AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí   Ven 23 Juin - 23:36

if you don't hate me yet, don't worry... Your time will come.
It was real bad. It was Hell.
Le Soleil se fait bas en cette fin de journée chaude et humide. Les ombres grandissent, celles des gratte-ciel plongeant les ruelles en contrebas dans leurs ombres monumentales et inévitables. Hommes et femmes, démons et morts vivants s'affairent dans cette immense scène qu'est devenue la Nouvelle Orléans et sur laquelle se déroule à longueur de temps ce qui, quelques années plus tôt, aurait eu l'air d'une fiction sortie d'un esprit trop imaginatif. Le quartier ouest vibre d'une agitation disciplinée au rythme gravé sur du papier à musique et à l'absence totale de fausses notes. Du moins, pour le moment.

Le pas lourd et déterminé d'un homme tranche avec ceux, plus légers et routiniers, des habitués des lieux. Un sac en bandoulière pendant à son épaule, une étrange armure essentiellement composée de protections de motocross sur le dos, Javier fonce droit vers le centre du quartier, le regard plus noir que jamais. L'immense immeuble du Gouvernement se dessine enfin devant lui et son entrée est gardée par deux molosses à la botte de cette ville et de cet état rongé par le mal et l'impur.
Javier sait à présent que ce dernier fait partie de lui et embue son esprit d'une présence malsaine et démoniaque. Cette femme le répugne et ne lui inspire que haine et colère, mais elle coule dans ses veines et le hante sans qu'il n'arrive à effacer son image ni sa voix de sa conscience. Il se sent lié à elle par une force qui le dépasse et qui l’écœure comme elle le terrifie, mais le dominicain qui ne saurait laisser entrevoir la moindre faille convertit cette peur en hargne sourde et aveugle.

La ruelle donnant sur l'accès de service du bâtiment se trouve être un excellent poste pour surveiller les allées et venues des employés du Gouvernement, l'heure tardive annonçant leur sortie prochaine. Il ne connaît cette routine que pour s'être renseigné à son sujet, ayant mené une rapide enquête dans les bas-fonds avant de s'aventurer là où les hautes sphères se terrent. Il ne faut d'ailleurs que quelques minutes pour apercevoir la silhouette élancée qu'il reconnaîtrait entre mille, et du premier coup d’œil, par son simple instinct. Il la suit de loin, n'éveille l'attention que de quelques passants qui trouvent son accoutrement étrange pour un quartier aussi morose. Il l'observe en silence, l'analyse et la maudit alors qu'il sent cette force qui les unit le faire vibrer comme une puissante aura. Il la traque, la jauge et finit par lui tomber dessus.

Au détour d'une ruelle plus calme que les autres, il lui saute dessus et lui attrape le bras pour l'entraîner dans une impasse sans vis à vis. Là, il la jette sans ménagement vers un mur contre lequel il l'écrase de son poids, son avant bras plaqué sur le torse de cette harpie qu'il compte bien refroidir une fois que tout sera rentré dans l'ordre.

- Qu'est-ce que tu m'as fait, puta ? Enlève-le. Enlève-le ou je te bute !
code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1922
↳ Points : 456
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí   Sam 24 Juin - 16:53


Javier&Perséphone
 




La journée était terminée. J'aurais pu dire enfin, mais en réalité elle était passée avec une rapidité incroyable. Je n'avais rien appris de nouveau aujourd'hui, ça n'avait été qu'analyse d'échantillons et paperasse envahissante. Il fallait croire que même dans l'illégalité, les choses devaient être tenues, encadrées, enregistrées. J'avais quelque peu le sentiment d'avoir perdu mon temps, mais la Perséphone raisonnable savait que tout cela étaient nécessaire. Elle était minutieuse, contre la manière de faire mais pour le principe. La science l'attirait, nous avions cela en commun. C'était peut-être pour ça qu'elle me mettait moins de bâtons dans les roues quand je travaillais. Brave fille.

