable de souffrir, pourtant, tout se vide, tout se creuse et moi, je m'éteins peu à peu.

La brunette a quasiment eu quelque chose à dire à toute ma colère, toute mon agressivité. Trop entêté dans ma propre peine, je suis incapable d'écouter autre chose que mon flux de pensées. Il a fallu que je me taise, que j'arrête de crier mon désespoir pour enfin entendre sa voix. Qu'elle me traverse de part en part, s'installant un peu plus à la place d'une autre. Si Nataliya faisait grandir la part de lumière en moi, il est clair que la démone prend sa place dans la noirceur, la terreur. Elle s'y étale et s'y étend comme dans un hôtel cinq étoiles. Complètement à sa place, sans jamais avoir peur du noir. Sans jamais la quitter des yeux, les mots qui se glissent dans mes oreilles m’exaspèrent un peu plus. « Pardon ? » Elle a raison, je me voile la face. Elle a raison, je m'épuise. Mais je me refuse de lui donner une autre victoire, je me refuse de lui montrer qu'elle peut attraper les restes de mon palpitant à pleines mains et l'éclater pour qu'il disparaisse définitivement. Et puis elle me touche, me frôle. Dans un réflexe incontrôlé, d'un mélange de fatigue et de tristesse, je frissonne, laisse son aura me toucher jusqu'à l'âme. Serrant un peu plus les dents, les poings, cherchant à me défendre et me protéger en vain, lorsqu'elle parle de Nolan, mon regard se noircit un peu plus pour planter le sien. « Ne parle pas de Nolan. » Un ordre, d'un ton froid, comme tout le reste. Plus capable de maîtriser ma voix, mon ton, plus capable de laisser paraître une autre émotion que la haine, je laisse un rire froid, glacial, échapper d'entre mes lèvres alors qu'elle prétend être heureuse de me voir en vie.

Et sans nous déstabiliser, ni elle, ni moi, elle continue son petit tour de magie, laisse ses doigts tracer mes veines. La sensibilité de mon corps en cet instant est clairement palpable, je ne cherche même pas à arrêter les frissons, les tremblements. « Te fous pas de ma gueule. » Je suis certain qu'elle ne tient pas plus à ma vie que moi en cet instant. Certain qu'elle n'est pas plus heureuse de me voir que Nolan le serait. Je ne suis plus rien, une tumeur tenace dont personne n'arrive à se débarrasser. Pourtant, sans savoir pourquoi, je la laisse me toucher, laisse ses doigts ensorcelés parcourir mon corps, se poser contre mon col. Je relève le menton, geste stupide pour prétendre à un non. Pourtant je ne dis rien, n'attrape pas sa main pour la retirer. Je laisse la sorcière déposer son venin. Laisse ses ongles frôler ma peau, laisse son souffle envahir mon espace. La laisse retirer la cravate, grinçant des dents au son de la soie qui se glisse comme un serpent autour de mon cou. Je n'ai pas desserré les poings. Je n'ai pas desserré la mâchoire. Je m'y refuse. Hors de question de donner une victoire à celle qui manipule les ténèbres comme si elle les avait créés. Mes prunelles dans les siennes, je ne cesse pas une seconde de fixer son regard. Le bouton qui saute sur ma chemise n'y change rien. Puis la traîtresse parle à nouveau, se joue des mots pour faire croire à un lot de bonnes intentions. Seul le diable peut autant se faire passer pour un ange. Seule une succube peut autant se faire passer pour une muse. Mais je ne suis pas dupe, je ne le suis plus. Je me persuade que cette fois-ci était celle de trop, refuse de transformer ma haine en désir.

Mais la manipulatrice prononce les mots de trop. Ceux qu'il ne fallait pas dire. Alors que son visage frôle le mien, alors que ses mains font frissonner les miennes je n'oublie pas. Nataliya. Celle que je veux, celle dont je veux le parfum, celle dont je veux les mots, l'odeur et la douceur. J'attrape sa main sans aucun tendresse, m'approche de son visage à mon tour alors que je serre son poignet. « Ecoute-moi bien, Cordelia. Ton petit jeu à la con comme quoi tu es soudainement devenue la plus mignonne des salopes ne prendra pas cette fois. Quand je dis que tu es allée trop loin, je ne plaisante pas. » Je lâche sa main tout aussi violemment que je l'avais attrapée, m'éloigne d'elle pour attraper mon verre, le whisky et l'observer de loin. M'imposer cette distance comme pour survivre, un espoir stupide comme quoi sans elle, je pourrais encore m'en sortir.

