AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Pieces of You {PV}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 552
↳ Points : 148
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2017
↳ Age : 28
↳ Avatar : Keira Knightley
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Recruteuse pour la milice
↳ Opinion Politique : Pro Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist : Travis ♪ Re-Offender
↳ Citation : "Le sens moral est plus important que l'intelligence. Quand il disparaît d'une nation, toute la structure sociale commence à s'ébranler"
↳ Multicomptes : Joshua Bates
↳ Couleur RP : #6cb288



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & trumblr & okinnel
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Pieces of You {PV}   Ven 16 Juin - 19:28

Pieces of You.

Crash Crash. I'm at the end of my noose, I've got nothing to loose. I'm digging my own grave, And thats the truth.

Enfermée dans sa bulle de luxe, Rivka laisse ses doigts trainer sur la couche de poussière qui recouvre son bureau en ébène massif. Gratifie d’un sourire hypocrite la femme de ménage en train de lessiver le sol marbré. Elle fait couler des regards inquisiteurs dans sa direction. Scrute chaque geste empressé d’un œil critique, les feuilles de papier éparpillées sur le long tapis rouge velours, les piles de lettres qui trônent sur plusieurs étagères. Témoin de cette maladresse désolante, de cette incompétence spectaculaire, elle siffle toute sa rage entre ses dents. Abasourdie devant le désordre inqualifiable qui règne dans cette pièce. C’est un lieu de travail. L’intransigeance est sa marque de fabrique. Commettre des erreurs peut coûter cher. Mener à des extrémités qu’elle ne souhaiterait pas connaître. Aveuglée par une éducation trop stricte, elle passe son temps à courir après une perfection chimérique. S’enferme encore dans ses obsessions. Entre dans une frénésie destructrice.

Une boule de stress se forme à l’intérieur de son estomac. Elle a la sensation que son crâne vient de se fracasser contre une pierre blanche. Elle ressent le besoin viscéral d’enlever l’accumulation de saleté et de détritus. De replacer les piles de dossiers dans un alignement parfait. Elle entreprend son rangement. Aborde une expression de dégout. Attrape un morceau de tissu, frotte péniblement sa peau au contact de l’eau savonneuse. N’en éprouve qu’un maigre soulagement. Utilise ses réserves de flagellation, d’un ton sévère. « La prochaine fois, je ne serai pas aussi clémente. Nous portons une attention particulière à l’encombrement de l’espace de travail. Mon bureau doit rester propre et impeccable. Quelles sont les conséquences d’un manque de discipline ? Une réputation ternie, une migraine insupportable. Vous avez enfreint une règle essentielle. Partez ! ». Quelques gloussements s’échappent des lèvres de l’accusée, qui a fait déferler en elle une cascade d’émotions négatives.

La porte claque, mais la tension flotte toujours dans l’atmosphère. Lâchant un soupir qui en dit long sur son état d’esprit, elle reporte son attention sur son écran d’ordinateur. Consulte l’actualité, fait une rapide lecture des derniers rapports. Un air de défi s’imprime sur ses traits. Elle tapote frénétiquement sur son clavier. S’attarde furtivement sur un nouveau constat. Mettre les bouchées doubles sur des affaires d’une importance capitale lui permet de chasser les pensées dérangeantes qui traversent son esprit. La sonnerie du téléphone l’interrompt dans ses réflexions. « Faites le rentrer ». Elle jette un coup d’œil à la pendule qui trône sur la bibliothèque. Légèrement irritée, elle marmonne des paroles incompréhensibles. Le suspect numéro un frappe à la porte. Elle lui ordonne d’entrer. Avant d’ouvrir les hostilités. « Je considère le retard comme un péché capital ». Elle lève les yeux vers son visage, figée dans une expression de stupeur. Elle plie la bouche en un rictus mauvais et secoue la tête, décontenancée par cette arrogance mal placée.

Quel inconscient. Il a déjà mis le feu aux poudres. Il risque de devenir l’exutoire d’une colère qui ne faiblit pas. Il pourra s’estimer heureux, si elle refuse de pousser le vice en utilisant des méthodes de torture à la hauteur de l’hostilité manifestée à l’égard du gouvernement. La première impression est toujours la bonne. Leslie incarne un élément perturbateur qui risque de noircir leur beau tableau. L’insoumission dont il fait preuve est légendaire. Il pourrait tout balayer d’un revers de main. Se dresser contre son autorité naturelle. Il n’a aucun scrupule à détourner la loi et la bafouer. Un homme qui a des choses à cacher, duquel émanent de violentes ondes assassines. La communauté est-elle composée, en grande partie, d’une horde d’insectes nuisibles et affamés ? Il a intérêt de trouver des arguments solides, pour extirper la méfiance de son organisme. « Qui croyez-vous duper ? Une personne  convoquée pour les nécessités d’une enquête est tenue de comparaître. Il y aura des sanctions ». Attachée à son cynisme mais surtout à la discipline, elle ne peut retenir ses remarques acerbes. Il a la fâcheuse habitude de mettre son calme et sa patience à rude épreuve. Son métier consiste pourtant à poser des questions, avant de tirer des conclusions hâtives. « J’ai toute une pile de dossiers en attente, et je suis en train de perdre mon temps. J’exige une explication ». Réplique-t-elle, d’une voix sèche et catégorique, les bras croisés sur sa poitrine. Sa simple présence en ces lieux représente une véritable énigme à résoudre.

_________________
OPEN ARMS OF DAMNATION
©️ okinnel


Dernière édition par Rivka Avraham le Sam 22 Juil - 14:11, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4888-rivka-perfect-symmetry

WILDHUNTER

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 5371
↳ Points : 199
↳ Arrivé depuis le : 03/09/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : Toby Stephens
↳ Age du Personnage : Quarante-huit ans
↳ Métier : Bras-droit de Maria Velasquez ; Ancien directeur de la Parish Prison
↳ Opinion Politique : Il crache sur le Gouvernement, et emmerde la résistance. La Communauté en unique camp, au-dessus et avant tout le reste.
↳ Niveau de Compétences : Trois
↳ Playlist :
STARSET - Demons ♭ KORN - Evolution ♭ SLIPKNOT - Disasterpiece ♭ SIA - Free me ♭ WOODKID - Iron ♭ BEAR McCREARY - A nation of thieves ♭ NICK CAVE - Avalanche ♭ KODA - New blood ♭ HIDDEN CITIZENS - Paint It Black ♭ SABATON - Out of control ♭ RAG'N' BONE MAN - Hard came the rain ♭ POP EVIL - Monster You Made

↳ Citation : « Everyone is a monster to someone. Since you are so convinced that I am yours, I will be it. »
↳ Multicomptes : Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #448a74



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame ; tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Dim 18 Juin - 21:15


Perdre du temps. S’arracher la patience à grands coups de canif dans les nerfs à vif. Serrer les dents et apposer sur la trogne rien de plus que de l’indifférence. L’œil qui se fait sombre face à l’incapable, ces démarches lourdes de défiance à chaque fois que l’étranger franchit les portes et les sécurités d’une ville barricadée. Cette même patrie qui expulse les éléments dérangeants hors de ses entrailles sans pudeur. Vomi de la gueule de cette exécrable politique, je n’y reviens que pour courber l’échine et lécher des pieds avec docilité. Me contente simplement d’accabler du regard le milicien et ses airs supérieurs, l’attente avant d’obtenir l’autorisation de se perdre dans les boyaux pourris du dernier bastion de l’humanité encore debout. Foutage de gueule, ils ne sont plus les seuls dans cette équation. Elle est défigurée, cette Nouvelle-Orléans qui a été le berceau d’un des plus longs morceaux de ma vie. L’origine et la fin d’une existence, la mienne. Celle de Zilpha. Y revenir est une souffrance affolante, la blessure qui se rouvre lorsque le corps passe devant les endroits familiers. La pupille qui se pose sur la silhouette de la prison, royaume du pire pendant plus d’une décennie. J’en ai le cœur qui convulse, le flot amer d’un amalgame répugnant de choses contradictoires. Y revenir pour mieux en repartir, à peine le pied s’est-il posé de l’autre côté du mur que la pensée d’en sortir s’accroche à mon cerveau. J’y ai perdu ma place, et ne la regrette pour rien au monde.

