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 L'associé du diable [Esperanza]

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SYMPATHY FOR THE DEVIL

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MessageSujet: L'associé du diable [Esperanza]   Mar 8 Aoû - 13:40


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Feat Esperenza O'Connell
Les yeux vissés contre la baie frappée par la pluie, il contemplait pensif les affres d'un temps solitaire et gris. Des bourrasques de vent sifflaient leur mécontentement à travers le verre, et sur son visage blême ils perçaient sa pupille. Las ! Tant de nostalgie rongeant son sein, écrivant les traits lourds du questionnement au creux de ses sourcils ; juste ici, en bas du front. Il aura, c'est certain, quelques rides naissantes d'ici quelques années, pour un peu que l'on croit au flétrissement de l'épiderme malgré l'immortalité apparente. L'homme se remémorait du temps jadis, où la silène était gangrène, et de vaillants guerriers jaillissaient de toute part, où le sang buvait le soleil et le soleil chauffait la pierre saline. Tressaillement cafardeux ; la bulle léthargique de Tyrell éclata lorsqu'une voix le rappela au réel. Il se tourna vers sa secrétaire ; elle s'était faufilée comme une chatte errante dans son bureau. Le regard un peu hagard, l'attitude timorée de ceux qui n'osent pas, ses bras frêles encerclant un bloc-notes quasiment sans importance. Il lui servait de plastron au regard pénétrant de son supérieur. Lui qu'elle n'avait jamais su cerner. Lui qui, par ses mauvais jours, vociférait son ire par quelque langue inconnue et salement agressive. « Mme O'Connell est arrivée. » Elle acceptait devoir s'y reprendre à plusieurs fois afin de capter son attention ; de toute évidence elle n'avait pas une voix puissante, il ne possédait en rien des qualités intrinsèques d'un homme complaisant. Tyrell opina du chef puis reprit constance ; le quidam se redressa encore, se gardant bien d'ôter la main gauche de sa poche il se racla néanmoins la gorge, prompt à recevoir sa cliente. On l'eut bien mis en garde quant à la femme fatale qu'elle demeurait être, mais qu'importait. L'islandais s'impatientait de connaître ses mobiles, aussi scélérats fussent-ils. Il s'abreuverait de son opportunisme mortifère, du soulagement qu'elle put éprouver en assassinant son époux. Après tout, lui aussi, avait arraché des lippes de sa bien aimée le soupir libérateur. Une autre époque néanmoins, où la justice appelait à la colère des dieux ; parfois impartiale, souvent véhémente. L'on put croire aujourd'hui que la société eut évolué, bâti des codes et procédures normatives, quelques justes législations profitant aux puissants. Et pourtant. Qu'attendre d'une société où la consommation l'emporta sur la cohésion, et où la femme reléguée à un objet se tassait dans les fissures patriarcales afin d'exister ? « Comment séduire les hommes avec un regard de pute » ; Tyrell avait un jour aperçu ce livre au détour d'une rangée de la bibliothèque. Rosana, dix-huit ans, auteure et prédicatrice a priori expérimentée. « Bien. » Sa secrétaire hocha la tête avec reconnaissance ; son patron avait daigné lui répondre. Ainsi referma-t-elle la porte et s'empressa d'annoncer la bonne nouvelle à la cliente : Mr Aergisson était disposé à la recevoir pour leur rendez-vous.

« Mme O'Connell. » L'avocat lui serra la main, sourire de connivence comme de convenance en bord de lippe. Ce qui le frappa d'abord fut son regard ; à quelle pluie, à quel dard du soleil s'étaient donc mêlés ses yeux fauves pour que brillent en leur pupille la lueur de la rage ? Voilà qu'il lui désigna un fauteuil avant de prendre place à son bureau habillé des dossiers de sa cliente. « Allons droit au but pour commencer. J'ai besoin de connaître votre mobile exact, que vous soyez innocente ou coupable m'importe peu. Si vous êtes coupable, alors je vous ferai passer pour une victime. Si vous êtes innocente... » Le ténébreux écarta les mains, comme une évidence. Sourire satisfait greffé à ses lèvres rubicondes. « ...non, vous ne seriez pas ici. » A savoir moins de travail et moins d'honoraires. Les criminels profitaient allègrement à son compte en banque, en sus de l'intérêt que Tyrell le portait. Persuadé que les délinquants contribuaient bien plus à la société qu'un citoyen lambda débonnaire.
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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Ven 11 Aoû - 11:18

L'associé du diable
Tyrell&Esperanza
Elle se crut débarrassée. Naïvement Esperanza crut que son plan s’était déroulé sans encombre. Ce qui dans un premier temps s’avéra vrai. Le vieux O’Connell n’était plus. La métisse était finalement parvenue à lui arracher son dernier souffle. Ce ne fut pas facile car le vieux Fergus Senior s’avéra plus tenace que la sorcière ne l’aurait pensé. Elle aurait presque voulu lui écraser la gorge de ses mains en le sommant de mourir. Mais cela aurait laissé des traces. Patiente, elle avait attendu puis avait lancé la dépouille dans l’escalier comme une vulgaire poupée de chiffon. Son numéro de veuve éplorée marcha un temps. L’argent de l’assurance vie du vieillard lui tendit les bras jusqu’à ce que Junior vienne lui mettre des bâtons dans les roues. La progéniture. Un obstacle sur son chemin, un défaut sur son tableau parfait. Une véritable plaie. Le fils lui colla un procès. Peut-être crut-il que cela arrêtait la veuve… Sans réfléchir Esperanza se tourna vers son ami Niklas. Homme haut placé au Gouvernement, ancien avocat de renom, le slave lui recommanda une flopée d’avocats. Dans le lot ce fut un certain Tyrell Aegirsson qui retint son attention. Niklas approuva le choix. Maitre Aegirsson était surtout reconnu pour défendre les cas les plus difficiles, ceux sur qui on n’aurait jamais parié. S’il avait pu arracher quelques  grands criminels à la chaise électrique, sûrement que son talent aiderait l’ancienne pirate. Pirate qui avait passé la majeure partie de son existence à berner la justice. Seul le « P » tatoué sur son poignet droit témoignait de ce chapitre tumultueux de sa vie. La seule fois où on la coinça d’ailleurs.

Ce fut dans un tailleur haute-couture qu’Esperanza se rendit à son rendez-vous. Elle râla contre la pluie tombante et le vent. Le climat laissait vraiment à désirer. Elle s’engouffra dans l’un des rares taxis qu’on pouvait trouver en ville puis réfléchit à ce qu’elle pourrait bien dire. Bien qu’elle eût étudié le CV de Tyrell avec minutie, et bien qu’il ait été recommandé par quelqu’un de confiance, Esperanza ne pouvait s’empêcher d’appréhender ce rendez-vous. Elle jouait gros. Elle n’avait pas passé ces dernières années à supporter ce vieillard pour ne récolter qu’un aller simple derrière les barreaux et sans un sou en plus de ça. Tout ça parce que le rejeton O’Connell s’était soudainement souvenu qu’il avait un père. Le taxi se stoppa devant un bâtiment de haut standing. Esperanza paya le chauffeur puis rejoignit le cabinet de son avocat. Accueillie par une secrétaire, la veuve attendit quelques minutes qu’on annonce sa présence. Finalement la jeune femme revint lui annoncer que son patron était disposé. Esperanza sourit puis alla rejoindre le dit patron.

Une poignée de main plus tard, un sourire poli, Esperanza observa l’homme qui lui faisait face avec une curiosité peu dissimulée. Au premier regard, on pouvait deviner toute la malice qui émanait de Tyrell. « Maitre Aegirsson. Je suis ravie de vous rencontrer enfin. Niklas ne tarit pas d’éloges sur vous. » avoua-t-elle. La métisse prit place sur le fauteuil désigné en écoutant son avocat avec attention. Elle ne put s’empêcher de sourire de nouveau. Il n’y allait pas par quatre chemins. Finalement le rendez-vous allait sûrement se révéler très intéressant. Tyrell semblait assez jeune vu comme ça, pourtant on devinait une détermination sans faille. Esperanza resta un instant silencieuse avant de se pencher légèrement sur le bureau de son avocat.