Le liquide coule, s'écrase autant sur le sol que dans le verre, incapable de cesser mes tremblements. Sans boire une goutte, je laisse l'ambre valser dans mes mains alors que je la pointe du doigt. « Tu sais, de tout ce que j'ai lu, vu, et vécu – grâce à toi – je pensais clairement ne pas pouvoir tomber plus bas. Je me suis plié à tes exigences débiles bercé dans l'illusion que même une déséquilibrée comme toi n'était pas capable d'aller aussi loin. » Un rire s'échappe de mes lèvres alors que je vide mon verre d'une traite, le lâchant sur le comptoir de la cuisine sans concession. Je passe une main dans mes cheveux, réalise que l'alcool s'est collé à ma peau et que je suis plus pathétique que je ne l'ai jamais été. Mais ça n'a pas d'importance, non, aucune importance. « Tu n'es même pas capable de t'en tenir à tes propres règles tellement tu es malade. Faire disparaître Nataliya ? Vraiment ? Tu espérais quoi en faisant ça ? Que je me rue dans tes bras, devienne ton sex-toy en plus du reste ? » Sans lâcher son regard je la rejoins, m'approche d'elle sans avoir permis à un seul muscle de mon corps de se détendre. Face à face avec elle, la regardant volontairement de haut, je reprends, sans plus de colère, simplement de la froideur. « Tu sais quoi, chaton ? Tout ce que tu as gagné c'est de perdre toute l'emprise que tu avais sur moi. T'as qu'à buter Nolan, me buter moi. J'en ai plus rien à foutre. Tout sera mieux qu'un monde dans lequel tu peux encore nous menacer... » Doucement, je frôle sa joue pour laisser mes lèvres se poser contre son oreille et reprendre. « … Même l'Enfer dans lequel les Dieux t'ont jetés. Une éternité de damnation vaut mieux qu'une seconde de vie à tes côtés, et tout le monde autour de toi l'avait sans doute compris. Quel idiot j'ai été de croire un instant en toi, toi, qui ne vaut pas plus qu'un rat d’égout. »

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MessageSujet: Re: « Keep coming back to you » | Cordelia   Mer 4 Oct - 1:19


La main du ministre attrape la sienne, sévit contre la peau de pêche, en défait la tendresse des caresses antérieures. Il resserre son emprise sur son poignet, la brusque et l’interrompt dans ses avances lascives auxquelles il se refuse de succomber. Elle sait, quant à elle, que ce n’est qu’une question de temps. Et d’orgueil. Deux obstacles qui ne sauraient pas lui tenir face bien longtemps. « Écoute-moi bien, Cordelia. Ton petit jeu à la con comme quoi tu es soudainement devenue la plus mignonne des salopes ne prendra pas cette fois. Quand je dis que tu es allée trop loin, je ne plaisante pas. » Il relâche sa main avec une violence qu’elle lui découvre peu à peu, et qui n’est pas pour lui déplaire. Cette image irréprochable et lisse du ministre endimanché jusqu’au bout des doigts n'est presque plus qu'un souvenir. Elle a eu le droit à un avant-goût lorsqu’elle lui a rendu visite en prison, et un autre en ce moment-même, alors que la rage le consomme, lui en fait perdre ses moyens, son flegme et son sang-froid. Et une fois de plus, la sorcière a envie de le briser davantage. De déformer cette image, de profiler ce reflet immaculé qu'est le sien de quelques grossières bavures. « Trop loin? » Elle glousse naturellement. « Crois-moi, je ne fais que commencer. » siffle-t-elle, âcre dans le ton et l’expression.

Elle est pointée du doigt, avec fiel et animosité ; cette succube que l’on veut renvoyer en Enfer, cette sorcière que l'on veut condamner au bucher, cette pécheresse à qui les vices ne seront jamais pardonnés. Elle a l’habitude, alors elle ne bronche pas le moindrement. Son visage reste placide, son flegme éternel apprêté aux traits de son visage nonchalant. Elle ne saisit à vrai dire toujours pas la raison pour laquelle Liam s’acharne sur elle, soupçonne même le premier ministre d’être carrément ivre. « Tu sais, de tout ce que j'ai lu, vu, et vécu – grâce à toi – je pensais clairement ne pas pouvoir tomber plus bas. Je me suis plié à tes exigences débiles bercé dans l'illusion que même une déséquilibrée comme toi n'était pas capable d'aller aussi loin. »  Un rire se déloge des lippes suintantes d’alcool du jeune homme, fracasse frénétiquement son discours, et par la même occasion, la rappelle à la réalité, elle qui cherche encore la raison derrière ce procès sans queue ni tête. Les invectives de Liam ne l’atteignent pas ; il n’a pas cette emprise sur elle, pas de la même façon qu’elle en a sur lui. Sans oublier qu'elle s'est toujours assumée, contrairement à lui.

La brunette plisse les yeux, contemple l’état pitoyable dans lequel il est. Son image n’a jamais été aussi brisée qu’à présent. Ça en est presque déroutant. L’alcool collé à sa peau, ses cheveux en bataille, ses cernes sous les yeux – il n’a rien de l’homme politique pour lequel on le connait. Il se trouve probablement pathétique, mais Cordelia, elle, le trouve captivant et curieux. Curieuse, elle est d’ailleurs, quand il se met à déblatérer un discours totalement insolite – qu’elle peine à suivre dans son entièreté tellement il lui semble pittoresque. « Tu n'es même pas capable de t'en tenir à tes propres règles tellement tu es malade. Faire disparaître Nataliya ? Vraiment ? Tu espérais quoi en faisant ça ? Que je me rue dans tes bras, devienne ton sex-toy en plus du reste ? » Naturellement, elle esclaffe discrètement, tait hâtivement le son qui s’échappe de son gosier, probablement parce qu’elle ne pige toujours pas où Liam veut réellement en venir. La succube plisse les yeux, hausse un sourcil, cherche une réponse à une question qui n’en est réellement pas une, avant qu’il l’interpelle de nouveau en se rapprochant davantage d’elle. Son effigie est rigide, pas un seul de ses muscles se permet de se détendre – elle peut presque entendre ses ongles érafler la peau de sa paume, ses poings serrés contre eux-mêmes jusqu’à l’usure. Pourtant, Cordelia ne bronche même pas le temps d’une pauvre seconde – Liam ne l’effraie pas. « Tu sais quoi, chaton ? Tout ce que tu as gagné c'est de perdre toute l'emprise que tu avais sur moi. T'as qu'à buter Nolan, me buter moi. J'en ai plus rien à foutre. Tout sera mieux qu'un monde dans lequel tu peux encore nous menacer... » Même quand il se pense délivrer de son emprise, la réalité est toute autre. La sorcière saurait lui rappeler en temps et lieu.

