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 (mikkeï) Lost and found, knocking heads, laying low

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rirat bien qui rirat le dernier

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↳ Opinion Politique : l'argent n'a pas d'allégeance, l'argent n'a pas de provenance ; il n'y a que l'argent qu'il reçoit, ceux qu'il tue et ceux qui veulent le tuer
↳ Niveau de Compétences : Nv. 1 - 2 en occultation des sens, guérison et en manipulation des ombres - Max en exhibitionnisme
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↳ Citation : « Difficile de trouver quoi que ce soit d'ordonné dans la mort. »
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MessageSujet: (mikkeï) Lost and found, knocking heads, laying low   Dim 2 Juil - 20:13

Lost and found, knocking heads, laying low

Andreï & Mikkel

« Allez, je plaisante pas. File-moi un nom, fais pas chier. » Et pour ne pas plaisanter, je suis loin, très loin, d’être en train de me pisser dessus de rire. Mon arme est pointée sur la tempe de ma cible, et pourtant : elle hésite encore. Je lève les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’elle attend au juste ? « Tes potes vont pas venir, hein, ils font dodo dans la rue. Toi en revanche… » Ma main gauche se saisit de son col, le plaque contre le mur dans un choc sourd, sans qu’un instant, je ne cesse de réchauffer son front du canon d’un flingue qui a récemment servi. Le bégaiement que le gus m’offre en retour ne m’apprend rien – déjà il faudrait que je le décrypte et je ne suis pas du tout d’humeur à être patient et intelligent – mais en plus, il me donne une envie subite et particulièrement intense de le baffer. Pourtant, ma question n’est pas du genre compliquée aux dernières nouvelles : je lui demande juste un, et un seul, petit nom. Le nom d’un de ses potes, le nom d’un de ses supérieurs ; je veux juste un nom. Ca fait des mois, bien trop de mois même, que je me terre chez Anya, que je me suis cassé – contre mon gré – de chez Roman et malgré toutes mes ressources, aucun moyen de remonter la piste vers ceux qui veulent ma tête, et encore moins vers ceux qui veulent plus que ma tête. Pourtant, je ne sais même plus comment, j’en suis venu à la conclusion que c’est le seul moyen de refoutre un jour les pieds chez mon fils, de cesser d’être une persona non grata chez mon propre sang. Leur ramener la tête de ceux qui ont osé vouloir s’en prendre à eux au lieu de s’en prendre directement à moi. J’ai une quantité monumentale de mecs et de meufs qui veulent ma peau, ma tête, mes bijoux de famille et tout ce qui peut s’arracher de mon corps comme preuve de ma mort, et je n’en ai rien à faire. En revanche, que ces mecs et meufs s’en prennent à Roman, Mikkel, Colin ou Lizzie, là… ça, ça ne passe pas du tout. Mon point s’abat sur la pommette du trouduc qui persiste à fermer sa tronche. Une fois. Deux fois. La troisième fois, ma main plaque sa joue contre le mur et j’en profite pour puiser en lui sans la moindre hésitation, sentir sous ma peau ses veines qui se flétrissent. En l’espace de quelques secondes, un nouveau cadavre vient s’ajouter à la liste de ceux que j’aurais laissé derrière moi aujourd’hui. Histoire de garder un quota respectable pour un assassin sans maître, un animal sans laisse. Je donne un coup de pied dans le corps, je le déleste des trois trucs qu’il pouvait avoir sur lui, troque même ma veste contre la sienne – en bien meilleur état, ce serait quand même con que ça se perde, et me faufile hors de la ruelle, en lançant mon ombre en éclaireur.

