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 Oblivion |Braden|

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RUNNING TO STAND STILL

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les petits papiers
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MessageSujet: Oblivion |Braden|   Dim 25 Juin - 0:39


Oblivion
We have captured time, so time made us all hostages without mercy, seemingly generous fooling ourselves, selfishly venomous time tells. ••• La porte se claqua derrière elle. Tout avait foiré. Elle avait tout foiré. Pourquoi la situation s'était-elle aussi violemment retournée, aussi rapidement ? Désormais, elle avait une mafia supplémentaire sur le dos, mafia qui était au courant pour son boulot de shadowhunter. Ce qui était passablement dangereux et agaçant puisque cette mission n'en était pas une. Ambre avait pris la décision d'infiltrer la Niflheim personnellement, sans en référer à personne. Un manquement au règlement, oui, qu'elle assumait pourtant pleinement. C'était étrange quand on n'y pensait, elle qui mettait toujours un point d'honneur à faire respecter l'ordre et la loi, mais côtoyait quand même l'illégalité. Après tout, elle restait une tueuse, maîtresse des ombres et de la mort. Et elle n'y voyait rien de mal, elle qui traquait pourtant les autres tueurs à gages pullulant dans les ruelles de la Nouvelle-Orléans. Un paradoxe humain, voilà ce qu'elle était, voguant d'une opinion à l'autre, oubliant la définition-même de moral. En avait-elle seulement une ? Ceux l'entourant vous diront que non. Elle était impitoyable, capable de descendre n'importe qui, enfants inclus, sur un simple ordre.... Elle n'était pas aimée, et cela lui allait très bien. Moins elle devait avoir d'interactions sociales, mieux elle se portait.

Le corps se laissa tomber dans le lit, les yeux s'accrochèrent sur son plafond si blanc. Son erreur, finalement, n'était due qu'à un malheureux concours de circonstances. La seule personne capable de la reconnaître, qui s'était pointée au Little un soir où elle dansait. Dante. Bordel, pourquoi avait-il fallu qu'il soit en lien avec Isak ? Les probabilités étaient tellement faibles, inférieures à un pour cent, si bien qu'elle les avait tout bonnement ignorées. Peut-être parce qu'elle ne voulait pas croire qu'il était ce genre de personnes. Oh, elle connaissait bien son opposition au Gouvernement, et pourtant, il échappait à toutes les poursuites que les miliciens engageaient contre lui. Elle intervenait l'italienne, elle coupait court aux gardes à vue, trouvait un suspect idéal pour prendre la place de l'homme, allant par la même occasion contre ses propres principes. Enfin, si un jour cela s'ébruitait... Sa réputation déjà peu fameuse en prendrait un sacré coup. Et surtout, elle risquait d'être rétrogradée. Le Gouvernement pouvait-il se le permettre en fait ? C'était une question qui méritait d'être posée, sachant qu'Ambre était de ceux qui avaient un casier irréprochable, tout en étant le profil-type que les recruteurs recherchaient. Il y avait donc une possibilité qu'elle s'en sorte sans souci, mais joeurait-elle avec le feu ?

Ce fut sur cet intermède que la sonnerie de son portable retentit. Une mission imprévue ? Ce ne serait pas la première fois qu'on la contactait alors qu'elle avait fini son service. La voix au bout du fil était étrangement calme, lui annonçant qu'elle devait se présenter à neuf heures tapantes au bureau de son supérieur. Avant même que la moindre question ne puisse passer ses lèvres, l'autre avait raccroché, la laissant baigner dans ses pensées et ses incertitudes. Evidemment, elle s'interrogeait désormais sur pourquoi on la contactait à cette heure-là. Un rapport avec cette fameuse infiltration personnelle, dont elle s'était fait débusquer quelques jours auparavant ? Non, il y avait bien peu de probabilités que quelqu'un soit au courant. Ou alors un milicien était présent sur les lieux et avait fait un rapport. Une possibilité qu'Ambre ne voulait pas trop retenir, puisque cela impliquait qu'elle avait été démasquée face à des possibles collègues. Et si l'un d'entre eux l'avait vu... Il lui serait bien plus compliqué de se défendre. Parole de milicien contre la sienne... Le virage sera serré.