Le beau brun se rapproche donc davantage, joue la carte de la séduction – contre celle qui l’a inventé en premier. Elle voit à travers son jeu comme nul autre, mais à chaque débutant son erreur. Il frôle sa joue, alors que ses lèvres glissent lentement vers son oreille. Elle connait ce manège pour l'avoir utiliser contre lui plus d'une fois, mais elle mentirait si elle disait que le geste n'éveillait pas en elle le moindre désir. La brunette le laisse donc faire, curieuse de voir jusqu’à où il poussera ce jeu. Sans surprise, elle est rapidement déçue. « … Même l'Enfer dans lequel les Dieux t'ont jetés. Une éternité de damnation vaut mieux qu'une seconde de vie à tes côtés, et tout le monde autour de toi l'avait sans doute compris. Quel idiot j'ai été de croire un instant en toi, toi, qui ne vaut pas plus qu'un rat d’égout. » Elle glisse sa langue contre ses propres dents, reste plus ou moins de marbre face aux injures du ministre, lui laisse l’opportunité de vider ce qu’il a sur le cœur, avant qu’elle ne le lui arrache. « C’est tout ? T’as fini ? » Débute-t-elle, plus éreintée que prétentieuse cette fois-ci. « Tu crois sincèrement que si j’avais voulu me débarrasser de ta secrétaire, je ne l’aurais pas fais sous tes propres yeux ? Sérieusement ? Et manquer une occasion idéale de te faire souffrir en bonne et due forme ? » Ce qu’elle dit tient sa part de vérité. Il est le premier à dénoncer les dispositions psychopathes de la sorcière après tout. « Qui plus est, il n’a jamais été question de l’éliminer de l’équation pour me faufiler dans tes bras, dans la mesure où, elle n’en faisait même pas partie. » Elle glousse, plus par théâtralité que par nature. « Ne me dis quand même pas que tu t’imaginais bêtement qu’elle finirait un jour par tomber dans tes bras ? » Elle a presque l’impression de lire la réponse à sa question sur le bout les lèvres du ministre, comme s’il lui soufflait ce lourd aveu dans un silence étouffant. « Bon sang…Peux-tu être encore plus pathétique… » Elle soupire, lourdement. Invectiver le ministre perd déjà de son intérêt, ne lui parait plus aussi divertissant que ça l’était il y a à peine quelques minutes. « Comment veux-tu qu’elle puisse éprouver quoique ce soit d’autre que de la haine et du mépris envers le meurtrier de son propre frère ? » Un sourire narquois se trace sur son masque, cette démone qui en sait en réalité beaucoup plus ce qu’il ne peut imaginer. « Enfin, je suppose que ça n’a plus d’importance maintenant. » Elle tient à le lui rappeler, à souligner de nouveau la disparition de la blonde, l’absence de celle-ci dans la vie du sorcier.

La succube recule alors lentement, ses iris toujours perchés dans celles du sorcier, plus sombres que les siennes. Son rictus narquois n’abandonne guère son faciès, y demeure collé pour mieux hanter le beau brun. Elle s'aventure un peu plus loin dans le salon, jouit d'une liberté sans égale entre ses quatre murs qui lui appartiennent autant qu'ils n'appartiennent à Liam désormais. « Peut-être que, elle aussi, trouvait qu’une éternité de damnation valait mieux qu’une autre seconde de vie à tes côtés. » Ses mains trouvent refuge contre les touches d’un piano. La sorcière casse aussitôt l’ambiance oppressante qui pèse sur leurs épaules à l’aide d’une cacophonie désastreuse, tirée tout droit du piano sur lequel elle cesse immédiatement de s’acharner. Une grimace s’immisce sur son portrait, avant qu’elle ne daigne le regarder de nouveau droit dans les yeux. « Tant pis pour elle, si tu veux mon avis. » Son ton de voix se veut bas, et sa voix rauque glisse dans l’atmosphère avec toute la sensualité du monde. « Maintenant qu’on a clarifié ce malentendu aberrant, je suppose que c’est à ton tour de me présenter des excuses… non? » Elle feint une candeur – une fresque que le beau jeune homme a vu bien trop souvent maintenant. Elle n’est pas sérieuse, mais elle sait que son audace et son insolence piqueraient suffisamment le ministre.