Une dizaine de minutes, je gratte mes phalanges pour en ôter le sang et je me laisse tomber sous mon pont, en étalant devant moi mes trouvailles de la journée. La violence a quitté mes yeux et mes gestes, je redeviens avec aisance, et un certain soulagement, l’Andreï qui essaye de se reconstruire sans famille, sans ami, celui qui vient crécher sous son pont lorsqu’il sent qu’Anya n’a qu’une envie : l’égorger une bonne fois pour toute. Il est mignon, mon pont. Déjà, il y a quelques rats qui pullulent et qui me tiennent compagnie. Ensuite, je l’aménage à ma convenance depuis quelques semaines, lorsque je sens que non seulement, Anya a envie d’être tranquille chez elle, mais qu’en plus, elle n’a pas envie de me voir. Enfin, j’y suis donc il est forcément mignon, non ? Il est mignon mon pont, et assis en tailleur, je me demande à quoi je ressemble. A pas grand-chose, j’imagine. Un peu de sang, beaucoup de crasse, une barbe plus ou moins entretenue… Je me demande parfois où j’en suis. Rectification : je me demande souvent où j’en suis. Roman m’a chassé de chez lui ? Ok. Georg est à nouveau dans la partie, déterminé à me mettre la main dessus ? Ok. Anya m’a affirmé qu’elle m’aimait alors que tout ce que je ressens pour elle est une amitié vieille d’une éternité et malmenée, détruite, piétinée par ses choix et un quiproquo ? Ok. Mikkel, Colin, Lizzie sont de toute évidence ce que j’ai de plus précieux, en dehors de mon fils ? Ok. J’ai beau mettre des mots sur tout ça… il n’y a pas un de ces points que j’aie réellement assimilé, en fin de compte. Et même maintenant, même alors que tout s’est calmé, dans un sens, depuis trop de semaine, même maintenant… j’oscille entre des phases d’acceptation, lorsque je suis sous mon pont, des phases de colère franche et violente, lorsque je pars en chasse d’information, et des phases de contrôle et d’hypocrisie lorsque je me tiens devant une tierce personne. Comme rarement ; je suis un gus sociable, mais j’ai coupé les ponts lorsque je me suis réfugié dessous.

Mes doigts épluchent avec savoir faire les portefeuilles, mettent de côté ce qui peut me resservir, des emballages vides de nourriture à une photo de famille, balance dans la nature le reste. Un biscuit fini même dans un coin pour mes amis rongeurs. Et… je finis mon exposition par la seule chose qui ait vraiment de l’intérêt dans tout ce foutoir. Un biper. Pas le mien, naturellement, vu que je n’en ai pas vraiment – au risque d’étonner tout le monde, en tant que tueur à gages, me balader avec un machin électronique lié à la milice n’est pas vraiment dans mes priorités – mais celui d’un gus que j’ai éliminé. L’avantage, avec ce genre de machin, et le code que j’ai réussi à extirper après quelques côtes brisées et ongles arrachés, c’est qu’au moins, j’ai un atout dans ma manche si jamais j’ai besoin de faire débarquer la milice histoire de me sortir d’un mauvais pas. Je le balance dans un carton collé contre une des parois de ma planque, où se trouvent déjà d’autres gadgets que je mets de côté pour trouver comment les trafiquer par la suite. On verra quand je trouverai un mec capable de faire ça. En attendant, j’ai un regard pour le ciel qui n’a visiblement aucune envie de se voiler de sitôt et le soleil qui a encore fort à faire avant de se barrer, et je me cale sur les cartons et autres palettes de bois qui me servent de literie. Histoire de piquer un somme. C’est toujours plus sûr, à mes yeux, de dormir de jouer et de bouger la nuit. C’est toujours plus sûr, non seulement parce qu’en général, les prédateurs chassent de nuit – coucou c’est moi – mais aussi… aussi parce que c’est mon rythme. Et que j’ai envie de pioncer, merde.

Je me cale, un bras plié sous ma tête pour me servir d’oreiller. Ferme les yeux. Les rouvre immédiatement en entendant des pas venir dans ma direction. Le rat n’est plus là pour me véhiculer l’odeur de l’intrus, je me redresse, une main sur un poignard prêt à être lancé. Avant de distinguer plus nettement la silhouette du fillot. Bordel, ça fait combien de temps que je ne l’ai pas vu ? Un soupir, un sourire, je suis sur mes pattes, une main tenant toujours l’arme blanche, l’autre appuyée, coude replié, contre le mur. « Mikkel ! Tu viens faire le tour du propriétaire ? Désolé, j’ai totalement oublié de faire une crémaillère. » Depuis des semaines, j’oscille entre trois phases. Et face à une personne qui me connait, je me suis glissé sans réfléchir dans l’hypocrisie du sourire, du bavardage et du hey, what’s up ?, tout va bien pour moi. Aucune idée de si c’est une bonne idée. « Qu’est-ce que tu fous là ? » Coucou Mikkel, ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu. Comment vas-tu ? Tu m'as manqué.

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MessageSujet: Re: (mikkeï) Lost and found, knocking heads, laying low   Mar 5 Sep - 11:26


« And I don't think that that's a selfish want, I really don't.»

