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 Bad luck | Oscar

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« The forgiven warrior »

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MessageSujet: Bad luck | Oscar   Ven 23 Juin - 10:12

Bad Luck
Oscar&Esperanza
Ici il n’y avait guère de bateau, il n’y avait pas d’océan sur lequel naviguer, aucune île à explorer… La liberté n’existait plus. Au lieu de ça, Esperanza avait dû apprivoiser ce monde nouveau, ce monde si étrange. Un monde fait de béton, de constructions beaucoup trop hautes, beaucoup trop nombreuses. Il avait été dur pour la sorcière de s’adapter. Elle qui n’était faite que pour voguer sur les flots, habituer à une liberté sans limites. Aujourd’hui cette liberté était toute relative. Alors la jeune femme n’eut hélas pas le choix, comme les autres recrachés par les ténèbres, elle dût se familiariser avec sa nouvelle terre d’accueil. Si jadis elle partait à la recherche de trésors oubliés, Esperanza comprit vite qu’ici, les choses seraient différentes. Assoiffée de richesse, résolue à rattraper le temps perdu dans cet enfer qu’était Darkness Falls, elle réalisa rapidement que sa plastique serait un atout. Car si le monde avait changé, les hommes aussi. Tous pressés, le regard rivé sur leur montre, tout était réglé à la seconde près. Les visages tirés par le stress et la fatigue, le genre humain n’était plus qu’une masse stressée de personnes qui ne savaient sûrement plus comment s’amuser. Chose que l’ancienne pirate n’avait certainement pas oublié. Ce fut de cette façon, en écumant les bars, séduisant les hommes qu’elle devinait riches ou capables d’exhausser le moindre de ses désirs, que la sorcière réussi à renouer avec sa richesse d’antan. Jamais depuis sa tendre enfance Esperanza n’avait su être honnête. Et son voyage en enfer n’avait en rien arrangé les choses. Et puis elle n’y était pour rien elle, si les hommes n’étaient que des bêtes tirant la langue dès qu’elle battait des cils. Ce fut de cette manière, sans aucun scrupule, qu’Esperanza dépouilla une bonne partie des puissants de New-York.

Ce soir là d’ailleurs, l’air était frais. La sorcière sortait tout droit d’un bar. La musique jazzy et l’abus d’alcool lui avait donné mal au crâne. La fatigue la poussa à rentrer chez elle. Ce soir elle ne séduirait personne et se contenterait d’apprendre encore et encore les rues de cette énorme ville. Mais tandis qu’elle déambulait sur le bitume, l’air rêveur, elle comprit qu’on la suivait. Loin d’être trouillarde, la métisse ne s’en inquiéta pas. Si quelqu’un lui cherchait des ennuies il était mal tombé avec elle. Elle était loin d’être une petite chose fragile à qui la peur faisait perdre ses moyens. Tranquillement, Esperanza s’engouffra dans une rue plus étroite. Enivrée par l’ivresse, elle ne remarqua pas l’homme devant elle et le heurta de plein fouet. Un grognement en guise de pardon, Esperanza avisa le visage de l’étranger. Elle haussa les épaules, se demandant si elle pourrait tirer quelque chose de ce type. Son visage s’adoucit légèrement.

« Désolée, j’étais perdue dans mes pensées. D’ailleurs vous pourriez pas me dire où on est exactement, j’ai dû tourner au mauvais endroit je ne reconnais rien par ici. » mentit-elle.

Tout n’était qu’un prétexte pour engager la conversation. Esperanza saisissait n’importe quelle occasion que le destin lui offrait.  La ruelle était éclairée par des réverbères à la lumière faiblarde, le passage d’une voiture au moteur paresseux brisa le silence récemment installé. Esperanza ne détourna pas son regard vert de l’inconnu. Sa rencontre fortuite  lui avait fait oublier son impression d’être suivie. Impression qui n’en était pas vraiment une puisqu’un homme s’engagea à son tour dans la ruelle. Vêtu de noir, l’homme s’avançait d’une démarche décidée vers les deux protagonistes au loin. Esperanza qui lui tournait le dos l’aurait sûrement reconnu si elle avait pu l’apercevoir. Lorsque l’homme fut assez près, il fourra une main dans son dos comme pour en sortir quelque chose. « Non seulement tu me dois du fric mais en plus t’es avec un autre type. » l’homme fut secoué d’un rire nerveux. La métisse quant à elle se retourna l’air agacé. Comme si cette intervention l’ennuyait plus parce qu’elle interrompait sa conversation, que parce qu’elle était menacée. Néanmoins lorsqu’elle aperçut le visage du mafieux, elle perdit quelque peu de sa superbe. Elle l’aurait presque oublié celui-là. Son petit jeu commençait visiblement à devenir dangereux. Il fallait qu’elle dise quelque chose et vite. « Mais non, je le connais pas ce gars là. » dit-elle avec toute la sincérité du monde. Elle commença tout de même à réfléchir à la direction qu’elle allait prendre pour déguerpir avant de sa prendre une balle dans la crâne. Elle le savait, ces gars là ne rigolaient pas.



