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 And the devil's born between us... (ft. Marie)

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MASTER OF ILLUSIONS

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MessageSujet: And the devil's born between us... (ft. Marie)   Sam 17 Juin - 19:58


« Reality and truth catch up and hurt »



Armstrong²
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L’eau file sur sa peau, évacue avec rapidité et méthode les actes de cette journée encombrée par bien trop de parasites. L’effacement se veut habile, rafraichissant voir nourrissant mais cela n’atteint pas le Ministre. Pas assez. Celui-ci baisse la tête, entrouvre la bouche dans un soupire et ferme les yeux pour mieux sentir les gouttes le traverser. Le voila dessinant la cartographie du parcours de chaque goutte dans son esprit. Par ce schéma mental, il évacue. Une technique ayant montré de bons résultats lors de ses fins de journées éreintantes. Celle-ci vient d’une femme remarquable rencontrée en pleine tempête et dont l’intérêt éveillé chez le Ministre n’avait nullement été que pour son métier ou sa capacité intellectuelle. Une femme de goût, enivrante et l’ayant bien servi à cette époque. Depuis, qui sait ? Peut être est-elle morte. Peut-être pas, ce qui serait bien malheureux par ailleurs étant donné que sa mort avait été chaudement recommandée par Windsor. Il y avait des traces qu’il ne valait mieux pas laisser. Il s’était lassé de ce jeu, de ce jouet comme d’autres avant et depuis. L’esprit de l’homme vagabonde pourtant et sort du cadre de ce schéma. Le visage de l’un des parasites lui revient soudain en mémoire et sans tenter de contrer quoique ce soit, son poing s’écrase contre le carrelage. Son souffle est rauque une simple seconde avant de reprendre son calme habituel. C’est à chaque fois fugace, douloureux et amer que par ce que cela signifie, tel un éclair. Il apparait puis disparait dans l’oubli, sauf le sien. Ne parviendra-t-il jamais à dompter cette part de lui ? Probablement pas. Et s’il a encore ses propres mots en tête sur l’acceptation, l’exécution de telles réflexions lui semblent plutôt éloigné de ses capacités. Sa présence dans cette vie n’étant probablement pas ce qui l’aide le plus, telle une réminiscence douce, âpre mais délicieuse. Son soupire se veut plus long, ses yeux s’ouvrent de nouveau et constate le sang perler contre le blanc ivoire du bac à douche. Agitant ses doigts, il ne ressent plus de douleurs, à croire que ses terminaisons nerveuses ne se soient totalement faites la belle définitivement. Cela ne le heurte pas plus. Il redresse le visage, apprend à aimer la fraicheur sur sa peau. Depuis combien de temps laisse-t-il couler l’eau ainsi ? Vers où vogue ses pensées ? Sa colère ? Son calme ? L’obscurité de ses songes est bien enfermé, c’est certain, cela se lit sur son visage pour qui sait s’attarder à la contemplation. Puis de l’obscurité, de l’éclair frappé précédemment, une autre électricité le parcours. L’homme n’a pas besoin d’ouvrir les yeux et laisse simplement apparaitre une satisfaction sur ses traits, dans ses fibres. Les doigts délicats s’imposent sur sa peau avec une dextérité qui n’appartient qu’à une unique personne. Le temps se suspend. Le souffle dans son dos fait accélérer sa propre respiration, le baiser qui s’ensuit, si doux, lui en rappelle d’autre, bien loin de cette chasteté, de ce calme olympien qui caractérise cette étrange stabilité entre eux. Pourtant rien n’est stable, rien n’est clair, rien n’est évident. Rien ne le devrait du moins. Le silence n’est perturbé que par l’eau qui s’écoule sur eux, sa tête repose contre son dos, ses bras l’entourent, ses doigts lui clament et ordonnent sa loyauté, son appartenance. Pourtant aujourd’hui encore, l’homme ne saurait dire avec certitude quel homme s’empresse telle d’aimer ainsi.


