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 A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Dim 30 Juil 2017, 00:37

A la faveur des ombres

ft. kenneth & eliz'yan  

Ombres dansantes sur les parois crasseuses du Metro, silence de mort créant suspicion et crainte dans son sillage. Le décor ainsi imposé aux sens d'Eliz'yan ne revêtait aucun charme. Et pourtant, ce n'était pas pire que Darkness Falls. Quand on avait connu l'antre du Diable, craindre une simple bouche de métro relevait de l'absurde. Ses talons claquant contre le sol élimé raisonnaient dans l'espace supposément vide. Elle était seule à une heure tardive, prête à rentrer chez elle après une soirée Ô combien ennuyeuse. Un soupir passait la barrière de ses lèvres tandis que ses émeraudes passaient çà et là sans véritablement s'arrêter sur un point précis.

La déchéance du monde raisonnait à ses oreilles telle une douce mélodie funèbre tandis que ses pensées s'entrechoquaient et qu’une vague électrique de satisfaction traversait l'ensemble de ses membres. La rancœur motivait son mépris, simplement parce que son esprit n'était pas parvenu à effacer les flammes de son passé. Jane se souvenait encore avec force du feu liquéfiant sa chair, de la chaleur réduisant en cendre son corps meurtri tandis que son âme criait au supplice. Tout cela au nom d'idéaux. Tout cela au nom d'une déité supposée miséricordieuse. Aujourd'hui, la situation était différente, et pourtant, la clé de voute demeurait la même. Tout n'était qu'une question d'idéaux, de points de vue et fondamentalement de pouvoir. Ils méritaient tous de bruler, comme elle avait pu bruler, elle.

Retenant un soupir, elle jetait un coup d'œil à sa montre. Il était trop tard, peut-être même qu'elle ne parviendrait pas à attraper un moyen de transport afin de rentrer chez elle. Le visage signait à la négative tandis qu'elle tournait les talons pour reprendre sa route dans le sens inverse afin d'atteindre la sortie de ce lugubre dédale. Mais voilà qu'une ombre s'arrachait au silence pour faire entendre ses pas. Rapidement, l'ombre devint silhouette et s'imposa à la vue d'Eliz'yan. Il avait une allure débraillée, crasseuse. Une longue œillade analytique permettait à Jane de constater que son futur interlocuteur n'était ni bienveillant, ni totalement clean. Ses mains tremblantes, son regard injecté de sang, son cœur au bord des lèvres trahissaient un état de manque qui ne trompait pas la Hellraiser. Elle plissait les yeux, sans se décider à ouvrir la bouche.

Les mains dans les poches de sa longue veste noire, elle attendait. Simplement.
Il agissait enfin en sortant d'une de ses poches un couteau, il l'agitait frénétiquement sous le nez de Jane, se voulant menaçant alors qu'elle reculait assez le menton pour ne pas se faire toucher. « Donne-moi ton sac. » Qu'il vociférait, au summum de l'agressivité, souhaitant surement provoquer peur et stupéfaction chez l'ancienne Nightkeeper.

« Je n'ai pas de sac.. » Qu'elle laissait échapper dans un murmure. Il s'excitait à cette réponse, prêt à la tailler en pièce. « Files-moi ton fric ! Magne ! J'te jure que j'vais te buter ! J'te jure que j'vais.. »

.. La tuer ? Surement. Attrapant le poignet du toxico d'une main, l'immobilisant à la gorge de l'autre, elle le forçait à lâcher son arme de fortune tandis qu'une véritable décharge d'adrénaline se déversait dans les veines de la Hellraiser. Une pulsion. Un besoin. Elle le ressentait. Elle avait envie de le tailler en pièce, de l'écorcher vif. La soif de violence d'Eliz'yan prenait vie dans ses prunelles alors qu'elle balançait le malheureux contre un pilier qui échouait finalement au sol tel une poupée de chair.

« N-n-n-non, ça va, j'déconnais.. Tu peux y aller. Ça va, c'est cool ! » Qu'il baragouinait à genoux en secouant les mains.
Elle venait lui asséner un coup de talon dans la mâchoire en guise de première réponse tandis qu'elle pliait ensuite les genoux pour le surplomber. Ses iris émeraudes détaillaient longuement ses traits nouvellement ensanglantés. « Non, ça ne va pas aller. Ce n'est pas cool. Pas cool.. Du tout. »

Elle avait envie de briser chaque os de son corps, de le réduire à l'état de débris humain, parce qu'il ne méritait rien de mieux selon elle. Se redressant lentement, elle venait finalement attraper l'arme blanche qu'il avait laissé tomber par mégarde mortelle. Elle analysait l'objet avant de redresser son regard sur le toxico qui rampait sur le sol crasseux de la station abandonnée. En guise de réaction, elle venait planter son talon aiguille à l'arrière de la cuisse du malheureux. Un cri lui échappait. Elle appuyait pour le faire beugler une fois de plus.

« Pitié.. Pitié. » Qu'il bafouillait en inhalant la poussière, prêt à lâcher une larme de désespoir. Elle souriait en enlevant son talon pour se pencher et l'attraper, de sa main libre par les cheveux. « Voilà une drôle de requête. M'aurais-tu accordé ta pitié si j'avais été une faible créature sans défense ? » Qu'elle murmurait à son oreille en tirant sur sa tignasse.

Et soudain,
Un claquement, un bruit.
Ils n'étaient plus seuls.

Lui aussi, il l'avait entendu. C'était sa chance.. Il se mettait à hurler à plein poumons alors qu'elle lui balançait la tête contre le sol sans ménagement, l'assommant par la même occasion. La lame était lancée plus loin alors qu'elle se redressait et lissait les plis de sa robe droite, courte et noire. Par la suite, elle glissait ses doigts dans ses cheveux en prenant la direction de la sortie du métro, l’air de rien.. Mais il était déjà trop tard.

Parce qu'il était là.
Et surement qu'il avait déjà tout vu.
Elle songeait déjà avoir affaire à une nouvelle ombre assassine.


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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Ven 04 Aoû 2017, 07:39





A la faveur des ombres
Kenneth x Eliz'yan

Le renard était connu pour être un animal nocturne, la plupart du temps. Et ce trait de caractère déteignait sévèrement sur moi. Ainsi, j'enchaînais les shifts de nuit, bien plus confortables pour mon rythme biologique sans être vraiment sûr de tout comprendre. Je pouvais passer des heures à arpenter des rues vides, sombres, inquiétantes, patrouiller encore et encore sans m'en lasser. La majorité du temps, j'étais perdu dans mes pensées. Il arrivait parfois que les plus détraqués de la Nouvelle-Orléans qui sévissaient la nuit me donnent un peu de travail. J'imaginais parfois l'ancienne population de cette ville délabrée, avant l'apocalypse. L'insouciance, la sécurité, ou non. Je n'avais jamais aimé les Etats-Unis. J'avais toujours préféré la France. Toujours préféré ma région natale. Tranquille, paisible, perdue dans un recoin du pays où personne ne souhaitait habiter mais que tout le monde voulait visiter au moins une fois dans sa vie. Le déménagement de notre famille n'avait apporté que malheur : notre père était tombé droit dans le piège du rêve américain : pouvoir, argent, apathie. Une succession de mauvais choix. Puis j'avais tout perdu. Je me demandais si une ville en France, comme la Nouvelle-Orléans, avait survécu aussi bien que nous, ou mieux, à l'apocalypse. Je n'aurais sûrement jamais la réponse à cette question.

Depuis peu, je maîtrisais mieux mes sens. Ma vue, mon ouïe, mon odorat... Tout était davantage sur le qui-vive. Je ne savais pas si le roux prenait petit à petit un peu plus de pouvoir ; ou si c'était simplement moi qui savais mieux utiliser les atouts qu'il m'avait apporté sur un plateau d'argent. Néanmoins, je ne m'en plaignais pas. Cela me permit d'entendre les cris d'un homme. Des cris de souffrance, portés par le vent. En sous-sol. Je me tournais en direction du son : le métro ; avant de me figer un bref instant. Je ne captais plus rien mais j'étais approximativement sûr que le cri venait de là... Je n'avais rien à perdre à faire un petit détour durant ma patrouille, surtout si mes sens ne me trompaient pas. Je laissais alors mes pas et mon instinct me guider, descendais les marches puis passais banalement l'entrée du métro en sautant la barrière. De nouveaux cris et cette fois-ci j'étais sûr. Je ne me trompais pas et quelqu'un souffrait. Je me hâtais calmement, étrangement, si cela était possible. Je restais sur mes gardes. Cela aurait pu être un piège ou alors j'allais tomber sur un gang entier en train de torturer plus faible que soi. Ma main droite se posa automatiquement sur mon arme de service et je le dégainais spontanément. Les cris persistaient, me permettant sans difficulté aucune de suivre le bon chemin.

J'arrivais finalement à la station. La bonne, visiblement, puisqu'un femme assomma l'homme qui s'était égosillé jusqu'à maintenant, le faisant taire dans le processus et ceci pour plusieurs minutes je l'espérais. J'observais la brune se débarrasser de son arme blanche avant de faire quelques pas pour me montrer dans le peu de luminosité qu'il restait dans cette bouche de métro insalubre. Bien, au moins elle se désarmait toute seule et faisait la moitié de mon job. Je me contentais alors de la prendre calmement en joue et de m'approcher à pas légers et méfiants à la fois.

Je vais vous demander de vous agenouiller s'il vous plaît Mademoiselle. Les mains sur la tête et sans gestes brusques.

Mon regard dériva brièvement en direction de l'homme au sol. Il semblait faire un gros dodo, en espérant qu'il ne se mette pas à ronfler dans son coma. Je m'approchais de lui sans quitter des yeux la brunette face à moi.

Voilà le deal. Vous bougez votre joli minois d'une seule mèche de cheveu et je vous abats sur le champ trésor. C'est aussi simple que ça.

J'étais sérieux. Autant établir les règles dès le départ. J'avais besoin d'évaluer l'état général de cet homme et de passer un bilan. Néanmoins, l'aura que dégageait cette femme appelait à ma méfiance et mon instinct me trompait rarement. Je n'hésiterais pas une seule seconde à la descendre, elle était actuellement le cadet de mes soucis. Une criminelle de plus ou de moins dans la ville, personne ne m'en tiendrait rigueur. Je plissais à peine les yeux, la détaillant dans le processus. Les criminels n'avaient vraiment plus la même apparence qu'auparavant. On ne pouvait plus se fier à personne. Tout le monde, ici, dans cette petite ville survivante, était un potentiel fauteur de troubles qui rendait le quotidien plus compliqué encore qu'il ne l'était déjà.