Lorsque je franchis la porte, la nuit était déjà tombée. Je connaissais le chemin pour rentrer chez moi par cœur. J'aurais pu le suivre les yeux fermés même s'il m'était arrivé de prendre des détours et de rentrer bien plus tard que prévu... Voir de ne pas rentrer du tout.
Ce soir était peut-être ce genre de soir. Je ne l'avais pas prévu, je ne l'avais même pas entendu venir. J'aurais voulu dire que j'étais quelqu'un de constamment sur mes gardes. Que j'étais à l'affut comme une chasseuse née. Ce n'était pas la vérité, j'étais totalement dans mes pensées et cette fois-ci, ça m'avait porté préjudice.
Soudain, une ombre fondit sur moi. Si elle avait été armée, j'aurais certainement été morte sur le coup. Mais bon, ça n'aurait pas été la première fois. Je n'étais plus à ça près. Peut-être que j'y retrouverais le Rede que j'avais rencontré et qu'on ferait de nouveau une formidable équipe... Mais pour l'instant ce n'était pas le cas. Une main se referma sur mon bras, puis mon dos heurta un mur froid, me coupant le souffle un instant avant que je ne puisse voir le visage de mon agresseur. Il faisait sombre mais son visage était assez près pour que j'en voit assez et cette voix...

‹‹ Qu'est-ce que tu m'as fait, puta ? Enlève-le. Enlève-le ou je te bute ! ››

Javier. L'homme qui m'avait trahis. Celui que j'avais rencontré par la Falciferae et qui avait fini par me voler. Me voler ! Moi ! Comme il avait eu tort. Il n'avait pas tardé à le savoir. Ca m'avait prit des heures. Beaucoup de temps et d'énergie. J'avais du rechercher de vieux livres et fouiller dans mes souvenirs. Mais j'avais réussis. A un instant j'avais eu peur que ça ne fonctionne pas, j'avais craint d'avoir tué mon nouveau jouet. Il avait survécu. J'en avais fait un métamorphe, j'avais réussis. Plus jamais il ne me volerait et pour toujours nous étions liés. Mais il semblait que ma création n'était pas des plus heureuses qu'il soit.
Alors non, il n'avait pas mit longtemps à me rattraper mon animal. Un vague sourire se peint sur mes lèvres alors que je détaillais comme je le pouvais le brun qui me sondait d'un regard de tueur.
Sûrement que si je n'avais pas été une des scientifiques du Gouvernement les plus assidues à sa tâche d'étude des Skinchangers, je me serais retrouvée dans une bien mauvaise situation. Mais il s'avérait que j'avais beau avoir quelques cases de grillées, je prenais rarement des décisions aussi importantes que de me créer un animal de compagnie sans avoir pleinement fait le tour de la question et des problèmes qu'elle pouvait engendrer. Tout comme j'avais planifié dans le moindre détail la mort de ma sœur avant qu'on ne me vole injustement ma vendetta en fauchant sa vie avant même que je n'ai pu m'en occuper. Si un jour je venais à retrouver le misérable cloporte qui avait fait ça, je prendrais un malin plaisir à le découper en un millier de petits cubes de taille exact pour le reconstituer en statue du Manneken Pis dans un parc du coin. 
Quoi qu'il en soit je disais donc, puisque mes connaissances le permettaient, je savais qu'il existait un pouvoir que le créateur pouvait exercer sur son animal, au delà encore des dons d'illusions que je possédais déjà. Ceci dit que n'avais encore jamais vu cette pratique de mes propres yeux, c'était donc l'occasion rêvée, puisqu'a ma connaissance, il y avait qu'un seul ourson dont j'étais propriétaire... Il faudrait sûrement que je rajoute toute cette mascarade dans mes heures supplémentaires.  
Écrasée par le poids de son corps dans une position qui aurait pu être agréable dans une autre situation... Mais dont je ne m'empêchais pas de profiter distraitement, je ne pu d'abord que laisser s'échapper d'entre mes lèvres comme un sifflement mécontent. 

- On se calme, Winny. 

Il fallait que j'essaie ce nouveau pouvoir, cette nouvelle force qui venait de créer une nouvelle source de contrôle sur cette vie qui m'avait déjà tant échappé. Quelque part dans ma tête, la gentille Perséphone avait un regard emprunt d'une profonde tristesse. Elle pouvait bien pleurer de toute façon, ce ne serait pas la première fois et j'avais appris à faire abstraction des larmoiements qui résonnaient continuellement en bruit de fond dans mon crâne. 
Me concentrant, je visualisai uniquement ce que je voulais lui faire ressentir, une douleur, une sensation mordante que m'avaient décrits certains de mes patients qui avaient chacun lâché ces informations plus ou moins volontairement pour ressortir enfin de mon laboratoire, après plusieurs heures parfois, plus ou moins en un seul morceau... Et si cela ne fonctionnait pas, j'utiliserai mes propres capacités d'illusions mais pour l'instant, je n'imaginais même pas que cela puisse ne pas fonctionner. C'était mon animal et ça n'allait certainement pas être de tout confort.

