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 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth

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ANIMAL I HAVE BECOME

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MessageSujet: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Dim 23 Juil - 10:35

99 problems
TIMOTHÉE x ENYA x KENNETH

Mon entretien avec Stain s'était très mal passé. Je ne pouvais pas croire que ça ait dégénéré à ce point. J'avais totalement perdu le contrôle ; c'était si rare que j'en étais moi-même ébahi. Il me semblait avoir erré dans le bayou sauvage puisque j'avais retrouvé mes esprits là-bas, nu comme un ver. La douleur de mes blessures n'était rien à côté de celle que le renard m'infligeait à chaque fois qu'il décidait de se montrer. Je me sentais plus en contrôle qu'auparavant néanmoins, étrangement. Peut-être apprenais-je petit à petit, s'il y avait quoi que ce soit à apprendre.

J'avais pris soin d'attendre la nuit tombée pour me faufiler – tituber – jusqu'à chez moi. Sous la douche, j'observais de plus près mes blessures. J'allais définitivement avoir besoin des bons soins d'Enya. J'aurais pu attendre de me régénérer, mais c'était devenu une habitude confortable : je me blessais, j'allais la voir. C'était aussi simple que ça. Jusqu'à maintenant, elle ne m'avait jamais laissé à la porte. Chance ou non, je n'allais pas m'en plaindre. Bien au contraire, je comptais en user et en abuser. Jusqu'à ce qu'elle ne veuille plus de ma présence chez elle. J'espérais que cela n'arrive jamais. Enya avait couvert mes arrières plus d'une fois. Et en attendant de savoir quoi faire de mon entretien – rixe – avec Stain, j'allais passer par la porte de derrière pour me faire soigner.

Au petit matin, j'avais passé le hall de l'immeuble d'Enya et frappais à son appartement, plusieurs fois, avant de sonner. Moi impatient ? A peine. A vrai dire, ma patience était dans le négatif alors que la douleur de mes plaies régnait en maître sur mes émotions. Alors, quand ce fut un certain Timothée qui m'ouvrit la porte, dans son plus simple appareil qui plus est, je ne cachais ni la brutale surprise qui m'avait saisi, ni mon dégoût.

C'est une blague c'est ça ? Lâchais-je spontanément d'une voix enrouée, sans réfléchir.

Je crois que j'avais dû manquer un épisode. Ou deux. Voire une saison entière. Tout allait trop vite pour moi. J'eus le réflexe de vérifier le numéro de l'appartement, pour être sûr de ne pas m'être trompé, mais il n'y avait pas d'erreur. Soit je devenais complètement sénile, soit Timmy empruntait la douche d'Enya à ses heures perdues. Peut-être avaient-ils un lien de parenté quelconque que je ne savais pas ? La dernière fois que j'avais vu la jeune résistante, elle m'avait demandé de récupérer des informations sur un certain Noah Meadow. Etait-ce encore d'actualité ? Est-ce que je l'avais poursuivi inutilement ? Est-ce que ce que j'avais découvert l'intéressait encore ? Je restais silencieux. J'allais garder ma langue dans ma poche ; pour le moment. Et bientôt je poussais à peine Timmy pour me frayer un passage dans l'appartement d'Enya, titubant dans le processus.

Trop petite... La Nouvelle-Orléans devient trop petite... soupirais-je avant de m'asseoir sur la chaise la plus proche.

Je crois que je pouvais sentir une partie de mes chairs se régénérer alors que j'étais épuisé. Je tentais de rester concentré pour ne pas juste m'endormir sur ce siège sans demander mon reste. Depuis combien de temps n'avais-je pas dormi ? Et quel jour étions-nous déjà ?

Où est Enya... demandais-je faiblement.

Aussi surpris que j'étais de trouver Timmy ici, j'avais des priorités. Puis je réalisais que l'avoir sous le coude allait m'être utile. J'avais voulu le voir depuis... Depuis ma rencontre avec Niklas ! Tout se remettait en ordre. Mon Dieu, quel jour étions-nous ? La panique prit immédiatement possession de mes traits alors que ma voix me trahissait davantage :

Quel jour on est ?! Sursautais-je dans un regain d'énergie.

Je grimaçais. J'espérais qu'il me restait encore du temps avant la mission qu'Ivanov m'avait confié et que je ne l'avais pas perdu à errer dans le bayou ou ailleurs sous ma forme animale. J'avais besoin de Timmy et c'était une urgence. Je ne pouvais pas sauver Lucrezia seul. Il serait mon meilleur atout. Et il était là, devant moi. J'allais sûrement faire de cette visite une pierre deux coups. Parfois le destin me souriait. Parfois. Rarement. Mais aujourd'hui je pouvais lui dire merci. Aucune perte de temps. Une intéressante consolation à ma situation.

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Mar 25 Juil - 19:12

Longue journée. Longue fin de journée. Difficile à dire quand celle-ci a commencé et quand elle a fini. Cela fait plusieurs jours que je travaille sur un dossier qui m’insupporte et pour lequel il semble nécessaire de m’harceler. Ce n’est pas tant que ce dit dossier ne m’intéresse pas, la traque de trafiquant d’armes c’est plutôt fun, juste assez hollywodien pour me rappeler un passé cinématographique appréciable mais c’est que je ne le sens pas. Quelque chose cloche, à moins que ce soit encore moi qui cherche les ennuies où il y en a pas. Aucune idée. Mon instinct ne m’a pas trop tiré dans les pates dernièrement, je pense même avoir retrouvé un peu de cette confiance indolore qui me permettait par le passé d’avancer. C’est assez revigorant bien que mon emploi me tire trop souvent vers le bas. Je ne peux pas me permettre d’enterrer toutes les affaires que je juge injuste tout comme je ne peux pas refuser d’enterrer toutes les affaires qu’on me demande de faire disparaitre. Je dois faire des choix, agir avec discrétion et faire le mort durant encore plusieurs mois avant de réellement pouvoir regarder droit devant moi en marchant plutôt que derrière mon épaule. Je mens. En réalité, je devrais probablement toujours regardé derrière moi en faisant ce job là mais je suis bien incapable de m’en éloigner. Déjà parce que je suis fait pour ça. Ensuite parce que cela serait bien trop suspect et me mettrait une joie cible sur le visage. Dernier point, je peux tout de même obtenir des informations intéressantes à diffuser aux bonnes personnes. De temps en temps, partiellement et en faisant preuve d’un peu de ruse mais… je peux. Alors voila, ma journée a été longue à cause d’un dossier qu’on me presse de voir aboutir alors que je ne suis pas certain de la véracité des informations (et justifications) qu’on m’a donné. Mais que puis-je faire ? J’ai longtemps regardé le visage de ce type sur mon écran puis, j’ai imprimé la photo et l’ai joint au dossier avant de le transmettre à mes collègues. Dans ces moments là, je me sens sale, vendu à un gouvernement que je ne supporte pas. Dans ces moments là, j’ai honte de ce taff, de moi, du plaisir que j’ai à le faire et puis…surtout de moi en fait.

Le bruit sourd de l’eau s’arrête dans un grincement de tuyauterie. Je lève la tête, les yeux fermés et soupire avant de les ouvrir. Mes doigts passent sur mon visage, dans mes cheveux et pose la tête sur le carrelage froid du mur. Je n’aime pas ces journées et celles-ci se multiplient. C’est frustrant. Je me sens con, honteux et inutile malgré tous les efforts effectués pour me sortir ces impressions du crâne. Enya me rappelle régulièrement l’idiotie de telles pensées mais rien y fait, j’aimerai faire plus… comme elle lorsqu’elle avait cru bon de s’allier avec les tarés. Des coups à la porte me font sursauter de sorte à faire la bise au pommeau de douche, qui sort de sa cavité, que j’essaye de rattraper et qui claque sur le sol. Dans l’effort, j’en ai donné un coup sur le levier du robinet, m’aspergeant au passage. J’arrête l’ensemble dans un grognement idiot puis rigole à moitié. A croire qu’il me fallait au moins ça, pour passer à autre chose. Un instant maladroit, stupide…simple. Je souris donc en sortant de la salle de bain, persuadé de la présence d’Enya derrière la porte. Il lui ait déjà arrivé de laissé ses clés ici à cause d’un instant partagé qui l’égard autant qu’il m’égard. Mon sourire s’élargit à cette pensée, ce souvenir et j’ouvre la porte. C'est une blague c'est ça ? Bordel.. Je pourrais presque entendre Bastien se fendre la poire dans le canapé à s’en tenir les côtes comme jamais auparavant mais ça, c’était avant. Presque un an qu’il a disparu de ma vie et j’en ressens encore la lourde absence. D’ailleurs, la dernière fois que j’ai vu ce… renard, il était là, Bastien. Cette pensée m’ôte toute pudeur face à ma nudité apparente. Juste un instant ceci dit. Trop petite... La Nouvelle-Orléans devient trop petite... Il entre, titubant et me bouscule. J’en suis tout aussi désespéré…crois-moi… Oui parce que là ce que j’avais en tête n’avait strictement aucun rapport avec le peacekepper en sang et si celui-ci était ici ce n’était certainement pas pour moi. Vu l’état, j’aurai servi à rien. Vu l’état c’était d’Enya dont il avait besoin et donc… putain… cette Nouvelle Orélans est vraiment microscopique. Bordel… Oui mon vocabulaire est limité. Mes yeux analysent le type face à moi, y a pas à dire… heureusement que c’est un changeur et que sa capacité de sauvegarde devrait prendre le relais mais qu’importe. Sa présence me met dans une étrange position et fait naitre en moi un malaise nouveau. Je ne suis pas d’un naturel jaloux pourtant, là, tout de suite, sa présence me donne envie de le frapper est-ce que c’est seulement dû à sa relation avec Enya dont je n’ai jamais entendu parlé ou du fait que ce soit simplement lui devant moi… bonne question. Surement les deux. Ensuite, le fait qu’il soit blessé ne me plait pas. Pas totalement. Pas à 100% dirons nous… j’apprécie à… aller… 40% ? Où est Enya... Bien trop loin visiblement…. Je secoue la tête, file dans la salle de bain et enfile un caleçon tout en récupérant une serviette et la trousse à pharmacie. J’imagine qu’Enya ne serait pas ravie si je le laissais saloper son salon sans rien faire… elle a un cœur plus gros que le mien.

Quel jour on est ?! Tellement faible «30 secondes plutôt, sa panique me fait presque paniquer. Un peu comme quand on dort et que des petits malins nous font « la boite à clous ». OHHH on se calme le taré ! On est jeudi….le weekend c’est pour bientôt… Oui, on s’en fout du weekend, on l’en a pas vraiment tous les deux mais c’est pas grave. Je m’approche du canapé, jette un plaid dessus –adieu plaid on t’aimait bien avec Enya…on te regretera – et indique à Kenny de s’y vautrer. Une fois la bestiole installée, je me place à son côté. Je suis pas aussi doué qu’Enya mais y a pas trop le choix….et non, ça ne me fait presque pas plaisir de te voir dans cet état…. J’agrandis mon sourire, amusé et amusant au milieu d’une situation qui ne devrait pas l’être mais en y repensant… un peu tout de même. Rien de méchant ceci dit, après tout, qu’il le sache ou non, je ne pense pas qu’il soit un véritable démon. Il n’y a qu’à voir sa panique… je ne pensais pas voir ça un jour de mon vivant venant de lui alors… Tu comptes rester silencieux à jamais ou m’expliquer tes emmerdes est une possibilité ?