Windsor se tourne tout en se penchant et attrape sa femme pour lui voler un baiser. Sa main blessée glisse dans le dos de cet épiderme tant choyé et dessine un avenir pendant que l’autre prend possession de sa nuque. Les mots ne s’échappent pas. Une conversation a pourtant lieu. Ils s’embrassent, se dévorent, s’animent, se détruisent et s’aiment encore. Le carrelage des murs ne semble pas plus dur que le confort du lit qu’ils retrouveront sous peu. Pour l’instant, il évacue par une autre méthode et ne s’en rend même pas compte tant leurs corps se mêlent dans une habitude qui n’a rien de tel. Contre toute attente même le sex a changé entre eux, légèrement, subtilement. Ne gâchant rien au plaisir de leur étreinte, bien au contraire, c’est peut être la seule chose qui lui donne la sensation que c’est bien à lui qu’elle fait l’amour, qu’elle se livre. A tort ou à raison. Cette première conversation se clôt dans leur lit ou plutôt, son lit, à lui. Une seconde conversation, muette de nouveau, s’anime après qu’il soit retourné dans la salle de bain, que ses yeux se soient posés sur son reflet, sur ses nombreuses cicatrices qu’elle a découvert au fond d’un cachot il y a quelque temps à présent. Il avait vu ses yeux l’observer sans savoir si elle prenait toujours conscience de ce qu’elle avait contribué à lui faire subir ou si cela n’avait en rien effleuré son esprit. Il s’était rapproché d’elle avec ce même désir taquin dans le regard. Il l’a aimé, encore. La haine a fait place à ce festival d’amour nécessaire, cette expansion d’eux, de leur être dédié à l’autre ; Une étrange fin à cette quête de vengeance, à cette promesse. Promesse qu’il pensait immuable. Ses doigts, ses lèvres, son corps s’agitent sans se soucier de ce qui le taraude en journée. Ces visites sont une autre promesse, tacite. Elles rappellent le mensonge de cette nouvelle guerre indolore et chaude, le mensonge de leur existence sous le même nom, le même souffle. Il embrasse la promesse. Il écrase l’ancienne, la renie et embrasse cette naissance. Lorsqu’il s’allonge enfin sur le côté, l’homme attend un instant. Ses yeux parcourent le corps essoufflé de sa femme, observent son visage, ce petit sourire de bien être. Ils guettent leurs jumeaux, ces deux yeux espiègles, amusés. Un instant il se sent emporté dès siècles auparavant et sent aisément son regard s’épaissir d’un voile sombre. Le ministre est bien incapable de parvenir à décrypter la raison de tant de méfiance à l’égard de ces rappels au passé et s’en détourne d’un clignement. « Bonsoir.. » Et voici le premier véritable mot échangé, briseur du silence apparent et de la conversation invisible s’animant entre eux avec tant de facilité.



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c Nyméria
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MessageSujet: Re: And the devil's born between us... (ft. Marie)   Dim 30 Juil - 17:31


Mes doigts pianotent sur le bois abimé de mon bureau. Peu concentrée, je cherche par tous les moyens à revenir sur ces chiffres, cette comptabilité que je dois boucler au plus vite. Seulement je n’y parviens pas. Il me manque. Depuis que je l’ai retrouvé, c’est un état qui ne me quitte que peu. Si pendant des années, des siècles, je l’ai relégué dans un coin sombre de ma mémoire, il semble être revenu en pleine lumière. Je veux le voir. Maintenant. Et au diable les chiffres. Ils ne disparaîtront pas d’ici demain. Ce soir, je vais me perdre dans ses bras, me nourrir de sa présence pour retrouver mon sérieux pour quelques jours. Ca ne dure jamais bien longtemps. Comme dans les débuts d’une relation. Fait comique si l’on considère que la nôtre n’a rien de nouvelle. Pourtant toutes les sensations sont comme au début. Illusoires et excitantes. Je me perds dans tout ça, pour ne pas penser. Le futur nous réserve probablement d’autres noirceurs, mais il n’est pas temps de s’en préoccuper. Je préfère ne pas m’en soucier, pour ne pas gâcher ce qui nous défini actuellement, peu importe ce que ça puisse être.