L’insulte reste là, accrochée quelque part dans les relents de haine qui ne font que s’intensifier à mesure que la distance s’amenuise. Convoqué, comme un vulgaire gamin en faute devant l’autorité régnant en maitre sur la cour de récré. J’ai passé l’âge des remontrances, expulsé une première fois d’un lycée aussi pitoyable qu’inutile. Une seconde fois d’une ville égoïste et aveuglée par sa cupide soif de pouvoir. Convoqué à la place d’un autre pour lui éviter le pire. L’instinct qui s’invite dans la poitrine, a poussé l’angoisse à se faire souveraine pour mieux affaiblir le cœur. Et le besoin de prendre le blâme à sa place. Foutu danois et ses élans de connerie qui poussent à en faire trop quand il est nécessaire de faire profil bas. J’en ai la mâchoire qui se crispe un peu plus, fait crisser les dents les unes contre les autres. Se refermer pour faire face à l’opprobre sans broncher. Se forcer à oublier le pourquoi de ma présence ici, les conséquences en cas d’échec. Pour la communauté, pour Lui surtout. Petit con…

Faire entrer le monstre dans un bureau puant le luxe. J’en ai un rictus sale qui se colle sur les lèvres lorsque le regard examine le décor. Jusqu’à tomber sur celle qui me fait face. Concours de circonstances hasardeux, la surprise qui se peint sur son visage est une exquise vision. « - Faites donc étalage à votre confesseur de l’incompétence des bonhommes postés en faction aux postes d’entrée. Il n’y aurait eu aucun retard sans leur imbécillité impotente. » Lâche avec froideur, ravale tout le ressentiment à l’égard de cette milice qui répugne. Petite fouine fourrant son nez là où elle ne devrait pas, me présenter devant elle est un risque. Suppositions qui la rangent dans la catégorie de ceux qui en savent trop à mon sujet. Rumeurs avérées ou non, peu importe, la ténacité qui se dégage de la silhouette maigrichonne pousse à la méfiance. Caresser dans le sens du poil jusqu’à endormir la bête et ses soupçons, profiter du sommeil pour mieux l’éliminer si par malheur elle continue de grogner même assoupie. « - Si je ne m’abuse, vous êtes ceux qui ont tenu à ce que cette… Audience, ait lieu. Pour éviter la perte de temps, il aurait été préférable de ne pas nous faire parvenir cette affligeante convocation. » L’impertinence maitresse de la provocation. L’esquisse d’un sourire froid sur les lippes et le regard sombre qui se pose sur elle. S’envelopper dans du rien, du fer sur les traits et la chaleur de la haine qui ronge le cœur.

« - L’accusé est dans l’incapacité de parcourir la distance qui nous sépare de vos remparts. Je me présente en son nom, en tant que second de la communauté, c’est à moi que votre convocation s’adresse et à personne d’autre. » Semi-mensonge, il aurait très bien pu ramener son cul jusqu’ici. « - Le gamin a fait une erreur, très stupide j’en conviens. Et il en subit déjà les conséquences, il a été placé en isolement pour avoir tout le temps qu’il faut et réfléchir à la bêtise de son geste. La sanction est donnée, vous n’êtes pas en droit de faire quoi que ce soit de plus. » Mensonge total cette fois. Le fautif toujours en liberté, au courant de rien. Punir pour un excès de zèle et chapardage dans les réserves du Gouvernement… Je me fais l’avocat du diable. Garde pour moi les raisons qui m’ont poussé à venir en ville aujourd’hui, l’accusation qui mettrait en péril l’accord toujours en cours de négociation. Si l’idée de revenir s’enfermer derrière ces maudits murs ne m’enchante pas, elle est pourtant devenue une nécessité pour notre survie. Tout gâcher à cause d’un seul serait une véritable catastrophe. Prendre la faute à mon propre compte et espérer que le problème sera résolu sans trop d’ambages. Qu’elle oublie jusqu’au nom de Tobias. Ses charmants aprioris sur mon compte et se comporte comme la personne civilisée qu’elle prétend être.

_________________

† madness is sanity
a world of burning flames, white wings scorched to black, and a heart consumed by rage, oh darling,
you were just born to be a devil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4594-disasterpiece-le http://www.mercy-in-darkness.org/t4681-leslie-pray-for-the-storm-of-your-life

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 552
↳ Points : 148
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2017
↳ Age : 28
↳ Avatar : Keira Knightley
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Recruteuse pour la milice
↳ Opinion Politique : Pro Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist : Travis ♪ Re-Offender
↳ Citation : "Le sens moral est plus important que l'intelligence. Quand il disparaît d'une nation, toute la structure sociale commence à s'ébranler"
↳ Multicomptes : Joshua Bates
↳ Couleur RP : #6cb288



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & trumblr & okinnel
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Sam 24 Juin - 19:32

Cette tendance à regarder le monde d’une manière enfantine dépasse les limites de l’entendement. S’accrocher désespérément à un passé qui ne reviendra jamais. Une ère dépassée, un temps révolu. Cette volonté incessante d’appartenir à un monde féérique, où flotte l’odeur de la liberté, fait fondre ses nerfs. Les citoyens n’aspirent qu’à se laisser gouverner par leurs pulsions. Ils se perdent dans leurs rêveries, souhaitent revivre leurs moments d’insouciance. Ils lui font prendre conscience qu’elle arrive au bout de sa patience. A croire que les membres du gouvernement devraient satisfaire les moindres caprices. Fermer les yeux face à des excès de désinvolture et de cruauté. Tirer un trait sur les systèmes de sécurité. Licencier tous les agents exerçant des fonctions de surveillance. Laisser l’aura maligne s’échapper de leur corps. Les autoriser à déverser des flots de paroles interdites qui polluent les espaces sonores. Entrelacer leurs langues dans des danses de dépravation. Observer les alentours sans broncher. Repérer des bouteilles d’alcool à chaque recoin. Passer son chemin sans lever un sourcil. Les théoriciens de l’anarchie, et leur schéma idéal. Cette manie d’assimiler le bonheur à l’absence de discipline a le don de la mettre dans tous ses états. Leslie est le roi des remarques désobligeantes et des railleries sarcastiques.

Il fait probablement partie des écervelés qui ont fait glisser dans la mémoire collective une insatisfaction chronique. Elle se mord la langue à ses propos, comme pour s’empêcher de le fracasser contre le sol, et plisse son visage en une expression d’agacement. « Vous gaspillez tellement d’énergie, en vous apitoyant sur votre sort ! Au lieu de vous relever plus fort, de contribuer à sortir les citoyens de la crise dans laquelle ils sont plongés. Ceci dit, ce n’est rien en comparaison des individus stupides qui pillent les récoltes dans le simple but de satisfaire leur gourmandise ! ». Rétorque-t-elle, d’une voix mécanique qui pourrait faire sortir n’importe qui de ses gonds. Contrairement aux habitants de cette ville et ses alentours, elle ne prend pas le temps de se plaindre de chaque situation incommodante. Préoccupée par des affaires d’une importance capitale. Elle fuit son regard, refuse de courber l’échine devant des individus qui éprouvent un malin plaisir à se trainer dans la boue. Devant un pion usagé qui retient difficilement ses jurons, dont les traits sont empreints de mépris et de haine. En tant que recruteuse, l’étiquette de la parfaite enflure lui colle à la peau.