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Jeu 27 Juil - 19:11

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Timmy ne m'avait pas empêché d'entrer et une partie de moi lui en était reconnaissante. Me traîner jusqu'à Treme Village avait été assez compliqué comme ça, je n'aurais pas aimé un « repasse plus tard », que ce soit de la part du génie ici présent ou par l'absence d'Enya. En fait, je devrais presque le remercier d'être ici finalement. Je n'irais pas jusqu'à le remercier de se taper la petite brune néanmoins, mais cela ne me regardait pas après tout. Je pouvais me montrer pire qu'un chien de garde parfois. Mais pour le moment, ce n'était pas d'actualité. Chaque chose en son temps.

Timmy m'annonçait de manière détournée qu'Enya ne serait pas là avant un petit moment. Bien, j'allais souffrir en silence dans cette chaise, ce n'était pas un problème. Probablement l'instinct animal, mais j'étais au moins en sécurité ici et cela avait le don de me soulager d'une certaine manière. Je ne remarquais même pas la brève absence de Timmy, jusqu'à ce que je sursaute et que je relève la tête dans une inquiétude grandissante. J'écoutais attentivement sa réponse, prenant uniquement l'information qui m'intéressait : jeudi. Je ne relevais même pas ses moqueries ou ses commentaires. Mon cerveau réfléchissait déjà. Deux jours. Cela faisait pratiquement deux jours depuis ma rencontre avec Stain. Bien, ce n'était pas si grave. Lucrezia devait toujours être en sécurité à l'heure actuelle. Je retombais doucement au fond de mon siège, apaisé par cette nouvelle, soupirant dans le processus.

J'observais le génie maladroit, qui Dieu merci avait enfilé un caleçon, me préparer un espace sur le canapé et je redressais spontanément un sourcil. Mes côtes cassées ne m'empêchaient pas de constater qu'il voulait prendre soin de moi, le bougre. Par contre, elles m'empêchaient de respirer correctement, et lorsque je dus me relever et m'extirper de la chaise, je grimaçais dans un soupir de douleur. Ma main se porta spontanément à mes côtes, comme si cela pouvait m'aider à les maintenir en place. Ce n'était qu'une question de quelques heures, une journée peut-être, je le savais, je pouvais le sentir. Les hémorragies internes et les hématomes, ainsi que les fractures, finiraient par disparaître. Ma vie n'était plus en danger et je n'étais pas sûr qu'elle l'ait réellement été à un seul instant. Mais je devais encore tolérer la douleur. Stain n'avait pas peser ses coups. Il aurait pu me tuer sous ma forme animale s'il l'avait vraiment voulu, j'en étais persuadé. Pourtant il ne l'avait pas fait. N'avait-il pas été équipé de manière adaptée ? Quel dommage pour lui. Espèce de fi... Ne pas tomber dans une vulgarité qui ne réglerait aucun problème.

Je me laissais tomber dans le canapé, lentement pourtant, de manière contrôlée et maladroite. J'espérais seulement, maintenant que j'y étais, qu'il n'allait pas me demander de bouger une nouvelle fois, car honnêtement je ne m'exécuterais pas cette fois-ci. Je l'écoutais attentivement, l'observant toujours s'agiter dans sa bonté immense. Presque pas plaisir hein ? C'était bien noté. Un fin sourire se dessina sur mon visage meurtri alors que mes yeux se posèrent sur ses lèvres qui s'étirèrent également, montrant son amusement. Il se moquait de moi et il avait bien raison. Si j'avais été à sa place, je me serais moqué également. Pas sûr que j'aurais sorti la trousse de secours néanmoins.

Rester silencieux à jamais était une proposition alléchante. Mais même moi qui étais réservé, je crois qu'il fallait que les mots sortent. A vrai dire, j'étais blessé, affalé au fond du canapé d'Enya, comme d'habitude, et une partie de moi savait que la moindre des choses était de parler. Ou alors avais-je désormais quelque peu confiance en ce geek ? Je ne saurais dire.

Stain... Ce connard m'a cassé la gueule... Sous ma forme animale notamment... déclarais-je à voix basse. Est-ce que tu savais qu'il était extrêmement susceptible ? Demandais-je réellement.

Et le Shadowhunter ne m'avait pas loupé en réponse à mes provocations verbales et physiques. Je n'étais pas sûr de me souvenir de tout. Là où j'aurais dû sentir de la frustration et de la colère, je ressentais une profonde satisfaction que je ne savais pas expliquer. Est-ce que je lui avais rendu la monnaie de sa pièce ? C'était flou. Un sourire se dessina sur mon visage.

Je ne sais pas, quelque chose me dit que ça a valu le coup...

Mais les blessures et la douleur ne resteraient pas malheureusement. Comme moi, il se régénérerait et passerait à autre chose. Arracher la tête du restant de son corps aurait été bien plus efficace. L'occasion finirait probablement par se présenter, peut-être, mais pas sans y risquer ma vie visiblement. Notre prochaine rencontre allait promettre montagnes d'émotions au fin fond de mes entrailles. Il avait déclaré la guerre. Une guerre dont il ne mesurait même pas les conséquences et les enjeux. Pour lui, c'était casser la gueule d'un simple collègue agaçant ? Pour moi, c'était ruiner la vie de l'homme qui m'avait pris ma sœur jumelle. J'étais nourri par une hargne destructrice et je ne laisserais pas tomber tant que je ne serais pas rassasié.

Je hochais à peine la tête, sortant de mes pensées alors que l'immobilité me soulageait déjà.

Ce n'est pas important... Pas maintenant en tout cas... soupirais-je.

Non. Timmy était à côté de moi. Pas Stain. Il fallait que je profite de ces instants pour lui demander un nouveau service. Un service bien plus important que Stain dans cette minute précise. Qui aurait cru qu'il existait plus important que Stain à mes yeux ? Pourtant, j'attendis avant de prononcer ma requête – mon ordre ? – et je ne sus pas vraiment pourquoi, mais je ressentais peut-être la nécessité d'être davantage en position de force pour exposer la raison pour laquelle j'avais besoin de lui.

J'observais brièvement la trousse à pharmacie avant de reposer mes yeux sur Timmy :

Tu vas jouer aux apprentis docteur maintenant ? Tu ne poseras pas tes mains sur moi, sache-le... annonçais-je dans un rire qui mobilisa mes côtes et m'arracha une grimace simultanée.

Je devais patienter, je le savais. Je n'étais pas sûr qu'Enya aurait pu faire davantage que ce que Timmy m'offrait là, mais ici, dans ce canapé, je me sentais bien. Il manquait juste la présence de la magnifique brune pour rendre la vue plus agréable durant ma guérison. J'allais éviter de confier cette pensée à Timmy. Je n'avais pas envie qu'il me casse autre chose...

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Dim 30 Juil - 23:55

Cela fait un paie de mois que Kenny et moi-même n’avons pas déballé quoique ce soit de nos vies et si ma propre méfiance s’expliquait aisément en vu de ses précédentes menaces, il serait presque malvenu qu’il se refuse à son tour de parler. Non ? Remarquez s’il est du genre à menacer ses amis pour obtenir des infos au lieu de les demander tout bêtement, c’est qu’il est d’un naturel très méfiant envers le reste de l’espèce humaine. Comme je m’étais déjà fait la réflexion, c’est peut être lui qui détient la clé de la survie mais je ne sais pas, ça ne me plait pas des masses comme fonctionne. Ce n’est ni honnête, ni sain ni…. Humain. Enfin bon est-ce que je peux vraiment m’emballer à tenter définir ce que c’est d’être humain ? Je ne pense pas. D’autres si sont essayés et n’ont pas arrêté de saloper nos salles de cours en se battant sur leur idée et perception même après leur mort …. Bref, je ne suis pas sûr de parvenir à comprendre le monde que voit Kenny mais suis-je bien plus capable de lire celui que je vois à travers mes propres yeux ? C’est pas bien plus sûr. Stain... Ce connard m'a cassé la gueule... Sous ma forme animale notamment... Est-ce que tu savais qu'il était extrêmement susceptible ? Stain. Encore bloqué sur ce type. Qu’est-ce qu’il pouvait bien lui avoir fait pour faire naitre et alimenter cette obsession destructrice ? Si c’était une question d’ordre effectué, il pourrait se battre contre le gouvernement, ce serait plus constructif que contre ce seul loup rageux. Il devait avoir ses raisons et bien que chercher l’information m’avait démangé à la suite de notre précédente rencontre, je n’en avais rien fait. Puis-je dompter ma curiosité ? Visiblement. Et j’aurai pas cru pouvoir le faire pour lui mais bon… faut croire que mon esprit voit en lui et cet ancien lien qui existait entre nous quelque chose qui me dépasse. La question de Stain me fait élargir mon sourire, je lâche même un petit rire en inclinant la tête de côté, observant le plafond. Ouais… J’ai eu l’occasion de le titiller… Je me souviens de la bagarre qui s’en est suivi après aussi pi de son étrange comportement vis-à-vis de Vittoria. Stain aussi cachait quelque chose de pas si mauvais… enfin je dis ça, depuis je n’ai aps eu les meilleurs échos à son propos. ..mais soit je suis meilleur combattant soit je l’avais pas assez titillé … Je montre ses blessures. Moi, j’en serai peut être mort ou… peut être pas. En tous cas, il semble satisfait de la situation, je m’assoie sur la table basse en soupirant. On dit souvent ça quand on sent qu’on va pas crever à cause de notre tête brûlée… J’ouvre la trousse de secours, et pose sur le côté ce qui me semble utile en vue de ses blessures. Certes, je ne suis pas à mon premier rodéo, je me suis plusieurs fois soignée moi-même mais l’idée de le soigner ne me plait pas des masses. Je n’ai jamais été à l’aise avec le sang des autres. Le mien, ça va. Celui des autres c’est…. Je ne sais pas. Je me sens mal trop rapidement c’est vraiment désespérant.