« Mon mari est tombé dans les escaliers. Une mauvaise chute qui lui a explosé un vaisseau elle désigna son propre crâne il est mort d’une hémorragie interne. »

Dans sa voix il n’y avait aucune tristesse, aucune peine, à vrai dire il n’y avait pas l’once d’un quelconque sentiment. Alors que ses yeux clairs s’égarèrent un instant sur le dossier posé devant l’homme en face d’elle, Esperanza soupira. « Maitre vous devez absolument éviter qu’on exhume mon mari vous comprenez. Une autopsie ne serait pour ainsi dire pas la bienvenue, si vous voyez où je veux en venir. Trouvez un moyen, une béquille défaillante, somnambulisme… D’après vous qu’est-ce qui pourrait être plausible ? » demanda-t-elle, curieuse.  Une autopsie n’était guère bienvenue en effet. Esperanza avait peur qu’on découvre des traces de cyanure dans le corps de son mari pourrissant. La version officielle devait donc s’en tenir à cette chute qui, bien sûr avait eu lieu, mais que le cyanure avait sûrement aggravée.



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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Jeu 24 Aoû - 14:42


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Feat Esperenza O'Connell
Fantasme du meurtre. Elle en était l'allégorie, à trop chalouper les hanches et se de se mouvoir lascivement, attirant les regards qu'elle recherchait pour son reste. Il eut envie, et le confesse, de la voir se vêtir des nippes de la criminelle ; son beau visage et sa gorge vermeille d'un sang désiré, penchée sur sa victime gémissant ses dernières clameurs. L'imagination trop vive, Tyrell s'imagina un instant la scène de crime ; elle avec ses lèvres closes contre lesquelles d'autres rêvaient d'amour, déshabillant son époux de tout discernement. Vénale mais jamais romantique. Sa cliente avait des airs de guerrière des temps modernes, et son tailleur ne pouvait que glorifier ses traits durs, sa prestance de lionne, son ambition infaillible. Et le sourire qu'elle lui offrit, distinct – il en était certain – de toute hypocrisie, salua seulement leur connivence aussi fulgurante qu'impalpable. L'avocat ne demeura guère stoïque et fit à son tour preuve de bienséance ; c'est que leur entrevue ne pouvait être que foutrement intéressante, au vu de leurs personnalités qui s'entrechoquaient. S'il apparaissait comme pontife des scélérats, elle s'érigeait comme veuve noire remarquable. « Maitre Aegirsson. Je suis ravie de vous rencontrer enfin. Niklas ne tarit pas d’éloges sur vous. » L'intéressé releva à peine, se contenta d'opiner du chef mais ne s'en gargarisa guère ; Tyrell ne s'était reconverti dans cette voie que par intérêt dérisoire. S'il eut existé un métier de barbare, il eut préféré opter pour ce choix. Las cependant, il officiait à sa manière. « Mon mari est tombé dans les escaliers. Une mauvaise chute qui lui a explosé un vaisseau, il est mort d’une hémorragie interne. »  « Bien sûr. » Le quidam s'en amusa, quoique dédia cet agrément non aux explications postiches de sa cliente mais à l'assurance qui se dégageait de sa voix décidée. Aucun tressaillement ni relents de tristesse sinon un stoïcisme exemplaire proche de toute apathie. Tyrell saluait sa prestation et, par là même, s'assurait que tous deux empruntaient la même direction. Car s'il put, bien sûr, avoir étudié le cas de Miss O'Connell, il ne se souciait guère de la vérité mais de l'innocence qu'il pourrait lui prodiguer aux yeux de la loi. Elle requerra par la suite quelques doléances promptes à ne jamais l'accuser : ne pas exhumer le macchabée de son dernier abri, à tout prix et pour le maintien de sa non culpabilité. Tyrell recouvra son sérieux, et, comme son faciès se rembrunit légèrement, approuva les dires d'Esperanza. « C'est évident. L'unique moyen d'éviter l'exhumation est de convaincre le jury comme le magistrat de votre innocence, et ce dès votre entrée en salle. Le souci étant qu'ils n'ont pas procédé à l'autopsie dans les heures suivant le décès, et qu'à ce titre l'avocat de la victime pourrait en jouer. Il nous faudra faire preuve de persuasion. Et donc... » L'islandais se saisit d'un dossier, y jeta un œil puis argua de nouveau : « Votre époux était un puissant homme d'affaires et  à ce titre possédait, je l'espère, autant de vices que d'ennemis. C'est un bon point pour nous. » Cracher sur le macchabée, il vous sera redevable. « Ce qui me paraît le plus plausible serait un problème d'alcoolisme. Ce serait doublement rédhibitoire au vu de la prohibition. Si vous ne pouvez me fournir de témoins certifiant que Mr O'Connell était un buveur notoire, je peux vous trouver quelques personnes. » Pause volontaire, comme un silence appelant à l'illicite. « Mais je crains que cela ne fasse monter mes honoraires. » Le bras long de Tyrell pouvait allègrement atteindre les sphères les plus noires et de fait, jouer avec les sphères mafieuses. Une certaine Pénélope aurait bon ton de s'associer à lui dans ce dossier, afin de l'aider à parfaire ses preuves fantoches. « Par ailleurs, cela peut être à double tranchant mais... » Le quidam fronça les sourcils, moue pensive affichée sur son glabre faciès. Il transpirait la confiance, à l'instar de sa cliente. Un peu d'outrecuidance, d'arrogance polie d'un charisme affûté. Quelques ombres noires planant sur sa carcasse toujours élégamment vêtue. Il avait les airs suppliciés d'un démon que l'on souhaitait suivre, au détriment de sa vertu comme de sa candeur. « Une femme battue, c'est toujours vendeur pour les médias et pour la populace... Vous aimiez tant votre mari que vous ne pouviez pas le quitter, et il est évident que vous aurez l'étoffe d'une veuve dévastée face au jury. On pourrait vous accuser de bien des mensonges pour faute de preuve visible mais soyons francs : les plus vicieux savent frapper là où les hématomes sont les moins apparents. » Stratégie vicieuse et vomitive, mais qui ne semblait guère éprouver Tyrell. Adoucir les traits durs de sa cliente pouvait, il en était certain, attiser la compassion de la loi comme de la plèbe. Qu'ils souillent la mémoire du défunt, pourvu qu'ils aient le butin.
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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Jeu 31 Aoû - 11:12

L'associé du diable
Tyrell&Esperanza
L’attente fut de courte durée. Assise sur sa chaise dans ce bureau spacieux, Esperanza n’était pas emprunte au stress mais à l’agacement. Non pas à l’égard de l’homme de loi ou encore des gouttes de pluie qui martelaient le verre mais de la situation. Même mort ce pauvre Fergus O’connell ne comptait pas s’éteindre de sitôt. Pourtant Esperanza aurait aimé le balayer de son esprit comme on écrase un insecte. Un parasite bien présent même lorsqu’il était entrain de devenir pourriture au fond d’un trou. Un trou qui devait absolument rester intact aussi longtemps qu’Esperanza foulerait cette terre. C’était là le sujet pointu que venait d’évoquer la jeune femme. Un rapide silence que Tyrell rompu pour le plus grand plaisir d’Esperanza. Elle l’écouta avec attention. Il faudrait convaincre l’assemblée de son innocence, elle acquiesça. Ses yeux parcoururent le dossier ouvert mais elle ne put rien en lire que l’avocat reprenait. Un furtif sourire orna les lèvres de la métisse. Fergus était un riche d’homme d’affaire et c’était bien la seule raison pour laquelle elle avait épousé O’connell. Mais elle se retint de faire quelconque commentaire car cela semblait clair comme de l’eau de roche. Surtout qu’au fil de ses propos, Esperanza ne douta aucunement que l’avocat devant elle avait parfaitement compris la marche à suivre. « Beaucoup de gens l’enviaient oui.» se contenta-t-elle de dire en réfléchissant à des ennemis potentiels. Vint ensuite l’énumération d’un problème d’alcoolisme. Les yeux verts  de l’ancienne pirate se mirent à briller comme deux émeraudes . Tout cela semblait excitant. « Je pourrais m’arranger pour en dénicher mais vous vous proposez avec une telle gentillesse. » dit-elle en haussant les épaules.