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MessageSujet: Re: Bad luck | Oscar   Mar 11 Juil - 15:00


Bad Luck.

C’était bien ma veine que d’avoir à me coltiner cette seconde existence, comme si ma première expérience de la réalité n’avait pas été assez amère au goût du Grand Patron des Cieux. A d’autres la bonté et la miséricorde du Seigneur. Moi, Dieu je l’imaginais aisément vautré sur son grand fauteuil en cuir de nuage, se goinfrant allègrement des fruits de l’Eden et un sourire gouailleur au coin de la bouche lorsqu’il lui arrivât de tisser nos destins chargés d’ironie. A avoir un sens de l’humour aussi sordide, fallait pas s’étonner que les trois quart de ses fidèles aillent se jeter à bras ouvert dans la gueule du Vilain.
Parce qu’honnêtement, j’en avais soupé de la cruauté, aussi bien de mon vivant que de mon trépas. Là où d’autres s’étaient éveillés dans l’or et la soie, j’avais été propulsé derechef dans la misère et la boue. Fort de mon héritage de pouilleux, dans ces quartiers étroits et puants où le crime pullule, j’avais eu tôt fait de troquer mes minces chances de réussite contre une place de titulaire dans la milice. Puis, de fil en couteaux, je m’étais hissé au vénérable rang d’assassin de sa seigneurie le Duc. Les culs-bénis y verront sans doute l’expression la plus pure de l’encanaillement des déguenillés, tandis qu’un semblable se dira - et ce à juste titre - que j’ai exploité au mieux ce que la vie m’a donné. Si j’avais joui de certains privilèges et emboursé parfois de grasses récompenses, je les avais aussitôt dépensées dans les nombreux vices qu’accumulent le bas peuple, car mon statut ne m’autorisait guère à posséder plus qu’une garde robe et de jolis outils. Puis était venu le vent du changement, une rébellion qui ne m’avait guère été propice, qui m’avait forcée à courir le pays pour me sauver les miches. Indépendant, je n’étais plus qu’un mercenaire crasseux, qui vendait ses services en échange d’un souper et d’un baquet d’eau chaude. Et comme une telle besogne ne s’accompagne pas sans le plus grand danger, à force de jouer au funambule sur le fil de mon existence, j’avais fini par rendre l’âme en plein exercice de mes fonctions, ce sans le sou et oublié de tous.
Tant pis pour la gloire posthume.  

L’histoire aurait pu s’en tenir là, et ç’aurait d’ailleurs été préférable. Mais, pour couronner le tout, mes accointances avec la sorcellerie m’avaient valu un joyeux séjour dans un enfer conçu sur mesure pour les lascars dans mon genre. J’y avais souffert plus de deux siècles, m’y était fait botter le train, avait été laissé pour mort, avait appris à y relativiser mes peines d’antan, et avait finalement couru plus que jamais pour échapper aux monstruosités dont disposait ce théâtre de l’horreur.
Alors, lorsque les portes de l’enfer s’étaient ouvertes sur le Monde, j’avais cru à un nouveau départ. A l’occasion inespérée de me refaire une santé. Mon oeil. Ici, c’était certes plus respirable qu’à Darkness Falls, mais c’était guère mieux que ma France et sa révolution. Déjà d’une, je parlais pas un foutre mot d’anglais, ce qui, vous en conviendrez, brimait largement mon aisance verbale. De deux, repartir de zéro signifiait repartir sans le sou mais ce sans avoir l’excuse d’être un môme issu de mauvais quartiers ; ici, je n’étais qu’un gars qui avait mal géré son existence. De trois, ce monde là était dans une noire pagaille : humanité au bord de la disparition, monstres putréfiés à foison, créature mystérieuses rôdants dans les ténèbres… Super, c’était reparti pour un tour !