Il ne me faut que peu de temps pour me retrouver dehors, seule malgré les dangers inhérents à la ville désormais. Rien ne me fait peur. Et certainement pas quelques monstres. Pourtant je ne traîne pas. Mes talons claquent rapidement sur le pavé tandis que je traverse la ville en direction du quartier le plus chic du coin. Dire que j’aime sa maison serait mentir. Ce n’est qu’un endroit industriel, sans âme ni vie, qui ne ressemble en rien à notre havre du passé. Le charme de l’endroit est nul, mais ne m’empêchera pas d’en franchir la porte pour retrouver mon amant… mon époux… mon homme… Peu importe l’appellation. Ou plutôt la trappe dans le toit. Je ne veux pas entrer par la porte. Je ne veux pas que l’on me voit et que l’on m’associe à l’homme qu’il est devenu. Foutu pantin du gouvernement, il est hors de question que je cautionne ses allégeances qui sont tout le contraire de ce que je suis, de ce que je représente. La discrétion est donc de mise alors que j’évite habilement les systèmes de sécurité pour me faufiler jusqu’au toit, où m’attend cette trappe, ouverte en mon honneur. Mon corps coule à travers pour se retrouver dans cet endroit qui, bien que froid, sent toutes les odeurs que j’ai toujours aimées… Les siennes.

Le bruit de l’eau fini par attirer mon attention, je fronce les sourcils en observant autour de moi, comme pour être certaine qu’il est seul et que personne ne viendra nous embêter. Aucun bruit, rien d’autre que la douche qui se fait entendre. Lentement du coup, je me déleste de mes habits qui, un à un, au fur et à mesure de mon avancée vers la salle de bain, viennent se déposer au sol en un bruit léger d’étoffe. Je suis nue lorsque je pénètre enfin dans la pièce, mais je ne le rejoins pas immédiatement. Mes yeux se perdent sur sa silhouette, sur ces marques que j’ai moi-même perpétrée, mais aussi sur les autres, qui ont été infligés par d’autres. Une sourde colère me prend à l’idée que l’on ai pu lui faire du mal. Une certaine culpabilité aussi, parce que je sais que même si je n’ai pas porté tous les coups, je peux être accusée pour la plupart. Je finis par secouer la tête, avant que mes pas félins ne me mènent dans son dos, sur lequel je pose des doigts aériens, agréables. Je m’approche en douceur, jusqu’à épouser ses formes des miennes, en une danse maintes fois exécutée et pourtant chaque fois unique.

(…)

Dans un souffle je m’écroule, je perds contenance dans cette étreinte qui me rend folle. Chaque toucher, chaque perte de contrôle est à la fois extatique et perturbant. Seulement entre ses bras rien n’a d’importance. Rien si ce n’est cet homme, dont les prunelles se voilent une seconde. Je ne loupe pas cet infime tracas, qui disparaît dans un souffle et qui me contrarie une seconde. J’ignore comment l’interpréter. Ce léger voile qui perturbe l’azur magnifique. « Bonsoir mon amour. » Contrariée, je m’efforce pourtant au naturel. Je ne veux pas qu’il remarque ma perspicacité. Ce moment n’est rien qu’à nous et je refuse de le gâcher en suppositions ridicules. Pourtant il y a un sujet que je veux amener. Cette épine dans mon pied, qu’il semble avoir enfoncée l’air de rien… « Parfois je me demande quel crédit tu me portes. Je dois avouer que je suis… en colère contre toi… d’une certaine façon. » Je me fais pleine de mystère, j’amène le sujet en prenant maints détours. Comme un jeu qui nous animait autrefois. Comme une obligation, d’utiliser les mots en une tentative évidente d’agacer ses nerfs…

