AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 trapped in fishnets - regan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage

Invité
Invité

avatar





MessageSujet: trapped in fishnets - regan   Sam 12 Aoû - 17:27


             

Qu'est-ce que je fous, putain de merde ? J'en sais rien, je ne sais plus trop. Je tangue, pauvre poisson piégé dans une éprouvette. Je n'ai plus d'oxygène, mais ce n'est pas grave, c'est surfait de toute façon. L'aiguille me donne de quoi respirer, c'est largement suffisant pour quelqu'un comme moi et il n'y a personne pour me contredire. Je suis tout seul chez moi, tranquille, le garot est confortable et le canapé aussi, alors je m'injecte une dose de plus. Encore. Allongé, j'évacue mes frustrations de la manière la plus saine que je connaisse - et ça en dit beaucoup sur moi, je sais bien. Le feu de cheminée réchauffe un peu, la pluie s'abat sur les fenêtres, ça prête à rêver. Je repense aux événements de ces dernières semaines et ça me fait chier, parce que le but de l'héroïne est justement d'oublier cette merde qu'on appelle "quotidien". Sauf que là, je revois plus clairement que jamais la gueule de cette soit-disant Lyn, de cette arnaque sur pattes qui a essayé de me faire cracher des armes en échange d'une nuit. Et la surprise finale, celle qui se cache sous sa robe. Je vais vous le dire tout de suite, je n'aime pas les surprises, et celle-là encore moins que les autres. Le petit gars, peu importe son nom, a finit sur le pavé en moins de temps qu'il en faut pour dire merde, je peux vous le garantir.

Mais là. Là j'y repense. Je dois être trop curieux ou je sais pas. Bref, ça me travaille. Parce que le petit, il est quand même sacrément mignon. Mais non, non, je ne mange pas de ce pain-là. Par contre, la beigne qu'il m'a mise, je ne la digère pas vraiment. Il n'aime pas se faire jeter mais au final c'était mérité. Il aurait dû s'y attendre, on ne fait pas miroiter des choses aux gens pour ensuite leur proposer un menu différent. Désolé, mais ce n'est pas éthique. Et pourquoi je repense à ça, au fait ? L'héroïne commence à faire effet et j'ai un peu de mal à me concentrer. Je pose la seringue sur la table basse et laisse tomber le garot par terre. Mes paupières sont lourdes mais les yeux qui s'y accrochent tombent sur un bloc-note, celui où sont inscrites les coordonnées du mythomane prostitué. Parce que oui, il ne doute de rien ! Il m'a recontacté, tout penaud, parce qu'il avait quand même besoin des armes. Pour son groupe de résistants, apparemment. Quelque chose me dit que ça a franchement dû lui coûter de revenir vers moi après notre première rencontre et ça m'arrache un sourire sadique. Ouais, il a sûrement reçu des ordres, il doit chercher à se rabibocher parce qu'il ne peut pas se fournir ailleurs. Je ne vais pas me priver pour en profiter.

Je suis décidé à me venger de Mademoiselle l'Arnarque. Il n'y a pas de raison que je ne puisse pas m'amuser un peu, merde. Henry ! que je gueule pour appeler mon assistant qui fait le planton dans le salon. Henry, ramène ton cul ! Il passe la tête dans l'embrasure de la porte, toujours un peu intimidé d'entrer dans mon bureau quand je suis en pleine séance de méditation. Je lui tends le papier avec les coordonnées de ma future victime. Je ne me lève même pas, j'ai le corps trop lourd, trop empoisonné. Henry, va me chercher ce type et ramène-le ici. Il s'approche pour collecter l'adresse et me regarde d'un air inquiet qui m'accuse de ne pas être en état de mener une négociation. Va te faire foutre, Henry. Hôchement de tête. Ensuite tu pourras rentrer chez toi, c'est un business privé.

