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 Never a failure, always a lesson ? | Elias

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RUNNING TO STAND STILL

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MessageSujet: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Jeu 10 Aoû - 11:33

Never a failure, always a lesson ?
Elias&Violet
Le bruit de la fourchette qui raclait l’assiette vide avait doucement commencé à devenir insupportable. Au début le brouhaha de la cafétéria recouvra ce son strident, puis bientôt Violet n’entendit que ça. Elle ne savait guère pourquoi mais ces derniers temps elle se sentait à fleur de peau. La vérité était que l’ergothérapeute était épuisée. La fatigue s’était insinuée dans les moindres recoins de son corps. Elle dormait mal et se sentait préoccupée par le moindre petit détail. Pourtant elle aurait dû être heureuse, enfin l’homme qu’elle fréquentait lui avait avoué son amour. Mais il avait également frôlé la mort. Un choc terrible pour la jeune femme qui crut le perdre pour de bon.  Les bruits de couloirs évoqués par Noah ne l’importaient plus mais malgré cela, la jeune femme restait plutôt irritable. Si bien que le moindre petit bruit la mettait sur les nerfs.

« Franck tu peux arrêter de faire ça, ton assiette est vide depuis un moment elle se leva et emporta son plateau je dois y retourner. »

Le dit Franck parut choqué. Ses yeux s’étaient écarquillés en direction des autres avant de se poser sur Violet qui s’éloignait de leur table. Jamais au grand jamais la douce jeune femme ne s’était montrée agacée en publique. On la considérait comme la patience incarnée. Mais pas aujourd’hui, aujourd’hui la mexicaine n’était pas tranquille. A vrai dire c’était son patient de l’après-midi qui la mettait dans un état pareil. Elias Kaligaris. Elle ne l’avait pas vu depuis des semaines. D’ailleurs Violet ne pouvait s’empêcher d’éprouver une certaine culpabilité. Une énorme culpabilité. Ses soucis personnels l’avaient occupée un temps, mais aujourd’hui son erreur la rattrapait au galop. Elias était l’un des rares cas sur lesquels Violet s’était trompée de diagnostic. Elle n’avait pu totalement se remettre de sa faute. Surtout qu’elle n’avait jamais trouvé la force d’avouer la vérité à son patient. Patient devenu ami. Aujourd’hui garder ce lourd secret la mettait de plus en plus mal à l’aise. Elle ne savait pas comment avait évolué la blessure d’Elias. Malgré tout elle avait été ravie lorsque ce dernier avait pris rendez-vous. Depuis lors elle se préparait à avouer son erreur, à tout révéler. Elle avait peur qu’il lui en veule mais elle ne pourrait le blâmer. Surtout que Violet avait été tellement confuse ces derniers temps qu’elle n’avait pas daigné prendre des nouvelles. Ce n’était pas pour autant qu’Elias était tombé dans l’oubli, bien au contraire.

L’horloge de son bureau sonnait 14h. Violet attendait assise, le dossier Kaligaris ouvert. Ses doigts tapaient contre son desk avec une certaine nervosité. Elle lui avouerait tout, d’une traite. Elle soupira en secouant la tête. Et si Elias décidait de ne plus lui adresser la parole ? Tout était de sa faute. Et si son cas s’était de nouveau aggravé ? La panique lui piqua les membres jusqu’à ce qu’elle se lève. Cette fois elle ne pouvait plus reculer. La jeune femme s’avança jusqu'à la porte qui la séparait de la salle d’attente, le dossier sous le coude. Son bureau se trouvait au bout de l’aile consacrée à la rééducation. L’aile en question s’apparentait à un immense couloir parsemé de diverses grandes salles. Lorsque Violet s’occupait d’un patient, elle le recevait d’abord dans l’intimité de son bureau avant de l’emmener, si nécessaire, dans l’une des grandes salles aménagées. Parfois certains s’y retrouvaient directement, c’était les cas les plus graves, ceux qui séjournaient à l’hôpital. Jadis Elias fut l’un d’eux.

La porte s’ouvrit finalement sur une salle d’attente vide. Les sourcils de Violet se froncèrent. Elle s’était tellement attendue à trouver Elias assis sur l’une des chaises qu’elle parut totalement déçue. L’idée que son patient du jour ait quelques minutes de retard ne lui avait même pas effleuré l’esprit tant elle était distraite. Son dossier sous le bras, l’ergothérapeute se lança dans le long couloir en espérant pouvoir intercepter Elias. Dans sa quête elle croisa plusieurs de ses collègues, évita un patient trop bavard jusqu’à ce que finalement, au loin, la silhouette familière de son ami se dessine. La mine déconfite de Violet s’arrangea en un sourire ravi. Elle se trouva un peu penaude à être sortie de son bureau pour quelques minutes de retard…


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MessageSujet: Re: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Mar 15 Aoû - 0:32