C’est donc d’humeur morose que je baguenaudais en pleine ville ce soir là. Perdu dans mes pensées, j’avais heurté de plein fouet une mignonne. Etouffant un juron, je me frottais l’épaule avant de relever les yeux vers elle. Je la toisais avec pétulance, et si je ne compris que le tiers de ce qu’elle avait décidé de me dire, je lui décochais tout de même un sourire mutin. Avec mes quelques notions d’anglais, je gribouillais une réponse : ▬ Ouais, ouais. Pas d’souci. Nos regards s’accrochèrent un instant, que vint briser un autre en apposant sa dextre sur l’épaule de la jeunette. Un gars tout de noir vêtu, bouille bigarrée de cicatrices, rictus mauvais ; bref, pas le genre de type à qui on confierait son pécule. Un rayon lunaire accrocha le métal noir du canon qu’il sortit de sa poche, et d’instinct j’esquissais un pas de recul. ▬ Woh… Doucement… Je suis… ami. Je clignais des yeux. Mais l’arme fut pointée sur le dos de la gamine. Elle était en bien plus mauvaise posture que moi. Je fronçais les sourcils et tentais d’atteindre subtilement mon veston ; j’avais pris l’habitude d’y cacher mon meilleur couteau.

L’atmosphère était tendue, et nous nous tenions presque tous immobiles. Je connaissais bien cette ambiance là ; elle précède généralement le dénouement, ou autrement dit, la mort. Nul doute que si le type en noir cherchait à tuer la femme, il chercherait à me faire taire aussi. “Pas d’témoins, pas d’problème”, ç’avait été ma maxime préférée des années durant. D’instinct, je pris le parti de la donzelle à la peau mate. D’une parce qu’elle était jolie comme un coeur, de deux parce que son destin semblait désormais lié au mien. Je lui coulais une oeillade en biais : elle n’avait certes pas l’air à son aise, mais ne me semblait pas assez chamboulée pour que ce soit la première fois qu’elle soit confrontée à ce genre de situation. De quoi s’agissait-il ici ? De liaison dangereuse ? D’argent ? De vengeance ? Au final, je m’en tamponnais sévère. Je voulais juste pas me retrouver dans leurs feux croisés.
Je voulais juste vivre.

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MessageSujet: Re: Bad luck | Oscar   Mar 18 Juil - 9:13

Bad Luck
Oscar&Esperanza
L’air devint moite, presque irrespirable selon Esperanza dont les neurones s’activaient pour trouver une sortie. Du fric elle en devait beaucoup à son mafieux de copain, néanmoins, jamais elle ne compta lui rendre. Toute sa vie n’avait été que quêtes de trésors phénoménaux, d’arnaques et de vols. Bien que les pirates d’aujourd’hui voguent sur des navires sans voiles, la jeune femme elle en était restée à son temps. Elle n’eut jamais l’intention de changer. Et ce n’était pas cet épisode qui l’empêcherait de continuer sa route. Sauf si elle y laissait sa peau bien sûr. Avant qu’elle n’ait pu poursuivre, l’inconnu se défendit à son tour. Tandis qu’elle n’aurait dû quitter son agresseur revanchard des yeux, Esperanza arqua un sourcil en direction de l’étranger. Elle ne l’avait pas tout de suite remarqué mais il avait un drôle d’accent. Un accent qu’elle connaissait bien, un accent français. Cette langue douce qu’elle avait parfois baragouiné jadis lorsqu’elle se réfugia en Guadeloupe. Pour le moment ses souvenirs ne lui serviraient à rien. Il fallait gagner du temps. Esperanza prit une grande inspiration et s’efforça de prendre un air détendu. La seule chose qu’elle regretta de son passé à cet instant fut son épée. Avec elle elle n’aurait hésité à trancher la gorge du vengeur. Mais la seule arme qu’elle possédait en cet instant était sa langue.

« Tu vois Giovanni c’est pas ce que tu crois. En plus j’allais te le rendre ton argent.  Je venais justement te voir ! C’est ju…
- La ferme. Menteuse. Mon fric je le veux maintenant ou j’vous bute tous les deux. » cracha l’autre.

