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 You're not going anywhere | Lisbeth

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: You're not going anywhere | Lisbeth   Lun 3 Juil - 9:44

You're not going anywhere
Lisbeth&Dakota
Perché sur la branche d’un arbre Dakota soupire. Sa jambe balance dans le vide tandis qu’il regarde le soleil se lever. Ces derniers temps il ne tient pas en place. Les ressources de la Communauté qui s’amenuisent le préoccupent. Et puis il y a toutes ces histoires. Maria qui reprend les reines. Lui il s’en fiche, il préfère rester loin des ennuis, il se plie aux règles tant qu’on ne l’embête pas trop, tant qu’on ne le prive pas de sa liberté. Il soupire encore lorsque le premier rayon de l’astre solaire pénètre sa rétine. Il est temps de rentrer, il ne peut pas rester trop loin des siens, il le sait. Mollement le médecin de fortune descend de son perchoir pour rejoindre sa jument qui broute un peu plus loin. Elle ne se doute pas de tout ce qui se trame entre les humains et elle a bien de la chance. Dakota tapote l’encolure de l’animal avant de se mettre en selle, le jour est là, il faut qu’il rentre.

A peine une dizaine de minutes plus tard, Dakota pénètre dans le camp. Quelques âmes s’activent déjà, le jeune homme en salut certaines. Il finit par mettre pied à terre pour aller mettre sa jument à l’abri. Une fois chose faite, le médecin commence sa ronde. Déjà il faut vérifier le stock de médicaments, histoire d’être sûr de pouvoir travailler. Ensuite le médecin ira faire sa ronde habituelle. Il commencera par les moins bavards, ceux qui ne le retiennent pas pendant des heures pour leur raconter combien c’était mieux avant. Les vieilles rengaines qu’il connait par cœur. Si tout se passe bien il pourra partir en expédition. Sauf si on le réclame. Secrètement il espère que personne n’ira se tordre la cheville, se planter un bout de bois dans la chair ou faire une mauvaise chute. Manches relevées, pas décidé, le jeune homme se dirige vers la réserve, évite une ancêtre un peu trop bavarde et se stoppe en passant devant l’une des caravanes. C’est celle de Lisbeth. Dakota hésite un instant. Normalement avec elle cela devrait être rapide. Mais il n’est jamais sûr de rien avec une femme comme celle-ci. Il n’aurait jamais pensé connaître une tête de mule pareille, comme quoi tout peut arriver. Il lève les yeux au ciel puis fait demi-tour pour finalement arriver devant la porte de la dite caravane. Il frappe à cette dernière puis attend un instant. Au bout de quelques secondes silencieuses le médecin s’impatiente et ronchonne.

« Lisbeth ? C’est Dakota. Inutile de fai… » alors qu’il parle Dakota s’arrête et fronce les sourcils.

Le médecin vient de tourner la tête et aperçoit une tête blonde s’éloigner. Une blonde qui se fait la malle alors qu’elle aurait dû rester couchée. « Ca m’aurait étonné. » râle-t-il en soupirant. Dakota trottine derrière le nouveau bras droit de Maria, un nouveau titre qui ne changera pas le fait que Lisbeth doit rester couchée et éviter au maximum tout effort. Mais ça, il aurait pu lui dire dans tous les dialectes du monde qu’elle n’en aurait fait qu’à sa tête. Dakota commence à connaître le personnage. Il la rattrape et lui entrave la route. « Dis-moi Lisbeth où tu vas comme ça ? Tu fais tout pour finir handicapée c’est ça ? Vas-y, surtout faut pas se gêner. » dit-il en se décalant comme pour la laisser poursuivre sa route. Néanmoins le regard inquisiteur que lui lance le médecin ne fait aucun doute. Il ne la laissera passer pour rien au monde. Finalement le jeune homme se dit qu’il a bien fait de suivre son instinct. Dieu seul sait où il aurait retrouvé Lisbeth s’il ne s’était pas arrêté à sa porte. Le médecin croise les bras tandis qu’un air taquin se peint sur son visage. Lisbeth est têtue certes, mais lui l’est aussi. Surtout lorsqu’il s’agit de ses patients, surtout lorsqu’il s’agit de la femme qui l’a tiré des bras de la mort en personne. Le médecin lui est redevable depuis et il n’a pas vraiment envie qu’elle finisse handicapée, question de principe et de logique. Sauf pour la principale intéressée qui semble vouloir tout sauf entendre raison. Où aurait été le plaisir sinon ?



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MessageSujet: Re: You're not going anywhere | Lisbeth   Jeu 27 Juil - 11:36




Douce inconscience qui l’enveloppe de part en part. Sommeil supposé réparateur auquel on l’a contrainte. Auquel elle s’est finalement pliée, bien incapable de se tenir sur ses deux jambes plus longtemps. Sorcière blessée, c’est dans ses cauchemars qu’elle revit le moment qui aurait pu lui coûter la vie, une fois de plus. Des songes plus vrais que natures qui perturbent ses nerfs et son esprit dérangé. Derrière ses paupières closes, les images défilent et la replongent tout droit dans cette tempête de douleur et d’incompréhension. Membre de la communauté à part entière, partie en raid sur les ordres de dirigeants complètement inconscients du danger, des risques qu’ils font prendre à leur peuple. Un peuple qu’ils sont pourtant censés protéger et sauver. Elle s’est insurgée contre la décision, Lisbeth. La première à formuler le mécontentement de tellement d’autres qui pensent comme elle. Un acte jugé par beaucoup, encouragé par d’autres mais qui n’aura pas réussi à faire changer d’avis les Belmonte. Tout un groupe alors forcé de partir en mission presque suicidaire dans un endroit qui ne leur réserve que la mort. L’allemande ne comprend toujours pas pourquoi ni comment une telle chose a été possible, hormis à cause de l’orgueil de leurs chefs. Un raid qui tourne mal, comme elle l’avait prédit. Comme elle l’avait prévu.