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MessageSujet: Re: « Keep coming back to you » | Cordelia   Dim 24 Déc - 6:42



Keep coming back to you


La haine et la rage qui s'immiscent dans chaque parcelles de mon corps, chaque cellule, chaque particule me ronge. J'ai mal à force d'avoir mes muscles si tendus. L'espace d'une seconde, alors que mes lèvres frôlent toujours son oreille je ne rêve que d'abandonner. Lâcher prise, tout laisser et lui dire qu'elle a gagné. Cesser de me battre à chaque instant comme je le fais depuis des années. Ne plus me préoccuper de rien, devenir sa marionnette. La première nuit passée avec la succube me revient en mémoire, comme un douloureux souvenir d'un passé si lointain qu'il ne semble plus m'appartenir. Cette insouciance, cette innocence qui me frôlait, me faisait frissonner. Aucune peur, aucune haine. Simplement profiter de la chair d'une belle brune, simplement laisser couler la vie, laisser s'échapper des mensonges sans aucune culpabilité. Je regrette cette nuit de pur plaisir, ce réveil sans mauvaise surprise. Je regrette ce temps, ou le poids de mes maux ne pesait que sur les épaules de mon jumeau. Je regrette cet instant où seules ses courbes comptaient à mes yeux.

Je regrette d'avoir connu Nataliya, je regrette d'avoir recherché Cordelia. Je regrette de ne plus avoir le jumeau dont j'avais tant besoin. Je regrette ma vie, à chaque instant depuis. Fermant les yeux une simple seconde, le temps de s'abandonner dans le silence, laisser à mon esprit cet espoir inutile qu'un retour en arrière est encore possible. Puis la voix de la démone s'élève. Elle passe tout contre ma peau, se glisse dans mon cerveau et s'accroche là où il ne reste plus que des peines et des désillusions. La sorcière joue à nouveau des mots, les manipule comme elle sait si bien le faire. Elle cherche à prendre un peu plus de place, semer un peu plus le doute. Elle cherche à s'innocenter alors que peu importe le crime, elle est forcément coupable. Directement ou indirectement. Elle a ruiné ma vie, elle a ruiné nos vies. Sans lui offrir la moindre réaction verbale, je relève le menton pour m'éloigner de sa chair tentatrice.

Ne cède pas. Ne lui cède pas encore une fois.

Et si tout aurait pu s'arrêter là, encore une fois, la meurtrière pousse le vice. Elle enfonce le couteau dans des plaies déjà béantes. Dans un réflexe incontrôlé, je ne veux que la faire taire. Sur un ton froid, un ton qui vient des tripes qu'elle a arrachées, qu'elle tient entre ses mains souillées, je lui balance « Ferme la. » Puis je me referme moi, touché par ma propre directive. Je me referme, ne la regarde plus, cherche à me dégager de son odeur, de toutes mes peurs. Mon cœur bat tellement fort dans mes tempes que les phrases qui suivent m'apparaissent bien lointaines, trop lointaines. Je tremble de plus en plus, à deux doigts de franchir une limite sans savoir laquelle. À deux doigts de me perdre complètement moi-même. Je pourrais me défendre, je pourrais l'insulter encore, je pourrais tout casser. Lui dire qu'elle ne sait pas, qu'elle ne comprend pas. Mais à quoi bon ? Après tout, je n'en sais rien, je n'ai pas la moindre idée de ce qui a pu se passer ces derniers mois. Pas la moindre idée de ce que j'ai abandonné en prenant la place de mon frère. Et comme elle le dit si bien, la pécheresse, ça n'a plus d'importance maintenant.

Les mots me blessent, me percutent par leur horrible vérité. Je la vois s'éloigner, la seule qui reste encore dans ma vie aujourd'hui. Je la vois disparaître de mon champ de vision, la seule encore à mes côtés malgré ce qui a pu se passer. Et je pense, devant ses courbes dévastatrices, je pense que je n'ai plus de raison de la combattre. Je me demande pourquoi elle est encore là, je me demande pourquoi elle est chez moi. Un murmure utilisant sa voix me promet qu'elle est là pour moi, pour rien d'autre. Et comme un con, un pathétique gamin, quelque part j'y crois. Alors je relève les yeux pour mieux l'observer. Je cherche à trouver un fond de vérité dans ses gestes, dans ses mots. J'arrête de me voiler la face, juste une seconde, et je l'admets, me l'admets, elle me plait. Elle me plait par son pouvoir, par sa puissance. Elle me plait par ce corps qu'elle rend fantasme, par son odeur qu'elle rend envoûtante. Elle me plait par sa force, par sa capacité à survivre. Elle me plait, parce qu'elle me connaît. Elle me plait, parce qu'elle est toujours là.

Les pics lancés sur Nataliya ne m'atteignent même plus. Le souvenir de la belle blonde s'efface au profit de celui de la brune. J'ai beau lutter, chercher de toutes mes forces à me rappeler, je n'y arrive pas. J'ai beau y croire, me dire que ce n'est qu'un mauvais rêve, rien y fait, celle qui reste en dernier, c'est toujours elle. Le son du piano me fait frissonner. Je relève lentement mes yeux vers la brunette, la fixe alors qu'elle épargne ce pauvre instrument de ses doigts manucurés. Et comme si ça ne lui suffisait pas, entre l'insolence et la tendresse. Entre la cruauté et l'attachement, Cordelia trouve le parfait équilibre, celui qui définit ma vie, mon état d'esprit.

