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 Deadnight Warriors {Orfeo/Timothée}

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: Deadnight Warriors {Orfeo/Timothée}   Dim 6 Aoû - 13:04


« Darkness Falls Across The Land »


Deadnight Warriors




La rumeur qui grandit, qui enfle de plus en plus. Et finit par vous atteindre de plein fouet. Vous ne vous rendez pourtant compte de rien. Pas au début, tout du moins. L'endroit où vous vous trouvez semble tout à fait normal. Vous ne ressentez rien de particulier. Rien d'autre que la présence de votre interlocuteur. Rien qui ne laisse présager de ce qui vous attend. Aucun signe alarmant, aucun facteur particulier qui aurait pu vous rendre méfiant, encore moins vous mettre la puce à l'oreille. Que la tension palpable et caractéristique de l'endroit dans lequel vous évoluez. Vous n'en avez aucune idée mais pourtant, en quelques instants, quelques secondes à peine, vous basculez dans un autre univers.

   La transition se fait dans la plus grande douceur pour endormir les suspicions. La brèche que vous traversez est invisible, impalpable. Vous pénétrez dans l'autre monde sans le savoir et faites votre entrée dans les ténèbres sans vous en rendre compte. Pas dans l'immédiat. Le décor ne change presque pas et vous abandonnez la forêt pour sa reproduction identique et apocalyptique située à Darkness Falls. Cette version des Enfers encore habitée par des créatures voraces, des monstres affamés qui n'aspirent qu'à vous dévorer les entrailles et vous détruire à petit feu. La promesse de longs moments de torture insupportable si vous vous laissez attraper. Elles vous attendent au tournant, les chimères dévastatrices. Atteindre une issue, une autre brèche vers le monde réel, reste votre meilleure chance de survie. Mais ces dernières se font rares et surtout très aléatoires. Alors, restez sur vos gardes si vous ne voulez pas rester piégés dans les limbes et y perdre bien plus que la raison.
   

   
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MessageSujet: Re: Deadnight Warriors {Orfeo/Timothée}   Lun 28 Aoû - 22:27



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Petit à petit, Orfeo reprenait des forces. Les blessures avaient été soignées par un autre sorcier, mais cela n’empêchait pas que le corps restait faible, et certains gestes difficiles. Et c’était dans ces moments-là qu’il regrettait d’être un mage. Parce qu’il ne pouvait pas se soigner seul, qu’il n’avait pas de force surhumaine. Il restait un être comme un autre, avec plus de failles et de faiblesses que de bons côtés. Enfin, il n’allait pas non plus s’apitoyer sur son sort, non. Il avait déjà eu le temps de le faire à l’hôpital, alors que ses membres n’étaient plus capables de bouger d’un seul millimètre. Le pompier ramené à moitié mort, déchiqueté par un animal trouvable seulement en dehors des murs. Il allait certainement être suivi, ou déjà mis sous surveillance par la suite. Le temps que le Gouvernement décide de ce qu’il allait faire à son encontre. Etonnamment, la mort ne l’effrayait pas particulièrement. Après tout, il venait à nouveau de la frôler, et de bien près cette fois-ci, il était à nouveau vacciné contre la peur que la Faucheuse déclenchait par son approche. C’était ce qu’il se disait, se répétait en boucle. Une douce mélodie pour masquer la réalité.

Aussi, ce séjour en milieu hospitalier l’avait profondément bouleversé. Il y avait revu des yeux qu’il pensait perdus à jamais. Kate... Le souvenir le plus marquant de ses années passées en enfer. Elle était arrivée longtemps après lui, ou alors ce n’était qu’une impression, puisqu’aucune montre n’était présente en ces lieux à l’époque. Cependant, il l’avait accueilli à ses côtés, soutenu, guidé pendant des décennies. Elle était devenue une amie, une amante, la personne la plus importante de sa vie. Et il la pensait morte dans les méandres de l’enfer bien longtemps avant sa sortie. Pourquoi ? Parce qu’il l’avait abandonné, pour éviter qu’elle ne tombe dans le collimateur des tortionnaires. Lui était dedans, puisqu’il avait toujours eu à coeur d’aider ceux chutant en enfer après lui, au lieu de s’en prendre à eux. Il était solitaire en tous points, mais cela ne l’avait pas empêché de prendre partie, de défendre les plus faibles. Au risque d’être lui-même mis en prison et torturé. Il ne l’avait jamais dit à Kate. D’un côté, il ne voulait pas l’inquiéter, puisque la mort était ce qui attendait l’italien au tournant. De l’autre, il n’aurait certainement pas su l’exprimer. Aucun des deux ne parlait parfaitement la langue de l’autre, et il n’aurait pas trouvé les mots pour expliquer son abandon. Alors il l’avait juste fait, sans penser aux conséquences.