Andreï & Mikkel
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Le vieux métro couvert de tags grinçait sur ses rails en traversant la ville cahin-caha. J'avais du bol d'avoir trouvé une place assise. Une grosse mégère face à moi et un espèce de vieux beauf poilu à ma gauche, je me perdais dans la lecture du journal pour passer le temps. Pourtant, il n'y avait rien de bien réjouissant à y lire, vu l'ambiance morose de l'actualité. Le front plissé, je parcourais rapidement les articles qui évoquaient les travaux de reconstruction de la prison, suite aux derniers attentats de la Résistance. On ne parlait pas d'évasions, on insistait surtout sur les nouvelles mesures de sécurité qui seraient mises en place et sur l'efficacité avec laquelle le gouvernement gérait la situation. Le visage blasé, je tournais les pages d'un air morne. Qu'est ce que j'en avais à foutre de ces pauvres taulards inconnus ? Bah rien. L'inutilité des actes des résistants m'agaçait prodigieusement. Pourtant, je continuais à lire, écrasé entre mes deux voisins, mes yeux voltigeant d'une ligne à l'autre. Dans d'autres articles, on narrait l'épopée des gars qui étaient partis en mission en dehors de la ville et qui en étaient revenus avec pas mal de ressources. On en parlait beaucoup dans le journal, de toutes ces denrées vitales que les courageux héros avaient ramené en ville, au péril de leur vie. N'empêche que le problème était toujours là : on crevait de faim. Et c'était pas le pire. Sans médicaments, le moindre rhume devenait dangereux. Lizzie était malade depuis trop longtemps, Roman s'épuisait à la soigner, il ne parvenait pas à venir totalement à bout de l'infection et ça finissait par le fatiguer énormément, comme si son énergie était aspirée...

Soudain, le métro freina brusquement. La bonne femme d'en face fut précipitée vers l'avant et, dans un cri d'effroi, me tomba littéralement dans les bras. Dans un grand bruit de déchirure et de papier froissé, mon journal n'y survécu pas.

« Outch. Y'a pas de mal, j'suis toujours vivant. Hum. Elle pourrait au moins s'excuser, la grosse.»
Merde, j'ai pensé ça tout haut ?
« N'en profitez pas pour me tripoter, espèce de pervers ! »
« Haha ! Mais genre ! Ah oui... non mais grave, j'adore les femmes c'pour ça. Ça m'a échappé. Désolé. »
Tais-toi Mikkel et souris-lui.

RIP mon journal. De toute manière, Lazlo m'avait expliqué que tous les journaux de la ville étaient soumis à la censure et que seuls les articles qui renvoyaient une image forte du gouvernement étaient tolérés. Il en savait un bout, Lazlo, sur la façon dont le monde tournait et du coup, grâce à lui, j'apprenais des tas de trucs. Et entre autres que les journaux n'étaient destinés qu'à endormir la méfiance du peuple par du bourrage de crâne, tout ce que je lisais n'était qu'un ramassis de conneries. Tout sauf la rubrique sur l'astrologie bien évidemment. De ce fait, ce fut la seule page que je décidai de sauver avant de quitter le wagon.

Sagittaire : il n'y a pas de raison de s'inquiéter aujourd'hui, l'élan vous accompagne, et votre envie de croquer la vie à pleine dent est bien réelle.

Lorsque j'émergeai hors du métro, retrouvant le ciel d'azur, j'avais retrouvé ma sérénité coutumière. Il faisait beau, pas de risque qu'un orage me tombe dessus. Je n'avais plus qu'à marcher pour rejoindre les berges du Mississipi et les longer jusqu'au vieux pont que j’apercevais déjà au loin. Il faisait encore sacrément chaud à cette heure et l'humidité de l'air me collait à la peau. Mes bottes s'enfoncèrent un peu dans la gadoue alors que je quittai le sentier pour descendre plus bas et observer le fleuve. L'endroit était bien calme, je n'entendais rien d'autre que le bruit de l'eau. Pourtant, si mes sources étaient fiables, c'était bel et bien sous ce vieux pont que créchait mon filou de grand-père. Des potes m'avaient dit qu'on l'avait vu zoner dans les parages et mon instinct me soufflait qu'il lui arrivait sûrement de dormir là, comme un vieux SDF abandonné. Le moment était venu de vérifier de mes propres yeux si la chose était véridique mais j’espérais quand même ne pas être venu pour rien.

Sagittaire : Argent. L'influence de Saturne dans votre Ciel représentera pour vous un véritable défi. En effet, vous devrez redoublez d'efficacité et même d'ingéniosité pour surmonter les difficultés et réussir à bien gérer vos finances. Néanmoins, évitez de solliciter des prêts importants.