Je recule, m'appuie contre le comptoir de la cuisine s'en rien saisir. Sans jamais la perdre du regard, les secondes semblent interminables avant que mes lèvres daignent s'ouvrir pour lui offrir une réponse. D'un ton las, fatigué, usé, je finis par articuler. « N'exagère pas, Cordelia. » Le temps semble se ralentir, et tout mon corps comme mon esprit, ne pas réellement assimiler la situation. Peut-être que rien n'était vrai. Peut-être que j'ai tout inventé. « Je ne sais pas de quoi tu es responsable ou non et entre nous, je m'en fous. » Desserrant les poings, laissant la liberté à mes poumons de respirer complètement je reprends. « On sait toi comme moi que tu ne comptes plus tes crimes et pêchés depuis bien longtemps. » Et puis, sans comprendre pourquoi, je m'avance doucement vers elle. Je ne sens plus la fatigue, plus le poids des maux. Non, j'ai vrillé. J'ai finalement vrillé.

La ligne franchie semble irréversible, et je m'en fous. J'oublie ceux que j'aime, ceux qui ont toujours compté. La voix de Nolan, le rire de Shae, la tendresse de Nataliya, rien ne semble plus m'appartenir. Noah, Mikkel, Bianca, ils disparaissent tous, trop lointain. Il ne reste que la succube qui devient sirène. Il ne reste que la démone qui semble angélique. Il n'y a plus qu'elle, et moi. Le reste n'a plus d'importance, tout ce qui compte c'est qu'elle soit là, que je ne sois pas seul au milieu de tout ce monde remplit de crasses. Alors que mes pas s'écrasent sur le sol, mon dos se redresse. Mon regard devient moins dur, mon corps semble arrêter d'essayer de s'auto-détruire. Je n'ai plus peur. Je n'ai plus mal. Je redeviens soudainement l'homme sans scrupule qui ne pense qu'à lui, qu'à ce qui l'arrange. Adieu les regrets, les souvenirs. Adieu les mémoires et les rires. Il ne reste rien d'autre que sa chair, son odeur. Il ne reste rien d'autre que cette soirée dans le bar.

Je m'avance comme dans le passé. Je reproduis mes pas, mes gestes, mon attitude à l'identique. Je vois cette brune, au fond de la pièce. Cette brune qui semble tout avoir pour réussir, tout avoir pour me satisfaire. Une nuit, une vie. Peu importe, il n'y aura peut-être pas de lendemain. Je la regarde de haut en bas et articule, autant pour elle que pour moi. « Ça n'a plus d'importance. » Et je casse la distance qu'il reste entre nous. Casse ce qui nous sépare pour déposer ma main sur sa hanche, glisser mes lèvres dans son cou. Joueur, je la frôle sans réellement la toucher. Je respire son odeur, m'enivre de cette soirée qui me semble si réelle. « Tu as toujours été magnifique, toujours été si belle. » Je souffle lentement contre sa nuque, m'approchant un peu plus, laissant mes lèvres goûter sa peau une simple seconde. « Je n'ai voulu que toi, ce soir là. Tu l'as su et l'as vu. » Ma main se glisse dans le creux de ses reins, je laisse la chaleur de son corps me rendre un minimum humain, vivant. Sans plus me soucier de rien, je reprends, relevant mon visage face au sien, laissant ma deuxième main se balader dans sa chevelure d'ébène. « Pourquoi se battre ? Ce soir là, il n'y avait que toi et moi. Ce soir là, personne d'autre ne comptait à part nous. » Je laisse mes lèvres toucher les siennes sans réellement les lui voler et ajoute lentement, comme un appel à l'aide, comme un dernier pas avant de ne plus jamais pouvoir revenir en arrière.

« Tu comptes faire quoi de moi, Cordelia ? »

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MessageSujet: Re: « Keep coming back to you » | Cordelia   Jeu 28 Déc - 10:59


« N'exagère pas, Cordelia. » Elle plisse les yeux, bafouille quelques mots entre deux souffles. « Ce n’est pas mon genre, Liam. » Là où la fatigue pèse sur ses épaules à lui, là où il est las, là où sa voix grince sous l’usure, Cordelia, elle, se manifeste avec vivacité et esprit, un timbre de voix aux mélodies railleuses et luxurieuses. S’il est bord du gouffre, elle, n’a jamais été plus vivante, plus incandescente. Elle est le feu, celui qui ne s’éteint pas, celui qui ravage tout sur son passage, celui qui consumera l’âme de Liam. « Je ne sais pas de quoi tu es responsable ou non et entre nous, je m'en fous. On sait toi comme moi que tu ne comptes plus tes crimes et pêchés depuis bien longtemps. » Elle hausse les épaules, une grimace semi-approbatrice se glissant sur son effigie, alors qu’elle considère la véracité des propos. C’est pas faux. Pas le moindre remord s’immisce sur son visage, naturellement, malgré le fait que le sorcier fait mention de tous ces crimes et pêchés qu’elle a pu commettre dans le passé. Tous les moyens sont bons lorsqu’il est question de survivre. Elle le pense toujours. C'est ce qu'elle s'est toujours dis, à vrai dire. Puis, le fait de se rapprocher de la sorte du ministre n’en est-il pas, justement, un autre, de ces moyens? Probablement. Peut-être s’ennuie-t-elle, tout simplement. Va savoir.