Elle est reconnue pour sa soumission légendaire à l’égard des membres du gouvernement. Réputée pour faire une croix sur les airs désolés qui pourraient se dessiner sur son visage lorsque des odeurs de chair décomposée flottent jusqu’à ses narines. Elle semble insensible au monde extérieur. Tout le monde s’imagine que chaque victime gisant sur le sol la laisse de marbre. Elle sent naître une éternelle rancœur qui l’oppose aux survivants, Leslie y compris. Elle joue la carte de l’indifférence. Attachée aux convictions qui restent ancrées dans son cerveau. « Ne me faites pas croire que vous ne connaissez pas le fonctionnement et les dispositifs de sécurité mis en place ! Les retards s’anticipent. Apprenez à mieux gérer votre temps si précieux ! ». Et voilà qu’il affiche sans aucune gêne une écrasante supériorité. Ses dents se serrent. Elle se prépare à lui faire ravaler son sourire arrogant et détestable. Les poings serrés contre la table, elle le fusille du regard. Fait résonner sa voix caverneuse. « Oubliez-vous à qui vous vous adressez ? Vous êtes bien sûr de vous, monsieur MacLean. Votre dossier est déjà bien chargé. Vous êtes en mauvaise posture. La prochaine faute ne pardonnera pas ». Les signaux sont flous, complexes à analyser.

Elle passe en revue chaque geste, chaque clignement des sourcils, attache une importance démesurée à la communication para verbale. Leslie s’embourbe dans des situations qui le dépassent totalement. Elle le toise avec méfiance. Cherche à vérifier s’il est en train de s’enliser dans des mensonges et des fabulations. Tente de remettre de l’ordre dans ses idées, de comprendre la scène qui se déroule sous ses yeux. Ne prend pas la peine d’économiser son jugement jusqu’à la fin du rendez-vous. Leslie a balayé toute possibilité d’acquérir sa confiance d’un simple revers de main, avant même leur première rencontre, les accusations et les rumeurs continuant de fuser. « Vous ne faites qu’apporter de l’eau à mon moulin. C’est parfait. Tobias Madsen est donc reconnu coupable. Cependant, nous allons rencontrer un léger différend. Le pacte ne sera certainement pas effectif, si les membres de la communauté et les citoyens ne sont pas logés à la même enseigne. Vous connaissez la peine applicable en cas de vol… ». Les règles sont les règles. Il n’y a pas de récompense autre que la satisfaction d’un travail bien fait. Ses lèvres s’étirent en un sourire carnassier, le corps frémissant d’anticipation.

_________________
OPEN ARMS OF DAMNATION
©️ okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4888-rivka-perfect-symmetry

WILDHUNTER

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 5371
↳ Points : 199
↳ Arrivé depuis le : 03/09/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : Toby Stephens
↳ Age du Personnage : Quarante-huit ans
↳ Métier : Bras-droit de Maria Velasquez ; Ancien directeur de la Parish Prison
↳ Opinion Politique : Il crache sur le Gouvernement, et emmerde la résistance. La Communauté en unique camp, au-dessus et avant tout le reste.
↳ Niveau de Compétences : Trois
↳ Playlist :
STARSET - Demons ♭ KORN - Evolution ♭ SLIPKNOT - Disasterpiece ♭ SIA - Free me ♭ WOODKID - Iron ♭ BEAR McCREARY - A nation of thieves ♭ NICK CAVE - Avalanche ♭ KODA - New blood ♭ HIDDEN CITIZENS - Paint It Black ♭ SABATON - Out of control ♭ RAG'N' BONE MAN - Hard came the rain ♭ POP EVIL - Monster You Made

↳ Citation : « Everyone is a monster to someone. Since you are so convinced that I am yours, I will be it. »
↳ Multicomptes : Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #448a74



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame ; tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Jeu 29 Juin - 20:13


Doucereuse la colère sous la peau de la demoiselle. Nul besoin d’être un génie pour s’en rendre compte, de cette frustration qui gronde et qui se voit embrigadée derrière un rempart de bienséance. L’avantage de vivre hors de ces foutus murs, c’est qu’il n’y a plus besoin de prétendre et faire semblant. Goûter à cette liberté qu’ils assassinent par ici, Rivka qui en est l’exemple parfait. Petite chose affreusement rigide et bornée dans ses idéaux ridicules. Ma seule présence dans ce bureau est une injure à son monde de perfection, et un souffle de délectation n’a de cesse de courir sous ma peau. Satisfait malgré tout d’avoir fait la route jusqu’ici pour prendre la place de Tobias et répondre au mieux à la comédie qu’ils nous obligent à jouer. Le calme mécanique dans sa voix me laisse de marbre, parfaitement hermétique et immobile au milieu de la pièce. Et le sourire qui reste là, planté sur les lèvres en une éternelle provocation. L’amusement de façade qui s’accroche quand ça gueule dans la poitrine. La haine, virulente, qui se cogne contre les parois et le cœur pour mieux y insuffler toute sa force. Serrer les poings et lentement joindre les mains dans le dos, redresser les épaules et dominer l’insolente avec un flegme assassin. « - Vos citoyens ne sont pas les miens, et vous savez aussi bien que moi d’où votre crise trouve sa source… » Susurre sur la langue, le sous-entendu du suicidaire. Je viens de laisser les mots dépasser ma pensée, piteusement. L’acide sur la langue qui se déverse sans entraves, attisé par ce relent de mépris qui est devenu familier à cette ville. Nous enfermer entre ses murs, je ne m’y ferais jamais. Même en faisant tous les efforts du monde pour le bien de tous, l’apaisement impossible au goût de certitude.

« - Je les connais, et mon avis reste le même à leur égard. Ils sont une perte de temps. » Raillerie mesquine alors que les petits poings se serrent contre le bureau. Le monstre qui se délecte de la colère de ses ennemis, avide qui s’emploie à l’exacerber jusqu’à l’excès. Avec elle, c’est pourtant un jeu bien dangereux auquel je suis en train de jouer. La provoquer est une chose, la pousser dans ses derniers retranchements et voir tout espoir d’accord s’envoler en fumée en est une autre. Tout compromettre dans une attitude d’enfant capricieux est une option que je refuse d’envisager. La menace me fait hausser un sourcil. Cœur qui se pince sous la piqure d’amertume, un infime brin de crainte sous la peau. « - En mauvaise posture ? Ai-je l’air en mauvaise posture d’après vous ? Vous n’avez rien sur moi. Juste des rumeurs infondées, et impossible à corroborer. Attaquez-moi avec votre dossier ridicule, et vous serez celle qui aura le plus à perdre dans cette histoire. » Menace sous-jacente, à peine une légère tension dans la voix qui se pare d’une autorité familière. On en revient toujours au même point, ces prétendues allégations à mon sujet, ces petits éléments qui pourraient facilement tout briser. Ce n’est que du vent, des supputations de couloir, rumeurs et racontars infondés, sortis de la bouche d’esprits brisés avides de détruire le tyran les retenant prisonniers. Juste du vent. La seule mention de Tobias, hérisse les poils. Fait courir des doigts de glace contre l’échine, affole le cœur qui pulse sous un élan de panique. Je m’en mords la langue, agacé par ma propre bévue. Celle que je viens de commettre et celle commise en partant. Ne pas avoir pris le temps de lui poser la question, juste bon à bondir sur la convocation et à vouloir à tout prix la faire disparaître avant qu’elle ne vienne souiller le camp.

« - Il n’est coupable de rien à mes yeux, seulement d’avoir voulu aider les siens. Sa punition est donnée à titre d’exemple, pour faire taire les murmures au sein des nôtres. Certainement pas pour satisfaire l’égo des vôtres. » Tremble les graves, s’arrachent d’une trachée devenue plus aride et comprimée. Toucher le point sensible, celui qui fait perdre la raison et tous les repères. Maudit gamin qui me pousse à serrer les mâchoires pour ne pas retourner tout ce joli bureau et faire payer son audace à la brunette. « - Je la connais, et je la refuse. Tobias n’est pas un de vos citoyens, pas encore. Vos peines ne s’appliquent pas dans ce cas présent. Vos sous-entendus et vos menaces sont inutiles avec moi. Vous perdez votre temps et votre tactique ne vous apportera rien Rivka. » L’hermétique qui balaie d’un revers de main le vide entre nous, chasse les sous-entendus. Le regard qui ne l’a pas lâché depuis le début de l’entrevue qui n’en devient que plus noir. Pupilles azurées démolies par des relents sales de crainte. En oublier l’enjeu premier, cet accord toujours en négociations pour se tourner vers un unique but, Lui éviter le pire. Le silence qui s’installe et le regard qui parcourt une nouvelle fois le décor, en décortique le moindre détail pour revenir se poser sur la jeune femme dans un froncement de sourcils.