Un bref silence s’installa avant que Tyrell n’annonce la couleur. Étrangement, alors qu’elle aurait pu s’agacer, Esperanza accorda un large sourire à son avocat. Il laissa entendre que la facture se ferait plus lourde. Pour la sorcière qui avait passé sa vie à négocier, à écumer les mers à la recherche de trésors, elle se dit que cet homme là reflétait le pirate moderne. Malhonnête qui sait tirer profit de n’importe quelle situation. Esperanza finit donc par lever les yeux au ciel comme si Tyrell venait de dire une broutille. « Je vous donnerais ce qu’il faut si vous parvenez à faire en sorte que mon mari reste sous terre pour les restant de mes jours. » elle s’était légèrement penchée en avant tandis que son regard devint sans équivoque. Ce cadavre ne devait pas fouler la table d'un légiste auquel cas des années de stratégie s’écrouleraient comme un château de cartes. Alors qu’Esperanza commençait à prendre confiance, une phrase vint semer le doute. La stratégie évoquée pourrait donc s’avérer à risque. Alors que le malaise envahissait Esperanza –qui tenta de rester impassible- elle fut surprise que l’homme en face d’elle dégage une telle confiance. Il était loin d’être un amateur et c’était bien cela qui avait poussé la jeune femme à l’engager. Cette histoire lui coûterait les yeux de la tête, mais qu’était-ce qu’un œil lorsqu’on s’apprêtait à recevoir le monde en pièces d’or ?

« Vous avez totalement raison Maître… J’aimais mon mari, je l’adorais. Je suis restée auprès de lui et ce jusqu’à sa mort tragique. J’étais là quand il a rendu son dernier souffle malgré tout, alors que son fils lui ne lui parlait plus depuis des mois. Vous ne trouvez pas étrange qu'il ne revienne que pour son héritage d’ailleurs ? Il ne peut pas savoir ce que j’ai vécu. » L’entrainement, la préparation de sa défense commençait déjà.

Un mari alcoolique qui bat sa femme et un fils déshérité qui revient pour récupérer son dû. Le procès se faufilait à l’horizon comme quelque chose de bien rôdé. Néanmoins il fallait réfléchir à la partie adverse. « Maitre, j’ai bien peur que la partie adverse ne veuille salir ma réputation, pensez-vous que je devrais faire quelque chose quand ils m’accuseront de choses désobligeantes ? Ce gosse n’a jamais pu me voir. » jamais et ce n’était visiblement pas près de changer.



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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Mar 26 Sep - 11:25


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Ils accordaient leurs propos comme leurs malversations ; prompts à mener en taule quelques innocents afin de sauver la peau de la veuve vénale. Cela n'importait que peu à l'avocat véreux, lui dont le passif reflétait un goût certain pour la brutalité qu'il transmutait aujourd'hui dans la cruauté de ses oratoires. Jamais il ne s'apitoya sur un quelconque quidam faiblard, leur préférant la force quitte à se paraître injuste. La partialité – à ne pas confondre avec la déloyauté qu'il abhorrait d'ailleurs – était bien souvent l'apanage des vikings dont la motivation se limitait à quelques actions arbitraires : piller, violer et tuer. Il sembla à Tyrell que la femme lui faisant face avait été forgée par  le même acier que lui, tant ses yeux brillaient d'autant de détermination que d'agacement à devoir se réduire à de telles futilités (l'Islandais regrettait tout autant de ne pouvoir régler ces histoires par le fer). Esperanza avait, semble-t-il, parfaitement cerné la stratégie de l'avocat et se confondait toute entière dans le jeu perfide qu'il lui proposa ; de toutes évidences, elle excellait en la matière. Son visage aux traits purs se dérida à peine lorsqu'elle remua ses lèvres, desquelles sortirent quelques palabres odieuses en une moue aimable : elle suggéra, de fait, d'incriminer le fils du macchabée. Tyrell opina du chef, entre excitation et amusement, peu regardant quant à l'idée d'occire un nigaud dont l'absence répréhensible auprès de son défunt père exécrable finirait par le nuire. Et comme apothéose les deux larrons vinrent mettre au point quelques jeux d'attitudes afin de parfaire le rôle de la veuve éplorée en cas d'arguments déplaisants de la partie adverses : « Cela me peine de le constater mais il semblerait qu'aujourd'hui, les seules armes dont disposent les femmes afin qu'elles soient écoutées sont les larmes, et la séduction. » Diantre que l'humanité galvauda ses guerrières en leur imposant un patriarcat nauséabond. Tyrell se leva alors et, offrant une poignée de main à sa cliente, déclara avec toute la confiance qui le constitua : « Ils ont tout à craindre avec vous. »

~*~

Jour du procès

Tenue guindée pour toutes nippes, vêtu d'un costume d'un bleu nuit et d'une cravate sombre, Tyrell s'avançait d'une démarche leste tel un époux en devenir. Son aplomb suintait tant par tous les pores de sa peau, esquissant sur ses lèvres un sourires narquois, que l'on put sans hésiter le confondre en effronterie. Arrogance dont il fit preuve lorsque, passant auprès du majordome de feu Mr O'Connell alors esseulé dans les couloirs, il se pencha très légèrement vers le séant du pauvre homme avant de déclarer : « Joli balai. » Son rictus railleur ne se délogea guère lorsque continuant son chemin, Tyrell laissa ses ricanements percuter les murs en béton de la bâtisse. La rigidité du majordome appelait à une loyauté certaine dont ils devraient se méfier.

« Vous êtes charmante. J'apprécie beaucoup votre maquillage. » Ayant rejoint sa cliente, il glissa dans ses compliments quelques approbations dont eux seuls en avaient le secret. Le mascara étirant les longs cils d'Esperanza avait de toute évidence pour intention subtile de couler le long de ses joues fraîches lors de ses démonstrations de talent d'actrice. Et de la conduire vers la salle en huis clos, non sans lancer un regard en biais à l'héritier déjà présent – une lueur de regret perçant son regard, celui de ne pouvoir lever l'audience par le sang. « Il n'a pas l'air de vous apprécier. » Soupçon de moquerie dans ses propos à la vue du faciès n'inspirant ni la crainte ni le respect de l'homme dégingandé fusillant Esperanza du regard.
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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Jeu 5 Oct - 11:16

L'associé du diable
Tyrell&Esperanza
Elle avait attendu de sortir du bureau pour se permettre un sourire. Elle en était persuadée : elle venait de tomber sur l’avocat rêvé. Un homme sans scrupules, tout comme elle, prêt à tout pour défendre sa cause. Ce Tyrell Aegirsson dégageait quelque chose qui plut énormément à la jeune veuve. Fort heureusement elle n’avait pas dû jouer la comédie, elle n’avait pas eu à feindre quelconques sanglots qui n’auraient fait que ruiner son maquillage. Les sanglots elle les garderait pour attendrir les jurys. Le vieux O’connell n’avait été qu’un pion dans un plan diabolique. Une simple broutille dont il avait fallu se débarrasser. La seule personne qu’elle avait sous-estimée dans l’histoire était le fils du vieillard. Pas de quoi la faire frémir. Loin de là. Surtout pas maintenant qu’elle avait trouvé en son avocat quelqu’un qui la comprenait parfaitement. Ne restait plus qu’à attendre la date fatidique du procès.

