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 bitter breathings of the heart // HÉLOÏSE

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MessageSujet: bitter breathings of the heart // HÉLOÏSE    Sam 29 Juil - 0:58


Devant lui, sur le lit, une inconnue.
Il est droit, interdit, encore dans le cadre de porte.

Surprise. Stupeur. Incompréhension. Puis, un flash – un eurêka. L'Allemand avance de quelques pas, hésite. Se décide. Hésite de nouveau. Enfin, il secoue lentement la tête, serre le poing et dit, une bile rageuse dans le fond de la gorge :

- Oh, hell no.
(Nope.)

Son étonnement premier mue, devenant colère. Un sentiment pervers, celui d’avoir été trahi, trompé, se loge dans son cerveau. Il se sent piégé, abandonné. Comme un enfant auquel l’on a retiré son jouet préféré, il réagit mal – très mal. La crise est violente, mais latente. La pute demeure silencieuse, trop prudente et intelligente pour l’interrompre, le questionner. Elle n’est d’ailleurs pas laide – pas du tout. Un autre jour, pense-t-il, elle aurait pu convenir. Un autre jour, il n’y aurait pas eu de problèmes. Un autre jour…

Seulement, ce sont des mensonges. Des excuses qu’il crache, refusant d’admettre une évidence. Un mirage, une toile qu’il projette, un rideau tiré afin d’occulter le cadavre derrière la fenêtre. Simplement, il veut Héloïse. Con, bambin, immature – les adjectifs applicables sont nombreux. Mais, il veut Héloïse. Par habitude, se dit-il, poursuivant son monologue mental. Par fidélité, comme si un tel concept pouvait exister entre client et prostituée. Larguant prétextes et assertions, ayant inutilement cherché à minimiser son attachement pour trop longtemps déjà, il esquisse une nouvelle justification – il ne s’agit pas de fidélité, mais bien de contrôle. De possession. Pour le prix qu’il paie, il désire obtenir ce qu’il désire.

Or, il veut Héloïse.
Alors, il ne se contente pas de ce qui lui est offert.
Que non, pas après des jours passés dans le bayou.  
Il n’en a ni la patience, ni l’envie.

Il se tourne, quittant la pièce, et claque la porte derrière lui, ignorant jusqu’au bêlement interrogateur de la courtisane délaissée lorsque celle-ci réalise qu’il ne compte pas l’utiliser. Il se fout de ce qu’elle peut bien penser, de l’étrange déception qui peut bien l’habiter. Un seul objectif flotte dans sa tête, une seule mission : trouver son amante, et, surtout, la faire baver, la faire payer. Il ne s’arrête pas pour se questionner, songer à pourquoi une nouvelle pute lui aurait été attribuée. Il ne se remet pas en question, ne retrace pas sa dernière visite en quête d’explications. Non, ç’aurait été trop simple, trop long. Trop pensif. Trop… élémentaire. Pas assez intuitif, impulsif – pas assez primitif. Guidé par ses instincts, par sa petite tête brûlée, il s’élance dans le corridor à la recherche de sa victime préférée.  

Une corruption s’agite, une flétrissure piaffe. Sa nécrose morale s’éveille, bousculée. Prisonnier d’un prisme dans lequel se mêlent tendresse refoulée, attachement inhibé, rancune injustifiée et frustration exagérée, il dévale les escaliers de l’hôtel, cherchant à regagner le lobby afin d’ensuite repartir à se recherche – peu importe les dangers, peu importe les problèmes qu’il pourrait rencontrer. Il n’est pas armé, mais il s’en moque. Dévoré par le moment, consumé par son énervement, il laisse la connerie le dominer, le haranguer, le diriger. Insensible aux regards curieux que lui jettent les passants, il est soudain de nouveau traversé par une révélation.

Héloïse n’est pas avec lui.
Donc, elle est avec un autre client.
CQFD.

Après ce constat pourtant très simple, cet éclair de génie momentané, son petit instant de lucidité, Ulrich observe autrui avec méfiance – jalousie. Il réalise que n’importe lequel d’entre eux pourrait avoir Héloïse lui être attribué. Il se presse, marche vite – et arrive finalement dans le hall, cherchant rapidement des yeux la silhouette familière de la jeune femme. Échec – sa petite enquête est bredouille. Il se tourne vers l’accueil, se décidant de faire chier les réceptionnistes en les harcelant de questions, histoire de tuer le temps ou d’obtenir une quelconque pertinente information.

- Hi. So, a friend was supposed to meet me in the lobby, but she…
(Bonjour. Alors, une amie devait me rejoindre dans le hall, mais elle…)

Dans sa vision périphérique, il remarque un mouvement et tourne légèrement la tête, s’interrompant – et, il la voit. Immédiatement, il bouillonne de nouveau. Il quitte le comptoir sans continuer sa phrase ou même s’excuser, ignorant superbement les hoquets insultés des demoiselles. En quelques pas, il se retrouve à sa hauteur, arrivant par le côté. Une phrase poétique s’échappe alors de ses lèvres, sifflement de vipère :

- What the fuck?
(Tu peux m’expliquer ?)