« - Puis-je savoir… Pourquoi vous êtes celle qui me reçoit et non pas un de vos supérieurs ? Vous avez été assigné pour une toute autre tâche nous concernant me semble-t-il, certainement pas pour rendre justice… Si tant est que l’on puisse appeler ça justice. » Provoque Leslie, ça finira mal. Je n’y peux rien, inapte à retenir le fiel qui me brûle la langue. Ce besoin viscéral de détruire et d’abimer ce qui touche, de près ou de loin, à ce maudit Gouvernement. Rivka n’en devient qu’une cible de choix, seule élément de ces autres qui se disent civilisés

_________________

† madness is sanity
a world of burning flames, white wings scorched to black, and a heart consumed by rage, oh darling,
you were just born to be a devil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4594-disasterpiece-le http://www.mercy-in-darkness.org/t4681-leslie-pray-for-the-storm-of-your-life

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 552
↳ Points : 148
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2017
↳ Age : 28
↳ Avatar : Keira Knightley
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Recruteuse pour la milice
↳ Opinion Politique : Pro Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist : Travis ♪ Re-Offender
↳ Citation : "Le sens moral est plus important que l'intelligence. Quand il disparaît d'une nation, toute la structure sociale commence à s'ébranler"
↳ Multicomptes : Joshua Bates
↳ Couleur RP : #6cb288



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & trumblr & okinnel
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Mer 5 Juil - 22:35

Rivka sent tous ses muscles se crisper. Son visage se fermer, au contact de cette fourberie exacerbée. Elle se concentre sur Leslie avec un sérieux solennel. Il devient impossible de déceler la moindre trace d’amusement sur ses traits. Elle prend la posture d’une survivante psycho-rigide qui ne se lie qu’à des monstres insensibles sortis tout droit d’un film d’épouvantes. Celle qui s’enfonce un peu plus chaque jour dans un profond désespoir. L’incarnation de la parfaite femme modèle qui reçoit régulièrement les légions d’honneur de la part des ministres, avec des vives félicitations pour sa loyauté absolue et son attachement démesuré à l’ordre. L’admiration se reflète toujours dans ses yeux, lorsqu’elle laisse voguer des pensées nostalgiques, des souvenirs. Se remémore les moments passés avec ses parents défunts. Elle leur doit son engouement excessif pour le bon sens, la sagesse et la courtoisie. Cette tendance à prendre la parole en choisissant chaque mot avec soin. A réajuster ses tenues vestimentaires pour chasser toute marque de désinvolture qu’elle pourrait afficher par mégarde. Il est hors de question de friser l’impolitesse. Son interlocuteur ne semble pas de cet avis. Elle le toise, comme s’il s’agissait d’un intrus en train de pénétrer sur son territoire d’exception. Guette les traces de salissure, sur son tapis tout juste propre. La boue qui a très bien pu pénétrer insidieusement à l’intérieur des chaussures de ce vagabond.

Son sourire torve, ses allusions grotesques, l’insupportent au plus haut point. Elle jette des coups d’œil septiques, dans sa direction. Un silence pesant s’installe. Le doute est le pire ennemi de la confiance. Pour la première fois, elle a du mal à adhérer à la vision des membres du gouvernement. N’est pas convaincue que ce pacte sera à leur avantage. Leslie et ses moutons accumulent les erreurs de calculs. Si elle avait eu un pouvoir décisionnaire, certaines de leurs attitudes auraient pu faire capoter les négociations. « Vous avez un tel culot ! Des centaines de personnes seraient mortes de faim, si les membres du gouvernement n’avaient pas pris l’initiative d’organiser des raids. Je vous trouve très vindicatif ! Voire méprisant. C’est étonnant, venant d’une personne qui a beaucoup à gagner en veillant à ce qu’un certain pacte soit effectif ! ». Elle s’attelle à réajuster encore une fois sa chemise. Vérifie qu’elle est boutonnée jusqu’en haut, par pudeur et par respect des normes sociales. Elle balaye son bureau d’un revers de main, pour éloigner les dernières particules de poussière. Utilise ses propres stratégies défensives face à ces attaques simultanées. Forgée à l’image rigide de son père. Un homme d’affaire irréprochable. Capable de garder un certain contrôle sur ses émotions. D’annoncer la pire des nouvelles avec un ton détaché.

Elle est fière de ses racines. « Vous feriez mieux de vous habituer à leur façon de faire. Vous serez probablement amené à les côtoyer régulièrement, si vous continuez dans cette lancée…». Elle affiche à son tour un sourire lourd de sous-entendus. Ne peut pas s’empêcher de penser qu’il mériterait une bonne correction. S’interrompt brusquement pour gribouiller quelques mots sur son calepin. Les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Il enchaîne avec des nouveaux propos acides qui la plongent dans une dangereuse réflexion. Ses chances de lever un voile sur le mystère qui plane ne sont pas nulles, en son sens. Elle a parfois l’impression de tourner en rond, dans un grenier sombre. Cependant, Leslie fait souvent preuve d’une stupidité affligeante. Un homme impulsif qui se comporte comme un grand enfant. Il serait parfaitement apte à lui servir des révélations sur un plateau d’argent. Des aveux qui laisseraient présager des conséquences désastreuses. « Dans ce cas-là, je me dois de vous remercier, monsieur MacLean. Votre dossier aura un peu gagné en épaisseur, à la fin de cet entretien. L’impulsivité est un défaut très difficile à corriger. Je compatie…». L’appréhension incite au respect, à l’acceptation des règles et de la discipline. Pour autant, elle est forcée de reconnaître que cette manie de déployer son aura assassine la décourage.

Elle est incapable de faire entendre raison à un pareil anarchiste. La politique actuelle, l’organisation, le rassemblement des citoyens et de la milice renforcent l’espoir de survie. Ses plaintes incessantes et injustifiées lui passent au-dessus de la tête. « Il ne s’agit pas de notre égo, monsieur MacLean. C’est grâce aux lois qui ont été instaurées que nos terres sont encore en sécurité. Aller à l’encontre de ce type de fonctionnement pourrait sérieusement diminuer les marges de négociations. Et je pense que vous vous fourvoyez, si vous comptez sur l’indulgence de mes supérieurs. Mais c’est à vos risques et périls ! ». Il continue d’entamer ses dérapages incontrôlés, et elle ne courbe pas l’échine. « Je suis chargée de m’entretenir avec Tobias Madsen, et sauf erreur de ma part, il est absent. Mais éclairez-moi ! Qu’est-ce qui peut pousser un homme à porter atteinte à l’ordre public, à l’intégrité physique d’autrui ? En quoi les membres de la communauté méritaient-ils davantage cette portion de nourriture qu’un citoyen lambda ? ». Quelques regrets font surface, mais elle n’a pas le droit d’exhiber ses faiblesses, cette sensibilité débordante qui la dévore de l’intérieur. Cette empathie qui s’immisce parfois dans ses chairs. La voix de Calev s’affole dans sa tête. L’amour maternel s’est propagé dans ses veines comme un poison. Elle aurait certainement pu transgresser quelques règles, pour Lui.