___

Il ne fallut pas attendre longtemps pour que le jour j pointe le bout de son nez. Esperanza s’était vêtue d’un tailleur noir confectionné pas ses soins. Ses ongles avaient la couleur du sang, comme des griffes prêtes à faire des ravages. Elle se rendit au tribunal avec l’espoir que tout ceci ne s’étalerait pas sur plusieurs jours. Elle voulait que toute cette histoire soit réglée au plus vite. Elle voulait que sa réputation soit lavée de tout soupçon mais surtout, elle voulait ce pour quoi elle avait subi ces horreurs durant des années : son argent. Elle estimait l’avoir amplement mérité. Après tout n’avait-elle pas rendu les dernières années de vie de Fergus agréable en se pliant à ses moindres désirs ? En lui faisant revivre une seconde jeunesse ? Esperanza méritait cette fortune. La lueur qui brillait dans son regard émeraude témoignait de sa détermination à aller jusqu’au bout. Arrivée au tribunal, Esperanza patienta un instant dans un couloir sans fin. La silhouette de son avocat se dessina au loin. La métisse l’aperçut adresser la parole à un homme dont la fatigue avait creusé les traits. Un homme qu’elle reconnut immédiatement. Ses sourcils se froncèrent, elle resserra sa pochette de luxe contre sa poitrine. Le majordome, l’employé dévoué qui s’était longtemps efforcé de mettre en garde Fergus contre sa jeune épouse. Un ennemi en puissance. Distraite, Esperanza pensa qu’elle aurait mieux fait de l’achever lui aussi. Néanmoins elle n’aurait jamais pensé que le pauvre homme se traînerait jusqu’ici pour défendre son défunt patron. Les paupières d’Esperanza retombèrent mollement, elle essaya de garder son calme. Enfin lorsqu’elle ouvrit de nouveau les yeux, Tyrell se trouvait devant elle à la complimenter.

« Bonjour maître dit-elle dans un sourire avant de soupirer dommage qu’il soit voué à être ruiné.»

La jeune femme avait haussé les épaules, un brin de malice courbait encore le coin de ses lèvres. Son regard embrassa le costume que portait Tyrell. L’homme avait du goût, une qualité de plus qu’Esperanza ajouta à la liste. Ils arrivèrent finalement dans la salle dans laquelle se tiendrait le procès. La métisse prit place du côté des accusés. Bien que son avocat lui ait fait un rapide débriefing dans le couloir, la sorcière commençait à douter. Le regard de son ex-gendre lançait des poignards, poignards que Tyrell ne manqua pas de remarquer. Pour ne pas l’apprécier, il était certain qu’Eric ne portait pas sa belle-mère dans son cœur, loin de là. Esperanza sourit. « On ne peut pas plaire à tout le monde que voulez vous. Qui pourrait reprocher au chien affamé de ne pas vouloir lâcher son os ? Je ne lui en veux pas. » le bruit de la porte attira l’attention de la métisse qui tendit le cou pour apercevoir le nouvel arrivant. Ce n’était ni le juge, ni l’un des jurys mais le majordome. Sans le quitter des yeux, Esperanza s’adressa à son avocat. « Maître que lui avez-vous dit ? Ce traître ne va pas hésiter à me descendre. Quand je vous parlais de chien, celui-ci était de loin le plus dévoué à mon mari. » ses yeux se plissèrent pour enfin se détourner vers son interlocuteur.

La salle se remplissait petit à petit, les jurys arrivaient, le brouhaha des murmures se rependit dans la pièce jusqu’à ce que l’entrée du juge provoque un silence de mort. L’audience allait maintenant démarrer. Esperanza prit une grande inspiration. Malgré sa détermination, elle ne pouvait s’empêcher d’envisager le pire. Le juge était une femme à la chevelure poivre-et-sel d’une maigreur alarmante. Esperanza lui donna la cinquantaine. Elle pria soudain pour que la femme ne soit pas une frustrée sans émotions qui l’expédierait derrière les barreaux sans plus de cérémonie. Elle avait tant de fois échappé à la corde que cela lui aurait décidément fait mal au cœur.



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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Lun 9 Oct - 16:45


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Ni le rugissement sonore de la salle, ni les regards fielleux de la partie adverse ne semblèrent décontenancer l'avocat dont la superbe se lisait à son port de tête altier. Un rictus au bord de lippe pour tout étendard narquois, un regard brun fouillant discrètement l'assemblée, à la recherche de quelques éléments ou attitudes pouvant lui être profitable ; les mains s'entortillant sur elles-même approuvaient la nervosité de Eric – en dépit des oeillades assassines qu'il lançait tels des poignards à son ancienne belle-mère – quand le flegme et la raideur du majordome vinrent corroborer les dires de Esperanza. Le vieil homme semblait veiller sur la mémoire de son ancien patron, déployant ses ailes lugubres de corbeau probe et intègre. A cette vision lucide, Tyrell fronça le nez et admit de bon gré qu'il se devait de ne pas sous-estimer l'ennemi, du moins pas celui-ci. Et à la question de la cliente, il argua avec une pointe de malice sonnant pourtant comme une auto-flagellation : « J'ai très légèrement titillé la bête. » La frigidité du majordome lui paraissait tant agaçante, qu'une lueur d'inimitié stria le faciès de Tyrell. Pour autant, il lui fallait demeurer aussi placide que possible. « Silence dans la salle ! » Quelques coups de maillet appelèrent au silence dans un grondement sonore, tous passablement surpris par l'injonction du juge. Ce dernier avait, de toute évidence, intimé l'ordre de se taire à une assemblée déjà fort taciturne. Sans doute était-ce là un petit plaisir que le juge s'accordait, se gargarisant d'un pouvoir de décision propre au manque d'expérience. La prime jeunesse dudit juge (relativement à l'âge accordé aux plus expérimentés) et son excitation fourmillant jusque dans ses doigts oblongs, n'échappèrent guère à Tyrell qui s'accorderait volontiers à exploiter cette faiblesse. « Mme Esperanza O'Connell est accusée par la partie adverse d'homicide prémédité de Mr Colin Esperanza. Je donne la parole à l'avocat mandaté par Mr Eric O'Connell, fils de la présumée victime. » L'islandais soupira, d'un souffle suffisamment discret pour ne pas être relevé. Rabattant les plis de sa veste avec l'élégance rustre d'un homme sur le qui vive, il ne décocha de regard que pour son comparse lui faisant face. Et ce dernier, se levant dans un réquisitoire plein de lyrisme, tenta de clouer derechef Esperanza au pilori de la culpabilité. « Nous voilà donc plongés au sein d'une réelle tragédie : la mort subite et inexpliquée de Mr O'Connell, pourtant bien portant, avec pour seule personne présente dans la pièce à cet instant sa femme, Mme Esperanza O'Connell. L'absence d'intervention d'un expert balistique et de la pratique d'une autopsie... » « Objection votre honneur. » Le grain de voix suave et calme de Tyrell claqua l'air avec la force de la détermination et d'une sérénité travaillée. Le juge en approuva le flegme. « Accordée. » « La présence d'un expert balistique était totalement dispensable puisqu'il n'y avait pas de scène de crime comme vous le sous-entendez fortement, omettant au passage l'exigence de présomption d'innocence que vous devez à ma cliente. Quant à la négligence des médecins légistes ne faisant pas leur travail, elle ne lui est pas imputable. » « Soit. J'appelle Mr Henry Salsburry à la barre. » Le corbeau se leva, traînant sa carcasse jusqu'à la chaise haute, dos courbé par ses années de loyale servitude. Le majordome toisa Esperanza d'un regard accusateur, ce qui fut – il en était certain – annonciateur de bien des blâmes. Tyrell se pencha dès lors à l'oreille de sa cliente : « Il est glacial, presque hostile. C'est le moment de jouer les contrastes et d'exprimer à l'audience toute l'humanité qu'il y a en vous. » Des larmes d'innocence et de tristesse face à la parole sibérienne de l'ancien employé. L'avocat adverse commença alors sa diatribe, soutirant au majordome quelques informations sur la personnalité de feu Mr O'Connell, son comportement avec son entourage, ses habitudes comme sa routine. Les réponses du majordome s'enrobaient d'une antipathie notoire à l'encontre d'Esperanza, qu'il qualifiait de femme vénale et manipulatrice. « Je vous remercie, Mr Salsburry. » « L'avocat de la défense peut questionner le témoin. »

