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 Balle au centre ? [Tinya]

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Balle au centre ? [Tinya]   Mer 5 Juil - 16:20


« Etre deux, ça reste toute une affaire de… compréhension »



Tinya
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Je le sais bien, ce n’est pas l’idée la plus fine que j’ai eu. Probablement l’une des pires mais que pouvais-je bien y faire ? Ou faire différemment ? Rien. Rien parce que ça m’aurait probablement rendu fou. Je l’ai senti au moment de l’annonce, cette chose en moi que j’ai enfui en moi pour cesser d’avancer à marche arrière. J’ai tellement craint qu’elle puisse ressortir et faire de moi le pantin de moi-même, même pas du gouvernement au final. Alors oui, je me suis porté volontaire. Alors oui, j’ai foncé droit vers le bureau d’inscription sans réfléchir, sans actionner la moindre pensée brillante ou sans révéler le moindre instinct de survie. Alors  oui.. C’était idiot mais je devais le faire. La simple idée de risquer d’être de nouveau forcé à me mettre en danger pour l’incompétence du pouvoir en place, m’a poussé à y aller de moi-même. Je suis bien d’accord, là tout de suite, après coup que ça n’a rien de logique mais j’aimerai cacher derrière « l’étrangeté de l’esprit humain ». Certes, j’ai mal, je suis légèrement –un peu trop- cabossé et j’ai de nouveau en mémoire des images que j’aurai aimé laissé à d’autres mais au moins, ma liberté d’agir a été conservée. Et puis, je ne suis pas mort ! C’est déjà ça, non ? C’est suffisant, non ?

Je soupire au beau milieu de l’intersection, abaisse les épaules et tourne à droite en direction de mon appartement. Celui-ci était plus sûr en cette soirée, le temps de me rafistoler et de ressembler à quelque chose d’un peu plus présentable. Jouer la carte du « c’est rien Baby, petite balade de santé » ne pouvait en aucun cas fonctionner là, tout de suite alors autant éviter de se tirer une autre balle dans le pied. Avec ma connerie je risquerai de plus pouvoir marcher et Enya n’aura probablement aucun scrupule à m’endommager davantage. Non, c’est mieux, autant éviter d’additionner les mauvais points. Arrivé dans le jardin de l’immeuble, je m’arrête, observe les marches qui mènent à l’appartement de Vaas puis au mien. Dès mois sont passés depuis ce fameux jour où ces enfoirés m’ont embarqué pour faire croire en ma mort. Dès mois sont passés mais quelque chose reste, tapi, dans l’ombre de ma cage thoracique ou de mes poumons, quelque chose qui m’affole à chaque fois, à cet endroit. Je n’en parle pas, j’occulte, j’enfonce cette ombre dans une cavité plus obscure encore et avance. Sauf cet autre soir devant la télé, Enya était présente et je ne lui ai pas adressé la parole en me levant puis sortant de chez elle. Je sais qu’elle m’en veut, qu’elle a ses raisons, des bonnes mais qu’importe. J’imagine aujourd’hui que nous sommes balle au centre. Elle et sa bombe, moi et ma balade. Si seulement la conclusion pouvait être la même. Un sourire apparait malgré moi et c’est précisément ce souvenir, ces images, ces sensations qui picorent mes doigts et ma peau, qui me permettent de traverser la distance me séparant des marches et, in fine, de mon appartement.  Je grimpe celles-ci trois par trois en grimaçant à chaque réception. Je ne me suis pas loupé à vouloir me battre avec une portière et en prenant un mur dans un assaut contre un petit groupe de zombie. Une grimace apparait légèrement effacée par ces vannes improbables lancées pour soutien, pour évacuer la frustration et la crainte. Rester soi. Rester soi jusqu’au bout. Peut-être que cette fois, j’y suis arrivé. J’ouvre la porte, allume la lumière. J’ai pas beaucoup de temps, je sais qu’Enya doit m’attendre de pieds fermes pour saluer mon visage par son poing alors une douche rapide, un coup de peigne, un peu de camouflage et un changement de vêtement devrait atténuer sa réaction. J’espère, peut-être. Et puis… et puis je relève la tête. Un sourire s’affiche sur mon visage. Raté. Mon..coeur.., tu as passé une bonne journée ? Déjà utiliser ce surnom était en soi niais et une mauvaise idée tant ça transpiré la "faute à se faire pardonner". Mais laquelle ? Hein? Laquelle ? Je n'ai ...presque...rien fait ou dit ou .... bon ok. Je suis mal. Mal. Mal. Mal.



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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Sam 15 Juil - 16:53

Je regarde l’horloge accrochée au mur, soupire. Mes doigts pianotent inlassablement sur la table. J’ai déjà fait les cent pas, quatre fois. J’ai fait un semblant de rangement. J’ai même tenté de dormir, en vain. Alors j’attends. J’attends depuis une éternité déjà, dans l’appartement de Timothée. La boule au ventre. Comme une réminiscence de cette nuit où je l’ai attendu en bas de chez lui, quand ils l’ont relâché de l’Arène. Quand j’ai su qu’il n’était pas mort, et que chaque minute qui s’écoulait était douloureuse. Ce soir, la douleur est moins présente, parce que je sais qu’il va bien. Enfin, qu’il est en vie. Mais quand même. La peur refuse de s’en aller et l’attente me semble interminable.

Et puis, enfin, la porte s’ouvre. Et Timothée est là. Je me lève d’un bond. Il est sacrément amoché. Des égratignures, probablement de beaux hématomes à en juger par sa posture. Il semble plutôt surpris de me voir, mais tente un sourire.
« Mon..coeur.., tu as passé une bonne journée ? »
Je m’approche de lui à toute allure et lui colle une belle baffe, avant d’exploser.
« A quoi tu pensais ? Partir hors des murs ? Avec les zombies et Dieu sait ce qui y rôde ? Te porter volontaire ? Et tout ça, passe encore, mais partir sans me dire un mot ? Tu sais le sang d’encre que je me suis fait ? Je t’ai cherché dans toute la ville ! Un milicien m’a dit que tu étais parti avec un groupe, tu n’aurais pas pu prendre trois minutes pour me prévenir ? Tu ne crois pas que j’ai déjà eu assez peur de te perdre comme ça, pour disparaitre sans un mot ? »
Je m’arrête, reprend mon souffle. Refoule les larmes qui menacent de noyer mes yeux et mes joues. Je ne peux pas le perdre. Pas Tim. Je ne le supporterais pas. Je pouvais difficilement comprendre son choix de se porter volontaire pour une mission dangereuse, voire suicidaire. Mais après tout, nous avions tous les deux notre lot de choix difficiles à comprendre. Ce n’était pas ça qui me mettait en colère. C’était qu’il soit parti sans me dire où. C’étaient les secrets entre nous.
« Tu t’es encore tout amoché. Y’en a marre que je doive réparer ta gueule d’ange, Timothée. », je lance avant de me jeter dans ses bras et de le serrer contre moi, ma tête sur son torse. J’inspire un grand coup, expire longuement, essaie de réguler les battements frénétiques de mon cœur. Sentir son cœur battre derrière sa cage thoracique a un effet apaisant sur moi. Je ferme les yeux une seconde, profite de la chaleur de son corps, du soulèvement léger de sa cage thoracique, de sa respiration. Bon sang ce que je l’aime. Je me détache, enfin, relève les yeux vers lui, tente un léger sourire et pose ma main sur sa joue.
« Désolée pour la baffe. Tu l’avais un peu méritée, faut dire, mais….désolée. Tu veux me raconter comment ça s’est passé ? Ou tu veux prendre une douche avant ? »
Nos premiers mois de relation n’ont pas été des plus sereins, trop de non-dits, trop de douleur passée sous silence, trop de malaise. Mais maintenant que nous étions un « vrai couple », si l’ont peut dire, bien qu’ayant son lot de complications, il fallait que je me force à ne pas tout contrôler. Timothée était compliqué, libre par essence. Et je n’étais pas sa mère. Et si je voulais que ça marche, plutôt que d’exiger, il fallait que je demande, que j’écoute et que je partage. Pas toujours évident, avouons-le. Mais je faisais de mon mieux. Nous faisions de notre mieux.