Elle se souvient avoir quitté le campement en colère. Le front plissé et les sourcils froncés, son teint pâle agressé par les rayons ardents du Soleil. Elle se souvient avoir atteint leur cible après de longues heures de voyage. Elle se souvient avoir entamé les fouilles dans la précipitation, puis des cris qui se sont élevés de plus en plus fort, tout autour d’elle. Elle se souvient de la douleur brutale et lancinante ressentie dans son abdomen, qui se propage dans tout son organisme. De la géhenne insupportable et du sang, beaucoup de sang sur ses mains, ses bras, le long de ses jambes. L’hémorragie de son ventre. Elle se souvient avoir chuté au sol, le corps déjà trop engourdi pour ressentir quoi que ce soit. Et puis, plus rien. Le trou noir complet qui la submerge et brouille toute sa mémoire. Tout ce qui lui revient après ça, c’est son premier réveil allongée sur un lit de fortune dans la caravane qu’on lui a allouée. Tout semble flou, à cet instant. Elle distingue plusieurs silhouettes autour d’elle, des voix indistinctes qu’elle ne parvient pas à identifier. Des ombres aux contours indiscernables. Quelques mots prononcés en toute hâte. Elle en capte certains et en occulte d’autres. La fatigue est bien trop assaillante pour qu’elle garde les yeux ouverts plus longtemps. Tout ce qu’elle comprend, sans vraiment l’assimiler, avant de replonger dans l’inconscience, est qu’elle a été nommée bras-droit de Maria.

Une donnée qu’elle ne prend en compte qu’à son réveil. Le vrai, cette fois. Seule dans l’habitacle de fortune, elle ouvre les yeux sur de nouvelles perspectives. Les muscles endoloris, elle cherche à se redresser, s’asseoir pour mieux réfléchir. Mais la blonde se retrouve bien vite coupée dans son élan par la douleur qui se rappelle à elle. Elle grimace, étouffe un cri en soufflant et se laisse retomber mollement sur le fin matelas. Sorcière bien trop amochée pour guérir comme elle en a l’habitude. Contrainte de recevoir des soins conventionnels. Elle relève d’un geste souple les vêtements qu’elle porte et découvrent les épais bandages qui entourent sa taille. Elle se mord les lèvres, agacée par son propre état. Il faut qu’elle bouge de là. Elle ne peut pas se permettre de rester alitée pendant trop longtemps. Surtout si elle est montée en grade. Une information dont elle doute encore. Il faut qu’elle s’assure que ce qu’elle a entendu est vrai. Mais ne veut pas attendre qu’on vienne la visiter pour poser les questions qu’elle a à poser. Il faut qu’elle se lève, qu’elle sorte de là. Qu’elle aille voir Maria. Quelqu’un, peu importe. Résignée, la convalescente retire le drap qui la couvre, roule sur le côté en étouffant des cris de douleur. Parvient à s’asseoir sur le bord du lit. Elle pousse sur ses bras pour se lever, y parvient au prix de gros efforts. Se trouve idiote d’en être arrivée là. Marcher est un supplice. Elle avance avec une lenteur déconcertante mais parvient à sortir de la roulote au bout de longues minutes. La direction qu’elle prend est un automatisme.

Entreprise dangereuse pour elle, bien vite entravée par la présence de Dakota qui s’impose sur son chemin. Le médecin doit être celui qui s’est occupé de ses soins. La blonde roule des yeux, agacée. Pourquoi faut-il qu’on l’empêche toujours de faire ce qu’elle veut ? Il se joue d’elle, fait mine de la laisser poursuivre pourtant, elle se sent bien incapable d’aller plus loin. « - Il faut que j’aille parler à Maria, ça ne peut pas attendre » L’aveu articulé dans une grimace tant la douleur est peu supportable. L’air taquin qu’il prend la laisse perplexe. Le même air qu’il adoptait quand les rôles étaient inversés. « - Tu vas faire quoi ? Me traîner de force jusqu’à mon lit ? J’y crois pas une seconde, tu prendrais pas le risque de rouvrir mes plaies » À son tour de lui lancer un regard joueur. Une tentative plutôt vaine aux vue de l’état dans lequel elle se trouve. Parler est douloureux. Se tenir debout l’est encore plus. Ses jambes ne vont pas tarder à flancher mais elle lutte pour ne rien lui laisser voir. « - Ça ferait de toi un médecin pitoyable, avoue-le », souffle-t-elle en prenant appui sur le premier objet qui lui tombe sous la main. Elle n’a qu’une envie, se laisser tomber au sol et s’allonger jusqu’à ce qu’elle guérisse complètement. Ce qui n’arrivera pas tant qu’elle est aussi faible. Une vérité qu’elle a bien du mal à accepter. Dakota n’est peut-être pas si mal tombé. Bien qu’elle ne le lui avouera jamais.
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