Henry se tire rapidement et je reste dans mon bureau, au coin du feu. Je regrette déjà d'avoir donné cet ordre. Peut-être que ce gros imbécile a raison, peut-être que je ne suis pas en état ? Oh, et puis merde. Je me lève difficilement, je regarde par la fenêtre mais il pleut toujours autant. Je m'allonge par terre pour profiter de la langueur, des étoiles. Une éternité passe, puis deux. Je souffle, je me fais chier. Au bout d'un moment, j'entends Henry qui claque la porte d'entrée, me laissant seul avec l'autre. Par miracle, j'arrive à me relever et je décide de retourner me placer devant la fenêtre. Des coups sont frappés à la porte du bureau et, instinctivement, je me passe une main dans les cheveux - être présentable, c'est important. Entrez. Je prends ma voix la plus glaciale, celle des affaires. Le dos tourné au nouveau venu, je n'ai finalement pas vraiment envie de prendre les devants.
Revenir en haut Aller en bas

RUNNING TO STAND STILL

avatar
Féminin
↳ Nombre de messages : 2665
↳ Points : 196
↳ Arrivé depuis le : 25/01/2015
↳ Age : 26
↳ Avatar : Eddie Redmayne
↳ Age du Personnage : 33 ans (254 ans)
↳ Métier : Ancien journaliste ; Prostitué
↳ Opinion Politique : Anarchiste anti-Gouvernement
↳ Playlist : Les anarchitectures – Autour de mois les fous - Les Infidèles - Que tout est noir, Saez ϟ Trouble, Halsey ϟ Mr . Brightside, The Killers ϟ One Last Song, Demon Hunter ϟ Ghostcity, Thomas Azier ϟ Shine, Years & Years ϟ Bad Blood, Bastille ϟ Children Of The Revolution, T. Rex ϟ Territorial Pissings, Nirvana

↳ Citation : « People should not be afraid of their governments. Governments should be afraid of their people »
↳ Multicomptes : Leslie MacLean
↳ Couleur RP : #f34c4c



les petits papiers
↳ Copyright: Cryingshame
↳ Disponible pour un topic?: Non =(
↳ Liens du Personnage
:



MessageSujet: Re: trapped in fishnets - regan   Mar 15 Aoû - 19:00


Quand l’imprévu s’invite, étranger dans un ordre qui se croyait infaillible, il détruit tout. Ne laisse que de la ruine et de la désolation, des relents d’échec sous la peau. On lui a fait remarquer, sa bévue et ses conséquences. Nul besoin de le faire pourtant, le résistant avait déjà conscience de son erreur. Dès l’instant où le coup a fendu l’air, le geste infâme que l’on regrette dans l’instant. Poussé par la colère, un élan d’affolement pour ravager l’esprit et commander au corps la réplique sans appel. Celle qui injure et couvre d’opprobre. On lui a fait comprendre, qu’il allait devoir réparer ce faux pas pour ne pas mettre en péril les besoins de la résistance. Reposer l’échec sur les épaules d’un seul. Chair fragile accablé par un poids trop lourd, mordre l’égo afin de revenir virevolter dans les affaires d’un être qu’il ne voulait pas vraiment revoir. L’oublier ensuite, tant la réponse se fait désirer. Disparaît dans le néant, et laisse un arrière-goût amer sur la langue. Celui de la déception, de la honte. Elle s’accroche au cœur, ne le quitte plus parce qu’il y fait bon vivre. Une aiguille de plus dans la pelote de celles qui s’incrustent dans les fibres de son palpitant fatigué. Battant au rythme de ses fêlures, celles qui composent le cœur et rongent l’âme. Ce morceau d’existence qu’il n’a plus depuis longtemps, celui qui lui a été arraché en même temps que le parasite qu’il abritait en son sein. Il se prétend sans émotion, vide d’une humanité qui n’est rien de plus qu’un masque qu’il appose sur son visage défait. Celui qui ne ressent plus rien ne peut plus souffrir, pourtant il souffre. Encore, et à jamais. Qu’importe où se pose son regard, ce qu’il peut faire, la souffrance est bien là. Eternelle alliée de l’inconscient.