_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí   Dim 25 Juin - 19:27

if you don't hate me yet, don't worry... Your time will come.
It was real bad. It was Hell.
Les yeux du dominicain brûlent d'une haine intense et de représailles toutes deux dirigées à l'encontre de cette femme qu'il presse contre le mur froid de cette ruelle mal éclairée. Son ressentiment envers elle n'est que colère et désir de vengeance, pourtant il sent au fond de lui ce lien qui l'unit à elle et qui le répugne, galvanisant son ardeur et son envie de la voir pourrir au fond d'un caveau.
Elle lui a insufflé une puissance que d'autres envieraient très certainement, le privant de sa condition humaine, de tout ce qui faisait de lui un véritable survivant. Il n'était à présent qu'un autre être licencieux invisible aux yeux du Seigneur, l'esseulant plus que jamais à présent qu'il ne bénéficiait plus de son regard bienveillant. Et cette harpie qu'il tue du regard de mille manières différentes en est la responsable. Qu'il l'ait volée est une chose, qu'elle en fasse sa créature en est une autre. À quoi s'attendait-elle en vivant si aisément dans ce monde en perdition ? Que peut-elle bien foutre d'autant de conneries alors que seule la survie importe à présent ? Si cette abominable transformation s'avère être sa punition pour avoir tenté de la dépouiller, Javier ne regrette pas un seul instant son geste. Au contraire, il est pour lui plus que justifié de voler à ces impurs se permettant de vivre dans l'opulence, et celle-ci n'avait pas fait exception.

Ses yeux transpercent ceux de la femme dont il n'a jamais cherché à connaître le nom, elle n'est après tout qu'une engeance parmi tant d'autres. Il l'écrase de tout son poids alors que sa main libre caresse le pommeau de la machette qui pend à sa ceinture, prête à dégainer à la moindre offensive de la sorcière qui, pourtant, se met à rire et s'adresse à lui sur le ton d'un maître ordonnant à son chien.
Ces mots le mettent en rage et son avant bras monte écraser la fine gorge de la blonde alors que la machette sort brusquement de son fourreau.

- Ne me parle pas como a un perro*, pétasse !
* como a un perro = comme à un chien

L'emportement du dominicain rend ses gestes comme ses paroles plus instinctifs, lui faisant alors, et comme souvent, retrouver sa langue maternelle qu'il avait de toute manière toujours liée à l'anglais. Elle est toujours une part de lui et, trop attaché à son humanité et à ce qu'il a toujours été jusqu'à ce foutu rituel, Javier s'efforce de faire subsister cette partie de lui autant qu'il le peut, jusque dans ses accès de colère, jusqu'à ce face à face avec cette fille du Diable.

Ses phalanges blanchissent alors qu'il enserre le manche de son arme, prêt à trancher l'impie, avant qu'une assommante douleur ne lui porte un violent coup à la tête. Dans un cri de souffrance, il pousse une dernière fois la sorcière avant de s'en écarter, ses mains venant enserrer son crâne bouillonnant tandis que la lame de la machette tinte bruyamment en tombant au sol. Son visage crispé se tourne vers le sol sur lequel il s'agenouille dans un claquement provoqué par ses genouillères et des larmes de douleur perlent aux coins de ses yeux.

- Arrête ! Arrête ça !
code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1922
↳ Points : 456
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí   Mar 27 Juin - 22:16


Javier&Perséphone




Acculée contre le mur, la poitrine écrasée et le souffle à demi coupé par le bras de l'homme qui me comprimait comme un étau, j'avais au moins la chance de pouvoir attentivement admirer ma création. Celui que je m'étais approprié pour un caprice, une erreur futile, presque sans y songer à deux fois. Bien sûr l'autre n'avait pas voulu, car chaque blessure que nous infligions, chaque magie noire que nous pratiquions nous éloignait un peu plus d'une rédemption éventuelle. Dire qu'elle y croyait encore. Après le peu qu'il avait fallut pour nous envoyer à Darkness Fall... Si nous avions été condamnées pour la petite dose de magie noire que nous avions pratiqué dans un regain de curiosité malsaine, qu'en serait il maintenant que nos placard étaient saturés de cadavres ? Alors un de plus ou un de moins à présent...