Est-ce que papy pourrait filer un peu de blé à son pauvre petit fillot fauché ? J'avais encore pas mal de dettes à régler avec les mafieux mais je ne me tracassais pas vraiment pour ça. Si Andreï acceptait de me donner un coup de main pour me débarrasser des emmerdeurs, tout irait bien, non ? Et peut-être qu'on pourrait se faire du fric en se dégotant de nouveaux contrats. Moi le cerveau, lui les muscles, notre équipe avait toujours très bien fonctionné. Et ça rapportait plus d'argent que de bosser.

Sagittaire : Travail. Vous devriez vous montrer plus appliqué et plus méthodique dans votre travail, sinon aucune amélioration ne pourra être envisagée.

De toute façon, je ne voyais pas trop quelle amélioration je pouvais espérer au niveau de mon job de merde. J'étais toujours simple brancardier mais avec le nombre de morts qu'il fallait ramasser tous les jours dans les rues, je risquais pas le chômage, c'était déjà ça.

Sagittaire : Amour. Célibataire, vous vous sentez prêt à vous investir dans une grande histoire d'amour. Mais, détail non négligeable, vous êtes aussi très exigeant. Difficile dans ces conditions de trouver un partenaire à la hauteur de vos rêves et qui se plierait à tous vos caprices. Un peu de réalisme, s'il vous plaît !

Parfois, l'horoscope disait quand même n'importe quoi.

Je tapai mes bottes boueuses contre le petit trottoir de béton et plissai les yeux. Il me semblait apercevoir une ombre, dissimulée sur un tas de vieux cartons. Quand elle se redressa, je me rapprochai doucement, prêt à foutre le camp en cas de danger. On ne savait jamais... Une créature barbue au poil hirsute me faisait face, nonchalamment appuyée contre le mur, un rictus imprimé sur sa face. Je tressaillis quand il m'appela par mon prénom avant de secouer la tête. « Une crémaillère ? Euh, ouais ça aurait pu être... sympa ? » Dans une moue perplexe, je m'avançai jusqu'à me poser enfin face à lui et examiner sa dégaine de clodo. Je me sentais tendu, sans doute à cause de ce sourire crispé que je m'efforçai d'afficher, en réponse au sien. « Bordel, pendant un moment, j'ai cru que t'étais un zombie, tu m'as foutu la frousse... Mais c'est bien toi, mon vieux papy.» A ces mots, je me détendis pour de bon, soulagé de le voir en un seul morceau devant moi, même si plusieurs couches de crasse le recouvraient. « Qu'est ce que je fous là ? Ben, j'passais par là et j'me suis dit tiens, j'ai encore jamais visité de pont. Enfin, de dessous de pont. Donc... c'était un peu l'occasion, tu vois. Hum. » Je lançai un regard circulaire autour de nous pour apercevoir les traces qui prouvaient que mon grand père dormait bel et bien ici depuis un bon moment. Un peu effaré par l'aspect sinistre de l'endroit, mes yeux se posèrent sur le couteau qu'il tenait à la main. « T'as cru toi aussi que j'étais un zombie ? J'ai un peu maigri avec ce foutu rationnement, mais quand même. » Si j'essayais de garder un ton léger comme à mon habitude, le ton de ma voix était un peu trop faible pour être crédible. J'avais faim. J'avais tout le temps faim.

Dans un geste chaleureux, je posai ma main contre son épaule, retrouvant aussitôt le russe pour m'adresser à lui, comme je le faisais presque toujours. « C'est bon, tu peux lâcher ton arme, camarade, détend toi un peu. J'suis content d'avoir eu du flair pour te dénicher dans ton coin de paradis. J'me doute que tu te plais ici, j'avoue que le coin est... charmant. Mais c'est fini les vacances, il est temps de revenir là, tu crois pas ? Y'a des tas de trucs qui se sont passé depuis que tu t'es tiré de l'appart, tu sais.» J'ignorais la raison exacte qui avait poussé Roman à foutre Andreï dehors. Même s'ils se disputaient souvent, ça n'avait jamais été aussi loin et je ne savais pas dans quel état d'esprit était mon grand père à présent. On aurait dit qu'il m'évitait ces derniers temps. Est-ce que je me faisais des idées ? Ou bien... est-ce qu'il avait décidé de faire cavalier seul désormais ? « Et j'te parle pas des vendredi raviolis. »

Sagittaire : Famille/foyer. Vous aurez un optimisme du tonnerre. Cela exercera notamment une influence bénéfique sur votre petit monde. Vous ranimerez le moral défaillant de certains de vos proches.