La jeune femme ne dit mot. Elle n’eut de cesse de jeter des œillades à son nouveau compère. Secrètement il devait être entrain de la maudire, c’était certain. Que devait-elle faire pour éviter qu’une balle lui explose le crâne ? La dernière qu’elle s’était prise l’avait conduite tout droit en enfer. Et dans cet enfer, Esperanza ne voulait pas y remettre les pieds, jamais. Il était temps de sortir l’artillerie lourde ou autrement dit, l’artillerie magique. Tant pis si cet étranger devinait quelque chose, Esperanza n’avait d’autres choix que de faire appel à ses dons de sorcière. Sa tête tournée vers l’homme encapuchonné qui pointait son arme sur elle, la métisse plissa les yeux tandis qu’elle créait une illusion dont la seule victime serait le mafieux. Ainsi des sirènes de police résonnèrent, des crissements de pneus indiquaient que la patrouille arrivait tout droit dans la ruelle de la mort. Esperanza fut ravie de voir le mafieux perdre de son assurance, déstabilisé par cette patrouille imaginaire.

« Ecoute fais pas de connerie, ils arrivent, laisse nous partir. » dit-elle en tentant le tout pour le tout.

D’un point de vue extérieur, ce que racontait la jeune femme paraissait complètement illogique car le seul à pouvoir percevoir ces bruits imaginaires était la victime. Esperanza reteint son souffle, est-ce que le mafieux baisserait son arme ou est-ce que la police était le cadet de ses soucis comparé à ce qu’elle lui devait ? Par précaution, profitant que l’autre tourne la tête, elle avait reculé d’un pas, imitant l’inconnu qui tramait quelque chose d’étrange lui aussi. Alors qu’elle tenta de communiquer avec son compagnon d’infortune, l’autre secoua la tête et resserra la prise autour de son arme. « Sorcière ! » dit-il. Esperanza déglutit péniblement, elle était dans de sales draps. Qui avait forcé cet imbécile à la couvrir d’or après tout ? Nulle part il n’était stipulé qu’elle aurait dû lui rendre un jour… Pour l’instant il fallait qu’ils se tirent d’ici au plus vite. En comprenant qu’elle ne pouvait plus rien faire à part fuir, Esperanza se saisit du poignet du français et cria dans la langue de Molière un « Cours ! » avant de se mettre à détaler. Aussitôt une balle fila près de son oreille. L’autre n’avait visiblement pas l’intention de les laisser filer de sitôt, à son plus grand désespoir d’ailleurs.  



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MessageSujet: Re: Bad luck | Oscar   Mar 1 Aoû - 17:01

Un figurant.
Voilà ce que j’étais dans l’immédiat. Un personnage comblant le vide, donnant consistance aux protagonistes principaux de l’histoire, un rôle utile dans l’instantané mais sans continuité dans la narration. Un bouche-trou. Car en réalité, l’affrontement entre les deux inconnus ne me concernait guère, et pourtant, je me retrouvais projeté sur les devants de la scène. J’étais là, engagé dans cette rixe dont je ne comprenais pas les tenants et aboutissants, presque ignoré - à quelques oeillades près - des deux autres, à parier ma vie sur les conclusions de cet échange. Toutefois, j’avais pas roulé ma bosse pendant plus de deux siècles pour crever dans l’anonymat en tant que dommage collatéral. J’étais bien décidé à agir au moment le plus propice, à leur montrer de quel bois Oscar se chauffe.
Pour autant, je pouvais pas me permettre d’intervenir de suite. J’étais mal placé, et au moindre mouvement louche je soupçonnais que l’autre zigoto me collerait une balle entre les deux yeux. Le regard courant de l’un à l’autre, je guettais mon heure. La conversation entre eux se poursuivit. Si les mots de la gonzesse se voulaient mielleux, les réponses de l’hurluberlu semblaient laisser entendre qu’il ne se ferait pas avoir. Quel que fût le différend qui les oppose, je devinais les torts chez la gamine, et je devinais également que ce n’était pas la première fois qu’elle tentait le coup de la charmeuse pour parvenir à ses fins. A bien la regarder, c’était à se demander si c’était pas là son gagne pain d’ailleurs.

Juste au moment où mes réflexions promettaient de m’entraîner vers des scénarios improbables, je ressentis un drôle de picotement dans la nuque ; une vieille sensation que j’avais crue disparue à jamais, mais que j’étais sûr de retrouver un jour où l’autre : de la magie. Moi-même sorcier à mes heures perdues, mes sens extra-ordinaires furent comme réveillés par ce pouvoir. Ma propre magie, bien qu’engourdie, affluait à nouveau dans mes veines, après deux siècles d’hibernation. Surpris, j’écarquillais les yeux malgré moi. Qui ? Elle ? Lui ?! J’étais incapable de le déterminer. Et encore plus incapable de savoir à quel escient ladite magie était utilisée. Je me rendis compte que je tremblais légèrement. Etait-ce cet afflux de pouvoir en moi ou la crainte de ce qui allait se produire ? Probablement les deux. J’ouvrais la bouche pour poser une question, puis je la refermais.