J'avais abaissé mon arme mais je la gardais dans une main, prête à faire feu si la brunette jouait à la plus maline. Je m'accroupis près de l'homme pour l'observer de plus près. Une respiration calme sans difficulté apparente. Son pouls rapide, pulsatile, marqué, était pourtant régulier sans troubles au premier abord. Je soulevais rapidement ses paupières. Yeux injectés de sang. Pupilles dilatées réactives à la luminosité douteuse et faiblarde de la station de métro. Un drogué ? Ou alors cette femme avait tapé plus fort que je ne l'avais imaginé ; ce dont je doutais pourtant. La supposition de la drogue semblait être plus cohérente. La consommation d'alcool aussi. Cela expliquait son odeur et son allure d'homme délabré et massacré par la vie. Certains survivants terminaient mal. Visiblement il en faisait parti. Il avait probablement tout perdu avant de devenir un déchet de cette nouvelle société. Pauvre type. La pensée passa aussi vite qu'une quelconque émotion humaine. J'avais déjà saisi ma radio et appelais la centrale.

Unité 080690, Kenneth Zaran, pour signaler une confrontation dans le métro. Deux impliqués : une victime blessée et un agresseur en parfait état général. Le blessé est un homme d'une trentaine d'années, drogué, probablement alcoolisé et en manque. Ses blessures physiques sont superficielles, quelques contusions, mais il n'y a pas d'hémorragies externes ou de fractures apparentes. Seul son état neurologique paraît un peu plus inquiétant.

J'avais scellé le destin de cet homme en précisant qu'il était un drogué et un alcoolique. Il avait tout pour lui. Le Gouvernement n'avait aucune compassion pour les personnes qui ne respectaient pas la Prohibition. Et moi je n'avais aucune compassion pour la majorité des êtres humains arpentant cette ville. Je ne comptais pas mentir et j'étais uniquement là pour exposer les faits. La centrale n'enverrait jamais les secours pour un tel homme. Ils avaient sans aucun doute d'autres chats à fouetter. Les équipes de secours se faisaient de plus en plus rares et les problèmes de la jungle qu'était la Nouvelle-Orléans ne faisaient que se multiplier. Maintenant, on ne jugeait plus de l'état général d'un potentiel patient ; on jugeait de son utilité à la ville, sans aucun doute. Et sans surprise, le verdict tomba et fut sans appel : pas de mobilisation des secours pour cet homme. Qu'il crève étouffé dans l'alcool semi-digéré qu'il vomirait et qu'il serve d'exemple à ceux qui joueraient à défier les lois instaurées par le Gouvernement.

Entendu. J'ai également l'agresseur face à moi. Une femme. Je la ramène immédiatement.

Une fois mon bilan passé, je rangeais ma radio et me concentrais à nouveau sur la femme dont je venais de parler. Ce n'était peut-être pas le jour de chance de cet homme, mais ce ne serait pas celui de cette brunette non plus.

Vous allez devoir me suivre. Je détachais les menottes de ma ceinture avant de les agiter brièvement dans ma main libre à son attention. Et porter ces jolis bracelets. Je vous recommande vivement de coopérer.

Méfiance maximum alors qu'elle ne m'inspirait absolument aucune confiance. Je la dévisageais à nouveau tout en m'approchant davantage d'elle jusqu'à réduire à néant toute la distance qui nous avait séparés jusqu'à maintenant. C'était comme si je m'attendais à ce qu'elle me saute à la gorge à tout instant durant notre brève entrevue. Plus vite elle serait enfermée, mieux ce serait.



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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Dim 06 Aoû 2017, 10:20


« Darkness Falls Across The Land »


Deadnight Warriors




La rumeur qui grandit, qui enfle de plus en plus. Et finit par vous atteindre de plein fouet. Vous ne vous rendez pourtant compte de rien. Pas au début, tout du moins. L'endroit où vous vous trouvez semble tout à fait normal. Vous ne ressentez rien de particulier. Rien d'autre que la présence de votre interlocuteur. Rien qui ne laisse présager de ce qui vous attend. Aucun signe alarmant, aucun facteur particulier qui aurait pu vous rendre méfiant, encore moins vous mettre la puce à l'oreille. Que la tension palpable et caractéristique de l'endroit dans lequel vous évoluez. Vous n'en avez aucune idée mais pourtant, en quelques instants, quelques secondes à peine, vous basculez dans un autre univers.

La transition se fait dans la plus grande douceur pour endormir les suspicions. La brèche que vous traversez est invisible, impalpable. Vous pénétrez dans l'autre monde sans le savoir et faites votre entrée dans les ténèbres sans vous en rendre compte. Pas dans l'immédiat. Le décor ne change presque pas et vous abandonnez le metro light rail pour sa reproduction identique et apocalyptique située à Darkness Falls. Cette version des Enfers encore habitée par des créatures voraces, des monstres affamés qui n'aspirent qu'à vous dévorer les entrailles et vous détruire à petit feu. La promesse de longs moments de torture insupportable si vous vous laissez attraper. Elles vous attendent au tournant, les chimères dévastatrices. Atteindre une issue, une autre brèche vers le monde réel, reste votre meilleure chance de survie. Mais ces dernières se font rares et surtout très aléatoires. Alors, restez sur vos gardes si vous ne voulez pas rester piégés dans les limbes et y perdre bien plus que la raison.
 

 

 

 
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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Mer 09 Aoû 2017, 14:56

A la faveur des ombres

ft. kenneth & eliz'yan  

Il n'était pas une ombre assassine. La silhouette de Kenneth se dessinant parmi la pénombre forçait Eliz'yan à plisser le regard afin d'en deviner les contours. Rapidement, elle venait à discerner ses traits, son allure et aussitôt, elle comprit qu'elle n'avait pas affaire à un nouveau junkie. Arrêtant ses pas, elle avisait l'arme à feu pointée sur elle et fronçait les sourcils. Perplexe, bien plus qu'effrayée ou en colère, elle gardait les lèvres closes lorsqu'il lui adressait la parole. Ses mains se levaient lentement, montrant Ô combien l'Ancienne Sorcière était innocente et loin de lancer l'offensive.

Ses prunelles émeraudes suivirent le regard de son interlocuteur lorsqu'elle observa longuement la loque humaine qui gisait au sol, telle une poupée de chair. Il ne valait rien aux yeux de la société mais également au regard de la Brune. Elle n'aimait pas les faibles, elle n'aimait que trop peu ce monde et ceux qui le peuplaient. A bien y réfléchir, depuis son séjour en Enfer, elle n'aimait plus grand chose. Elle n'était plus qu'un simulacre de Jane, vivant avec ce goût perpétuel de mépris et de cendre sur la langue. Retenant ainsi une moue, elle redressait le regard vers Kenneth avant de finalement hausser un sourcil. Trésor ? Elle n'aimait pas les petits mots doux. Encore moins quand ces derniers avaient pour objectif peu louable de la rabaisser d'une quelconque manière.
Prête à laisser échapper un commentaire que sa langue aiguisée aurait pu offrir sur un plateau d'argent au Shadowhunter, elle se retenait.. Parce que sa raison gagnait à prendre le dessus sur son orgueil mal placé. Elle préférait vivre et garder rancune, plutôt que de mourir et obtenir satisfaction. Eliz'yan avait déjà terminée pendant quatre cent longues années à Darkness Falls, elle n'avait pas besoin d'y retourner dans l'immédiat. Si seulement elle savait ce qui l'attendait..

« Légitime défense. » Etaient les deux seuls mots qu'elle laissait échapper d'entre ses lèvres alors qu'elle se retenait de soupirer en observant les mouvements de Kenneth. Alors même qu'il analysait sa loque humaine, elle se décidait à reprendre la parole. « Il a tenté de m'agresser et de me voler mon argent pour s'acheter - surement - un fix ou une bouteille. Je n'ai fait que le désarmer et l'assommer pour reprendre mon chemin. » Dans le fond, cela n'était que la stricte vérité. « Qu'auriez-vous fait à ma place ? Mh ? »
A cette question, elle n'attendait pas vraiment de réponse, parce qu'elle avait pleinement conscience que ce gouvernement et ses collaborateurs ne percevaient que ce qui pouvaient les arranger. Et dans la situation d'Eliz'yan, rien ne devait arranger Kenneth, surtout pas sa version des faits. D'ailleurs, cela se justifiait tandis qu'il appelait ses unités et ses collaborateurs. Au fil de ses paroles entendues, Kenneth éveillait finalement la fibre curieuse de l'Hellraiser.

Zaran.. Elle connaissait ce nom. A bien y réfléchir, le prénom également ne lui était pas inconnu. Prenant le temps de réfléchir, longuement, elle détaillait sans vergogne son vis-à-vis : Ce regard bleu, cette chevelure de jais, ces traits fins et au charme que même sa mauvaise foi ne pouvait nier. Tout cela, elle aurait pu le remarquer si la pénombre ne s'était pas jouée d'elle. Elle aurait pu s'intéresser d'avantage à ce frère dont elle avait déjà entendu parler si.. Si seulement il ne s'était pas empressé de la traiter en criminelle. Esquissant finalement un sourire alors qu'il revenait porter son regard sur Elle, elle semblait soudainement presque ravie. Juste ravie. Presque charmante. Juste charmante.

« Je présume qu'il n'existe pas beaucoup de Zaran en ce monde. » Elle le laissait approcher, lui et ses menottes alors qu'elle penchait le visage sur le côté. « Je n'ai jamais apprécié les bracelets, un peu comme Sophia.. » Elle laissait sa phrase en suspens, afin d'observer les traits de Kenneth. Ses iris émeraudes scrutaient les traits de son interlocuteur, allant jusqu'à le détailler trop longuement. « Je suis prête à parier que ce prénom ne vous ait pas inconnu. » Elle en était certaine, autrement.. La coïncidence aurait été trop belle. Esquissant un nouveau sourire, elle reprenait finalement en gardant son regard accroché aux traits masculins. « Ce regard, j’aurais pu le reconnaitre si je ne m'étais pas focalisée sur votre arme. »
Soudain, la situation gagnait en intérêt pour l'Hellraiser qui ne regrettait presque plus son interpellation. La soirée prenait un tournant inattendu. Et c'était peu dire dans la mesure où finalement, elle ressentait ce frisson, ce basculement.