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Dim 23 Juil - 13:24

Et vu que je suis mal, pourquoi ne pas ressentir une légère piqure ? C’est surement mérité. Ca l’est, en fait. Alors je ne dis rien et ne réagis pas plus à l’attaque. Je sens, rien qu’en la regardant, qu’elle en a besoin pour évacuer. J’ai bien conscience de ne pas avoir agi de la meilleure manière qui soit, surtout vis-à-vis d’elle.  J’ai agi sans la prendre en compte, l’occultant. L’occultant elle, ce qui me lie à elle et ses sentiments. Cela fait plusieurs mois maintenant qu’on se connait, qu’on se tourne autour et puis que nous sommes ensemble mais ce soir là, le besoin de me porter volontaire a surpassé tout le reste. Pourtant ce n’est pas faute d’aimer Enya, d’aimer être et vivre avec elle. Je n’ai pas d’excuses de toute façon et en voyant son regard, je sens bien que je l’ai inquiété et blessé. Je ne suis juste pas prêt, là, tout de suite, pour affronter les reproches et l’erreur faite. C’est d’ailleurs pour ça que je suis passé ici plutôt que chez elle, loin d’imaginer qu’elle serait là, à m’attendre tel un lion en cage. Enfin… voila qu’il est trop tard, elle est là et j’ai beau m’être préparé avec toute la nonchalance dont je peux faire preuve, face à elle, face à son regard, face à cette marque qui s’estompe déjà sur ma peau… je ne suis pas prêt. J’ai fait le con, c’est marqué en grosse lettre au dessus sur sa tête. A quoi tu pensais ? Partir hors des murs ? Avec les zombies et Dieu sait ce qui y rôde ? Te porter volontaire ? Et tout ça, passe encore, mais partir sans me dire un mot ? Tu sais le sang d’encre que je me suis fait ? Je t’ai cherché dans toute la ville ! Un milicien m’a dit que tu étais parti avec un groupe, tu n’aurais pas pu prendre trois minutes pour me prévenir ? Tu ne crois pas que j’ai déjà eu assez peur de te perdre comme ça, pour disparaitre sans un mot ? Partir sans lui dire un mot. Partir. Mon visage prend une moue désolée, j’ai beau réfléchir, je ne me vois pas lui expliquer les raisons et puis ont-elles vraiment une puissance d’excuse ? Je l’ai occulté pour être sûr de pouvoir partir, pour être sûr de ne pas me laisser Convaincre, pour… J’ai peut être tout simplement pas le réflexe imputé par la vie en couple. Enya, je… Tu t’es encore tout amoché. Y’en a marre que je doive réparer ta gueule d’ange, Timothée. Je souris en une grimace, passe une main dans mes cheveux et… je n’ai pas le temps de dire ou faire quoique ce soit, les bras d’Enya m’enveloppent, sa tête retrouve sa place contre mon torse. Le contact brûle en moi en une fraction de seconde. Enya. Mon soupire apaisé accompagne mes bras qui l’enlacent à leur tour. Le simple fait de l’avoir dans mes bras, me rappellent la stupidité de mon dernier acte mais je sais dans le même instant, que je n’aurai pas pu faire autrement. Qu’importe mes sentiments pour elle, la crainte de la perdre…. Qu’importe. J’enfonce mon visage contre le sien et embrasse son épiderme. La sensation est si prenante que je pourrais susurrer simplement ce « je t’aime » qui vie entre nous sans être prononcé. Ce n’est pourtant pas le moment et, là encore, j’ai conscience que c’est une fausse excuse. J’ai toujours la sensation que je risque de perdre ce qui est bien pour moi et, clairement, Enya est ce qui rend ma vie dans ce monde bien meilleure, bien plus normal, bien plus…vivante.

Tu as raison… C’est mérité… Je m’approche, pose une main sur sa joue, la caresse. Si je te disais que c’était une autre technique de drague où il est question de nettoyer et soigner mes plaies faites en faisant des trucs un peu con …. Ça passerait mieux ? Mon sourire est pincé et attend de lire le verdict de la boutade sur son visage. Enfin, attends… ce n’est pas vraiment le cas puisque je me penche et l’embrasse, impatient de sentir l’électricité couler en moi tel un jeyser. Mes doigts glissent dans son dos et je souris de mon être. Un bref instant, j’en oublie presque ces deux derniers jours. Presque puisque mon corps est douloureux et il finit par me faire grimacer. Je crois que tu es trop dangereuse pour moi à présent… Je ris légèrement, place une mèche de ses cheveux derrière son oreille et recule à contre cœur. J’attrape le bas de mon tee-shirt et me tortille pour en sortir en grognant, une de mes épaules ayant été démises tout en allant vers la salle de bain. Secrètement, j’aimerai simplement qu’elle me suive, reste non loin. Mais que lui dire de cette journée ? de mes raisons ? que veut-elle entendre ?

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Mar 8 Aoû - 19:01

« Tu as raison… C’est mérité… »
Bien sur que c’est mérité. Il s’en serait pris une deuxième baffe s’il l’avait nié ne serait-ce qu’une seconde. Mais pouvais-je réellement lui en vouloir ? La soulagement de l’avoir de nouveau devant moi, sain et sauf à l’exception des blessures qu’il s’était récoltées, l’emportait largement sur la colère. Timothée avait fait ce qui lui semblait juste, ce qui lui semblait le mieux. Parce que c’était comme ça qu’il fonctionnait. Ne fonctionnais-je pas de la même façon ? Et la boutade de mon petit ami – parce que je me donnais le droit de l’appeler ainsi désormais- finit d’effacer toute colère. Je répondis à son baiser avec un demi-sourire. Quel charmeur. Et moi qui tombais dans le panneau si facilement.

« Je crois que tu es trop dangereuse pour moi à présent… » dit-il en grimaçant et je lui répondis par un clin d’œil amusé. J’espérais que ses blessures ne l’empêcheraient pas de se pencher pour m’embrasser. Parce que sinon, il faudrait probablement que je monte sur une boîte ou une chaise, et ça deviendrait assez problématique. Je le suivis alors qu’il entrait dans la salle de bains en enlevant son t-shirt. Mais déjà le médecin en moi avait repris le dessus. D’un coup d’œil rapide, je fis le tour de son corps et analysait les diverses blessures causées par sa petite escapade. Et il y en avait trop pour que cela me convienne.
« Bon sang, t’as décidé de faire un combat de lutte avec un taureau enragé ou quoi ? »
Je soupire. C’est quoi, cette habitude de vouloir abîmer sa gueule d’ange et son corps, chez Timothée ?
« Ton épaule est déboîtée. Ca va faire mal de la remettre. Tu as pas mal de plaies superficielles, on va juste les désinfecter au cas où. Qu’est-ce que c’est que…. »
Je m’arrête net. Sur son bras s’orne une griffure, ou quelque chose qui y ressemble. Mon sang se glace et mon cœur se met à battre la chamade. Je m’approche, saisissant doucement le bras de Timothée pour y voir plus clair. Puis lâche un soupir de soulagement, et le sang se remet à circuler dans mes veines. Pas une griffure. Plutôt une griffe causée par quelque chose de métallique.
« Excuse-moi, j’ai cru que tu t’étais fait griffer. Mais c’est bon. Ca va. Tu vas bien. On va bien. Sérieusement, Tim, un jour mon cœur ne supportera plus que tu lui fasses peur comme ça. »

Je souris doucement avant d’embrasser le bras nu de Timothée. Inspire un grand coup. Il va falloir que j’accepte le fait que je ne peux pas le protéger de tout, tout le temps. Mais la simple idée de le voir griffé par un zombie, de le voir mourir à petit feu…je ne peux pas. Je ne peux pas le perdre. Alors, méticuleusement, j’inspecte le reste de ses blessures en vérifiant qu’aucune n’est suspecte. Mais il n’y a rien que des égratignures et des hématomes. Pas de trace de morsure ou de griffure. Mon Timothée est toujours mon Timothée.
« Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ? Des vivres ? J’ai du mal à croire qu’on en soit réduits à ça…envoyer des gens risquer leur peau dehors. Je veux dire, ça devait arriver un jour, forcément, mais…Ca ne s’arrêtera donc jamais. L’angoisse permanente, les sacrifices du Gouvernement, ça ne s’arrêtera jamais. »
Ca me fout en rogne que les puissants aient encore une fois tiré des malheureux au sort pour les envoyer dehors. Ca me fout en rogne qu’aucun ministre n’ait levé son cul de son beau bureau pour aller aider. On protège les puissants et on envoie la population se démerder pour survivre. Ca ne devrait pas se passer comme ça. Le monde n’aura finalement pas tant appris que ça.
« Vous avez vu des zombies ? Ils….ils sont encore dehors ? »
L’idée même de ces créatures rôdant hors des murs fit naitre un frisson qui me parcourut l’échine sur tout le corps. L’idée qu’ils aient pu faire du mal à Timothée en provoqua un second. K’avais vu ce qu’une morsure pouvait faire à un humain. J’avais recueilli Ezra aux portes de la mort. Il s’en était sorti Dieu sait comment. Et il était…pas humain au sens premier du terme. La ville était une enclave, une bulle protégée et protectrice. Mais la fin du monde avait fait des ravages au dehors, qui subsistaient, qui survivaient de la même façon que nous survivions au-dedans.