Les poings du jeune homme se desserrent, son torse ne se cintre plus sous le poids de sa rage, ses pupilles ne riffaudent plus sa véhémence antérieure. Il tranche de quelques pas la distance qui les sépare, et de crainte que, pathétiquement, il reconsidère le choix qu’il vient de faire, la succube fait de même, se rapproche également de lui, rendant n’importe quelle tentative de fuite, tout simplement vaine. Elle décèle dans son regard les empreintes d’un aplomb fraichement regagné – soupçonne qu’elle n’a peut-être pas de soucis à se faire, au final. Il a envie d’être là, peut-être plus qu’elle en a envie elle-même. La réflexion fait trémousser ces lippes colorées, une saccade qu’elle étouffe succinctement. Il veut jouer. Tant mieux, elle aussi. « Ça n'a plus d'importance. » Elle ronronne presque. Il va de soi qu’elle est ravie de l’entendre dire. Sa main droite prend possession de sa hanche, et presque par réflexe, elle penche la tête, fait de l’espace sur son cou pour les lèvres du beau brun, qui la rejoignent instinctivement et instantanément. Ces lèvres frôlent sa peau, suscite naturellement quelques frissons chez la brunette. Cordelia est impatiente, elle meurt déjà d’envie de les lui dévorer, mais elle est également curieuse, et donc le jeu – aussi contraignant est-il – pique son intérêt. Un but personnel que Liam aura donc satisfait, nul doute. Naturellement, la démone espère égoïstement que ce n’est pas la seule chose qu’il saura satisfaire.

Ses mains à elle se placent également à leur tour sur les côtes du sorcier, maudit le fait qu’il revête encore sa chemise, songe à lui en débarrasser. « Tu as toujours été magnifique, toujours été si belle. » La succube soupire luxurieusement son acquiescement. Un murmure érotique s’évapore ainsi dans l’air, meurt dans l’oreille du beau brun alors ses lèvres humides pèsent contre la peau de la sorcière. Le geste lui procure de nouveau un maigre frisson qu’elle savoure langoureusement, dans une discrétion plus ou moins inexistante. « Je n'ai voulu que toi, ce soir là. Tu l'as su et l'as vu. » Sans surprise, un léger gloussement s’étouffe dans les tréfonds de sa gorge, alors que sa voix rauque fredonne de nouveaux couplets. « Dis-moi quelque chose que je ne sais pas, Liam. » Cordelia sent aussitôt les mains du jeune homme se glisser dans le creux de ses reins, songe à où elle préférerait les voir s’aventurer plutôt – mais chaque chose en son temps. La brunette le laisse ainsi jouer, gagner du chemin. Elle sait qu’il en a terriblement besoin. Ce besoin paradoxal dont il souffre. Le fait qu’il crève d’envie de se sentir de nouveau en contrôle, mais également de se perdre désespérément en elle. Alors Cordelia le laisse faire, consent à ce que cette âme si jeune et naïve danse avec le diable encore un peu.

Les mains fermes du ministre parcourent la distance de ses hanches à l’une de ses boucles marronnes – la sorcière, elle, ne fait qu’incliner légèrement la tête. Leurs visages sont collés l’un à l’autre, leurs nez se frôlent, et finalement leurs lèvres courtisent ensemble un court instant, sans réellement sceller l’accord dans une timidité qui ne leur appartient pas. Liam murmure dans un nouveau souffle son dernier couplet que la démone écoute soigneusement. « Pourquoi se battre ? Ce soir là, il n'y avait que toi et moi. Ce soir là, personne d'autre ne comptait à part nous. » Subtilement, elle témoigne de son accord sous les traits d’une moue paresseuse ainsi que sous les sonorités d’un murmure charnel. « Tu comptes faire quoi de moi, Cordelia ? » Ses lèvres ne peuvent s’empêcher de courber sous le poids de la malice, et la sorcière se reproche sur le coup de dévoiler son jeu aussi facilement. Elle plonge son regard dans le sien, tente presque de l’hypnotiser là et maintenant, alors que ses mains glissent derrière son cou pour rapprocher son visage du sien. Immédiatement, la brunette s’empare des lèvres encore imbibées de Liam, savoure le goût du whisky qui en suinte vulgairement. La sorcière est ivre de luxure, avide de plaisir, gourmande d’une lubricité nul doute partagée – et elle compte, par-dessus tout, obtenir ce qu’elle veut. La succube prend un court moment de répit, emmêle son souffle à celui de Liam, avant de sourire malicieusement à nouveau.