Ce n’était pas possible.
Non.
Elle refusait que cela soit possible.

Cette sensation, elle ne l'avait expérimentée qu'une fois.. Lorsqu'elle s'était échappée de son Enfer personnel. Mais c'était impossible. Instinctivement, Eliz'yan partait à la recherche d'une blessure mortelle, laissant ses mains cavaler sur son corps. Sa peau était passée au crible tandis que son regard détaillait sa robe intacte. Rien. Elle allait bien. Elle était en vie. Elle n’était pas passée de vie à trépas.. Pas cette fois.
Et pourtant, en redressant le regard, elle découvrait avec horreur que son univers venait de basculer.. Une fois encore. Darkness Falls. Elle reconnaissait ces lieux pour les avoir foulés pendant un siècle. Le sourire d'Eliz'yan perdait de sa superbe tandis qu'elle se focalisait sur les alentours. Ses prunelles scrutaient ce cauchemar redevenu réalité jusqu'à s'arrêter sur Kenneth. « Qu'est-ce que vous avez fait ? » Ouvertement accusatrice, elle se rapprochait d'un pas en le pointant de l'index avant d'entendre un bruit qui ne venait ni de Lui, ni d'Elle.

« Il ne faut pas rester ici. » C'était instinctif. Le besoin de survie d'Eliz'yan surpassait tout autre sensation alors qu'elle se remettait en marche pour trouver un abri, éviter de se faire dévorer. Une œillade était coulée en direction de Kenneth. « Votre arme, vous devriez la garder pour les créatures qui chercheront à dévorer vos entrailles. Je ne suis plus votre plus grand danger, croyez-moi. » Oh oui, il pouvait la croire. Quelque chose dans le timbre de l'Hellraiser gagnait en sincérité et en sérieux. Elle savait de quoi elle parlait.


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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Sam 19 Aoû 2017, 10:18





A la faveur des ombres
Kenneth x Eliz'yan

« Légitime défense. » Cela aurait pu m'amuser une brève seconde si la situation n'était pas aussi sérieuse. Je n'étais pas persuadé qu'il était utile d'aller aussi loin avec un tel dépravé, mais je pouvais me tromper. J'écoutais les mots de la jeune femme d'une oreille distraite alors que je recueillais les informations dont j'avais besoin pour passer mon bilan. A sa question, à sa place, je relevais les yeux sur elle pour lui accorder un peu plus d'attention.

J'aurais commencé par neutraliser ses cordes vocales, lançais-je presque naïvement.

Si je n'avais pas eu d'aussi bons sens, elle aurait pu finir ce qu'elle avait commencé. Dommage qu'elle l'ait laissé hurler à la mort comme un chiot blessé. Ridicule. Maintenant, elle devait dealer avec les conséquences de ses actes.

Vous saurez que, dans cette ville, vous pouvez faire un tas de choses, mais seulement si vous ne vous faites pas attraper.

Je pensais avoir bien résumé l'esprit de la Nouvelle-Orléans actuelle. Tout était possible : drogue, alcool, sexe, jeux, meurtres, agressions... Tout. Tant que vous étiez assez discrets. Néanmoins, à la moindre interpellation, vous passiez un mauvais quart d'heure. Je pensais que cette règle était claire pour tout le monde, mais je m'étais visiblement trompé.

J'avais arrêté notre échange là pour passer mon bilan. Je croisais brièvement le regard de la brune qui me dévisageait de haut en bas comme si elle avait vu un fantôme. Cela eut le don de me faire redresser un sourcil, perplexe. J'espérais au moins qu'elle appréciait ce qu'elle voyait. Je me tournais sur le côté, spontanément, pour échapper à son radar et l'effacer de mon propre champ de vision quelques secondes dans le processus. J'étais toujours sur le qui-vive mais j'avais un doute sur le fait qu'elle puisse courir plus vite que mes balles ou qu'un renard. Je n'aimais pas être sondé, et ceci dans tous les sens du terme. Néanmoins, à la fin de mon appel, je lui refis face et constatais que son regard avait changé. Qu'avait-elle vu et qu'avait-elle en tête ? Je m'approchais à nouveau de la brunette avec prudence, prêt à faire face à une attaque ou un mauvais coup de sa part. Je l'avais assez prévenue et si elle tentait quoi que ce soit, je ne perdrais pas mon temps à l'épargner ou à faire un quelconque compromis.

J'écoutais attentivement chacun de ses mots, comme si cela aurait pu m'aider à prévoir ses prochaines actions. Et lorsqu'elle prononça son prénom, je me figeais. Ses prunelles croisèrent les miennes et je tentais au mieux de ne rien laisser apparaître sur les traits de mon visage, restant impassible, bien que mon immobilité soudaine me trahissait bien mieux que n'importe quelle émotion que j'aurais pu laisser transparaître. C'était la dernière chose à laquelle je m'étais attendu venant de cette jolie brune. Elle connaissait ma sœur. Elle me connaissait moi aussi, possiblement, ou alors avait-elle fait une simple déduction logique en entendant mon nom de famille. Je laissais mes yeux détailler ses lèvres un bref instant alors qu'elle souriait. Elle semblait fière de son coup. Puis ils se focalisaient à nouveau sur ses yeux. Est-ce que cela changeait quelque chose ? Voilà que ma curiosité se mettait sur mon chemin. Je devais avouer qu'une partie de moi était quelque peu bouleversée par cette situation. Et puis, spontanément, sans réfléchir davantage à ce que j'étais en train de faire, je passais un nouveau bilan.

Unité 080690, Kenneth Zaran, j'ai perdu la suspecte. Je suis à sa poursuite.

Lorsqu'un bien reçu unité 080690 résonna à mon oreille, je coupais la communication immédiatement. Nous avions visiblement des choses à nous dire, elle et moi. Je n'avais pas changé d'avis quant à son arrestation ; ou tout du moins pas encore. Il faudrait désormais que je sois encore plus prudent afin de ne pas me faire mener en bateau. Je rangeais mes menottes à ma ceinture. Pour le moment, je n'en aurais pas besoin ; du moins je l'espérais, et d'un mouvement, sûr et sans appel, je la redressais sur ses pieds pour qu'elle soit debout à nouveau face à moi. Elle n'allait sûrement pas parler les genoux au sol.

Puis soudainement, je reculais d'un pas lorsque la brunette sursauta pour laisser ses mains courir sur son propre corps. J'affichais ma confusion, l'observant faire. Croyait-elle que j'avais mis un micro sur elle ou quelque chose du genre ? Je laissais ma tête tomber sur mon épaule, cherchant à comprendre ce qu'elle voyait que je ne voyais pas. A peine une demi-seconde. J'aurais dû prêter plus attention à ce qui m'entourait plutôt qu'à la femme devant moi. L'air me paraissait un peu plus épais à inspirer. Plus difficile à expirer. J'observais tout autour de moi pour comprendre que notre environnement avait changé. Alors que mes pupilles se dilatèrent pour observer la désolation qui s'était emparée des lieux, mon compagnon roux s'alerta. Une angoisse inexplicable me saisit et je reposais mon regard sur la brunette, cherchant une sorte de soutien dans le processus. En un claquement de doigt, le comportement de la jeune femme venait également de changer. Pouvait-elle voir ce que je voyais ou devenais-je complètement dingue ? Parce que j'étais persuadé que quelques secondes auparavant, nous ne nous trouvions pas au même endroit. Pourtant, c'était le cas. J'aurais pu en mettre ma main à couper, sans être parfaitement sûr de moi néanmoins. Son regard se fixa au mien une nouvelle fois et je laissais l'interrogation s'afficher sur mes traits. Ce que j'avais fait ? Elle semblait prise entre terreur et panique. D'accord. Alors, il y avait de quoi s'inquiéter. Et si elle me croyait capable de changer notre environnement de cette façon, elle me surestimait. Je n'appréciais pas son index accusateur et je le repoussais lentement avec ma main.

Je n'ai rien fait du tout, me contentais-je de commenter, alerté.

Quelle accusation facile ; mais je ne pouvais absolument pas expliquer ce qui s'était passé. Cette femme allait-elle devenir un problème ? Aurais-je dû la descendre avant de savoir qu'elle connaissait Sophia ? Peut-être. Maintenant, je ne pouvais plus me débarrasser aussi facilement d'elle ; pas avant d'avoir satisfait ma curiosité en tout cas. Un bruit étrange résonna et alerta les oreilles de mon compagnon roux. Un bruit que je n'avais jamais entendu auparavant de mes propres oreilles mais dont j'avais cru entendre parler par le passé. Je détournais légèrement les yeux pour me concentrer sur mon ouïe. Cette sensation désagréable sur mon épiderme régnait en maître. J'étais incapable de faire abstraction de ce qui m'entourait, noyé dans l'incompréhension.

J'écoutais les alertes verbales de la brunette avec attention. S'il y avait quelque chose de sûr, c'était qu'elle disait la vérité, je pouvais lire la sincérité sur son visage, l'entendre dans sa voix, et cela me permit de prendre la situation au sérieux. Des créatures ? Sans rire ? Nous étions dans un film d'horreur ou était-ce une métaphore quelconque que je ne comprenais pas ? Je la suivis de près, sans réfléchir davantage. Elle semblait savoir ce qui était en train de se passer alors que, de mon côté, je n'en avais pas la moindre idée, ou du moins c'était flou. Je ressentais cette sensation de danger dans l'air, tout mon corps et tout mon psyché étaient en alerte, l'air peinait à pénétrer mes poumons de manière fluide et habituelle mais je n'arrivais pas à cerner exactement pourquoi. J'attrapais spontanément son avant-bras, l'empêchant d'avancer davantage. Je devais rester concentré ; et surtout rester vivant.

Vous allez droit en direction du bruit, l'arrêtais-je dans le mouvement.