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Mar 22 Aoû - 20:41

Je n’ai pas les mots. Je n’ai pas envie de lui mentir et pas plus de tout lui dire. Il n’est clairement pas brillant de lui décrire des scènes qui puissent l’inquiéter davantage à l’avenir. Qui sait ce qui pourrait m’arriver de nouveau que je sois volontaire ou non ? Je ne veux pas lire la peur dans ses yeux en particulier si j’en suis la cause d’une quelconque manière que ce soit. Je ne veux pas sentir de frisson sur sa peau par l’évocation de scène lugubre. Pourtant, nous vivons une histoire qui se veut sincère et ce à propos de chaque facette de nos vies, de nos accords et désaccords.  S’il advenait que je mente et qu’elle le sache, elle ne me pardonnerait pas ou difficilement. L’inverse est vrai aussi. Nous sommes tous deux trop touché par les mensonges externes pour en accumuler en interne, dans le foyer qu’on construit malgré tout. J’ai péché en me muselant mais je sais pourquoi et je crois bien lire dans ses yeux, qu’elle l’a accepté. Plus ou moins. Je soupire en observant mon reflet dans le miroir et souris en voyant celui d’Enya s’approchant. Je détecte ses yeux de médecin s’attarder sur moi et outre la douceur que je sens dans son inquiétude, j’y vois surtout un tout autre attrait qui élargie mon sourire. Des pensées lubriques investissent mon esprit mais je n’ai pas le temps d’agir en leur sens. Bon sang, t’as décidé de faire un combat de lutte avec un taureau enragé ou quoi ? J’hausse un sourcil. Tu la veux cette ferme en Papoisie ? Faut bien que je me familiarise avec les animaux…. Je me tourne vers elle avec un grand sourire, me jetant sur l’occasion de détourner ses inquiétudes et part là, détourner les questions sur le sujet que je préférais taire pour le moment. Je te rappelle que c’est pas exactement mon métier actuel… Non, c’est certain bien qu’on me demande de chasser des gens comme si c’était des animaux (certains le sont à moitié certes m’enfin). Je pose ma main sur sa nuque, la caressant de mon pouce. Mais elle n’est déjà plus avec moi, plus tout à fait. Elle inspecte, exprime son verdict puis s’inquiète, m’inquiétant au passage. Quoi ? Mon français ressortant soudainement. Excuse-moi, j’ai cru que tu t’étais fait griffer. On m’aurait pas permis de revenir… On m’aurait abattu sans remerciement pour la bouffe ramenée et ma vie sacrifiée. Juste une balle. Simple et efficace. Elle m’embrasse le bras, je souris des yeux, l’embrasse à mon tour, sur ses lèvres par contre. Attends, ça veut dire que tu n’aurais pas envie de vivre avec un zombi ? Mimant un zombi je recule puis me rapproche, souris, l’embrasse de nouveau.

Je ne sais bien qu’elle ne veut pas me faire de peine, me blesser ou activer de mauvais souvenirs. Je le sais bien mais les questions que j’aurai aimé repousser sont là, dans l’air, elles flottent pendant que je recule pour ôter le reste de mes vêtements. Je ne pense pas qu’on puisse dire qu’on a vraiment trouvé tout ce qu’on cherchait puisque je ne suis pas certain de ce que cherchait réellement le gouvernement a envoyé une bande d’anonyme à l’extérieur des murs. Certes, des vivres mais n’y avait-il pas encore un autre objectif derrière ? Encore des pions qui s’avancent sans qu’on comprenne pourquoi… ou alors je déraille. C’est probablement ça. Je ne fais tellement pas confiance en celui-ci que je commence à voir le mal de partout. Me voila nu comme un ver entrant dans la douche. J’actionne l’eau au moment où elle pose sa dernière question. Les flashs m’apparaissent alors avec rapidité. Je vois tous ces corps dépourvus d’âme, se trainant et se marchant dessus, n’exprimant qu’un son monosyllabique à en vomir, la bouche ouverte, les yeux exorbités ou absents. Je sens ma fronde exploser leurs têtes, je m’entends compter comme si c’était simplement un jeu vidéo un peu trop réaliste. Comme s’ils n’étaient rien, même pas d’anciens humains…. Des gens qui n’ont pas eu de chance. Qui ont perdu dans cette chaise musicale immense qu’est la vie depuis 2012. L’eau glisse contre moi mais n’efface rien si ce n’est les marques de ces deux derniers jours. Les flashs persistent et je secoue la tête. Avec 8 milliards d’être humains dans le monde en 2012… tu peux être sûre qu’il y a un sacré bon pourcentage de zombi sur notre bonne vieille terre… Ce n’est pas un sarcasme ni même de l’ironie mais mon ton ne sort pas de la joyeuseté que je voulais créer entre nous jusqu’alors. Je pose une main sur le carrelage frais et soupire. On a réussi à ramener des vivres mais autant qu’on l’aurait voulu… ça a été un peu plus compliqué que prévu. C’est fou comme dans le confort d’un chez soi, il devient plus difficile d’assumer l’étrange jeu que nous nous étions forgés pour avancer dans une situation complexe. Je me vois mal le lui dire. Lui expliquer. Lui raconter. Pourtant, ce serait peut être pas une si mauvaise idée que ça, un peu comme remonter à cheval une fois tombée… en parler avant que cela soit une nouvelle raison de broyer son propre esprit. Ce dernier n’est pas aussi rigide et endurci que ceux des autres habitants de cette ville… visiblement pas, pas du tout. Je tourne le regard pour me plonger dans les prunelles de celle qui partage à présent ma vie. Celle que je me refuse de décevoir alors qu’elle devrait l’être depuis un moment déjà. Mais elle est là, encore. Malgré tout. Je ne veux pas être une copie de son ex, lui brisant le cœur à la moindre occasion. J’affiche alors un sourire désolé, en particulier en lisant dans ses yeux. Je m’approche, quitte la douche et rompt la distance entre nous. Mes doigts se posent sur son bassin, glissent sous son tee-shirt sans que je ne la quitte des yeux puis grimpent jusqu’au niveau de son cœur. J’y étale ma main et finit par fermer les yeux, sentant les pulsassions de cet organe de vie. Ma tête se penche, de sorte à être front contre front malgré la grimace déclenchée par la position. J’inspire profondément et expire. Ne t’affole pas Enya, je suis là, je ne bouge pas et quand je bougerai de nouveau, je ferai tout pour revenir et sentir ce cœur contre moi…C’est une mélodie que j’aime particulièrement… Je recule, laisse mes yeux vagabonder sur elle puis décide de retirer ma main afin de retourner à la douche. La zombititude ne me va pas au teint…et puis, tu ne pourrais pas vraiment penser mes plaies purulentes… tu t’ennuierais… J’étale mon sourire. Ca ne t’irait pas non plus, tu ne serais plus toi sans ton sourire, la chaleur de ton épiderme, et la mélodie de ton cœur…. Alors pas d’inquiétude, autant de zombi et bêtes que j’ai pu croisé, aucune ne viendra ici. Aucune. C’est impossible. Impensable. Mes yeux se posent de nouveau sur elle, et instant, je crois la voir…. La voir comme tous les autres. Je déglutis difficilement et masque le trouble en passant mon visage sous l’eau, agitant ma chevelure sous mes mains. N’importe quoi…. je déraille de nouveau.[/color][/color]

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Lun 28 Aoû - 19:43

J’aime Timothée. J’adore ses blagues, j’adore la façon qu’il a de ressortir des vannes qui datent d’il y a plusieurs mois. J’adore ces mots de français que je ne comprends pas, qui me rappellent qu’il n’est pas d’ici et que malgré la quasi absence d’accent, il a un genre d’exotisme. J’adore la façon qu’il a de sentir quand j’ai peur, et la douceur avec laquelle il me rassure. Il détend l’atmosphère, sans jamais prendre les choses à la légère. Un équilibre qui me fait du bien, qui apaise mes doutes et évapore mes scénarios catastrophe.
Cependant, Timothée ne ment pas. Ou il ne ment plus. Il a arrêté de me cacher des choses pour me protéger, ou se protéger. Nos mensonges respectifs ont fini par nous exploser à la figure de manière assez violente, lorsqu’il m’a surprise à deux doigts d’aller faire péter un bâtiment dans le Business District. Et je pense que nous avons tous les deux compris que notre relation ne pouvait pas fonctionner en l’état. Qu’il fallait que l’on se fasse confiance. Qu’il fallait que l’on se parle. Même si ça fait peur, même si ça fait mal. C’est difficile, parfois, souvent, pour lui comme pour moi. Mais on y arrive. On en sort meilleurs. Plus proches. Alors Timothée n’élude pas ma question, et il la joue franche.
« Avec 8 milliards d’être humains dans le monde en 2012… tu peux être sûre qu’il y a un sacré bon pourcentage de zombi sur notre bonne vieille terre… »
Je frissonne légèrement. Evidemment. Et puis, on ne sait pas si les zombies peuvent mourir. Ou mourir à nouveau, pour être tout à fait précis. Il y a donc potentiellement des milliards de zombies dans le monde, puisqu’on ignore ce qui s’est passé en dehors de notre continent. Et une bonne partie est en dehors de ces murs. A guetter le moindre faux pas. Ce n’était pas suffisant de tuer la majeure partie de la population d’un coup. Il fallait en faire des armes naturelles. Et Timothée avait dû en affronter. Je n’osais pas imaginer ce qui se serait passé s’il y était resté. Si on était venu m’annoncer que mon petit ami s’était fait mordre et qu’on l’avait abandonné là, dehors. Je n’étais pas prête à le perdre.