Et la revoir avait provoqué un nombre incalculable d’émotions en lui. La joie, le soulagement, la peur, le regret, la honte, le dégoût… Oui, elle était vivante. Mais elle travaillait pour le Gouvernement. Et elle était la preuve vivante de l’acte qu’il avait perpétré. Cet abandon qui avait pesé sur son coeur pendant des siècles. Il n’en avait jamais parlé à personne. Il aurait aimé l’évoquer avec Lucrezia, après tout, elle était celle en qui il avait le plus confiance aujourd’hui. Mais elle ne connaissait rien aux sorciers et autres créatures. Elle était si innocente d’un côté… Et il n’avait pas voulu briser cela. Alors, il avait laissé couler, avait gardé ses émotions enfermer… Ce n’était pas bon, et un jour, cela le bouffera définitivement. Il espérait seulement que personne ne serait là pour observer la dégénérescence…

Le calme de la forêt dans laquelle il se promenait depuis plusieurs minutes, heures lui permettait de trouver un semblant de réconfort. Oublier la douleur qui serrait son coeur à chaque pas, chaque pensée. Rappeler à sa mémoire les meilleurs moments de son existence. Ceux ancrés si profondément dans son être qu’il lui fallait un silence total pour parvenir à en capter ne serait-ce que des brides. Ce passé masqué par l’esprit malade. Parfois, il aurait aimé vivre pleinement à cette époque-là, se souvenir de tout. Tout ce qu’il gardait finalement, c’était la haine à l’encontre de son grand-père, un être dont la cruauté était avéré, mais dont finalement, il ne rappelait quasiment rien. C’était un rejet viscéral, inconscient qu’il faisait. Et même pas la peine de demander à son frère pourquoi c’était ainsi, il savait qu’il n’aurait aucune réponse à ce sujet. Comme toutes les fois précédentes… Et puis, il fallait l’avouer, il n’était pas sûr d’avoir envie de faire face au regard bleu acier de son aîné. Pas après avoir été déchiqueté par lui sous forme animale. Il lui faudrait un temps pour cautionner cela, le ranger dans un coin de sa mémoire.

Perdu dans ses pensées, il ne perçut pas le changement d’atmosphère, d’environnement. L’air frais fut remplacé par une certaine chaleur, devint de moins en moins respirable. Ce fut quand il se mit à tousser que les yeux se rouvrirent, balayèrent le paysage face à lui. Et il ne lui fallut que quelques secondes pour comprendre où il était. Ou plutôt l’endroit qu’il retrouvait. La peau pâlit, le coeur s’emballa. Il recula précipitamment, se heurta à quelqu’un et se tourna vers l’inconnu. Ce n’était pas un monstre, c’était déjà ça, mais Orfeo fut bien incapable de prononcer le moindre mot...


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MessageSujet: Re: Deadnight Warriors {Orfeo/Timothée}   Dim 3 Sep - 15:00

Courir. Courir. Courir, encore. J’ai beau vivre plus pleinement ma vie actuelle, je ressens toujours ce besoin de courir, toujours plus vite, toujours plus loin. Je ressens toujours ce relâchement si appréciable qui nait dans mes poumons et se repend dans tout mon corps. J’aime la sensation de mes pas sur le béton ou la terre. J’aime le bruit de ma respiration, celui de mon souffle, celui de l’air qui fouette mon corps. J’en ai besoin. J’en ai toujours eu besoin, je crois. Contrairement à ce que ma mère m’a un jour dit – ce fameux jour où elle a enterré tout ce que j’étais pour elle et inversement – je ne fuis pas. Ou je ne fuis plus. Je ne peux plus. J’ai appris à aimer cette vie et à aimer de nouvelles personnes, des rencontres qui me rappellent qu’au final bien que différente, cette vie reste foncièrement la même qu’auparavant. Mes craintes sont différentes elles aussi, probablement décuplées mais mes réponses à celles-ci se sont améliorées, renforcées. Je lâche prise. J’essaye et courir reste le meilleur défouloir à ma portée. Fut un temps, me battre m’aider aussi mais c’était l’adolescence puis une certaine partie stupide de ma vie. Et puis…. Et puis il y a eu notre transhumance vers Nola. Je frissonne. Y penser ne me fait pas le plus grand bien mais à le mérite de me resituer dans ce monde. Je ne suis rien d’autres qu’un corps ayant fait des erreurs. Je ne suis rien d’autres qu’un corps qui aime. Un corps qui craint. Un corps qui vit.