Si je pouvais faire quoi que ce soit, c'était la guider avec mes sens. Ils ne me trompaient jamais, et ceci même si j'étais dans le noir ou totalement perdu dans la situation. Nous pouvions compter sur eux. Faudrait-il encore que cette femme me fasse un minimum confiance. Je hochais la tête, pour réaffirmer mes propres paroles, alors que je l'entraînais dans une différente branche souterraine délabrée du métro, à l'opposé du bruit que nous avions entendu. Quand je fus persuadé que ce fut plus silencieux autour de nous ou que nous avions suffisamment d'avance sur je-ne-sais-pas-quoi, je me tournais vers la jolie brune. Si je pouvais la distinguer nettement, je n'étais pas sûr que la réciproque soit vraie. Diable que ce métro était sombre. Trop sombre. Angoissant. Est-ce que nous avions fait un bon dans le futur ? Etions-nous les derniers survivants d'une nouvelle apocalypse ? Aurais-je vraiment pu être surpris après tout ce que j'avais vécu si ça avait été le cas ? J'étais un putain de renard. Mes pensées furent immédiatement dirigées vers Lucrezia. Comment allait-elle ? Je devais sortir d'ici et surtout je devais comprendre ce qui était en train de se passer. Je murmurais sans vraiment réfléchir à la raison pour laquelle je contrôlais la puissance de ma voix :

Vous semblez en savoir pas mal sur la situation. Il va falloir m'expliquer car si je peux ressentir une terreur inexplicable et que j'ai les yeux bien ouverts, je perçois le danger mais je ne le comprends pas, et ce n'est pas confortable.

Je ne serais que plus performant si je comprenais ce que je faisais et pourquoi je le faisais.

De quelles créatures est-ce que vous parlez ? Il n'y a pas de créature à la Nouvelle-Orléans. Elles ne peuvent pas passer le mur.

J'en étais persuadé, et dans le cas contraire, j'aurais été immédiatement rappelé en renfort pour contrôler l'invasion. Mais c'était impossible. Cela n'était pas prêt d'arriver... Du moins, j'en étais approximativement sûr. Je laissais mes yeux et mes oreilles rousses surveiller les alentours, prévenant, attentif. S'il y avait bien quelque chose que je voulais éviter aujourd'hui, c'était que mes entrailles gisent sur le sol ; pourtant, je croyais cette jolie brune. Je sentais que cela pourrait arriver si je ne redoublais pas de vigilance. Qui était l'ennemi et qu'est-ce qui était arrivé à la Nouvelle Orléans bordel ? En un fragment de seconde, nous semblions avoir changé de monde. Et si je n'aimais pas spécialement le précédent, celui-ci semblait bien pire. Spontanément, sans réfléchir, je tentais d'utiliser ma radio, en vain. Aucune connexion ne pouvait être établie. C'était inhabituel et cela me conforta dans l'urgence de réagir vite et bien avant de perdre le contrôle total de la situation.



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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Ven 01 Sep 2017, 20:40

A la faveur des ombres

ft. kenneth & eliz'yan  

Dans ce métro, au cœur de la Nouvelle-Orléans, Eliz’yan aurait pu se délecter de sa petite victoire personnelle. Elle aurait pu se complaire dans une autosuffisance malsaine face à l'incrédulité de son vis-à-vis, cependant, le Temps les avait rattrapés. Peut-être était-ce une question de Karma ou même de Destin, il n'en demeurait pas moins que l’Hellraiser avait ressentie toute l'urgence de la situation en quelques secondes. Ce monde qui n'avait jamais véritablement été le sien, avait basculé afin de la ramener dans les abimes morbides d'un univers qui ressemblait à s'y méprendre à l'Enfer qu'elle avait fui il n'y avait pas si longtemps que cela. Sur un élan de panique, de réactivité liée à son besoin de survie, elle s'était vue propulsée dans un passé trop lointain. Quatre siècles auparavant, il avait fallu que la Mort vienne la réduire en cendre pour qu'elle finisse dans un univers au parfum de déchéance.

Jadis, les circonstances l'avaient amenée à saisir le sens de sa chute. Elle avait compris que ce monde dégoulinant d'horreur était sa punition pour avoir tenté de braver -entre autres- les lois naturelles. Aujourd’hui, ses instincts les plus basics lui criaient qu'elle était dans un endroit des plus semblables, et à contrario, sa raison se refusait à le croire alors qu'elle laissait ses prunelles émeraudes glisser çà et là. Trop rapidement, sa psyché s'abimait au cœur de ses réflexions. Qu'avait-elle fait, encore, pour mériter un tel retour en Enfer ? La liste lui sembla alors particulièrement longue, et à bien y réfléchir, elle n'avait pas réellement envie de la dresser. S'arrachant à ses pensées, elle avait laissé ses réflexes parler pour elle. Ainsi, Accuser Kenneth lui avait semblé tout naturel, après tout.. Il fallait toujours un responsable.

Pourtant, en l'observant longuement, Jane comprit qu'il était aussi perdu qu'elle. La peur suintait de la chair du Métamorphe, un peu comme elle pouvait coller à la peau de la Maudite. Ainsi, lorsqu'elle commença à s'éloigner, il eut vite fait de l'arrêter dans ses pas. Ses talons raisonnèrent un instant avant que l'affable silence ne retombe sur leurs épaules. Son souffle lui semblait trop court, son myocarde s'affolait alors qu'elle tentait de conserver le contrôle de ses nerfs. Cependant, la panique était inhérente à la situation et tout le self contrôle qui pouvait exister au monde ne pouvait suffire à appréhender cet univers cauchemardesque. Au fil des secondes, le doute était relégué à la place de second tandis que les certitudes commençaient à ses faire la part belle dans l’esprit de l’Anglaise. Du décor au parfum de mort qui embaumait l'air, Eliz'yan était de plus en plus certaine qu'Ici, c'était l'Enfer. Malgré cette certitude vacillante, elle ne saisissait pas les raisons de sa présence, non.. Pire, de leur présence. Ils n'étaient pas passés de vie à trépas. Ils n'avaient pas bougés du métro.. Alors, comment cela se faisait-il qu'ils se retrouvaient là ?

Le temps des questions filait aussi rapidement que leurs deux silhouettes qui se faisaient entrainer dans un recoin obscur de la pseudo bouche de métro. Son épiderme était parcouru d'un frisson tandis qu'elle analysait les environs en avançant au plus vite. L'horreur lui collait au cœur, et son instinct de survie ne demandait qu'à trouver une porte de sortie. Pourtant, ils finissaient par s'arrêter et l'Hellraiser observait trop attentivement autour d'elle, en plissant les yeux. Le calme qui régnait autour d'eux lui semblait trop beau pour être vrai. Ses sens appelaient à la méfiance.
Et tandis qu'elle cherchait une solution à cette situation d'horreur, son regard venait à se focaliser sur son vis-à-vis dont elle se rapprochait d'un pas afin de ne plus avoir à deviner les contours, ni les traits. Maudite ambiance. Tout cela lui rappelait un peu trop de souvenirs. Les avait-elle invoqués en mentionnant la sœur du Métamorphe ? C'était impossible. L'Enfer ne pouvait être invoqué par simple mention de souvenirs passés. C'était absurde.

En se focalisant sur les propos de Kenneth, la Brune plissait les yeux tandis qu'elle coulait un regard en biais autour d'eux. Lui expliquer. Si elle ne faisait pas fausse piste, elle était surement capable de lui expliquer. Mais peut-être que tout cela n'était qu'un simulacre d'Enfer finalement ? En reportant son regard sur Kenneth, elle se faisait pensive jusqu'à trouver l'ombre d'une idée. « Deux secondes. » Sa voix n'avait été qu'un murmure alors qu'elle levait une main en l'observant et la dirigeant, paume dressée, vers le torse de son vis-à-vis. Elle ne le touchait pas, l'effleurait à peine et .. Rien. Rien ne se passait malgré la mine concentrée qu'elle semblait arborer. Ainsi, de concentrée, elle passait à déconcertée.

Parce que rien ne se passait alors qu'elle aurait dû être capable d'affecter, ne serait-ce que, de manière mineure le métabolisme de Kenneth. Elle aurait dû ressentir la puissance du flux sanguin qui l'animait mais non.. Rien. Vraiment rien ne s'était passé lorsqu'elle s'était focalisée sur ce qui était son don le plus probant. « Rien.. » Cette constatation faisait écho à ses pensées alors qu'elle concluait qu'Ils étaient réellement en Enfer. Pendant quatre longs siècles, elle avait eu le déplaisir de vivre sans sa sorcellerie et il n'y avait bien que cela qui aurait pu lui permettre de confirmer son hypothèse et d'établir une affirmation. Revenant ainsi à Kenneth, elle l'observait droit dans les yeux. « Cet endroit n'est pas fait pour être confortable. Chaque ombre abrite votre pire cauchemar, chaque souffle transporte vos plus basses terreurs.. Sauf erreur de ma part, je n'ai plus qu'à vous souhaiter la bienvenue en Enfer. »

La terreur était là, quelque part, tapis en son âme nécrosée.. Néanmoins, elle semblait retrouver ses repères alors qu'elle faisait quelques pas afin d'observer les alentours. « Il nous faut trouver une sortie, ou un portail. » A bien y réfléchir, elle rectifiait ses propos. « Surtout un portail.. Je ne veux pas rester ici. » Pas encore, elle ne voulait pas demeurer en ces terres désolées pendant des siècles encore. Malgré son besoin de portail, elle ignorait si cela était possible, s'il y en avait quelque part. S'ils n'étaient pas morts, alors peut-être était-ce un portail qui les avait amenés de l'autre côté du miroir. Encore une fois perdue dans ses pensées, elle laissait son visage signer à la négative de manière quasi-systématique alors qu'elle apportait une première réponse inaudible à son acolyte du moment.

Quelques secondes passèrent avant qu'elle ne se décide à revenir vers Kenneth afin de s'arrêter près de lui. « Enlevez vos œillères, nous ne sommes plus à la Nouvelle-Orléans. Ici, il n'y a pas de mur, pas de police qui vous bride dans l'horreur. Ici, c'est.. »  Il savait déjà ce que c'était, qu'ici. Elle lui avait déjà souhaité la bienvenue. « Des monstres, des sorciers qui ne sont plus que l'ombre pourrit d'eux même, des créatures.. » Une moue de dégoût se glissait sur ses lèvres alors qu'elle finissait par attraper la main de Kenneth dans un soupir pour l'entrainer avec elle dans la direction opposée qui avait été de prime abord la leur.