Et il dut sentir mon trouble, car il sortit de la douche et s’approcha de moi. Ses mains encore mouillées vinrent toucher ma peau, m’arrachant un nouveau frisson, différent celui-là. Mon front contre le sien, la chaleur de sa main sur mon torse, je m’efforçai de respirer lentement et de calmer les assauts de mon cerveau.
« Ne t’affole pas Enya, je suis là, je ne bouge pas et quand je bougerai de nouveau, je ferai tout pour revenir et sentir ce cœur contre moi…C’est une mélodie que j’aime particulièrement… »
Je souris. Non, être un zombie ne nous irait pas bien au teint. Nous étions très bien comme nous étions. J’aimais la façon qu’il avait de le dire, comme on parlerait d’une grippe. Je me calmai, un peu. Pas tout à fait, la peur était une émotion coriace. Mais déjà Timothée retournait sous la douche et je le regardai, pensive.
« J’ai rencontré un gars. Il…fait partie d’un groupe de résistance. Il voudrait m’emmener en mission-test. Dehors. Que je fasse un peu plus que débiter mes trucs à la radio, tu vois. Enfin, ce qu’on fait toi et moi, ensemble, c’est important. Mais j’ai besoin de faire plus. D’essayer de faire plus. Et puis, il s’y connait, il me protègera, on se protègera mutuellement. »
Je me tus, quelques secondes, le temps de trouver les mots.
« C’est Lazlo, qui était avec toi dans l’Arène. Il se souvient de toi. Il…il est vraiment gentil. Je l’aime bien. »
Je ne savais pas trop comment aborder la question de l’Arène. Timothée n’en parlait pas, et je n’abordais pas le sujet non plus. J’avais trop peur que les souvenirs soient encore trop douloureux pour lui. Je ne voulais pas le brusquer. Mais on avait dit qu’on n’aurait plus de secrets. Alors je n’en aurais plus.
« Je voulais qu’on en parle. J’ai…j’ai besoin que tu me laisses y aller, Tim, tu comprends ? C’est important pour moi. S’il te plait. Et puis…comme ça après on pourra comparer nos photos de voyage hors des murs », ajoutai-je en souriant pour essayer de glisser un peu d’humour dans toutes ces révélations. Je ne voulais pas me battre avec Tim. Mais je ne pouvais pas renoncer à mon deal avec Lazlo. J’avais besoin d’essayer. De voir si j’en étais capable.

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Mer 30 Aoû - 20:07

Je déraille. Ca doit être ça ou simplement la fatigue ou cette crainte sourde, tapis dans l’ombre, qu’un jour nos remparts ne soient pas suffisants. Que le monde, même celui-ci disparaisse et nous engloutisse sans que nous ayons plus prouvé que nous sommes faits pour ce monde. Que nous sommes vaillants. Que nous sommes prêts à nous rappeler à une vie normale. Quelque part, il est vrai, nous l’avons cette vie normale. On s’est adapté. Nous nous rencontrons, nous nous aimons, nous vivons ensemble, certains font des enfants d’autres se contentent de vivre en désirant tout ressentir. Nous voulons tous d’une vie plus simple là où des années auparavant, la tête dans les livres, beaucoup espéraient vivre une folle aventure. Comme moi, plus jeune. Celle-ci, je m’en serai passé. Enfin… puis je réellement dire ça ? Où serions-nous tous les deux sans ce monde ci ? A des kilomètres l’un de l’autre. A des kilomètres de la complicité que nous avons aujourd’hui, de cette bulle qui nous a transporté et enrobé en son sein. A des kilomètres de cette peur que je lis dans ses yeux et de celle que je sens en moi à son propos. Je ne veux pas la perdre et pourtant, en songeant à un monde « normal », je l’efface. Je ne veux aps qu’elle s’efface. Je veux la paix et elle. Je veux la paix et ces rares personnes pour qui je pourrais jouer ma vie. Je veux penser l’avenir avec confiance et connaitre vraiment mon frère. C’est impossible et cette vision décharnée d’Enya me le souligne, encore. Ce n’est pas qu’une image issue d’un mauvais film mais juste d’un mélange de souvenirs, de vrais souvenirs. Juste le souvenir d’une fronde qui explose des têtes déjà vide, déjà morte. Je ne peux l’imaginer à la place de tous ces rampants, c’est impensable. Pourtant, l’image était là aussi réelle que le zombi m’ayant attrapé la jambe. Je frissonne, laisse l’eau tenter de distiller le contenu de ces derniers jours et de cette dernière image. Bordel. Je suis chez moi, enfin…chez elle, je ne devrais plus être rappelé à l’extérieur des murs. Pourtant si et le pire ? Le pire c’est que je sais pertinemment que j’y retournerai surement. Je ne peux me laisser berner une autre fois, je ne peux me permettre de laisser qui que ce soit se laisser berner. J’espère seulement qu’être volontaire ne fait pas de moi un énième pion. Je ne supporte plus ce rôle, il est pourtant gravé sur ma peau. Chaque jour, j’en débusque les traits. J’aimerai être fier mais l m’est impossible de l’être tant que mes employeurs seront ceux présents. Paradoxalement, il m’est impossible de quitter cet emploi. Je ne sais faire que ça, et je le fais bien. Je le fais, je l’espère, mieux que mon hypothétique remplaçant. Je le fais en me souvenant que cette personne sur mon écran n’est pas un de ces rampants et qu’il ne doit pas le devenir. J’ai rencontré un gars.

Mon corps a du réagir de la même manière que son ex lorsqu’il a su qu’elle pouvait fréquenter une autre personne. Ce pique de jalousie que je me connais que rarement mais tout de même. Mon souffle s’est arrêté, mon corps, crispé. Un centième de seconde mais je l’ai bien identifié, cette jalousie. Cette légère crainte stupide. On ne le se dit pas, pas encore mais je lis dans ses yeux le même reflet qui nait dans les miens lorsque nous sommes proches. Elle a des sentiments pour moi, pour ce que nous sommes, pour ce que nous construisons dans un monde merdique mais qui est le notre. Celui qui nous a amené un soir, à prendre soin l’un de l’autre. Enya par sa maitrise. Moi par mon humour décalé. Il…fait partie d’un groupe de résistance. Il voudrait m’emmener en mission-test. Dehors. Dehors ?ai-je bien entendu ? Mon cœur s’arrête et ne semble pas vouloir repartir. Mes gestes occupés à me shampouiner s’immobilisent dans l’espace et le temps. Que je fasse un peu plus que débiter mes trucs à la radio, tu vois. Enfin, ce qu’on fait toi et moi, ensemble, c’est important. Mais j’ai besoin de faire plus. D’essayer de faire plus. Et puis, il s’y connait, il me protègera, on se protègera mutuellement. Je ne suis pas bien sûr de comprendre. Je ne suis pas bien sûre de la manière dont je dois réagir. Je ne suis pas bien sûr d’avoir le droit de réagir. Mes mains s’agitent de nouveau, comme si de rien était alors que mes prunelles se fixent sur un point du carrelage, laissant mon dos comme toute participation à la conversation qu’elle vient de lancer. Plusieurs informations m’ont été donné et j’ai dû mal à statuer sur mon jugement : apprécier ou pas. Etre d’accord ou pas. Trouver ça dément ou pas. Le prendre mal ou pas. Dois-je réagir ? Dois-je lui faire sentir que je ne la laisserai pas faire ? Puis-je y faire vraiment quelque chose ? Elle m’a menti ou du moins, a légèrement occulté de me mentionner cette rencontre et la voila qui me sortait ça pile aujourd’hui. M’en parle-t-elle uniquement parce qu’elle sait que mon volontariat stupide fait que je ne peux pas trop lui en vouloir de me cacher des choses et d’agir avec un manque cruelle de conservation personnelle ? Est-ce pour ça qu’elle a accepté si facilement que je me sois volatisé pour une possible mort ? Parce qu’elle comptait faire la même chose ? Et ce type … Ce type, un résistant, un inconnu, un…. Qu’en sais-je d’ailleurs ? La dernière fois qu’elle s’est fier à quelqu’un, celui-ci était un taré… et quand on voit la confiance qu’elle m’accorde et l’intérêt qu’elle me porte…. n’ai-je pas parlé à mon imagination pendant une année entière ? Qu’importe. L’extérieur. Ce n’est pas pour elle. Ce n’est pour personne. Et encore moins pour une personne qui ne sait pas un minimum se défendre et qui pourrait se sacrifier pour la vie d’un moineau zombi. Non vraiment, je n’aime pas ça. Je déteste l’idée. Je veux lui dire non. Non, surtout pas. Jamais. Mais autant organiser un bucher et m’y foutre dedans. Autant tirer une croix sur nous. Pour sa vie, cependant, ce n’est pas grave. Je préfère la voir me détester plutôt que la voir comme…. Comme cette image décharnée… Qui sait si l’inconnu sait se battre ? Sait ce qu’il fait ? Et puis, qui me dis que ce type ferait tout pour la protéger ? Il n’est ni moi, ni Vaas ni personne tenant à Enya. C’est Lazlo, qui était avec toi dans l’Arène. Il se souvient de toi. Il…il est vraiment gentil. Je l’aime bien.