Ce n'est pas important... Pas maintenant en tout cas... Hum. Je lève un sourcil, l’observe, guettant l’émergence de l’esprit sur ses pensées. Aucune idée de ce qu’il se trame là haut mais son sérieux n’a rien d’habituel. On ne peut pas dire que Kenny soit un mec joviale outre son talent pour la drague – qui je l’espère est resté changement dans un panier en présence d’Enya (oui je rêve et alors !? ) – il n’est pas le mec plus fun qui existe. Je l’aimais bien autour d’un verre après le boulot, causant, sympa pouvant presque être amusant au milieu de ses sarcasmes mais il cachait un tout autre tempérament. A présent, je vois le personnage dans son ensemble et là, à cet instant, son sérieux n’a rien de son habituel sérieux. Quelque chose le tracasse. Quant à savoir si c’est Stain ou un autre sujet l’élément déclencheur…ça…. Je n’en ai pas la moindre idée mes chers Watson. Tu vas jouer aux apprentis docteur maintenant ? Tu ne poseras pas tes mains sur moi, sache-le... Il rit, souffre et du coup, je ris et …ne souffre pas. Arrêtes l’humour ça ne te va pas … Je souris, soupire en secouant la tête et ouvre un sachet de compresse. Les doigts délicats d’Enya te font plus réver ? J’enfile un gant et le fait claquer. Dommaaaaaage ! Je secoue la tête avec lenteur mais fini par lacher un léger. Je ne sais pas si je suis prêt à lui faire confiance, je pense que non d’ailleurs mais je n’ai pas la force de me battre et d’agir par sarcasme. Ma jalousie ? Disons que je la toise, un peu… Ca ne m’enchante pas mais j’ai une guerre à éviter alors je vais faire le minimum syndical c’est-à-dire nettoyer et désinfecter, la pro fera le reste… elle ne devrait pas tarder. Je prends la compresse, le regarde un instant et m’agenouille entre la table basse et le canapé. C’est douteux mais nécessaire. La situation me vaut un sourire, la vue du sang une grimace de dégout. T’inquiètes c’est aps qu’c’est moche mais… le sang des autres, je ne …l’aimes pas .. J’hausse les épaules, puis vif comme l’éclair ma langue parle dans un sarcasme. Oups.. serait-ce une information qui sera reprise contre moi ? Mon sourcil droit s’élève un bref instant sans quitter des yeux ses cotes blessées puis je secoue la tête, me redressant dans un fracas. Il connait Enya, sait-il pour la radio ? Sait-elle pour son métier ? La protège-t-il ? Faudrait déjà qu’il sache penser à une autre personne que lui…. Et le fait qu’il connaisse à présent mon lien avec Enya lui mettra-t-il la puce à l’oreille ? Cherchera-t-il à savoir si Enya est contre le gouvernement ? Le sait-il déjà ? Non je… Mes sourcils se sont froncés involontairement accompagnement la fermeture de mon visage, une compresse ensanglantée entre les doigts. C’est quoi l’historie entre Enya et toi ? Mon regard se dresse pour se loger dans celui de mon vis-à-vis. S’ll n’a personne a aimer et protéger, ce n’est pas mon cas. Ne fais rien qui puisse faire du mal à Enya sinon je peux t’assurer que l’enfer que tu fais vivre à Stain n’aura aucune comparaison avec l’enfer que je peux te concocter qu’importe les dossiers que tu as sur moi. Voila. C’est dit. Cela a le mérite d’être claire et vu que je ne menace pas souvent –autant dire jamais- ça devrait avoir plus d’effet. Et même s’il ne décrypte pas tout le sérieux qui transpire de mon corps et de mon regard, je l’aurai prévenu. Ne t’avises pas de lui faire le même plan qu’avec moi… Juste pour préciser. Je secoue la tête imperceptiblement et me rapproche de la blessure, enlevant le surplus de sang et observant avec fascination la régénération qui semble déjà faire son œuvre, lentement mais tout de même. Ce n’est pas tout à fait visible à l’œil nu mais j’ai déjà vu des blessures de ce genre et elles ne ressemblent pas à ça d’ordinaire. Cette capacité génératrice est fascinante … j’en aurai bien eu besoin dans l’arène … Et je passe à autre chose, d’une voix beaucoup moins serieux. Comme si le point « menace » était déjà daté de l’an dernier. Ce qui est le cas dans un sens … mais c’était Kenny à l’époque qui jouais les gros bras. Depuis…. Depuis nous sommes partenaires du crime et maintenant de canapé. N’est-ce pas merveilleux ?

Je prends le désinfectant en ouvrant le pot, je comprends que la lotion a été remplacé par un alcool tout frais, bien nouveau. Je tousse ne m’y attendant pas puis souris. Tu vas déguster ! Ca se voit que la situation m’amuse quelque peu ? Oui ? Bon pas grave, il ne m’en tiendra pas rigueur. Je m’avance pour en déverser le contenu puis m’arrête. Pourquoi Stain ? Il y a plein de cons de son espèce dans les rangs des shadows, pourquoi lui ? Pourquoi avec autant de haine et d’acharnement ? Il t’a volé ta peluche quand tu étais gosse ?

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Ven 4 Aoû - 19:23

99 problems
TIMOTHÉE x ENYA x KENNETH

Je lâchais un bref soupir de rire et de douleur à la fois. Timothée meilleur combattant que moi ? Merde. Ca se trouve il disait vrai. Il ne fallait jamais se fier aux apparences. Moi une tête brûlée ? Si peu... Et non, je n'allais sûrement pas rendre mon dernier souffle pour quelques coups. Néanmoins, Stain non plus, malheureusement. J'avais détourné les yeux un bref instant mais je sentais le regard de Timmy sur moi. Je le laissais prendre ce qu'il avait envie de prendre, détournant davantage encore mes yeux. Je n'aimais pas qu'on tente de lire en moi ; mais s'il était bien rare que je détourne le regard, c'était bien parce que là, maintenant, je préférais ne lui donner aucune chance d'y parvenir. J'avais mené le sujet ailleurs et avec humour ; sur ses talents médicaux par exemple. Etrangement, une partie de moi lui faisait confiance mais l'autre refusait totalement que cet homme me touche. Comment ça l'humour ne m'allait pas ? J'étais un clown, j'étais drôle. Non ? En fait, visiblement, il était difficile de savoir lorsque je plaisantais ou non, et lorsque je vis Timmy ouvrir un sachet de compresses, je compris qu'il n'avait pas pris au sérieux mon avertissement. Oui, là, effectivement, les doigts délicats d'Enya me manquaient. Je reculais légèrement dans le canapé, si cela était possible, par pur réflexe, alors qu'il s'amusait à faire claquer un gant en l'enfilant.

Mec... Ca sonne comme un toucher rectal là, tu t'en rends bien compte ?

Je ne savais plus si j'étais sérieux ou non là, mais je savais que ce type n'allait pas se gêner pour me faire souffrir. Ce n'était pas tant d'avoir mal qui m'inquiétait, c'était que je lui offre ce plaisir sur un plateau d'argent. J'écoutais attentivement ce qu'il avait à me dire et je crois qu'une partie de moi fut touché par ce qui ressemblait à de la bienveillance. Nettoyer et désinfecter. Cela semblait être un bon compromis en attendant les soins d'Enya. Je capitulais alors que je l'observais s'agenouiller près de moi. Je levais brièvement les yeux au ciel. Je ne pouvais pas croire qu'on en arrivait à ce qu'il me coocoone de cette façon. Je m'étais toujours évertué à me tenir droit devant Timmy et voilà à quoi cela avait servi. A rien. Tout ça pour qu'il me nettoie comme un renardeau blessé. Je ne manquais pas sa grimace. Cela le dégoûtait de me donner les premiers soins ? Bien vite, il se justifia et une expression de compassion dût s'afficher sur mon visage l'espace d'un bref instant. C'est qu'il était sensible le petiot. Un fin sourire se dessina sur mon visage, mais il s'effaça rapidement suite à sa remarque sarcastique. J'approuvais d'un mouvement de tête.

Possible, dis-je tout aussi sarcastiquement.

Je savais que Timmy se moquait de moi et qu'il n'approuvait pas mes méthodes. Mais mes méthodes étaient efficaces, jusqu'à preuve du contraire. Je savais aussi qu'il m'en voulait. D'une certaine manière, j'avais trahi tout ce qu'on avait construit tous les deux. Cette amitié n'avait pas été une illusion mais j'avais préféré la sacrifier pour ma sécurité et mes besoins personnels. J'étais ainsi, et toutes les morales du monde ne me feraient probablement pas changer. Au contraire, j'avais la sensation que ça n'allait pas aller en s'arrangeant. Mes meilleures années humaines étaient derrière moi. Maintenant, je devais dealer avec cette part animale en moi qui s'imposait davantage de jour en jour, très lentement mais sûrement.

Timmy brisa ma réflexion lorsqu'il se redressa brusquement comme si je l'avais électrocuté. Je posais mes yeux sur lui, levant la tête dans le processus, confus. Qu'est-ce qui lui prenait exactement ? Je redressais un sourcil à la question qui fracassa ses lèvres sans préavis. Ouh... Ca y est, il était en train de se monter des scénarios ? J'hésitais à le faire tourner en bourrique ou à simplement le calmer dans ses élans. Il aurait été capable de m'achever ; et si j'avais eu des doutes sur leur lien, il y avait clairement un feu qui les liait, de son côté en tout cas. J'écoutais ses menaces et mes lèvres s'entrouvrirent spontanément dans un sourire amusé. Oh mon Dieu. J'échappais un bref rire, douloureux, mais bien trop nécessaire. Je sifflais d'admiration, trouvant sans difficulté l'air dans mes poumons pour se faire tellement cela venait du fond du cœur. En fait, le faire mariner semblait être une mauvaise idée. Mais j'étais provocateur.

Relax, on a juste couché ensemble quelques fois... lâchais-je soudainement.

Un. Deux. Trois. Juste assez de secondes pour laisser monter la sauce à la haine dans ses entrailles.

Détends-toi, je plaisante. Enya est juste une amie. Elle m'a recousu plusieurs fois.

Puis je réduisais cet élan destructeur au néant avant qu'il ne me casse mes belles dents blanches auxquelles je tenais. Mais je me rendais compte que parler d'amitié avec Timmy pouvait être maladroit. Il devait se dire que ça n'avait aucune valeur à mes yeux ; et si ça en avait, il ne pourrait jamais le deviner au vu de mon comportement avec lui. Trahir Enya n'était pas dans mes projets. A vrai dire, cela aurait pu me blesser moi-même ; mais il était évident que si je le devais, pour ma survie, je le ferais. C'était plutôt ça qui inquiétait Timmy, n'est-ce pas ? Mon manque de loyauté si mon propre intérêt était en jeu. Sa réponse sur mon plan ne se fit pas attendre. Je hochais vaguement la tête. Dans le principe, ils avaient le même deal, comme tous les autres. Mais la sécurité d'Enya avait de la valeur à mes yeux. C'était ce que Sophia aurait voulu. Que je protège son amie. Pour elle.

Non... murmurais-je en baissant à peine les yeux, comme si j'adressais davantage cette réponse à moi-même qu'à lui.

Je ne sus pas si cela lui avait suffit ou s'il avait compris quoi que ce soit ; ce n'était pas comme si j'avais voulu me dévoiler, mais peu importait ce qu'il avait lu dans mes yeux, c'était visiblement suffisant, car il passait déjà à autre chose. Je l'accueillais à nouveau plus près de moi et je croisais son regard avant qu'il ne commence à nettoyer mes plaies. Je détournais les yeux dans une grimace, me laissant manipuler avec soin. Ses mots captèrent mon attention et je redressais un sourcil avant d'observer ce qu'il était lui-même en train d'observer. Il était passé à autre chose. C'était lui qui était tout bonnement fascinant. C'était comme s'il avait rangé ce feu, en sécurité, pour se concentrer totalement sur autre chose. Sur moi notamment. Je ne savais pas si c'était de la bonté que je n'arrivais pas à identifier, mais cela me surprendrait toujours. Pourquoi prenait-il soin de moi ? Je ne l'avais pas menacé pour qu'il le fasse. Je ne lui demandais rien. Je laissais courir, incapable de faire quoi que ce soit d'autre, dans une grimace que je voulais de douleur. Mais pas la douleur de mes plaies. En réalité, il venait de toucher mon cœur et cela me blessait. Il ne pourrait pas faire la différence je l'espérais. Je crois que j'aurais pu en avoir les larmes aux yeux. Larmes que je ravalais immédiatement. Merde.

Sa toux me sortit de ma torpeur et l'odeur me fit grimacer à mon tour. A sa remarque, je levais les yeux sur lui. Ma parole, il jubilait l'enculay.

Tu es sûr que tu ne t'es pas trompé de pot ? Demandais-je presque naïvement.

Putain, ça allait faire mal... J'observais chacun de ses gestes et me tenais prêt. J'allais serrer les dents. J'étais bon pour ça. Et j'attendis la punition de ses mains. Mais elle ne vint pas. Je relevais les yeux une nouvelle fois sur Timmy alors qu'il s'était figé. Quoi encore... ? Je soupirais en fermant les yeux un bref instant. Ces questions là m'avaient longtemps pendu au nez. Il fallait bien qu'il me les pose un jour. J'aurais préféré que ce ne soit pas aujourd'hui. Pourtant, il ne semblait pas exister meilleur moment pour les poser.

J'ai bien peur qu'il ait fait pire que ça... laissais-je glisser de mes lèvres.