Le concerné se leva avec la morgue d'un bourreau, encaissant sans ciller les oeillades hostiles du majordome n'ayant guère apprécié la boutade de tout à l'heure. Mais loin de s'en trouvé déstabilisé, Tyrell adopta une attitude aussi rigoureuse que décontractée. « Mr Salsburry, vous disiez tout à l'heure que Mr O'Connell ne comptait aucun ennemis, au vu de sa philanthropie et de son caractère sociable. » Le témoin approuva dans un grognement, Tyrell argua de plus belle : « Il est étrange cependant, qu'un homme aussi affable que Mr O'Connell n'ait coupé les ponts avec son fils unique ici présent. Il est d'autant plus étrange qu'un homme d'affaires tel que Mr O'Connell ne connaisse aucun détracteur... » « Objection votre honneur ! » « Accordée. Où voulez-vous en venir, Maître ? » « Si Mr O'Connell a trouvé la mort ce soir là, elle serait très certainement liée à ses vices alors exploités par ses véritables ennemis. » « Quels vices ? » Le majordome fronça les sourcils, déconcerté par de sordides palabres souillant la mémoire de son défunt patron. « L'alcool. Entre autres. » Soubresaut dans la salle ; les langues se délièrent en des murmures choqués. « Mr O'Connell ne buvait pas d'alcool, il connaissait les lois. » « Vraiment ? A quelle heure rentrait-il chez lui ? » « Toujours très tard, jamais avant vingt-deux heures ou très rarement. Mais c'est parce qu'il restait travailler à son bureau. » « Nous verrons cela avec Mme O'Connell, après tout c'est elle qui était le plus proche de son défunt mari, comme vous pouvez – ou du moins si vous le pouvez, puisque votre froideur vous honore – le constater. » « Objection votre... » « J'en ai fini pour le moment avec Mr Salsburry. » Tapotement confiant sur la table, et Tyrell s'en alla rejoindre sa cliente. Quelques instants seulement, ne leur permettant d'échanger que de bien maigres mots, lorsque l'avocat adverse clama derechef : « J'appelle Mme Esperanza O'Connell à la barre. » La concernée s'avança avec la pudeur factice de la veuve éplorée – grand jeu d'actrice, en convint dès lors Tyrell impressionné par la tristesse suintant par tous les pores de sa peau – et dans son sillage de morosité feinte, daigna rejoindre l'assise de toutes les attentions. Rompant la marche funèbre d'un cortège pourtant beau, elle s'assied face au détracteur lui décochant un rictus. « Quelles étaient vos relations avec Mr O'Connell ? » L'assemblée retient son souffle, déjà fortement ébranlée par les larmes de cette femme inconsolable à la beauté sombre et troublante.
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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Jeu 12 Oct - 11:01

L'associé du diable
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Il avait légèrement titillé la bête. C’était ce que Tyrell répondit à sa cliente après qu’elle l’ait questionné sur la furtive discussion qu’elle avait aperçu plus tôt. Un fin sourire courba les lèvres de la jeune femme. Elle ne savait pas ce qui s’était dit malgré tout elle devina que son avocat n’avait sûrement pas manqué d’imagination. Les coups de maillet rappelèrent l’accusée qu’elle n’était pas ici pour rire mais bien pour être jugée. Elle joignit ses mains sur le desk et attendit, lasse, que l’accusation soit énoncée. La veuve retint une grimace. Homicide prémédité. Esperanza aurait voulu rire, lever les yeux au ciel, se lever et dire que la blague avait assez duré. Malheureusement les règles de ce monde moderne la clouaient à sa chaise. Elle savait qu’un procès était une chance, qu’à une époque lointaine on l’aurait envoyée au trou sans plus de cérémonie. L’époque où les femmes n’étaient rien et où les hommes étaient seigneurs. Le seul homme devant lequel Esperanza s’était jamais ravisée était le père de ses enfants, lorsque… La voix de Tyrell s’éleva, contrant les propos désobligeants de la partie adverse. Le regard d’Esperanza lançait des éclairs à travers ses iris d’émeraude. Pour qui se prenait-il cet imbécile ?  L’objection de son avocat conforta la veuve dans l’idée que l’homme à côté d’elle ne se laisserait pas faire. Et ça commençait fort. L’échange entre les deux hommes de loi renvoya Esperanza la nuit du meurtre. Lorsqu’excédée elle avait frappé le crâne du vieillard avec une lampe de chevet. Le coup lui avait provoqué de graves lésions internes, lésions dont l’homme aurait pu guérir si la jeune femme n’avait pas fini le travail en l’étouffant à l’aide d’un oreiller. Cela avait mis à mal son plan. Dans l’idée l’homme aurait dû mourir à cause du poison qu’Esperanza lui faisait ingurgiter régulièrement, mais sa patience avait fini par lâcher plus tôt qu’elle ne l’aurait cru. Elle avait ensuite dit que l’homme avait fait une mauvaise chute et qu’il s’était taper le crâne. Son jeu d’actrice avait fait le reste, peut-être quelques pots-de-vin juteux aussi. Ainsi l’affaire avait été vite classée et le macchabée vite mis en terre. Jusqu’à ce que Junior pointe son nez.

La majordome à la barre restait stoïque, ses yeux ne dégageaient presque aucune émotion. On y devinait seulement une pointe de mépris lorsque ces derniers survolaient l’accusée. Esperanza n’y prêta pas attention et hocha la tête lorsque Tyrell lui prodigua quelques conseils. C’était le moment. L’avocat de la partie adverse commença à faire les cents pas en se tenant le menton puis s’arrêta face au témoin. « Mr Salsburry, vous connaissiez Mr O’Connell depuis des années. Comment définiriez-vous la relation de votre patron –et ami- avec l’accusée ? » demanda-t-il en désignant Esperanza de sa main droite. Le vieil employé n’accorda aucun regard à la veuve dont le visage commençait à s’affaisser de tristesse. « Mr O'Connell était un homme très gentil, il n’avait aucun ennemi. Malheureusement pour lui c’était aussi un homme très amoureux. Et lorsqu’on est amoureux on se met à ignorer certaines choses. Cette femme ne s’intéressait qu’à son argent. Elle ne l’aimait pas, c’est certain. » il opina comme pour appuyer ses propos. De son côté Esperanza fit beaucoup d’efforts pour paraître abattue par de telles accusations, ses lèvres s’étaient légèrement entre-ouverte comme si elle était sous le choc. « Très bien. Et pourquoi pensez-vous qu’elle ne l’aimait pas ? » L’homme d’un certain âge daigna enfin jeter un regard à la métisse avant de poursuivre. « Au-delà de leur différence d’âge conséquente, j’ai souvent vu Mme O’Connell (cela sembla lui coûter de la nommer ainsi) montrer des signes d’agacement envers son époux, elle ne semblait heureuse que lorsqu’il lui offrait des bijoux. » Esperanza avait posé sa main sur sa bouche, comme s’il lui était insoutenable d’entendre de tels propos. L’avocat de la partie adverse quant à lui semblait pleinement satisfait du portrait que dressait le majordome. Il se retira en disant qu’il n’avait plus de questions et remercia son témoin avant de le laisser à la défense.