Lazlo. Lazlo. Lazlo. Et le prénom tourne autour de mon âme. Et le prénom s’approprie mon ouïe puis mon odorat et le reste de mes sens. Je suis immédiatement transporté dans un lieu que j’aurai préféré laissé de côté. Ce n’est pas pour rien que je ne me suis pas rapproché de mes comparses d’enfer. Je n’ai pris que les informations essentielles : leur santé. Rien d’autre. Ce n’est pas pour rien. C’est précisément pour ne pas ressentir ce tourbillon, cet air âpre dans mes poumons et ce fichu sable fouetter ma peau. C’est précisément pour ne pas voir les regards inquiets, terrifiés pendant que les sourires tentaient de masquer la peur. C’est précisément pour ne pas sentir le sol s’ouvrir sous mes pieds puis glisser…glisser…glisser. Glisser jusqu’à ce qu’il m’attrape. Lazlo. Je me revois aussi chez Maisy, j’entends encore ses mots tenter de m’atteindre alors que je n’étais plus vraiment avec elle, avec eux tous. Lazlo connait les deux femmes de ma vie ? Lazlo veut entrainer l’une d’elle de l’autre côté ? Vers une zone qui rappel l’horreur ravageant notre monde. Si nous n’avons pas été préservés, pourquoi faut-il que nous empêchions les autres de se préserver ? Lazlo. Pourquoi ? Je me sens l’en vouloir de cette immersion dans notre vie, dans celle d’Enya. C’est ma peur qui se noie dans la colère plutôt que l’acceptation. La crainte est néfaste mais je n’y peux rien. Je suis protecteur, plus encore aujourd’hui qu’auparavant. Plus encore pour elle, elle me l’avait déjà fait sentir dès mois plutôt alors que nous n’étions rien l’un pour l’autre. Enfin…rien…. Nous étions déjà ce bout de nous sans en avoir conscience, très loin même de cette conscience. Je veux pas le perdre, ce bout de nous et ce grand nous. Pourtant, mon poing rencontre le carrelage avec violence. Je souffle fort, tente d’échapper à ce mélange de sentiment que je ne parviens pas à taire. Puis ces images, qui m’oppressent avec une facilité déconcertante. Mon poing frappe une seconde fois, tout doucement cette fois-ci puisque je parviens à me retenir. Ma tête se pose sur le carrelage. Le trait d’humour d’Enya n’a pas aidé. Je ne veux pas comparer mes images avec les siennes. Je ne veux pas qu’elle en ait. L’eau s’écoule encore, enlève le gel douche, le shampoing et ne laisse que mon corps, propre et qui me semble pourtant tellement sale. J’aimerai être meilleur que l’image que j’offre mais j’en suis bien incapable. Ma respiration se veut plus calme, j’abaisse mes poings, relève la tête et me tourne vers Enya.

Je n’ai jamais aimé lire la peur, l’inquiétude, la colère ou le doute dans ses yeux. Je n’ai jamais aimé lui inspirer ce genre de chose pourtant, je n’ai cessé de l’inquiéter, de la faire languir, de la décevoir. Elle ne le dira jamais parce qu’il y a cette chose qui nous lie, que je chérie mais la vérité est là : je ne peux pas la laisser faire ce que je fais. C’est égoïste. Ca traduit ma peur. Mes yeux se lèvent et s’incruste lentement dans les siens, comme s’ils demandaient l’autorisation de lire ce qu’il y a à lire : ses secrets, ses impressions, ses pensées. Mes yeux s’y logent, timidement et je cherche à m’apaiser par cette intrusion. Mon cœur s’emballe toujours, je revois Lazlo. Je revois les zombis. Je revois les autres, disparus, morts. Je m’entends compter, oubliant l’humanité, prenant le jeu comme bouclier et m’amuser de ça. J’ai changé. Elle ne sait pas comment j’étais auparavant mais elle ne sait pas vraiment ce que je suis capable de faire. Je ne veux pas qu’elle soit amené à changer et à le regretter.

Je m’approche, cherche mes mots. Ils sont là, non loin. Je veux lui dire que c’est impensable. Que jamais, JAMAIS, je ne la laisserai quitter la sécurité des murs. Je veux lui dire que je ne peux rien faire pour l’aider si elle sort. Je veux lui transmettre ce dont je me souviens, je veux lui faire comprendre ce qu’il advient après une sortie, sur soi, sur les autres. Je veux l’interdire. Je veux lui faire oublier cette idée. Je veux lui proposer bien d’autres actions, moins dangereuses, tout aussi important. Je veux la protéger. Je veux hurler. Je veux montrer ma colère contre Lazlo et ma culpabilité qui reste tapis. Je sais. Je sais ce que je dois lui dire sans colère, sans risquer de la perdre ici, maintenant. Je t’aime Enya Et ça ne ressemble en rien à ce qui bouillonne en moi. Ca ne ressemble en rien à ce que je dois exprimer. Pourtant, ce sont les paroles les plus vraies que je pourrais exprimer à cet instant. Je l’aime et ce qui me fait peur lorsqu’elle me parle de s’échapper hors les murs, jouer avec sa vie. Je l’aime et je ne peux pas laisser faire sans rien dire. Je l’aime et je ne peux pas être celui qu’elle recherche, celui qui la laissera faire. Je l’aime et… et je ne lui dis rien de plus. Le reste, logé quelque part en moi, au fond de mes yeux qui ont tout voulu lui dire. Ce « je t’aime » provient d’une vérité absolue qui traduit aussi cette fierté de la savoir si forte, si engagée à l’encontre de ce gouvernement. Mais avant tout un « je t’aime » qui veut lui faire comprendre que je ne veux pas qu’elle fasse ça… Je t’aime Enya, je ne veux pas te perdre, je ne veux pas que tu te perdes. Mes lèvres se posent sur les siennes. Restes .