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The Jackal comes, blood lust on his lips. He craves the dead, our lives in his grips. He's after our hearts, he'll chew and swallow. Blood pours from his mouth, our lives will soon follow. Death comes to those who wait, He feels this. Eyes wide. We try to run from our past, but the truth we cannot hide.


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MessageSujet: Re: (mikkeï) Lost and found, knocking heads, laying low   Jeu 14 Sep - 23:26

Lost and found, knocking heads, laying low

Andreï & Mikkel

Un intrus. Le rat, son fantôme, celui que je maintiens en vie par la force de ma volonté - ou de ma folie mais dans mon cas, ça revient sacrément au même - m’avertit qu’un intrus approche. Je l’entends venir, je le vois venir. Je le reconnais. Instantanément. Tout comme je suis capable de reconnaître Roman au milieu d’une foule, je le reconnais, Mikkel. On est semblable, on se ressemble, on a une infinité de points communs malgré tout le reste, malgré tout le reste de nos différences. Je reconnais mon sang, je reconnais ma descendance, je reconnais mon héritage avec fierté et agacement. Je le reconnais, Mikkel, malgré mon poing serré autour de mon poignard, dans un réflexe de défense tatoué sur mon âme par le temps. Qu’est-ce qu’il vient foutre par ici ? Je n’ai pas envie d’y réfléchir. Prendre des nouvelles, m’engueuler, prendre l’air loin de son père, me réclamer du fric, me proposer un contrat, j’ai l’impression qu’il y a un peu trop de possibilités, toutes plus valables les unes que les autres. Mais je suis incapable de me décider pour l’une d’entre elle. Nonchalant, je m’adosse au mur, seigneur des lieux, un sourire factice aux lèvres, je me glisse dans la peau de l’Andreï que rien ne déride, surtout pas dans ce cas de figure. Un peu plus tôt je frappais et je tuais, maintenant, j'accueille mon petit-fils avec un grand-sourire et une légèreté à mettre sur le compte de ma folie. Depuis combien de temps est-ce qu’on ne s’est pas vu ? J’ai perdu le compte des jours et des nuits, j’ai perdu la notion du temps : je n’en sais foutrement rien. Tout ce que je sais, c’est qu’à le voir, je me rends compte de ma propre crasse, de mon apparence hirsute, de la différence entre lui et moi, et dans cette différence, de ce sang, toujours ce sang, qui coule dans nos veines à tous les deux. Etrange concept que la paternité, étrange concept d’être à l’origine d’une lignée, étrange concept que d’être lié à des gus, même lorsqu’on ne les voit pas, qu’on ne les voit plus, même lorsqu’on ne veut plus d’eux ou qu’ils ne veulent plus de nous.

« Une crémaillère ? Euh, ouais ça aurait pu être... sympa ? » Il avance, je me décolle et lui présente d’un mouvement de bras mon si-joli-pont. Sa perplexité, le regard qu’il pose sur moi me renvoie ma propre image. Celle d’un clodo. d’un mec sans rien. D’un assassin sans fric, et d’un andreï, tout simplement, qui s’est toujours contenté de peu voire de rien. Son sourire crispé est tendu, son attitude n’a rien, strictement rien, de celle qu’il pouvait avoir face à moi avant que tout dérape. « Bordel, pendant un moment, j'ai cru que t'étais un zombie, tu m'as foutu la frousse... Mais c'est bien toi, mon vieux papy.» J’ai un sourire à mon tour, et un éclat de rire forcé. « Et ouais ! On ne l’enterre pas si facilement que ça, le vieux ! » Pas facilement que ça voire pas du tout, d’ailleurs. Je note ses muscles qui se détendent, mes doigts desserrent leur prise sur le poignard, j’ai l’impression que lentement, très lentement, se dégèle un mur de glace posé entre nous deux. De tous les Ievseï en vie – et il y en a tout de même un paquet, mine de rien – c’est de Mikkel dont je suis le plus proche, c’est celui que je comprends le mieux, c’est celui qui me ressemble le plus. C’est presque, d’ailleurs, celui qui risque le plus. Peut-être aussi celui qui m’a le plus manqué. Qu’est-ce qu’il fout là ? Ma question ne fait pas justice à mes pensées. Mais… « Qu'est-ce que je fous là ? Ben, j'passais par là et j'me suis dit tiens, j'ai encore jamais visité de pont. Enfin, de dessous de pont. Donc... c'était un peu l'occasion, tu vois. Hum. » Je lève les yeux au ciel, fais tourner ma lame entre mes doigts en le laissant observer mon environnement. « Du coup, tu commences tes visites par du haut de gamme, hein. » Je ne peux pas m’empêcher de faire un commentaire, presque mal à l’aise, presque sur la défensive. Ça ne me gêne honnêtement pas de vivre sous un pont, j’ai un passif de rat, j’ai une vie de rat derrière moi, j’ai une enfance de rat : mon foyer a finalement très longtemps été l’endroit où je posais mon derche pour une durée indéterminée. Et guère plus. Alors ouais, j’ai pas particulièrement honte de crécher dehors. Mais je me surprends à avoir honte du regard qu’il pose sur mes cartes, sur la couverture rapiécée, sur la crasse et les déchets et sur tout le reste. Mon couteau virevolte entre mes doigts, son regard revient dessus, le mouvement s’interrompt le temps d’une respiration avant de repartir. « T'as cru toi aussi que j'étais un zombie ? J'ai un peu maigri avec ce foutu rationnement, mais quand même. » J’hausse les épaules. « J’suis toujours méfiant quand j’vois des têtes de con, t’sais. » Je lui fais un clin d’œil, qu’il ne le prenne pas mal. C’est la manière qu’à son grand-père, son trop jeune grand-père, de répondre quand il n’a pas envie de répondre, de transmettre son affection lorsqu’il ne sait pas comment s’y prendre autrement.