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MessageSujet: Re: And the devil's born between us... (ft. Marie)   Lun 31 Juil - 1:07

Mais les mots n’ont rien de violents à présent. Ils ont pris une tournure bien différente en quelques mois. Le jeu n’est plus à la destruction et aux écorchures toujours plus profondes mais plus aux caresses de promesses muettes. Des promesses qui ne semblent exister dans un temps précis tant elles se mélangent dans des sphères temporelles éloignées. De ces promesses, il peut voir l’avenir. De ces promesses, il peut voir les contours de leur passé. De ces promesses, il peut voir les lueurs dans son regard. Tout s’attarde et se mélange dans une étrange chorégraphie qui mêle à la fois la sérénité d’une paix retrouvée avec l’amour de sa vie et la crainte sourde d’un nouvel échec. Croire que leur histoire n’est qu’un cercle au point de rupture toujours à venir. Cette fois-ci, il aimerait protéger leur havre de paix mais ne sait comment s’y prendre, n’y comment l’exprimer. Lui, le maitre des mots, le voila bien mal habile face à des désirs passés, présents et futurs qui s’entrechoquent avec la désagréable impression que bien plus se joue autour d’eux. Bien plus. Bien plus lourd. Là où il voit leur histoire, d’autres ne verraient peut être qu’une nouvelle erreur de parcours, un futur désastre, une passion dévorante, enivrante, destructrice. C’est peut être précisément tout cela qui anime leur amour, grandissant dans une atmosphère brulante et glaciale. Rien ne permet de déterminer ce qui leur est réservé mais le Ministre sent son cœur battre avec intensité puis crainte. Elle se joue de lui, encore. Elle ne s’en rend peut être pas compte et il aurait aimé ne pas en avoir conscience pourtant chacune de ses blessures le lui rappelle avec force. A chaque caresse qui se veut électrique. A chaque caresse de ses doigts sur les coups de couteau…. A chaque souffle sur eux. Elle ne le sent peut être pas mais son emprise a plus d’impact sur lui que lui sur elle et cela le terrifie.. C’est surement la raison de cette haine. La véritable raison. Au fond, il savait. Il savait que son attachement ne pouvait disparaitre par les siècles et le meurtre. Ils étaient tellement plus que ça. Dangereux et nécessaire l’un pour l’autre. Ils étaient un tout. Une seule et unique pièce. D’abord Luke, aujourd’hui Windsor, il n’en est pas moins qu’il est toujours ce jeune époux volage. Son index glisse sur le contour du visage de sa femme. Sa femme. Oui mais ce titre n’existe plus. N’existe plus assez. Bien qu’il lui ait fait par de la réminiscence de titre et qu’aujourd’hui il semble bien acquis qu’ils soient de nouveau mari et femme, Windsor a des doutes. Subtiles mais naissants. La voix de Marie s’élève dans un murmure qui fait sourire des yeux le Ministre. Bien que ses souvenirs le font valser dans un passé qu’il aimerait dissocier de ce qu’ils vivent, il ne peut s’empêcher d’y chercher les actes de Marie pour ce Luke qu’elle a pourtant répudié pour celui qu’il est à présent.