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Dim 10 Sep - 13:10

Et le silence tombe. Lourd comme du plomb. Lourd à m’en écraser les poumons. Alors j’attends, la boule au ventre, regrettant soudain d’en avoir parlé. Cela faisait un moment que je le cachais, refusant de parler de Lazlo à Timothée. Redoutant sa réaction, redoutant qu’il se referme, que l’on retourne à la case départ. J’avais tellement attendu, je m’étais tellement battue pour le sortir de là. Pour nous sortir de ce cercle sans fin dans lequel nous étions tombé, ensemble mais pas en couple. Tellement proches et en même temps distants à en crever. Mais il était trop tard, j’avais parlé. Le nom était sorti, mes projets aussi. Le reste ne dépendant plus franchement de moi. J’avais joué la carte de l’honnêteté. Au risque de briser quelque chose.
Le poing s’écrase contre le carrelage de la douche. Une fois, fort. Je sursaute, mon sang se glace. Timothée ne me regarde pas, frappe une deuxième fois, moins fort, pose sa tête sur le mur. Mon être me hurle de courir, de partir d’ici. Pourtant je reste là, terrifiée. Terrifiée de ce qu’il va se passer ensuite. J’ai cassé quelque chose. J’ai peut-être tout cassé, en fait. Et la culpabilité m’envahit, comme une vague douloureuse, de celles qui vous prennent en un fouet et vous rejettent trois mètres sur la rive, hors de souffle, hors de votre corps. Le silence retombe, et les yeux de Timothée se posent à nouveau sur moi. Je le regarde, incapable de détacher mon regard de lui. Je ne l’ai jamais vu en colère comme ça. C’est de ma faute. Je l’ai mis en colère, je l’ai rendu comme ça. La boule dans mon ventre remonte dans ma gorge, et je lutte pour garder les larmes. Qu’il ne me voie pas pleurer. Pour ne pas ajouter des pleurs à la colère. Il s’approche de moi et, malgré moi, j’ai un geste de recul. Parce qu’en cet instant, là, dans sa colère et dans son silence, il me renvoie inévitablement à mes souvenirs de Noah. Il était comme ça aussi, quand quelque chose ne lui plaisait pas, quand je lui disait quelque chose qui le blessait. Il se mettait en colère, parfois faisait valser des verres ou ce qui lui tombait sous la main. Jamais il n’avait levé la main sur moi. Mais les mots de Noah étaient tout aussi douloureux que s’il m’avait frappé. Il avait réussi à me briser le cœur chaque fois. Et malgré moi, comme conditionnée, j’attendais que Timothée me brise le cœur en mille morceaux avec des mots, lui aussi.

Mais les seuls mots qui sortent de sa bouche ne me brisent pas le cœur. Ils font naitre une décharge électrique qui me parcourt le corps entier, paralyse les moindres cellules, font exploser mon cœur et mon âme. Le baiser qui vient ensuite n’a pas la même saveur. Il est plus fort, plus…je ne saurais pas dire quoi. Il est juste différent. Tout semble différent. Le monde semble différent. Et quand nos lèvres se séparent, mes yeux replongent dans ceux de Timothée. Je suis incapable de parler. Incapable de lui répondre, de lui dire en retour. Incapable de dire autre chose. Le silence retombe et je suis perdue. Il ne veut pas que j’y aille. Ca se voit, ça se sent. Je ne suis pas idiote. Et là, à cet instant, si proche de lui, j’aurais presque envie de lui donner raison, d’aller voir Lazlo et de tout annuler. De rester avec lui. Tout ce qu’il voudra. Mais je ne peux pas. Je sais que j’en suis incapable.

« Je t’aime. »
Un sourire sur mes lèvres, timide, mais sincère. Parce que c’est ce que je ressens, depuis longtemps, alors pourquoi ne pas le dire ? Puis je baisse les yeux. Vient la partie difficile.
« Je ne voulais pas te….te blesser. Mais on avait dit qu’on arrêtait les secrets donc voilà. Et je me doute que tu n’approuves pas beaucoup, mais je dois y aller. Avec ou sans ton approbation. »
Je relève les yeux, déterminée. Sourit.
« Toi et moi, on est maladroits, et têtus, et probablement un peu idiots et masochistes. Et de la même façon que je ne pourrai pas t’empêcher de partir faire des raids et des escapades nocturnes, ne me demande pas de rester sagement chez moi. S’il te plait. Parce que je ne le ferai pas. »
Parce que ce n’est pas notre nature. Ni la sienne, ni la mienne. Parce qu’on a besoin d’agir pour ce en quoi on croit. Parce que ce besoin s’est fait encore plus fort depuis l’Arène. Et si j’en suis consciente, il en est sûrement conscient aussi.
« Je crois qu’il va falloir qu’on accepte que l’autre mette sa vie en danger. Tu crois…tu crois que ça pourrait marcher ? »

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Mar 19 Sep - 0:17

Restes. S’il te plait… Restes. Ce baiser n’a rien d’anodin, il transpose ce que nous sommes l’un pour l’autre depuis plusieurs mois maintenant. Ce que nous sommes et ce que nous aimerions être, ensemble. Il veut de l’espoir. Il veut conforter notre histoire et en écrire une bien plus longue. Il ne veut pas de transformation en « autre chose ». Il ne veut pas de risque. Il ne veut pas de mort. Il ne veut que deux vies qui s’accrochent à l’autre avec force et passion. Il veut de la simplicité au milieu de la fougue. Pas la mort. Pas la crainte. Il veut la paix. Mais rien ne semble possible à cet instant, ce baiser…Ces mots n’auraient pas dû arriver en cet instant car malgré la magie que je ressens, une part de moi s’obscurcie. Je la connais. Je connais déjà la réponse à ma demande. Je la connais car je n’aurai pas pu accéder à ma propre requête si la situation était inversée. La différence étant ici que je ne suis pas aussi concilient qu’Enya. L’idée qu’elle puisse se mettre en danger ne m’est pas envisageable, qu’elle le soit volontairement, encore moins. Pourtant je sais que cela est la suite logique pour la femme que j’aime, agir plus. Ce n’est pas pour rien qu’elle s’est retrouvée dans un bâtiment avec de la dynamite dans son sac à dos… elle voulait agir mais j’espérai… je ne sais pas… qu’elle comprenne que certaines missions n’étaient pas faites pour elle. Pour nous. Je t’aime J’avais beau le savoir, l’effet que ces mots procurent ont toujours eu force surpuissante lorsque la réciproque est vraie. Et un instant, l’obscurité est balayée par une douce sensation. Un instant de flottement qui ne s’explique pas, qui se ressent… juste. Malheureusement, ceci est de courte durée. Je ne voulais pas te….te blesser. Mais on avait dit qu’on arrêtait les secrets donc voilà. Et je me doute que tu n’approuves pas beaucoup, mais je dois y aller. Avec ou sans ton approbation. Aïe. Aïe parce que ces mots sont vérité. Aïe parce que je ne parviens pas à l’accepter. En moi, je sens toute la volonté de contredire ses dires, de l’empêcher de parler comme ferait un enfant face à une remarque qu’il ne voudrait pas entendre. Je pourrais presque m’y voir, les mains contre mes oreilles, balançant ma tête tout en répétant à tu-tête « nananana je n’entends pas ». Mais en plus d’être puéril et stupide, ça n’arrange rien. La rendra peut être folle et pas d’amour malheureusement. Mes vagues idées de parvenir à changer la situation en une situation beaucoup plus agréable semble bien éloignée de moi. Est-ce de ma faute ? Je ne sais pas. Ce serait tellement plus simple si elle pouvait aimer sa rébellion de radio, juste ça… ce qui était déjà pas mal, non ?

Toi et moi, on est maladroits, et têtus, et probablement un peu idiots et masochistes. Et de la même façon que je ne pourrai pas t’empêcher de partir faire des raids et des escapades nocturnes, ne me demande pas de rester sagement chez moi. S’il te plait. Parce que je ne le ferai pas. Ou pas. Ou…pas du tout. Ca ne suffit pas. Rien n’est suffisant, visiblement. Je nous aime idiots et maladroits, c’est ce qui nous a suivi depuis cette première seconde à l’hôpital jusqu’à ce « je t’aime » tombé au pire moment. Je ne nous aime pas morts et décharnés. Certainement pas. Et encore moins elle, elle Enya, la femme que j’aime. Bastien soufflerait un « l’hôpital qui se fout de la charité » dans une toux faussement difficile et il aurait sans doute raison mais suis-je capable d’agir à l’encontre de ma conviction profonde que ce ne soit pas une bonne idée ? Je sais bien que la peur dicte la conduite à mon cœur et celui-ci est au bord de l’explosion mais que puis je faire pour lutter contre ? Ce n’est pas que je ne lui fasse pas confiance. Ce n’est même pas que je n’ai pas confiance en Lazlo c’est autre chose…. La peur n’a rien d’anodine. Je crois qu’il va falloir qu’on accepte que l’autre mette sa vie en danger. Tu crois…tu crois que ça pourrait marcher ? La réponse se fait vive, fugace et incompréhensive. Avec un « non » et un « oui » simultané, d’une force similaire, d’un besoin vivace essentiel. Ca ne m’aide pas. Ca me déchire. Ca me déchire car je vois dans ses yeux qu’elle recherche un sourire dans les miens, une force de consentement, d’accord ou de je ne sais quoi qui ne fasse pas de cette soirée, un désastre mais une étape pour nous deux. Que ce « je t’aime » ne soit pas un gâchis mais une promesse. Je suis pourtant incapable de lui offrir ce qu’elle souhaite. Est-ce la faiblesse ? De la lâcheté ? Je n’en sais rien. Peut-être…. Je me détourne d’elle, retourne dans le salon que je traverse et ouvre une porte de laquelle je sors une boite, puis une autre et derrière, enfin, une vieille bouteille de rhum. Je l’ouvre sans difficulté et toujours nu comme un ver, j’avale une grosse rasée. Je fais tourner la bouteille sur la table sans quitter celle-ci des yeux, hypnotisés ou désireux de m’échapper de cette situation. De ce qui se bouscule en moi.