Puis, tout fut joué en quelques secondes. L’homme tournait la tête derrière lui, nous reculions d’un pas, il l’accusa d’être une sorcière, la fille eut une moue déconfite, me saisit au poignet et c’est dans mon propre idiome qu’elle m’ordonna de fuir. En vérité, j’avais commencé à courir avant même qu’elle ne me le demande. Après une vie de magouilles et de crimes perpétrés à travers tout le pays, j’avais les réflexes tenaces. L’autre truand se mit à tirer sans distinction : une première balle siffla à nos oreilles avant de se perdre dans le fond de la ruelle. J’étouffais un juron. Fallait vite qu’on se mette à couvert si l’on souhaitait pas finir criblés de plomb.
On détalait comme des lapins, zigzaguant dans l’obscurité pour troubler la visée de ce flibustier de carnaval. J’avais plus mes jambes d’antan, et je peinais à tenir la distance avec l’autre gazelle. Derrière nous, le pignouf se mit à courir aussi. Probablement qu’il avait compris qu’au premier tournant il nous perdrait de vue. Me forçant à visualiser mentalement la ville, je choisissais le chemin le plus susceptible de nous laisser vivre. ▬ Gauche ! A Gauche ! m’entendis-je crier à ma compagne d’infortune. Tout en courant, j’attrapais l’un des couteaux rangés dans l’intérieur de mon veston. J’en lançais un vers notre agresseur. Dans le meilleur des cas il serait blessé, et au pire il serait déconcentré. N’ayant pas le temps de constater par moi-même l’étendue des dégâts, je disparaissais derrière le bâtiment au coin de la rue, précédé par la donzelle qui m’avait valu tant d’ennuis en si peu de temps.

Je ne saurais combien de temps notre fuite avait duré. Haletants, tapis dans un local poubelle, nous avions semé l’ennemi. Avait-il perdu notre trace ? S’était-il résigné voyant qu’il ne nous attraperait pas simplement ? Tout ce que j’espérais, c’était qu’il ne retrouve plus notre trace. Courbé en deux, appuyé d’une main sur un mur bétonné, je crachais mes poumons. J’avais plus l’âge pour de telles cavalcades. Ah, doux souvenir que ma fougue d’antan. J’essuyais la sueur de mon front du revers de ma manche et je m’autorisais un regard inquisiteur vers la jeune femme. Sachant désormais qu’elle avait ne serait-ce que des notions de français, je m’autorisais un peu de cet humour dont j’avais le secret. ▬ Oscar… Enchanté.
Belle entrée en matière.

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MessageSujet: Re: Bad luck | Oscar   Mer 9 Aoû - 10:55

Bad Luck
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L’illusion fut parfaite. Mais la rage de l’individu fut bien trop grande pour que l’homme se fasse prendre au jeu. Un jeu qui poussa Esperanza et son témoin gênant à fuir loin de la mort qui prenait vie sous les traits du rancunier. Une première balle fila, Esperanza suivit l’inconnu, son seul allié de la soirée. Elle s’était jadis sortie de situations bien plus critiques que celle-ci. La seule différence était qu’à son époque les affrontements se faisaient plus à l’épée qu’aux balles de plombs. Heureusement l’architecture bien étrange qu’était celle de New-York offrait de nombreux recoins dans lesquels s’engouffrer. La course folle se ponctua de nombreux coups de feu, le cœur de la sorcière battait à tout rompre si bien qu’elle crut que sa poitrine exploserait sous peu. Finalement le coup de grâce vint du français qui, traversé par un éclair de génie, lança une lame tout droit vers l’assaillant. Esperanza espéra secrètement que cette dernière lui avait transpercé le crâne. Elle n’en sut rien jusqu’à ce que le duo insolite termine leur course dans un local poubelle puant. Pendant que l’autre homme reprenait son souffle et qu’elle en faisait de même, ce dernier cru opportun de se présenter. Oscar venait donc de lui sauver la vie. Alors qu’elle resta penchée un instant, les cheveux tombants devant le visage, la jeune femme releva sa mine déconfite vers son compagnon d’infortune.