‹‹ Ne me parle pas como a un perro, pétasse ! ››


Une surprise non feinte se peint sur mes traits. Ah bah oui, pour être fâché il était fâché le petit. Il faudrait peut-être que je l'enferme dans une cage pendant plusieurs jours (semaines ?) pour lui faire boire de la camomille. Beaucoup de camomille. Peut-être même qu'il faudrait que je la lui fasse manger pour de meilleurs effets... A méditer.

- Et en plus on ne t'a pas apprit la politesse... Je vais avoir du boulot avec toi, Peluche ! 

Je secouai un instant négativement la tête d'un air réprobateur, en crachant comme je le pouvais mes paroles, compensant ma faible liberté de mouvement par un air franchement affligé, tout en notant dans un coin de mon esprit la langue que l'homme avait naturellement utilisé dans son excès de colère. Le dossier Javier promettait d'être riche et fort attrayant... Quoi que quelque peu rebelle mais de toute manière, avant ou maintenant, l'autre ou moi, nous n'avions jamais été attirées par la facilité. 

Juste avant que ma toute nouvelle influence ne frappe celui auquel j'étais à présent liée, je subit un dernier coup qui aurait pu être bien pire pour nous deux s'il avait réussit à faire ce qu'il voulait de l'arme qu'il tenait encore dans la main un instant plus tôt. 
Satisfaite, bien qu'encore un peu à bout de souffle, j'observai maintenant mon petit ourson à ma merci (bien qui ourson soit déjà petit par définition... et que la grandeur est relative), réduit au sol par la douleur.

‹‹ Arrête ! Arrête ça ! ››


Alors ça marchait effectivement. Comme c'était agréable tout ce contrôle, ce lien forcé et quasi indestructible. Je m'en délectais sans retenue. Si déjà je faisais plus ou moins des efforts pour cacher la folie qui m'habitait, je pouvais au moins exprimer mon bonheur, non ?
Dans un nouvel élan de curiosité – et peut-être aussi un peu au cas où il simulerait, qui savait, c'était peut-être ce genre d'hommes - je ramassai son arme blanche pour en étudier un moment les contours et la lame aiguisée. 

- Moi aussi j'ai des jolis couteaux, il faudra que je te les fasse rencontrer un jour. 

Puis sur le ton de la confidence : 

- Tu vas les adorer, j'en suis certaine. 

Mais assez plaisanté. Il était temps maintenant de mettre certaines choses au clair (bien que moi de mon côté je continuais toujours à beaucoup m'amuser et un jour il s'amuserait aussi, nous nous amuserons ensemble, nous courrons dans des champs de blés... Ou lui courra et moi je serai sur son dos avec une cravache faite en épis de maïs – c'est autorisé les parenthèses de cette longueur ?).

- Je vais te dire autre chose, Winny, quelque chose qui va beaucoup t'intéresser.  

Au vu de son air ravi suite à sa transformation en métamorphe, je ne doutais pas une seconde de l'importance de l'information que j'allais lui révéler. Je me forçai donc à prendre un air plus sérieux qu'auparavant, au moins pour souligner un peu le dramatisme de ce qui allait suivre.

- Si je meurs... 

Profitant de la douleur de l'homme, je m'accroupis sans crainte pour pouvoir être à la hauteur de ses yeux. Dans une curiosité quelque peu sadique, j'avais envie de voir ce que je pourrais y lire.

- Que ce soit par ta main ou celle d'un autre... 

Je tendais un instant mes doigts  pour toucher son bras, comme saisie soudain d'une envie juvénile, avant de reculer avant même d'avoir atteint sa peau, sans cependant quitter ma position accroupie. 

- Tu resteras bloqué dans ta forme animale. Pour toujours. 

Bien entendu j'évitai d'aborder le point le plus sympa qui consistait à préciser qu'il perdrait aussi progressivement ses pensées, son comportement, ses souvenirs et tout ce qui  avait un jour pu faire de lui un humain. Ca aurait été trop facile de lui donner un tel échappatoire. 

- Alors ? On a envie d'essayer de voir si je mens ? 