Oui, je suis peut être lâche. Plus qu’elle. C’est tout à fait possible, moi et mon siège dans cette putain de tour d’ivoire. Je m’y suis toujours refusé mais c’est peut être elle qui a trouvé la solution, la bonne voie. Peut être pas avec la bombe mais avec Lazlo… Avec l’idée de vouloir faire plus. Plus qu’une radio. Plus que la délation de ce gouvernement corrompu. J’ai peut être tort et par ce « nous » que je veux protéger, je ne fais que me placer dans le recoin d’une pièce bien solide, bien loin des vraies emmerdes. Lazlo. Pourquoi ? Pourquoi la pousser en dehors des murs ? Ne pouvait-il pas lui trouver une autre utilité ? Quel enfoiré ! Après…Après tout… putain qu’est-ce que je dis ? Son visage est une empreinte dans mes prunelles, il peut se dessiner n’importe où et j’en connais très bien la raison. Au fond de moi et pour une raison qui pourrait échapper à bien des gens, je lui fais confiance. Confiance pour ma vie. Confiance pour celle d’Enya. Je ne le connais pas et même s’il n’était pas tant apprécié par Cupy, je garderai en moi ce constat. J’ai confiance. J’ai confiance et le respect de faire parti de la résistance, de vouloir agir pour éviter que l’enfer se reproduise de quelque manière qui soit. Je le respecte tout comme je respecte le désir d’Enya de vouloir s’inspirer d’un type comme Jésus. Je respecte mais en posant mes yeux sur elle, je suis mort de trouille. Mort de trouille et en colère contre elle, contre moi. Contre elle de vouloir se mettre en danger, de me pousser à devoir accepter, d’avoir peur qu’elle finisse avec mes regrets et ce reflet trouble dans le miroir. Contre moi de ne pas être celui qu’elle voudrait que je sois, de ne pas pouvoir l’empêcher de faire cette folie ni de la protéger. Je laisse retomber la bouteille sans avoir rebut une seconde fois et foule les quelques pas qui me séparent d’elle. Face à elle, bien proche, mon corps s’arrête, mes yeux détaillent ses traits. Ce serait plus simple si tu t’énervais… mon front se pose sur le sien. Je soupire, laisse glisser mes mains sur ses épaules. …J’aurai moins l’air d’un parfait crétin égoïste à réagir ainsi… Me redressant, je pose un baiser sur son front et l’entoure de mes bras pour l’attirer contre moi. J’hume ses cheveux en inspirant, ferme les yeux en sentant ses doigts sur la peau de mon dos. Les secondes s’égrainent, peut être des minutes sans que je n’ajoute plus de mots à ce simple constat. En réalité, j’essaye de faire choisir mon cœur plus que ma raison. A moins que ce soit l’inverse…j’en sais trop rien. Je n’ai pas à faire ce choix pour toi, je le sais, crois moi… Je me détache, fais glisser mes bras pour que mes mains attrapent son visage, écarte ses cheveux. Mais je ne parviens pas à me convaincre à te laisser sortir… on est maladroit et tétu oui… on l’est ensemble, ça ne fonctionnera pas bien si tu reviens balafré par un zombi… Mon pouce droit caresse sa joue. J’ai envie de t’en empecher, de tout faire pour te maintenir ici…. Quitte à ce que tu me haïsses si seulement ça te maintenait dans cette ville… Un rictus apparait, plus triste qu’amusé. Mais je ne pense pas que cela marcherait…

Un soupire s’échappe, mes mains glissent pour quitter son contact et je recule. Je parais peut être lâche à vouloir nous conserver, te protéger. Lâche à rester faire ce même boulot en donnant de temps en temps des infos à ma femme pour sa radio sans prendre part à cette fichue résistance mais ce n’est parce que je tiens à toi, que je t’aime et que j’espérai que les murs te protégerait toujours à défaut que je puisse le faire…. Finalement, je me détourne et vais saluer la bouteille de rhum. hors les murs que ce soit…réelles ou pas… c’est indescriptible, crois moi. Tu peux sortir et ne rien voir mais si tu as le chance de vivre mes expériences… tu… tu pourrais te perdre à ton tour et ne plus vraiment te reconnaitre. Je ne veux pas que ça t’arrive à toi… alors… Je bois une nouvelle gorgée. alors rien… tss… tu vas y aller quoique je dise ou fasse. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis tombé amoureux de toi….

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Jeu 28 Sep - 16:46

« Ce serait plus simple si tu t’énervais…J’aurai moins l’air d’un parfait crétin égoïste à réagir ainsi… »
Je souris malgré moi, et me laisse glisser dans ses bras, ma tête contre sa poitrine, écoutant doucement le battement de son cœur. Et ça me rend heureuse et triste à la fois que Timothée soit aussi résigné que moi. Quoique, est-ce vraiment de la résignation ? On connait l’autre. On sait comment il est, comment il agit. Et surtout, on sait désormais qu’on ne peut pas empêcher l’autre d’agir selon sa nature. Même si ça ne nous plait pas, même si ça nous inquiète, même si ça nous terrifie. Et de toute évidence, mon plan avec Lazlo terrifie Timothée. Je peux le comprendre, après tout, moi-même j’appréhende notre expédition. Et peut-être bien que je devrais tout annuler, pour ne pas faire porter à Timothée la même inquiétude qu’il m’a fait porter. Mais ce ne serait pas moi. J’ai besoin de sortir, d’aller avec Lazlo. Il le sait bien, je le sais bien. Et lui aussi aura ses instants de folie. C’est notre vie. Inquiéter l’autre pour être soi-même. Un peu masochiste, probablement.
« Je parais peut être lâche à vouloir nous conserver, te protéger. Lâche à rester faire ce même boulot en donnant de temps en temps des infos à ma femme pour sa radio sans prendre part à cette fichue résistance mais ce n’est parce que je tiens à toi, que je t’aime et que j’espérai que les murs te protégerait toujours à défaut que je puisse le faire…. »
Je relève les yeux, le voit s’éloigner presque à contre cœur pour aller reboire une gorgée d’alcool. Comme si les murs pouvaient encore protéger qui que ce soit. Quand les gens ne mouraient pas dehors, ils mouraient ici. Tués par le Gouvernement, la pauvreté, les drogues nouvelles qui sortaient régulièrement, ou simplement trop détruits par la fin du monde pour pouvoir continuer à y vivre. Les murs étaient aussi inutiles que les propagandes du gouvernement. Je m’en étais rendue compte un peu tard, naïve comme toujours. Mais aujourd’hui il fallait bien se rendre à l’évidence. Je risquais à peine plus ma vie dehors qu’à l’intérieur de la ville. Et pourtant j’avais encore espoir, je croyais encore en le peu d’humanité qu’il restait sur cette planète. C’était aussi pour ça que j’avais besoin d’agir. Pour entretenir cet espoir. Sinon, tout ce que nous faisions, c’était attendre tranquillement de mourir dans un monde dont nous ne voulions pas. Et Timothée ne pouvait pas me protéger non plus. Pas si cela consistait à m’enfermer.