« Esperanza, enchantée. »  murmura-t-elle avant de tendre une main vers Oscar.

Elle avait bien senti que quelque chose n’allait pas. Que le bas son dos la brûlait mais l’adrénaline de la course avait sans doute masqué la douleur un temps. La pression retombée ne laissait aucun doute, ni même la main ensanglantée qu’elle venait de tendre au français. « Je crois qu’il m’a eu sacrebleu. » grogna-t-elle tandis que son visage se tordait. Haletante, agacée plus qu’autre chose, Esperanza retira sa veste. Dans le creux de ses reins on put apercevoir une tâche rougeâtre qui ne laissait pas de place pour beaucoup d’hypothèses. L’hémoglobine s’échappait abondamment du trou qu’avait fait la balle dans sa chair métisse. Par reflex la sorcière compressa la paume de sa main sur sa plaie. Bien qu’elle n’en fût pas à sa première blessure de guerre, elle ne pouvait pas dire que cela était agréable. Bien au contraire, elle souffrait le martyr.  Son teint devint de plus en plus pâle, tout l’exotisme s’était échappé aussi vite que la vie la quittait. « Je crois que tu vas encore devoir m’aider. Juste un peu, je te revaudrais ça. Tu pourrais m’aider à stopper l’hémorragie ? » demanda-t-elle en tentant de faire des gestes. Si elle avait jadis su parler et comprendre la langue de ce beau royaume autrefois nommé « France » son passage à Darkness Falls avait mis à mal son côté polyglotte, ainsi l’anglais restait plus facile à utiliser. Néanmoins Esperanza avait compris que la langue de Shakespeare n’était sûrement pas le fort d’Oscar, d’où ces gestes maladroits pour se faire comprendre. Il fallait juste empêcher le sang de se rependre se disait-elle. Après elle pourrait retirer la balle sans souci. Mais ses pensées n’empêchèrent pas la blessure de s’aggraver.  Etait-ce comme ça que sa vie s’achèverait ? Laissée là, parmi les ordures à se vider de son sang pour une simple erreur de calcul ? Qu’aurait dit sa pauvre mère qui avait sacrifié son existence pour qu’elle puisse accomplir la sienne ?

Esperanza s’appuya contre le mur le plus proche. Courir n’avait pas aidé. De plus elle ignorait si Oscar resterait là. Après tout elle lui avait causé assez d’ennuis pour une vie entière, elle en était bien consciente. Bien qu’elle aime se jouer des hommes, la métisse n’en était pas arrivée au stade de la supplication, malgré ça elle ferait tout pour qu’il reste. Car se soigner le dos n’était pas des plus commode lorsqu’on n’était pas contorsionniste. « Allons Oscar, tu vas pas me laisser comme ça quand même ? Je pensais que les français étaient des gentlemen… » dit-elle en s’efforçant de sourire. Au fond les seuls français qu’elle avait croisés lui avait laissé un goût plutôt amer mais la situation prêtait plus à la survie qu’à la rancœur, plus aux courbettes qu'aux reproches.





*mots en italiques en français

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MessageSujet: Re: Bad luck | Oscar   Ven 20 Oct - 17:50

L’adrénaline retombait subitement, des étoiles dansant devant mes mirettes. Dire qu’à l’époque, une si petite cavalcade m’aurait à peine arraché une goutte de sueur… Mon palpitant jouait les tambours de fanfare et mes oreilles de siffler tel un serpent à sonnette. Drôle d’orchestre ; mon corps était tout désaccordé. De toute façon, ce qui m’avait toujours sauvé, c’était ma promptitude et mon sang-froid. Mais foi d’Oscar, si je remettais la main un jour sur le zouave qui venait de nous arroser de plomb, je lui offrirais un voyage en barque sur le Styx. Et un aller-simple, de préférence. J’inspirais et expirais longuement pour calibrer ma respiration, un truc que j’avais appris à force de mettre ma vie en péril. Entre deux suffocations, je lui réservais une oeillade farouche, histoire de bien voir pour quel genre de gonzesse j’avais mis ma vie en danger. Vraiment joli morceau. Deux siècles plus tôt, je me serais courbé pour me présenter et je lui aurais fait la cour, même si de mon temps j’avais surtout mes entrées dans les lupanars les plus côtés de la ville.

