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 Beyond The Realms Of Death (.Eliz)

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Beyond The Realms Of Death (.Eliz)   Ven 4 Aoû - 20:09



❝ Beyond The Realms Of Death
Here we are under the same old sun. All alone yet somehow bound and unified. Dust to dust... Ashes to ashes won't take long. We search for a harbour. Somewhere to belong. What you've sown is what you reap. Our sins can't be undone

Son ombre au milieu des autres, lui qui n’est personne. Celui que l’on remarque quand on sait y regarder, à la faveur d’instants indignes et volés, certains regards l’écrasent lorsque la reconnaissance se fait dans les esprits outranciers. Alors les pupilles se baissent, ignorent l’appel ou au contraire se font insolentes. Oscille entre le subtil et le provocant, l’écho de sa vie ancrée à sa peau, dans la poussière de son monde, il avance. Ne se soucie pas des âmes qui le frôlent, le heurte, ces corps que le crèvent de leur contact. Frissons d’inconfort, la créature d’autres-tombe qui se perd dans le mirage d’une ville en pleine effervescence. Sous la chaleur qui détruit les cœurs et fait saigner les chairs, du sel sur les membres à nus pour tenter de s’offrir des esquisses de fraîcheurs factices. Une main qui passe dans les mèches folles, instaure plus du désordre et le souffle qui se crache dans le vide entre les corps. C’est un murmure qui le pousse en avant. Les réminiscences d’une discussion qui le hante. Au sortir du frivole, vice en compagnie d’une autre, lorsque les étoles viennent rhabiller les corps désabusés. Furie dont il est devenu l’amant du quotidien. Le confident de quelque fois où le besoin de vider son cœur devient plus pressant que celui de satisfaire son corps. Candide allant à l’encontre des lois de ceux d’en haut, elle qui se vautre en compagnie du minable dans le vice, et effleure du bout de ses jolis doigts savamment vernis, les contours incertain de l’occulte.

Créature aussi humaine qu’il peut désespérément l’être, s’épanchant sur les miracles d’un culte sorti des entrailles du bayou. Enfanté de croyances anciennes et sauvages, la magie venue de la terre. Celle qui s’introduit dans les entrailles encore chaudes d’animaux sacrifices, dans les fibres de paille d’une poupée dont le cœur saigne à chaque aiguille qui s’y plante. Côtoyer les morts au gré de rituel où tout se mélange. Il n’y croit pas, lui qui a été autre chose. Bien plus qu’un simple magicien du dimanche. Du surnaturel de bon marché, rien de plus. Entiché jusque dans les fibres les plus infimes de son cœur à sa magie perdue, celle qui l’a forgé et qui l’a défini pendant des années. Vide, et trop seul pour supporter ce rien qui le dévore, il a pourtant d’apercevoir un éclat qui réveillera les ténèbres de sa vie une fois la porte poussée. L’antre de ce mythe qui s’agrippe à ses pensées depuis la rencontre. Au hasard d’un doute, l’immobilisme d’une journée semblant sans fin, Regan a fini par céder aux sirènes du mythe. Curiosité mal placée, flammèche dans son cœur et l’esprit qui refuse. Résigné à n’être plus rien, juste une enveloppe comme toutes les autres à qui l’on a tout arraché sans vergogne. Qu’on lui vende une fiole de souffle pour raviver la flamme morte dans sa poitrine, les poupées et les aiguilles, il s’en moque.

La porte chuinte sous la poussée. Souffle mort dans la poitrine, la fraicheur du lieu accueillit avec un plaisir certain, le rouquin hésite. Planté là, perfusion de doute dans la veine, le besoin de faire demi-tour qui s’enroule à sa gorge. Cœur qui bat contre la poussière de sa poitrine, il avance pourtant. Laisse le regard vide se couler sur le décor, les reliques et autres composants de ce culte qui l’intrigue. Gamin dans un magasin, l’excursion malsaine vers le côté morbide, les crânes en expositions libre, main morte qui se tend comme pour se glisser dans la sienne. Elle s’approche, prompte à effleurer la mort mais se ravise. Malaise d’un instant, il a la sensation d’échos dans le crâne. Le chant des morts résonnant contre les parois de la pièce, à la mémoire de ceux qui sont tombés et depuis longtemps oubliés. Des frissons dégringolent contre son échine, l’illusion semble parfaite mais un sourire cynique s’appose sur ses lippes. Le délire de son propre esprit qui tente de se convaincre. Soupir désabusé, les pas continuent pourtant de fouler le sol au parquet grinçant. Il se rappelle cette vieille bâtisse, dans son Paris sale. Celle qui a couvée les balbutiements de leur magie, à son frère et lui. Sa souffrance qui se couple au malaise, les regrets en venin sur la langue, le cœur qui frappe contre les côtes et distille ce qui l’a poussé à venir ici. Les rumeurs d’une fille perdue, rencontres mystiques pour inviter les esprits et l’occulte dans les entrailles de la bâtisse.