L’air change légèrement lorsque je m’engouffre dans la forêt loin du béton que j’ai l’habitude de parcourir tous les jours. J’apprécie le fait que le gouvernement ait laissé l’accès à une bonne partie de la forêt et du bayou. Venant d’eux, c’est un exploit à moins que l’un d’eux ne fasse son jogging ou ait besoin d’une forêt pour sa forme animale… N’oublions pas l’égoïsme de ces derniers. Penser collectif leur causerait un ulcère. Est-ce ça la solution ? Les pousser à penser collectif ? Et hop ! Ulcère collectif au gouvernement ! PARFAIT ! Je divague mais ça a le mérite de me faire rire. Celui-ci s’étale dans le silence alentour tel un écho. Mon sourire s’agrandit, j’inspire profondément, resserre mon sac sur mon dos et accélère. Mes pensées voguent au bureau que j’ai abandonné par frustration au beau milieu de l’après-midi puis disparaissent au profit de la perspective de ma soirée. Rien n’est toujours évident avec elle mais le soir sa présence est devenue essentielle. Je ne vois même pas pourquoi nous continuons d’avoir deux appartements et à faire de la garde alternée mais c’est ainsi. Puis… je dois avouer que je ne suis pas du tout capable d’aborder le sujet. Peut être que je ne suis pas près à lâcher ce bout de moi, mon appart, pour celui d’Enya ou pour tout autre appartement d’ailleurs. J’ai conscience que la vie se fait courte et dangereuse mais il y a des sujets qui resteront incroyablement normaux et toujours encrés dans nos têtes. Souvent cela touche des questions liées à l’amour. Et là, on est en plein dedans, non ? Certes, nous avons déjà vécu ensemble mais, soyons honnêtes, nous n’étions rien d’un couple…. C’était presque par nécessité, la mienne et pour qu’elle remplisse sa promesse faite en bas des marches de mon appartement un soir d’hiver. Ca n’avait rien de …. Concret alors qu’à présent, ça l’est plus que tout. Ou presque. Je garde la peur de la perdre et la crainte, ainsi, de m’attacher plus encore pour la voir disparaitre par son choix ou celui d’une circonstance. Là, c’est vrai je fuis. Je fuis ses choix d’aventurière et je fuis mes propres choix d’aventuriers comme si les miens n’étaient pas plus dangereux que les siens. C’est stupide mais je n’y peux rien. Ma tête se tourne vivement à droite puis à gauche et rebelote, faisant osciller ma masse capilaire dans tous les sens. Geste voulant surtout chasser mes pensées, à la recherche de mieux, le souvenir d’un instant complice par exemple.

Mes pieds s’immobilisent, effaçant toute once de souvenir chaleureux pour la vue d’un objet sur le sol que je ramasse et fais tourner dans ma main avant de relever le regard. Plus loin, un homme marche, pensif. Comme toute personne se baladant ici de toute façon, comme moi y a pas une seconde. Je ne sais pas si c’est à lui mais qui sait ? Alors je m’élance, accélère la course, souris sous l’effort. Souris sous l’impulsion que cela donne à mon corps, à mon souffle, à mon esprit. J’adore ça. Je le vois se rapprocher, ou moi m’approcher. Je l’appelle une fois plus proche à quelques pas encore et c’est là qu’un bref instant, il disparait. Mon élan coupé par cette disparition, je manque de glisser mais me rattrape et relève la tête. Le revoila. Ma masse capilaire se secoue encore pendant que mes sourcils se froncent, qu’une main se glisse sur mon crâne. Je deviens taré. Ou je le suis toujours… consulter me semble une bonne idée… reconsulter plutôt… A moins que…