_________________
OPEN ARMS OF DAMNATION
©️ okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4888-rivka-perfect-symmetry

WILDHUNTER

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 5371
↳ Points : 199
↳ Arrivé depuis le : 03/09/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : Toby Stephens
↳ Age du Personnage : Quarante-huit ans
↳ Métier : Bras-droit de Maria Velasquez ; Ancien directeur de la Parish Prison
↳ Opinion Politique : Il crache sur le Gouvernement, et emmerde la résistance. La Communauté en unique camp, au-dessus et avant tout le reste.
↳ Niveau de Compétences : Trois
↳ Playlist :
STARSET - Demons ♭ KORN - Evolution ♭ SLIPKNOT - Disasterpiece ♭ SIA - Free me ♭ WOODKID - Iron ♭ BEAR McCREARY - A nation of thieves ♭ NICK CAVE - Avalanche ♭ KODA - New blood ♭ HIDDEN CITIZENS - Paint It Black ♭ SABATON - Out of control ♭ RAG'N' BONE MAN - Hard came the rain ♭ POP EVIL - Monster You Made

↳ Citation : « Everyone is a monster to someone. Since you are so convinced that I am yours, I will be it. »
↳ Multicomptes : Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #448a74



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame ; tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Dim 9 Juil - 20:19


L’impulsivité lorsque les passions prennent le contrôle. Affreux accros de caractère, le problème de toute une vie. Mes efforts pour rester de marbre sont dérisoires face à la tempête qui se lève sous la peau. L’évidence qui s’accroche à la raison et qui révèle l’erreur que je suis en train de commettre. Terrassé par les relents d’un attachement crade, la peur au ventre qui pousse à faire ressurgir la panique et l’empressement. Ce n’est pas de cette manière que j’obtiendrais gain de cause, et ce constat m’irrite. Force la mâchoire à se serrer au point d’en faire grincer les dents. Change de tactique immédiatement ou tout est perdu. Elle m’insupporte, cette petite peste taillée dans le marbre. Crispée dans ses idéaux ridicules et son besoin constant de tout contrôler. Point commun qui nous relie l’un à l’autre, j’ai ce besoin de contrôle gravé dans mes entrailles. L’échec en horreur, c’est pourtant ce qui est en train de me tendre les bras à mesure que la situation m’échappe. Je l’écraserai, comme tous ceux qui se tiennent derrière elle. Les sourcils se froncent et le souffle amer d’un soupir se pose dans le silence. Immobilisme soumis qui se brise, quelques pas pour s’éloigner de ce maudit bureau dressé entre nous comme un rempart. Le symbole de sa puissance, le reflet de mes faiblesses. Pose les yeux sur le décor, admire les piles de papier entreposées sur les étagères, l’ignorer le temps de remettre de l’ordre dans le chaos. Il règne en maître entre mes tempes et s’étend un peu plus à chaque battement de cœur. C’est affolant, de se rendre compte à quel point on peut s’enliser dans le déni.

« - Vous avez des enfants, Rivka ? » La question brise le silence. Ravive ma propre douleur mais peu importe. J’en ai des frissons qui raclent la peau, les doigts qui se posent sur le papier pour en éprouver la matière. Rude sous les doigts qui en lisent la moindre aspérité. « - Ils ont cette tendance à ignorer les mises en garde, braver les interdits. Par curiosité, par goût de contradiction... C'est un besoin pour eux d'aller à l'encontre des règles pour mieux les appréhender. Quand pourtant ils ont conscience que le geste ne restera pas impuni… » J’ai l’esquisse d’un sourire maussade sur les lèvres, la mort dans l’âme et un nœud dans la gorge. Ca brûle dans la poitrine au point d’en devenir douloureux. Un dernier contact avec le papier, remettre en place une feuille dépassant d’une pile, et continuer l’exploration du bureau. Tourner en cage comme un fauve, s’occuper l’esprit pour ne pas perdre le court des événements. L’appel de mort contre les côtes, le monstre pourri sous la peau qui s’éveille, affolé par les relents du parfum de Rivka. La pensée de la chaleur de sa peau, l’énergie froide qui se déverse dans ses veines. « - Beaucoup des membres de cette communauté n'ont pas conscience des règles qui sont les vôtres, parce qu'ils ont été soumis à celles qui régissent la vie sauvage pendant une grande partie de leur existence. Aller à l'encontre des lois de la nature nuit foncièrement à la survie humaine. » Cynisme sur la langue, la pupille qui pétille d’un amusement morbide lorsqu’elle se repose sur la brune.

« - Vous ne savez pas quelles sont les conditions de vie au-delà des murs. Les raids ne sont que des aperçus de quelques instants, mais ils disparaissent une fois à l’abri. J'ai peut-être beaucoup à gagner en voyant le pacte actif, mais je ne suis certainement pas le seul. Permettez-moi seulement de faire remarquer, que la sécurité que vous invoquez n'est plus aussi sûre qu'elle ne l'a été. Vous ne seriez pas en phase de négociations avec des... Sauvages, si tel était encore le cas. » S’en tenir à la réalité du monde, celle qu’ils ne font qu’entrevoir. Un aperçu léger de ce qui rôde au dehors quand la menace est bien réel pour nous. S’immobiliser à nouveau au milieu de la pièce, les sourcils qui se froncent sous la réflexion qui accable l’esprit. « - Cependant, et vous vous en rendrez compte lorsque nous ferons partie des vôtres, chaque membre a son importance. Priver la Communauté de l'un de ses piliers, et c'est tout l'édifice qui menace de s'effondrer. Je ne peux pas me permettre de perdre l'un des miens si c'est pour condamner ses frères. » Le ton s’enrobe d’autorité, glisse dans la fermeté des graves. Je devrais pourtant accepter de prendre le risque. Uniquement pour être libéré de la présence de Tobias sur le camp. Se débarrasser du parasite pour retrouver un semblant de paix et de logique. Pour quelque temps seulement. « - Personne n'a été blessé, l'incident n'est rien de plus qu'un infime grain de sable dans les rouages de votre autorité. Alors oui, vous avez raison, rien n'excuse le geste, et le jugement devrait être appliqué. » J’en ai de la rage au ventre, le terme me révulse tant il est outrancier. Il dénonce cependant, une vérité qu’elle semble volontairement oublier. La précarité dans laquelle ils se retrouvent, aussi forts qu’ils soient. Ce pacte est une odieuse plaisanterie, une menace pour tous ceux qui se retrouvent impliqués. S’enfermer au milieu de l’ennemi pour mieux le laisser nous écraser. Frissons de répulsion contre ma peau, et une nouvelle crispation de la mâchoire.

« - Si vous y tenez tellement, en l'absence de Tobias, j'accepte sa peine. En gage de bonne foi et d'exemple. » Aplomb dans la voix, j’ai pourtant de la honte dans la poitrine. De l’agacement sous la peau et le regret d’avoir énoncé pareille ineptie. Les pupilles qui se rivent à celles de Rivka, lutte silencieuse qui fait rage dans les regards. Je vais me faire un plaisir de lui faire regretter ses élans de rébellion à ce crétin.

_________________

† madness is sanity
a world of burning flames, white wings scorched to black, and a heart consumed by rage, oh darling,
you were just born to be a devil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4594-disasterpiece-le http://www.mercy-in-darkness.org/t4681-leslie-pray-for-the-storm-of-your-life

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 552
↳ Points : 148
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2017
↳ Age : 28
↳ Avatar : Keira Knightley
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Recruteuse pour la milice
↳ Opinion Politique : Pro Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist : Travis ♪ Re-Offender
↳ Citation : "Le sens moral est plus important que l'intelligence. Quand il disparaît d'une nation, toute la structure sociale commence à s'ébranler"
↳ Multicomptes : Joshua Bates
↳ Couleur RP : #6cb288



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & trumblr & okinnel
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Dim 16 Juil - 23:45

L’hostilité de son interlocuteur est inscrite dans chacun de ses gestes. Elle l’écoute déblatérer ses absurdités sans trop répliquer. Analyse chaque mot prononcé. La tournure de ses phrases. Elle l’examine sous tous les angles, d’un œil critique. Cherche à mettre un nom sur les émotions qui se dessinent sur son visage. Elle prend le soin de relire ses notes. Observe les documents mis à sa disposition avec intérêt. Se concentre sur toutes les informations qui surchargent son cerveau malade et soulèvent des questions très pertinentes sur les raisons de cette loyauté sans faille envers les membres de la communauté. Sur les évènements de vie qui ont marqué son esprit au fer rouge. Il reste encore de nombreuses zones d’ombre déplaisantes, et c’est là que réside sa plus grande frustration. Leslie est un mystère à lui tout seul. Néanmoins, sa carapace n’est pas suffisamment résistante pour contrer la rage qui s’immisce dans ses nerfs à chaque fois qu’ils s’entretiennent ensemble. Son attitude de chien hargneux, qui fourre son nez dans les affaires des autres, ne fait qu’éveiller sa méfiance. Il semble d’un naturel très curieux. Passe son bureau au peigne fin. Probablement en train de chercher la moindre petite chose qui pourrait lui porter préjudice. Un regard bien trop rusé, qui s’attarde sur chaque recoin, chaque dossier confidentiel, chaque feuille de papier froissé qui traine sur les étagères. Peut-être est-il ébloui par tant de richesse et de raffinement.