« Elle me revaudra ça. » Qu'elle marmonnât avec mécontentement en soudant ses doigts à ceux du Métamorphe tandis que son avancée se faisait prudente dans les brumes cauchemardesques de Darkness Falls. Plus loin, elle apercevait une échelle rouillée menant à une faible lueur. Surement était-ce l'extérieur qui leur tendait les bras, cependant, elle ne se sentait pas soulagée pour autant. C'était à la fois une belle aubaine et un piège parfait. D'ailleurs, Eliz'yan finissait par s'arrêter devant l'échelle qu'elle analysait longuement avant de finalement y poser ses mains de part et d'autre. Secouant cette dernière, un crissement métallique se faisait entendre, laissant ainsi supposer que la sortie de secours était envisageable sans pour autant être d'une stabilité à toute épreuve. Ses doigts s'embourbaient dans une crasse qu'elle ne semblait étrangement pas craindre. Elle n'avait pas envie de faire sa précieuse.. Non, Jane voulait survivre, encore un peu, à cet Enfer.

« On va passer par là. » Qu'elle lançait à Kenneth en lui coulant une œillade rapide. Reportant son regard sur la sortie, elle relâchait l'échelle et portait finalement son attention sur les alentours. C'était définitivement mieux que rien, ou alors ? « .. Ou alors vous avez une autre idée ? » C'était une option alors qu'elle attendait la réaction de son vis-à-vis. S'il n'avait aucune autre idée, alors, elle finissait par s'engager en direction de la sortie.


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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Jeu 07 Sep 2017, 22:23





A la faveur des ombres
Kenneth x Eliz'yan

J'observais la jeune femme alors qu'elle levait la main et la dirigeait vers mon torse. J'eus un léger mouvement de recul, méfiant. Qu'essayait-elle de faire exactement ? Je restais silencieux, et quelques secondes plus tard, ce fut terminé. Je redressais un sourcil, confus. Rien... Oui, absolument rien. Il ne s'était rien passé et mettre un sens sur son geste ne m'était pas possible car je ne savais pas ce qu'elle avait tenté de faire en premier lieu. Je croisais finalement le regard de la brunette et j'écoutais chacun de ses mots avec attention. Cela sonnait comme la fin du monde. La vraie, cette fois-ci. Si je n'avais pas pu sentir la terreur autour de nous, dans l'air, sur ma peau, et si cette femme n'avait pas été aussi sérieuse, j'aurais pu très certainement en rire et lui demander d'arrêter d'exagérer. Bien évidemment, au vu de l'ambiance actuelle, je n'en fis rien.

Je ne la quittais pas des yeux alors qu'elle me parlait de sortie ou de portail. Un portail. Du genre, un portail comme une grille ? Ou un portail de téléportation ? Voilà que nous étions dans Star Trek maintenant. C'était peut-être un peu trop pour moi en quelques minutes.

Un portail ? Répétais-je naïvement. Si c'est une blague de mauvais goût ou quelque chose du genre, ce n'est pas drôle.

Et moi aussi, je ne voulais pas rester ici. Quelque chose n'allait pas et bon sang, elle ne mentait pas, d'accord, mais peut-être était-elle tout simplement folle ? Peut-être utilisait-elle un sort ou de la magie pour me convaincre que j'étais coincé dans un monde parallèle fait d'horreur et de terreur alors que j'étais tout simplement toujours à la Nouvelle-Orléans ? Je cherchais une explication logique, même si cela paraissait un peu trop gros. Mais ce qui paraissait encore plus gros, c'était de chercher un portail dans l'air... A moins que...

Ce n'est pas possible... murmurais-je plus à moi-même qu'à la jeune femme qui m'accompagnait.

J'étais un Shadowhunter, je savais parfaitement ce qui se passait à la Nouvelle-Orléans. Les portails se faisaient de plus en plus nombreux mais jamais je n'aurais cru pouvoir être happé par l'un d'entre eux un jour.

Sommes-nous à...

Je ne terminais jamais ma question, comme si j'étais superstitieux et que cela aurait pu nous porter malheur. Comme si cela pouvait rendre la situation bien plus réelle également si je prononçais les mots et le nom de ce lieu maudit. Si cela semblait évident désormais, c'était une très mauvaise nouvelle à digérer. Comment avions-nous pu tomber dans une faille de la sorte au beau milieu du métro ? C'était mauvais, très mauvais. J'accueillais la brunette près de moi à nouveau. Je crois qu'elle voulait me secouer et je l'écoutais attentivement. D'accord, il était peut-être vraiment temps que je retire mes oeillères, comme elle les appelait. Je la laissais me prendre la main, observant son geste dans le processus. Elle me revaudra ça... ? Je relevais les yeux sur la jeune femme.

Vous parlez de Sophia n'est-ce pas ? Vous étiez proches toutes les deux ?

Savait-elle au moins qu'elle était morte ? Sophia ne pourrait jamais lui rendre la monnaie de sa pièce. Ce n'était pas le moment de penser ou de parler de ça, j'en avais bien conscience, mais j'avais besoin de poser ces questions. J'étais bien trop curieux. Je lui permettais d'entremêler ses doigts aux miens et si je laissais mon imagination vagabonder suffisamment, je pouvais toujours imaginer que c'était ma sœur jumelle qui avait mis cette femme sur mon chemin pour pouvoir me sortir de cette mauvaise passe.

Je me laissais guider, persuadé, ou tout du moins espérant qu'elle savait ce qu'elle était en train de faire. Face à une échelle, elle s'immobilisa et moi aussi par conséquent. Je l'observais faire ses vérifications et me demandais pourquoi est-ce que je lui faisais confiance. Peut-être aurais-je dû m'enfuir de mon côté et la laisser se démerder. Qui me disait qu'elle n'allait pas me jeter au casse-pipe à la moindre occasion pour sauver sa vie ? Parce que moi je n'hésiterais pas à le faire. Il aurait été bien naïf de croire qu'elle n'était pas capable d'en faire de même avec moi.

Une meilleure idée ? Cela aurait pu arriver, mais cela n'incluait pas de travailler en duo. Je n'étais pas doué pour ça. Je bossais mieux en solo. Je me figeais alors qu'elle commençait à emprunter la sortie. Peut-être avais-je été trop long à me décider. Elle savait ce qu'elle voulait. Et elle semblait sûre d'elle, ce qui finit par me convaincre qu'elle n'était probablement pas suicidaire. Spontanément, je me mis à la suivre, empruntant la sortie à mon tour. Si je la laissais partir, quelque chose me disait que je ne la recroiserais pas si tôt, et j'avais encore bon nombre de questions à lui poser. Je ne pouvais pas perdre sa trace. Alors tant pis, quitte à prendre un risque, j'allais le faire.

Nos pas résonnèrent sur les vieux barreaux rouillés alors que le tunnel que nous empruntions amplifiait le son. Je savais à ce moment précis que j'aurais dû passer devant, ou alors je n'avais plus qu'à espérer qu'elle pouvait voir dans l'obscurité et qu'elle aurait assez de force pour pousser ce qui se mettrait entre nous et la sortie, si cette échelle menait réellement à une sortie bien sûr. Pendant que nous grimpions, je pouvais toujours utiliser notre temps pour lui poser des questions et continuer de satisfaire ma curiosité. Rien ne me garantissait qu'elle allait me répondre, mais je pouvais toujours tenter ma chance.

Vous êtes déjà venue ici n'est-ce pas ?

C'était évident. Cette femme était une habituée. Et elle avait réussi à s'échapper auparavant. En y pensant, peut-être était-elle ma meilleure chance de survie, et peut-être la meilleure façon de trouver une sortie à cet Enfer.

Comment comptez-vous trouver un portail ? Vous avez une astuce ou quelque chose du genre ? Un petit compas bien caché sous votre robe peut-être ?

Une petite provocation gratuite, parce que je le valais bien. Car j'étais persuadé que nous allions passer un mauvais moment à chercher une sortie de secours. Je levais les yeux, évitant de dévisager la belle brune dans le processus, même si je pouvais distinguer ses formes dans l'obscurité. Elle ne m'en tiendrait pas rigueur, elle ne pouvait pas deviner, jusqu'à ce que finalement je l'interpelle à nouveau :

Attention la tête.

Nous étions au sommet de l'échelle. La faible lumière extérieure perçait à travers la grille qui nous séparait de la sortie du métro.

Et maintenant trésor ?

J'étais curieux. Qu'allait-elle faire ? Peut-être avait-elle une force surhumaine et qu'elle allait faire voltiger la planche de métal ? N'aurait-il pas été plus facile d'emprunter la sortie principale du métro ? Certes, si cette dernière était infestée de créatures, la réponse était bien évidemment non.

A moins que vous puissiez pousser cette grille par vous-même, il va falloir que je vous passe sur le corps pour vous aider, dis-je d'une voix amusée.

Je ne pouvais pas m'en empêcher, c'était plus fort que moi. Provoquer, encore et toujours, peu importait la situation, et ceci même si je bluffais. J'attendais néanmoins sa réponse avant de bouger le moindre petit doigt. Et si elle m'autorisait à agir, non, je n'allais pas profiter de la situation, mais tout simplement l'aider à nous libérer de ce tunnel. Le plus vite et le plus tôt seraient le mieux. Je tenais à ma survie et à retourner en un seul morceau à la Nouvelle-Orléans ; la vraie.



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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Lun 18 Sep 2017, 23:49

A la faveur des ombres

ft. kenneth & eliz'yan  

Le doute, l'hésitation, et l'inconnu, au fil des secondes.. Tout cela s'effaçait à la faveur de certitudes douloureuses, de souvenirs qu'elle avait tenté de sceller au creux des ombres de sa mémoire. Mais en laissant porter son regard sur les alentours, en humant l'humidité putride des lieux, elle avait compris que l'Enfer l'avait rappelé à elle. Peut-être n'aurait-elle jamais dû s'en échapper, parce qu'ici était sa place. Peut-être que cela était une remise en place karmique inévitable. Peut-être.. Peut-être.. L'Anglaise n'avait pas envie de spéculer sur les raisons de son retour dans le royaume des Damnés. Son instinct de survie lui intimait de marcher, de trouver une sortir, de s'échapper à nouveau. Encore une fois. Rien que pour cette fois.