Je grimaçais. Non, c'est non. M'avertissait cette deuxième voix dans ma tête. Je ne pouvais pas laisser échapper les mots. Mon cœur refusait tout simplement de s'ouvrir. Partager cet événement était toujours aussi compliqué, quelque soit la brèche que Timmy avait fait dans mon cœur et la façon dont il essayait de se glisser en douceur à l'intérieur. Je hochais négativement la tête, silencieux. J'entrouvris les lèvres dans une tentative de trouver les bons mots ou au moins quelque chose à dire. En vain. Mes lèvres se resserrèrent d'elles-mêmes et ma langue refusait de coopérer. Pourquoi était-ce aussi difficile ? Même moi, je ne comprenais pas ce qui me retenait. Un drame était un drame ; nous en avions tous vécus. Parler ne changerait rien, à part confier les raisons de mon comportement. Lui donner des explications. Pourtant, j'en étais incapable. Me dévoiler était une limite compliquée à franchir pour moi. La plus difficile en fait. C'était comme si cela allait m'arracher la gueule, au sens propre du terme. Je me résignais.

C'est une longue histoire, concluais-je finalement.

Je ne parlerais pas. J'aurais aimé le faire, même s'il ne pourrait jamais deviner mes bonnes intentions derrière mon évitement. Ce n'était pas vraiment une question de confiance ; seulement, je n'y arrivais pas. Je baissais les yeux face à mon échec personnel puis les détournais, silencieux. Je n'avais plus rien à dire.

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Mar 22 Aoû - 19:43

La confiance est vraiment un sentiment délicat et fluctuant. Du moins, pour moi. Il semble bien improbable que je puisse réellement statuer sur le cas de Kenny. Tout chez lui m’indique de me méfier et pourtant, je reste là à chercher l’air de rien une information dans ses yeux capables de me confirmer ce qu’un bout d’instinct me dicte. C’est idiot et je devrais utiliser mon temps ailleurs. Utiliser mon temps différemment. Mieux. Je ne m’en sens pas pour autant l’envie. Pas du tout même. Quelque chose dans son attitude m’intrigue et ma curiosité fait autant partie de moi que mon bras droit. Ca et puis sa présence ici. Ici, chez Enya. Elle était du genre à se fier facilement à autrui, surement trop mais au final, elle n’attirait pas que des dangers publics. Juste des gens un peu perdu. Un peu fou. Non, je ne parle pas de moi… pas tout à fait. Ni de son ex qui entre, lui, dans une toute autre catégorie. Catégorie qui devrait m’inquiéter d’ailleurs… Kenny pourrait faire parti des radars cassés d’Enya, une personne en qui elle ne devrait pas faire confiance…. Quelqu’un qui pourrait l’abattre si l’envie lui venait, pour sa propre survie. Et c’est ça, ça qui m’inquiète. Ca qui anime mon sursaut. Ca qui anime ma menace. Je pourrais le tirer de ce canapé et l’éjecter de l’immeuble, faire en sorte de faire sortir Enya de sa vie mais je ne fais rien. Mon taux de violence est tout de même très proche de zéro et je connais toute l’intelligence de Kenny… il sait parfaitement lire les visages, comprendre les intentions, entendre la différence entre conseil et menace. Relax, on a juste couché ensemble quelques fois... Enfoiré de clébard puant la malice… Il ne faut pas longtemps à mon cerveau pour ordonner à ma main tenant la compresse de s’approcher avec violence de l’une des plaies du skinchangeur. Vraiment pas longtemps. Voici comment passer d’un taux de violence proche de zéro à un taux quelque peu supérieur … la jalousie, l’agacement, et un soupçon de crainte… crainte pour Enya, crainte pour nous. Je me rends compte alors que je ne suis pas tout à fait d’accord avec l’idée qu’il puisse avoir une place quelque part dans sa vie bien que je ne puisse rien y faire… Détends-toi, je plaisante. Enya est juste une amie. Elle m'a recousu plusieurs fois. Mon mouvement s’arrête. Il n’a tout de même pas trainé dans sa plaisanterie. Il reste peut être un peu intelligent. Mes yeux se posent dans les siens, soupirant dans le même temps et prenant une attitude décontractée faussement présente depuis le début. Je sais très bien qu’il a tout vu mais ce n’est pas grave : apparences.

De mon côté, je ne suis pas plus aveugle que lui. Quelque chose cloche et sans savoir ce que cela puisse être, je sais que c’est là, caché…quelque part. Son autre réponse, lâché dans un soupire qui ne lui ressemble pas, me permet d’acter cette conversation et la conclure en enchainant sur autre chose. Le soigner, plus précisément. Enfin soigner est un grand mot mais c’est déjà ça. Je me vois difficilement le laisser dans le canapé sans l’aider, même si « lui » c’est Kenny. Pourrais-je aider un de ces ministres à la con dans une situation similaire ? Je ne pense pas… je ne sais pas. Oui, je ne sais pas. Après tout, je lui avais bien exprimé le fait qu’il pourrait toujours aller se faire mettre avant que je puisse de nouveau l’aider et vla la situation actuelle…. Il me semble même avoir évoqué en empapaoutage chez les grecs ou quelque chose comme ça, à ma sauce qui reste plus ridicule que menaçant. Comme quoi j’ai fait des progrès non ? Non, bon, peut être pas. Si j’ai raison de passer à autre chose ? Si j’ai raison de faire les premiers soins et de le laisser prendre place dans la vie d’Enya ? J’en sais fichtrement rien mais je ne suis pas aveugle et je n’ai rien loupé de ses réactions. Quelque part au milieu de la méfiance qu’il m’inspire, je revois les sarcasmes amusés échangés en fin de journée autour d’un verre. Je revois son aide lors d’une altercation qui a fini par se résoudre pacifiquement – plus que si j’avais continué à me moquer de l’étroitesse d’esprit du vilain d’en face-. Je revois et découvre ce que Kenny n’est peut être même pas sûr d’avoir : une humanité ? Du doute ? Une ambition autre que sa propre survie ? Je divague peut être mais est-ce bien grave ? Au pire, je finirais au colosséum et il affichera un large sourire lorsqu’une grosse bête poilue me déchiquètera… normal quoi. Normal dans ce monde. Un peu chiant comme réaction d’un ancien pote mais bon, faut s’y faire et prendre des risques… Enya me dirait probablement que j’abuse un peu de ces « instants risqués » mais vu que cela concerne un de ces potes, elle sera surement plus compréhensive… Je devrais lui dire, à l’occasion, de se méfier de lui, au cas où. Même s’il sait que je n’aurai aucune hésitation pour l’exploser sur place (façon de parler) s’il s’en prenait à elle, il valait mieux jouer la sécurité et en parler à la principale concernée, qu’elle apprécie ou pas le contenu de ce que je lui livrerais. Kenny sait à présent qu’une autre guerre peut commencer et il devra se méfier à la fois de Stain et de moi-même qu’importe ce qu’il a, actuellement, sur moi. Mon sourire s’élargit malgré mes efforts pour le contenir. Que j’aime cette douce idée… ça va piquer renard, ça va piquer ! J’hausse un sourcil face à son espoir et élargie plus encore mon sourire, lâche un léger rire puis laisse mon esprit sursauter d’un nouvel intérêt. Ce n’est pas forcement le meilleur des timings mais ça fait moins « instant de torture » de poser la question avant l’alcool pire plutôt qu’après… non ? Bon peut être pas, m’enfin qui s’en fiche ? MOIIIIII

J'ai bien peur qu'il ait fait pire que ça... Mon regard s’agite et se dépose sur le visage du skinchangeur. Ma respiration s’arrête par reflexe comme si le moindre changement d’atmosphère pourrait faire vaciller le moment qui se déroulait sous mes yeux. Serait-il sur le point de se livrer ? Aurais-je un bout d’information ? Quelque chose sur lui qui me permettrait de comprendre l’énergumène ? A comprendre ce bout d’instinct qui me dicte de l’aider plutôt que de l’enfoncer dans sa merde ? Si aucune parole ne brise le silence durant un temps relativement long, je m’autorise à puiser les informations sur son visage. Un visage que je n’avais jamais vu jusque là. Est-ce le vrai visage du fourbe ? L’humain qui se cache dans l’ombre, trop inquiet d’exister dans ce nouveau monde et préférant le détestable comportement glaciale (ou pas) que nous connaissons à présent ? Mes doigts se crispent sur la bouteille, inspirant de nouveau en toute discrétion. C'est une longue histoire. Qu’il n’est pas disposé à exposer, c’est clair. Ses yeux sont loin d’ici, dans une contrée bien trop éloignée pour être chaleureuse en cet instant. Je le sens puisque je connais cette sensation, ce chemin qui se profile devant nous et nous fige dans une crainte sourde, indomptable. Le silence perdure durant plusieurs secondes juste le temps que je penche la fiole et laisse le liquide glisser sans ménagement sur les plaies du changeur. Sa douleur l’éveille à notre réalité, sa réaction est belle à voir mais je n’en prends aucun plaisir. Je masque pourtant la tristesse partagée derrière un sourire narquois et un rire savourant la grimace de mon vis-à-vis. Je préfère qu’il pense sadique plutôt que trop empathique. Je pense même que ça l’arrange de me voir ainsi en cet instant. Il n’est pas du genre à laisser l’autre le prendre en pitié bien que ce ne soit pas tout à fait ce que je fais. Disons que je comprends plus qu’il ne le croit ce qui peut conduire quelqu’un a être obsédé par la souffrance d’un autre. Nos songes peuvent nous renforcer autant que nous affaiblir et bien souvent, c’est le second qui l’emporte. Oups, ça m’a glissé des mains… J’accentue le côté « sadique » d’un sourire puis l’observe du coin de l’œil en prenant une nouvelle compresse pour finir de nettoyer. Vers où est-il parti ? Les histoires complexes représentaient déjà de large fléau avant 2012, aujourd’hui c’est encore pire… je rêve d’une bonne bière autour d’un barbecue ! Pas toi ? Ca me manque, la simplicité des rencontres d’autant. La simplicité des échanges aussi. Tout semble plus compliqué aujourd’hui. J’étais à Montréal, il faisait tellement bon au beau milieu de l’automne qu’on s’était organisé un barbecue sur le toit du boulot. Ce soir là, on s’était fait par la sécurité de l’immeuble que nous avions soudoyé de plusieurs cocktail et entrecôtes…. Tout pouvait se négocier avec un sourire et de la bouffe ! Je me redresse pour m’asseoir de nouveau sur la table basse. Ca devrait tenir en attendant Enya, bouge plus, je vais te filer de l’eau … Je me lève donc, prend deux verres et les apporte à côté de nous. Bon, deux semaines après mon père était à 2 doigts crever et j’ai découvert que j’avais un frère jumeau qu’ils avaient abandonné parce qu’un seul héritier de l’héritage sorciétal de la famille suffisait ! Manque de bol pour eux, j’ai pas un pète de « don »… bref, il est mort ici dans ce putain de monde alors que je m’étais montré particulièrement désagréable avec lui… Je bois un gorgée en haussant les épaules puis jette un coup d’œil sur le côté, sentant presque sa présence. Aucun de nos.. désaccords avec autrui ou, genre, le gouvernement, n’est anodin. A chaque fois il y a des raisons humaines plus ou moins bonnes alors j’imagine qu’à l’instar de mon amour pour le gouvernement, ton amour pour Stain a une très bonne raison d’exister … Je ne le regarde pas, non, je regarde une zone sur le côté où je sais qu’il aurait aimé se placer. Je peux presque l’entendre rouspéter jugeant pas très malin de donner encore plus d’information sur ma vie à un type comme Kenny. Je souris du regard, pour lui répondre malgré tout. Ce n’est pas mon passé familiale qui me mettra dans la tombe mais son choix à lui le jour où il devra le prendre. Et c’est comme ça depuis l’an dernier. Comme quoi tu es plus humain qu’on pourrait le croire… Surprise ! Je souris en me tournant vers lui.