Le sourire sur mes lèvres ne disparaissait plus alors que j'observais Javier dans sa position de défense agressive. C'était fou comme cette influence là, bien que psychiques comme celle de mes dons, était beaucoup plus facile à maintenir. C'était une influence proche du naturel, comme si j'avais pu avec une grande facilité lui appuyer la tête sous l'eau dès que j'en avais envie, sans trop avoir à me soucier de ma force ou de mon état de fatigue. Bon. Ca à la limite je pouvais concevoir le fait qu'il ne l'apprécie pas trop.Mais moi, j'adorais et je continuerais définitivement jusqu'à ce qu'il finisse par ne plus se passer de ce lien qui nous unissait.

_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: Re: It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí   Mer 28 Juin - 15:02

if you don't hate me yet, don't worry... Your time will come.
It was real bad. It was Hell.
Il sent son crâne sur le point d'éclater, ses yeux prêts à exploser. Ses veines semblent se remplir de lave tandis que l'air qu'il respire avec peine brûle ses poumons comprimés par une respiration haletante. Mais ce n'est ni la tristesse ni l'abandon que l'on peut lire dans son regard. Les larmes qui roulent sur ses joues sont les enfants de la souffrance et de cette rage grandissante qui, malgré la douleur paralysante qu'exerce l'engeance sur lui, parvient à lui faire lever le visage vers celui de cette dernière qui parade devant lui en jouant avec la lame de sa machette. Silencieusement, invisiblement, sans même qu'elle ne s'en rende compte, il la tue mille fois en son esprit, la brûle, lui fait subir cette même douleur qu'elle se plaît à maintenir alors qu'il tremble de tout son être. Ses oreilles sifflent, pourtant il entend ce venin qui coule de sa bouche.

Le doux et trompeur visage de la succube vient se planter face à celui de Javier qui soutient son regard devenu plus sérieux, comme celui d'une maîtresse au garnement qu'elle surprend à transgresser les règles qu'elle impose. Et ces règles, le dominicain n'en veut pas. Pour les avoir observées chez d'autres métamorphes, pour avoir vu ces derniers perdre leurs moyens à chaque pleine lune, pour les avoir vus s'éloigner de leur humanité au bon vouloir de sorciers mégalomanes, Javier se refuse encore à être de ceux-là, quand bien même tout a déjà bien trop commencé.

Ce qu'elle lui affirme sonne comme un mensonge et peut très bien l'être, venant d'une fille du diable, d'autant qu'elle a tout intérêt à dissuader celui qu'elle s'est approprié de lever la main sur elle. Pourtant, ce dernier n'est pas assez fou pour prendre le risque de perdre définitivement figure humaine. Quand bien même il a de sérieux doutes sur la véracité des propos de sa tortionnaire, il n'en a pas quant à l'atrocité de ses rituels et des règles tordues qu'il est susceptible d'imposer.

- Tu paieras pour ce que tu as fait. Lui promet-il d'une voix rauque.

La mâchoire serrée de Javier crispe son visage en entier, faisant saillir des veines sur son front et ses tempes alors que ses dents crissent sous sa barbe mal taillée. Il abhorre celle qui le nargue et le lui fait savoir d'un simple regard empli de reproches, de dégoût et d'aversion envers cette femme à qui il se sent pourtant à présent, et pour son plus grand malheur, étroitement lié. Et cette seule idée lui est inconcevable. Sans en avoir la moindre idée, sans se rappeler quoi que ce soit, il espère pourtant qu'il existe un moyen de briser cette chaîne malsaine avant qu'il ne soit trop tard, avant que l'animal -quel qu'il soit- qui sommeille en lui ne prenne définitivement le dessus.

Sa volonté et sa détermination le font vibrer, trembler alors que sa colère cherche à surpasser la douleur. Ses poings fermés sur ses genoux s'ouvrent péniblement et sa respiration se fait plus profonde à mesure qu'il s'habitue à la souffrance qu'elle continue de lui infliger, jusqu'à ce qu'il ne trouve la force nécessaire à lui sauter dessus, la basculant au sol, écrasant sa gorge entre ses doigts frémissants. Son regard plus noir que jamais reste plongé dans celui de son bourreau dont il ne voit plus que l'aspect monstrueux et abject qu'il ne lui avait jamais soupçonné jusqu'alors.

- Il y a un moyen d'annuler ça. Il y en a forcément un. Retire ce que tu m'as fait, sorcière, ou je ferai de ta vie un enfer...