Un fond de terreur se logeait dans son cœur décrépit, alors qu'elle tentait au mieux de contrôler ses instincts. Jane avait besoin de garder la tête froide pour vivre. Elle ne pouvait pas paniquer comme cela s'était produit dans les premiers temps, il y a de cela plusieurs siècles. Ses réflexions tournant et virant au sein de sa psyché l'amenaient à penser que quelque chose n'allait pas. Quelque chose clochait au cœur de ce monde désenchanté, cela ne pouvait en être autrement dans la mesure où l'Enfer venait à se frayer un chemin parmi les vivants. Il lui semblait presque que ces lieux cherchaient à s'échapper des ténèbres afin de gagner une réalité tangible. Seulement, ce n'était pas ainsi que fonctionnait l'univers.
Non. Les Enfers avaient toujours été conçus pour punir les méfaits et abominations des vivants une fois leurs existences achevées. Cela ne pouvait changer. Et elle, Eliz'yan avait regagné le monde des vivants depuis quelques années, sa vie ne s'était aucunement achevée. Alors, il se devait d'y avoir une sortie, une solution. Car, pour tous problèmes, il existait une solution.. Le cas échéant, cela n’était pas un problème.
Coulant une œillade émeraude sur son acolyte de l'instant, elle observait son incrédulité et retenait un soupir. Il digérait encore. Par accès de clémence, elle lui laissa le temps de dérouler le processus d'acceptation afin qu'il puisse agir ultérieurement de manière plus rationnelle. Ainsi, son visage signait à la négative alors qu'il songeait que la Brune lui jouait un mauvais tour. Non, elle ne jouait pas pour cette fois. C'était la dure réalité, leur réalité.

Et lorsque l'idée semblait avoir atteint son point final, Eliz'yan finit par acquiescer tout autant silencieusement. Oui, ils venaient d'être propulsés en Enfer.. Rien que cela. « Ni feu, ni cercles. Les religions ainsi que Dante se sont méprit sur ce qui pouvait nous arriver.. » Elle murmurait, laissant filer un accent anglais au creux de son timbre alors que ses pensées vagabondaient l'espace d'un instant.
Se mettant en marche en direction de la sortie surement providentielle, elle entrainait dans son sillage Kenneth. Lorsque finalement, il évoqua clairement sa sœur jumelle, Jane choisit de garder le silence dans les premiers temps. Ce n'était pas le moment, pas encore. A ce jeu-là, elle souhaitait y jouer sur un terrain qui lui était propice, et ici.. Rien n'était propice à personne. Pinçant les lèvres, l'Anglaise demeurait emmurée dans son silence jusqu'a finalement se décider à laisser fuser un semblant de réponse. « Nous verrons cela plus tard. » Plus tard qu'elle lançait. Alors, la Damnée n'était pas décidée à le laisser derrière elle, pourtant, elle aurait pu et aurait dû. Sa psyché semblait alors tiraillée entre son envie de survivre au détriment de tous et son élan de pseudo bienveillance.


Personne ne méritait sa bienveillance. A Kenneth, elle ne lui devait rien, au contraire.. C'était surement à lui de payer la dette de sa sœur, pensait-elle en se retenant de laisser échapper un grognement irrité. Bien rapidement, ils finirent par arriver devant la fameuse échelle et alors, elle se décida à grimper à cette dernière tandis qu'un moment d'arrêt la prit au corps lorsqu'il lui posa cette question à laquelle elle n'avait pas envie de répondre.
Etait-elle déjà venue ici ? Un reflux de colère sourde venait à inonder ses veines tandis qu'elle coulait un regard en biais vers le Métamorphe. Un éclat, à peine voilé et à peine perceptible par l'obscurité, illuminait ses prunelles avant qu'elle n'en revienne à son objectif. Continuant son ascension, elle lui offrait néanmoins une réponse fugace. « On ne vient pas ici, on y est jeté. » Cette colère sourde qui battait son plein dans son crâne, elle la réprimait au mieux, acceptant l'immonde et le sale l'espace d'une inspiration qui se voulait salutaire. Néanmoins, tout cela ne lui arracha qu'une moue dégoutée, la portant à la limite du haut-le-cœur alors qu'elle s'était arrêtée dans son ascension. « Bref. »

La montée reprenait alors que Kenneth venait à lui poser une colle. Trouver un portail ? Comment est-ce qu'elle allait trouver un portail ? Bonne question. Elle n'en savait rien, absolument rien. Le décor était semblable, aussi empreint de déchéance que par le passé, mais elle était certaine que les lieux différaient. « Ni astuce, ni tour de magie.. Il va juste falloir que l'on cherche. Ici, rien ne fonctionne hormis la persévérance et l'acharnement. » En sommes, ils n'avaient pas vraiment le choix. Elle le savait, et dorénavant, il en avait pleinement conscience.
Bien étrangement, elle aurait pu répondre ou réagir à sa provocation, mais son esprit était bien trop embrumé par la colère et l'envie de survivre qu'elle ne prenait pas le temps de relever les petits jeux de mots de son acolyte. S'arrêtant brutalement dans son ascension, elle évitait avec une marge certaine la grille qui désormais se trouvait à quelques centimètres de son nez. Ses yeux se plissaient alors qu'elle tentait de percevoir l'extérieur. C'était aussi reluisant que le dedans. A son oreille régnait un silence de mort alors qu'à son œil, le calme se faisait trompeur. Arrachée à ses pensées par la question de Kenneth, elle levait une main afin de mesurer le poids de cette plaque.

A deux mains, elle aurait pu la soulever, or, avec une seule, Jane se rendait bien compte que sa force était ainsi diminuée. « Il va falloir soulever la grille et sortir. Il faudra se méfier du calme apparent. Ici, nous sommes le bétail. » Elle avait toujours le mot pour rassurer. Songeant à un moyen d'œuvrer, elle jetait un coup d'œil en contrebas, apercevant ainsi le Métamorphe à ses derniers mots. Un sourcil se rehaussait alors qu'elle songeait qu'en d'autres circonstances, elle serait surement entrée dans son jeu, mais là.. Là, son sentiment d'urgence prévalait sur tout autre besoin.
« Allez-y. Passez-moi sur le corps, vous semblez en retirer une certaine satisfaction. Je garderais également cette pensée pour plus tard. » Qu'elle lâchait dans un faible sourire rouge, fugace. Le provocateur qu'était Kenneth avait trouvé une joueuse prête à relever bien des défis. Cela allait se voir plus tard, si tant ait qu'ils puissent survivre à cet Enfer. Se calant contre les barreaux, Eliz'yan laissait l'opportunité au Métamorphe de grimper à l'échelle et de se caler contre elle afin de venir déloger cette maudite grille.

L'espace d'un instant, elle retint son souffle afin de ne pas remplir ses bronches de ce parfum de mort qui venait à s'insinuer dans ses narines lorsqu'elle se rapprochaient de la rouille et de la crasse. Le visage basculé sur le côté, elle observait ce qui lui était accessible jusqu'à ce qu'il réussisse la manœuvre. Lorsqu'il y parvint finalement, elle relâcha son souffle lentement, de manière mesurée. « Parfait. » Qu'elle soufflât, attendant quelques secondes que Kenneth lui laisse quelques latitudes afin qu'elle grimpe les derniers échelons lui permettant d'accéder au dehors.

Arrivant au dehors, elle se redressait rapidement, les sens aux aguets. Étrangement, l'endroit lui semblait familier puisque semblable à la Nouvelle-Orléans. Une Nouvelle-Orléans déchue. Son regard scrutait l'obscurité et l'accessible jusqu'à se porter sur Kenneth lorsqu'il la rejoignait. « Où est-ce que certains portails ont été recensés à la Nouvelle-Orléans ? » Étrange, c'était une bien étrange question. D'ailleurs, elle éclairait bien rapidement la lanterne du Métamorphe quant à leur sens. « Car finalement, si ce monde n'est qu'un miroir dégénéré de la réalité, alors ce qui est une entrée là-bas, peut-être une sortie ici. » C'était une hypothèse comme une autre, rien n'était vraiment sur. Mais il fallait bien commencer par quelque part.



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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Lun 25 Sep 2017, 23:25





A la faveur des ombres
Kenneth x Eliz'yan

J'écoutais d'une oreille distraite la réplique philosophique de la brunette. Elle n'était pas totalement nette, ça c'était sûr. Peut-être trop de souffrance pour ce petit bout de femme en une seule vie, ou alors elle ne pouvait pas exprimer mieux l'horreur qui régnait désormais autour de nous, mais ses paroles collaient avec ce qui nous entourait. Je n'étais pas certain de comprendre ce qu'elle voulait dire, mais ce n'était pas réjouissant dans tous les cas. Je m'étais contenté de rester silencieux alors qu'elle me guidait à travers les galeries souterraines du métro. J'espérais qu'elle n'était pas aussi atteinte que ses paroles me le laissaient penser. Peut-être étais-je vraiment tombé sur une illuminée.

Pourtant, je suivais la brunette sans émettre la moindre opposition. Elle connaissait ma sœur, de près ou de loin, et tout ce qui pouvait me lier à elle, je le prenais, sans discuter. Elle avait néanmoins raison : ce n'était ni le lieu ni le moment pour parler de ça, même si ma curiosité était difficile à raisonner. Reporter mes questions pour plus tard, voilà qui était plus raisonnable. J'espérais simplement qu'il y aurait un plus tard et que ma vie ne se terminerait pas ici, dans cet Enfer. J'avais survécu jusqu'à maintenant. Je ne pouvais pas laisser des monstres me dévorer. Pas aussi facilement en tout cas.

Je n'étais pas capable de déterminer si cette femme était joueuse ou alors tout l'inverse de cet adjectif. Elle ne laissait rien transparaître sur son visage, ou très peu, et encore moins dans ses mots. Les seuls indices que je pouvais obtenir, c'était ceux de son corps : les battements de son cœur, le rythme de sa respiration ; et même malgré ça, je peinais à la cerner. Que ressentait-elle ? De la peur ? De la colère ? Un profond instinct de survie ? Oh ça, pour sûr. Il n'était pas nécessaire que je l'analyse davantage pour voir qu'elle tenait à la vie et qu'elle ferait tout pour sortir d'ici. Qui ne voudrait pas sortir de cet Enfer ? Nous avions deux choses en commun : Sophia et notre volonté de survivre. C'était déjà beaucoup. Je savais qu'il valait mieux que je reste avec elle. Pour le moment en tout cas. Son instinct de survie et son expérience en ce milieu hostile ne pouvaient que me servir et être utilisés à mon avantage. C'était tout ce qui m'importait.