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Jeu 7 Sep - 14:47

99 problems
TIMOTHÉE x ENYA x KENNETH

Voilà la réponse de Timmy. Il laissait couler le désinfectant sur mes plaies et je serrais brusquement les dents, inspirant de l'air plus que besoin pour m'empêcher de le repousser lui et sa bouteille de torture. Et il en prenait du plaisir. Bien, c'était définitivement sa vengeance. Il savourait ce moment, profitait de la grimace sur mon visage pour afficher un sourire narquois sur le sien. Au moins, l'un de nous deux s'amusait aujourd'hui. Sa remarque, légère et moqueuse, me fit hocher la tête dans un air moqueur à mon tour. Si j'avais eu cinquante ans de moins, j'aurais ajouté un « gnah gnah gnah » à la fin de sa blague, pas très drôle soyons honnêtes. Le plus dur était passé et mes plaies s'étaient habituées à la présence du liquide désinfectant ; ainsi, lorsque Timmy commença à frotter les plaies avec une compresse, la douleur était quasi-inexistante ou alors devenue parfaitement tolérable. Mon visage put retrouver son impassibilité habituelle. J'avais la sensation d'être un agneau blessé ; d'être vulnérable. Je savais que cette émotion n'existait que dans ma tête. Pourquoi associais-je l'aide que je pouvais recevoir à de la faiblesse ? Je n'étais pas sûr de le savoir moi-même. J'avais baissé les yeux sur mes genoux, calme, silencieux. Presque honteux. Lorsque je ne bougeais pas, la douleur était parfaitement gérable ; elle me laissait presque croire que j'aurais pu me soigner seul. Probablement aurais-je pu. Pourtant, je ne bougeais pas.

Je relevais les yeux sur Timmy à sa remarque concernant un moment simple de la vie, sans complication. Il avait raison. Il m'arrivait de rêver de choses plus simples moi aussi. J'aurais pu aisément m'inventer un barbecue dans la tête avec cet homme ; peut-être avec Enya et Lucrezia également. Pourquoi pas Marie aussi ? Je restais silencieux, laissant Timmy s'exprimer. Je laissais ma tête pencher sur mon épaule. Etait-ce de la nostalgie ? Je n'en étais pas sûr. J'avais plutôt l'impression qu'il cherchait à détourner mon attention de quelque chose ; ou alors je voyais le mal partout, comme d'habitude. Je l'observais s'éloigner à nouveau alors qu'il s'asseyait sur la table basse. Un coup d'oeil et une remarque plus tard, il avait conclu la séance de soins. De l'eau... Je n'avais rien demandé mais maintenant qu'il avait prononcé ce mot, je réalisais que j'avais effectivement soif. Bon Dieu, j'étais devenu un véritable enfant. Il s'absenta un très bref instant et dès que je le pus, j'attrapais le verre pour le boire cul sec, savourant pourtant chaque goutte. Oui, c'était bien mieux maintenant. J'avais eu besoin de ça. Je ne pouvais pas dire que Timmy ne prenait pas soin de moi correctement malheureusement, bordel de merde. Et il continuait de me raconter sa vie, son histoire, des éléments importants de son parcours et je fronçais à peine les sourcils, l'observant. Pourquoi faisait-il ça ? Pour m'encourager à parler ? Je le dévisageais. Nous avions tous nos secrets, nos squelettes dans des placards verrouillés. Et nous espérions tous que personne ne s'y intéresse ou que personne ne trouve les clés. Je hochais à peine la tête. Il avait raison. Je haïssais Stain parce qu'il avait tué ma sœur, je haïssais le gouvernement qui l'avait récompensé de sa vie pour ça, je haïssais ce système entier. Je détournais le regard à mon tour, à l'instar de mon compagnon. La mâchoire serrée, tentant au mieux d'afficher aucune émotion sur mon visage.

Plus humain qu'on pourrait le croire ? Je croisais finalement son regard. Sans aucun doute, j'essayais en tout cas. Parfois je me surprenais moi-même. Autant de ma capacité à être humain qu'à ma capacité à être indifférent à l'humanité. Le sourire de Timmy ne reçut aucun écho. Peut-être était-ce temps de lui confier quelque chose d'autre. Cela ne concernait pas Stain. Cela ne concernait pas le gouvernement ou ma vengeance. Cela concernait l'amour de ma vie. Timmy pouvait m'aider à réaliser la mission que Niklas Ivanov m'avait confiée afin de sauver Lucrezia. Échouer n'était pas une option. Je ne pouvais pas me le permettre, alors mettre toutes les chances de mon côté, quitte à devoir poser deux genoux sur le sol pour lui exposer ma requête, était une possibilité que je pouvais envisager.

En parlant d'humain, j'ai une faveur à te demander...

Je savais dans quoi je voulais l'entraîner. C'était une mission dangereuse. Mais je ne savais pas si je devais tout lui expliquer ou me contenter des grandes lignes. Est-ce que moins il en savait, mieux il se portait ? Ou alors est-ce que cela allait lui compliquer la mission s'il ne savait pas tout ?

J'ai vraiment besoin de toi sur ce coup, sinon je ne te le demanderais pas.

C'était vrai. J'avais assez abusé de lui, bien que malheureusement pour lui, je l'avais utilisé et il m'avait été très utile jusqu'à présent. Je le savais efficace et talentueux. Mais aujourd'hui, j'avais réellement besoin de lui. J'avais également besoin de soutien.

C'est une question de vie ou de mort, littéralement.

Je savais que j'allais attirer son attention, et c'était exactement ce que je voulais. Je n'exagérais pas, c'était sincère. Sans lui, je n'avais aucune chance de voler ces bijoux dont la valeur était bien trop importante pour que je puisse simplement l'atteindre avec un tour de passe-passe.

Je dois voler des pièces de joaillerie au Royal Sonesta. Il y a une exposition bientôt. Et j'ai besoin que tu m'assistes, au moins informatiquement, sinon je ne pourrais jamais franchir la sécurité.

Voilà, j'avais donné les grandes lignes. Je savais qu'il me poserait des questions, je m'y attendais, et je lui devais des réponses, je le savais. Je ne lui demandais pas un simple service anodin. C'était d'un autre level. Si je pouvais éviter de prononcer le prénom de Lucrezia, cela m'arrangerait, mais je doutais d'avoir cette chance. Soit, qu'il en soit ainsi. S'il acceptait de m'aider, il méritait la vérité. J'étais tout simplement incapable de laisser les mots et les informations sortir aussi facilement de ma bouche.

Je me sentais parfois désolé pour Timmy, car c'était comme si nous nous voyions désormais que lorsque j'avais besoin de lui. La vérité était que c'était toujours des concours de circonstances, et il était vrai que je me tenais à distance de lui, pour ma propre sécurité émotionnelle. Comment l'utiliser si je m'investissais davantage dans notre relation ? Peut-être n'était-ce pas la bonne solution après tout. Je le savais, je me posais parfois la question, notamment dans ce genre de situations. Mais pour le moment, ça fonctionnait.

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Mer 13 Sep - 23:05

Oui, surprise. Surprise parce que je parviens un peu plus à me convaincre de ce fantôme qui doit exister en lui. Le fantôme de sa version humaine. Il faut croire que nous en avons tous un, un bout de nous, minoritaire qui attend son heure. Je n’ai vu le mien qu’une fois, et par « voir » c’est plutôt « ressentir ». La rage pure. La peur pure. Un état second qui nous oublie pour exister et s’exprimer dans notre réalité. La rage est grisante puisqu’elle s’associe au pouvoir, à un manque cruel de préservation personnelle. Je me souviens des sensations qui naissaient en moi et mourraient sur mon environnement. Y penser me fait frissonner. C’était plus qu’un fantôme de ma personnalité mais une ombre dont les ondes de choc me parviennent encore aujourd’hui dans certaine situation. Mes blagues, mes rires improbables, mes idioties sont ma marque de fabrique et sont mes seules barrières contre une part de moi plus sombre que ce monde tente d’éveiller. Pour Kenny, l’ombre semble non loin de notre réalité alors que le fantôme de son humanité se cache derrière. Il n’est pas monstrueux, pas encore, mais n’est ni tolérant ni agréable pour pouvoir l’accepter dans son entourage. J’ai fait l’erreur une fois, je ne pourrais m’y reprendre une seconde fois ni laisser Enya ou n’importe qui de proche vivre cette déception. Je ne pensais pas que l’amitié ou la croyance d’une amitié pouvait être si importante dans ma vie, mais c’est le cas. Il n’y a qu’à voir l’espoir que je continue de nourrir face à lui contre tout bon sens et, en parallèle, la colère que j’éprouve en sa présence. L’idée de m’être fait duper, de m’être laissé croire, stupidement, qu’on pouvait conserver des relations normales avec autrui… J’aurai dû me douter que renouer avec le monde, m’éloigner de ma paranoïa des premières années d’enfer, m’amènerait à ce genre de situation. J’ai découvert le monde le jour où j’ai tourné le dos à mes parents, je l’ai redécouvert lorsque j’ai totalement coupé les ponts avec eux et tous ceux qui avaient un rapport de près ou de loin avec eux. J’ai compris à quel point nous pouvions nous sentir seul même entourer, tous ces amis qui m’amusaient mais ne savaient rien des étrangetés de mon domicile familiale… tous ces fous rires qui me rappelaient ce que c’était d’être un gamin…. Tout ça, ce n’était rien en comparaison avec la véritable sensation de pouvoir exister pour soi au milieu des autres. A partir de là, de ce voyage en quittant la France que j’ai réellement compris qu’on était rien sans les autres. Plus tard, j’ai appris autre chose : que les autres pouvaient nous détruire sans même le savoir. L’attachement était destructeur.

Pourtant, certaines rencontres ont fini par m’avoir. Certaines morts, plus encore. On se rend de ce qu’on a perdu quand on l’a perdu, c’est un peu le résumé de la fin d’année 2015. Elle m’a apporté la mort de personnes auxquelles je tenais sans même le savoir trop têtu que j’étais à me battre contre ma propre capacité à m’attacher. Elle m’a apporté aussi un autre fantôme, un ectoplasme de mon cru qui m’a rappelé qu’on pouvait se méfier, être surpris et se rapprocher d’autrui… ce n’était pas impossible. Enya, Maarten, Vaas, Maisy, Hals, Ali sont des preuves. Des preuves que l’humain peut encore s’entendre et nous faire vivre des évènements simples et vrais. Kenny, lui, est celui qui aurait bien failli me faire reprendre mes bonnes vieilles habitudes paranoïaque. Enfoiré. Bon, je l’avoue, l’arène m’a salement amoché aussi… ma foi en l’humanité s’étant pris un sacré coup dans les dents. Étrangement, en y repensant, avec un peu de recule…. L’arène m’a aussi prouvé qu’on était pas tous près à se soumettre. J’ai mis du temps à le comprendre mais l’arène m’a détruit et…reboosté…. Grâce à eux, ces gladiateurs involontaires. Un éclat attire mon regard, mon cœur loupe un battement et l’impression de voir Bastien me traverse. Juste un instant. Juste un instant qui me fait perdre pieds au milieu de tout ce tas de penser incompréhensible. Je soupire, déçu, en observant le vide. En parlant d'humain, j'ai une faveur à te demander... Nouveau soupire. Kenny… Kenny, Kenny, Kenny… l’homme qui me fera toujours douter. L’homme qui me rappellera toujours que ce bout de paranoïa qui me reste a du sens. L’homme qui parviendra à tarir la moindre goutte d’espoir que je place en lui… Tu perds pas de temps… Une info. Une simple info et voila qu’il me sert le couplet du « service ». Dans sa bouche c’est aussi tranchant qu’une lame de rasoir. Il utilise ce mot sans savoir ce que cela signifie. Le service à la Kenny c’est une merde enrobée dans un papier de chocolat avec deux boules de glace à l’acide. Quoique tu choisisses de bouffer, ce sera pas bon pour toi. Le pire étant le ticket express en direction du colosséum qu’il pose sur la porte si jamais tu optes pour ne rien bouffer… juste histoire de te faire comprendre qu’en vrai, t’as pas le choix. Voila, c’est ça le service à la Kenny. Mais qu’est-ce que j’ai cru lire dans ses yeux ? J’aurai dû en profiter quand j’ai versé l’alcool sur sa plaie au lieu d’avoir de l’empathie. Putain ! Et si je faisais genre je vérifie la plaie et PAF je recommence avec l’alcool !? Aucune chance de succès ? Ouais je sais mais MERDE, je me fais à chaque fois avoir ! J’en ai marre de moi, j’ai envie de faire grève. Oui, voila, je fais grève de moi et je passe ne mode connard…. Non ? C'est une question de vie ou de mort, littéralement. Même son serieux ne m’atteint pas. Même la mort ne m’atteint pas. Non, je reste un connard. Je reste…Kenny. Je gravite autour de la situation et je m’en cogne.