Et, et puis merde. J’ai pas fait des études de socio ou de psycho, moi. Encore moins toutes ces matières pour enfumer le clampin et réinventer le monde. Je sais pas parler correctement, je sais pas faire de grandes phrases, je sais pas faire de discours, je sais juste maladroitement utiliser les trois mots de mon vocabulaire pour dire ce que j’veux. Et retenir ce qu’on me dit. Rationnement. Je ne suis pas touché, mais je vois que ça l’creuse. Ça creuse son visage, ça creuse ses fossettes, ça creuse le fossé qui nous sépare, lui et moi. Et ça me fait mal de me rendre compte, une fois encore, que je ne peux pas lui transmettre mon énergie, juste la lui voler. Y’a toujours la possibilité de le balancer au milieu de zombies et de voir ce qui en ressort, mais je doute pouvoir me réconcilier avec Roman, je doute pouvoir maintenir un lien avec ceux de mon sang. Je doute qu’ils acceptent et qu’ils comprennent. J’hausse les épaules, sa main se pose sur moi, je lui offre un sourire.

Un sourire qui s’élargit devant le russe. « C'est bon, tu peux lâcher ton arme, camarade, détend toi un peu. J'suis content d'avoir eu du flair pour te dénicher dans ton coin de paradis. J'me doute que tu te plais ici, j'avoue que le coin est... charmant. Mais c'est fini les vacances, il est temps de revenir là, tu crois pas ? » Mon sourire s’est accentué, mon sourire s’est affirmé, mon sourire a disparu. Brutalement. Les vacances sont finies, j’ai l’impression d’entendre la voix de Georg. Les vacances sont finies, reviens tuer pour ton pays, abandonne ta maison, ton fils, ta femme, reviens et redeviens mon objet, mon outil, mon jouet. Mon visage se ferme. Mes épaules effectuent un mouvement pour se dégager. Pour me reculer, pour effectuer quelques pas, jeter mon couteau en direction d’un carton dans lequel il se plante. *tchoc* « Y'a des tas de trucs qui se sont passé depuis que tu t'es tiré de l'appart, tu sais. Et j'te parle pas des vendredi raviolis. »[/i] Je me tourne dans sa direction. Pour le fixer. Silencieux dans un premier temps. Songeur. Tentant d’esquisser un sourire pour répondre aux raviolis – putain que j’aimerais en rebouffer un jour, tiens, avec masse d’emmental gratiné et…