Et me concentrer sur notre échappée : voilà mon objectif. Enfin, mon échappée en priorité, mais j'étais bien conscient que j'avais besoin de ses connaissances pour maximiser mes chances de survie. Je n'étais pas crédule : je savais qu'elle en ferait de même. C'était exactement ça qui me poussait à me méfier d'elle. Un coup de couteau dans le dos était vite arrivé et je m'attendais toujours au pire. Néanmoins, coopérer serait un atout, et j'étais convaincu que la brunette était dans le même état d'esprit que moi, sans jamais vraiment pouvoir en être sûr. Un acte de foi pur et dur, mais surtout rare venant de moi.

Chercher un portail, c'était le plan. Si je n'y connaissais rien ou pas grand chose, la jolie demoiselle semblait en savoir bien plus sur le sujet et là était ma chance. Comme à mon habitude, je laissais des mots provocateurs s'échapper de ma bouche alors que mes lèvres dessinèrent un sourire sur mon visage :

Persévérant et acharné. Parfait, ce sont mes deux principales qualités... En plus d'être très beau bien sûr.

Le renard leva les yeux au ciel. Parfois je me fatiguais tout seul, et parfois je me demandais également pourquoi c'était cet animal qui avait pris refuge au fond de moi. Pourquoi pas un paon ou un autre animal aimant se pavaner dans le genre ? Oh, parce que j'étais malin bien sûr. Je ne savais pas ce que je cherchais, là maintenant, mais j'étais définitivement en quête de quelque chose. Peut-être que je cherchais à la séduire sans même m'en rendre vraiment compte, juste pour qu'elle ne m'abandonne pas en route. Je savais que cette jeune femme avait des solutions sous son manteau, et mieux valait que je l'ai de mon côté, voire carrément dans la poche si c'était possible.

La brune s'était arrêtée dans son ascension après mon avertissement. Au moins, elle était réactive et elle évita la grille à temps. Sortir paraissait être une bonne et une mauvaise décision simultanément, mais le mouvement, c'était la vie, et agir était notre seule chance réelle de survie. L'Anglaise me rappelait que nous étions le bétail et je restais impassible. Il était hors de question que je sois le bétail de quiconque. Le prédateur en moi peinait à l'accepter ; pourtant, je savais qu'elle avait raison. Je pouvais sentir toute cette atmosphère malsaine et inquiétante autour de nous. Si mes poils s'hérissaient légèrement lorsque je prenais toute la mesure de notre situation, je ne laissais rien paraître sur mon visage. Désamorcer le stress et la crainte par de l'humour : ma spécialité. Je restais dans la provocation. Soulager l'ambiance par une attitude puérile ; pas forcément très efficace, mais donner le change n'était jamais une mauvaise idée dans le principe. Disons que la brunette était le sérieux incarné et j'étais le clown. A deux, nous allions forcément survivre. Il le fallait.

Finalement, la demoiselle m'avait autorisé à monter davantage pour l'aider à soulever la grille. Ses commentaires m'amusèrent sincèrement et j'échappais un bref rire alors que son sérieux paraissait presque irréel dans une telle situation. Pourtant, je percevais son faible sourire et le mien s'agrandit alors immédiatement. Ouuh, cela avait dû lui demander un sacré effort. A peine s'était-elle calée contre les barreaux que je montais alors contre elle. Mes doigts se logèrent à travers la grille et, à deux, nous la débloquions pour la pousser vers un côté extérieur. J'avais bien remarqué que la brunette avait retenu sa respiration, et sans hésiter à la titiller, je lâchais :

Je sais que je vous intimide, mais je vous en prie, respirez...

Un bref rire en provenance de ma bouche résonna brièvement dans le tunnel étroit alors que nous terminions la manœuvre. Je savais que ce n'était pas pour moi et mes capacités faisaient que je tolérais peut-être plus facilement les odeurs, mais je me retenais d'afficher mon dégoût. La pourriture métallique me laissa un goût amer dans la bouche et je recherchais immédiatement l'air extérieur. Ce dernier ne me satisfaisait pourtant pas, épais et pénible à respirer ; constatation aussi sinistre que le décor qui nous attendait au dehors du métro. Je m'extirpais du tunnel en prenant garde à ne pas trop bousculer ma compagne du moment, et veillais ensuite à ce que cette dernière me suive bien, sans encombre, prêt à l'aider en cas de besoin. Mais cette femme avait besoin de tout sauf d'aide.

Je m'étais éloigné de quelques pas, ne pouvant m'empêcher de constater la désolation autour de moi. Je connaissais ces rues par cœur et pourtant j'avais la profonde sensation qu'elles m'étaient étrangères. Il m'était difficile de percevoir correctement ce qui m'entourait, comme si ma vue était brouillée. Tout paraissait plus flou, plus sombre également. Il était inutile d'utiliser mes capacités pour percevoir l'effroi dans ce monde aux couleurs éteintes et qui s'insinuait sous ma peau. Je profitais de ces quelques secondes de répit illusoire pour reprendre mon souffle et dominer mes inquiétudes. Il ne fallait pas que je me laisse déborder par mes émotions. Le renard avait baissé les oreilles, baissé la queue, méfiant, peureux également. La profonde et première impulsion qui régnait au fin fond de mes entrailles était la fuite. Une fuite totalement inconsidérée contre laquelle je luttais immédiatement. Fuir pour aller où exactement ? Les rues sinistres et sombres provoquaient en moi un profond malaise qui aurait pu me faire perdre mes moyens si je n'avais pas été aussi habitué à gérer des situations dangereuses et inconnues me mettant dans un état physique et psychologique de stress intense. Toutes mes expériences, de l'armée à l'arène, m'étaient utiles dans une telle situation et parfois je bénissais mes compétences et mon vécu qui me permettaient de ne pas perdre la face trop aisément. Si j'avais ressenti des doutes à l'intérieur, je ne laissais rien percevoir à l'extérieur et m'approchais à nouveau de ma compagne du moment.

Je l'observais, écoutant attentivement chacun de ses mots. Où est-ce que les portails avaient été recensés récemment ?

Très bonne question... murmurais-je plus à moi-même qu'à la jolie brune.

Je croisais les bras spontanément, réfléchissant. Je n'avais jamais vraiment travaillé sur ce sujet. Néanmoins, j'avais quelques données en tête, peut-être un peu floues et pas forcément très à jour, mais toute information était bonne à transmettre vu la situation dans laquelle nous nous trouvions. J'ajoutais alors :

Je sais que la principale brèche se trouvait dans la forêt. Mais elle a été condamnée récemment. Je me tus un bref instant, réfléchissant à nouveau en silence, avant de reprendre une nouvelle fois la parole : Aucune brèche ne s'était approchée aussi près, ça j'en suis sûr. Ce n'était jamais arrivé au centre-ville de la Nouvelle-Orléans auparavant. Ca me laisse croire que les brèches pourraient être n'importe où désormais... Ce qui est plutôt surprenant, confiais-je plus faiblement.

Si tout ceci ressemblait à une mauvaise blague, j'étais pourtant sûr que ce n'en était pas une. J'avais la sensation que nous devions baser notre échappée sur des théories douteuses et des brèches hasardeuses, et je n'aimais pas du tout ça. J'étais un homme qui avait besoin de concret, de contrôle, de précision. J'étais même pour les équations mathématiques si elles pouvaient m'aider à résoudre clairement un problème. Ici, j'étais juste impuissant, ignorant. A la merci d'un monde que je ne connaissais pas. L'avouer et l'accepter était difficile pour moi.

La forêt doit grouiller de monstres qui tentent encore leur chance... Je n'irai pas là-bas même si nous avions une réelle chance de nous enfuir. C'est trop risqué.

Je voulais bien être téméraire, mais me jeter dans la gueule du loup ? Non merci. Spontanément, je vérifiais ma ceinture et saisis mon arme. J'avais exactement vingt balles. Dix déjà présentes dans mon Glock, et dix en réserve dans une petite sacoche prévue à cet effet. Je retirais la sécurité de mon arme. Toujours compter ses balles, cela pouvait nous sauver la vie.

C'est vous la pro, trésor, est-ce que vous avez quelque chose à pro... Je ne terminais pas ma phrase et redressais la tête tel un animal sauvage en direction de ce que je percevais. On a de la compagnie.

Je tendais mon arme là où j'avais cru sentir la présence, sans réfléchir. Si le renard en moi était prêt à se cacher, en boule dans un coin, je le priais de tenir bon et de rester fort. J'avais besoin de lui, j'avais besoin de ses ruses, j'avais besoin du combattant qu'il pouvait être. Il ne devait pas m'abandonner et j'avais la sensation de ne pouvoir compter que sur lui. L'humain, faiblard, se cachait une nouvelle fois derrière l'animal, et plus aucune ironie ou confort ne pouvait se lire dans le langage de mon corps. J'étais tendu. Et si un peu de stress ne faisait jamais de mal et permettait de rester aux aguets, je devais avouer que j'avais peur.

Est-ce que je peux tirer ? Demandais-je avec un sérieux nouveau.

Allais-je ameuter tout le voisinage et faire comprendre aux autres monstres aux alentours que le dîner était servi ? C'était elle l'experte et j'espérais qu'elle me conseille, ou qu'au moins elle me soutienne. Si j'avais l'habitude de gérer des situations critiques seul, ce n'était pas totalement vrai. Les missions les plus difficiles étaient effectuées en duo ou en trio, et dans cet instant la brunette était ma partenaire, qu'elle le veuille ou non. Je voulais pouvoir lui faire confiance. Je devais pouvoir compter sur elle.

Vous courez vite ? Ajoutais-je spontanément, toujours aussi sérieux.

Recueil de données concernant une alternative, juste au cas où. Mon interrogation n'était pas une plaisanterie et je ne comptais pas la laisser en arrière. Si je devais fuir, j'espérais qu'elle puisse me suivre. Tirer me paraissait de moins en moins crédible à mesure que je tendais mon arme en direction du monstre qui prenait forme à distance dans la brume sombre ambiante.

Votre décision, terminais-je alors, prêt à exécuter ses ordres.