Elle se libère un peu de lui, défait tendrement son emprise. « Tu poses les mauvaises questions. Comme toujours. » Sa voix est à la fois lasse et rauque. Elle fait quelques pas en arrière, mais n’accroît jamais la distance qui les sépare en tirant sur la chemise du beau brun un peu plus à chaque pas qu'elle fait. Une fois que son dos et son derrière se heurtent à un mur, Cordelia reprend son manège. D’un geste agile de l’épaule, elle fait renverser le tissu de sa blouse, dévoile une parcelle de son épaule abandonnée par la bretelle de son soutien-gorge qui chute elle aussi. « Tu devrais plutôt te demander ce que tu comptes faire de moi. » Ses yeux percent immédiatement ceux de Liam, le mettent au défi. C’est comme si elle lui reprochait cette fois-ci de ne pas être suffisamment audacieux, pas assez intrépide. À vrai dire, c’est un peu comme si elle lui reprochait de ne pas l’exploiter. « On peut retourner à ce moment-là, si c’est ce que tu veux. Rien que nous deux, sans ennuis, sans histoires. » Ce n’est même plus du jeu tellement le moindre mot qui sort de sa bouche est calculé jusqu’à la dernière syllabe. Cordelia sait ce que Liam veut entendre – ce dont il a besoin d’entendre. Et elle ne serait qu’une pauvre sotte de ne pas s’en servir contre lui pour obtenir ce qu’elle veut. « Moi, toi, personne d’autre. » La démone utilise les mots du ministre contre lui, lui répète ses propres couplets comme pour l’hypnotiser davantage sous les échos d’une mélodie envouteuse et familière. Si ses mots ont comme dessein de le fasciner, ses mains, elles, s’empressent à faire sauter les derniers boutons de la chemise du ministre, dévoilant ainsi que l’un de ses nombreux atouts. Ses lèvres, quant à elles, concluent l’affaire en se posant sensuellement contre la jugulaire du jeune homme, y déposent des baisers voluptueux. « Ça ne tient honnêtement qu’à toi. Tu sais ce que je veux de mon côté. » extorque-t-elle, mollement, son timbre toujours aussi nonchalant. Ses doigts s’affalent de ses pectoraux jusqu’à son abdomen, et atterrissent finalement sur la braguette de son pantalon. Ses yeux retrouvent immédiatement ceux du ministre – elle ne pouvait pas être plus claire.

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MessageSujet: Re: « Keep coming back to you » | Cordelia   Jeu 8 Fév - 23:45



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« Dis-moi quelque chose que je ne sais pas, Liam. »
Je pourrais te dire que je t'ai toujours trouvée magnifique et que même si tu n'avais pas eu la place que tu as aujourd'hui, tu n'aurais jamais réellement disparu de mon esprit. Je pourrais te dire que ce soir là, j'ai sur que tu étais différente des autres, que tu avais ce quelque chose qu'elles n'ont pas. Je pourrais te dire que même si Nataliya a su toucher mon cœur comme personne ne l'a jamais fait, toi t'as pris mon âme au premier regard. Je pourrais te dire que c'est toi, Cordelia, toi qui m'a maintenu en vie à ta manière. Que tes menaces, ta folie et tes manipulations me tiennent debout jour après jour. Je pourrais te dire que je tiens à toi plus que je ne suis capable de l'admettre et que si je venais à te perdre je serai perdu.

Je pourrais te dire que d'une certaine manière, je suis dépendant de tout ça, de tes crasses, de tes menaces. Qu'avec ton machiavélisme tu me tiens la tête hors de l'eau et tu me forces à me battre. Je pourrais te dire que tu pourras me trouver pathétique autant que tu le veux, je vois qu'il y a quelque chose d'autre au fond de tes yeux. Je pourrais te dire que je sais que tu ne seras jamais vraiment toi-même, que je n'imagine même pas combien t'as pu avoir de peine. Et je pourrais te dire aussi que moi, je resterai là, peu importe les insultes, peu importe le nombre de fois où t'essaieras de me tuer. Je pourrais te dire que t'aurais beau me faire toutes les saloperies du monde, je partirai pas, parce qu'aujourd'hui je ne veux plus vraiment vivre sans toi.

Mais tout ça, je ne te le dirai pas, Cordelia. Parce que je ne suis pas plus prêt à l'articuler que toi à l'entendre. Alors je reprends nos habitudes, celles qui font mal et qui sont confortables. Je laisse tes mots acides m'envelopper comme s'ils n'étaient que douceur, je laisse ton corps parler à la place de tes mots.


Mon regard fixe celui de la sorcière qui s'éloigne de quelques pas. Sans bouger d'un pouce, je regarde cette distance se créer sans en avoir peur, parce qu'elle ne s'en ira pas, pas ce soir, pas cette fois. Je me laisse guider par la force tendre de son accroche sur ma chemise, comme une danse répétée cent fois, je la laisse prendre le pas, guider les miens et la suis comme la sirène qu'elle est. Envoûtante et charmeuse, dans ses gestes comme sa voix, plus aucune résistance de mon côté, pas même celle d'un homme qui s'avoue vaincu. Parce qu'au fond, ce soir, comme tous les autres soirs, je la veux auprès de moi. Sa chaleur, sa peau, sa voix et son souffle. Je veux qu'elle me blesse autant qu'elle m'anime, qu'elle me fasse me sentir vivant autant qu'elle ne m'épuise.