Tyrell avait la démarche d’un félin qui s’approche d’une proie en difficulté. Esperanza avait hâte que les questions acérées de son avocat se referment autour du témoin. L’assaut commençait. Le majordome perdait de sa superbe. Bien qu’il gardât son sang-froid, il était évident que les accusations de Tyrell l’agaçaient plus qu’autre chose. Esperanza qui avait toujours la main devant sa bouche ferma les yeux un moment. Comme si l’évocation de l’alcoolisme présumé de son mari lui rappelait d’affreux souvenirs. Une véritable pièce de théâtre digne des plus grandes tragédies antiques. Il n’en fallut pas beaucoup pour que l’avocat d’Esperanza cloue le bec du majordome. Ses propos eurent le temps de semer le doute dans l’esprit du jury. Quelques murmurent se faisaient encore entendre lorsqu’Esperanza fut appelée à la barre. Une fois installée, la jeune femme fit mine d’essuyer ses yeux. Quelques larmes de crocodile avaient fini par y perler. Son regard se posa alors sur l’avocat de la défense qui la questionna sur sa relation. Esperanza prit une grande inspiration. « Mon mari était un homme adorable. Il avait l’esprit fin, c’est ce qui m’a séduite chez lui. Nous nous sommes rencontrés à New-York et nous nous sommes soutenus durant les événements tragiques qui ont secoué la planète. Fergus était très inquiet mais aussi très triste que son fils n’accepte pas notre mariage. Je l’ai épaulé comme je l’ai pu. Néanmoins ces derniers temps il rentrait tard… Et même si Mr Salsburry affirme qu’il travaillait à son bureau, j’avais de plus en plus de doutes. J’avais peur qu’il me remplace vous comprenez. (elle soupira) je l’aimais tellement ça me terrorisait. » L’avocat continua de faire les cent pas, acquiesçant les propos de la veuve sans visiblement y porter beaucoup d’intérêt, il avait un but précis. « Qu’en est-il des bijoux ?  » Le juge joignit ses mains « Venez en au fait Maître. » L’avocat s’approcha d’Esperanza. La métisse se retint de lui enfoncer ses ongles dans les yeux. « Et bien Mr Salsburry a dit tout à l’heure que l’accusée n’était heureuse que lorsqu’on lui offrait des bijoux, j’aimerais donc demander à l’accusée ce qu’elle en pense. » dit-il en regardant les jurys pendus à ses lèvres. Esperanza posa une main sur sa clavicule, éprouvée. « Fergus compensait son absence par des cadeaux. Cela prouvait juste qu’il pensait à moi et qu’il voulait se rattraper, voilà pourquoi cela me rendait heureuse.» répondit la veuve comme si cela coulait de source. Le regard perdu d’Esperanza alla chercher un peu de réconfort auprès de la foule. Les murmures continuèrent, le doute s’amplifiait.



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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Mar 17 Oct - 20:33


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Elle avait, fallait-il l'avouer, des prédispositions indéniables pour le théâtre à en faire pâlir d'envie les actrices les plus reconnues – fussent-elles défuntes. Les mimiques éplorées de la jeune femme accablaient l'assemblée dont les murmures évasifs appuyaient sa tristesse : de toute évidence, la douceur émanant de cette femme attristée ne pouvait être imputée à une criminelle. Esperanza donnait donc la mesure, de sa gestuelle à ses larmes factices, insufflant les soupirs de compassion telle une cheffe d'orchestre. Tyrell lui-même opinait sobrement de la tête, une gravité sans précédent dépeinte sur son faciès, de celles jugeant les véritables assaillants. En l'occurrence le marmot outrancier et le majordome glacial. Cette placidité propre aux anglais (du moins y songeait-il car, de sa vie d'antan Tyrell avait gardé pour souvenir des saxons autrement moins chaleureux que les germains. Mais peut-être était-ce parce qu'il se rendait dans leurs pays afin de piller leurs églises et voler leurs femmes, à méditer) devenait de fait une faiblesse indéfendable ; son port de tête altier, sa froideur face aux pleurs de la veuve, ses palabres acérées... tout put jouer en sa défaveur, tant le public put déceler en cet homme – pourtant honnête, et là demeurait tout le cynisme de la situation – une inhumanité lui portant préjudice. D'un regard vif, Tyrell embrassa la salle du regard puis constata non sans une jubilation tue que nombre de personnes, au vu de leurs mines affaissées, s'étaient ralliés à leur cause. Le jury lui-même tendait d'avantage l'oreille à présent au témoignage de la jeune femme, prompt à acquiescer à chacun de ses aveux lui tirant quelque nostalgie improvisée, se focalisant de façon moindre sur les allégations de l'avocat de la défense. Concentré sur sa cliente, Tyrell écouta ainsi sa diatribe habilement menée, comprenant dores et déjà qu'il suffisait à présent d'attaquer l'ennemi à la moëlle sans pour autant risquer d'y perdre grand chose. Car de sa dernière réponse, assez émouvante pour attendrir l'assemblée (qui donc pouvait ainsi blâmer une épouse délaissée de trouver réconfort dans les artifices offerts par un mari absent), elle troubla la partie adverse : l'avocat de la défense se figea face aux murmures empathiques de la plèbe pour cette veuve esseulée et, afin de contrôler la colère qu'ils purent avoir à son égard à force de trop acculer Mme O'Connell, préféra intelligemment passer la main.

Tyrell se leva alors sobrement, imposant un silence d'outre-tombe régi par la compassion qu'avait inspiré cette pauvre femme. Il prit le temps de passer une main dans ses cheveux d'un noir corbeau, de tirer quelque peu sur son col et, d'un geste magistral, de tourner le dos au juge afin d'interpeller légalement le public. « Nous avons donc ici une femme dont le seul désir était de vivre pleinement son amour auprès de son époux. Et nous ne pouvons nier à ses yeux, aux tremblements de sa voix, à ses mains figées combien Mr O'Connell lui était cher et comptait pour elle. Si ma cliente est passable d'un seul crime, ce serait donc d'avoir tant aimé et ainsi d'accepter de vivre dans la solitude, acculée par l'absence pesante de son époux. Mr le juge... » Enfin se tourna-t-il vers ce dernier, toujours porté par un charisme écrasant (et dont était également affublé son collègue puisque, à l'instar du diable et des banquiers, les avocats se devaient d'être envoûtants) et d'une voix qui transcenda ses convictions. « Regardez un instant ma cliente et pensez-vous, sincèrement, que l'argent saurait éponger sa peine ? » « Je ne peux y répondre maintenant. » Constata alors le juge, d'un timbre qui se voulait tranchant et pourtant ébranlé par les regards inquisiteurs du public. « Alors attelons-nous. » Chargé par des pas lestes, Tyrell s'avança vers Esperanza non sans lui tendre un mouchoir. Quelques instants mutiques, une mise en scène savante. Le pathos à son comble. « Mme O'Connell. » Alors sa voix se fit douce, presque friable. Il chercha son regard du sien, les sourcils affaissés par la pseudo tristesse qu'elle miroitait. « Dites-moi, que pouvez-vous nous dire de Mr Eric O'Connell ici présent. Pourquoi donc s'est-il opposé à votre mariage ? Pourquoi donc a-t-il coupé les ponts avec son propre père ? Et surtout... Pourquoi donc, à votre avis, est-il soudain revenu, sans l'ombre d'un chagrin sur son visage ? » Grincements de dents chez la partie adverse, l'avocat de la défense s'époumona dès lors – provoquant derechef un brouhaha au sein de l'assemblée : « OBJECTION ! » « Refusée ! » Des coups de maillet pour rappeler à l'ordre et ce fut non sans juger la défense d'un regard courroucé que le juge argua à nouveau : « La parole est à Mme O'Connell. »

Sourire de loup à ses lippes. Tyrell toisait sa cliente avec cet air victorieux, qu'elle seule put entrevoir.