Je dois voler des pièces de joaillerie au Royal Sonesta. Il y a une exposition bientôt. Et j'ai besoin que tu m'assistes, au moins informatiquement, sinon je ne pourrais jamais franchir la sécurité. Je m’en cogne. Je reste aussi stoïque que Stoïk la brute. Voler le sonestra… Il n’avait que ça à faire le bougre d’idiot. Cet enfoiré savait que c’était la merde assurer alors autant sacrifier le pauvre informaticien…. Connard. C’est un connard. Un putain de connard. Non mais qu’on se le dise, non ? Il n’a plus rien à espérer de lui. Quoi !? J’ai le droit d’être vulgaire face à un type qui fait son pleureur chez MA copine pour ensuite en profiter pour demander un « service ». Si Enya lui avait ouvert, lui aurait-il demandé de l’aide ? L’aurait-il sacrifié ? Je pense qu’en l’état, mes yeux balancent des éclairs. Je me redresse de moitié d’un bon pour lui attraper le col et le soulever de la force qu’il ne m’a jamais vu employé. Mais t’es vraiment qu’une merde ! Je resserre ma prise sur le col puis le relache sans ménagement pour ses blessures ni aucun respect pour le travail que je venais pourtant d’effectuer pour le mettre d’aplomb. Je suis tellement en colère contre lui, contre moi que je ne fais pas attention à ce qu’il se passe autour de moi. Je n’ai qu’une envie, lui faire bouffer ses idées de merde, ses « services » à la con, ses….. putain ! Pourquoi suis-je si con !? Je ne recule pas mais me calme dans un soupire. Enfin… me « calme », c’est un grand mot. Je suis impassible même si mon visage doit traduire un changement radical d’attitude. tu as cru que j’allais vraiment marcher avec ton truc de « vie ou de mort »…. Tu n’es même pas fichu de savoir ce que c’est un service tant tu uses chaque personne qui t’entoure…. Ma colère s’exprime par le dédain. Je n’ai plus envie de le considérer. T’as pas été fichu d’attendre un quart de seconde pour balancer l’un de tes putains de besoin de service… Discuter sincèrement avec toi doit-il toujours avoir un prix ? Je n’ai pas envie qu’il soit là, chez Enya. C’est un danger. Sa présence est une plaie qu’on ne peut pas soigner avec l’alcool, malheureusement. J’aimerai.. j’essaye… j’essaye de croire que tu n’es pas qu’un parfait connard mais tu fais rien pour m’en convaincre ! Mon cœur palpite, j’ai une forte envie de lui exploser le poing sur le crâne. Tu comptais demander ce « service » à Enya ? C’était ça le but de ta visite ? La mettre dans la merde à ta place ? Histoire qu’elle prenne les risques pendant que toi tu supervises tranquille ? Je serre le poing mais sans savoir pourquoi, je ne frappe pas. Je ne frappe pas et j’enrage de ne pas le frapper. Comprends moi bien et intègre bien… ce que j’ai dis tout à l’heure…. N’a rien d’une plaisanterie, menace moi de tes services à la con mais Enya, tu ne la mêles pas à tes merdes ! Je ne peux pas me faire encore avoir... j'y crois pas. Encore. Il ose retenter sa fourberie, me manipuler en me faisant croire que c'est réellement important.... Connard. Ce n'est qu'une merde sans âme. Avec lui, l'humanité va disparaitre.

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Dim 17 Sep - 14:50

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Pas de réaction. Juste un mur face à moi. Voilà la réponse de Timmy après ma demande et mes explications. Bon Dieu, l'indifférence était encore pire que... Oublions, il venait de me saisir par le col. Rapidement, brusquement, et mes côtes me rappelèrent qu'elles n'étaient pas prêtes pour ça pour le moment. Je laissais une grimace se dessiner sur mon visage, gérant la douleur qui m'avait saisi. Ca faisait mal, inutile de le cacher, et je me redressais davantage avant d'attraper son poignet pour stabiliser sa main. Il ne manquerait plus qu'il me secoue comme une bouteille d'Orangina. Une merde hein ? Ce n'était pas bien nouveau, ce qu'il me crachait là. Je sentis sa prise se resserrer et j'en fis instinctivement de même avant qu'il ne me libère avec violence et brusquerie. Je laissais mes pieds s'ancrer au sol et mon corps retrouver son équilibre. Il avait de la force, le bougre. Une force que je n'aurais jamais soupçonnée jusqu'à maintenant. Surprenant.

Alors que la douleur se tarit d'elle-même face à mon immobilité, j'observais Timmy, prêt à me prendre un coup de poing dans le nez. Encore. Bien, de toute façon j'allais cicatriser, les coups ne me faisaient pas peur. Et pour tout avouer, je préférais le voir réagir de cette façon plutôt qu'avec de l'indifférence. Je savais qu'à cet instant, je lui demandais beaucoup et de manière plutôt vague. Je ne pensais juste pas qu'il céderait à la violence de cette façon. N'était-ce pas mon rôle habituellement ? Je l'avais touché, d'une certaine manière, mais je ne savais pas vraiment comment ni pourquoi. Il en avait littéralement assez de m'aider, mais cette fois-ci je ne l'avais pas menacé. Peut-être qu'il n'y avait plus rien à sauver dans notre relation ; mais son comportement, un peu plus tôt, m'avait pourtant indiqué le contraire. J'avais espéré pouvoir compter sur l'ami. Un ami que j'avais usé jusqu'à la moelle. C'était le service de trop et pourtant le service le plus important. Il ne pouvait pas me laisser tomber maintenant.

Je laissais Timmy me cracher son venin, impassible, mon visage fermé faisant écho au sien. Ma parole, nous étions en pleine crise de couple. Je ne savais pas s'il résistait et se refusait de céder à la violence qui grondait au fond de lui, mais quelque chose me disait qu'il m'aurait bien refait le portrait. Du bon vieux Picasso. Je l'écoutais attentivement. Effectivement, c'était donc le service de trop. Or, je ne pourrais pas me passer de celui-là. Si une partie de moi avait envie de le menacer pour le pousser à s’exécuter, l'autre, plus raisonnable, me priait de me montrer plus conciliant cette fois-ci. Si j'échouais, ou bien s'il me faisait échouer, c'était Lucrezia qui serait sacrifiée. Mes yeux s'abaissaient d'eux-mêmes sur le torse de Timmy. J'entendais les battements puissants de son coeur. La colère était réelle, la déception aussi. Et lorsqu'il prononça le prénom d'Enya, je cernais alors un nouveau problème. Croyait-il vraiment que j'étais chez elle pour ça ?

J'ai dit que j'avais besoin d'un informaticien, pas d'une animatrice radio, lâchais-je alors avec calme, pour le recentrer.

Je savais que Timmy s'inquiétait pour Enya et même si j'aurais dû m'en sentir ravi, parce qu'elle était bien protégée et entourée, quelque chose me dérangeait profondément. Peut-être une petite part de jalousie ou que sais-je encore. Enrôler Enya n'avait jamais été mon but et n'avait jamais fait partie du plan. Bon sang, qu'il se détende, je n'allais pas toucher à la femme qu'il aimait. Mais j'avais besoin de lui pour sauver la mienne. Je laissais mon regard, presque dédaigneux, observer le poing de Timmy se resserrer, prêt à me frapper. Un coup qu'il ne donnerait pas. Parce que je savais qu'au fond de lui, nous étions amis et que nous le serions toujours, quel que soit l'air mauvais qu'il voulait se donner. J'avais compté pour lui ; peut-être même comptais-je encore. Mes yeux se relevèrent sur ceux de Timmy. Pourquoi n'étais-je pas en colère ? J'aurais dû l'être. J'aurais dû vouloir lui faire payer son outrecuidance. Ce n'était pas le cas. Ne l'avais-je pas mérité d'une certaine manière ? Sans aucun doute possible. Comment lui expliquer, comment lui faire comprendre ? Maintenant qu'il avait vidé son sac et que j'étais bien conscient de ce qu'il pensait de moi, je pouvais reprendre la parole et tenter, du mieux que je le pouvais, de changer ça, de lui faire comprendre que je n'étais pas là pour le menacer ou l'utiliser une nouvelle fois. Pas cette fois en tout cas.

Enya n'a rien à voir là-dedans, et je ne compte pas te menacer cette fois-ci.

Sauf s'il ne m'en laissait pas le choix. Face à l'impossibilité de le convaincre, j'allais sûrement emprunter la voie de la facilité ; mais pas maintenant, pas sans essayer de lui faire comprendre que j'avais vraiment besoin d'un ami sur ce coup-là.

Je dois voler ces bijoux mais ce n'est ni pour moi, ni pour m'attirer les bonnes grâces de quiconque. C'est pour aider une amie.

Une amie suffirait. Il était inutile de rentrer dans les détails ; du moins je l'espérais. Je savais que Timmy serait curieux, mais je lutterais et ne lui donnerais pas des informations sur mon coeur aussi facilement. Même si je l'avais voulu, les mots ne sortiraient pas aussi aisément de ma bouche ; c'en était encore plus déplorable que j'en étais bien conscient.

Si je n'obtiens pas ces bijoux, elle mourra. C'est un marché que j'ai passé pour sauver sa vie. J'ai besoin d'un ami et d'un informaticien. Mais si l'ami préfère continuer de m'insulter, l'informaticien suffira. Toi qui es toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin et qui me bassine avec le bien, le mal et tout ce qui se trouve en son centre, tu vas me tourner le dos alors que je te demande de l'aide de manière honnête et respectable ?

Impossible. Pas Timmy. Allait-il vraiment me laisser dans une telle merde ? Je ne le croyais pas. Je l'avais réellement connu par le passé et même si je le connaissais moins bien aujourd'hui, j'osais espérer que cette partie de lui n'avait pas disparue. Je savais que nous nous en prenions plein la face au quotidien et que notre humanité était en train de s'évaporer telle notre morale et nos principes, mais actuellement je ne pouvais que croire en sa bonté. Si je détaillais ses pupilles, il en faisait de même avec les miennes, et j'espérais qu'il y lise toute la sincérité qui m'animait.

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Jeu 28 Sep - 16:05

Il était tôt. Trop tôt. Et ma garde de nuit m’avait donné une unique envie : rentrer me glisser sous la couette et dormir. Je savais que Timothée était là. J’aurais peut-être même la chance qu’il soit encore endormi pour me glisser à côté de lui. Mais Tim était du genre matinal. Et imprévisible. Je souris ; j’aimais son imprévisibilité. Je l’aimais, lui. Je me mis à chantonner, presque malgré moi, en descendant les rues de l’hôpital jusque mon immeuble. J’étais fatiguée mais heureuse. Ca ressemblait presque à une chanson de Alanis Morrissette. Tiens, je me demande si elle avait survécu à 2012, pauvre. Ce serait drôle de la croiser à la Nouvelle Orléans.