Le regard se porta à l'horloge. Elle avait encore le temps de dormir quelques heures, après avoir pris une douche. Ce qu'elle fit sans y penser, se déconnectant de la réalité, se plongeant dans l'amas de chiffres et de données qui composait son esprit.

L'uniforme noir de jaïs lui allait toujours à merveille. Elle le portait sur la peau, sur les traits de son visage ce je-m'en-foutisme, cet orgueil si typique des shadowhunters. Après tout, elle se pensait supérieure à cette plèbe qui rampait, qui préférait aller contre ce Gouvernement qui pourtant faisait tout pour elle. Elle traversa la ville, passa de l'est dans lequel elle vivait, à l'ouest, quartier de l'opulence. La jeune fille connaissait la ville sur le bout des doigts, se déplaçant sans même s'attarder sur le décor. L'heure approchait, et la ponctualité avait toujours fait partie de ses meilleures qualités.

A ses chers collègues peacekeepers, elle n'adressa pas un seul signe en passant devant eux. Ils n'étaient rien à ses yeux, à part de la chair à canon dont elle pouvait disposer en cas de mission. Un état d'esprit qui lui valait une certaine haine de leur part d'ailleurs. Haine qu'elle trouvait très déplacée, évidemment. Les marches furent grimpées quatre par quatre, et le dédale de couloirs franchi. Elle se stoppa net devant la porte et, sans montrer la moindre hésitation, porta deux coups secs sur le rectangle. Neuf heures tapantes. Elle attendit qu'on l'autorise à entrer, pénétra dans le bureau, se retrouvant face à Braden. Un de ses supérieurs, si ce n'était son supérieur direct. Elle se tenait droite, le regard vide enfoncé dans celui de l'homme. Sa voix brisa le silence :

« Vous avez demandé à me voir ? »

Autant rentrer directement dans le vif du sujet et ne pas perdre de temps, non ?


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She has been through hell, so believe me when I say, fear her when she looks into a fire and smiles.

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MessageSujet: Re: Oblivion |Braden|   Dim 25 Juin - 4:49


Oblivion
We have captured time, so time made us all hostages without mercy, seemingly generous fooling ourselves, selfishly venomous time tells. ••• Braden est de ces gens qui sont toujours levés avant l'aube, il ne supporte pas la fainéantise et rester dans son lit inutilement n'avait pour lui aucun intérêt. Il avait toujours été travailleur, il s'était toujours démené pour que tout autour de lui soit parfait. Il avait un sens des responsabilités tout a fait irréprochable, trop peut être. Il devait gagner sa vie, il devait s'assurer que son domicile soit parfaitement nettoyé, il devait s'assurer que la ville elle-même ne soit pas remplie d'êtres néfastes.

Il avait un routine très précise : le réveil sonnait tous les jours à 4h30 du matin, même quand il était de repos, il se levait immédiatement, il prenait soin de sa toilette, il surveillait l’évolution de sa barbe, il se préparait un café et un petit déjeuner simple avant de sortir bien trop en avance de chez lui. L'irlandais était toujours le premier arrivé et le dernier parti, chien loyal et assidu à ses maîtres, à son gouvernement. Il ne s'accordait de temps libre que pour passer du temps avec son petit frère, il n'oubliait jamais de prendre de ses nouvelles, de s'assurer que tout allait bien de son coté. La situation actuelle de celui-ci l’inquiétait, Theo en général l’inquiétait. Il pouvait sentir que son frère lui cachait quelque chose, on n’élève pas un enfant devenu homme pendant tant d'années sans pouvoir le connaître sur le bout des doigts. Il ne l'avouerait sans doute jamais à voix haute mais l’aîné était vexé de la distance que son frère leur imposait ces derniers temps, il était jaloux de l'attention qu'il portait à son nouvel ami Ivan. Braden avait toujours été partageur mais seulement avec sa famille, jamais avec les autres.