Je soupire. Me penche pour fouiller dans un carton, dégotter un paquet de fruits secs et une bouteille de jus de fruits – je fais dans le sain, et ouais – et les lui balancer l’un après l’autre pour être sûr qu’il attrape. « Tiens, bouffe. Assieds-toi, fais comme chez toi. » Je désigne une couverture pliée sur une palette, me laisse tomber en face, sur… bah sur le sol. Ramène mes jambes contre ma poitrine. Fixe mon fillot dans les yeux. « Il s’est passé des tas d’trucs de mon côté aussi. Raconte. » Je ne sais pas par où commencer, alors je n’essaye même pas d’organiser mes questions. Je les lui pose, sans aucune organisation, juste en suivant mon instinct, en suivant mes pensées et leur bordel monstre. « Comment ça va, toi ? Là-bas ? Eux… » Eux. Les autres Ievseï. « Ton père veut plus me voir, j’ai décidé d’arrêter les frais et de mettre les voiles. Mais j’ai d’la bouffe pour vous, tu prendras dans l’tas si tu veux. Sans dire à Roman que c’est de moi, hein. » Je fronce les sourcils. Qu’est ce que je raconte déjà ? « J’compte pas r’venir tant que Roman l’aura pas voulu. J’ai sacrément foutu la merde dans vos vies, et ça risque clairement pas d’s’arrêter. » Parler de Georg, parler d’Anya ? Ne pas parler d’Anya. Ne pas parler de Georg. « Mais je peux toujours t’aider. » Je délie mes jambes, me penche en arrière, m’adosse au mur, prends mes aises. « J’t’avais promis d’apprendre à d’battre. Ca peut toujours se faire. Et si t’as des contrats et besoin d’fric, ça peut se faire aussi. »

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MessageSujet: Re: (mikkeï) Lost and found, knocking heads, laying low   Ven 13 Oct - 21:12


« And I don't think that that's a selfish want, I really don't.»

Andreï & Mikkel
featuring

Il était coriace mon vieil ancêtre, ce rat increvable, ce dur à cuire au sourire cynique. Avec lui, tout semblait toujours aller comme sur des roulettes, il ne se tracassait de rien, encore moins des convenances et, pour moi, ça avait toujours eu quelque chose de rassurant. Si la crasse dans laquelle il croupissait ne le dérangeait pas, alors c'était bonnard. M'enfin, après avoir touché son épaule, je m'essuyais quand même la main sur mes fringues, avec un d’égout ostensiblement moqueur. Deux générations nous séparaient et pourtant, il ressemblait à un mec de mon âge. En fait, il aurait pu facilement passer pour mon frangin, une réplique de moi-même en blond. Ce miracle de jeunesse rendait sans doute notre relation si spéciale encore plus particulière. Une relation de fraternité mêlée de camaraderie barbare. C'est qu'il ne s'embarrassait pas de délicatesse, mon dur à cuire de grand-père. La plupart des gens profitaient de leur papy gâteau ou gâteux mais moi j'avais droit à Andreï-la-brute et son humour si légendaire. Tête de con hein. « Hé ouais, on m'a toujours dit que j'te ressemblais trop ! » Et sans doute que je lui ressemblais aussi dans mon sans-gêne et cette désinvolture qui me collait à la peau. Si sa rudesse ne me choquait que peu, je ne me gênais pas pour lui renvoyer l’ascenseur. Mais ça ne m'empêchait pas d'être toujours un petit-fils très chaleureux et mon sourire était sincère. « Mais ouais, moi aussi j'suis heureux de te revoir, mon papy préféré.» Quoiqu'il en dise, je savais qu'il l'était.

Retrouver le russe avec lui me faisait un bien fou. Les autres Ievseï ne l'utilisaient pas spontanément, il fallait toujours que j'insiste et, la plupart du temps, j'étais obligé de me parler à moi-même pour utiliser notre si belle langue. Si mon grand père semblait ravi dans un premier temps, son sourire disparut assez vite, à croire que j'avais mis le doigt sur le sujet qui fâche. Le retour au bercail lui paraissait si impossible que ça ? A le voir tirer la gueule, j'esquissai une légère moue tout en le regardant balancer son couteau avec une précision diabolique. J’espérais qu'il ne pensait à personne en visant ce vieux carton et que son geste ne traduisait pas un trop plein de rancune envers Roman. Ou même envers la famille Ievseï dans son entièreté. Son silence ne présageait rien de bon et j'enfonçai mes mains dans mes poches songeusement en l'observant fouiner dans son tas de crasses. J'eus juste le temps de redresser mes pognes pour attraper ce qu'il me balançait, mes yeux brillants de surprise et de plaisir. De la bouffe putain ! « T'as une âme de papy gâteau quand même ! J'l'ai toujours dit. » En plus, il me proposait une place de choix dans son luxueux salon, comme un grand-père attentionné, digne de ce nom. J'y posai mes fesses avec grâce, sans me faire répéter l'invitation, j'étais partout chez moi de toute façon. J'ouvris aussitôt le paquet de fruits secs pour y plonger la main et m'enfourner une bonne poignée que je mastiquais consciencieusement.