Hé ! Merci de ne pas jouer avec mon esprit, c’est une propriété privée ! Mes mains désignent mon front comme s’il était gravé en lettre d’or l’information. Mon ton se veut agacé mais en réalité, je suis énervé. Cela me rappelle trop mon enfance et j’ai du mal avec ça. Mon esprit n’a plus la capacité de subir de quelconque intrusion. Je déteste ça et déteste ceux qui en jouent donc … je déteste ce type à présent. Toutefois, je place ma main entre nous et l’ouvre pour laisser apparaitre l’objet trouvé sur le sol. Je cherchais à vous rendre ça, je crois que vous l’avez peut être perdu…. C’est là que je prends plus le temps de voir son visage et celui-ci est aussi blême et pale qu’un chien face à une pénurie de croquettes. Ou un mort face à la faucheuse… au choix. Un de mes sourcils se lève. Hey gars, ça va ? Resp… Ce son. Non, ce râle. Non, ce …. Ce truc étrange entre le râle, le hurlement et le….. je ne sais quoi… Je m’en souviens. Je m’en souviens très clairement. Comment ce truc a pu atterrir dans Nola ? Comment a-t-il pu passer les murs ? Mon sang se glace et je me revois dans ces putains d’égout avec les autres. Et je vois ces fichus rares se barrer, morts de trouille, comme nous, face au bidule monstrueux qui nous poursuivait…. Bordel… les zombis c’est tellement plus sympa…. Bordel… Bordel…Bordel…. C’est pas vrai ! J’attrape le type par l’épaule et l’ejecte sur mon côté après avoir repéré la provenance, derrière son ancienne position, vers la gauche. Faut se barrer ! Retourner en ville ! Retrouver les autres, armés de préférence….. Je panique un peu même si j’essaye d’avoir un ton plus assuré histoire de pas faire flipper l’inconnu. M’enfin, le son a pour effet basique d’inquiéter … vous savez le genre de son qui n augure rien de bon. Mais alors vraiment rien. Quedal. Nada..

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MessageSujet: Re: Deadnight Warriors {Orfeo/Timothée}   Ven 27 Oct - 13:21



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L’atmosphère pesante, écrasante. Il s’en souvenait comme si c’était hier, et d’un côté, c’était le cas. Cinq ans avaient passé seulement. Cinq années, c’était bien peu par rapport au temps qu’il avait passé enfermé. Plus de sept siècles au compteur, passé en enfer. Il avait fallu attendre qu’il retrouve son frère dans ce nouveau monde, que celui-ci évoque sa propre existence, pour se rendre compte de son âge. Le huitième siècle en vue. Il n’aurait jamais pensé être si âgé, au premier abord. Après tout, physiquement, la trentaine n’était qu’effleurer. Un soupir quitta ses lèvres, alors qu’il tentait de retrouver le contrôle sur sa peur. Impossible, la raison s’était fait la malle. Compréhensible après tout, il se heurtait aujourd’hui à des souvenirs douloureux, violents. Il se rappelait, les heures, les jours passés à fuir, à courir dans ce simulacre de monde. Il avait voulu mourir parfois, mais, encore une fois, il n’avait pas pu. Il n’était impossible de passer à trépas en ce lieu. Etait-ce toujours le cas ? Une question qui méritait de se poser, qu’il aurait pu se poser, si la situation n’avait pas été si dramatique dans son esprit. Là, pour l’instant, il était tout juste bon à reculer, sous le choc.

La respiration lourde, il s’écoeurait un peu plus à chaque inspiration. Bouffée par la peur, il ne fit pas attention aux êtres autour de lui. Ou plutôt à l’être. S’il avait été attentif, il aurait perçu qu’il avait été suivi. S’il avait été attentif, il aurait compris le changement, et d’où celui-ci venait. Il n’était pas stupide, il savait qu’il n’était pas mort. Donc, quelque chose de différent se passait. Jamais, durant sa période en enfer, il avait croisé quelqu’un arrivant de son plein gré là-dedans. La plupart étaient étonnés, effrayés de l’endroit où ils tombaient, jusqu’à ce que la survie l’emporte sur les interrogations. De ceux qu’il avait croisés, aucun n’avait tenu un discours comme quoi il connaissait ce lieu communément appelé Darkness Falls. Donc, Orfeo en était venu à la conclusion qu’on y arrivait en mourant. Et aujourd’hui, tout était remis en cause. Enfin, il percevrait cela quand la raison aura repris le dessus. D’ici quelques heures, une fois sorti. S’il en sortait. Foutu pessimisme…