La montre mesure le temps silencieusement, celui qu’il dépense en sillonnant ces maudits couloirs. Les minutes s’engrangent ainsi contre son poignet, témoignent de sa lenteur. Sa démarche gauche ne trompe personne mais encore faut-il que les regards s’attardent sur sa carcasse. Il boitille jusqu’à l’aile qu’il redoute, la plus familière. Les douleurs se répandent de la poitrine jusqu’au bout de chaque extrémité dès que le seuil est franchi. La fatigue affaisse les traits, chiffonne le visage jusqu’à le rendre plus vieux, plus abimé. Des prunelles l’effleurent, le jugement agrippé à l’iris. Le personnel infirmier sait ce qu’il a fait à la personne qui est là-bas alitée. La mention mauvais père marquée au fer rouge sur son front, rend sa progression un peu plus délicate. La jambe endommagée devient un poids mort qu’il traine pitoyablement derrière lui. Le trophée au désastre qu’il a orchestré, ce qui tourne et s’enroule autour des pupilles voisines assassines. L’accident ayant à jamais arraché l’esprit de son fils, se rejoue dès qu’il met les pieds ici. Bien qu’il ne manque jamais de réapparaitre en pensées et d’une façon bien plus violente en cauchemars. Mais l’opinion des employés de l’établissement hospitalier, n’est rien en comparaison à ce qui l’attend derrière cette porte tant redoutée. La vision du corps étendu de Bran suffit à le briser. Encore aujourd’hui, après ces deux années, il ne peut s’habituer à ce spectacle. Les draps repliés autour des membres, les tuyaux maintenant une vie de plus en plus vacillante. C’est égoïste de le garder dans cet état en sachant que jamais, il ne pourra sortir du coma. Le deuil ne viendrait pas, l’acceptation est hors de portée. Ça ne fait que prolonger l’agonie, ne lui permet aucune rédemption. Quand il sert les doigts de son fils et qu’il implore son pardon, il n’y a que le silence pour lui répondre de toute façon.

Les minutes défilent. Dans cette pièce, le temps se suspend toujours. Il ne s’arrache à son siège que lorsqu’une silhouette autrefois aimée se glisse discrètement à ses côtés. Que l’injonction claque avec sévérité. Il adresse un regard peu amène à son ancienne épouse avant de déserter. Et quand les yeux retombent sur les aiguilles, il réalise alors le retard qu’il a accumulé. Faire un détour par cette chambre avant son rendez-vous n’avait rien de très malin. En accélérant le pas, il parvient tout juste à rendre cette absence de bon sens excusable en la réduisant à quelques minutes seulement. La sueur roule sur les tempes tant l'effort lui coûte, tenir debout relève pratiquement du miracle depuis l’exorcisme. Non seulement la guibole se montre plus récalcitrante mais le corps entier crie sa détresse. Les os craquent, la charpente en branle et l’âme lacérée ne tiennent plus la distance. Aucune attente derrière cette séance, si ce n’est celle officieuse. Obtenir une prescription, pouvoir stocker un peu plus de médocs. Sa seule solution, éphémère et pathétique. Un drogué qui va mendier pour sa dose. Dire que les gélules de Mackenzie s'entassent encore sur sa table mais que ça ne semble plus suffisant. Elias s’en inquiète. Mais il ne peut pas gérer ce problème à l’heure actuelle. Trop de choses se bousculent dans sa caboche, trop d’histoires sont en cours pour qu’il puisse se focaliser sur la sienne. Ce sont tout du moins, ses prétextes pour nier la réalité. Il plonge toujours plus profondément dans sa dépendance et devient pantin de ce vice inavouable.

Avant d’avoir atteint la bonne allée, il tombe sur son médecin. L’hésitation se fait sentir maintenant qu’elle se trouve là, face à lui. Le sourire provoque la culpabilité. Pas là pour les bonnes raisons mais là tout de même, alors il s’avance. L’estropié ne doit même pas feindre l’aggravation de son état. Il est réel. Canalisant son énergie dans l’élaboration d’une façade, le rédacteur articule un léger rictus avant de serrer la main de son toubib. « Désolé, je n’ai pas vu l’heure passer. Ce qui est plutôt regrettable sachant que je suis arrivé ici il y a plusieurs heures maintenant. C’est toujours quand on est en avance qu’on est fichus d’arriver en retard. Ce doit être une loi universelle ou l’imperfection ultime de la nature humaine dans toute sa splendeur. » Une moue vient appuyer la sincérité de ses excuses tandis que les mots volent comme toujours avec lui. Son seul moyen pour congédier la nervosité. « Vous alliez quelque part ? » note-t-il à la suite relativement intrigué de la dénicher ici. Il observe les alentours sans trop savoir quoi chercher avant de reporter son attention sur son interlocutrice. « Je dois vous attendre peut-être ? Ce serait légitime, chacun son tour. » Les épaules se relèvent et retombent alors que le sourire s’élargit légèrement. « A moins que vous ayez une urgence à gérer ailleurs ? » Il se surprend à le souhaiter. Honteux tout à coup de venir en ce lieu pour pouvoir tranquillement poursuivre sa démence chimique. Après avoir longuement examiné l’enveloppe de son gamin, il ne peut que se sentir doublement fautif. Avoir survécu pour se saboter de la sorte. Décidément, il n’a pas mérité d’être le survivant. Mais ça, ça lui a toujours semblé évident.