Timothée parlait pourtant en connaissance de cause, et il ne manqua pas de me le rappeler. Il avait peur que je me perde. A vrai dire, ses peurs étaient tellement adorables. Tellement honnêtes. Il s’inquiétait pour moi, et j’étais flattée au fond.
« tu vas y aller quoique je dise ou fasse. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis tombé amoureux de toi… »
Je souris bêtement et m’approchai de lui, avant de lui prendre la bouteille des mains pour en boire une gorgée avant de lui tendre à nouveau.
« Tu es l’homme le plus adorable que je connaisse, Tim. Mais oui, je vais y aller quoi que tu dises. Mais…. »
Je soupirai.
« Je ne le fais pas parce que je me fiche de toi, ou de ton avis. Je le fais parce que…parce qu’il faut que je mette du sens à tout ça. Je ne vais pas me perdre. Au contraire. Je pense que ça va m’aider à me trouver. Ou me retrouver, je ne sais pas bien. »
Je hausse les épaules.
« Je me suis toujours battue pour ce en quoi je crois. Pour mes patients, pour la vérité, pour mes proches. Mais j’ai l’impression de ne pas me battre assez. Alors…je dois bien voir jusqu’où vont mes convictions, pas vrai ? »
Je souris doucement, prend la main libre de Timothée.
« Tu pourrais m’apprendre deux trois trucs, mon aventurier ? »

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MessageSujet: Re: Balle au centre ? [Tinya]   Jeu 19 Oct - 17:23

Tomber. Tomber amoureux. On s’y attend car nous sommes tous faits pour aimer de manières plus ou moins différentes. Plus ou moins destructrices. Plus ou moins…Et pourtant ça chamboule à chaque fois. Ca peut nous transporter dans un univers coloré, dans une cage dorée, dans un monde brisé. Ca nous agrippe. Nous attache. Nous choque. Nous construit. Nous démoli. Nous éblouie. Dans tous les cas, on grimpe des monts pi on se casse la gueule pour remonter encore…encore…encore. Ici, c’est une balade escarpée plus encore avec Enya. Avec nos deux tempéraments. Nous sommes trop désireux de voir le monde changer. Nous sommes trop investis. Trop amoureux pour que nos choix individuels ne puissent pas nous blesser, nous, ce duo. Ce qu’elle me demande me brise. Je ne sais pas si elle s’en rend compte mais je vois très clairement sa détermination. J’imagine que c’est ça qui me suffit à oublier mes propres espoirs au profit des siens. Je ne peux pas lui demander d’oublier ce qu’elle est pour me rassurer. Ce serait égoïste. Ce serait injuste. Je me demande si Noah aurait su lui imposer la sécurité relative des murs sans que cela ne brise davantage leur relation…. Une interrogation stupide puisqu’au final, c’est avec moi qu’elle est, pas ce psy vicieux… c’est bien que sa technique n’était pas des plus efficaces. Amoureux. C’est bien emmerdant d’être dans cet état, impossible de se foutre totalement des conséquences d’une conversation ou d’une action lorsqu’on ne veut qu’une chose : vivre avec cette personne face à nous. Bordel. Ca fout drôlement la merde ! Et aujourd’hui, elle est plus calme que je l’aurai espéré…. Il m’est impossible de déterminer les limites vers lesquelles je peux me glisser … lui interdire ? Crier ? Secouer ? que sais-je ? C’est vraiment plus simple lorsqu’une autre partie d’elle vrille…. Cela me permet aussi de mesurer mes propres craintes, volontés et espoirs…. Tu es l’homme le plus adorable que je connaisse, Tim. Mais oui, je vais y aller quoi que tu dises. Mais…. « Adorable » Mes yeux dérivent vers le plafond. Ce n’est vraiment pas ce que j’ai envie d’être ce soir. Je m’attendais à me faire pourrir un minimum pour mon volontariat et au final, c’est moi qui me retrouve à contrôler mon envie de déverser mon désaccord total envers son nouveau petit projet. Je ne suis pas adorable. Je suis contraint. Contraint par amour à accepter la prise de danger inutile de celle que j’aime. C’est totalement stupide. Je suis stupide. Je devrais….. je devrais…. Bordel. Je ne le fais pas parce que je me fiche de toi, ou de ton avis. Je le fais parce que…parce qu’il faut que je mette du sens à tout ça. Je ne vais pas me perdre. Au contraire. Je pense que ça va m’aider à me trouver. Ou me retrouver, je ne sais pas bien. Je bois. Je suis frustré. Frustré et désolé qu’elle n’ait pas l’impression de s’être trouvée. Je suis désolée que tout ceci ne lui suffise pas et désolé de comprendre parfaitement ce qu’elle ressent mais de ne pas parvenir à passer outre ma crainte de la voir blessée. Alors je bois, encore. […]Alors…je dois bien voir jusqu’où vont mes convictions, pas vrai ? La vérité. Nos convictions. Mon esprit essaye de fuir l’attraction qui amène mon regard à se plonger dans ses yeux, inévitablement. C’est un echec tant mon être comprend ce qu’elle tente d’exprimer. Ce n’est pas pour rien que l’électricité nait de chacun de nos contacts. Ce n’est pas pour rien que la complicité a vu le jour dans une période d’obscurité en un bref instant. Ce n’est pas pour rien que nos regards se cherchent lorsque nous parcourons la même pièce. Ce n’est pas pour rien que mon cœur palpite à l’entente de son rire. Ce n’est pas pour rien que nous en sommes là, aujourd’hui, tous les deux. Nous ne fonctionnons pas de la même manière à bien des aspects mais, comme dirait nos amis de Disney…. « nous sommes un ».

Sa main attrape la mienne, ses doigts jouent avec les miens comme pour mimer une partition que nous avons déjà joué. Pourtant, c’est nouveau. C’est nouveau pour moi qui me voit obligé de comprendre pleinement ce que j’ai pu lui faire vivre dans l’arène ou pire, récemment. Mes prunelles s’agrippent à cette main que j’aime sentir contre moi puis remontent. Elles suivent le chemin qui dessine le bout de son doigt jusqu’à l’arrête de son cou, à la pointe de ses lèvres, au pétillant de ses yeux. Je m’approche dans le même temps, sens son souffle contre moi. Mes doigts quittent leurs jumeaux et se pose sur le haut de son buste, à la lisière de son cou, qu’ils caressent. Cette proximité offre tout le luxe dont mon corps et mon esprit raffolent. Un sourire nait dans mes songes, se délecte de la tension qui se tisse à mesure que mes doigts font durer les caresses. L’index dessine une boucle, glisse sur sa joue, passe sur ses tempes puis derrière son oreille. Je me penche, quitte son regard pour fermer les yeux et embrasser son cou. Une fois. Deux fois. Je ne veux pas être adorable… trois fois. Ma main gauche se déplace contre elle. Je veux continuer de t’aimer Enya… un léger soupire. et te protéger… Ma main gauche attrape sa main droite pendant que, rapidement, mon autre main remplace la poigne, faisant chavirer Enya. Je la plaque bien vite contre moi, son dos contre mon torse, ses deux mains enfermées dans ma poigne gauche. Mon autre main se positionnant sur son ventre, remontant bien vite vers sa gorge. Je la sens tenter de bouger, mon attitude étant totalement en opposition avec mes caresses précédentes. Je ne lâche rien. Je ne lâcherai pas.

C’est pour quand ton escapade ? Mon ton est des plus standard. C’est une question tout aussi standard. J’ai besoin qu’elle me donne un délai. Du temps pour m’y faire. Du temps pour trouver une solution. Du temps pour me rassurer. Du temps pour la protéger. Du temps… Laisse moi du temps Enya…. C’est un murmure. Une supplique. Mes lèvres s’approchent de sa peau, de sa nuque. Mes dents agrippent un petit bout, sans mordre totalement. Juste un pincement. Je ne veux pas qu’on t’attrape… Mes dents s’éloignent pour un baiser. Laisse moi t’apprendre…à te battre...à me revenir... Mes doigts se détendent autour de leur prise, ma main droite glisse légèrement quitte sa nuque dans un soupire profond. Mes yeux se sont fermés, mon front abaissé pour se poser sur son épaule. Laisse moi t’aimer encore… Et je me redresse, embrasse sa nuque. Ma main droite retourne sur son cou qu’elle carresse avant de disparaitre sur son ventre. Mon autre main libère totalement son emprise, propose au corps d’Enya de se retourner. Mes lèvres rencontrent bien vite ses jumelles.

L’électricité explose mon corps, enflamme mes organes. Mes doigts façonnent de nouveau chemin sur une peau que je connais pourtant sur le bout des doigts. J’ôte bien vite le superflu pour ne retrouver que la nudité nécessaire. Laisse-moi oublier. Laisse-moi aimer. Je l’embrasse. La caresse. L’attrape pour la transporter sur la première surface accessible. Je me fiche du reste. De mes blessures. De mes souvenirs. Des morts. De la vie. J’oublie. J’oublie pour nous deux. J’oublie ma crainte. J’oublie son envie suicidaire. J’oublie ma pulsion suicidaire. J’oublie ces dernières 48h. J’oublie ces questions qui nous rongent. Et je conserve… je conserve cette absolue certitude de ce nous qui palpite avec force entre nous, sous chacune de ces caresses, de ses baisers, de ces rires, de ces souffles, de ces murmures. Je conserve ce « je t’aime » placé au pire et au meilleur moment. Je conserve ces sourires. Je conserve notre bulle. Je conserve mon absolue conviction d’être bien meilleur avec elle, ensemble. Tu me tueras Enya Rivers. Mes lèvres chatouillent son coup, son épaule, ses seins puis je me redresse juste assez pour voir ses yeux. Mais bordel... je suis totalement fou de toi... Ma tête se secoue au milieu d'un sourire. Je suis fou. Fou d'aimer dans ce monde. Fou d'espérer. Fou de croire.

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