A force de reculer, dans l’optique vaine de retrouver la Nouvelle-Orléans à laquelle il s’était habitué, il finit par se heurter à quelqu’un. Un inconnu, vers lequel il se tourna rapidement. La peur décuplait les instincts, il fallait croire… Néanmoins, ce n’était pas une créature. Pas de prime abord. Il ressemblait à un humain des plus normaux. Mais on était en enfer. Et en enfer, même les apparences pouvaient être trompeuses. Jouer avec son esprit ? Les premiers mots de l’homme eurent pour effet de perdre un peu plus l’italien. Pour une raison bien simple : il ne sentait plus ses pouvoirs. Tout était semblable aux derniers siècles passés, jusqu’à la sensation de manque. Ses pupilles effrayées se heurtaient à celles étonnamment calmes, passablement énervées, de l’autre. Une main fut ouverte, dévoilant un bijou qui ne disait rien à Orfeo. Lui n’en portait pas, n’en avait jamais porté. Cependant, cela apportait quelque chose d’apaisant au sorcier. L’inconnu avait voulu lui rendre un objet qu’il pensait être de lui. Un peu de gentillesse qui ne pouvait être négative en soi. Il répondit d’ailleurs, d’une voix blanche : « Je vous remercie mais il ne m’appartient pas… Je crois que vous vous êtes mis dans la merde en cherchant à me le rendre. » Aucun optimiste dans les mots. Les yeux balayaient, cherchaient frénétiquement à retrouver les repères. Sur ses gardes, il était prêt à parer la plupart des attaques.

Puis les râles vinrent ébranler ses convictions. Le regard se détourna, chercha leur provenance. Mieux valait fuir loin d’eux, s’ils tenaient à survivre. D’ailleurs, l’inconnu n’avait jamais fini ses propos… Lui aussi commençait à comprendre où il était tombé ? Ou était-ce totalement autre chose ? Le type l’agrippa, le bascula sur le côté. Un regard vers l’arrière, pour voir les formes se dessiner au loin. La peau blêmit un peu plus, et son corps semblait sur le point de lâcher. Les nausées lui serraient le coeur, la gorge. Les ordres suivants le firent rire jaune. Et réagir de suite : « On ne peut pas retourner en ville. On est bloqué ici, regarde un peu autour de toi ! » D’un geste de la main, il balaya le paysage en ruines. Il n’y avait aucun retour possible. Le rire continua, nerveux, avant qu’il ne tombe à genoux sur le sol poussiéreux. Une quinte de toux le prit, lui arracha les poumons. Foutus grains de poussière.

La gorge le brûlait, alors qu’il se relevait en titubant. Les silhouettes se rapprochaient lentement. Ils avaient le temps de fuir. Ils le devaient, le plus rapidement. « Tu ne sais pas où on est, n’est-ce pas ? » Une pause, pour entendre son palpitant pulser dans sa poitrine. Douloureux. « L’enfer. Le putain d’enfer. »

Derniers mots, avant qu’il n’embarque le type dans une course. S’éloigner de l’horreur, maintenant. Ne pas sombrer. S’accrocher.


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MessageSujet: Re: Deadnight Warriors {Orfeo/Timothée}   Jeu 30 Nov - 17:52

Nada. Ce son n’était pas agréable, ni sympathique. Il fait naitre en nous une peur, sourde, profonde et pour ma part, me rappelle à une série d’évènements que j’aurai préféré gardé dans les limbes de mon esprit. A priori, dans notre monde, rien ne pouvait rester éternellement dans nos abysses, il faut toujours qu’une merde nous replonge dedans ou nous amène quelque chose de pire. Et là, ma foi, ça me semble jouer sur les deux cordes : le rappelle et le pire. Le simple fait qu’un monstre pareil puisse se balader dans Nola…. Imaginez qu’il débarque en ville… dans une école… auprès des amis…D’Enya. Bordel. Faut-il l’arrêter ici ? L’empêcher d’une manière ou d’une autre d’approcher de la ville ? L’idée ne semble pas mauvaise mais stupide. C’est pas avec des bâtons, des cailloux et mon sens de l’humour et des emmerdes prodigieux que je vais arrêter un truc pareil. Aidé ou pas par monsieur. Bordel. Bordel de merde, mais pourquoi ? Pourquoi une balade sportive ne pouvait pas rester une balade sportive ? C’est fait exprès ? Le monde nous chie dessus et il n’essaye même pas de nous faire croire que c’est que de la pluie… Putain. Le type à côté de moi m’a dit un truc étrange mais sur le coup, ça ne m’a pas perturbé mais là… là … face à l’ombre qui s’approche, face au visage de l’homme, face à sa chute…. Ce qu’il m’a dit me fait douter du pire. C’est souvent le pire de toute façon. J’ai l’impression de vivres dans une série tv où tous les 23 épisodes une intrigue probable, étonnante et foutrement merdique pour les personnages apparait… sauf que là, ça me semble être tous les 10 épisodes… Merci les scénaristes pour tant d’amour envers notre vie, sachez qu’on apprécie les temps de repos… Tu ne sais pas où on est, n’est-ce pas ? Je dirais, à première vue, dans une forêt, sur un chemin sympa sur lequel il fait bon trottiner… non. Bien évidement, je sais que ce n’est pas ça. Y a qu’à lire sur la tronche de ce type. Il sait quelque chose que je ne sais pas et pourtant, je sais très bien à quoi ressemble le truc qui nous fonce dessus. J’estime même être plutôt trop bien au courant pour un gars ordinaire (autant dire un mec poissard) mais là, rien qu’à sa question je sais que l’improbable et l’horrible d’une nouvelle intrigue va tomber sur la gueule. Alors à ses mots suivants, je suis prêts. J’accueille l’information avec le visage dur, le point serré vers le truc qui s’avance et une légère déglutition. Si lui reste à terre, il en faut un pour rester debout. Sauf que bon, qu’on se le dise, j’ai qu’une envie c’est de m’enterrer. Là tout de suite. D’abandonner, de quitter le tournage avec des fucks levés, de montrer mes fesses au monstre et de lui signifier bon appétit. J’ai rien d’un tueur, d’autres seraient plus utiles ici mais… qui a envie d’être utile en enfer ? Putain. Le type m’attrape et m’entraine dans une course effrénée. Mes yeux finissent par se poser sur le paysage environnant. C’est… c’est…