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MessageSujet: Re: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Lun 28 Aoû - 11:45

Never a failure, always a lesson ?
Elias&Violet
La bonne nouvelle fut d’apercevoir le sourire qu’Elias lui rendit. Soudain Violet eut l’impression de se détendre, rien qu’un peu. Cela faisait une éternité qu’elle ne l’avait pas vu. Une absence qui l’avait poussée à se poser mille questions. Elle s’était presque attendue à ce qu’Elias débarque en lui reprochant son erreur, l’accablant devant tous ses collègues. Elle avait déjà imaginé cette scène, entourée de ses camarades qui la pointaient du doigt en répétant qu’elle n’était bonne qu’à mal faire les choses. Violet chassa cette vision d’horreur de son esprit. En vérité ce furent plutôt les excuses que débita Elias qui la poussa à revenir à la réalité. Le sourire de la jeune femme s’étira un peu plus. On aurait dit un enfant qu’on venait de réprimander. Pourtant l’ergothérapeute n’avait rien dit, et elle n’aurait sûrement rien dit d’ailleurs, pas pour quelques minutes de retard. Ce qui l’avait amenée au milieu du couloir n’était pas son impatience mais sa culpabilité. « Ce n’est rien Elias.» réussit-elle à dire avant que son patient ne la questionne. Elle crut presque sentir ses joues devenir écarlate. Où allait-elle ? C’était une bonne question. Elle aurait voulu lui avouer qu’elle venait à sa rencontre, pressée de pouvoir lui révéler l’affreuse vérité. Lui dire qu’elle avait fait une terrible erreur et que cela ne pouvait plus attendre. Pourtant elle ne s’en sentit tout d’un coup plus capable. Pas maintenant, pas ici au milieu de ce couloir. Se cramponnant au dossier Kaligaris, Violet sentit ses mains devenir légèrement moites. Mais elle se reprit rapidement et se contenta de sourire à nouveau.

« Je n’allais nulle part, je revenais justement de ma pause elle haussa les épaules suivez-moi Elias, depuis le temps je ne vais pas vous faire attendre ! »

Alors qu’elle faisait un signe de la tête pour qu’Elias la suive, le regard de la jeune femme se posa naturellement sur la démarche de son patient. Pour Violet il n’y avait aucun doute, l’état d’Elias laissait tout bonnement à désirer. La silhouette semblait avancer avec peine, peut-être même que le mal s’était étendu. Le jeune homme avait-il fait une rechute ? Est-ce que l’état de sa jambe avait pu empirer depuis leur dernière rencontre ? Si Elias avait pris rendez-vous ce n’était sûrement pas pour une visite de courtoisie. Dans son fort intérieur la jeune femme savait que la courtoisie était quelque chose de très futile, surtout par les temps qui courraient. Tandis qu’elle filait à travers ce couloir qui parut interminable, ils arrivèrent bientôt devant la porte de son bureau sur lequel une petite plaque indiquait « Docteur Forester – Ergothérapeute » Violet en ouvrit la porte et invita Elias à aller s’assoir. Elle contourna le meuble pour venir prendre place face à patient. Le dossier revint se poser sur le desk.

« Comment allez-vous Elias ? Comment va votre jambe ? » demanda la jeune femme sans laisser le temps à Elias de dire quoique ce soit.

Comment allait cette jambe ? Cette fameuse jambe. Cette pauvre jambe. Sur le visage de Violet on put deviner toute l’inquiétude du monde. Elle aurait tant voulu voir Elias aller mieux. Dans un monde utopique il serait venu lui annoncer son rétablissement total. Pourtant devant ses yeux se tenait un homme donc l’état laissait la professionnelle septique. Fébrilement la jeune femme ouvrit le dossier qui la narguait. Ce dossier elle le connaissait par cœur ou presque. Sous ses yeux se dressait son erreur, son diagnostic qui s’avérait erroné. Elle fixait le texte avec une drôle d’expression. Comment allait-elle s’en sortir ? Comment elle pouvait annoncer ça d’une manière douce ? Y’avait-il une manière courtoise pour avouer ce genre de chose ? Un sourire bref dissipa les doutes de Violet. Si elle paraissait trop nerveuse Elias commencerait à poser des questions, car dans la catégorie bavardage, le patient Kaligaris se plaçait en tête du classement. Violet gagnait du temps, il fallait que cela vienne d’elle, il ne fallait pas qu’on la pousse dans ses retranchements pour lui arracher la vérité concernant son malaise.  