Ce sentiment d'étranglement qu'il a ressenti en parlant et qui lui a semblé n'être que le résultat de son ressenti envers cette harpie, cette sensation d'étau sur sa gorge se fait petit à petit plus présente jusqu'à lui donner la sensation d'une main lui empoignant le cou, comme il empoigne celui de cette femme. Son regard est traversé d'une expression de surprise alors qu'il comprend ce qu'il se fait lui-même endurer et qu'il se recule brusquement devant cette empathie abjecte qu'il se découvre avec elle. Une main portée à son propre cou, il se relève rapidement et la toise de toute sa hauteur, semblant l'analyser des pieds à la tête sans pour autant changer les projets qu'il lui réserve. Mais la tâche s'avère plus ardue qu'il ne s'y attendait et, même s'il est prêt à subir ses propres coups, il en vient à se dire que la précipitation n'est peut être pas le meilleur moyen de l'atteindre.

- C'est ça qui te plaît, guarra ? Prendre le premier pauvre mec venu et le mettre de force à tes pieds ? Ses paroles sifflent entre ses dents sans qu'il ne la quitte une seule seconde des yeux. Puta, t'as choisi le mauvais client. Va t'en trouver d'autres et sors-moi ce démon de là.
code by bat'phanie
Revenir en haut Aller en bas

MASTER OF ILLUSIONS

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 1922
↳ Points : 456
↳ Arrivé depuis le : 11/06/2016
↳ Age : 22
↳ Avatar : Blake Lively
↳ Age du Personnage : 30 ans
↳ Métier : Chercheuse pour le Gouvernement, membre de la Falciferae
↳ Opinion Politique : A l'intérieur du Gouvernement il fait bien chaud, c'est cool
↳ Niveau de Compétences : Niveau 2
↳ Playlist : Heaven Knows - The Pretty Reckless ◊ Do I Wanna Know - Arctic Monkeys ◊ Bad Blood - Bastille ◊ Lose Your Soul - Dead Man's Bones ◊ Born Again Teen - Lucius
↳ Citation : ‹‹ Le seul moyen d'éclore est d'abord de passer sous terre. ››
↳ Multicomptes : Ayalone V. Hastings
↳ Couleur RP : #00ffcc



les petits papiers
↳ Copyright: ©Tumblr, ©Bazzart, ©Miki.
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí   Jeu 29 Juin - 21:46


Javier&Perséphone





Chaque mot, chaque regard du brun n'était qu'une autre projection de sa haine. Mais qu'avait-il donc pu arriver à cette pauvre chose ? Avait-il vraiment eu la vie parfaite avant que je ne vienne la bousculer ? Ou bien son petit train-train lui manquait-il déjà ? Si ce n'était pas ça, alors un passé sombre et douloureux... Quoi qu'honnêtement dans un monde qui avait subit l'apocalypse, je doutais qu'il puisse exister encore quelqu'un avec un passé n'étant pas quelque peu sanglant et larmoyant.

‹‹ Tu paieras pour ce que tu as fait. ››


Nouvelle menace. Encore...
J’acquiesçai vaguement en laissant s'échapper un << bien sûr >> las, tout en m'installant en tailleur sur le sol froid. Évidemment que j'allais payer, nous paierions tous, le jugement dernier et toutes ces machins... Et nous serions punis avec la même intensité malgré la différence de nos pêchés. Pour ma part, il me semblait que tout ce que je faisais comptait encore pour l'injuste temps en trop que j'avais passé à Darkness Fall à ma mort.
Soudain, encore perdue dans mes pensées et avant même que je puisse réagir, un mouvement rapide me projeta en arrière. Mes épaules heurtèrent durement le sol avant ma tête et en un éclair, l'homme enserrait à nouveau ma gorge de ses mains. Écrasant ma peau, étouffant mes voix respiratoires avec toute la force de sa rage.
Je commençai à sentir la colère monter en moi, se propageant comme un incendie ravageur, prête à infliger une bonne correction à cet animal, lorsque l'expression du brun changea soudain. Une franche surprise traversa ses traits alors que l'étau se desserrait rapidement autour de mon cou et que je prenais une grande inspiration pour pallier a l'air qui m'avait manqué.
Javier se redressa, une main levée autour de sa propre gorge.
Un sentiment de pure satisfaction traversa mes veines lorsque je compris qu'il ressentait la douleur qu'il m'infligeait et à chaque fois que la vie menacerait de s'échapper encore de mon corps, il partagerait ma douleur. Définitivement, il n'y avait rien de mieux que la pratique pour confirmer toutes mes théories...