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Ulrich Ackermann ☽ The gates of hell are open night and day; Smooth the descent, and easy is the way: But to return, and view the cheerful skies, In this the task and mighty labor lies.
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MessageSujet: Re: bitter breathings of the heart // HÉLOÏSE    Dim 30 Juil - 1:39

La jumelle insistait sur la nuance noirâtre. Mets celle-ci. Disait Hemma. Couleur plus fatal, moins bancal. Elle réveillait les sens cette essence, captait les regards, même les plus hagards. Un pigment incitant les débauches sanguinolents et les nébuleuses pulsions. Mais la mélancolique rêvait d'autres horizons vestimentaires. Le pastel lui faisant de l'œil. Son insouciance au doigté vibrant, comblait les sillons de l'être écorché. Le bleu ciel. Celui qui se détachait de ses préférences. Celui naissant des jupons de l'aube, encore brûlant d'innocence. Celui éphémère avant que le zénith en cuise la carnation. Mais le noir sciait apparemment à son teint de luxure. Sauf que pour la monstrueuse, noir était l'écho du néant béant de son âme. Ainsi la pelisse fut arborée, sur ce corps de poupée. Long tissus couvrant le hâle de sa couenne fragile. Membres du pantin de verre tapis sous la broderie des manches, les guiboles vénusiennes drapées dans la sobriété. Une volonté d'omettre l'outrance, choyant la subtilité. Médiocre prostituée était celle que l'on percevait à jour du premier regard. Sans se considérer comme une experte, Héloïse chérissait sa pudeur. Comble pathétique. Le visage de poupon tiré à quatre épingles. Elle doit paraître plus grande la mélancolique. Plus adulte. Plus femme. Alors, ses lippes se peignirent sous le pinceau de la maturité. Le vermillon glaçant la pulpe courbée. Poudre aux yeux sur sa personne. Mascarade de la coquille vide.

Descente aux enfers pour l'égarée. Même sentier volontaire. Ses pantoufles escarpées allaient la mener jusqu'au point de départ. Parsemé d'une dépravation maquillée, le chemin émanait ce parfum familier. Cette saveur abritant le fond de son palais. Délicate lorsqu'elle s'écoulait le long de son gosier, puis vorace à la rencontre de ses entrailles. Hypocrisie. Mais Héloïse s'en était accoutumée, l'avait même accepté, ouvrant ses bras au démon des milles visages. Ainsi, la poupée atteignit la première phase, le hall de l'hôtel. La cour des luxuriances. Il y avait cette marée humaine, dont l'écume scintillait. A coup de vagues en montres dorées et de parures clinquantes. Les minois se pondaient et se confondaient. Héloïse tombait aisément dans ce piège qu'était l'un de ses jeux favoris. Les devinettes. Chimères de son esprit, les prunelles irisées dans le bronze se plaisaient à échafauder l'histoire de chacun. Puis, une brève œillade accrocha l'horloge opulente gouvernant la façade en face. Mesureur de temps, ennemis naturel à son manque de ponctualité. Mais la mélancolique faisait des efforts, tentait de brimer ses négligences et ses maladresses, afin de se montrer rigoureuse. Valsant entre les gentil-hommes guindés et les star de beautés, le rat d'opéra se faufilait sur la pointe des pieds. Elle s'en noierait presque. L'habitude faisait qu'elle en avait perfectionné son apnée.

Sauf que la plongée fut écourtée, interrompue. Un venin injecté à vif à sa jugulaire, sous les crocs d'un prédateur reptilien. Pareil à une statue d'argile, l'offensive paralysant la dépouille ambulante dans sa lancée. Puis le psyché en fut proie, telle une poigne relevant l'ovale crânien de l'eau. Retour à la réalité. Approche familière, trop connue à ses perceptions. Ses mirettes arborèrent un nouveau paysage vivant. Faciès aux contours jupitériens, sauf qu'elle en devinait la colère de mars. « Oh. Ulrich. » Mots essoufflés de poumons atrophiés par le saisissement, émergeant d'une inertie immaculée. Mais la chétive consonance tranchait avec l'inédite apparition taillée dans la brutalité. Qu'on la prive de la vue, Héloïse reconnaîtrait l'impulsivité si propre à l'Allemand. Si bestiale. Si royale. Si irraisonnable. Peu expressive la petite. Quelques peu chamboulée, à l'image de cette bouée flagellée par la foudre de l'océan, mais d'apparence à jamais insipide. Puis la crédulité éclata contre la verrerie de son être, l'incompréhension jaillissant des sciures occasionnées. « Qu'est-ce que...? » La monstrueuse, pourtant, en avait une petite idée. Lointaine, abstraite, isolée. Pouvant probablement étiqueter la ruade d'Ulrich, l'impétueux. Mais virevoltait la dangereuse aiguille, sonnait ses responsabilités professionnelles qu'elle tentait de tenir. Temps compté, temps accordé à un autre et non à Ulrich. Si seulement elle n'était pas là, cette horloge astreignante, à toujours tirer sur les ficelles de ces gestes sous l'avidité de ses phalanges. Peut-être qu'à cet instant, elle aurait pu s'octroyer la liberté d'étayé ses dires. « Excuse moi, mais... Je vais être en retard. » Désolation volage sur la toile fade de sa figure. Nature morte. Un rictus se tentait dans l'intime espoir de masquer son impolitesse, d'enjoliver la tangibilité. Vain essai. En un battement de paupière, le minois pivota à l'affût de sa précédente direction. Pourtant, la charogne de porcelaine peinait à reprendre le pas de course. L'intellect à présent bien trop désorienté.

_________________

   
   
DOULEURS SOLITAIRES
Big Girls Cry Tough girl in the fast lane. No time for love. No time for hate. No drama. No time for games. Tough girl whose soul aches.
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