Planté au milieu de cet immense bâtiment où le luxe outrageant et le confort se rencontrent quotidiennement. Il se comporte comme un paysan affamé capable d’avaler de la boue séchée. La jalousie doit transpirer par tous les pores de sa peau.  Un immonde parasite intéressé qui s’accroche au dos de ses congénères. Des amitiés et des alliances forgées dans la solitude. Rivka ne serait pas étonnée d’apprendre qu’il a rejoint la communauté suite à son exil. Cherchant à couvrir l’intégralité de ses besoins. Si elle se permettait un contact physique, elle sentirait certainement des relents d’alcool dans son haleine. Un homme qui lui inspire beaucoup de dédain. Une décharge électrique la foudroie de l’intérieur, à sa question. Fait émerger une nouvelle vague de culpabilité. La panique commence à lui dévorer les entrailles. Elle a l’impression de marcher sur des lignes temporelles instables et défaillantes. Des fragments provenant d’un cauchemar irréel flottent dans sa tête. Elle entend un coup de feu qui retentit. Les mouvements du meurtrier sont si rapides. Elle imagine le sang dégouliner de la tête de Calev. Pour éviter de se noyer dans un torrent de larmes, elle se mord les lèvres. Secoue la tête en essayant d’ignorer ces pensées macabres. La religion est souvent source de réconfort et elle prononce une brève prière à voix basse. Fait en sorte de trouver le calme nécessaire pour affronter cette situation incommodante. « C’est un peu déplacé. Ce ne sont pas vos affaires ». Dit-elle avec une pointe d’irritation dans la voix.

Pour extirper la douleur, elle empile des dossiers et pianote sur son clavier d’ordinateur d’un air distrait. Il débite un discours interminable qu’elle a l’air de connaître par cœur. Des éclaircissements censés être très instructifs, à propos de l’éducation. Son air suffisant fait pénétrer un vent d’exaspération dans son âme. « L’éducation des enfants diffère selon le milieu social auquel ils appartiennent, et les comportements qui en résultent également. La mienne a été impeccable, vous vous en doutez. Certains passent leur vie à tester les limites, et se comportent comme des éternels adolescents. D’où venez-vous, monsieur MacLean ? Comment qualifieriez-vous vos parents ? ». L’esprit de contradiction s’installe, en sa présence. Elle l’assomme à coup de questions douteuses. Tente de faire resurgir les démons de son passé. Les démons actuels ? Pour compléter le tableau déjà en piteux état. Sa psyché continue d’errer vers une divergence prévisible. Ils vivent à l’écart de la civilisation, et se laissent bercer dans des illusions. « Il n’y a pas si longtemps, vous représentiez l’Ordre et la Sécurité. Je ne doute pas de votre capacité à enseigner les valeurs morales aux membres de la communauté. Vous allez donc remédier à ce problème. Quand à ces dernières années, l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter, dans les pays les plus développés. Les mieux organisés ». Elle va à l’essentiel. La voix ferme et autoritaire.

Ne s’embarrasse pas avec des formules de politesse, des faux semblants, des flots de paroles inutiles. « Justement. L’heure est à la méfiance. Si nous arrivons à la conclusion selon laquelle le pacte provoque encore plus de chaos, les négociations devront être rompues très rapidement. Ce qui serait dommage… ». Elle prend un air supérieur. S’apprête à lever les yeux au ciel. Réprime des grognements d’injustice. Sent ses poils se hérisser sur son échine, au contact de ce favoritisme mal placé. « En tant que pilier, il se doit de montrer le bon exemple ». Ses soupçons ne se dissipent pas, et elle dépense toute son énergie en essayant de lui faire prendre conscience des réalités. En se battant pour ses valeurs. Pour l’égalité et la justice. Elle réprime un hoquet de surprise qui jaillit de sa gorge au moment où Leslie calme ses excès de désinvolture. Retrouve un peu de dignité et de lucidité. Fait une proposition qui n’est pas en accord avec ses principes et ses idéaux. « Cette peine sera donc appliquée, si mes supérieurs ne s’opposent pas à cette décision. Vous êtes peut-être en train de devenir un homme d’honneur, finalement… ». Elle lui tend la main, en guise de respect.

_________________
OPEN ARMS OF DAMNATION
©️ okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4888-rivka-perfect-symmetry

WILDHUNTER

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 5371
↳ Points : 199
↳ Arrivé depuis le : 03/09/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : Toby Stephens
↳ Age du Personnage : Quarante-huit ans
↳ Métier : Bras-droit de Maria Velasquez ; Ancien directeur de la Parish Prison
↳ Opinion Politique : Il crache sur le Gouvernement, et emmerde la résistance. La Communauté en unique camp, au-dessus et avant tout le reste.
↳ Niveau de Compétences : Trois
↳ Playlist :
STARSET - Demons ♭ KORN - Evolution ♭ SLIPKNOT - Disasterpiece ♭ SIA - Free me ♭ WOODKID - Iron ♭ BEAR McCREARY - A nation of thieves ♭ NICK CAVE - Avalanche ♭ KODA - New blood ♭ HIDDEN CITIZENS - Paint It Black ♭ SABATON - Out of control ♭ RAG'N' BONE MAN - Hard came the rain ♭ POP EVIL - Monster You Made

↳ Citation : « Everyone is a monster to someone. Since you are so convinced that I am yours, I will be it. »
↳ Multicomptes : Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #448a74



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame ; tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Jeu 20 Juil - 20:06


Le silence en parfaite éloquence. A la seule vue de ce qui se glisse sur son visage, elle vient de répondre à ma question. Dans la morsure des dents contre sa lèvre, le tourment qui se peint malgré les efforts pour rester impassible. Ses doigts qui s’acharnent à faire quelque chose pour détourner l’intention de l’esprit, ignorer la douleur qui vient de s’y incruster. Elle me semble plus humaine en cet instant qu’elle ne l’a jamais été depuis le début de notre cohabitation houleuse.  Bien avant que les mots et l’irritation ne viennent rompre ce silence lourd, la réponse s’est inscrite devant mes yeux. Douleur partagée d’un parent dépossédé de son bien le plus précieux, cet enfant qui n’existe plus seulement dans la mémoire et le cœur de celui qui se retrouve seul. Cœur qui se serre dans la poitrine le temps d’une lamentable inspiration, troublé de trouver un semblant de point commun avec la jeune femme jusqu’à lors considérée comme un assemblage de froideur impossible à surpasser. Ca ne change rien, elle reste une menace. L’élément nocif duquel il est inutile de chercher à se rapprocher tant le résultat n’apportera rien de bon. Seulement le chaos. Trop différents dans nos visions du monde pour seulement parvenir à s’accorder. Nous sommes un mal nécessaire pour le bien de nos idéaux et de ceux que l’on s’efforce de protéger. Admirable la façon dont elle se recompose une attitude, s’enlise à nouveau dans sa rigidité affolante. Ses paroles ne sont que des mots déjà répétés, les convictions étriquées de ceux qui ont vécu dans le confort depuis leur naissance. C’est une insulte qu’elle me lance à la figure, l’insolente qui crache sur les origines et le mode de vie de ceux qui ne sont pas comme elle.