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MessageSujet: Re: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Lun 4 Sep - 12:18

Déconcertant comme l’invitation à entrer l’oblige à se crisper. Les traits s’affaissent quelque peu, son sourire s’articule avec bien moins de naturel. La tension régit ses muscles, sa démarche, oblige son organisme déjà bien éprouvé, à se mouvoir avec raideur. La jambe traine pathétiquement derrière son propriétaire. Les mots se bloquent dans le larynx le temps de la progression. Ce bureau devrait signifier l’espoir d’un retour à la normale mais aux yeux du père indigne, il s’apparente bien plus au prix de sa survie. Un poids sur les épaules, des chaines pour les chevilles, il retourne dans sa prison, compile très mal avec les souvenirs de sa rééducation. Réussir à se lever et à faire quelques pas, devoir lutter contre le mental défaillant, la solitude impérieuse et la culpabilité, a essoufflé l'espoir. Ces jours sombres, il les a traversé en s’effondrant régulièrement. Il a dû dépasser ses limites physiques et psychologiques, veiller à ne pas s’offrir en pâture à ses pensées macabres et se dédier à l’essentiel, Clementine, sa fille. Dès que le bout de sa semelle s’engouffre dans la pièce redoutée, les sensations lui reviennent. L’odeur particulière du lieu le replonge dans la détresse antérieure, processus qui ne loupe jamais. Ses sens détraqués depuis l’exorcisme, ne lui permettent pas le répit cette fois-ci. La fatigue et la douleur l’obligent à choir plus qu’à s’asseoir sur son siège, rejouant une même mauvaise scène pour la cinquantième fois. Les mains se joignent contre les genoux. Difficile de respirer ici, d’exister même tout simplement. Comme un retour arrière difficile à accepter. Le regard croise le dossier, il se surprend à annoter les progrès tout de même avec les débuts de son éveil et à réaliser le temps écoulé depuis cet horrible accident. L’échine se courbe un peu plus à ce songe. Rien ne semble s’arranger tout à fait au niveau de son existence. Rien du tout. Les doigts se désolidarisent, une paume glisse contre sa barbe, il se reprend. Juste assez pour pouvoir écouter son médecin.

La question l’oblige à se redresser quelque peu pour donner une fausse illusion de contrôle et de bien être, oubliant alors qu’il est là pour grappiller quelques médicaments. « Ca va… » Le réflexe de la réponse immédiate, celle qui oblige l’autre interlocuteur à ne pas s’acharner sur une pente glissante. Mais prétendre ne l’aidera pas. Pas avec Violet. Alors il soupire et lui délie la vérité, le corps se recroquevillant une fois de plus face à la réalité. « Enfin… Si on omet les douleurs constantes. J’éprouve quelques difficultés depuis quelques temps à ne fusse que plier cette maudite jambe. Mes articulations de façon générale, semblent me lâcher. Pas qu’à ce niveau. Des sortes de paralysie, je ne sais pas si c’est une conséquence à retardement de l’accident ? » Il sait très bien à quoi c’est dû. La main qui lâche l’objet, les décharges électriques dans les membres dès qu’un effort trop important est fourni. Le parasite lui a laissé plus d’une séquelle en s’extirpant de son enveloppe. Il y a des jours où sortir de son lit relève de l'exploit. Il ne pensait pas pouvoir se sentir plus à l’étroit dans sa carcasse détériorée. Il s’est trompé, lourdement. « C’est pourquoi vous revoir me semblait primordial. J’ignore ce qui serait recommandé. » Quelques médocs, peut-être ? Se retient-il d’ajouter.

Un rire nerveux lui échappe malgré lui. Il se sent misérable à balancer de cette façon mélodramatique ses maux quotidiens sans même feindre un peu d’optimisme. Ça ne lui ressemble pas. « Et vous, tout va bien ? » S’entend-il lui demander sans trop savoir pourquoi. Détourner l’attention un instant, sans doute. « J’aurais dû revenir plus tôt. » Un aveu réel ponctué d’un haussement d’épaules cependant. Ce qui l’inquiète tourne en rond dans sa caboche depuis le début, il finit par prendre son courage à deux mains et soumet la question qui le taraude à la suite. « Vous allez me faire faire quelques exercices pour juger de la gravité de la situation ou bien ? » La peur au ventre, il attend. L’idée de devoir se contorsionner dans tous les sens ne l’enchante pas. Il a peur de finir paralysé définitivement, d'être coincé pour de bon à tout niveau, le squelette résigné à son immobilité.

Ignorant réellement ce que le rituel a fait subir à son organisme et dans quelle mesure cette souffrance pourrait s’amplifier, il combat ses appréhensions comme il peut. Se demande s’il n’aurait pas mieux fait d’apprendre à vivre avec l’essence maléfique d'ailleurs. Sans doute pas mais l’idée de terminer dans un lit à la manière de Bran, son fils, l’angoisse plus que de raison. Un traumatisme en amenant un autre. Si tel doit être le résultat, il préfère se suicider immédiatement mais retient le train de ses pensées pour lui seul. L’ergothérapeute ne pourrait pas comprendre. D’autant qu’il ne lui donne pas toutes les informations. Ressortir d’ici avec plus de courbatures ne lui semble pas être une solution viable. Il espère ne pas regretter cette visite et prie silencieusement pour pouvoir l'abréger à son maximum. Bien trop sur la brèche à tout niveau pour pouvoir faire bonne figure et éviter d’affronter ce qu’il aimerait pouvoir fuir.