« Parfois je me demande quel crédit tu me portes. Je dois avouer que je suis… en colère contre toi… d’une certaine façon. » Le ministre hausse un sourcil, cherche un instant ce qui a bien pu germer dans son esprit essoufflé mais ne parvient qu’à trouver un point d’interrogation. «  Bien étrange manière d’exprimer ta colère mon amour… Cela pourrait me donner de désagréables idées… »  Il lui offre un sourire nappé dans un regard azur intense. S’il ne trouve pas de mots pour exprimer ce qu’ils sont précisément au-delà du certain : des amants intrinsèquement liées, il peut aisément en trouver pour agacer sa femme. Rien ne serait trop beau pour son plaisir. Pour leur plaisir mutuelle. Toutefois, il savait au premier mot prononcé qu’un peu d’esprit ne suffirait pas. « Que cherches-tu à me faire dire ? Que veux-tu entendre mon amour ? Que dois-je faire ? Que dois toucher ? Aimer ? Caresser ? » Il s’est placé légèrement sur elle, embrassant son épiderme au passage d’un besoin vitale de sentir vibrer leur corps dans cette harmonie si dévorante. « Il n’existe plus de couteau pouvant te blesser mon amour, tu es mon souffle. Quel crédit veux-tu de plus ? Tu sembles déjà posséder mon âme et ma présence dans ce lit prouve ce point immuable. Ne penses-tu pas que ce serait à moi de me poser question sur le crédit que tu me portes ? » Et il l’embrasse dans le cou entre ces deux premières phrases avant de revenir plonger son azur dans la profonde de son hypnose personnelle. N’est-ce pas lui qui oublie la haine véritable pour l’amour pur ? N’est-ce pas sa promesse qu’il bafoue pour ces simples baisers ? Par ce simple corps qui vibre pour celui de son assassin ? Par ce peau contre peau qui les anime avec fureur ? Il sait le sujet redondant mais la vérité est bien là. C’est ce qu’il exprimait déjà dans le cachot, cette sombre et si éclairée vérité qui les lie tous les deux. Lui l’a compris. Elle ne l’a probablement pas encore compris. Le ministre a peut être tort sur ce point mais comment imaginer qu’elle puisse avoir passé autant d’épreuves que lui et évaluer le poids de son amour pour lui ? Est-ce que sa vie d’alligator n’a pas été de douces vacances en comparaisons, un songe ? Un murmure au milieu des marécages ? « Mon amour, qui suis-je ? Qui suis-je dans ce lit avec toi lisant ton épiderme comme le milliard de livres apparus en ces siècles d’errance ? Qui suis-je dans le reflet de tes yeux ? Dans les courbes de ton corps si …. » Il se penche, embrasse sa peau, l’hume et replonge son regard dans celui de sa femme. « Enivrant … Qui suis-je pour te contrarier sans que je ne sache comment ? »

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MessageSujet: Re: And the devil's born between us... (ft. Marie)   Dim 6 Aoû - 12:23


« Darkness Falls Across The Land »


Deadnight Warriors




La rumeur qui grandit, qui enfle de plus en plus. Et finit par vous atteindre de plein fouet. Vous ne vous rendez pourtant compte de rien. Pas au début, tout du moins. L'endroit où vous vous trouvez semble tout à fait normal. Vous ne ressentez rien de particulier. Rien d'autre que la présence de votre interlocuteur. Rien qui ne laisse présager de ce qui vous attend. Aucun signe alarmant, aucun facteur particulier qui aurait pu vous rendre méfiant, encore moins vous mettre la puce à l'oreille. Que la tension palpable et caractéristique de l'endroit dans lequel vous évoluez. Vous n'en avez aucune idée mais pourtant, en quelques instants, quelques secondes à peine, vous basculez dans un autre univers.

La transition se fait dans la plus grande douceur pour endormir les suspicions. La brèche que vous traversez est invisible, impalpable. Vous pénétrez dans l'autre monde sans le savoir et faites votre entrée dans les ténèbres sans vous en rendre compte. Pas dans l'immédiat. Le décor ne change presque pas et vous abandonnez le garden district pour sa reproduction identique et apocalyptique située à Darkness Falls. Cette version des Enfers encore habitée par des créatures voraces, des monstres affamés qui n'aspirent qu'à vous dévorer les entrailles et vous détruire à petit feu. La promesse de longs moments de torture insupportable si vous vous laissez attraper. Elles vous attendent au tournant, les chimères dévastatrices. Atteindre une issue, une autre brèche vers le monde réel, reste votre meilleure chance de survie. Mais ces dernières se font rares et surtout très aléatoires. Alors, restez sur vos gardes si vous ne voulez pas rester piégés dans les limbes et y perdre bien plus que la raison.
 

 

 

 
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