Je me contentais plutôt de lui servir mon patronyme et elle me rendait la pareille. Esperanza, un prénom à la signification optimiste étant donné notre situation. La gamine me semblait en si piteux état que moi, si ce n’est même plus. Elle avait beau avoir la peau mate, elle était toute pâlotte. Je lui serrais la main du bout des doigts, de peur qu’elle ne se brise sous mes yeux. Ce fut une poignée de mains moite, voire poisseuse. J’haussais un sourcil interrogateur et remontais ma paume vers mon visage ; je constatais un longue trace carmin puis relevais le pif vers elle. Touchée. Je grognais. L’autre saligaud avait partiellement atteint son but.

Tout à coup elle se mit à baragouiner des mots incompréhensibles, ou du moins trop rapides, pour moi. Je l’observais gesticuler, me montrer son dos - l’endroit de sa plaie ? - et je comprenais largement qu’elle requérait mon aide. Et puis qu’elle cherchait à me prendre par les sentiments. Je la fixais un instant, histoire de réflechir. Elle avait de grandes chances de passer l’arme à gauche. J’aurais pu prendres mes jambes à mon cou. J’aurais pu la laisser en plan, prête à mourir, dans ce local poubelle. J’en avais vu mourir, des zigotos, et la plupart de ma propre dextre. Mais j'acquiesçais finalement. ▬ D’accord. Certains se demanderont probablement pourquoi j’acceptais de l’aider, pourquoi je prenais si aisément son parti moi qui habituellement choisissais le moyen le plus sûr pour rester sauf. Pour tout vous dire, j’en savais fichtre rien. Je ne connaissais rien des passifs entre elle et l’autre hurluberlu, et je ne pouvais décider lequel des deux était réellement coupable, mais ce qui est sûr c’est que, de l’époque où je viens, même une canaille comme moi sait qu’on brusque pas les Dames.

Elle s’était adossée aux parois branlantes du local, et je lisais la souffrance dans son regard voilé. Je clignais des yeux et je la contournais pour observer l’étendue des dégâts. D’une main posée sur son épaule, je l’incitais à se présenter de profil. Elle se vidait de son sang. Moche affaire que les blessures par balle. J’avais toujours préféré les armes blanches pour cette raison ; quand on a mon métier, faut savoir soigner son travail. ▬ Pas bouger. je lui ordonnais dans mon anglo-saxon approximatif ; comme si je savais ce que j’étais en train de fiche. J’étais assassin moi, pas médecin ! J’attrapais le tissu du vêtement sur son dos et le relevait au dessus de la blessure. ▬ Tiens ça.
A cet instant précis, avec ce que je m’apprêtais à faire, j’eus une brève pensée pour l’Ancien. J’avais le vague souvenir d’une leçon sur les pouvoirs de guérison, où il avait dû dire quelque chose de la sorte : “En magie, on ne peut guérir qu’autrui. Je ne t’enseignerais que les bases, étant donné que tu n’es pas voué à soigner qui que ce soit.” Tu parles d’un visionnaire ; je riais jaune. Quoi qu’il en soit je me forçais à me souvenir desdites bases, ce qui n’était pas une mince affaire. N’avions nous pas utilisé des herbes spécifiques ? Je grognais à nouveau. Je fermais les yeux et concentrais ma magie au bout de mes doigts. Je les rouvrais pour ne constater aucun changement. J’étais rouillé ; ou incapable.
Après plusieurs tentatives, nous dûmes nous rendre à l’évidence ; c’était une perte de temps. Je n’arrivais pas à stopper l’hémorragie. A la hâte, j’arrachais une manche de mon t-shirt que je pliais au maximum pour plus d’épaisseur, puis je l’appliquais en compresse sur son dos - un peu brusquement soit dit au passage, la délicatesse n’ayant jamais été mon fort. Esperanza remua. ▬ Pas. Bouger. J’insistais.
J’espérais qu’elle soit optimiste pour deux.