J’entrai dans l’immeuble et gravit les escaliers jusqu’à mon appartement. J’allais sortir mes clés, mais la porte n’était pas verrouillée. Je soupirai et ouvris rapidement, les yeux dans mon sac à main pour ranger mes clés tout en appelant Timothée.
« Tim, je t’avais dit de verrouiller hier en allant te coucher, tu… »
Mes yeux s’étaient levés. Et la scène devant moi était sortie d’une autre dimension. Timothée était debout, et tenait par le col Kenneth, le poing levé. Un Kenneth qui semblait mal en point, à voir le sang sur ses vêtements et l’antiseptique ouvert sur la table basse. Timothée avait l’air trop en colère, Kenneth trop calme. J’écarquillai les yeux.
« Mais c’est quoi ce bordel ??»
Je laissai tomber mon sac à terre et fermai les yeux, me massant le front deux secondes. C’était de toute évidence raté pour aller me glisser sous la couette. Pourquoi est-ce que tous les hommes dans ma vie m’apportaient un kilo d’ennuis ? La dernière fois que j’avais vu Kenneth, je lui avais demandé de soutirer des informations à Noah. Je n’étais pas au meilleur de ma forme, à ce moment-là. Et je regrettais presque aujourd’hui de lui avoir demandé ce service. D’ailleurs, je n’étais jamais allée le voir pour savoir ce qu’il avait trouvé. Et Timothée n’était évidemment pas au courant de cela, et honnêtement, j’aurais préféré qu’il ne l’apprenne jamais. Déjà, je ne l’avais pas vraiment prévenu que j’avais un ami à la fâcheuse tendance de débarquer chez moi quand il avait besoin d’être rabiboché.
« Hey Kenneth. Tu te disais que mon nouveau canapé manquait un peu de ton sang ? », lançai-je avec un sourire avant de m’avancer vers les deux hommes. « Si vous pouviez éviter de vous battre au milieu de mon salon, ça m’arrangerai beaucoup. Kenneth est un ami, Tim. Laisse-le s’asseoir, que j’inspecte cette blessure. S’il te plait. »
Et joignant le geste à la parole, je regardai la blessure béante de Kenneth. Enfin, elle aurait dû être béante. Mais la nature exceptionnelle du Shadowhunter faisait son travail. Néanmoins, elle restait sacrément moche. Je soupirai une fois de plus, pris la trousse de secours sur la table basse et cherchai de quoi faire un bandage convenable.
« Tu as le chic pour t’amocher, Kenneth. Heureusement que tu guéris vite. Je vais probablement devoir suturer. Il y a d’autres blessures que je dois voir ? »
Le soignant reprenait vite le dessus, chez moi. Heureusement, sinon j’aurais pété un câble depuis longtemps. J’avais trop pris l’habitude de recoudre les gens au milieu de la nuit, sûrement. Je jetai un regard à Tim, puis haussai les épaules, d’un air de dire « c'est l'histoire de ma vie ».
« Tu veux m’expliquer pourquoi tu allais ajouter ton poing aux coups déjà reçus par Kenneth ? »
Mon regard alla de Timothée à Kenneth, de Kenneth à Timothée.
« Il se passe quoi, là, les gars ? Je viens de passer 10 heures à voir des malades, des mourants, des blessés et des gens qui psychotent. J’ai vraiment envie de dormir. Donc expliquez-moi ce que l’un a bien pu faire pour foutre l’autre en rogne à ce point, parce que je n’ai vraiment pas la patience de deviner. Vous vous connaissez ? »

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Ven 6 Oct - 18:36

L’humanité. Des fois j’en arrive à me demander ce qu’elle vaut vraiment. C’est d’un désespérant de voir ce que nous sommes prêts à faire pour survivre ou pour un confort supérieur à celui du voisin. Les expérimentations, les arènes, les drogues, les trafics de sang qui se développent… tout ça, donne sacrément envie de vomir. J’ai envie de me barrer. Quitter cette pièce. Quitter cette ville. Mais pour aller où ? Pour me retrouver seul ? Laisser Enya retrouver cet unique connard dans l’appartement ? C’est impensable. C’est une idée stupide. Juste l’envie d’abandonner, de se réveiller ailleurs. Il ne s’en rend pas compte mais il est le réceptacle d’un espoir. Enfin, un bref instant. Un trop court instant j’ai cru qu’au final, il pouvait ne pas être qu’un connard manipulateur… un simple type abject. C’est un échec. Et le con il ne bouge pas. Son visage est aussi expressif qu’un rocher… Il m’énerve. Toute sa personne m’insupportable. Qu’il dégage d’ici. Qu’il dégage avant qu’elle rentre. Avant que je doive parlementer pour la convaincre. Avant que je devienne totalement violent, hors contrôle. Que l’ombre s’immisce en moi pour lui refaire le portrait. Qu’il dégage avec ses mensonges et ses faux services. J'ai dit que j'avais besoin d'un informaticien, pas d'une animatrice radio. Je ne sais pas ce qui me retient de l’attraper par le col pour l’éjecter de cet appartement. Un saut par la fenêtre lui serait aussi d’une bonne aide… peut être tombera-t-il sur la tête… perdra-t-il la mémoire… deviendra-t-il moins insupportable. Moins con. Moins lui. Enya n'a rien à voir là-dedans, et je ne compte pas te menacer cette fois-ci. Mon sourcil droit s’élève. Pas surpris pour un sous car je n’y crois pas. La menace est son mets le plus savamment cuisiné. Ce qui suit me fait lâcher un soupire qui marque tout le sarcasme que je voudrais bien lui exprimer. Une amie. J’avais oublié qu’il en connaissait la définition. Pourquoi ferrait-il quoique ce soit pour quelqu’un ? Comment une quelconque personne pourrait amener un type comme lui à réellement vouloir s’impliquer ? Si je n'obtiens pas ces bijoux, elle mourra. C'est un marché que j'ai passé pour sauver sa vie. J'ai besoin d'un ami et d'un informaticien. Mais si l'ami préfère continuer de m'insulter, l'informaticien suffira. Toi qui es toujours prêt à défendre la veuve et l'orphelin et qui me bassine avec le bien, le mal et tout ce qui se trouve en son centre, tu vas me tourner le dos alors que je te demande de l'aide de manière honnête et respectable ? Je secoue la tête. Bien sûr… sa demande est respectable. Son histoire d’une logique imparable. Et sa remarque de l’ami et de l’informaticien tout à fait respectable. Il n’a rien d’un ami, pas même la gueule d’un collègue sympathique. Vif je l’attrape de nouveau mais ne le soulève que de quelque centimètre histoire que nos visages puissent se faire bien face. Si je voulais l’insulter de nouveau, lui signifier que sa langue est aussi perfide que tout son être et qu’en rien je ne parvenais à la croire, ce n’est pas ce qui traversa soudainement mon esprit. Rien de ça. Par reflexe, comme pour masquer le changement dans mes pensées et convictions, je resserre tout de même ma prise. Mes yeux, eux, doutent. Mais c’est quoi ce bordel ??

Je le lâche après une hésitation et me redresse vêtu de mon unique boxer. Mon sourire « oups/rien rien » apparait sur mon visage lorsque je me tourne vers Enya qui s’en fiche royalement, passant à mon côté pour parler à Kenny. L’agacement titille ma peau et mes pensées un bref instant avant de laisser mes yeux me divertirent en observant Enya le soigner. J’aimerai lui faire remarquer à quel point j’ai été sympa en le soignant et drôlement efficace mais… bon… elle ne m’aurait pas cru. J’aurai aimé lui faire remarquer que, ma foi, je suis aussi bon pour soigner que pour me blesser mais ceci aurait été mal réceptionné alors…. Je me tais. Je me tais et je repense à sa phrase sur le canapé… combien de fois est-il venu ici pour se faire raccommodé ? Mes yeux, suspicieux se sont tournés vers lui et nos regards se sont croisés. J’en mettrai ma main à couper, il sait ce à quoi je pense en cet instant. Oui, renard, je n’aime pas trop ta proximité avec elle. Oui, je me demande depuis quand tu pourris de ton sang les meubles d’Enya. Oui, je n’apprécie pas plus l’attitude habituée que je perçois entre vous. Oui, peut-être je suis jaloux. Mais en même temps, n’oublions pas que nous étions amis –ou plus ou moins- à une époque et que, ma foi, nous n’avions pas fait que boire des coups sans tenter de sortir avec de charmantes demoiselles. Il était d’ailleurs bien plus doué que moi dans cet art… trop « maladroit » pour mon compte apparemment. Passons. Tu veux m’expliquer pourquoi tu allais ajouter ton poing aux coups déjà reçus par Kenneth ? Mon regard reste rivé à celui de Kenny à sa remarque suivante. Je soupèse encore la rage qu’il a fait naitre en moi et la réaction que je viens d’avoir en m’approchant de lui. Je ne sais pas encore ce que j’ai envie de croire. Ce que j’ai envie de suivre. Mes bras se sont croisés à un moment sans que je ne m’en rends compte ce qui me fait les décroiser en secouant la tête. Cette affaire m’emmerde. Mes yeux se posent alors sur mon corps presque nu – trop nu à un certain moment que nous garderons secret – et je me détourne d’eux deux durant plusieurs minutes pour me trouver un tee-shirt et un pantalon de sport. N’essaye pas d’ouvrir la bouche Renard, je reviens ! Diversion que je m’offre pour faire le point. Diversion que je n’aurai peut-être pas dû mettre en œuvre tout de suite, laissant Kenny et Enya trop seuls. Trop proches. Je soupire et les rejoins.

Je te crois. Je grimace en m’asseyant sur l’accoudoir du fauteuil en face des deux. Je ne comprends pas comment je peux encore essayer de te donner une chance ou d’essayer de croire en quelque mot que tu peux sortir mais… je veux bien te croire. Cette fois-ci, en devinant une légère forme de soulagement sur son visage, j’en suis surpris. T’affole pas. Je te crois, je t’ai pas dit que je t’aiderai. C’est pas parce que tu me fais une demande « respectable »…. D’ailleurs… peut être qu’un jour je t’expliquerai ce que c’est vraiment…passons… ça ne veut pas forcément dire que je vais accepter de me mouiller si je sens que tu me mens sur une partie de cette affaire. Je croise de nouveau les bras. Je n’ai pas confiance en toi. Tu pues le mensonge et la duperie à plein nez. J’ai déjà donné dans tes merdes alors cette fois-ci …Fais-moi rêver… soit honnête et laisse-moi voir ton âme. Mon sourire s’agrandit sachant pertinemment que c’est comme une torture pour ce petit gars que de se livrer ainsi devant moi. Devant moi et Enya. Je ne suis pas sûr d’apprécier le visage que je montre à Enya mais en cet instant, le sujet est plus important que ce que je projette dans ses yeux. Le monde est pourri, Kenny est pourri alors il semble qu’il faille pousser les gens dans leur retranchement de temps en temps pour obtenir la sécurité d’une vérité. Au passage, explique lui à quel point tu es un connard… ça me fera plaisir et me fera gagné du temps pour l’en convaincre plus tard… Explique l'ami merveilleux que tu es. Explique qui est cette "amie" que tu dois sauver. Convainc moi de ton absolue sincérité car tu n'obtiendras rien de moi sans ça. Tu m'as suffisamment usé pour que je ne puisse plus agir comme le bon samaritain que tu crois que je suis.... Malheureusement pour toi, certains derniers événements semblent m'avoir appris que jouer au Kenny peut être utile. Je ne suis ni un bon samaritain ni un bon ami. Pas pour un Kenny qui me ment et me dupe. Qu'il le comprenne serait une bonne chose car rien ne viendra de moi à présent qu'importe l'enjeu.