Le mur derrière elle stoppe nos pas. Pas un de trop pour casser cette danse qui continue dans nos regards. Mes pupilles suivent son geste comme si elles le connaissaient par cœur, j'observe sa peau nue et dans un geste, glisse ma main dessus pour la frôler. La sirène parle de nouveau, sa voix comme ses yeux envahissent la pièce pour ne nous laisser plus que nous, sans plus rien d'autre autour. Nous, sans contrainte, sans souvenir. Nous, comme si le reste du monde n'existait plus. Je lui souris, joueur à mon tour. Sans lui laisser le droit d'entendre ma voix, peut-être pour profiter de la sienne un peu plus. Elle cherche à m'envoûter un peu plus, m'envelopper dans ses ailes d'ange déchu, me raconter ce que je veux entendre pour mieux me piéger. Je pourrais contester, lui dire que je ne suis pas si dupe. Lui dire que tout ce qu'on fait, là, c'est reculer pour mieux sauter.

Parce qu'on finira par s’entre tuer, parce qu'elle finira par me tuer. Mais pas ce soir, pas maintenant. Pourtant, les mots m'atteignent malgré tout, traversent mes veines comme du poison qu'elle repend. Peu importe qu'elle mente, qu'elle dise ça pour me faire plaisir. Peu importe ces intentions, ce soir, elle est mienne et c'est tout ce qui compte.

Ses doigts frôlent ma peau, des frissons glacent mon sang à mesure qu'elle déboutonne ma chemise. Parce que c'est surtout ça, Cordelia, la Sirène au sang empoisonné, au cœur emprisonné. Ses lèvres effleurent ma peau tandis que ma main se glisse sur sa nuque. Je ferme les yeux pour me rapprocher d'elle, fixer ses yeux du plus près, sentir son souffle se mêler au mien. « Tu parles trop, Faith»

Sans attendre de réponse de la part de la sorcière, je pose mes lèvres contre les siennes et finit de la déshabiller. Les gestes semblent naturels, écrits. La rancœur est effacée, toute la peine aussi. Parce que c'est ça, Cordelia, la Sirène aux lèvres tentatrice, celle qui vous fait tout oublier, votre morale, vos états d'âme. Elle a ce pouvoir, renfermé au fond d'elle, celui de faire oublier à un homme tout ce qu'il est, tout ce qu'il vaut.

Et durant de longues minutes, lorsque sa peau frôle la mienne, lorsque son souffle coule jusque dans mes veines, j'ai oublié toute la douleur, toute la haine. Parce qu'elle m'a volé mon âme, cette Sorcière, elle me l'a volé le premier soir, où elle m'avait déjà fait tout oublié. Et maintenant, je deviens dépendant d'elle, de cette ivresse dont elle a le secret, de cette simplicité dans sa cruauté. J'ai peur, parfois, peur de me dire qu'elle ne reviendra peut-être pas.

Alors quand je détache mon corps du sien, je replace l'une de ses mèches de cheveu derrière son oreille. L’enivrement du moment nous a mené jusqu'au canapé, sur lequel je me redresse pour lui tendre un plaid posé à côté. Parce que malgré moi, je n'ai pas envie qu'elle attrape froid, qu'une part de moi la veut rien que pour moi. C'est surtout ça, Cordelia, la Sirène aux milles couleurs, celle qui vous envoûte jusqu'à en perdre le cœur.

Dans un regard tendre, je lui souris, sans doute encore un peu trop noyé dans l'oubli. « Tu crois qu'on est capable d'aimer, Cordelia ? » Une question stupide dans un murmure déjà envolé. Une question qui n'attend pas vraiment de réponse. Je dépose un baiser sur son front et me dirige vers le comptoir de la cuisine, en caleçon. Ouvrant le frigo et sortant une bouteille d'eau fraîche, je pose deux verres sur le marbre froid et fixant le liquide transparent, je reprends peu à peu place dans la réalité, cette foutue réalité.

« Tu peux m'expliquer pourquoi je t'intéresse autant, ou tu comptes ne jamais me dire pourquoi tu m'utilises moi, et pas un autre pantin du gouvernement ? » La question semble froide, presque trop. Elle casse avec l'instant précédent et me casse un peu aussi, certainement.

Mais c'est ça, la vérité Cordelia. La vérité c'est que je pourrais te dire tout ce que je pense de toi, tu n'y croirais pas. Parce que je ne suis peut-être qu'un jouet pour toi mais toi, tu es bien plus que ça. Je pourrais te dire que dans tes yeux, parfois je vois ta solitude, parfois je vois ta haine. Je pourrais te dire aussi que dans tes yeux, parfois on voit les fantômes de ton passé. Je ne pourrais pas te dire que je vais te sauver, parce que je ne crois pas qu'on puisse l'être, sauvés. Mais je pourrais te dire que je ne vais pas t'abandonner, Cordelia. Peu importe le nombre d'années qu'il nous reste à vivre, toi et moi.

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« If I get it all down on paper, its no longer inside of me, threatening the life it belongs to and I feel like I'm naked in front of the crowd cause these words are my diary, screaming out loud and I know that you'll use them, however you want to. »
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