La mâchoire qui se serre sous le joug de l’agacement, et les mains viennent se rejoindre dans mon dos. Mon propre nom qui claque à mes oreilles, comme une injure quand il a peu à peu fini par disparaître de mon monde. Remplacé par les Leslie qui pleuvent à longueur de journée sur le camp, l’entendre résonner dans ce maudit bureau fait renaître la distance froide d’une vie de responsabilités bureaucratiques qui ne sont plus les miennes depuis plus de deux ans maintenant. Distanciation désagréable, et malaise sur la langue. « - Votre vision de l’éducation est bien trop arrêtée et cloisonnée. » Peut-on vraiment être neutre lorsqu’il s’agit de ses parents ? Question somme toute innocente qui ne vise qu’à rajouter une nouvelle épaisseur à ce dossier qu’elle  s’échine à monter à mon sujet. Silence de plusieurs secondes, le temps accordé à la réflexion. Se perdre dans les relents d’un passé qui appartient à une autre vie tant il semble lointain, incertain. La mémoire qui oublie, les moments inutiles de l’enfance pour les remplacer par des choses plus récentes. L’âge qui grignote les premiers balbutiements de l’existence, regroupe le tout dans un ensemble d’images tendres qui se heurtent à d’autres bien plus violentes. « - Imparfaits, comme tout parent. Ils n’avaient ni les moyens ni le temps, s’usaient au travail mais n’ont jamais failli à leur rôle. Je ne viens pas de votre milieu, si c’est ce que vous voulez entendre. » Nul besoin d’en ajouter, elle n’a pas à en savoir plus. Lui offrir les failles d’un géniteur pour alimenter sa méfiance n’est certainement pas dans mon intention.

« - Et il semblerait que je n'en étais pas un si bon représentant. Peut-on encore parler de statistiques, en connaissant notre présent et les pénuries qui le menacent ? »
 Amertume sur la langue en repensant à la sanction, la honte qui écrase pour une misérable commise en plus d'une décennie de services rendus à la justice. Elle n’entendra pas raison et plaider la cause des miens est inutile. Elle s’en moque, campée sur ses positions et le bien fondé de ceux qui l’emploie. Cette dévotion aveugle qui n’apporte rien hormis la misère et la souffrance. Entichée de ces valeurs futiles, elle s’aveugle et refuse de seulement imaginé une autre option que celle qui est la sienne. Menace l’équilibre qui est le nôtre, l’état fragile du pacte qui tente de se mettre en place entre nous. Il aurait été certainement plus simple d’abandonner, de laisser sa justice peser sur les épaules de Tobias, comme s’il faisait  déjà partie des habitants de cette maudite ville. Cœur et raison ne peuvent s’y résoudre. C’est un refus qui s’accroche, racle et blesse l’âme au point de cracher devant elle la proposition d’un sacrifice ridicule. Enfermer l’un des leaders d’une communauté que l’on cherche à asservir, sans se soucier des conséquences. Maria comprendra.

La main qui se tend devant moi sonne comme une injure. Sourcil qui se hausse, l’esquisse d’un dédain fugace dans l’expression qui s’efforce pourtant de renouer avec de la neutralité. Délier les mains et finir malgré tout par accepter le contact. Emprisonner les petits doigts dans une étreinte forte, l’envie folle de lui briser la main. Remplacée par celle qui éveille le monstre, le sale sous la peau. L’esquisse d’un sourire sur les lèvres et le mécanisme se met lentement en route. Larcin de l’énergie qui pulse sous sa peau, sa ferveur qui ploie devant ma volonté. Ce n’est qu’un fourmillement, un infime tressaillement. Juste un échantillon de ce qu’elle pourrait m’apporter avant de tout arrêter lorsque la poignée de main s’achève. « - L’exil ne fait certainement pas partie de la liste des sanctions applicables, et je doute qu’un procès sous les yeux de tous soit le plus judicieux. La prison donc ? A combien de temps estimez-vous la peine ? » Se redresser pour l’écraser du regard. Rester droit devant l’injure, l’ironie de l’histoire. Le directeur déchu qui risque de devenir un résident de son ancien domaine. J’ai l’ébauche d’un éclat de rire nerveux sur la langue, le besoin de serrer les dents pour ne pas le laisser filer. Les doigts qui tressaillent avec fièvre, avides de la toucher à nouveau. D’en avoir plus, d’en voir plus.

_________________

† madness is sanity
a world of burning flames, white wings scorched to black, and a heart consumed by rage, oh darling,
you were just born to be a devil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4594-disasterpiece-le http://www.mercy-in-darkness.org/t4681-leslie-pray-for-the-storm-of-your-life

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 552
↳ Points : 148
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2017
↳ Age : 28
↳ Avatar : Keira Knightley
↳ Age du Personnage : 32 ans
↳ Métier : Recruteuse pour la milice
↳ Opinion Politique : Pro Gouvernement
↳ Niveau de Compétences : 3
↳ Playlist : Travis ♪ Re-Offender
↳ Citation : "Le sens moral est plus important que l'intelligence. Quand il disparaît d'une nation, toute la structure sociale commence à s'ébranler"
↳ Multicomptes : Joshua Bates
↳ Couleur RP : #6cb288



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame & trumblr & okinnel
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Dim 23 Juil - 20:34

Les vieux souvenirs refont surface. La fatigue qui engourdit ses membres. Ses traits marqués par la maladie. La dépression. La douleur de ces discussions houleuses, avec le sujet Calev remis une nouvelle fois sur le tapis. Rentrer après plusieurs heures de travail laborieux. Ouvrir la porte d’une maison vide. Percevoir sa vie comme une succession d’échecs. Etre réduite à se remplir un verre de son alcool favori. Y diluer des gélules pour réussir à trouver le sommeil. Revoir défiler des scènes mortifères au moment où les paupières lourdes se ferment enfin. Etre rappelée à l’ordre par la sonnerie du téléphone qui retentit. Devoir supporter les discours moralisateurs et les hurlements sinistres qui parviennent à ses oreilles. Madame Avraham a un talent fou pour marquer son esprit. Y semer le désordre et le chaos. La mettre à nu pour découvrir les failles et appuyer dessus, encore et encore. Décortiquer ses paroles dans les moindres détails. Pointer du doigt chaque imperfection. L’obliger fermement à se retrancher derrière son habituelle carapace de froideur et transformer son cœur en glaçon.

Désormais, elle a pour principal signe distinctif la tendance à montrer les pires facettes de sa personnalité. Se comporte avec Leslie comme la personne qui connaît le mieux le sens des vraies valeurs. Fait usage de vouvoiements intempestifs et respectueux, formule les phrases de politesse habituelles, qui feraient la fierté de sa famille. Le parfait pantin que les membres du gouvernement manient sans aucun problème. « En attendant, tous les membres de ma famille sont devenus des individus respectables. Ils ont bénéficié d’un statut élevé dans la société. Ils sont réputés pour leur excellence, leur rigueur. Ils ont reçu des légions d’honneur ». Elle rugit presque, avec une intonation de fanatique qui pourrait transformer n’importe qui en un paquet de nerfs. Elle replonge dans un passé oppressant. Se retrouve dans la peau de la petite Rivka qui écoutait attentivement les discours de sa mère, sa déesse, dans une expression proche de la vénération. Faussement surprise par les révélations de Leslie, elle hausse un sourcil avant d’arborer un sourire énigmatique.

Dans la famille Avraham, on voulait asseoir une réputation de prestige, et viser haut dans la hiérarchie. Toutefois, elle avait appris à ne jamais revendiquer une quelconque supériorité sur les autres. A aimer son prochain et à lui tendre la main en cas de besoin matériel ou affectif. « Il faut de tout pour faire un monde, j’imagine. Je me demandais d’où venait cet amour pour le travail de la terre. Je respecte, et le maintien des territoires ruraux est indispensable, cela va de soit…». Son regard se radoucit, et sa voix également. « Connaître le passé permet de mieux comprendre le présent, et de construire le futur sans reproduire les mêmes erreurs ». Et c’est ce réalisme, ce pragmatisme, dont elle fait preuve, qui lui a permis de se sortir des pires situations. Ses traits retrouvent un semblant de chaleur. Ce goût prononcé pour le sacrifice, ce sens de l’honneur, lui fait gagner le respect de Rivka. Même si la méfiance brille encore dans ses yeux ensommeillés.