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MessageSujet: Re: 99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth   Ven 10 Nov - 1:21

99 problems
TIMOTHÉE x ENYA x KENNETH

Timmy avait secoué la tête pour toute réponse. Je savais que j'avais raison cette fois-ci. Oui, peut-être avais-je eu tort par le passé, mais aujourd'hui j'étais sûr. Sûr de moi, sûr de ma cause, sûr de la manière dont je m'y prenais : pour Lucrezia. Je n'aurais jamais pensé que mon passé aurait pu lui causer un quelconque tort. Parce que si Timmy refusait de m'aider, vers qui allais-je me tourner exactement ? Il était écoeurant pour moi, le Shadowhunter de 70 ans qui avait mené sa barque à la perfection jusqu'à maintenant, de devoir m'abaisser à constater et accepter qu'il était mon seul espoir de la sauver. Pas moi, pas mes tours de passe-passe ni mes ruses. Lui. Cela aurait pu aisément me mettre en colère, mais je savais où était mon intérêt. Et si cette mission sauvetage ne tenait qu'à Timmy, alors soit, qu'il en soit ainsi, tant qu'elle était un succès.

La main de Timmy fut bien rapidement à mon col une nouvelle fois. Bon Dieu, qu'il me casse la gueule une bonne fois pour toute que nous puissions passer à autre chose. S'il pensait que c'était ses coups qui me feraient peur ou me ralentiraient d'une quelconque façon, il se mettait le doigt dans l'oeil jusqu'au cerveau. Je ne détournais pas les yeux, observant tout son mépris et sa colère dans les siens. Comment allais-je le convaincre ? Ce fut ma seule préoccupation alors que je sentis sa prise se resserrer, sans aboutissement. Mes compétences me permirent de capter du bruit derrière la porte d'entrée de l'appartement et si j'avais été sous ma forme animale, mes oreilles se seraient affolées un bref instant. Pourtant, je ne détournais pas les yeux. Enya était arrivée et quelque chose me disait que le Don Juan allait changer d'attitude, de gré ou de force. Dans un silence le plus total, nous nous observions. Rien de plus. Car si j'aurais aimé le provoquer en lui affichant mon plus grand sourire, mon visage resta parfaitement neutre. Je n'étais plus là pour jouer.

Quoi que...
L'intervention d'Enya ne fut pas une surprise pour moi et je ne détournais pas mes yeux de Timmy. Je ne voulais pas manquer ça, surtout quand elle lui demandait maintenant de se justifier. Je voulais lire l'amour dans ses yeux. L'attachement. Tous les sentiments qu'il allait lui communiquer à travers son regard. C'était nouveau. Bien évidemment, je l'avais vu draguer auparavant, mais jamais réellement s'intéresser à ce point à une femme. Et j'étais curieux. Je savais que ce n'était pas le moment, mais je ne pouvais pas m'en empêcher. J'aurais aimé voir mon propre regard lorsqu'il se posait sur Lucrezia, alors peut-être qu'aujourd'hui il me donnerait bien malgré lui une idée de ce à quoi je pouvais ressembler lorsque j'étais dans sa situation. Finalement, Timmy me libérait et je ne bougeais pas d'un millimètre, l'observant encore. C'était bien ce que je pensais, et un fin sourire se dessina sur mon visage.

Bientôt, Enya s'adressa à moi et mon regard quitta Timmy qui ne m'accordait plus aucune importance pour se poser sur la jolie petite brune aux traits fatigués. Je lui souris tendrement alors qu'elle s'approchait maintenant de nous. Elle savait que je lui étais reconnaissant pour ça ; elle en avait l'habitude, et j'aimais la légèreté avec laquelle elle acceptait cette situation. Elle était comme un ange gardien au sourire rassurant qui veillait à ce que je ne souffre pas. Je sentais le regard de Timmy sur moi et si j'essayais de l'ignorer, je ne pus m'empêcher de l'observer un bref instant. Oh je savais à quoi il pensait. Espèce de sale petit merdeux jaloux. Si j'avais un quelconque lien avec son canapé, ce n'était vraiment pas comme il le croyait bien malheureusement pour moi. Je détournais les yeux avant d'être tenté de lui sourire avec provocation. Le narguer n'était pas une bonne idée mais comme ce fut difficile de m'en empêcher. Oui Timmy, laisse moi m'asseoir, je suis un ami. Cette pensée ne traversa jamais mes lèvres. Dommage.

Je m'asseyais en grimaçant alors que mes côtes se manifestèrent à nouveau. Bien, je n'avais plus spécialement envie de rire maintenant. Je trouvais pourtant le courage de sourire à Enya qui s'affairait déjà à vouloir me soigner. D'autres blessures, oui mes côtes, mais quelque chose me disait qu'elle venait de le remarquer maintenant. Devais-je enlever mon haut ? Cela agacerait probablement Timmy, ce qui provoqua un sentiment contradictoire en moi. J'avais profondément envie de le faire chier alors qu'une partie de moi souhaitait l'épargner. Et là maintenant, pouvait-il constater que j'avais un cœur ? Nah, probablement pas.

Non, soupirais-je dans un mensonge, renonçant à montrer mon torse probablement dans un piteux état.

Je guérirais dans tous les cas, peut-être dans davantage de douleur que si je laissais Enya faire son travail, mais encore une fois Lucrezia était prioritaire et je ne ferais rien pour provoquer Timmy et le pousser à me haïr davantage qu'il ne me haïssait déjà, bien que je n'étais même pas sûr que ce soit possible. Je ne pouvais pas croire que je laissais passer ma chance de le rendre fou furieux. J'étais profondément déçu ; moi si joueur, en temps normal je n'aurais attendu que ça, le provoquer jusqu'à ce qu'il me casse le nez, et j'y renonçais. J'espérais que ça valait le coup et qu'il allait accepter de m'aider ce sale petit con. Et ce dernier m'observait, encore. Il m'avait à l'oeil, n'est-ce pas ? Mon sourcil se redressa alors qu'il m'ordonnait de me taire. Quoi, vraiment ? Avant même que je ne puisse répondre quoi que ce soit, ce que je ne comptais pas faire de toute façon, Timmy s'enfuyait un bref instant et je me concentrais alors à nouveau sur Enya. Si j'avais souhaité lui murmurer quelque chose pendant que le mari n'était pas présent, elle reprit la parole avant moi et je manquais ma chance. Je soupirais. Par où commencer ? fut la question qui se présenta à mon esprit lorsque la jolie brunette demanda des explications.

Nous étions amis, avant, murmurais-je brièvement à Enya alors qu'elle s'apprêtait probablement à me réparer.

Si je lui aurais volontiers parlé pour l'aider à comprendre toute cette situation, je fus interrompu dans mon élan. Je te crois. Je détournais immédiatement les yeux sur Timmy, de retour dans le salon, habillé pour seul changement. Je dus fermer brièvement les yeux en soupirant de soulagement. Si j'avais senti un poids quitter mes épaules, Timmy le reposa immédiatement lorsqu'il reprit la parole, et ceci au centuple.

Je ne te mens pas, tentais-je de l'interrompre, simplement, alors qu'il croisait maintenant les bras.

Oui, il n'avait pas confiance en moi, je l'avais bien compris, mais que pouvais-je bien y faire désormais ? La conclusion fut douloureuse ; pas physiquement, mais psychologiquement, et cela équilibra le tout j'imagine. Voir mon âme. Non... Je hochais négativement la tête, très brièvement, et ceci bien malgré moi. Son sourire fut une ultime provocation et mon visage se ferma de lui-même, en même temps que mon cœur. Pourquoi l'avais-je épargné jusqu'à maintenant ? En quoi son comportement actuel valait mieux que le mien ? En quoi se croyait-il mieux que moi lorsqu'il agissait ainsi ?

Tu cherches à me discréditer face à une femme qui me connaît, mais tu ne fais que te discréditer toi-même. En quoi es-tu si différent de moi et du connard que tu décris, là maintenant ? C'est ça, ta vraie face ? Tu me connais toi aussi. Tu sais qu'il me serait plus aisé de faire pression sur toi pour que tu t’exécutes, et encore plus aisé de m'en prendre à Enya pour te faire ramper par terre, Don Juan.

J'étais maintenant en colère. Et sans réellement prendre conscience de mon changement d'attitude, ce que je prenais pour un renfermement fut en réalité tout l'inverse. J'étais plus qu'honnête dans mes propos alors que les mots coulaient naturellement à flots, avec sincérité. Comment pouvait-il me faire ça ? Oh je m'en souvenais, je le savais, parce que c'était exactement comme ça que je m'étais comporté avec lui par le passé. J'avais espéré qu'il puisse être plus compréhensif, qu'il fasse preuve de plus de bonté ; mais je l'avais épuisé jusqu'à la moelle, comme il me l'avait très bien dit à l'instant.

Si je ne le fais pas, c'est parce que c'est important pour moi, parce que je veux faire les choses bien pour une fois dans ma putain de vie. Je perdais maintenant patience et me retenais de me lever dans le processus. Cette femme en question, je l'aime, d'accord ? C'est clair ? C'est ça que tu voulais, que je me mette à nu ? C'est chose faite. Je ne te mens pas, et tu n'es pas idiot, tu le sais. Comprends bien, si je la perds parce que tu auras refusé de m'aider en jouant au grand garçon face à ta dulcinée, je n'hésiterais pas à faire ce que je sais faire de mieux, et tu sais très bien de quoi je parle. Même si c'est la dernière chose que je fais sur cette Terre avant que tu ne me tues, je ne te louperai pas.

Je ne pouvais pas croire que j'avais dit ça aussi clairement. J'adoptais une nouvelle fois la mauvaise méthode, mais c'était plus fort que moi. C'était ce que j'étais ; Timmy le savait. Pourtant je luttais, je ne voulais pas en arriver là, non. Je ne voulais pas non plus manquer de respect envers Enya. Elle devait savoir que j'avais la plus grande affection pour elle et que je la protégerai toujours. Mais si je devais mettre sa vie en jeu pour sauver Lucrezia, alors je ne savais pas ce que je déciderais, mais la balance pencherait sans aucun doute pour Lucrezia malheureusement pour la jolie petite brunette. Je ne voulais pas en arriver là. Jamais. Je voulais les protéger toutes les deux. Mais quel autre choix allait me laisser Timmy s'il continuait à refuser de m'aider ? J'étais comme un enfant qui ne pouvait pas tolérer le non. Bien trop frustrant cette fois-ci. Il ne pouvait pas me dire non. Pas maintenant.

S'il te plaît, soupirais-je finalement pour toute conclusion.

Comment devais-je lui demander de m'aider ? Je comprenais qu'il souhaitait me voir souffrir pour tout ce que je lui avais fait subir par le passé, mais cela ne me concernait pas directement en y pensant à deux fois.

La vie d'une femme est en jeu et maintenant tu en es informé. Tu ne peux pas t'en foutre ou juste l'ignorer. Pas toi...

C'était tellement loin de tout ce qu'était cet homme. Comment était-ce possible ? Qu'est-ce que j'avais manqué ? Et si Timmy refusait de m'aider, est-ce qu'Enya allait me soutenir ? Peut-être pourrait-elle faire pencher la balance en ma faveur ?  Je me tournais doucement vers elle, cherchant un quelconque soutien dans ses yeux ou dans ses mots. La douleur physique n'était plus rien à cet instant. Rien à côté de la possibilité de perdre Lucrezia à cause de mon impuissance. Rien à côté de cette incompréhension qui s'était installée entre Timmy et moi. Je ne savais plus quoi faire et baissais finalement les yeux, démuni.

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99 Problems || Timothée x Enya x Kenneth

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