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MessageSujet: Re: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Sam 9 Sep - 18:15

Never a failure, always a lesson ?
Elias&Violet
Une drôle d’atmosphère pénétra dans la pièce en même temps qu’Elias et Violet. La jeune femme, préoccupée, n’avait pas encore remarqué le malaise de son patient. Elle s’était contentée d’ouvrir le dossier mais n’avait néanmoins pas manqué de voir que l’état d’Elias s’empirait. Elle releva ses deux yeux clairs vers ce dernier, attendant une réponse à sa question. Il ne fallait pas qu’elle paraisse trop pressée, trop envieuse de savoir comment allait cette jambe. Elle était sincère dans son questionnement et espérait qu’Elias lui apporte de bonnes nouvelles. Hélas elle se doutait que ce ne serait pas le cas. Jusqu’à ce que finalement la langue du patient se délit. Attentive, Violet acquiesçait. Le soupire du brun n’annonça rien de bon, ce qui inconsciemment crispa la jeune femme. Dans un reflex elle passa une mèche blonde derrière son oreille tandis qu’Elias lui annonçait ses récents maux. Au fur et à mesure de son récit Violet ne put s’empêcher de paraitre troublée. L’accident d’Elias avait eu lieu il y a des mois. Sa jambe aurait pu être mieux soignée il était donc logique qu’il souffre encore de certaines séquelles. En revanche le reste de ses articulations et autres blessures auraient dû être parfaitement rétablies sans risque de rechute. A moins qu’Elias ne révèle pas l’entière vérité. Violet était prise de court, elle ne s’était pas attendue à une annonce pareille. Elias avait bien fait de revenir oui. La jeune femme hocha faiblement la tête.

« Vous avez bien fait de revenir oui. En ce qui concerne les recommandations nous allons voir ça ensemble. » dit-elle en s’emparant d’un stylo.

Sur le dossier elle nota la date du jour et les récents maux qui semblaient frapper son patient. Il faudrait qu’il développe avant qu’elle ne puisse réellement cerner le problème. Elias rit nerveusement, les deux saphirs de Violet revinrent aviser le brun. Il était étrange, comme s’il n’était pas à l’aise. Peut-être qu’il souffrait horriblement au fond. Violet s’en voulut encore plus, alors qu’Elias lui demandait comment elle allait, l’ergothérapeute se releva de son fauteuil. « Je vais bien merci, mieux que vous visiblement. » dit-elle avec une pointe de compassion dans la voix. Pendant qu’Elias avoua qu’il aurait été mieux de revenir plus tôt, Violet en profita pour le rejoindre de l’autre côté de son desk. Enfin vint la question des exercices, la jeune femme opina du chef comme pour confirmer les dires.

« Le plus important c’est d’être revenu avant d’être complètement paralysé. Je vais devoir constater les dégâts. Levez vous, vous allez marcher. »


Violet l’avait bien vu cette démarche bancale et presque douloureuse, mais elle voulait être sûre. Le plus important était de cibler le mal et de l’apaiser par la suite. Peut-être faudrait-il qu’Elias repasse par la case « rééducation » , Violet ne l’espérait pas. Elle doutait que son patient soit prêt à revivre tout ceci et à replonger dans des souvenirs douloureux. De plus elle s’en voulait toujours autant et ne parvenait toujours pas à trouver un moyen d’avouer son erreur.

« Elias est-ce que vous avez fait une chute récemment ? Un sport trop intensif ? Vous avez forcé sur vos muscles ? En sortant de la rééducation vous étiez en très bonne voie si on oublie votre jambe, voyons voir à quel point votre cas a évolué. »

Sur ces mots Violet s’éloigna et se rendit à l’autre bout de son bureau. L’espace n’était pas immense mais assez grand pour recevoir des patients en séances individuelles. La jeune femme se plaça donc face à Elias à plusieurs mètres de distance que ce dernier devrait parcourir. Violet s’attendait au pire, elle avait peur de voir l’homme s’effondrer, de voir sa jambe ployer sous son poids. Elle sentit ses mains devenir moites. Il faudrait bien qu’elle finisse par lui avouer. Après, elle lui dirait après, pour l’instant le plus urgent était de poser un diagnostic, de voir comment les choses tournaient. « Allez-y venez jusqu’à moi. Dites moi ce qui vous fait mal et ce que vous ressentez. Ensuite vous jaugerez la douleur entre 1 et 10. » annonça-t-elle dans un sourire qui se voulait plutôt rassurant.