Installé devant moi, Andy me fixait d'un air trop grave et je hochai la tête, la bouche pleine. « J'irais mieux si t'avais un bon gros steak à me donner, m'enfin ça va. »  Ouvrant la bouteille, j'éclusais une lampée de jus trop tiède. Évidemment, Andreï n'avait pas de frigidaire sous son pont, dommage. « A part les emmerdes avec la mafia, comme d'hab... surtout ceux de la Niflheim. J'sais pas trop ce qu'ils me veulent en ce moment.» Je grimaçais. J'avais appris qu'Isak me cherchait et j’espérais qu'il n'était pas au courant de ma complicité dans les meurtres de ses hommes, au Bones. Je repris encore quelques fruits secs que je grignotais songeusement en répondant aux questions d'Andy. « A la maison, c'est pas la joie, Lizzie est malade et on a rien à béqueter. Roman la soigne mais il s'épuise et le manque de nourriture n'aide pas. » Je soupirai, fronçant les sourcils en le regardant plus sérieusement. « T'as plus parlé à Roman depuis votre dispute ? Écoute, j'sais pas ce qui s'est passé entre vous mais c'est pas la première fois que vous vous frittez. C'était... si grave que ça ? » Dans un haussement d'épaules je manipulai la bouteille de jus entre mes mains, avant de me résoudre à boire une autre gorgée. Le jus de fruit chaud, c'était vraiment dégueulasse mais... « P'tain, ce serait cool si t'avais de la bouffe pour nous. C'est pas comme si t'en avais besoin toi en plus, hein ? » Plissant les yeux dans un sourire insolent, je l'observais en réfléchissant à ses paroles. Je pouvais bien-sûr cacher à Roman l'origine de ces victuailles inespérées mais c'était quand même sacrément con. Est-ce que ça n'aiderait pas à ce qu'ils se réconcilient, justement, si Andreï montrait de la bonne volonté ? Pourtant, je renonçai à insister, je ne savais que trop à quel point ils pouvaient être obstinés, l'un comme l'autre. Il fallait peut-être laisser passer un peu de temps. Je mis quelques instants avant d'aborder la suite, me mordillant les lèvres. « Et puis, je l'ai pas encore dit à Roman mais j'ai retrouvé sa femme. Ma... ma belle-mère. Tu l'as pas connue, elle avait disparu quand t'es venu habiter avec nous. Mais voilà, elle est vivante et... c'est encore une histoire compliquée des Ievseï quoi. »

Autour de nous, tout était tranquille, on n'entendait que le clapotis des eaux du fleuve qui coulait auprès de nous. Pendant que je réfléchissais, le bruit de l'eau fut la seul chose qui meubla le silence. Je me souvenais bien de cette conversation qu'on avait eue, quelques temps plus tôt. Andreï m'avait bel et bien promis de m'apprendre à me battre et à utiliser des armes pour me défendre. Et pour défendre aussi notre famille. Je n'avais jamais été trop enclin à me bagarrer, du moins pas froidement. Pourtant, mon grand-père avait fini par me convaincre au vu du danger de notre situation. Les ennemis ne manquaient pas. Je me frottais la bouche avant de hocher la tête. « J'ai peut-être un contrat pour toi, ouais. Au Bones, ils se font harceler par les gars de la Niflheim et je sais qu'ils ont besoin d'aide, donc faut voir. Et sinon... j'ai toujours besoin de fric mais surtout de médicaments. Il en faut pour Lizzie, elle a besoin d'antibiotiques cette môme. »Je regardais Andreï, comme s'il allait me donner toutes les réponses à mes problèmes. Il m'avait dit qu'il s'était passé des tas de choses dans sa vie, à lui aussi. Je l'interrogeais du regard. « T'en es où toi ? Enfin ouais, t'es sous un pont mais genre... à part ça, ça va ? » Genre, à part le fait que tu sois devenu un clochard hirsute et crasseux, chassé par sa famille et esseulé. Hum. Tu peux mieux faire, Mikkel...


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The Jackal comes, blood lust on his lips. He craves the dead, our lives in his grips. He's after our hearts, he'll chew and swallow. Blood pours from his mouth, our lives will soon follow. Death comes to those who wait, He feels this. Eyes wide. We try to run from our past, but the truth we cannot hide.


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(mikkeï) Lost and found, knocking heads, laying low

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