Sorciers ou humains clandestins, charlatans profanes ou véritables ensorceleurs, il ne parvient pas à se décider. Apposer un nom sur ce qui plane en ce lieu, ce qui se dessine devant lui là où il pose son regard. L’explorateur sceptique qui s’arrête, immobile devant un présentoir poussiéreux. Certainement pour l’authentique de la chose, ravir le curieux ignorant et lui donner l’impression que tout est réel et empli de talent. Les doigts qui se posent sur la couverture abîmée d’un vieux livre. Cuir bousillé par le temps, noirci et écorné d’avoir trop servi. Relent nostalgique de son propre monde perdu, le sceptique s’autorise à prendre l’ouvrage en main, l’ouvrir et laisser courir l’aveugle de ses pupilles sur les pages qui se tournent au gré de son indiscrétion.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit



On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Re: Beyond The Realms Of Death (.Eliz)   Lun 14 Aoû - 3:46

Beyond The Realms Of Death

ft. regan & eliz'yan  

Des jours. Des mois. Elle avait cherché pendant si longtemps qu'elle avait fini par oublier la clé de voute de son envie, le point de départ, le déclencheur. Elle l'avait oublié, et pourtant, son obsession était demeurée intacte. Alors, Eliz'yan s’était mise en quête d’un ouvrage, un seul ouvrage relatant l'ancienne époque qui avait été la sienne. Celle d'une Jane dans un monde possédé par le fanatisme. Dans une volonté masochiste d'y voir plus claire sur le monstre qu'elle était devenue, l'Hellraiser s'était mise en chasse de quelques pages noircies qui l'auraient guidée sur les pas d'une rédemption factice.

De mains en billets, de bouches à oreilles, elle avait finalement trouvé un collectionneur qui avait bien voulut lui céder un petit manuel d'histoire. La vieille paperasse jaunit avait abrité des mots qu'elle n'avait pu assumer sur l'instant. Ainsi, Eliz’yan l'avait dissimulé à la vue de tous et surtout à la sienne. Pendant des mois, elle n'y avait plus touché, et n’y avait plus songé. Pensant son obsession passée de vie à trépas, Jane avait simplement continué son semblant d'existence. Fantomatique, reflet déformé de celle qu'elle fût jadis, elle s'était faite à l'idée que le monstre façonné dans le feu méprisant du fanatisme avait pris le dessus sur l'innocente curiosité qu'elle avait incarnée malgré elle. Elle s'était faite à l'idée qu'elle n'était plus vraiment Jane. Qu'elle portait un nom fabriqué de toute pièce, pour dissimuler ses racines lacérées par les souvenirs.
Et puis, un matin pas fait comme un autre, la Brune s'était arrêtée sur son monstre intérieur. Ce monstre, elle l'avait trouvé immonde, déformé par ses propres méfaits, alimenté par ses envies et pulsions destructrices. Baignée dans son réalisme, elle avait tout fait pour l'accepter, comme la veille et l'avant-veille et pourtant.. Un besoin de retrouver ses racines fantômes s'était manifesté. Telle une faim, un besoin vorace, Eliz’ avait retrouvé son obsession masochiste, son envie de lire quelques lignes sur son histoire. Leur histoire. Pour se souvenir, pour ne jamais oublier. Elle avait envie de voir ce que ce monde nécrosé pensait de leur vie.
Alors, elle avait emmené ce livre dans son sac et était partie ouvrir les portes de sa boutique aux milles et un grigri. Là-bas, elle n'avait pas vraiment eu le temps de s'arrêter sur le vieil ouvrage, et son instinct de conservation perçut cela d'un bon œil. Et puis, il y eu cet instant de vide.