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MessageSujet: Re: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Mar 12 Sep - 11:57

Si le silence entre chaque mot génère quelques angoisses, celui qui s’impose entre deux pans de la conversation, l’immerge dans une folie douce. Le grec craint toujours d’encaisser le poids d’un diagnostic irréversible. Après tout, quelles conséquences durables pour l’exorcisme subi ? Nolan ne pourrait répondre à cette question. Aucun sorcier ne le pourrait sans doute. Tout vaut mieux que la hantise de perdre le contrôle de l’esprit. L’ironie étant qu’il a troqué la maitrise du mental contre celle du physique. Ainsi s’il est redevenu propriétaire de sa tête, il ne l’a jamais été moins de son corps. Ses limites sont relativement incertaines, varient en fonction des jours. Parfois, il se plait à penser que tout s’amplifie avec son humeur maussade. La cause psychologique lui parait désormais préférable à n’importe quelle séquelle fixe. Si même le responsable ne peut lui prédire l’évolution de ce mal, l’ergothérapeute ne peut pas déterminer dans quelle mesure ces paralysies demeureraient. Même en relativisant de la sorte, il craint ce qu’elle va lui révéler après avoir attrapé son stylo. La première phrase l’oblige déjà à compresser nerveusement de son pouce, ses autres doigts repliés au creux de sa paume. Il aimerait vivre dans l’ignorance. Comportement lâche qui le caractérise bien depuis quelques temps. Fuir toujours plus en avant pour oublier l’arrière. Mais quelle destination croit-il atteindre en venant mendier quelques gélules ? L’éclopé réajuste sa position avec nervosité sur son siège. Curieux, il ne peut s’empêcher de chercher à comprendre ce qu’elle inscrit dans ce maudit dossier. La calligraphie ne lui apprend rien de réellement intéressant. La date, ce qu’il vient de lui avouer. Le regard se fixe sur les chiffres. Le temps passe à une allure ridiculement rapide. Et on ne peut pas dire qu’il se soit particulièrement amusé. Son quotidien n’a été rythmé que par les tragédies. Rien d’anormal en temps d’apocalypse, ceci dit. Il peut même s'estimer chanceux.

Dès que la blonde se relève, l’estomac se noue. Cette seule action génère le début de l’examen et donc, de la future sentence. Il se sent minuscule et affreusement stupide de s’accrocher de ce fait, un peu plus à sa chaise. Un gosse qui ne parvient pas à accepter la réalité. « Heureux de l’apprendre. » se contente-t-il de répondre aux nouvelles énoncées par la mexicaine. Crispé, il le devient encore plus dès la phrase suivante. La panique le saisit abruptement. Le regard affolé se porte immédiatement sur son interlocutrice. « Vous pensez que c’est possible ? Que je finisse totalement paralysé ? » L’homme ne parvient pas à camoufler sa hantise derrière quelques intonations apaisées. Son souffle s’est même accéléré face à ce vent de terreur. Nerveusement, il se mord la lèvre inférieure. « Si ça finit comme ça, j’ose espérer qu’on pourra… Je ne sais pas en finir. Ça ne m’intéresse pas de passer mon existence alité, dépendant des autres. Je suppose que l’euthanasie n’est toujours pas légalisée dans ce maudit pays ? Ce n’est pas comme si je pouvais m'exiler en Oregon, là où s'est légalisé. » Un second rire nerveux pour ponctuer l’ensemble de ce discours décousu. La peur régit son organisme tout entier, il ne s’écoute plus parler. « L’ironie, c’est d’envoyer des gens se faire massacrer dans des arènes pour aucune raison mais injecter un petit produit en passant, ça pourrait aller contre l’éthique ? C’est comme la prohibition, le premier vice, ce n’est pas le meurtre gratuit ? » Les mots s’alignent dans toujours plus d’incohérence, la respiration chaotique ne lui permet plus que quelques paroles hachées. « Dites-moi qu’il y aura des solutions si jamais ça finissait par être le cas. Qu’on me colle une balle directement s’il faut. » Sa supplique résonne un instant. Il ferme les yeux, tente d’aspirer l’air avec plus de régularité, si proche de la crise de panique.

Avec lourdeur, le trentenaire finit par obéir, se relève péniblement et tente de chasser les restants de son affolement. Il se recompose un masque plus ou moins neutre. « Disons que je ne me suis pas ménagé, récemment, en effet. » C’est tout ce qu’il peut lui avouer. Il n’aimerait pas lui mentir, préfère éviter d’accumuler les fausses déclarations. Il obtempère ainsi à la suite et avance vers elle, à la manière d’un enfant qui apprendrait à marcher. Ce songe lui serre la poitrine. Il en est réduit à ça. Il traine sa guibole derrière lui pathétiquement, observe les tiraillements dans ses muscles. Plus il se concentre sur chaque douleur, plus sa progression est altérée. A mi-chemin, il s’arrête même. « Il n’y a pas un centimètre de mon corps qui ne soit épargné par des tiraillements. Et quand je soulève des objets plus ou moins lourd… C’est bien pire. Je pense qu’il n’y a aucun chiffre sur votre échelle qui puisse évaluer ce que je vis de toute manière. Surtout que ça fluctue d’un jour à l’autre. A quoi ça rime de poursuivre cet exercice du coup ? » Encore plus abattu qu’auparavant, il attend une réponse en s’adossant au meuble le plus proche, soutenant si mal le poids de son propre corps.