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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Lun 23 Oct - 12:46

L'associé du diable
Tyrell&Esperanza
Le spectacle se poursuivait. L’avocat de la défense se tenait le menton, faussement pensif. Esperanza continuait son manège et semblait éprouvée. Comme si ce témoignage s’avérait être un véritable supplice. Le fils O’Connell n’avait de cesse de la regarder comme s’il avait voulu la tuer du regard. La métisse n’y prêta aucune attention, bien trop concentrée à paraître effondrée sous le chagrin. La stratégie sembla payante. Les murmures du public s’élevèrent dans la salle, l’avocat de la défense préféra retourner se terrer auprès de son client. Esperanza aurait voulu lancer un regard complice vers son comparse, le manège de la veuve esseulée marchait à merveille. Leur stratagème fonctionnait. Malgré cela Esperanza resta en place et ne laissa paraître aucune émotion. Son visage resta marqué par la tristesse, il fallait tenir le rôle, pour l’instant il était encore trop tôt pour quelconque réjouissance. L’arrivée de Tyrell imposa un silence nouveau. L’assemblée sembla suspendue aux lèvres de l’avocat charismatique. Il n’y avait rien à dire, cet homme là était né pour exercer ce métier. Esperanza songea au fait qu’elle n’aurait pas aimé l’avoir contre elle. Tyrell était l’un de ces personnages qu’il valait mieux avoir de son côté. Elle le sentait capable de broyer n’importe qui s’opposant à son avancée. Ce qui tombait aujourd’hui parfaitement bien car l’homme de loi tenait son rôle à merveille. Il s’adressa à l’assemblée, tentant de réveiller un peu plus la  compassion du public. Esperanza baissa un instant la tête, se concentrant de toutes ses forces pour ne pas se laisser aller à sourire. Elle avait baissé la tête pour que personne ne remarque ses prunelles devenues sombres. Remplies d'une cruauté satisfaisante.

Lorsque Tyrell lui tendit un mouchoir, la métisse daigna enfin relever la tête. Un sillon noir coula le long de sa joue, sillon de mascara qu’elle épongea rapidement. L’attention était désormais sur la veuve. Le juge lui-même sembla curieux d’entendre les interrogations que préparaient Tyrell. Il fallait être totalement crédule pour croire que l’avocat ne savait pas exactement ce qu’il faisait. Néanmoins la mise en scène était parfaite et totalement calculée. C’était de l’art. Une pièce tellement bien jouée que le public n’y voyait que du feu, au grand plaisir des deux complices. La question qui suivit tomba à pic. Un brouhaha s’éleva après que l’avocat de la défense tentât d’empêcher la veuve de répondre. La maillet du juge stoppa la mascarade. Un silence recouvra la pièce. Tout le monde resta immobile, attendant la réponse qui tarda à venir. Esperanza lança une œillade à son ex beau-fils. Elle jubilait intérieurement. Elle bénissait Tyrell car ainsi, tout le monde saurait que le fils n’avait pas été l’enfant exemplaire qu’il prétendait être. Bien qu’au fond ses doutes furent légitimes. L’accusée reporta son attention sur son avocat. « Eh bien Eric n’a jamais accepté que son père refasse sa vie. Il ne m’a jamais aimée et n’a jamais cherché à me connaître. Son père a fini par le déshériter. Fergus était si triste. Pourtant Eric n’a jamais voulu lui rendre visite. Il disait que j’étais trop jeune, vénale alors qu’il ne m’avait jamais parlé. S’il revient et bien c’est qu’il doit être intéressé. Sinon il serait revenu plus tôt, quand son père avait besoin de son soutien. » Elle secoua négativement la tête et sembla profondément attristée par les révélations qu’elle venait de faire. L’avocat de la défense bondit de nouveau, montrant Esperanza de sa main. « Objection votre Honneur ! » Le juge tourna ses petits yeux vers l’homme qui semblait contenir son agacement. « Maître asseyez-vous je vous prie. Votre client donnera sa version des faits lorsqu’il sera à la barre. Pour l’instant la parole et à madame O’Connell. Silence ! » Ordonna le juge en donnant un nouveau coup de maillet pour capter l’attention du public qui s’était remis à murmurer. Certains jurys prenaient des notes. Esperanza s’autorisa un discret regard complice envers Tyrell.

La stratégie portant à décréditer le fils était la plus viable. Après tout Esperanza n’avait nullement menti. Eric n’avait jamais pardonné à son père de s’être remarié. Il l’avait plusieurs fois mis en garde sur la vénalité de sa jeune et flamboyante épouse. Il n’avait jamais voulu le revoir. Esperanza avait fini de lui retourner le cerveau. Cela avait été tellement facile de persuader Fergus de déshériter son rejeton. La métisse avait peut-être manqué quelques siècles d’évolution pourtant elle avait vite compris que les hommes eux, n’avaient pas changé et qu’ils ne changeraient sûrement jamais. Que leur tête tournerait toujours devant une jolie femme aux yeux de biche. O’Connell devait se mordre les doigts. Esperanza fut ravie de le voir murmurer à l’oreille de son avocat. Ils étaient faits. Inutile de se débattre. La situation basculait, le suspens sembla alors à son comble.


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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Jeu 26 Oct - 16:17


We must each of us
bear our own misfortunes
Feat Esperenza O'Connell
Quelques notes fâcheuses commencèrent à s'élever parmi l'assemblée, conséquence malencontreuse de la compassion que les quidams éprouvaient dès lors pour cette femme esseulée incriminée par la partie adverse. Etaient-ce ses larmes ou la rudesse de sa situation, qu'importait tant que l'auditoire put s'émouvoir de l'accusée qu'ils présumaient innocente. Les murmures se muèrent peu à peu en fronde dissonante ; des voix s'élevaient ici là, des froncements de sourcils sévères manifestaient leurs désaccords, et autres gestes de la main véhéments brassant de l'air appelant au courroux. A nouveau, le juge dut jouer de son maillet lorsque Esperanza évoqua le comportement trouble et apathique de l'héritier. Ce dernier semblait se renfrogner, dissimulant sans doute la colère de se faire ainsi berner puis de passer pour un monstre d'atonie et d'inaction. On le vit lancer à son ancienne belle-mère quelques regards noirs provoquant une cohue sitôt tuée dans l'oeuf : le juge parvenait, quoique péniblement, à conserver une certaine cohésion. Tyrell cependant joua volontiers sur le pathos bienvenu et, en guise d'épilogue, vint conclure comme ceci : « Vous étiez donc présente pour votre époux, quand Mr Eric O'Connell ne l'était pas pour son propre père. Sauf, visiblement, lorsqu'un héritage rentra en jeu. » L'avocat de la partie adverse ouvrit la bouche avant de la refermer derechef, se levant fébrilement dans la volonté avortée d'intervenir. Son échec attira le sourire narquois de son rival dont l'intervention concise parvint à instiller la défiance quant à la partie adverse chez le jury. « J'ai terminé. Mme O'Connell, je vous remercie pour votre sincérité. » L'avocat tourna les talons sous un regard appuyé du juge dont les pupilles fixaient dores et déjà la partie adverse ; mais ces derniers ne semblaient guère prompts à mener le front. A présent fragilisés par une défense trop bien rodée et appelant à l'agrément de l'empathie, ils se savaient condamnés au courroux populaire s'ils s'aventuraient sur le terrain. Ainsi l'avocat du jeune O'Connell finit par désapprouver d'un signe de tête, se résignant à ne pas interroger à son tour la veuve éplorée. Mais se leva néanmoins lorsque le fils du macchabée fut appelé à son tour à la barre.