..horrible..

Tout semble mort. Tout semble…flottant, lugubre, glauque, nuisible, dangereux… J’ai l’impression que respirer me tuera. Que toucher quoique ce soit de ce que je vois me filera la polio, la gangrène, la peste… On m’en avait parlé mais rien, rien ne peut décrire ce que je contemple avec désarroi et désespoir. Cette intrigue, je ne l’aime pas. Je ne la sens pas. Je ne suis pas apte à faire quoique ce soit là dedans. Et puis… qu’est-ce que ça veut dire ? Je suis mort ? On est tous les deux morts ? On est mort et on mérite de finir dans ce monde ? Qu’ai-je pu…. Tuer… ok, j’imagine que ça peut rentrer dans les prérogatives pour finir en enfer plutôt qu’au paradis… mais du coup on y finirait tous et sérieux… bah rien… j’imagine que y a assez de place pour toute la connerie humaine. Alors.. alors… Je tousse, perd l’équilibre, m’emmêle les jambes, les bras, la tête… tout… je chute. Je m’étale lamentablement, offre une prestation digne d’un grand comique clownesque sauf que là, ma foi, c’est l’abattement qui frappe à ma porte. L’abattement, l’incompréhension, la peur. Je ne veux pas être ici. Je ne devrais pas y être. Ne m’a-t-on pas dit que j’étais quelqu’un de bien ? Enya me l’a dit, bon, elle m’aime .. elle se voile peut être la face mais les autres ? Mes amis ? Putain… Bastien est-il ici ? Non… je… il…. Je suis incapable de me lever. J’ai l’impression que mes genoux s’enfoncent inexorablement dans cette espèce de sol poussière, sableux. Mes poumons sont obstrués par toute cette merde dans l’air et moi, ma foi… je ne comprends pas ce qu’il se passe ni où je suis ou plutôt pourquoi j’y suis. Mon regard se plonge dans celui de mon acolyte. Qu’est-ce qu’on a fait pour… Même pas le temps de finir qu’un hurlement se fait entendre au loin. Mon cœur se remet à battre à la chamade, mon sang se glace, mes doigts se crispent. Ce n’était pas le même que celui du monstre mais bien un hurlement humain. Un humain qui souffre. Putain de merde… c’était …quelqu’un ? Je me redresse, observe les alentours d’où proviennent le cri mais en réalité, j’ai l’impression qu’ici tout peu venir de nul part. De nouveau face à lui, quelques neurones s’agitent. Tu étais déjà ici, c’est ça ? Je sais sa réponse mais ce que je crains, c’est la suite. Explique moi, rapidement ce qu’on fout ici et comment vous êtes tous sorti …. Un coup d’œil derrière moi, un frisson glacial me parcourt. Je n’ai aps l’intention de crever ici… qu’importe si je suis techniquement déjà mort… Et le gars face à moi a la compétence du terrain. Serai-je un bon élève ? ça….

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