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MessageSujet: Re: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Mer 13 Sep - 11:23

Never a failure, always a lesson ?
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Il était déjà trop tard lorsque Violet se rendit compte de son erreur. La crispation d’Elias la frappa de plein fouet. Elle n’aurait pu prévoir une telle réaction, elle vit soudain l’angoisse s’emparer de son patient. Il ne lui laissa ne serait-ce qu’une infime chance de s’exprimer. Elias paniquait. « Elias calmez-vous. » réussit-elle à placer tandis que l’homme s’emballait, s’égarait dans des délires morbides sans queue ni tête. Les rires nerveux qui ponctuaient son discours ne laissaient aucun doute sur son état. Violet se maudissait. Elle avait dit ça uniquement pour dire qu’il valait mieux tard que jamais. Elle ne pouvait savoir si oui ou non Elias risquait la paralysie totale, pas sans un examen poussé, pas sans un diagnostic. Déconcertée, l’ergothérapeute écoutait la divagation du brun sans comprendre ce qui lui faisait si peur. Alors qu’Elias frôlait désormais la crise de panique, Violet qui s’était entre temps levée vint poser une main sur son épaule. Un geste qui se voulait rassurant, apaisant. Ses deux saphirs fixèrent Elias.

« Arrêtez de dire n’importe quoi, calmez-vous, respirez. Vous n’allez pas mourir, personne ne va vous euthanasier enfin Elias ! Ne dites pas n’importe quoi. Je suis désolée, je ne pensais pas que ma remarque vous ferez un tel effet elle se mordit discrètement la lèvre je voulais simplement dire qu’il valait mieux venir maintenant plutôt que d’attendre que votre situation empire, vous comprenez ? » demanda-t-elle sur un ton d’une douceur presque maternelle.

La mexicaine ne put que constater que sa maladresse s’étendait à tous les niveaux. Néanmoins elle garda son sang-froid. Ce n’était pas la première fois que l’un de ses patients sombrait dans ce genre d’inquiétude, un délire conduit par la peur selon elle. L’incompréhension, l’appréhension les conduisaient souvent à perdre tout espoir. Violet ne put qu’être touchée par une telle détresse. Vint enfin le moment du test, de l’exercice. Alors qu’elle s’était éloignée, la jeune femme eut une drôle d’impression. L’impression qu’Elias ne lui disait pas tout. Sa réponse plus que vague lui laissait penser qu’il lui cachait quelque chose. Pourtant il lui aurait fallu tous les détails pour apposer un diagnostic. Elle préféra se taire pour le moment et se contenta d’observer la démarche bancale et incertaine de son patient. Un air grave s’imposa sur son visage jusqu’à ce qu’Elias mette fin à son avancée. Violet inclina légèrement la tête, comme pour demander ce qui le poussait à s’arrêter. Elle ne dut pas attendre longtemps la confession du grec. L’ergothérapeute s’approcha du meuble sur lequel s’appuyait le brun. « Elias… Je n’ai jamais vu un cas pareil. Je vais être honnête. Je veux dire, si comme vous le dites vous n’avez rien fait de spécial, je ne comprends pas pourquoi votre corps vous fait autant souffrir. » elle soupira, pensive. Elle savait qu’il ne jouait pas la comédie. La douleur transparaissait à travers tout son être, il aurait fallu être aveugle pour ne pas voir que cet homme souffrait. Il fallait qu’elle l’aide à apaiser sa peine. Pourtant sans un diagnostic, sans pouvoir nommer le mal, Violet ne pouvait pas faire grand-chose. Les antidouleurs ne se distribuaient pas si aisément, à chaque patient qui se plaignait de souffrir le martyr. Violet reporta son attention sur l’homme qui lui faisait face.

« Bon, nous allons voir si nous pouvons apaiser votre douleur. Je vous dois bien ça car… elle prit une grande inspiration je ne sais pas comment dire ça, ni même s’il y a une manière de le dire son visage se figea de tristesse votre jambe, elle est comme ça à cause de moi. A l’époque je pensais qu’il n’y avait plus rien à faire, mais mon diagnostic était une erreur. Si vous souffrez aujourd’hui c’est entièrement ma faute. Je suis sincèrement désolée. »

Violet reporta son regard clair dans celui d’Elias. Elle pinça ses lèvres pour contenir les perles qui naissaient aux bords de ses paupières. Qu’elle s’en voulait. Tout d’un coup elle sentit presque la culpabilité se matérialiser pour l’emmener sous terre. Violet avait baissé la tête, elle craignait la réaction de son patient. Après tout il lui en voudrait sûrement, peut-être même qu’il irait la dénoncer et réclamerait un autre ergothérapeute. L’erreur était certes humaine, mais Violet n’acceptait pas qu’à cause d’elle un autre être humain souffre. Sa vie entière était vouée à aider autrui et elle avait lamentablement échoué. Elias était la preuve même de son imperfection, de sa défaite, sa douleur l’accablait sincèrement. Elle lui devait la vérité, peu importe les répercutions.