Il l'interrogea sur ses liens paternels, la véritable tenue de leur relation décrite comme froide, et bientôt gratta ce qu'il put sur les suppositions de Eric à l'encontre de Esperanza. Mais la joute verbale de Tyrell avait dores et déjà émoussé sa confiance ; l'avocat adverse ne  s'emportait plus avec véhémence ; il continuait de mener la bataille en la sachant perdue, une certaine fébrilité dans le timbre de sa voix qui se faisait déjà plus anémié. Le flegme de l'héritier qui put au quotidien s'avérer être une qualité, se mua en défaut sous le regard accusateur d'un auditoire y lisant une inhumanité froide. Aussi et lorsque Tyrell se leva à son tour afin d'interroger le fils O'Connell, il sut qu'il ne lui fallait guère de temps avant de porter le coup de grâce. « Dites-moi, Mr O'Connell. Qu'est-ce qui vous empêchait précisément de revenir auprès de votre père ? » « Je viens de le dire face à mon avocat. » « Redites-le nous plus en détail. » Le jeune homme serra les dents, rendu courroucé par le stratagème avancé. « Il ne voulait pas entendre mes avertissements. Je savais qu'Esperanza n'en voulait qu'à son argent, mais il ne voulait rien entendre. Quoique je dise, il ne m'écoutait pas. C'était de l'énergie de perdue que d'essayer de le raisonner. » « Tout comme vous perdez de votre énergie à traîner ma cliente en justice. Et pour quoi ? » Scène théâtrale ; Tyrell posa ses mains sur la planche de bois face au témoin. « Pour de l'argent ? » « JE ME FOUS DE L'ARGENT VOUS COMPRENEZ ? » Et sous la stupeur de l'auditoire lui portant préjudice, Eric se leva avec fougue, pointant du doigt la concernée : « ELLE L'A TUÉ ! » « De toute évidence, vous avez un tempérament instable. » Une provocation sifflée du bout de ses lèvres rieuses mais dont la portée ne put être attrapée au vol que par une toute petite poignée de personnes. Car l'agitation de l'héritier amplifia soudainement l'embrasement de la salle ; les mécontentements et insultes grondaient sous les coups de maillet du juge imposant bien péniblement le silence : « VEUILLEZ VOUS TAIRE ! Je fais évacuer la salle dans l'attente de la concertation du jury. Nous vous donnerons notre verdict d'ici une trentaine de minutes... Si tout se passe bien. » souffla dans un soupir le maître des lieux, légèrement désabusé.

Tyrell s'en retourna donc très naturellement vers sa cliente. Le faciès confiant qu'il arborait, ce rictus vainqueur miroitant un laurier sur sa tête brune, corroboraient sa certitude de l'emporter. « Vous devriez vous rafraîchir aux toilettes. » Légère oeillade pour la partie adverse quittant à son tour les lieux d'un pas lourd et défait. Le ténébreux plongea ses mains dans les poches non sans insister avec plus de sérieux : « Mais je tiens à vous accompagner jusqu'à la porte. Il n'est en général pas bon de croiser la partie adverse à ce moment du procès. » Un conseil avisé pour d'avantage de sûreté.

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MessageSujet: Re: L'associé du diable [Esperanza]   Jeu 2 Nov - 9:30

L'associé du diable
Tyrell&Esperanza
Le moment clé enfin arrivé, tout se déroula comme prévu. Tyrell et Esperanza se jouaient de l’assemblée avec une facilité déconcertante. La jeune femme ne put que se réjouir de la naïveté du public. Il avait suffit de quelques larmes, d’un aplomb extraordinaire et les pauvres étaient tombés dans le panneau. Ce monde moderne, porté par une croyance ancestrale, pensait sûrement que la femme était une éternelle victime. Pourtant Esperanza savait berner son monde. C’était l’une de ses activités favorites. Plus malhonnête que les pires bandits qui rodaient le long des rues, elle se réjouissait d’avoir trouvé en son avocat quelqu’un comme elle. Servir son propre intérêt était devenu quelque chose d’indispensable si l’on voulait survivre dans cette société fragile et ce régime tyrannique. Quelque chose de vital. Tout se jouait ici, devant ces badauds à la curiosité malsaine. Eric était piégé, pris à son propre jeu. Pourquoi avait-il fallut qu’il sorte de son trou, maintenant ? Cela avait été une stupide erreur. Bien que légitime, au fond. Tyrell appuya une dernière fois sur les faits, remuant le couteau dans la plaie. Il exprima tout haut ce que l’assemblée chuchotait : Eric n’était revenu que lorsqu’il avait été question d’argent. Esperanza avait quitté la barre en réprimant un sourire narquois. Comment est-ce que l’avocat de la défense avait pu négliger ce point de vue là ? Il avait sans doute pensé que le public compatirait à la cause d’un fils perdu et rongé par les regrets. Il avait sans doute pensé que comme Eric, le public ne verrait qu’en Esperanza une veuve assoiffée d’argent.  Il avait négligé le talent de son compère. Le duo parfait qu’il formerait avec l’accusée. Grave erreur.

De nouveau assise près de son défenseur, Esperanza avait un drôle d’air peint sur le visage. Elle semblait avoir hâte d’entendre ce que son ex beau-fils avait à dire. L’avocat du jeune O’Connell se leva pour aller interroger son client. « Eric pouvez-vous me dire quelle relation vous entreteniez avec votre père avant que sa nouvelle femme n’apparaisse dans sa vie ? » demanda-t-il en se plantant face au jeune homme. Il y eu un bref silence. Le temps pour le fils de lancer un regard noir vers celle qui fut sa belle-mère. Esperanza le soutint, clignant des paupières comme si elle avait voulu le narguer. Le jeune homme reporta son attention sur son avocat, décidant de ne pas aggraver son cas. « J’étais la fierté de mon père. Nous étions très proches. Il a toujours vu un brillant avenir pour moi. » Assura-t-il en hochant la tête. L’avocat poursuivit en demandant comment leur relation s’était dégradée à ce point. Eric sembla éprouvé puis reprit « J’ai perdu ma mère et le reste de ma famille lorsque les communications ont été brouillées. Mon père est resté indifférent, ça m’a fait mal au cœur. Ensuite il a rencontré cette femme. J’ai essayé de l’avertir mais il n’a rien voulu savoir. » Finit-il par dire. Esperanza avait levé un sourcil. Finalement elle n’était visiblement pas la seule à vouloir tirer sur la corde sensible des jurys. L’avocat de la défense se retira, laissant la place à Tyrell qui s’avança vers le témoin comme un félin vers sa proie.

Eric se contenait, c’était évident. Il faisait des efforts pour ne pas laisser exploser sa rage. Finalement Tyrell parvint à l’atteindre, le forçant à répéter les faits. Le témoin finit par craquer et se mit à hurler. Il était sorti de ses gonds à la seconde même où son vis-à-vis avait évoqué cette histoire d’argent. Tyrell venait de provoquer un tsunami d’indignation. Les lèvres de la métisse se courbèrent en un discret sourire. Cette fois il était fait. Les murmures ne cessèrent de se propager si bien que le juge reprit les choses en main. Les jurys allaient délibérer. Le moment le plus crucial du procès arrivait. Tyrell conseilla à Esperanza d’aller se rafraichir. La jeune femme acquiesça en quittant son siège. « C’est une bonne idée. » Dit-elle en se frayant un chemin vers la sortie. Tandis qu’elle marchait à côté de son défenseur du jour, Esperanza laissa brièvement apparaitre sa joie. « Vous êtes excellent maître. J’ai cru qu’Eric allait exploser. Il ne s’attendait pas du tout à ça, c’était évident. Et son…. » Esperanza fut coupée dans ses dires. Eric les avait rattrapés, échappant un instant à la surveillance de son défenseur. Il attrapa le poignet de la métisse qui fut forcée de se retourner face à lui. « JE SAIS QUE TU L’AS TUE, SORCIERE. TU NE T’EN SORTIRAS PAS COMME CA. » Cria-t-il avec tout le désespoir du monde brisant sa voix. Esperanza tira sur son poignet, outrée et en même temps ravie. « Lâche-moi Eric. C’est trop tard. Si tu ne peux pas accepter la mort de ton père ce n’est pas ma faute. Ne remets pas tout sur mes épaules. C’est toi qui l’as renié ! » Assura-t-elle. Autour d’eux les regards curieux observaient la scène. L’avocat du jeune homme arriva en trottinant derrière son client, le sermonnant discrètement. Tout ceci ressemblait à une affreuse tragédie. Si Esperanza n’avait pas séjournée en enfer si longtemps sûrement qu’elle aurait compatie, mais l’enjeux était bien trop grand pour ceci. Il était trop tard.



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