Il n’y que lorsqu’il se glisse dans la peau d’une autre qu’elle semble s’apaiser. Disparaître en même temps que le masculin qui se travestit et devient féminin. Au gré des battements réguliers de ses talons sur le sol de marbre, la symphonie de son absolution. Lyn délaisse l’antre de la débauche, son dû fermement protégé entre l’étau de ses doigts. La prostituée qui a profité d’une remarque d’un habitué sur son évidente perte de poids pour se faire payer à l’aide de coupon et non plus de billets vert. L’argent n’a plus sa place dans leur monde, elle en devient dérisoire et ne permet plus de vivre comme il le faudrait. A peine survivre, alors elle n’a pas hésité une seconde, à dépouiller le mufle d’un peu de sa nourriture du jour. La jolie rousse s’immobilise pourtant devant la porte du bâtiment, silhouette qui se dessine sur un rideau de pluie torrentielle. L’averse brise ses plans, fait s’envoler ses espoirs dans un clapotis de flotte. Il est certainement déjà trop tard pour se rendre chez l’épicier, la file, malgré l’averse, n’aura pas réduit son volume et la rouquine est certaine de ne pas parvenir à être servie avant l’heure de fermeture. Cœur flétrit dans sa poitrine, elle se persuade, clame dans les méandres de son esprit que ce n’est que partie remise. S’y rendre aux premières lueurs du jour, du baume au cœur et les talons qui reprennent leur course sous le déluge.

L’allure se ralentit lorsque les contours d’une silhouette se dessinent sous le porche de sa demeure. Elle hésite un instant, soudain prisonnière d’un accès d’angoisse ancré dans les réminiscences de l’agression qu’elle a pu subir quelques rues plus loin. Mal être du cœur, Lyn se résigne à avancer dans la brume de sa crainte. Ne se détend qu’à moitié une fois l’homme présenté, l’ombre a alors un visage, fatigué et froid. Mirage d’humanité la scrutant avec perplexité, soufflant le nom de Regan avant de hausser une épaule, en se disant qu’elle fera aussi bien l’affaire. Retour en arrière sous l’orage, à mesure que la distance se réduit, la rousse croit comprendre. Deviner où l’amène son guide et le constat fait naître un étrange mélange de malaise et de détermination. Renfort de sa volonté soufflé par la porte claquant dans son dos une fois au sec. En un vilain réflexe, elle remet de l’ordre dans ses boucles, ouvre lentement les boutons de son long manteau et frappe enfin. L’ordre claque et la voix surgit des méandres de sa mémoire. Révérencieuse, la créature se faufile à l’intérieur, laisse son regard parcourir la pièce le temps d’un souffle. Feutré assemblage de cuir et de bois, le contraste avec l’extérieur la prend à la gorge, cette soudaine chaleur contre sa peau froide atteint son malaise.

« - Monsieur Kowalewicz, je vous remercie de bien vouloir me recevoir. » Sourire fragile sur les lèvres, des notes de révérence dans sa voix suave, la résistante sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur cette fois. Marquage apposé dans sa mémoire, l’affront commis envers le revendeur est un souvenir préférable d’ignorer. Immobile au milieu de la pièce, le vide s’amorce dans sa poitrine. C’était à elle de réparer l’erreur, elle le sait, mais maintenant qu’elle pose doucement ses yeux sur l’homme qui lui tourne le dos, elle est persuadée que c’est un mauvais calcul que de l’envoyer ici. Le résistant ne trompe personne, encore moins un homme qu’il a dupé et blessé dans les méandres de son égo.

_________________
❝ Naufragé dans la nuit



On s'achète on se vend. Au vent des hémisphères. On se jette, on se prend contre un peu d’éphémère. Sur l'étoile d'argent, le cerveau, la chair. Faudra choisir un camp. L'obscur ou la lumière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.mercy-in-darkness.org/t3400-les-anarchitectu http://www.mercy-in-darkness.org/t4057-regan-bleu-blanc-sang
 

trapped in fishnets - regan

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» [Terminé] Shiro #005-Déjà-vu: Trapped in a staircase well [Kaname X Inoue X Kondō].
» Lycans - {3/5 Libres}
» trapped in a box.
» [Intrigue] Trapped in Mirkwood
» Carter White O'Regan | Visored at Las Noches (En cours)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
MERCY IN DARKNESS .} :: The Fifth Chapter :: Memories-