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MessageSujet: Re: Never a failure, always a lesson ? | Elias    Mar 19 Sep - 23:27

La première fois que l’oxygène a déserté l’enveloppe de la sorte, il était alité. Face à lui, Carley lui dévoilait l’entièreté du drame. L’inondant de reproches, mettant en perspective de la pire des manières, l'accident, son crime. Cette voix résonne encore dans ses cauchemars. Il se souvient avec précision des mots alignés, du ton, des vêtements qu’elle portait, il se rappelle de tout jusqu’à l’odeur des draps. Son esprit lui refuse le moindre déni, le moindre répit à ce propos. La panique ne l’a plus jamais quitté depuis. Il tente bien souvent de la contrôler, de la façonner. Seuls les médicaments parviennent à l’étouffer dans l’œuf cependant. La dépendance a débuté davantage pour cette raison que pour la douleur dont il s’est pourtant, à de maintes reprises, plaint. Les séquelles psychologiques sont autant de cris que la nuit ne peut contenir, là où la souffrance physique possède ses limites. Dans son cas du moins. En guerre contre son passé, en éternel débat avec son présent et en perpétuel quête d’un avenir obscur, le grec ne consacre plus ses pensées qu’à ses combats réguliers. A croire qu’il ne cesse d’enchaîner les champs de bataille. Il n’aurait définitivement pas été un bon soldat, ceci prouve au moins cela. Affalé contre le meuble qu’il a réquisitionné, le rédacteur écoute son interlocutrice l’exhorter au calme. Manœuvre qui amplifie naturellement la terreur logeant en son sein. Un seul ordre suffit à accentuer le mal. La contradiction, ça a toujours été son rayon après tout. Pour ne pas divaguer plus longtemps sur cette potentielle paralysie, l’éclopé concentre son énergie sur ses songes. Il se réfugie dans quelques souvenirs réconfortants, le contact trop souvent fébrile de l’australienne, la façon dont son regard accroche le sien. La respiration ralentit considérablement. Le chaos inéluctable que la dealeuse et lui entretiennent, est bien le seul qui en vaille la peine.

Relativement épuisé par ces états d’âme et l’exercice abrégé, le trentenaire se déplace avec lourdeur jusqu’à son siège pour s’y laisser retomber pesamment. La paume récolte la sueur contre le front lentement tandis que l’ergothérapeute établit un constat qui ne le surprend pas. Le surnaturel trop imprévisible pour être quantifiable ou même suffisamment étudié pour être totalement maitrisé. Il ne se sent pas de lui avouer qu’il en est là à cause d’un exorcisme. Sa santé mentale déjà bien bancale serait sans nul doute remise en cause. Autant arrêter les frais ici. De toute façon, elle ne fait que lui dévoiler ce qu’il savait déjà. Elle ne peut rien pour lui. Personne ne le peut. Un peu plus abattu qu’il ne devrait l’être face à cette évidence, le journaliste relève péniblement les yeux en direction de la blonde. « Mon psy saurait sans doute vous fournir la réponse, j’imagine. » grommelle-t-il. Une part de vérité dans un beau mensonge qu’il tisse avec prudence.

Il ne lui ment que par omission au fond. Tout ce qu’il dit fait partie de sa réalité. La main glisse contre le menton. « Le stress n’aide pas, disons. Vous avez bien vu que mes crises de panique n’ont pas disparu. J’ai connu quelques difficultés dans ma vie privée récemment qui ont accentué... Tout ça. Je crois qu’il serait judicieux, je ne sais pas, de me mettre sous une certaine médication de ce fait. Je ne vois pas ce que vous pourriez faire de plus. Je doute qu’il existe un exercice qui pourrait venir à bout de ce problème. » Le dos s’enfonce un peu plus dans le dossier. Le culot l'aura ainsi emporté. « Et je ne disais pas n’importe quoi. Je préfère encore mourir que de finir par être piégé dans mon propre corps. » La sincérité suinte, ramène au cœur de la discussion le tracas initial. Il veut que le message passe. Aussitôt, les traits s’affaissent, néanmoins. « Je sais ce que vous allez penser, venant du père qui maintient son fils dans un coma artificiel depuis deux ans maintenant, c’est ironique. Et vous auriez raison. » Égarement, les prunelles se perdent dans le vague avant de revenir sur le faciès adverse.

La révélation tombe comme un couperet, durcit son expression incrédule. « Pardon ? » Les paupières chassent l’air à intervalles irréguliers, de façon frénétique. « Comment ça ? Vous êtes en train de me dire que…. Que ça aurait pu être évité ? » Les ongles creusent quelques sillons dans les accoudoirs. La pression exercée sur l’ensemble de son corps lui permet tout juste de retenir l’ensemble de ses émotions. « Et je peux savoir pourquoi je ne l’ai pas su plus tôt si c’est bien ça ? Je croyais que ça faisait partie des droits du patient, de connaître les tenants et aboutissants de son suivi médical. Qu’est-ce que vous me cachez d’autre ? » Ce ton sec qui ne lui ressemble en rien, cache bien mal la nouvelle tempête qui s’opère ainsi en lui.

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