Je n'étais pas sûr de savoir pourquoi je m'en remettais à elle. Peut-être parce que j'avais l'habitude de recevoir des ordres ; ou peut-être parce qu'elle était celle qui en savait le plus concernant ces monstres et cet endroit de malheur. Quitte à fuir, j'espérais néanmoins qu'elle ait une idée de notre destination et je réfléchissais moi-même à un plan, sans être capable de vraiment me concentrer. Jusqu'à ce qu'un nouveau bruit m'alerte. Je me retournais pour constater qu'un deuxième monstre s'approchait dangereusement de nous. Je le pris en joue à son tour ; geste inutile face à la sensation d'être pris soit en embuscade si ces monstres étaient intelligents, soit au piège par hasard. Nous n'allions pas tarder à être cernés si l'endroit grouillait de créatures. Lorsque ces dernières constateraient que nous étions à leur merci, ils ne nous laisseraient aucune chance de survie. C'était une question de secondes maintenant. Il était grand temps de prendre une décision, et avec toute ma bienveillance et une certaine confiance, je laissais ma compagne se charger de ce rôle.



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MessageSujet: Re: A la faveur des ombres. ↯ KENNETH&ELIZ'YAN.   Sam 30 Sep 2017, 00:48

A la faveur des ombres

ft. kenneth & eliz'yan  

Hors de cet Enfer, Eliz'yan pouvait être beaucoup de choses. Elle aurait pu être la femme joueuse, la garce opportuniste ou la séductrice d'un soir en quête d'un amusement éphémère. Seulement, dans cette situation-là, elle était plutôt la Sorcière qui ne demandait qu'à survivre. La Sorcière qui s'était déjà retrouvée ici pendant trop longtemps. Jadis, l'Anglaise avait appris à survivre au pire, afin de s'assurer le meilleur dans l'optique d'un futur irréalisable. Cependant, l'impossible s'était finalement produit et elle était parvenue à gagner le monde des vivants, laissant dans son sillage bon nombres de cadavres portant en eux l'écho de leurs souffrances passées.

Dans ce domaine, elle avait été un monstre parmi les monstres. Cependant, elle avait eu l'espoir fou que tout cela n'appartienne qu'au passé et à rien d'autre. Mais non, Jane était à nouveau là. Le décor était sensiblement différent mais l'ambiance demeurait la même. C'était sur cela qu'elle avait finalement basé ses conclusions. Des conclusions qu'elle avait finalement partagées avec Kenneth. Des conclusions qui lui avait été énoncées de manière limpide selon elle. La Damnée n'était pas folle, elle le savait.. Elle était simplement lucide.

Cette lucidité muée par la torpeur de se retrouver dans son pire cauchemar l'avait transfiguré en une personne bien trop calme, bien trop sérieuse pour un Métamorphe ayant besoin de désarmer son propre stress par l'humour et la provocation. Surement était-ce pour cela qu'elle ne réagissait que très - trop ? - peu à ses réflexions. Quand bien même il venait à se gratifier de compliments, elle ne faisait que l'observer en haussant un sourcil, perplexe pendant un chapelet de secondes. « Vous avez plutôt intérêt à l'être.. » Blanc. Eliz'yan clarifiait ses propos aussitôt. « Persévérant et acharné, je veux dire. »

Elle n'avait pas envie qu'il se méprenne, ou alors, il pouvait bien le faire. Parce que déjà, la Possédée grimpait sur l'échelle et lui laissait l'opportunité de lui passer sur le corps. Enfin, manière de parler, bien sûr.. Parce qu'elle n'était pas femme à laisser un homme lui passer sur le corps dans un endroit aussi sordide. Ah. Elle aurait pu rire de ce genre de réflexion, se faire taquine, mais elle préférait retenir sa respiration afin de ne pas inhaler les reliquats de mort qui vagabondaient dans les airs. Elle se préservait au mieux, par simple habitude.. Par la plus triste des habitudes. En coulant son regard émeraude vers Kenneth, elle comprenait bien vite qu'il n'avait pas eu la même réaction alors même qu'il se mettait à rire après une nouvelle touche d'humour. Son nez se plissait alors qu'elle retenait tout commentaire entre ses lèvres closes. Au lieu de rebondir sur ses propos, Eliz'yan préféra se précipiter à la suite de son compagnon d'infortune afin de gagner l'extérieur et d'expirer lentement et d'inspirer avec minutie. L'air était difficilement respirable, mais il n'en demeurait pas moins plus supportable que dans cette bouche de métro putride.

Gardant son regard sur les alentours, elle attendait. Elle attendait un éclair de génie dans les propos de son vis-à-vis tandis qu'elle restait à proximité de lui en évaluant les lieux. Elle n'y voyait pas grand-chose et n'était pas en mesure d'assurer sa propre survie. Parce que oui, c'était tout ce qui comptait à son regard pour l'heure.. Sa survie. Jane, en ces lieux, ne pouvait nier qu'elle était un monstre d'égoïsme. Elle en avait abandonné bon nombre dans son sillage, dont Emile qui ne s'était pas gêné pour lui rappeler récemment. Repensant brièvement à cette entrevue, une moue s'était dessinée sur ses traits. Mi-figue, mi-raisin, elle aurait bien tenté une nouvelle approche avec le Métamorphe, simplement au nom de Sophia.. Mais est-ce que son instinct de survie ne la trahirait-elle pas à un moment ou à un autre ? En plein questionnement intérieur, l'Anglaise s'abimait dans ses pensées en revenant river ses prunelles sur celles de Kenneth. Et alors qu'il s'engageait dans une réflexion à voix haute, elle se hâtait d'en suivre le fil afin de tisser sa propre toile de pensées.

« Bah.. » Oui, mais encore ? Cette réaction était surprenante au premier abord, alors qu'elle retombait aussitôt dans son mutisme après les mots de Kenneth. Mais il fallait avouer qu'Eliz'yan était retournée à ses réflexions. « Est-ce qu'il y a une protection sur la Nouvelle-Orléans ? Les brèches se multiplient et la magie décroit. Les deux réalités s'entrechoquent.. » Et sa réflexion la menait sur un chemin hypothétique qui ne lui plaisait guère. Elle se renfrognait d'ailleurs, ses traits gagnant en dureté alors qu'elle retenait un soupir. « Il n'y a rien de surprenant à rien, votre monde est pourri, à tel point qu'il se fait gangrener par les enfers. » Gangrener, c'était le mot clé pour elle. L'Anglaise craignait même que la Norme des vivants ne soit finalement engloutie par les Enfers, mais cela n'était qu'une hypothèse qu'elle espérait illusoire. Elle espérait que ses pensées ne soient la résultante de sa panique. Ce qui était surement le plus inquiétant, dans le cas présent, c’était que dans le fond.. Jane n’estimait pas vraiment que le monde des vivants était le sien. Il fallait avouer qu’elle venait d’un autre temps, d’une autre époque.. Depuis longtemps révolue.

« Nous allons donc fouiller au cœur de la ville. Il nous faut une brèche récente pour.. » Elle avait abandonné l'idée de rejoindre la forêt et sa pseudo-expertise était court-circuitée par l'interruption de Kenneth. Basculant son regard sur les alentours, elle portait son attention sur la source du bruit. Tout se passait soudainement trop vite : L'arme, les questions, sa décision. Baissant son regard jusqu'à ses pieds, elle constatait qu'elle portait des talons. Des hauts talons.. Tout ce qui n’était pas vraiment pratique pour courir. Merde, pensa-t-elle abruptement. Évidemment qu’elle courait vite, mais pas dans ces chaussures, cependant la solution à son problème fût rapidement trouvée.

Tout à coup, l'Anglaise leva une jambe, puis l'autre, en se pressant pour ôter ses talons qu'elle rassemblait dans une de ses mains. La seconde abaissait l'arme de Kenneth pour lui faire signe que ce n'était pas le moment d'utiliser le feu. Effectivement, cela risquait d'ameuter bien plus de créatures qu'ils ne pouvaient le supporter. Sa main libre dévia du flingue alors qu'elle se mit à fouiller sans vergogne les poches de son vis-à-vis. Elle cherchait dans les vêtements de Kenneth quelque chose. Quelque chose en particulier : Sa radio. « Une diversion, et on court ; Parce que oui, je cours vite. » C'était murmuré, très rapidement alors qu'elle attrapait la radio entre ses doigts et ne lui laissait pas le temps de réagir davantage.

Glissant quelques pas dans la rue, elle se rapprochait d'un trottoir pour être certaine de son coup. Oui, là-bas, il y avait une vitrine délabrée, c'était parfait. Prenant de l'élan, elle le lançait dans la vitrine en provoquant un fracas qui raisonnait sur les alentours tandis qu'elle tournait les talons pour attraper Kenneth par la manche et courir dans le sens inverse. Eliz'yan comptait sur les ombres pour leur accorder leurs faveurs et les dissimuler au regard des immondices infernales. A défaut de pouvoir les voir, elle entendait les pas et grognements de l'un d'entre eux, dans son dos alors qu'elle courait à toute jambe en entrainant dans son sillage Kenneth. Passant de rues en ruelles, elle traçait sans s'arrêter, muée par un besoin de survivre, de s'éloigner de ces bruits qui lui glaçaient le sang.

Son instinct de survie, pour cette fois-ci n'avait pas trahi le Métamorphe. Il pouvait s'estimer heureux alors qu'elle se décidait à arrêter sa course après de longues minutes de cavalcade jusqu'à une ruelle. Là, il n'y avait plus que le bruit de leurs souffles saccadés par l'effort, et elle, elle observait les alentours jusqu'à apercevoir une vieille porte à moitié défoncée. « Si un portail peut se trouver dans une bouche de métro, ils peuvent être n'importe où.. Et a couvert, nous avons plus de chance de survivre qu’au milieu d’une rue. » Donc autant tenter sa chance par-là, selon Eliz'yan. Tentant d'ouvrir la porte, elle finissait par laisser échapper un grognement de frustration. La colère succédait à la peur. L'Anglaise ne voulait pas rester coincée ici. C'était hors de question.

Pendant sa tentative d'ouverture de porte, Jane ne se rendit pas compte que des bruits de pas s'approchaient lentement mais surement d'eux. Ce n'était pas finit. Se figeant, la Brune réalisa néanmoins qu'ils n'étaient pas seuls et cela ne fit qu'accroitre sa colère alors qu'elle se déchaina sur la porte afin de l'ouvrir. C'était surement la porte arrière d'une boutique, cela voulait dire qu'il y en avait une autre. Elle comptait sur cette dernière pour leur assurer une échappatoire, elle comptait également sur Kenneth pour agir de concert avec elle.. Soit pour la porte, soit pour la créature qui pensait avoir trouvé ses amuse-gueules.


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