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MessageSujet: Re: Bad luck | Oscar   Mer 25 Oct - 13:07

Bad Luck
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Cet homme, Oscar, s’avéra être le seul espoir de survie au kilomètre à la ronde. Sortir de leur cachette n’était pas une option. Et si l’autre les avait suivis ? Et s’il était là, à attendre, terré derrière la porte un sourire carnassier courbant ses lèvres ? Esperanza eut un frisson. Elle cligna plusieurs fois des paupières lorsqu’elle entendit le français accepter de rester. Elle resta sans voix durant quelques longues minutes. Elle serrait les dents pour ne pas se laisser aller dans une grimace de douleur. Ca faisait mal, sa peau la brûlait. Elle savait qu’à se rythme son énergie se ferait la malle. Qu’elle n’y verrait bientôt plus rien et qu’elle se sentirait partir. Oscar finit par la contourner, la métisse se décolla péniblement du mur désormais maculé en parti de son sang. Elle obéit, docile et tint son tee-shirt pour que sa plaie soit pleinement accessible. Lorsque le français s’exprima, Esperanza remarqua son fort accent, elle y prêta plus d’attention maintenant que le stress de la poursuite avait disparu. Curieuse, Esperanza trouva la force de tourner la tête vers Oscar qui se trouvait dans son dos. « Ca doit pas être très beau à avoir pas vrai ? » murmura-t-elle dans un soupir. Elle se demandait ce que le français tramait derrière elle. La jeune femme se mordait la lèvre inférieure pour ne pas gémir de douleur. A son époque tout ceci se serait réglé à coups d’épée. Aujourd’hui elle en était là, à fuir, se réfugiant au milieu des ordures puantes tandis que son sang maculait sa chair. La sorcière se tordait le cou pour apercevoir Oscar. Il semblait tenter quelque chose. Ce geste… Elle le connaissait. Il essayait de la guérir. Etait-il possible que cet homme soit comme elle ? Que lui aussi soit affublé de dons ? Esperanza se mit à prier. Malheureusement cela ne sembla pas fonctionner. La plaie ne se refermait pas. Le visage de la jeune femme s’affaissa de désespoir.

La balle ne semblait pas avoir touché d’organe vital, néanmoins il était certain que l’hémorragie deviendrait rapidement critique. Oscar sembla le comprendre et dans une tentative peu délicate, plaqua ce qui fut sa manche contre la plaie. La jeune femme tressauta, surprise. Son teint devint un peu plus pâle. « J’ai connu des français plus délicats » dit-elle lentement en articulant un maximum pour que son infirmier de fortune puisse comprendre. La métisse comprit que plus elle bougeait, plus elle aggravait son cas. Malgré tout elle ne s’imaginait pas rester là à se vider de son sang sans rien faire. Elle tordit son bras pour appuyer elle-même sur la plaie sanglante, non sans grimacer de douleur. Elle se tourna de nouveau face à Oscar. « Il faut qu’on sorte d’ici, qu’on trouve autre chose pour stopper l’hémorragie. Sauf si tu retrouves comment utiliser tes pouvoirs. » elle parlait comme si elle s’adressait à un enfant sourd. De sa main libre elle imagea ses propos aussi bien qu’elle put. Il fallait qu’ils trouvent un endroit plus sûr qu’un local poubelles miteux. Et ça pendant qu’Esperanza avait encore des forces. Elle avait peur que l’autre ne revienne à la charge. Ils avaient réussi à le prendre de vitesse pour un temps mais la métisse savait le mafieux coriace. Difficilement elle s’approcha d’une autre porte, cela semblait conduire au hall d'un immeuble. Par chance la porte s’avéra ouverte. D’un pas branlant, Esperanza atterri dans un couloir lugubre.

L’immeuble ne payait pas de mine. Ce devait être un de ces bâtiments en piteux état dont les habitants n’avaient d’autres choix que de vivre là avec leurs petits moyens. La jeune femme soupira. Le couloir était sombre, on y voyait rien. La métisse plissa les yeux à la recherche d’un interrupteur. La lumière fut. Pourtant elle n’avait rien fait. Elle se tourna immédiatement vers Oscar qui avait dû la suivre. Un bruit d’un objet tombant la fit faire volte-face. Une femme en peignoir venait de lâcher son sac d’ordures. Ses cheveux grisonnants courbés par des bigoudis, elle couvrait sa bouche d’une main. Son regard resta bloqué sur les doigts ensanglantés de la jeune femme. « Que faites vous ici vous ?  Qu’est-ce que vous avez à la main ? Et votre tee-shirt… » bégaya-t-elle. Esperanza garda son calme bien que son état déclinait à vue d’œil. Elle venait de repérer une pote de sortir, pour l’atteindre il leur faudrait contourner la curieuse. « Je me suis coupée avec du verre, mon ami et moi nous comptions aller à la pharmacie. » dit-elle dans un sourire forcé. Elle souffrait le martyr. Si la vieille ne voulait pas les laisser passer, il faudrait s’en débarrasser rapidement.




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