- Le meilleur moyen de me faire souffrir serait que tu te donnes la mort. Mais bien entendu, pour moi ce ne serait qu'une douleur passagère. L'espace de quelques minutes peut-être.

En me relevant je m'époussetais un peu avant de passer doucement ma main le long de mon cou pour apaiser la douleur, veillant cette fois ci à garder mon animal à portée de vue. J'avais arrêté mon influence mais la prochaine fois qu'il s'approcherait de moi je m'assurerai de lui faire clairement ressentir la douleur illusoire d'une jambe brisée autant de fois qu'il le faudrait jusqu'à ce qu'il comprenne que sa liberté avait à présent plus de limites encore que celles d'une loi ou d'un territoire. 

‹‹ C'est ça qui te plaît, guarra ? Prendre le premier pauvre mec venu et le mettre de force à tes pieds ? ››

J'haussai les épaules, bien indisposée à répondre à sa curiosité, tout en toisant le brun qui ne semblait pas vouloir un instant refuser de calmer sa fureur. Ce n'était pas non plus comme si j'en avais fait mon cloporte de service ! 

‹‹ Puta, t'as choisi le mauvais client. Va t'en trouver d'autres et sors-moi ce démon de là. ››


- Ça suffit !

Un sifflement qui s'échappa d'entre mes lèvres alors qu'au fond de mon esprit, l'autre Perséphone se mit à remuer, inquiète. 
Je n'avais même pas besoin de quitter l'homme des yeux alors que mon pouvoir s'enveloppait autour de son cœur, rampant autour de lui lentement, insidieusement comme une dizaine de serpents, compressant cette pompe sans laquelle il n'était rien, rendant plus difficile sa respiration, l'étouffant de l'intérieur. Bien sûr tout ça n'était qu'une illusion et la seule partie sur laquelle j'agissais vraiment était son esprit et non son corps, mais l'effet recherché était le même. 

- Tu m'insultes encore une fois et je briserais ton corps, un organe après l'autre, un os après l'autre, une cellule après l'autre s'il le faut, encore et encore jusqu'à ce que tu sois plus docile et inoffensif qu'un chiot.

Mon air jovial m'avait quitté. Le sadisme amusé avait fait place à la colère sombre qui m'habitait. Ce mélange de tant de frustrations et d'impuissance que je cumulais depuis des années et qui ressortait aux pires moments pour réaliser les pires choses. 

- Ce processus est irréversible et si tu veux discuter du fait que ce soit juste ou non : eh bien non, ce n'est pas juste. Et oui c'est bête que ce soit tombé sur toi, mais c'est comme ça alors tu vas être une brave bête, sécher tes larmes de princesse, digérer tes reproches qui ne s'adressent qu'au vent et profiter de la force que je t'ai donnée. 

Mon influence magique avait un peu réduit. Je ne voulais tout de même pas le tuer. Pas encore tout du moins. D'autant plus que j'avais beau avoir une bonne endurance à force d'utiliser mes pouvoirs sur certains de mes patients, j'avais une journée de travail derrière moi et peu d'heures de sommeil au compteur. Je ne pourrais assurément pas tenir ainsi toute la nuit. 

- Ou bien peut être préfères tu rester la pauvre créature plaintive et rageuse que tu es ? 

Dans ses yeux cette même haine que j'avais déjà vu tellement de fois dans mes propres yeux. Dans ceux d'autres aussi, à Darkness Fall, ici, dans les yeux de Seraphina avant qu'elle mette fin à ma vie... 

- Et si tu comptes passer le restant de ta vie à poursuivre ta vendetta contre moi en recherche d'une satisfaction que tu n'atteindra de toute façon jamais vraiment, tant pis pour toi.

Avec cette étrange impression de me parler à moi même l'espace d'un instant...


_________________


Craziness is a Cure.
©️ by Sun  


Spoiler:
 

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3677-persephone-o-a-l http://www.mercy-in-darkness.org/t3754-persephone-o-ce-qui-est-mort-ne-saurait-mourir

Contenu sponsorisé








MessageSujet: Re: It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí   

Revenir en haut Aller en bas
 

It was real bad. It was Hell. ϟ Pers&Javí

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» real nan cho
» THE REAL PROBLEM WITH HAITI
» Welcome in Hell... [Ali & Ysi ]
» 05. What the hell are you waiting for.
» Welcome Hell

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-