Il appréciait l’atmosphère presque surréaliste de la ville déserte, elle lui rappelait vaguement de vieux films d'horreur ou fantastique qu'il avait pu voir autrefois. Cette ambiance calme mais presque lugubre par son immobilité, par son silence. Il aimait sa solitude, Braden, il aimait qu'on le laisse en paix et ses marches matinales jusqu'au QG des Shadowhunters pouvaient lui offrir tout ca. L'immeuble n'était jamais vide, les équipes tournaient régulièrement comme les aiguilles d'une horloge bien huilée. Il était responsable avec d'autres de la régularité, de la précision et de l'organisation de ce système et son perfectionnisme presque handicapant ne pouvait lui permettre un seul écart. Il hoche la tête poliment à chaque personne qui le salut, n'ouvrant pas la bouche, n'essayant pas de faire la conversation. Ses Shadowhunters le connaissent assez pour ne pas se vexer, les peacekeepers le craignent trop pour se plaindre.  Il connaît le moindre couloir, la moindre porte, le moindre tournant de ce labyrinthe, il sait où aller, comment et combien de temps son chemin va lui prendre. Il n'a pas le temps ou plutôt pas l'envie de s’arrêter et ne le fait que quand il referme la porte de son bureau derrière lui.

Tout est parfaitement organisé comme tous les aspects de sa vie, il ne supporte pas le désordre s'il ne l'a pas organisé lui même. On pourrait le qualifier de maniaque et on aurait sans doute raison mais l'idée se dissiperait vite en le voyant sur le champ de bataille. Il n'avait pas peur de se salir, jamais peur d'être violent. Sa routine reprend : son manteau sur son siège, son planning du jour ouvert, son pichet d'eau fraîche calé sur un coin de la table. Il s'installe négligemment dans son siège et commence à organiser sa journée et celle de ses hommes. Ses propres supérieurs lui reprochent souvent de ne pas savoir déléguer, lui reprochent d'être aussi souvent sur le terrain, lui reprochent de se montrer si obstiné mais les résultats de son équipe et lui même lui permettent de passer outre. Ils peuvent voir tous leurs succès, il peut cacher sous le tapis leurs défaites. Il déteste rester assis à ne rien faire, adulte hyperactif qui ne sait pas tenir en place trop longtemps. Il fait face, il ne montre rien mais on peut toujours deviner son agacement dans son incapacité à rester pleinement immobile.

Il jette un coup d’œil à sa montre quand il entend des coups résonner sur sa porte, il aime la ponctualité et la personne derrière la porte doit bien l'avoir compris pour arriver si précisément. Il la fait entrer d'une voix bourrue dont il ne s'est pas servie depuis son réveil. « Vous avez demandé à me voir ? » Il l'observe silencieusement quelques instants malgré sa remarque, il l'observe sans doute suffisamment pour la mettre un peu mal à l'aise, si elle en est même capable. Il prend toujours le temps de peser ses mots, on pourrait le croire stupide avec son attitude bourru, son apparence négligé et sa façon de perdre son sang froid constamment. Il est plus intelligent qu'il n'y paraît même s'il n'aura jamais sa place dans la haute société. D'un geste de la main il indique un siège face à lui « Assis toi ». Du tutoiement au manque de bonjour ou de s'il te plait, il n'a pas la classe des grands de ce monde ou de l'ancien monde. Il va droit au but, il n'a pas le temps de faire semblant, pas le temps de jouer un rôle. Il a des limites cependant, s'il se fiche qu'on l'aborde avec des formules de politesse et des mentions inutiles, il exige le respect qu'il lui est dû. Il a travaillé dur toute sa vie pour en arriver à ce point et s'il se permet de tutoyer ses subordonnés, le contraire n'est pas accepté, les familiarités ne le sont pas non plus. Il se fiche de savoir ce qu'ils font dans leurs temps libre si le tout reste légal. Il ne se préoccupe pas de leurs histoires de cœur ou de leurs rivalités tant que le tout n'entre pas en conflit avec leur travail. Il ne quitte pas la recrue du regard même quand il ouvre la bouche pour la réprimander.

« Oui. J'ai été informé de choses tout à fait troublantes à ton sujet, Ambre. Tu as quelque chose à m'avouer peut être ? » Il la toise depuis son siège, il refuse de donner les raisons évidentes de sa venue. Il espère qu'elle avouera d'elle même, il espère qu'elle sera honnête avec lui. Il aime laisser les choses dans le vague pourtant, il veut savoir si elle a d'autres choses à cacher que ce qu'il sait déjà. Il lui laisse le champ libre, pour l'instant.


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