Et qu’un faible sentiment de jalousie la ronge de l’intérieur. Leslie lui fait prendre conscience du manque qui déchire ses entrailles. S’il lui arrive de sentir son irritation grandir en compagnie des membres de la communauté, elle doit bien reconnaître qu’ils font preuve d’un esprit de famille authentique qui la dépasse actuellement, et que la solitude lui pèse de plus en plus. Cette fausse proximité ne suffit pas à tout balayer en un seul souffle, cependant. Le désordre est inscrit dans leurs gènes. Transgresser les règles peut rapidement devenir un amusement et elle se doit de leur couper l’herbe sous le pied. « Un citoyen lambda serait condamné à une peine d’emprisonnement de plusieurs années. Je pense qu’un mois fera l’affaire. Les membres du gouvernement apprécieront votre bonne foi ainsi que ce sens du sacrifice. Ils sont très justes ! ». Une idéalisation assez hilarante. Une tendance malsaine à fermer les yeux pour échapper à cette réalité sinistre, pour chasser la culpabilité qui s’installe à chaque fois que des miliciens s’adonnent à des actes de violence presque gratuits, tachés par des travers dont ils sont parfois les seuls coupables.

_________________
OPEN ARMS OF DAMNATION
©️ okinnel
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4888-rivka-perfect-symmetry

WILDHUNTER

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 5371
↳ Points : 199
↳ Arrivé depuis le : 03/09/2013
↳ Age : 27
↳ Avatar : Toby Stephens
↳ Age du Personnage : Quarante-huit ans
↳ Métier : Bras-droit de Maria Velasquez ; Ancien directeur de la Parish Prison
↳ Opinion Politique : Il crache sur le Gouvernement, et emmerde la résistance. La Communauté en unique camp, au-dessus et avant tout le reste.
↳ Niveau de Compétences : Trois
↳ Playlist :
STARSET - Demons ♭ KORN - Evolution ♭ SLIPKNOT - Disasterpiece ♭ SIA - Free me ♭ WOODKID - Iron ♭ BEAR McCREARY - A nation of thieves ♭ NICK CAVE - Avalanche ♭ KODA - New blood ♭ HIDDEN CITIZENS - Paint It Black ♭ SABATON - Out of control ♭ RAG'N' BONE MAN - Hard came the rain ♭ POP EVIL - Monster You Made

↳ Citation : « Everyone is a monster to someone. Since you are so convinced that I am yours, I will be it. »
↳ Multicomptes : Regan Faulkner
↳ Couleur RP : #448a74



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame ; tumblr
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: Pieces of You {PV}   Lun 31 Juil - 20:09


L’injure sous la peau, inscrite dans des gênes qu’il est impossible de renier. D’ignorer. S’étiole doucement le masque de flegme face aux paroles assassines. Cet écart qui se creuse entre ceux qui surplombent et les autres qui luttent pour respirer un peu d’air moins sale. Elle crache les éloges de sa dynastie à la gueule du silence, à la mienne avec l’éclat d’une flamme presque dérangeante. Prestige aussi éphémère que tout le reste,  eux qui s’accrochent à du matériel quand le plus important est ailleurs. Je me suis efforcé d’apprendre ces choses à Izzy. De la tenir éloignée de la facilité, de ces autres gamines qui la regardaient de haut, sous prétexte que son père n’était rien. Un raté à peine capable d’offrir une poupée à sa fille pour son anniversaire. En baver, crever sous le poids des heures passées à trimer pour mieux accueillir le jour où la reconnaissance tombe enfin. Elle ne sait pas, cette femme qui a toujours fait partie de ces autres qui regardent de haut et jugent. Ne fait que deviner, et enfonce le clou en continuant son monologue insultant. C’est toute la carcasse qui se révulse, la révolte dans le cœur. L’édifice qui tente malgré tout de rester droit face aux injures. Détester plus avant les gens de son rang, en vouloir au géniteur pour ne pas avoir été autre chose qu’un simple pêcheur, héritage de plusieurs générations souillé par le fils indigne. A moitié seulement. Ne rien dire face à ses croyances, cela ne servirait à rien. Hormis à m’arracher la langue et lui offrir de quoi griffonner sur son maudit dossier. Se contenter d’osciller doucement la tête avant de hausser un sourcil devant la suite.

« - Si seulement tous faisaient preuve d’un tel pragmatisme et qu’il était plus souvent appliqué que juste énoncé… » Le murmure est âpre d’une hypocrisie sale. S’accompagne d’une ébauche de sourire où la chaleur se fait souveraine quand le froid sévit sous la chair. Chaleur qui semble trouver des similitudes chez la jeune femme. Touchée par le sacrifice d’une âme envers une autre, je n’en serais même pas étonné. Certainement une valeur que son honorable famille s’est acharnée à défendre. Le doute s’installe et éclate lorsque la sentence tombe. Accueillie par une myriade de frissons, le cœur qui bat plus fort à en devenir douloureux. Un mois… Coincé entre les parois de mon crâne, il résonne, encore et encore. C’est un profond malaise qui me gagne à mesure que le sens de la chose s’ancre aux pensées en désordre. Troquer plusieurs années pour un simple mois, de quoi en ravir plus d’un. Il est pourtant certain que c’est de l’appréhension qui se glisse dans mes veines. Un semblant de trouille sale, celle du gamin qui se voit contraint de dormir la lumière éteinte et plonger tête la première dans son enfer personnel. Cauchemar éveillé, le poids du sacrifice s’appose sur mes épaules et ne fait que rendre l’instant encore plus difficile à supporter. Malgré le malaise, un rire jaune m’échappe à la dernière réplique. Justes. Son aveuglement est aussi touchant qu’il est exaspérant. « - Je n’en doute pas. » Inutile d’en ajouter plus, tout a déjà été joué, la discussion est sur le point de s’achever. Et comme pour en marquer la véritable finalité, des pas résonnent déjà dans le couloir. Derrière la porte, le martèlement de chaussures lourdes sur l’élégance du sol. Elle a appelé la milice. S’étrangle dans la trachée la salive difficilement avalée, la sensation d’avoir été dupé qui s’accroche aux entrailles.

Qui se renforce lorsque deux soldats entrent dans le bureau et se postent derrière moi. Il y a du réflexe dans le geste, l’habitude qui se répète tant de fois qu’elle en devient instinctive. Repousser la main qui se tend pour venir se poser contre mon bras. Hors de question d’être traité comme un vulgaire criminel, les pupilles qui se font noires et qui se braquent sur les deux insolents avant de se reposer sur leur chef. « - Comme il est apparemment hors de question que je quitte ce bureau pour rejoindre les miens et les prévenir de la situation, veuillez informer Maria de ce qui se passe. » Il serait tellement regrettable qu’un malentendu arrive entre nous et les autres. Une dernière inspiration pour se recomposer une attitude et j’emboite finalement le pas aux deux chiens de garde. Pas lourds et la sensation d’avoir été brisé comme jamais. J’ai de l’amertume sur la langue, de l’acide dans la trachée et le ventre qui se révulse de crainte. L’ancien royaume qui devient l’enfer, c’en est affreusement risible. Un mois à supporter la compagnie de ces détenus que j’ai exécré pendant des années, à éviter les représailles de ceux qui m’ont connu, et il y en aura. A cacher la souillure dans les veines, survivre sans traitement et se reposer uniquement sur des capacités qui seront amoindries. Un mois, à ruminer les retrouvailles avec celui qui aurait dû retourner pourrir derrière ces foutus barreaux. Les dents se serrent sous le coup de la colère et de l’indignation. Elle me le paiera elle aussi, pacte ou pas, elle ne s’en sortira pas aussi facilement.

| TOPIC TERMINE

_________________

† madness is sanity
a world of burning flames, white wings scorched to black, and a heart consumed by rage, oh darling,
you were just born to be a devil
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t4594-disasterpiece-le http://www.mercy-in-darkness.org/t4681-leslie-pray-for-the-storm-of-your-life
 

Pieces of You {PV}

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Pieces detachees - GW
» pieces D 3005
» Douillet contre Bakchich
» vous aimer les puzzles??? a mettre dans vos favoris
» bolinder

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Third Chapter: New Orleans :: Western New Orleans :: Government Building-