Plus une âme qui vive.
Et le silence, juste le silence.

Elle s'était retrouvée face à elle-même au milieu de ses bibelots plein de superstitions, ses poupées aux mille visages, et ses ingrédients à la force toute surnaturelle.. Et Eliz'yan s'était sentie au pied du mur métaphoriquement parlant. Le livre posé dans un coin lui avait lancé un appel silencieux. Un cri inaudible, une envie cruelle et elle avait finalement attrapé la couverture élimée pour découvrir la première de couverture puis la préface.
Elle ne s'y était pas vraiment intéressé jusqu'à tomber sur la table des matières qui l'avait mené jusqu'à ce chapitre tant convoité. Tournant les pages avec une rage à peine continue, elle s'était arrêtée, voire figée, face au titre donné. Les sorcières de Samlesbury. Son souffle coupé, son cœur s'affolant dans sa poitrine traduisait cet éveil d'outre-tombe d'une pauvre fille brulée vive pour ses pêchés. Parlait-il de son époux ? Et de ses enfants sacrifiés ? Oh.. Et ses sœurs.

L'index caressant les lettres ternes, elle s'arrêtait longuement sur les mots qu'elle lisait encore et encore. Elle aurait pu continuer longtemps, tristement contemplative, si le bruit de la porte ne l'avait pas arraché à sa mélancolie brutale. Le livre avait été refermé lentement tandis que son regard émeraude s'était redressé vers la silhouette émergeant depuis l'encadrement à la lumière presque trop blafarde.

Le livre posé dans un claquement discret, Eliz'yan s'était avancée d'un pas pour observer davantage encore les contours de cette silhouette masculine. Rapidement, l’Hellraiser se lança dans une observation minutieuse des traits de son nouveau venu. Peu de temps, il lui avait fallu si peu de temps pour le reconnaitre qu'elle s'était soudainement ressaisit. Jane s'en était alors allée dans son tombeau aux milles souvenirs afin de laisser place au monstre que lui rappelait son visiteur impromptu. Lui, il avait été le sang et la douleur, la beauté masochiste et la laideur sadique dans un enfer au décor apocalyptique.

Pinçant les lèvres, elle s'était décidée au bout d'une minute ou deux à sortir de son immobilisme. Un claquement de talon contre le sol carrelé et elle trahissait sa présence. Il devait lui en vouloir à mort, elle s'en doutait. Un autre pas était enchainé jusqu'à ce qu'elle se juge bien assez proche pour être perceptible et bien assez loin pour éviter qu'il lui saute à la gorge. Elle l'avait laissé derrière elle, il allait vouloir la tuer.. C'était légitime. Et pourtant, il s'en était sorti, son acolyte d'enfer, son monstre à l'âme lacéré. Elle se souvenait avoir révélé en lui la laideur endormie dans les recoins les plus reculés de sa psyché. Elle avait réveillé tout son potentiel, et aujourd'hui, elle se demandait ce qu'il avait pu en faire. Ici, dans ce monde désenchanté.

« Emile. » Qu'elle lui soufflait dans un sourire serein. C'était presque déplacé, tant elle semblait apaisée, tant elle semblait être vide de remords en parcourant ses traits de son regard émeraudes. « Tu es bien la dernière personne que je pensais voir dans cet endroit. » Elle se rapprochait d'un pas en dégageant une longue mèche brune sur le côté. Ses prunelles l’analysaient sans aucune pudeur, cherchant la faille comme elle avait pu le faire jadis. Elle cherchait à comprendre alors que leurs retrouvailles n'étaient vieilles que de quelques secondes. « Je vois que tu as réussis à t'échapper de.. Là-bas. » Elle refusait de le nommer cet Enfer. Son timbre avait souffert d'une inclinaison singulière à sa mention voilée. « Que viens-tu chercher ici ? Je pensais n'avoir rien à t'apprendre dans ce domaine .. » Elle joignait le geste à la parole en désignant les grimoires pour spécifier sa pensée. « Et il me semble que dans un autre domaine, tu n’as aucunement besoin de maitre, plus maintenant du moins. » Elle lui rappelait le bon vieux temps, sans sourciller, sans hésiter.


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